- Lea
Bonjour à toi, je m'appelle Léa et je suis ravie de t'accueillir sur mon podcast ton moment d'écoute. Faire ressortir l'unicité de chacun et de chacune, voilà ce qui m'intéresse. Parler de soi n'est pas évident et encore moins de manière positive. On peut vite avoir tendance à se comparer aux autres et à se rabaisser. Je suis donc convaincue que donner de l'espace et du temps à une personne pour qu'elle puisse partager son vécu, ses ressentis, son essence profonde peut lui permettre de se sentir valorisé et entendu. C'est en commençant par se questionner soi-même, qu'on affine sa pensée et qu'on développe sa propre perception du monde. Parce que chaque personne est unique, je suis impatiente de partager avec toi ces beaux moments d'échange sur ton moment d'écoute. Aujourd'hui, je te présente Sandy. Sandy, c'est le genre de personne que tu pourrais écouter des heures, tant son élocution est fluide, sa pensée structurée et sa vision claire. Elle est entraînante. curieuse, lumineuse et cherche constamment à créer de la synergie et de la coopération pour les projets auxquels elle croit. Petit à petit, elle parvient à se légitimer en tant qu'artiste autrice et nous donne toutes ses pistes pour concrétiser ses rêves et ses idées. Et si tu veux découvrir le lien entre la théorie de la chasse d'eau et l'inspiration, je te laisse sans plus attendre aller la découvrir. Belle écoute à toi ! Bonjour Sandy, merci beaucoup d'être avec moi aujourd'hui. sur mon podcast du coup, t'accueilles avec mon petit bébé Oscar, comment ça va ? Comment ça va vraiment en ce moment, aujourd'hui ?
- Sandy
Alors merci beaucoup de m'accueillir sur ton podcast, voilà. Aujourd'hui, dans l'instant présent, je me sens très joyeuse parce que là tu me fais l'honneur de me recevoir et je suis très contente de pouvoir m'exprimer. Après, dans un contexte plus global, c'est vrai que c'est une question qu'on devrait vraiment se poser tous et toutes, je crois. Donc moi je suis assez jeune, disons j'ai 26 ans et pour moi il y a vraiment une quête de sens actuellement dans la manière dont je fais les choses, dans quoi je travaille, dans quoi je m'engage, même bénévolement, où est-ce que je mets mon temps, mes forces, mon énergie et j'ai l'impression d'être un peu tirée dans tous les sens. J'essaie de ne pas trop écouter les news, l'actualité, mais en fait c'est vrai que je vois autour de moi que les gens ne vont pas très bien. à plein de niveaux, au niveau économique, financier, c'est de plus en plus compliqué. Partout, moi, j'ai fait le choix de venir habiter en Suisse. Et puis, c'est vrai qu'on a un peu ce cliché de se dire « La Suisse, c'est un peu l'Eldorado, les gens vont bien, c'est un pays riche, il y a des montagnes, de l'eau, un cadre de vie idéal. » Tout à fait. Sauf que la réalité est toute autre. Et puis, le fait de le découvrir, et puis d'avoir de l'empathie aussi par rapport à cet environnement-là. Moi, ça me tire un petit peu vers le bas. Je suis une personne qui est très engagée au niveau économie sociale et solidaire. C'est une vision alternative de la société et notamment de l'économie, avec une économie plus respectueuse de l'humain et du vivant. En Suisse, c'est moins développé qu'en France, d'où je viens, mais j'ai essayé de le porter et de porter cette voie comme je peux ici. Et c'est vrai que le fait de voir le contexte économique pas ouf... Des gens qui ne vont pas trop bien. Mais c'est ça, même en Suisse, des fois, on a besoin d'un peu de motivation, un peu d'espoir et de faire des choses qui nous sortent de notre train-train quotidien et de notre lutte, en fait. Parce que sinon, c'est vite asphyxiant.
- Lea
En ce moment, c'est vraiment pas à la mode, on va dire, pour toutes ces questions.
- Sandy
Oui, exactement. Je comprends. Il y a beaucoup de moyens qui sont mis ailleurs, en fait.
- Lea
Si tu devais te présenter à quelqu'un en soirée avec quelques éléments, tu dirais quoi de toi ? Voilà, je trouve ça super dur comme exercice de parler de soi au début.
- Sandy
Alors ça dépend du type de soirée.
- Lea
Alors on peut dire une soirée avec des jeunes, enfin des jeunes, un truc informel.
- Sandy
C'est une excellente question parce que je pense que la voie de la facilité c'est de se présenter par ce qu'on fait au quotidien dans notre travail cela dit, j'essaie de plus en plus de faire l'exercice maintenant quand je me présente, de ne pas parler de ce que je fais au quotidien ma profession en fait mais de plutôt parler de centres d'intérêt et puis très récemment je commence à me présenter comme une écrivaine ça y est,
- Lea
tu as la suite de la phase Merci.
- Sandy
c'est quelque chose, j'en ai parlé dans un autre podcast justement, donc moi j'écris et puis j'ai toujours écrit, j'ai toujours raconté des histoires, c'est quelque chose que j'aime beaucoup faire mais en tant que loisir et j'ai jamais pensé ça ne m'est jamais venu à l'esprit de me légitimer comme quelqu'un qui est une écrivaine parce que c'est quelque chose qui fait vraiment partie intégrante de ma vie, et puis ça, quel que soit le contexte, j'écrirai toujours j'en aurai toujours besoin, j'aurai toujours des projets Merci. dans l'écriture. Donc je pense que je parlerais de ça en premier.
- Lea
Est-ce que toi t'es familière avec l'exercice d'introspection, de se poser des questions, ce genre de choses, j'imagine que oui.
- Sandy
Moi je conscientise beaucoup et j'écris, donc oui.
- Lea
Trop bien, ok. Est-ce que tu te sens valorisée par ton travail, par les gens à l'extérieur, tu vois, autour de toi ?
- Sandy
Alors, c'est une question à laquelle je vais répondre en demi-teinte. D'un côté, oui, je me sens énormément valorisée dans les projets que je mène, mais surtout bénévole, en fait. Dans la mesure où je ne suis pas rémunérée pour faire ça et que c'est un engagement que je donne de mon temps et de mon énergie, en fait, je me sens très valorisée parce que les gens qui sont aussi bénévoles en face le savent, en fait, savent ce que ça représente. Et sont très... En fait, ils vont montrer la gratitude qu'ils ont par une énergie, en fait, qui résonne avec la mienne. Et moi, c'est ça qui me valorise, c'est de voir que ce que je fais les porte, les inspire et a une utilité auprès d'eux et auprès d'elles. Donc ça, ça me fait me sentir valorisée, en fait, ce sentiment d'utilité et ce feedback par rapport à ça. Mais c'est vrai que dans mon travail actuellement, un peu moins. Je crois que c'est un problème commun. Encore une fois, ça revient à ce qu'on disait sur le contexte de la société.
- Lea
Oui, la société valorise leur collégence. C'est un peu le problème aussi, quoi. C'est pas vraiment sa fonction première, je trouve.
- Sandy
Puis j'ai l'impression que les gens, dans leur travail, sont tellement préoccupés par des éléments de pression, de stress, des deadlines, qu'ils en oublient le côté humain, même dans des structures qui pourraient être humaines à l'origine. Puis ça les bouffe tellement qu'en fait, on perd cette culture du feedback, de la valorisation, et on se replie sur soi.
- Lea
Et puis ça, en fait,
- Sandy
c'est un cercle vicieux qui ne valorise pas les individus à titre personnel. en fait.
- Lea
Et du coup ma question est-ce que tu dirais que toi tu sais toi-même te valoriser ?
