Speaker #0Bonjour à toi et bienvenue sur cet épisode un peu spécial de ton moment d'écoute. Je te partage aujourd'hui le récit intime et unique de mon accouchement qui marque le début d'une toute nouvelle vie pour moi. Ceci explique d'ailleurs en partie mon absence de ces derniers mois. Je te laisse sans plus attendre avec la suite et je te dis à très vite. Belle écoute à toi ! Tu vois comment commencer ? Bonjour, je suis trop contente de faire cette vidéo. J'ai accouché il y a... bientôt trois mois. Donc j'ai un petit bébé, un petit garçon qui s'appelle Oscar. En fait j'ai envie de faire une vidéo, donc une vidéo où je raconte mon accouchement pour deux raisons. La première, c'est pour moi, pour garder un souvenir, une trace. Si plus tard j'oublie des événements et tout, je trouve ça cool d'avoir une trace. Et je préfère le raconter en vidéo oralement que l'écrire. Ça me parle plus. Et aussi parce que j'ai été une grande consommatrice moi-même de vidéos, de témoignages, d'accouchements tout le long de ma grossesse. Ça m'a Merci. Ça m'a vachement aidée en fait. En fait, je regardais les trucs sans trop me prendre la tête. Je prenais les infos, j'ai regardé un peu tout type d'accouchement pour prendre le plus d'infos, savoir un peu tout ce qui pourrait arriver, etc. C'est ce qui m'a en fait le plus servi. C'est ce que j'ai préféré, les témoignages, les podcasts, etc. Juste à écouter et apprendre ce qu'il y avait à apprendre pour que le jour J, en fait, j'ai des choses qui restent dans mon inconscient. Parce qu'en fait, c'est une préparation qui pour moi, où je me sentais plus à l'aise, c'est-à-dire d'avoir des informations petit à petit, de... Je connais tout le spectre de ce qui pourrait se passer pour que le jour J, selon ce qui m'arrive, je sache à peu près ce que c'est. Je peux me dire qu'à mon tour, ça pourrait être utile d'avoir mon propre témoignage pour des femmes qui vont accoucher. Donc moi, mon projet à la base, c'était un accouchement physiologique. C'est mon premier accouchement, c'est mon premier bébé, je n'ai jamais accouché, je ne sais pas ce que c'est. J'avais cette idée, je ne sais pas pourquoi, un feeling d'avoir envie de faire ça le plus naturellement possible, donc physiologiquement, c'est-à-dire avec le moins d'intervention médicale, voire. aucune intervention médicale, c'est possible. Sachant que je n'étais pas non plus bornée sur l'idée dans le sens où je ne me suis pas dit, moi, je vais faire absolument physio. J'ai écouté du coup tes témoignages et je sais que dans un accouchement, on ne contrôle rien. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Et justement, il faut se préparer à toute éventualité pour être sûre que le jour J, en fait, on ne soit pas déçus. J'essaie aussi de me préparer mentalement à ça. Mais donc ouais, mon souhait c'était un accouchement physiologique, j'habite à Lausanne, je suis française mais j'habite à Lausanne, donc j'ai accouché au CHUV, l'hôpital de Lausanne pour ceux qui ne connaissent pas. A la base en fait je m'étais rapprochée pour la maison de naissance qui est aussi à Lausanne, ma sage-femme qui m'a suivie est la directrice de la maison de naissance. Parce que voilà au début je m'étais dit si je veux un accouchement physiologique peut-être que j'aimerais accoucher en maison de naissance, donc c'est pour ça que j'ai commencé mon suivi en France. Et le suivi en Suisse, je l'ai commencé avec elle. Donc j'ai fait toute ma préparation plus pour l'accouchement physiologique. Et en fait, se préparer pour un accouchement physiologique, c'est aussi se préparer pour l'accouchement, pour comprendre en fait ce qui se passe à toute étape de l'accouchement. Ce qui est intéressant, c'est ce que je pense que tout le monde devrait faire, c'est-à-dire tout ce qui se passe hormonalement parlant, même morphologiquement parlant. Je pense qu'en fait tout le monde devrait se former à ça, même si le souhait n'est pas d'être physiologique et d'avoir une période durale, etc. Je pense que c'est important de savoir ce qui se passe dans notre corps et pour notre bébé au moment de l'accouchement et le pré-travail, etc. Bébé dort sur le balcon, donc j'espère que ça va durer. Là, ça fait déjà une heure qu'il dort, on va voir. Et donc, pourquoi physiologique ? En fait, j'avais envie de me dire, je suis maître de mon accouchement, je veux être active dans mon accouchement. Je ne veux pas juste être passive et me laisser faire et ne pas savoir ce qui se passe. Et voilà, j'avais envie d'accompagner au mieux mon bébé. sachant que le plus important c'était sa santé évidemment et qu'en fait lui souffle le moins possible et que ça est le mieux pour lui. Et donc je m'étais dit qu'il y a quand même ce truc où j'ai envie d'être active pour qu'on fasse une équipe tous les deux. C'est dur de me remettre dans la tête de moi avant d'avoir à coucher parce qu'en fait je sais ce qui s'est passé du coup après, mais de mettre toutes les choses de mon côté dans le sens où physiologique aussi peut-être je me disais ça aiderait le bébé à descendre parce que je suis dans des postures, je suis active. Je ne suis pas juste allongée à laisser le travail se faire et du coup que ça allonge le travail parce que je ne bouge pas. C'est un petit peu mon idée. Après, aucun jugement. Chaque femme décide comme elle veut de ce qu'elle peut faire. Je n'avais pas peur de l'accouchement. Je n'ai jamais eu peur d'accoucher. J'avais presque même plutôt hâte d'accoucher. J'avais hâte de découvrir ce que c'est cette expérience, d'avoir ce sentiment un peu de puissance et d'être dans un univers presque un peu parallèle, de se retrouver dans... Dans un état second, je m'imaginais très bien que je ne serais pas moi la Léa de tous les jours au moment de l'accouchement. C'est quelque chose qui me rendait très curieuse. Et du coup, je n'ai jamais abordé mon accouchement comme... comme quelque chose qui me faisait peur. Et aussi ce truc ancestral de toutes les mamans ont accouché et chaque maman est passée par là. Donc voilà, c'est quelque chose qui existe depuis la nuit des temps. Ouais, j'ai plus vu ça comme quelque chose qui empowering, qui te donne de la puissance, plus que quelque chose qui me fait peur. Donc c'était mon état d'esprit. de base, sans faire vraiment de travail, etc. Mais en tout cas, j'ai abordé l'accouchement. En fait, pour moi, c'était plus de la préparation mentale que physique. J'ai fait quand même du yoga prénatal, des trucs comme ça. Tous les jours, un peu des trucs d'ouverture du bassin et tout. Mais j'avais l'impression, comme une sportive un peu de haut niveau, de me préparer pour le jour J, me préparer mentalement. J'ai fait aussi de la sophrologie, tout en sachant que ça ne sert à rien de faire 3000 trucs. Encore une fois, on ne contrôle pas ce qui se passe pendant un accouchement. Donc, je ne voulais pas non plus faire la bonne élève. qui fait tout pour avoir un accouchement hyper naturel et qu'en fait ça se passe pas du tout comme ça et que je sois super déçue. Donc je me mettais pas la pression, mais je me mettais un peu toutes les choses de mon côté. Parce que si on veut faire un accouchement physiologique, selon moi, il faut quand même se préparer un petit peu, comme je disais, pour savoir ce qui se passe pendant un accouchement tout simplement. Donc mon petit bébé, la date de terme en Suisse, c'est à 40 semaines aménorées. Et en France, c'est à 41 semaines aménorées. Donc mon terme... En Suisse, c'était le 19 avril et en France, le 26 avril, une semaine après. Très mauvaise idée d'avoir deux dates parce que du coup, tu te focalises forcément sur la date la plus proche, le 19 avril. T'es proche aussi parce qu'évidemment, tu le dis. Peut-être qu'il ne faut pas le dire, je ne sais pas, mais en même temps, tu ne vas pas dire ta date de terme. Enfin bref. Et donc, c'était le 19 avril. Donc, le 19 avril, cette année, ça tombait le week-end de Pâques. Donc, on était déjà tous là, oh, ça sera le lapin de Pâques, machin, machin, le petit oeuf de Pâques, tout ça, tout ça. Évidemment, il n'est pas du tout venu ce week-end-là. En fait, le truc, c'est qu'on te dit, à 37 semaines améliorées déjà, il peut venir à tout moment. Donc à 37 semaines améliorées, j'étais déjà là, bon, il peut venir à tout moment, c'est ce qu'on m'a dit. J'étais pas pressée d'accoucher, j'ai adoré être enceinte. Même à la fin, c'était pas un truc qui me pesait trop. C'est juste, on était à 37 semaines, je me suis déjà dit, il peut venir à tout moment. Et à 40 semaines, il était toujours pas là, ce qui est très fréquent pour un premier bébé. Et donc ça, c'était déjà trois semaines que j'attentais, j'étais là, bon, il est toujours pas là, quoi. Mais c'est très particulier le sentiment de se dire, il peut venir à chaque seconde. Chaque seconde, les contractions peuvent commencer. Surtout quand tu ne sais pas comment ça se passe. Peut-être que maintenant, je me dirais... Quoique non, tu peux avoir les os qui se roulent à tout moment. Donc, 40 semaines, il n'est pas là. En Suisse, le déclenchement, c'est 40 semaines plus 13 jours. Et en France, c'est 41 semaines plus 6 jours. Donc, en fait, la date de déclenchement pour les deux pays, c'est la même. Ça revient au même. À 40 semaines, pour la Suisse, j'avais dépassé mon terme. Pour la France, je n'avais pas encore dépassé mon terme. Ah oui, et donc au final, je n'ai pas accouché en maison de naissance, j'ai accouché à l'hôpital. Pourquoi j'ai fait ce choix-là ? En fait, ce n'était pas pour la naissance en tant que telle. Quoique ça a rassuré quand même mon copain de se dire que j'accouchais à l'hôpital au cas où il y a quelque chose que je sois prise en charge rapidement. Et le fait que mon copain soit rassuré, ça a aussi penché dans la balance. Je sais qu'il allait être inquiet de toute façon, donc je ne voulais pas forcément rajouter de l'inquiétude pour lui. Mais ce n'était pas ma raison principale. La raison principale, c'est que si j'accouchais en maison de naissance, Après la naissance, 6 à 12 heures après, je retournais déjà chez moi. Moi, je ne me voyais pas premier bébé, je suis nulle en bébé nouveau-né. Enfin si, j'ai des neveux et des nièces, mais moi j'ai peur de porter des nouveaux-nés, j'ai peur de porter leur tête, enfin voilà, je suis niveau moins 1 en bébé. Donc je ne me voyais pas du tout rentrer chez moi juste après l'accouchement avec mon bébé et me dire