- Sandy
Alors ça c'est quelque chose qui a mis du temps à arriver je pense, bah voilà comme je dis je suis encore assez jeune et à mon avis il faut vivre pas mal de choses pour en fait réussir à se valoriser par soi-même dans les relations, voilà amicales, amoureuses, le fait de pas l'être forcément ça remet en question et puis là ça pousse à prendre un peu ses responsabilités à se valoriser soi-même et à se dire, voilà, moi, je m'apprécie pour qui je suis, je me connais. Je pense qu'il faut déjà bien se connaître pour réussir à se valoriser, savoir où est-ce qu'on est spécifique, savoir aussi où sont ses faiblesses, apprendre à les accepter ou à les surmonter parfois. Ça demande vraiment beaucoup d'introspection. Et de bien se connaître, donc d'apprendre à se connaître au fur et à mesure dans ses réactions au quotidien, dans les expériences, tout à fait. Et puis après, on peut aussi se laisser des petits mémos. Moi, je me suis fait un tatou en début d'année. Chose que je m'étais dit que je ne ferais jamais de ma vie avant.
- Lea
Le tatouage, c'est un petit rappel aussi.
- Sandy
C'est ça, en fait. C'est comme si... Alors moi, je te le montre là, mais l'audience ne le verra pas.
- Lea
Tu nous décris un bras.
- Sandy
Alors en fait, c'est des phases de lune. Ah oui,
- Lea
c'est trop marrant.
- Sandy
Il y en a 11 et qui sont en fait en cercle. Donc, il y a une impression de mouvement dessus. Et puis pour moi, c'était vraiment important de me faire un rappel comme ça, avec ma propre symbolique derrière, mais qui me rappelle à moi-même et qui me dit justement de penser à moi. En fait, ces phases de lune, elles représentent le changement, mais au centre, il y a toujours une constante. Donc le centre aussi est représenté sur le tatou. Et ça, c'est hyper important de se dire qu'en fait, quoi qu'il arrive, nous, on sera avec nous-mêmes jusqu'à la fin. Et puis du coup, il faut qu'on se chérisse et qu'il faut qu'on prenne soin de nous, peu importe ce qui arrive. Et parfois, on... parfois on oublie en fait on retombe dans des schémas qu'on a vécu et on se laisse emporter de nouveau et moi je me suis dit avec un tattoo c'est un rappel visuel quand je le vois tout de suite la symbolique va revenir oh waouh ah c'est super joli pas
- Lea
du tout non la lune et le soleil et en gros c'est trouver l'apaisement entre le convenance de féminine et masculine c'est magnifique c'est un peu la même chose Merci.
- Sandy
C'est des âges symboliques.
- Lea
Ouais.
- Sandy
25 ans, t'arrives quand même normalement à un petit niveau d'introspection et puis à tirer des conclusions sur qui tu es déjà.
- Lea
C'est la première philosophie personnelle qui peut arriver, je trouve.
- Sandy
Oui.
- Lea
Si tu devais vivre dans un monde virtuel ou imaginaire ou bien à une autre époque, ça aurait été quand ? Ça aurait été où ?
- Sandy
C'est une bonne question. D'un côté, je me dis toujours, j'ai de la chance de vivre dans l'époque dans laquelle je suis, en relativisant, notamment par rapport aux droits des femmes et aussi Ausha qu'on a aujourd'hui, à la liberté qu'on a de ne pas être, je ne sais pas moi, à 12, 14 ans, obligée de vivre une vie de misère pour survivre, ou être mise dans les mains d'un homme beaucoup plus âgé, d'un groupe, enfin voilà. Aujourd'hui, on a quand même une posture en tant que femme qui est intéressante, plus que nos aïeuls. Mais c'est à double tranchant aussi, je dirais, parce qu'avec ce trop plein de choix, on est aussi très perdus. Et je pense que c'est la même chose pour les hommes, en fait. Ils ont un rôle qui n'est plus très clair, plus très défini, et puis ça perd un petit peu tous les gens, tout le monde. Ça nous perd dans nos relations. Il y a beaucoup de travail de redéfinition à faire.
- Lea
Tu le ressens, ça, toi, quand tu essaies de rencontrer...
- Sandy
quelqu'un ou que c'est un peu genre je sais pas oui bah moi j'ai eu pas mal de types de relations différentes et puis en fait on se rend compte que c'est plus comme avant où tu flirtes un peu et puis tu sais que si la personne elle répond bah voilà il peut y avoir une histoire basico-basique un homme et une femme et puis voilà peut-être que la personne elle est polyamoureuse du coup elle a déjà des copains, peut-être qu'elle est en couple libre peut-être que Merci. Mais c'est vrai que les hommes aussi, enfin moi j'ai un collègue, ça m'avait frappé, en fait, qui m'avait ouvert la porte et qui m'avait fait passer, puis d'un coup, ses yeux s'étaient arrondis d'horreur quasiment, et il m'avait dit « Oh mince, mais peut-être que j'aurais pas dû te tenir la porte parce que tu vas mal me voir maintenant » . Et tu vois, il a été gentleman. Alors, un geste tout à fait... Moi, j'estime que c'est poli, parce que c'est dans les mœurs de la société. Mais c'est vrai qu'il y a maintenant des femmes qui disent... Non, mais moi, je pouvais ouvrir la porte toute seule et passer. Alors, ce n'est pas du tout pour critiquer ces personnes parce qu'on a tous et toutes nos standards, nos expériences, notre vécu qui fait que toutes les réactions sont possibles et du coup, c'est un peu compliqué de se positionner. On ne sait jamais ce que l'autre personne va penser, comment elle réagit. Donc voilà. Mais par contre, au niveau fantastique et univers, voilà. Moi, quand j'étais petite, je voulais être une fée. Je voulais avoir des pouvoirs magiques. vraiment et puis je faisais des rêves et tout j'avais des pouvoirs j'ai des dragons ça c'est la grosse question je trouve que je suis pas trop en mode de pouvoir invisibilité super force c'est pas trop mon délire par contre j'aimerais trop tu vois contrôler les éléments être
- Lea
en communion avec les natures ouais plutôt nature comme ça je sais que j'aime bien la communication verbal avec les animaux tu vois donc je voudrais pas forcément parler avec les animaux ça casserait un peu le truc
- Sandy
mais plutôt communication avec les plantes et les arbres et tout ça quoi, ça serait cool la fée de la nature ouais un peu ça mais ouais tous les univers fantastiques m'ont toujours hyper hypée dans la mesure où en fait c'est une autre perception de la vie de tous les jours en fait, c'est des perceptions parfois améliorées tu vois de sensations que tu peux avoir par ton filtre un peu édulcoré, fantaisie Merci. Puis moi, j'étais nourrie à ça, vraiment au berceau. C'était les mondes fantastiques et tout ça. Moi aussi,
- Lea
j'aimerais bien retranscrire ça, tu vois. C'est quand même beau, quoi.
- Sandy
C'est beau et puis en fait, ça te permet de t'évader quelque part de la... Je dirais pas platitude du monde, parce que plus tu grandis et plus t'apprends à avoir la beauté dans les choses qui te semblent banales, entre guillemets. Mais il y a quand même un truc où avoir des pouvoirs, ce serait cool. Ah ouais,
- Lea
ouais.
- Sandy
Et où je me dis... peut-être, on en avait déjà discuté quand tu m'avais parlé justement d'un podcast qui explique un peu des phénomènes de télépathie entre plusieurs personnes.
- Lea
De télépathie tapes.
- Sandy
Ouais, de télépathie tapes. Bonne référence, c'est trop cool, c'est trop intéressant. J'ai pas eu encore le temps, mais j'aimerais trop, le concept me parle énormément.