ok, bon ben voilà. Même s'il y a des professionnels de santé évidemment qui viennent régulièrement dans ce cas-là, je crois plusieurs fois par jour, moi j'avais besoin d'être prise en charge quoi, rien que pour pas m'occuper de la nourriture, voilà, mon truc principal c'était le post-accouchement, je me voyais pas du tout du tout du tout rentrer tout de suite quoi, et j'ai eu raison, j'ai beaucoup apprécié être prise en charge derrière donc voilà. Du coup, on revient à nos moutons. Donc le 26 avril, toujours pas de bébé, toujours pas accouché. Tous les jours, il y en a qui me demandaient « Alors, alors ? » et j'étais là « Je n'en peux plus qu'on me pose la question. Arrêtez de me... » posé cette question. On me l'a posé du coup très tôt vu qu'ils avaient tous la date de terme du 19 avril. J'étais là, stop quoi ! Enfin en même temps, ils se sont pourris évidemment. Donc à partir du 27 avril, commençait le suivi de dépassement et aussi j'ai eu ma date de déclenchement. Donc on m'a dit bon bah s'il n'est toujours pas né le 2 mai, on le déclenche le 2 mai à 14h. Et j'étais là, non mais... Dans ma tête en plus, je m'étais préparée à avoir un bébé d'avril. Donc 1er avril, je m'étais dit, oh là là ! À la fin du mois, j'aurai un bébé. C'est le dernier début de mois où je n'ai pas de bébé. Enfin bref, je m'étais dit ça et tout. Moi, je n'avais pas envie d'être déclenchée. Je voulais un accouchement naturel à la base. Mais je me suis dit, si ça doit se faire comme ça, ça sera comme ça, il n'y a pas de souci. Et donc, j'ai fait un premier rendez-vous. Et trois jours après, j'avais un autre rendez-vous. Je me souviens, à la fin du rendez-vous, on s'est dit, peut-être dans trois jours, ou alors on croise les doigts. Le travail a commencé. Trois jours après, spoiler alert, j'y suis retournée. Donc je crois que c'était le 29, c'est important, mardi 29. Et donc je m'étais dit peut-être que je demanderais à ce qu'on décolle les membranes. C'est un truc qu'on peut faire pour aider un peu le travail. Parce qu'en fait, moi je me suis dit bon bah maintenant je vais tout faire pour aider le travail, que le travail commence quoi. Je me souviens je suis allée dans une forêt, il y a une sorte de tour où tu peux avoir un point de vue. J'ai monté, je crois il y avait 101 marches, je les ai montées, je les ai descendues. Je me suis dit peut-être que ça va aider le travail, peut-être que ça va le déclencher. Donc ça n'a pas déclenché le travail. Donc... je vais à ce rendez-vous et là donc la sage-femme regarde et elle me dit ah bah vos membranes sont presque déjà décollées, j'ai pas besoin de le faire votre col commence à être un peu mou, il est pas effacé mais il était un peu mou déjà, donc ça veut rien dire en soi ça peut commencer dans quelques heures comme dans quelques jours, enfin voilà, mais quand même bonne nouvelle, donc dans ma tête je me suis dit ok, c'est que ça approche donc je rentre chez moi je me suis dit je me fais à manger et là je sens un truc qui tombe et je me dis Oh ! Le bouchon muqueux, c'est un truc que tu peux perdre ou non des semaines avant ou des heures avant ton accouchement. Donc c'est ce truc un peu visqueux qui bouche le col, enfin qui bouche entre le bébé et la sortie du col pour éviter qu'il y ait des infections tout le long de la grossesse. Et là je vous assure, je ne pouvais pas me tromper que c'était le bouchon muqueux, c'est visqueux, c'est un peu comme du blanc d'œuf, il y a beaucoup de substances et ça a coulé un peu. pendant un peu toute l'après-midi. Du coup, j'étais là, oh my god, j'ai perdu le bouchon muqué. Je me souviens, j'avais une vidéo où j'étais là, ah, j'ai perdu mon bouchon muqué et tout. En fait, là, je commençais à sentir que ça allait être bientôt, vu ce qu'elle m'avait dit, vu que j'ai perdu le bouchon et tout. Donc ça, je me souviens, ça m'a donné chaud. J'étais là, oh Ah oui, aussi, il faut savoir qu'un nombre de fois, je pensais que j'allais accoucher, évidemment. Dès que j'avais une petite contraction, je me disais, oh là là, ça y est. C'est horrible, en fait, parce que... Tu sais qu'il ne faut pas te monter la tête, mais en même temps, c'est plus fort que toi, en fait. Au bout d'un moment, quand ça approche de ta date de terme, dès que tu as une contraction, tu te dis, ça peut commencer, quoi. Surtout que moi, je n'avais pas eu de contraction trop tout le long de ma grossesse. J'en ai surtout eu dans le 9e mois, en fait. Donc, c'est peut-être ça aussi. Je n'ai pas eu beaucoup de contraction. Donc, peut-être que c'est aussi pour ça que j'ai accouché plus tardivement. Je n'en sais rien. Donc, le 30 avril dans la nuit, je ne sais plus exactement. Je crois qu'il était 4 heures du matin. Je me fais réveiller. Je m'étais déjà fait réveiller par une contraction, mais... Tu vois, là je me réveille, je m'auto-regarde, je me parle toute seule dans ma tête, je me dis attention Léa, c'est peut-être le bon moment, t'as perdu le bouchon muqué et tout, là on sent un petit peu, on sent que c'est un peu différent de d'habitude et tout. Donc je me dis, je laisse mon copain dormir, mais voilà, j'étais un petit peu, j'étais là, oh, oh, tiens, ça pince un peu, aïe aïe aïe, je me suis dit, je vais prendre un bain. Non mais ça c'est vraiment le truc qu'on te dit, c'est vraiment le cliché de, on va prendre le bain. Donc je me fais couler un bain, et là je sens que j'ai des contractions. qui viennent régulièrement. Non, attends, il était pas 4h du matin, il était 5h du matin. Je crois que c'est important pour la suite. Donc, voilà, je me mets dans mon bain, je me détends, et je sens que quand même, j'ai des contractions plus régulièrement que ce que j'ai pu avoir. Et donc, je vais dans la chambre et j'ai Gugu, mon copain, petit Gugu, je pense que c'est peut-être pour aujourd'hui et tout. Et lui, il capte rien. Ah, c'était avant mon bain. Il capte rien, parce que lui, il a un sommeil très lourd. Je suis là, bon bah super. On va le laisser dormir, parce que je me dis, il vaut mieux qu'il se repose, lui. Moi, impossible de redormir. Alors là, c'était déjà parti, parce que dès que j'ai l'impression que j'accouche, là, c'est bon, c'est fini, quoi. Je peux plus m'endormir. Donc voilà, et après, je finis par le réveiller en mode, vas-y, réveille-toi, là. Parce que moi, tout dans ma tête de naïve, jeune, vierge, tout accouchement, je pensais que ça pouvait être à tout moment, quoi. Non. J'ai vérifié ma valise, voilà. Je tournais un peu en rond. Je crois que je fais la vaisselle, je commence à mettre ma playlist d'accouchement, en fait. Tout ce qu'on m'a dit de mettre en place, je l'ai déjà mis en place. Alors que ça a été beaucoup trop tôt. Bref. Et donc, mes contractions étaient quand même déjà assez régulières. Elles étaient toutes les 4 minutes déjà. Moins de 5 minutes. Et moi, on m'a toujours dit, c'est pendant 2 heures, toutes les 5 minutes au moins. À partir de ce moment-là, on peut aller à l'hôpital. C'est ce qu'on m'a toujours dit. Je pense que c'est ce qu'on vous a dit aussi. Donc au final, mes contractions étaient tout de suite à moins de 5 minutes. Elles n'étaient pas... Quand on sait ce qui arrive derrière, c'était pas méchant du tout, mais quand même. Je pouvais parler, mais je devais quand même m'arrêter, en fait. Mais bon, elles étaient intenses, mais c'était pas énorme, énorme. Et du coup, quand même, au bout d'un moment, c'était régulier. Et donc, deux heures après, même, vers 10h, ou à 8h, mince, je me souviens déjà plus. Bon, allez, entre 8 et 10h, j'appelle l'hôpital et je leur dis, oui, voilà, j'ai des contractions. C'est moi qui appelle. J'ai des contractions toutes les 5 minutes, ça fait plus de deux heures. J'avais même des contractions toutes les 3 minutes 30. 34 minutes. Elle dit, nous, pour un premier bébé, c'est un peu tôt. En gros, elle m'a fait comprendre qu'il faut que ce soit toutes les 3 minutes, minimum 2-3 minutes, et que ça fasse vraiment très très mal. Sauf que moi, ça m'a un peu contrariée. Je me suis dit, on ne m'a jamais dit ça. On m'a dit 100 minutes. Il y a quand même une grosse différence. entre toutes les deux minutes et toutes les cinq minutes dans la préparation. Et j'ai jamais vu ça dans les vidéos, que quelqu'un leur a dit que c'était toutes les deux minutes très intense. Donc si jamais, si vous avez un premier enfant, apparemment toutes les cinq minutes pendant deux heures, en tout cas dans l'hôpital où j'ai accouché, ça veut rien dire pour eux. Il faut que ça soit beaucoup plus rapproché en fait, parce que sinon tu peux vraiment attendre longtemps. Donc ils m'ont dit d'aller marcher, ils m'ont dit d'aller marcher pendant deux heures. Ok, à côté de chez nous on a un petit ruisseau. Enfin, on a une petite forêt avec un ruisseau qui coule un peu en montée parce que Lausanne s'est en montée. Et donc, on s'est dit, on va faire un tour là-bas avec mon copain. C'était trop bien, j'ai trop un bon souvenir de ce moment-là. Voilà, on marchait. Par contre, à chaque fois que j'avais des contractions, il fallait que je m'arrête et je l'enlacais comme ça. Et je respirais comme ça, comme on m'a appris. J'essayais de respirer un peu profondément pour tout bien oxygéner et tout. Et ils me soutenaient et après on continuait à marcher. La balade a vraiment duré deux heures alors que d'habitude je la fais en 25 minutes, 30 minutes, l'aller-retour là ça a vraiment duré deux heures quand même. Donc on a marché, on prenait des photos, on rigolait, c'était très bon mood à ce moment-là. C'était trop bien. Et parce que aussi je savais que quand tu t'accouches il faut vraiment travailler sur ton taux d'ocytocine, ton hormone du plaisir, il faut faire en sorte de rigoler, d'être le plus détendu possible pour que ça aide le travail. Et donc je me disais, ben voilà, il faut que ça soit bonne ambiance quoi. Donc ensuite on s'est posé sur un banc, là je me souviens que j'ai commencé à avoir des contractions, qui me faisaient... j'ai une vidéo où je suis mise en train de pleurer, mise en train de rigoler. Ça commençait à me faire mal quoi, quand même hein. Voilà, ça m'empêchait un peu de parler quand j'avais la contraction. Donc voilà, ensuite on est rentré, j'ai une copine, sage femme et... Je commençais quand même à souffler et à avoir mal pendant les contractions. Là, ça commençait quand même à devenir un petit peu sérieux. Et en fait, au bout d'un moment, t'as envie de