- Lea
C'est un podcast qui vous va poser, bon après chacun ses croyances pour le coup, mais que Merci. Les autistes qui n'ont pas la communication verbale peuvent communiquer par télépathie. Et du coup, ça va bien au-delà et ça prouverait qu'il y a bien plus que ce qu'on aimerait dire qu'il y a dans l'univers et dans le monde. C'est trop intéressant comme podcast.
- Sandy
Le lien que je vois là, c'est qu'en fait, on parle de fantasy fantastique, mais en fait, il y a peut-être des éléments qui ne sont pas si fantasy fantastiques, qui sont réels et qu'on peut exploiter peut-être dans notre monde avec les humains. Mais même, en fait... Des choses très très belles, comme des connexions entre humains, des sentiments, des émotions, le pouvoir de la gratitude aussi, qui te fait voir le monde avec un autre filtre. Enfin, toutes ces choses-là qui sont en fait des histoires de perception du monde.
- Lea
Si tu devais transmettre trois valeurs à une autre génération, à des enfants, c'est quoi pour toi trois valeurs importantes et une petite définition que tu donnerais à chacune d'elles ?
- Sandy
Alors justement, ça fait une bonne transition avec ce qu'on disait juste avant. La première, ce serait la gratitude, dans le sens d'être reconnaissant, d'être en vie, d'être là où on est, là maintenant, et d'avoir toutes ces belles choses à disposition en fait. Un lever au coucher de soleil, une brise fraîche sur la joue, le fait d'avoir un petit bébé qu'on peut mettre au monde, des relations profondes qu'on peut cultiver, travailler tous les jours. En fait, on a beaucoup de choses autour de nous et je pense que le cerveau humain a tendance à avoir le négatif et à se plaindre. Mais en fait, si on cultive la gratitude, je pense que ça a vraiment des vertus sur soi-même et sur les autres. Ah oui, t'es d'accord, Oscar ?
- Lea
Surtout si on transmet jeune, parce que je pense que du coup, c'est aussi gymnastique.
- Sandy
Tout à fait. Pour moi, c'est en fait une grille de lecture du monde. Et autant... En fait, c'est une arme. aussi contre le négatif, contre la pesanteur des jours. Le fait de voir les choses avec gratitude, alors c'est sûr que ce n'est pas constant, il y a des hauts et des bas, mais si on sort la carte gratitude d'un coup, pour des petites choses, il y a même des techniques toutes simples là-dessus. Et encore une fois, c'est une gymnastique de l'esprit, comme tu dis, donc il faut le travailler. Voilà, le cerveau c'est un muscle, donc ça se travaille. Mais voilà, ça je pense que je le transmettrai vraiment. Parce qu'en fait, moi, je fonctionne comme ça. Et c'est quelque chose, si j'ai un enfant, du coup, ce serait aussi avec un partenaire. Pas toute seule, comme les vierges de Marie. Et j'aimerais que mon partenaire aussi cultive ça et que ce soit vraiment un tout, en fait.
- Lea
Je ne sais pas si tu connais le film Perfect Days. Tu le regardes, ce film... Je ne connais pas du tout. La dernière scène où tu pleures, c'est quelque chose d'assez contemplatif. C'est un... Un homme qui nettoie des toilettes, je crois, je ne sais plus si c'est en Corée du Sud ou au Japon, je crois que c'est en Corée du Sud. Et donc, c'est lui qui récure des toilettes toute la journée. Mais en fait, il voit le beau dans son quotidien. Ce film est magnifique. Si tu es là-dedans, il est trop beau.
- Sandy
Merci beaucoup pour la référence.
- Lea
Oui, on a tout coup, c'est la première.
- Sandy
Alors, ensuite, seconde valeur, je dirais la persévérance. Je le vois autour de moi, même le fait que le contexte soit tel qu'il est mène les gens à abandonner très vite les choses.
- Lea
Tout ce qui est en plus de l'éducation sociale, c'est très éphémère, on fait plus d'efforts, je pense qu'on perd ça aussi.
- Sandy
Exactement, c'est exactement le mot, c'est qu'on ne fait plus d'efforts, mais pour tout dans nos relations. Dès que ça demande un petit peu de persévérance, du temps, de l'énergie. il n'y a plus personne. Et de la patience. Mais aussi, comme tu disais, avec les réseaux, on s'attend à tout avoir de manière instantanée, ici, maintenant, sans travailler pour ça. Et moi, je trouve qu'en fait, c'est important de travailler pour avoir les choses, prendre le temps d'eux, parce que c'est un processus, mais c'est comme les voyages. Le fait de prendre le temps de partir en train pour voir le paysage qui change. pour rencontrer des gens. En fait, c'est ça qui a de la valeur, pas forcément le fait d'arriver à destination. Enfin, en tout cas, moi, j'ai vécu ça. Justement, j'ai fait un voyage en partant de France. Donc, c'était avec un ami. Et puis, on a descendu toute la France en stop. Et ensuite, on a traversé l'Espagne en stop et en train. On a mis une semaine. jusqu'à notre destination finale qui était le Maroc. En fait, on a fait deux jours pour traverser la France, mais on est partis de Chartres. Donc je crois qu'on s'était arrêtés vers... On avait fait Chartres, Bordeaux, Poitiers, je ne sais plus, quelque chose comme ça. Poitiers, il me semble. Ensuite Poitiers, Saint-Jean-de-Luz. Ensuite on avait pris le bus pour traverser la frontière jusqu'en Espagne. Ensuite en Espagne, on avait traversé du coup en train et en stop. Un peu un mélange des deux parce que c'est plus compliqué dès qu'on arrive dans la pampa espagnole. Et ensuite, on avait traversé en bateau entre l'Espagne et le Maroc. Et bon, voilà, une fois qu'on est arrivé au Maroc, c'était bon. Mais le fait d'avoir fait tout ça, d'avoir vu le paysage qui change, d'avoir vécu en fait l'adrénaline de se dire, est-ce qu'il y a quelqu'un qui va nous prendre ou pas ? Et je te jure qu'il y a des moments que j'ai cru que j'allais pleurer parce qu'il n'y avait personne qui s'arrêtait du tout. Il était genre 20h, on n'avait pas mangé. La nuit tombait et on n'avait aucune garantie de repartir parce qu'on était au milieu de rien. Mais au final, il y a toujours quelqu'un qui arrivait et toujours quelqu'un qui nous prenait. Ça sortait de nulle part, c'était un peu magique. C'est ça qui te fait vibrer. C'était en 2022. Je crois. Je crois. Oui, c'est assez récent. Ça va faire trois ans, quoi.
- Lea
Ok, ok, trop bien.
- Sandy
Ouais, bah, ça m'a marquée, en effet. C'était court, mais en face. Et c'était tout un périple. Et voilà, disons qu'après, ce qui était rigolo, c'est qu'une fois que j'étais au Maroc, alors moi, j'avais qu'une semaine de vacances.
- Lea
Ok.