savoir. T'as envie de savoir où t'en es dans l'effacement du col et l'ouverture, surtout la dilatation. Ma copine sage-femme m'a dit, parce qu'elle travaille du coup dans un hôpital, elle m'a dit, nous, c'est vraiment pour le premier bébé, toutes les une minute, deux minutes, en général, on dit de ne pas venir avant aussi. Donc elle me disait, après, tu le fais comme tu le sens. Si t'as l'impression que tu dois aller à l'hôpital, peut-être que c'est parce qu'il faut y aller. elle n'était pas là à me dire qu'il ne faut pas que j'y aille donc on s'est dit bon vas-y on va y aller au pire on revient parce que l'hôpital est à 10 minutes en voiture de notre appart donc ça c'était trop bien donc on s'est dit vers 14h donc ça faisait, donc j'avais des non je crois que c'était vraiment les vraies contractions j'ai commencé à me dire qu'elles ont commencé à 6h du mat et donc on on va à l'hôpital et là je me souviens on arrivait à l'accueil j'avais pas de contractions et du coup on arrive en détente oui bonjour je viens pour accoucher Et du coup, une des deux secrétaires médicales de l'accueil, je crois que c'était un de ses premiers jours, elle était là, disons, c'est ça les accouchements, je ne pensais pas que c'était aussi détente. Et sa collègue, qui était plus âgée, elle m'a regardée en mode, bon ben elle, je pense qu'elle va vite rentrer chez elle, j'ai bien vu que je n'étais pas au stade qu'il fallait quoi. Donc on est allé dans une chambre, on a été reçu par la sage-femme Françoise, qui était brute de décoffrage. D'abord, il pose un monito pendant 30 minutes, donc j'étais allongée. Ils posent le monitoring pour voir un petit peu les constantes du bébé, les tiennes et tout, pour voir si le cœur bat normalement. Et voilà, donc ça dure 30 minutes. Et là, mes contractions se sont un peu espacées. Et là, ça m'a un peu contrariée parce qu'en plus, après, Françoise, la sage-femme, a été là. J'ai pas l'impression que vous ayez des contractions toutes les 3 minutes. Je les avais chez moi, mais là, le fait de prendre la voiture... De parler, de donner des informations, parce que je pouvais encore donner moi des informations. Il me semble qu'à ce moment-là, c'était pas trop mon copain qui devait trop trop prendre le relais encore, un petit peu mais pas trop. Pendant les contractions, si, mais bon ça allait. Et du coup, mes contractions se sont espacées quand j'étais à l'hôpital, parce que je pense que j'étais moins dans ma bulle, moins focus. Et donc Françoise a regardé mon col et elle m'a dit, bon bah il est pas encore complètement fermé, pas encore complètement effacé, voilà. Et moi je suis sévère, enfin elle disait moi je suis sévère quand je dis les centimètres de dilatation, parce qu'elle a pas envie qu'on se fasse de faux espoirs, donc elle préfère... Genre si elle hésite entre deux chiffres, elle va dire le chiffre mis en dessous quoi. Et donc elle a dit que j'étais à 1,5. Du coup j'étais là genre, oh, bon bah je m'en doutais, j'aurais bien aimé être à 2 au moins, comme dans toutes les vidéos que j'ai pu regarder quoi. Et encore 2 c'est pas la meilleure nouvelle, donc elle a dit bon bah vous pouvez rentrer chez vous, elle a dit moi je pense que ce sera pour cette nuit. Nous on s'était dit ça se trouve elle va encore naître en avril mais le 30. Ce sera encore un bébé d'avril et a priori, ce serait pour le 1er mai. Donc on s'est dit, c'est cool comme date le 1er mai et ce sera un petit bébé de mai. Donc on est rentré et là, l'après, mes contractions se sont intensifiées. Je me souviens, j'étais juste là, sur le rebord de mon canapé, j'étais sur le ballon. Donc j'étais assise sur le ballon, ça c'était ma position préférée tout le long. Assise sur le ballon, la tête comme ça, sur ce rebord là. Et en fait, en sophrologie, j'ai appris qu'entre chaque contraction, il faut se détendre, être presque au bord du sommeil, pour que pendant la contraction, la contraction ne se déplace pas. Contraction, bah t'as pas le choix de souffler et ça te réveille forcément tellement ça te fait mal, mais du coup ça permet de te reposer un peu entre les contractions, parce que c'est long quoi, c'est un truc d'endurance un accouchement. J'ai mis ma playlist d'accouchement que j'adore, elle est trop bien, elle était un peu planante, un peu... Ouais, ça te fait un peu planer et tout, c'était pas mal, franchement j'ai adoré ma playlist, si jamais quelqu'un serait intéressé de la voir. Je sais pas si je la partagerais, c'est peut-être un peu intime, j'en sais rien, on va voir. Bref. Et du coup, j'ai fait ça pendant plusieurs heures. Je me souviens, mon copain, il était sur le balcon, à fumer un peu et tout. Il était un peu stressé parce qu'il me voyait là. Là, je rigolais plus. Je souffrais quand même pas mal pendant les contractions. En soi, je ne me souviens plus trop de la douleur. Mais bon, je me souviens que j'avais très mal. Et elles étaient pareilles. Je pense que à peu près toutes les 3 minutes, 30, 4 minutes. Est-ce que j'ai refait un bain ? Si, au bout d'un moment, je me suis dit que je vais refaire un bain. Sachant que notre baignoire, elle est un peu étroite et tout. Je m'étais mise sur le côté. Je me souviens, à ce moment-là, j'ai écouté un podcast de 40 minutes qui t'aide justement au moment de l'accouchement. il faudrait que je le retrouve, et je me souviens ça m'a fait vachement bien parce qu'elle m'avait donné des images et tout, en fait j'aurais dû écouter ce podcast avant pour me préparer, pour avoir déjà ces images en tête, je me souviens plus ce que c'était mais s'il faut je retrouverai le podcast, du coup j'étais comme au moins du coup 40 minutes dans mon banc comme ça à gérer mes contractions, c'est vraiment de la gestion de douleur et voilà, mais pour le moment ça allait encore, j'avais mal mais voilà, j'étais dans un bon truc en mode on continue. Voilà, je crois qu'il était vers 18h, donc j'avais quand même des contractions depuis 6h du mat. Vers 20h, j'étais à Gus, j'ai mal là, est-ce qu'on y retourne, est-ce qu'on y retourne pas ? C'est un petit peu relou ça cette question, tu te dis, ça se trouve je vais y aller, et il va encore me dire que c'est pas assez, mais en même temps j'avais mal quoi, là j'avais vraiment mal. Donc on y est allé, on n'a pas appelé l'hôpital, on les a pas prévenus, donc on est arrivé, pareil. On est arrivé et mes contractions se sont un peu espacées, mais je savais que ça ferait ça. Pareil, pendant les contractions je pouvais pas parler, là c'est déjà mon copain qui prenait un peu plus le relais, mais j'étais encore... On va dire que j'étais encore à peu près consciente dans la même pièce que les autres. Je n'étais pas complètement ailleurs comme j'ai pu l'être après. J'étais quand même fatiguée. Non, je pense que quand même à ce moment-là, je commençais à aller de l'autre côté. Dans la réalité parallèle, dans ma réalité, dans ma bulle un peu bestiale. J'étais entre les deux là encore, je pense. Et du coup, là, c'était les équipes de jour avaient tourné et c'était les équipes de nuit qui étaient là. celle qui nous a prise en charge la sage-femme c'est Yasmine qu'elle nous a mis dans une autre salle et pareil elle a posé le monito je me suis dit bon bah je sais pas trop ce qu'elle va dire par rapport à la dilatation donc ensuite elle regarde et je crois que j'étais, elle m'a dit vous êtes pas encore à 5 cm, vous êtes pas loin mais on y est pas encore quoi donc c'est plutôt 4 cm un bon 4 cm et là j'étais là mais mon dieu là je commençais vraiment à avoir mal j'avais fatigué tout et là, là elle m'a dit soit vous restez à l'hôpital on vous prend en charge, soit vous rentrez chez vous moi je pense que En plus, vu que vous avez un projet physiologique et tout, moi, je vous conseillerais de rentrer chez vous. Et là, je me dis, mais c'est pas possible. Moi, dans ma tête, je m'étais dit, je vais rester, en fait. Enfin, là, c'est bon, quoi. Donc, elle m'a dit, on peut faire les deux, sauf que si vous restez... Et ça, on n'en a jamais parlé avant. Et ça, je pense que ça m'a ultra contrariée, en vrai. Un peu sortie de ma bulle, pareil. On m'a dit, si vous restez, qu'on vous prend en charge maintenant. Il y a un protocole qui se met en place. Et en gros, on a 8 heures pour qu'il se passe des choses. J'ai été coupée. Il n'y avait plus de place dans ma carte SD. Excusez. Donc ouais, on m'a parlé de cette histoire de protocole, et en gros, il fallait que je choisisse. C'est quand même une grosse décision à ce moment-là, entre rester et ce truc de protocole, ou rentrer chez moi, sauf que j'avais déjà trop mal, et je savais que prendre la voiture, c'était quand même des déplacements qui n'étaient pas anodins. T'as plus envie, t'as juste envie d'être posée à un endroit et faire ton travail tranquille, à l'endroit où tu vas accoucher, quoi. J'avoue, ça, ça m'avait trop saoulée. Et surtout que j'étais presque plus capable de prendre une décision, en fait. Et elle, elle me disait, moi, je vous conseille de rentrer chez vous. Parce qu'elle m'a dit, moi je suis pas sûre que vous allez accoucher dans les 8h en fait. Elle m'a dit ça, et forcément quand on dit ça, ça décourage. Elle était trop sympa, franchement elle était trop mignonne et tout, elle était hyper compatissante. Elle m'a dit, si vous voulez je vous prépare un bain, mais bon vous en avez déjà fait deux. Et donc je me suis dit, non bah vas-y on va rentrer, Gus t'en penses quoi ? Je me souviens que je comptais vachement sur Gus à ce moment-là déjà pour la décision, et il disait, bah on va rentrer parce que cette histoire de protocole ça nous a trop mis la pression. Et ça, je pense que ça a quand même joué au fait... C'est bête parce qu'en fait, c'est tellement fragile un accouchement et l'équilibre entre les hormones et tout ça. C'est tellement fragile, il faut tellement rester dans une bulle bienveillante et tout. Que ce petit... Cette petite nouvelle, voilà, que je n'ai pas été informée là-dessus. Alors que si j'avais été informée, je l'aurais pris en compte. Je ne serais peut-être pas allée à l'hôpital tout de suite. Enfin voilà, c'est tout un tas de trucs qui fait que... Voilà, ça m'a un peu contrariée. Peut-être que ça a un petit peu joué dans mon travail aussi, je ne sais pas. Bref. Donc on est rentrés. Là par contre, là par contre, j'avais déjà très mal, mais là tu sais ce que c'est, là tu sais ce que c'est, la douleur dont toutes les femmes