- Sandy
En fait, j'ai dû reprendre, j'ai dû prendre, en fait, l'avion. Ouais. Pour revenir à Paris, où j'habitais à ce moment-là. Et puis, du coup, j'ai fait en deux heures. Ce que j'ai fait en une semaine en descendant. Et dans un claquement de doigts, j'ai eu le temps d'écrire un poème. Et bouf, j'étais de retour à Paris. J'ai toujours fait un poème,
- Lea
j'aime trop tes références de temps, tu sais. Un poème plus tard,
- Sandy
j'étais là. C'est ça. Mais c'est vraiment ça, je te jure. Et je ne m'en suis pas aperçue. J'étais en mode, mais ouais, tu clignes des yeux et puis c'est fini. Alors que voilà, d'autre part, ce voyage d'une semaine, il m'a mis plein de couleurs, plein d'inspiration. plein de personnes dans les yeux, j'ai vécu plein d'émotions contre un poème alors la persévérance pour moi c'est important,
- Lea
tout ce qui est cette endurance c'est de prendre le temps en fait des choses et d'avoir aussi peut-être un peu un objectif tout à fait avoir un objectif ça à base
- Sandy
Plus qu'une valeur, c'est quelque chose d'utile, je dirais. Et puis, je pense qu'il faut l'apprendre aux enfants, justement, même dans leur quotidien, en fait, de toujours avoir un objectif ou des rêves. Ça, ce serait un peu la troisième valeur, c'est rêver, savoir rêver. Moi, je sais que quand j'étais plus petite, mon père me disait souvent de garder les pieds sur terre, de ne pas rêver. Et ça, je pense que ce n'est pas bon, parce que... c'est sûr qu'il ne faut pas être trop la tête dans les étoiles, il faut être un peu réaliste. Ça, oui, je m'entends. Mais c'est tellement beau de rêver, et c'est tellement un moteur, c'est tellement puissant, rêve, parce qu'en fait, tu ouvres tous tes chakras, tu te permets d'aller creuser au-delà des frontières de l'imagination. Puis c'est ça, pour moi, en tant qu'artiste, qui me donne après une matière pour créer. Si j'étais bridée à la réalité, je créerais des choses. peut-être moins profondes que ce que je le fais actuellement. Et je suis persuadée aussi que le rêve, cultiver ça, cette manière de rêver, de voir d'autres choses, ça te permet d'être plus alignée avec toi-même aussi, d'aller chercher plus au fond.
- Lea
Est-ce que tu le considères comme une personne créative ?
- Sandy
Non, pas du tout. J'ai du mal avec la créativité. Non, c'est pas le cas. Alors oui, évidemment, moi depuis que je suis petite, je suis plutôt la créative.
- Lea
Trop bien.
- Sandy
Comment je l'exprime ? Je pense que je l'exprime naturellement. En fait, c'est plus un besoin que quelque chose que... Enfin, je ne me mets pas forcément de contraintes par rapport à ça. Je ne le vois pas du tout comme une charge. C'est quelque chose qui me permet de m'exprimer. En fait, je m'exprime à travers d'autres médiums que la parole. Que sont le dessin ? Que sont l'écriture ? J'ai slamé aussi par un temps. J'ai fait du théâtre. J'adore explorer d'autres manières de s'exprimer. Et j'ai aussi une sensibilité esthétique assez forte au niveau des couleurs notamment.
- Lea
Ouais,
- Sandy
exactement. En fait, ça c'était tout un cheminement personnel aussi de me dire je suis légitime à être créative et je peux. Faire de la créativité qui est mon intérieur peut être un métier. Parce que jusque-là, je me l'étais interdit en me disant de toute façon, être créative, ça m'aide à rien dans la vie. C'est juste un truc cool pour moi.
- Lea
C'est un loisir.
- Sandy
C'est un loisir. C'est ce que j'ai dit au début. C'est quelque chose que je fais à côté. Mais c'est quelque chose qui me fait vibrer et ce n'est pas du tout à côté dans ma manière de fonctionner. C'est moi.
- Lea
Oui.
- Sandy
Et du coup, ça arrivait un peu comme dans « Cheveux sur la soupe » . Mais justement, à 25 ans, d'un coup, j'ai vu une personne qui faisait de la décoration d'intérieur basée sur des méthodes de design thinking, donc des méthodes créatives de gestion de projet. Et en fait, j'ai vu ça, je me suis dit « Wow, mais c'est trop stylé, pourquoi je ne fais pas ça, moi ? » Et après, j'ai commencé à regarder un peu des formations comme ça, en me disant « Et pourquoi pas ? » Je rêvais. et puis je suis tombée sur une formation en ligne, pas trop chère qui me permettrait de devenir décoratrice d'intérieur, donc en fait de mettre ma créativité au service d'un métier, de besoins concrets dans la société Et puis, du coup, je me suis dit, mais c'est trop bien, en fait, je dois faire ça. Et peu importe où ça me mènera, j'ai envie d'essayer de me permettre de rêver d'être quelqu'un d'autre que je suis, enfin, quelqu'un d'autre, d'être vraiment moi dans ma pratique professionnelle. Ça ne veut pas dire que ce que je fais actuellement ne me correspond pas non plus, mais c'est un autre point de ma personnalité qui ne met pas en valeur mes compétences de création. Pas autant que je l'aimerais. Là, c'est vrai que le fait d'être décoratrice d'intérieur... Ça me permet de reprendre les bases de dessin, croquis, perspectives, les bases en couleurs, en textures, et puis de mettre au service des gens qui ont des besoins de se sentir bien chez eux ou même dans des boutiques, des talents créatifs.
- Lea
Je trouve que tu arrives assez bien, tu sais, à ta idée et tu passes à l'action. Est-ce que tu as une méthode ? Je ne sais pas. Comment tu fais ? Parce que ce n'est pas toujours facile.
- Sandy
C'est le moment solution ! Alors, déjà, je précise que c'est une solution qui est bien adaptée à moi, parce que c'est mon fonctionnement. Mais en effet, je sais qu'il y a des personnes pour avoir, du coup, dans le monde professionnel, côtoyer plusieurs types de personnalités qui sont soit uniquement dans le monde des idées, donc qui ont beaucoup, beaucoup d'idées, ça foisonne, c'est incroyable, il y a une richesse là-dedans qui est folle, mais pour passer à l'action, c'est compliqué. Puis il y a des gens... qui vont passer à l'action, être sur le terrain, faire plein de choses, mais qui n'ont pas l'idée ou la perception de ce que ça va donner à la fin. Et puis, moi, je suis plus dans l'entre-deux, et je pense que c'est une personnalité aussi. En gros, je vais plutôt répondre à un besoin, ou répondre, tu vois, à un postulat de base. Donc, quand j'ai une idée... Je m'assure que ce ne soit pas une idée isolée comme ça, en mode de pouf pouf, coucou je suis là, c'est moi l'idée, maintenant décide ce que tu feras de moi. Non, c'est plutôt répondre à quelque chose derrière.
- Lea
Donc en fait, je viens déjà avec une démarche de solution, plus que juste l'idée, elle est là et puis on a fait quelque chose. Par exemple, le fait d'écrire un roman. En fait, l'idée, c'était vraiment de faire passer un message de société, notamment aux plus jeunes, mais aussi à des jeunes adultes, de ton choix a un impact. tous tes choix ont un impact même les plus insignifiants sur le déroulé de de ta vie déjà, mais aussi de la société et de comment les choses avancent ou n'avancent pas autour de toi, dans ton environnement. Et puis ça, je l'avais déjà développé un peu dans le roman graphique que j'avais fait en auto-édition et que j'avais fait éditer en 200 exemplaires en crowdfunding. Mais en fait, en faisant un test, je m'étais aperçue que ça parlait plus aux adultes qu'aux jeunes. Et je me suis dit, en fait, là, j'ai besoin d'un projet. plus de romans, parce que j'avais trop envie d'écrire un roman, mais qui soit plus adapté à mon message et à ma cible. Donc je suis partie de là, en fait. Et j'avais besoin d'une idée qui répond à ça. Donc après, je suis allée voir des personnes et j'en ai discuté. Ça, c'est ma technique numéro un. C'est toujours confronter ses idées aux gens. C'est ce qui peut faire peur. Donc on peut commencer avec des gens qui nous sont proches ou qu'on sait qui sont tolérants, ouverts. il faut en fait avoir confiance en soi et surtout pas s'accrocher à une idée qu'on a et vraiment la laisser un peu comme une matière très modulable comme de la pâte à modeler en fait pas venir avec sa statue déjà polie en bronze et dire vous en pensez quoi ? mais vraiment venir avec sa boule de pâte à modeler et dire bon alors la forme elle serait plutôt comment selon toi ? puis tu poses la question à 2-3 personnes et puis ça te donne un peu une idée de comment tu devrais la modeler Tu commences à faire une petite forme, tout, mais sans préciser les contours. Et voilà, donc moi c'est ce que j'ai fait pour cette idée de roman. Je suis allée discuter avec des gens, puis finalement l'idée du roman à choix. Donc à chaque fin de chapitre, ou presque, tu as un choix qui t'emmène à un scénario ou à un autre.
- Sandy
Ouais.
- Lea
Voilà. Ça c'est venu en discutant. Parce que j'ai rencontré une personne qui connaissait bien les adolescents, le public cible des ados et jeunes adultes, et qui m'a dit qu'ils ont besoin de dynamisme. Et ils ont besoin d'être impliqués. Du coup, peut-être qu'un roman à choix, ça pourrait être une solution. Moi, j'ai réfléchi, je me suis dit, je ne sais pas du tout écrire un roman à choix. Moi, c'est plutôt le roman de base qui me parle. Mais ça me semble être une bonne solution à mon problème. Du coup, j'ai commencé à investiguer là-dedans. Je me suis fait accompagner par une coach. Ça, c'est ma deuxième piste. En fait, se faire accompagner dans sa pratique. toujours à voir, mais ça s'est toujours fait de tout temps. Les samouraïs, ils avaient un maître qui leur apprenait à manier le katana. Partout, tu as toujours un mentor. Et puis toi, tu es une sorte d'apprenti. Moi, j'aime beaucoup ce fonctionnement-là. Et puis j'en ai besoin pour avancer.
- Sandy
Puis aussi, peut-être, Minoryan, ça t'aide à organiser un petit peu la technologie ?
- Lea
Tout à fait. Il y a deux aspects. Déjà, premièrement, ça te donne une structure sur comment avancer, en effet. des outils, un fil rouge, et ça te pousse à te poser les bonnes questions. Parce que tu dois verbaliser ce que tu as dans la tête. Et quand tu restes tout seul, toute seule, avec tes pensées, avec un peu ton brouillard d'idées, ça ne donne jamais rien de bien. Ça aide de se confronter à l'extérieur.
- Sandy
Moi, je sais que c'est ça qui me manque un peu, je pense, cette phase-là.
- Lea
Après, il faut trouver la bonne personne, il faut avoir l'opportunité. Moi, ça va être qu'elle m'ait tombée dessus un peu. C'est ce qui m'a fait me dire que c'était le bon timing pour développer ce projet-là. Des fois, je crois beaucoup aussi, il y a aussi des choses qui arrivent dans ta vie. Du coup, il faut saisir à ce moment-là parce que c'est là pour ça. Et puis, la deuxième chose à laquelle une ou un coach sert, c'est vraiment de checker au fur et à mesure et de te dire, OK, une autre personne a vu. Elle a donné un peu son pouce levé, quoi, en mode c'est bon. Donc ça te permet de valider des parties, en tout cas moi, de ce que j'avais écrit, pour passer à la suite. Et pas rester bloquée sur ma première partie en mode, ah non, mais ce mot-là, il va pas. Et si j'améliorais cette phrase-là ? Non, là, la personne, elle te dit, ok, c'est bon. Pour un premier jet, c'est bon. Tu passes à la suite. Et du coup, ça, ça donne une tranquillité et ça apaise parce que... tout ne repose pas sur tes épaules. Tu peux te décharger un peu et vraiment te concentrer sur la phrase créative. Après, bien sûr, qu'il faut revenir sur les choses et puis polir, peaufiner, affiner, parfois revoir toute une partie. Mais au moins, pour le premier jet, t'as eu une dynamique et t'as avancé. Puis ça, c'est hyper important parce que sinon tu peux rester bloqué des années sur le même bout de texte.
- Sandy
Tu peux montrer le truc ? Est-ce que... T'arrives quand même à... Est-ce que ça t'a été... Vous avez déjà été en désaccord et t'arrives parfois à te dire... Elle te dit ça, mais tu te dis, ah non, moi je vois ça autrement et je veux quand même continuer comme moi, je vois ce point-là, tu vois.
- Lea
Oui, on a posé le cadre très clairement au début qu'elle, en fait, elle me faisait des retours spontanés sur... Donc c'est une coach, sur ses ressentis, parce qu'elle est écrivaine et elle est écrivaine dans un certain genre littéraire et elle connaît le monde de l'édition.
- Sandy
C'est quoi le genre de ton roman ?
- Lea
C'est... C'est un peu entre science-fiction et fantastique, je dirais.
- Sandy
Il y a des faits ?
- Lea
Non, mais il y a des choses un peu surnaturelles, des éléments un peu surnaturels. Et c'est dans un monde futuriste. On n'a jamais eu de désaccord en mode colère. Mais il y a eu des choses qu'elle a dites où je me suis dit, non, je préfère rester comme j'avais pensé. Et c'est OK.
- Sandy
et c'est ok avec elle aussi elle elle est là pour apporter des plus elle me donne de la matière elle me donne des réflexions et moi j'en fais un peu ce que je veux finalement et puis c'est plus sain comme ça quelque part t'arrives du coup j'imagine que oui mais avoir la discipline d'avancer comment tu fais dans la journée est-ce que c'est pas aussi bien alors c'est un peu compliqué parce que c'est pas comme Merci.
- Lea
justement des devoirs où tu te mets derrière l'ordi et puis tu tapes et c'est fait il y a vraiment c'est ça il y a la motivation et pour moi c'est l'inspiration en fait le plus difficile c'est ça en fait pour moi c'est comme une source puis en fait elle se remplit comme une chaise d'ours genre ça se remplit, et à un moment en fait il faut que t'écrives, tu le sens c'est le moment t'as plein d'idées dans la tête et tout ça foisonne Moi, en fait, le moyen de faire remplir cette chasse d'eau, c'est de lire, de regarder des films, en fait, de la matière créative, quoi, pour m'inspirer. Exactement. Et de me reposer, tu vois, de me dire, là, c'est mon moment, recherche inspiration. Donc, je n'écris pas et je suis OK avec ça. Je ne me mets pas la pression. Je me recharge. Et une fois que l'eau, elle est arrivée tout en haut, je peux appuyer sur le bouton de la chasse d'eau. Et puis là, j'écris, j'écris, j'écris, j'écris et ça se vide. Et puis, du coup, il faut qu'après, que je me re-inspire. Mais avec un fil rouge. Parce que j'ai déjà écrit sur une partie. Je ne sais pas, par exemple, moi j'ai écrit sur des métiers un peu artisanaux et qui pour moi représentent le futur dans une vision low-tech. Et donc par exemple, j'étais allée chez une gardienne génisse et en fait tout son environnement m'avait beaucoup inspirée. Et à ce moment-là, je m'étais dit, je vais me focaliser là-dessus et je ne vais pas penser au reste. Une fois que mon inspiration, ma jauge sera tout en haut, j'écrirai que là-dessus. Et je le savais avant, tu vois, d'écrire.
- Sandy
Tu t'es au bout de quoi en fait ?
- Lea
Exactement. Et du coup, je peux cibler ce qui va m'inspirer par rapport à ce sur quoi j'ai envie d'écrire.