parlent, des contractions vraiment douloureuses, et mine de rien j'avais quand même des contractions depuis 6h du mat. qui était quand même un intervalle assez proche. Et là, l'intervalle, il se rapprochait. Enfin, je veux dire, presque entre tes contractions, t'as encore mal, en fait. T'as presque plus de break. Donc je suis rentrée, je me suis tout de suite mise dans le bain. Et là, j'avais mal dans le bain, je me souviens. Je suis restée. Et en fait, je restais tellement longtemps dans le bain que l'eau, elle devenait tiède, froide presque. Et je me souviens que j'avais trop froid, j'avais des frissons et tout. Et en même temps, tu mets tellement de temps à sortir de ton bain que t'as froid, en fait. Et en fait, à chaque fois que j'ai pris le bain, pareil, je suis restée tellement longtemps à chaque fois. Que l'eau devenait tiède et qu'à chaque fois, il fallait que je me réchauffe en mode douche avec de l'eau chaude. Je me souviens que... Enfin, je ne sais pas, c'était des petits détails, mais c'est vrai que... Ouais, c'est pas facile de sortir de son bain quand on a des contractions, il faut le savoir. On dit, prenez le bain pour vous relaxer et tout, mais c'est pas simple. Surtout quand t'as pas une baignoire faite pour, en fait. On est rentrés vers 22h, du coup, il était 22h. Ouais, on est partis de l'hôpital, il était 22h. Je me suis rendue à regarder. Et là j'avais mal, j'avais mal, mon pauvre Gugu savait plus quoi faire pour moi, il m'aidait, il me faisait un peu des massages et tout, franchement il a été incroyable. Pendant tout l'accouchement c'était vraiment mon repère, c'était vraiment mon rock quoi. À ce moment-là je commençais quand même à être dans une autre sphère et lui c'était toujours un petit peu mon ancrage dans la réalité et dans ce qui se passait dans le présent quoi. Et donc là j'ai dit j'ai mal, j'ai mal et tout, donc j'ai tenu, j'ai tenu et là... Vers 2h du matin, je disais, vas-y, on y va. Là, je savais que je ne reviendrais pas sans bébé dans l'appart. En fait, c'est bon. Au bout d'un moment, tu sais. Et là, par contre, j'avais très très mal. Et je me suis dit, quand on était dans la voiture, j'avais tellement mal, j'ai dû mettre comme ça le dos à la route sur le siège. Comme ça, là, vraiment, je ne répondais plus de rien. C'est bon, j'étais partie. Et je me souviens, je me souviens, je disais à Gus, ralentis, ralentis, j'ai une contraction et tout. Le pauvre il était que à 10 kmh, j'avais l'impression qu'il allait super vite, que la voiture elle faisait comme ça alors que la voiture elle est quand même assez stable. Et j'avais l'impression, j'étais là mais ralentis, t'es sur des daudanes, y'a des bosses et tout. Le pauvre vraiment il faisait ce qu'il pouvait, à un moment je lui dis arrête-toi, arrête-toi, il y avait une voiture derrière lui, il pouvait pas s'arrêter, j'étais là stop, stop. A chaque fois qu'on repasse par ce chemin et repense à ce moment je lui dis arrête-toi et tout, il s'était mis sur le côté, j'étais là allez on repart et tout. Tu les préserves pas les peaux. Mais je ne l'ai pas insulté. J'étais pas du tout dans un mood où je l'insultais. Plus, il était à ma disposition. Fallait qu'il comprenne que j'ai mal. Mais lui, je l'ai pas insulté. Comme je disais, c'était vraiment mon seul repère. Ça m'a tellement fait du bien qu'il soit là, franchement, force à toutes les femmes. Pas qu'à couche seule, je sais pas si ça arrive beaucoup, mais vraiment force à vous, parce que ça m'a fait beaucoup de bien d'être avec lui, d'être accompagnée. Oula, le bébé, il bouge. Et donc, on arrive pour la troisième fois à l'accueil. Et là, par contre... Là je ne peux plus parler, j'étais accroupie comme ça sur le comptoir. Je me souviens en plus elle m'a commencé à me poser des questions qu'on m'avait déjà posées la première fois où j'étais arrivée. J'avais un bracelet et tout et elle me parlait et je ne lui répondais pas en fait. Je me souviens à peine, j'avais une contraction dans le couloir et j'étais là. Franchement je ne répondais plus de rien quoi. Là on avait appelé donc ils nous avaient déjà préparé la salle, donc la salle où j'ai accouché. Et du coup, c'était Yasmine qui était revenue et elle dit « Mais c'est bien, bravo, vous avez tenu 4 heures. » Parce qu'au final, de 22h à 2h, j'avais quand même tenu un peu chez moi pour que le travail avance. Elle était trop mignonne, elle était là « Bravo, bravo et tout, c'est trop bien que vous ayez tenu aussi longtemps. Donc maintenant, on va faire le monitoring comme d'hab. » Et du coup, à ce moment-là, je lui dis « Par contre, s'il vous plaît, je dois faire le monitoring sur un ballon. Je ne peux plus m'allonger. » En fait, être allongée, c'était juste plus supportable. Je devais être sur mon ballon toujours dans la même position que toute l'après-midi. Ah oui, et aussi important, quand je suis sortie de la voiture, au moment d'aller, je me suis dit, si là, elle me dit que j'en ai encore pour 8 ou 12 heures, je pense que je vais prendre la péridurale. Là, vraiment, dans ma tête, j'ai commencé à me dire ça parce que j'étais épuisée. Ça faisait 20 heures que j'avais des contractions, que j'avais mal. 20 heures, c'est long quand