- Sandy
Ok. Et ça, tu sais toujours ? Toujours clair pour toi, tu peux écrire maintenant ? Maintenant,
- Lea
mon projet de roman, oui, c'était obligé. Parce qu'en fait, j'avais dû faire la structure avant et je savais sur quoi chaque chapitre allait porter. à peu près. Tu sais jamais est-ce que tes personnages vont se dire exactement, tu sais jamais ce qui va se... Des fois, il y a des choses qui arrivent. Et c'est vrai, tu vois tes personnages évoluer et dire des choses et être des personnages que tu ne pensais pas qu'ils seraient au départ. Avec des actions que tu rajoutes d'un coup parce que tu trouves que ça va bien là, que tu n'avais pas anticipé. Mais il y a toujours un cadre. Et tu sais toujours quel est l'objectif du chapitre. Surtout dans un roman à choix, où ça doit quand même être... assez bien ficelé pour fonctionner.
- Sandy
Ça donne vachement de l'outil concret, je trouve. Je trouve ça trop bien que tu arrives à allier de la créativité qui est assez impalpable avec du concret et comment ça se concrétise. Je manque un peu de structure, je trouve ça pas mal. Est-ce qu'il y a un choix dans ta vie ou une réalisation dont tu es particulièrement fière ?
- Lea
Alors, je pense que c'est le fait Merci. d'emménager dans des endroits complètement inconnus pour moi c'est quelque chose qu'on partage toutes les deux mais c'est vraiment de se dire du jour au lendemain en fait je quitte tout ce que j'ai mis en place mes références mon cercle social mes habitudes mais c'est même des petites habitudes tout cons genre aller chercher sa baguette de pain à la boulangerie d'à côté moi j'habitais à Paris avant de déménager en Suisse et puis c'est vrai que j'ai Merci. Les habitudes que j'avais c'était aller en course n'importe quand, à n'importe quelle heure.
- Sandy
N'importe quelle heure surtout, et le dimanche également. Exactement.
- Lea
Ne rien prévoir du coup, manger dehors la plupart du temps et voir mes amis hyper facilement. Et puis, ici, ça n'a rien à voir. Rien à voir. Rien à voir. Et même en termes de culture, les gens ne sont pas pareils. Donc, il y a tout, en fait, un travail de recréer des références culturelles, recréer des références de vie à faire. Et moi, je suis assez fière de ça.
- Sandy
Super bien réussi.
- Lea
Merci. Je sais que c'est une facilité que j'ai, quelque part, de m'adapter, en fait, à des environnements nouveaux. C'est à double tranchant, parce qu'en fait... D'un côté, c'est une chance que j'ai parce que j'ai toujours vécu comme ça. Je restais jamais plus de 2-3 ans quelque part. Je repartais toujours de par mes parents qui ont beaucoup déménagé. Mais en fait, quelque part, je n'ai pas d'ancrage non plus. Et puis c'est quelque chose qui est difficile à avoir quand tu as toujours vécu à droite à gauche. C'est de se dire, où est-ce que je vais me poser ? C'est où que chez moi ? Où est-ce que je me sens chez moi ? Et ça veut dire quoi, se sentir chez soi ? Ouais. Et puis moi, j'ai toujours... À partir du moment où je me sens bien quelque part, je sais qu'il y a un peu un compte à rebours et qu'il y a un moment où je suis ennuyée. Et ça, c'est un peu horrible de se dire je me sens trop bien, c'est trop cool, et tout, à un moment. Et je ne sais pas quand je me lasserai, que je partirai, mais je sais que ce moment arrivera. Parce que je suis comme ça. Alors, du coup, voilà. Faites-vous plus tranchant.
- Sandy
Je vous souhaite une bonne journée.
- Lea
C'est ça, après c'est un style de vie.
- Sandy
Si ça se trouve...
- Lea
Oui, c'est ça aussi, quand t'as pas d'attache, tu peux facilement partir. C'est par là.
- Sandy
C'est ça.
- Lea
Peut-être que c'est qu'une question de phase de vie aussi.
- Sandy
Si toi, de 8 ans, tu pouvais faire passer le message à toi d'aujourd'hui, qu'est-ce que tu me dirais ?
- Lea
Je pense que ce serait de continuer à croire aux faits. Évidemment. Ouais, toujours dans cette idée d'espoir et puis de garder un peu cet émerveillement qu'on a quand on est enfant. Parfois, j'essaie de me souvenir du filtre que j'avais devant les yeux quand j'étais petite. Et je crois que je ne voyais pas la vie de la même manière. Mais vraiment, en termes de sensations, en termes d'émotions, il y a des choses que je crois que je n'arrive plus à ressentir de la même manière maintenant que je suis adulte. Mais c'est normal, c'est juste que tu passes d'enfant à adulte. Mais vraiment, des choses qui se perdent. C'est comme un peu si... Enfin, je dis n'importe quoi, mais comme si t'avais été habituée à manger des fraises, et puis que d'un coup, tu vis dans un hiver éternel, et puis t'as plus accès qu'à des fruits et des légumes d'hiver, quoi. C'est un peu ça que je ressens. Et du coup, j'essaie de me rappeler du goût des fraises. Et parfois, c'est cool, je me dis, ah ouais, ça m'a l'air trop bien de manger des fraises. J'aime bien retrouver ça, parce que... Ça t'apporte de la joie et tout. Tu te souviens du coup sucré, machin. Moi, je sais que quand j'étais petite, je voyais des paillettes partout. J'étais vraiment... Je voyais tout rose. Je voyais vraiment des fées et tout. Je voyais plein de trucs.
- Sandy
Tu étais dans ton monde. J'étais dans mon monde. Le fait d'avoir un bébé, tu redécouvres ça un petit peu.
- Lea
C'est vrai que quelque part, tout à l'heure, tu disais j'espère qu'il n'a pas trop le show. Et puis en fait, moi, je me suis posé la question pour moi en mode... Comment je sais si j'ai trop chaud ou pas ? Tu sais, des fois, tu vas tout vite te poser ta question pour toi. Et en fait, quand tu as posé la question pour Oscar, moi, je me suis posée la question pour moi et je me suis rendue compte que j'avais trop chaud. Mais avant, je ne me serais jamais dit ça, tu vois ? Enfin, juste, je subis et puis je ne fais pas attention à la signe.
- Sandy
Vas-y, c'est ce qu'on dit.
- Lea
Exactement. On a tendance à les taire aussi, parce que c'est des trucs tellement basiques.
- Sandy
J'ai un truc pour toi, c'est que... Merci. Désolée, Oscar, quand tu seras plus grand, tu sais que je dis ça.
- Lea
Il y en a peut-être changé d'ici là. Tu sais qu'il ne transpirera plus des pieds.
- Sandy
Oui,
- Lea
pour moi, c'est prendre le temps de prendre mon petit déjeuner le matin. Avec mon petit mousseline et tout. Mon yaourt, mes bananes. En fait, c'est genre avoir... plein de trucs que j'aime bien manger et qui m'apportent un peu de la joie et vraiment prendre le temps. Donc, je fais mon café, je ne me stresse pas.
- Sandy
Moi aussi, le petit déjeuner, c'est un peu un rituel pour t'ancrer dans la journée. C'est vrai que c'est cool, le petit déjeuner. Avant, je ne prenais pas de petit déjeuner. En fait, j'aime bien aussi le moment.
- Lea
Moi, c'est vraiment le moment du petit déjeuner plus que le petit déjeuner lui-même, en fait, que j'aime bien.
- Sandy
Oui, je lève tout.
- Lea
Euh, assez, je me lève pas à 4h du matin, je me lève vers 7-8h en général. Ok, ouais,
- Sandy
ça va.
- Lea
Ouais, j'aime pas me lever trop tard, après j'ai l'impression que la journée elle est passée et que je peux plus rien faire.
- Sandy
Ah mais le week-end aussi tu te lèves à 7h ? Oui.
- Lea
A part quand je suis vraiment fatiguée et que j'ai besoin de récupérer, mon max, c'est 9h. Oui,
- Sandy
tu es quand même matinale.
- Lea
Oui, j'ai trop de trucs à faire dans la journée pour me lever trop tard. Tu te couches à quelle heure ? 22h, 23h. Je me lève tôt et je me couche tôt.
- Sandy
Je ne connais plus ça avec le bébé. Quelle est la dernière chose que tu as faite pour la première fois ?
- Lea
Ça, elle est trop compliquée, cette question. Je me la suis posée, posée et reposée.
- Sandy
Qu'est-ce que tu as appris ?
- Lea
Qu'est-ce que j'ai appris ? Oui, c'est vrai. Mais en fait, même ça, si on le prend de manière générale, c'était la deuxième fois que je faisais les Sentiers des Savoirs. Il y a un programme à destination des personnes qui veulent apprendre justement des savoirs assez ancestraux, artisanaux, comme la céramique, le fait de teindre des vêtements de manière végétale. le fait de garder des animaux, j'étais allée chez une gardienne Janice, le fait de travailler un jardin en permaculture, etc. La dernière chose que j'ai fait pour la première fois, c'était, dans ce cadre-là, d'aller sortir des souches d'arbres à côté du lac, pour les traîner dans la forêt. Et les rouler, parce que ça devient tout mou en fait, les souches d'arbres quand c'est trempé dans l'eau pendant quelques semaines. Donc les rouler sur elles-mêmes. Puis avec ce fagot puant, parce que ça pue, je l'ai mis sur mon dos. Et je l'ai ramené avec les personnes qui m'accompagnaient évidemment, pour le désenrouler. Puis détacher le liber, qui est en fait la fibre de l'arbre qui est à l'intérieur. C'est tout doux, c'est vraiment à l'intérieur du tronc. Donc couche par couche, tu décroches, tu décroches, et ça te fait en fait une fine couche qui s'apparente un peu à du tissu, et c'est en séchant qu'après les vanniers vont pouvoir l'utiliser pour justement tisser des paniers, des sandales, ce genre de choses. Mais c'est vraiment quelque chose de très ancestral. Enfin, on ne fait plus trop ça maintenant. Mais du coup, je l'ai fait vraiment pour la première fois parce que... Je n'aurais jamais pensé faire ça dans ma vie.
- Sandy
Je n'avais pas pensé ça. Est-ce qu'il y a quelque chose que tu aimerais apprendre ? Ou un truc qui te tenterait bien et que tu n'as jamais fait ?
- Lea
Moi, tout me tente. Je suis très en mode éveil. À part des sports extrêmes ou qui impliquent d'être en hauteur. Sinon, je suis assez curieuse. De tout. Et j'aime bien justement tester. C'est pas pour autant qu'après, je vais en faire une activité de mon quotidien parce qu'il faut pouvoir caser les choses et s'investir. Enfin, tout demande tellement d'investissement qu'il faut bien trier et prioriser. Mais par contre, cette démarche un peu d'éveil, pour juste voir ce qui se fait et savoir que ça se fait dans le monde, bah ça j'aime trop. Ça j'aime vraiment trop et donc je suis assez ouverte à plein de choses. Vous êtes ouverte ? Ouais, exactement.
- Sandy
Est-ce qu'il y a quelque chose que tu aimerais mettre en place dans ta vie que tu n'as pas encore réussi à faire ?
- Lea
Ben, c'est con, mais c'est du stretching.
- Sandy
Ben voilà !
- Lea
Parce qu'en fait...
- Sandy
Tous les jours un peu ?
- Lea
Ouais, c'est ça, genre tous les jours un peu. En fait, moi, le stretching, ça m'ennuie de ouf. Mais je sais qu'il faut absolument pour les muscles, parce qu'un muscle qui est en bonne santé, c'est un muscle qui sait aussi se tendre et s'étendre. Enfin, voilà, se tendre et se détendre plutôt. Et en fait, moi, je fais pas mal de sport. mais je fais un peu d'étirement derrière je fais du cardio principalement, donc de la course je fais de la natation là je fais ce qui s'appelle du weight and boxing donc c'est un mélange entre cardio renforcement et box enfin c'est la frappe ça quoi oui exactement donc ça et puis du fitness oui d'accord donc du coup stretching ça peut être pas mal là, j'avoue que je... Bah c'est ça, il faut vraiment que je trouve un temps pour le faire, ça va bien.
- Sandy
C'est moins souple.
- Lea
Et puis le soir, c'est trop fatigué. Ouais, ça. De ta journée. Mais t'es plus souple. Donc, quelque part, je peux peut-être me dire, je le fais déjà une fois par semaine, et puis après, j'essaie d'augmenter un petit peu, quoi.
- Sandy
Oui, c'est ça.
- Lea
Même 5 minutes.
- Sandy
Bah oui, mais 5 minutes, ça suffit. Après, s'il faut avoir les exercices, il faut trouver... C'est ça.
- Lea
Peut-être que c'est aussi une première étape. De me dire, je fais toujours les mêmes, mais au moins, je sais que c'est ceux-là. Moi, je suis très comme ça.
- Sandy
Avec le bébé, je devrais faire mon dos et mon persil et tout. Moi, c'est plus fun. Si on te tendait le micro et on te donnait la possibilité de te faire passer un message, au genre, ce serait quoi ?
- Lea
Essayer de vous entraider plutôt que de vous écraser. Pour moi, c'est vraiment important de toujours garder une idée de coopération plutôt que de compétition. On est dans une société qui est d'isolement, tout à fait. En fait, de rester soudés entre nous, on a beau être tous très différents et ne pas se comprendre, et il y a vraiment beaucoup de soucis entre les humains, mais ça vient aussi d'une mentalité et du fait qu'on devient de plus en plus individualistes parce qu'on pense qu'on n'a plus besoin des autres, puisque tout est disponible, la nourriture. On est rendu beaucoup plus autonome grâce à l'argent et à la démocratisation des biens, des loisirs, de l'information. Mais au final, on reste des humains. Et les humains ont été, je crois, créés dans la nature pour être en synergie avec d'autres. Et du coup, ça, ça se perd vraiment. Et on voit aussi au niveau des personnes âgées qu'elles sont de plus en plus isolées. Même les tout jeunes. Les tout jeunes qui partent pour leurs études, qui sont toutes isolées. Moi, je sais que mes amis, en fait, ils sont tous éclatés dans la France, voire dans le monde entier. Et c'est plus comme avant. J'ai l'impression de passer pour une vieille. Mais c'est vrai que c'est plus comme avant. Ce ne sera plus comme avant. Mais il y a un entre-deux à trouver. Il ne faut pas oublier, en fait, ces réseaux de coopération et ces liens qu'on doit avoir avec les autres.
- Sandy
Six ans, je suis un peu dans cette place et qu'on est déjà conscients de tout ça.
- Lea
Oui, bah oui.
- Sandy
Nos jeunes âges, on n'est plus du tout insouciants.
- Lea
Non, pas du tout, mais parce qu'en fait, ça pose des... Je pensais à ça dans le train, justement. Je me disais, en fait, pourquoi on dit que les jeunes, ils sont en quête de sens actuellement, et qu'ils font beaucoup de turnover dans les entreprises, et qu'ils ne sont pas satisfaits, qu'ils cherchent vraiment à avoir un métier à impact. Mais parce qu'en fait, la situation, le contexte actuel, les impacts nous impactent directement, puisqu'en fait, le futur qu'on va se prendre, dans la gueule, c'est nous qui allons le voir et puis nos enfants, potentiellement. Donc ça, on le sait, on le voit, tout le monde le dit, on sait, c'est inéluctable, tout ce qu'on y a, c'est à quel degré de difficulté on va devoir faire face, qu'est-ce qu'on a maintenant qu'on n'aura plus, à quoi on doit se former pour pouvoir rester autonome, du coup.
- Sandy
Et pas dépendre de l'IA aussi. Tout ça, oui.
- Lea
Là, je voyais encore... Et puis, en fait, il y a des dangers qui pop-up dans cette société. Je dirais pas pire que la guerre, parce que la guerre, c'est horrible. Et c'est déjà, en fait, quelque chose d'actuel. Mais en fait, avec l'intelligence artificielle, ma foi, on va perdre, en fait, en honnêteté, en sincérité. On ne saura même plus... Là, je voyais une vidéo, justement, de Salomé Sake, qui est journaliste et puis qui est militante aussi, qui déjà se faisait beaucoup attaquer de par son engagement, par des acteurs. Évidemment dès que tu prends parti, il y en a qui t'aiment et il y en a qui t'aiment pas. Et il y en a qui sont plus virulents que d'autres. Surtout à l'écrit, parce qu'on peut se permettre d'être plus virulents. Et puis elle disait qu'elle avait été la cible de deepfakes. Justement la mettant dans des positions délicates. Des choses qui sont dévalorisantes, dégradantes et qui ne sont pas vraies. En fait ça part même pas de photos qui ont été diffusées.
- Sandy
Les pornographies pour la tête de quelqu'un. des situations un peu...
- Lea
Exactement. Puis ça, en fait, pour moi, c'est vraiment un fléau et puis ça pose souci parce qu'il y a tellement de matière qui est disponible actuellement sur les réseaux. Enfin, plus personne n'est à l'abri de ça. Enfin, même au niveau des WhatsApp, des... Bah, c'est ça. C'est ça. Et puis du coup, en fait, on n'arrive pas à prévoir exactement ce qui va se passer dans le futur. On sait que... Voilà, c'est ça. C'est vraiment une position un peu dégueulasse, quoi. Mais après, bon, relativisons. Les personnes qui ont vécu la Seconde Guerre mondiale, c'est pareil, ils la sentaient venir, ils sentaient qu'il y avait un truc lourd. Et les deux guerres mondiales, voilà, encore la première, encore pire, avec tous ces hommes qui partent. Les deux, laisse tomber. Donc à chaque période, c'est fléau, finalement. Mais voilà, nous on est bien ancrés là-dedans, et avec la surinformation qu'on a, on est encore plus conscients de ce qui va nous arriver. Voilà, tout ce qu'on peut faire, c'est à notre échelle, et puis garantir à nous, pour nous, peut-être, d'avoir des conditions de vie qui soient décentes, de se protéger, en fait, d'être un peu plus autonome par rapport à la société, un peu plus respectueux entre nous, pour ne pas, en fait, se retrouver tout seul, comme un con, isolé, sans aucune ressource. Il faut à la merci des catastrophes naturelles. Enfin, au bout d'un moment, il faut être intelligent aussi. La stratégie de survie qu'il faut adopter, c'est vraiment pas
- Sandy
du tout de se tirer dans les pattes mais de coopérer du coup sur une note plus légère pour finir trois choses pour lesquelles tu es reconnaissant
- Lea
Que tu me reçoives. En vrai, oui, moi je suis toujours tellement contente de pouvoir avoir la parole et de pouvoir m'exprimer. C'est vraiment des espaces qui permettent aussi d'avoir cette réflexion sur soi-même en étant guidée par des questions qu'on ne se pose pas forcément au quotidien. Voilà, donc ça c'est hyper précieux et merci vraiment beaucoup de me donner cette opportunité. Et puis, voilà, toi, t'es là avec ton petit bébé aussi. Enfin, il y a des circonstances, voilà, qui font que c'est pas forcément simple. Mais voilà, tu te donnes à fond et t'es hyper joyeuse. Et voilà, c'est très agréable d'être à ton micro. Donc, j'ai beaucoup de gratitude pour ça. Ensuite, deuxième chose, le fait qu'il fasse beau.
- Sandy
Au nuage, ciel bleu. C'est incroyable. C'est un peu froid. Moi, j'adore. Tu sais quand il y a du soleil. Oui.
- Lea
Moi, j'aime pas quand il fait trop chaud, très soleil, trop chaud. En plus, pour venir jusqu'à chez toi, j'aurais été toute pleine de sueur. Mais là, c'était vraiment le temps parfait. Et puis, t'habites dans un endroit qui est trop beau, avec plein de verdure, qui est tout calme, on entendait même les petits oiseaux. C'est vrai que c'est une chance aussi, parce que quand t'habites en pleine ville... Moi, je pourrais pas habiter en plus, habiter en pleine ville.
- Sandy
Et du coup, bébé, il dort bien aussi sur le wagon, ces petits oiseaux.
- Lea
C'est trop important, en fait, d'être entourée de nature et d'être dans un bon environnement, tout simplement. Et puis, la dernière chose, je pense que c'est d'être relativement en bonne santé. Après, il y a toujours des petits virus de mi-saison, ça, c'est clair. Mais je veux dire, je n'ai pas de grosses maladies ou de handicaps ou de choses comme ça. Et en fait, des fois, je vois des gens qui vont bien aussi, qui n'ont pas ce gros... truc comme ça, ou qui se traînent aussi, qui se transmettent de génération en génération et tout, ou de maladies chroniques ou quoi. Et c'est des gens qui sont pas forcément contents dans la vie, ou qui vont s'énerver pour rien, enfin, ça me fait vraiment penser tu sais au film La Belle Verte.
- Sandy
Ah,
- Lea
il faut trop que tu le vois ! Donc en gros, La Belle Verte, c'est l'histoire d'un peuple qui vient d'une autre planète, qui est très connecté à l'environnement, justement, surconnecté à l'environnement, et en fait, il y a une représentante qui... qui potentiellement est une fille d'un humain et d'une créature comme ça de cette planète, et qui décide de retourner sur la Terre pour voir qui sont ses ancêtres. Et du coup, elle retourne sur Terre, mais il y a un peu ce choc culturel. Et du coup, elle est choquée de voir comment les gens sont tous énervés, tous éguris. En plus, elle est à Paris, fin de ton. vraiment dans la ville où il ne faut pas... Il n'y a pas de... L'environnement, c'est du béton, c'est tout gris. Elle ne comprend rien. Et il y a cette scène où, en fait, les habitants de cette planète voient un mec qui est au volant. Et évidemment, les gens au volant, ils s'énervent très vite. Et puis là, le mec, il fait « connard ! » Il s'énerve. Et puis, du coup, il y a une discussion après avec lui. En fait, les jambes de cette planète, ils ont un pouvoir qui est de reconnecter les humains à la planète et à leur gratitude et tout ça. Et du coup, paf, ça se passe. Et puis le gars, en fait, d'un coup, il change de visage, il change de perspective, il devient tout gentil. Et tu te dis, mais oui, mais pourquoi en fait il était si énervé, juste au volant ? Qu'est-ce qui l'énervait, quoi ? C'est tellement simple et c'est tellement bête, en fait, de s'énerver pour des petits riens. quand t'as pas de gros fléaux qui s'abattent sur tes épaules exactement donc ouais je pense que je suis reconnaissante de pouvoir relativiser par rapport à ça merci
- Sandy
beaucoup Sandy c'était trop bien merci à toi c'était trop chouette ciao un grand merci à toi de nous avoir écouté jusque là j'espère sincèrement que cet échange t'aura inspiré amusé ou bien questionné N'hésite surtout pas à le commenter, à le partager autour de toi et à suivre ton moment d'écoute. Si tu souhaites également être l'un ou l'une de mes invités, tu peux bien sûr me contacter sur mes réseaux. Je te souhaite une très belle journée et surtout n'oublie pas, prends soin de toi pour pouvoir prendre soin des autres.