même. Et 20 heures de travail et tout, avec des contractions, au bout d'un moment, t'as même plus de soulagement entre les contractions. En fait, vraiment moralement, là, j'ai senti qu'il y a eu un petit point de bascule où je me suis dit, là, le discours du corps médical va être hyper important. Et en même temps, je me suis dit, en fait, si je n'ai pas l'énergie dans 8 heures, 12 heures de faire sortir mon bébé et qu'il finit par être en détresse respiratoire ou je ne sais pas quoi, et je ne sais rien, qu'il faut faire une césarienne, moi, en fait, c'est ça qui me stressait. Je me suis dit, il faut peut-être qu'à un moment, je me repose un peu parce que si là, le truc dure encore 12 heures, Moi, j'aurais été à bout de force, en fait. J'aurais pas pu le sortir, le petit bébé, quoi. Donc, c'est ce qui a commencé à émerger dans ma tête. Donc, en fait, le diagnostic qu'allait faire le corps médical à ce moment-là allait vraiment décider de si je prenais la péridurale ou si je continuais dans mon projet, etc. Je l'ai pas dit à Gus, ça, je crois. Je me l'étais dit dans ma tête, mais en fait, je pouvais tellement pas parler que c'était dans ma tête, c'était assez clair. Et donc, je... Elle me fait le monitoring, tout va bien, heureusement. Tout allait bien pour le bébé à chaque fois, à chaque monitoring. Lui, il était en forme. Donc là, elle me dit, elle regarde mon col et elle me dit, là franchement, je pense que ça peut... Alors, j'étais à 5 cm. Elle m'a dit, vous êtes à 5 cm, mais c'est pas non plus énorme. D'ailleurs, je me suis trompée, je crois que j'étais à 3,5 cm quand j'étais à 21h. 3,5 presque 4. Elle m'avait dit, si ça avait été 4, peut-être que je vous aurais gardé, je crois que c'était ça, et là j'étais à 5, mais c'était un petit 5. Donc elle m'a dit, honnêtement, c'est un premier bébé, là ça peut encore durer 8-12 heures. Et là je me suis dit, bah, non mais 8-12 heures, je peux pas tenir en fait, ça se trouve, en fait, ce moment, ce moment de mon accouchement, c'est le moment auquel je repense beaucoup, et qui me, je sais pas si on peut dire traumatisé, mais qui me travaille beaucoup, et je me dis, ça se trouve. Si j'avais pas dit péridural à ce moment-là, peut-être que mon accouchement aurait été plus court, peut-être que j'aurais pu aller jusqu'au bout si j'avais eu une sage-femme qui m'avait vraiment dit « Bon bah allez Léa, c'est possible que ça aille vite ou c'est possible que ça soit long les deux. » En fait, elle voyait à quel point j'avais mal et je pense que c'est peut-être pas comme ma sage-femme de la maison de naissance qui est habituée forcément à faire des accouchements naturels, physiologiques. Et bien à ce moment-là, elle a peut-être pas eu le discours qui... qui m'a découragée en fait dans mon projet, et vraiment je lui jette pas la pierre, parce qu'elle voyait à quel point j'étais en douleur, et elle respectait mon choix, elle m'a dit si vous voulez je peux vous repréparer un bain, mais je pense que là vous en avez marre des bains, enfin elle voyait comment j'étais, et j'ai dit bon bah je prends la péridurale, mon copain à ce moment là pareil, il était pas là à dire non Léa, rappelle toi ton projet, pas du tout, il voyait à quel point je souffrais depuis des heures, et lui s'il y avait quelque chose qui pouvait me soulager, je pense que voilà, dans les deux cas il aurait respecté mon choix, Mais voilà, il a compris aussi que je voulais la péridurale. Et moi, je me suis toujours dit, je ne serais pas bornée. Je veux dire, si à un moment donné, je sens que j'ai besoin de ça, je vais la prendre, en fait. Je ne suis pas non plus bornée, têtue. Encore une fois, le bien-être de mon bébé, c'était plus important. Et là, je me sentais déjà un petit peu à bout de force. Donc voilà, je me suis dit, si ça peut me soulager quelques heures, allons-y. Sachant que aussi, j'étais incapable... Vraiment, je pouvais à peine parler. Je dis ça, mais... Je me suis dit, bon bah allez-y quoi, presque, j'étais presque, j'avais plus de force en fait, donc je me suis dit, allez-y, presque faites ce que vous voulez de moi là, j'avais atteint un peu ce stade où je vous fais confiance en fait. Moi, j'ai jamais accouché, je suis fatiguée, c'est tout ce que je sais, je sais pas l'effort que ça demande à la fin, enfin, j'ai entendu dire que l'effort était très très intense sur la fin, quand tu dois faire sortir le bébé, donc voilà, j'ai dit, bon bah allez-y. Donc la anesthésiste est venue hyper rapidement, ça c'était appréciable parce que j'ai pas dû attendre 30-40 minutes encore. Une fois que j'avais pris cette décision, j'avais envie qu'on me la mette en fait. Donc on m'a mis la charlotte, elle m'a mis le cathéter là parce que du coup j'étais officiellement prise en charge à l'hôpital. Elle avait du mal à trouver ma veine, donc elle s'est reprise à deux fois, donc pareil ça ça m'a fait mal. Là à ce moment là j'étais vraiment une loque humaine, genre j'étais là comme ça, j'avais pas bougé de mon ballon. Et du coup, après, elle m'a mis... Bon, je vais abréger. Elle a mis la péridurale. Et oh my god, ça m'a fait trop mal. Genre, franchement, ça m'a fait trop mal. J'avais pas peur de la péridurale. Mais en fait, j'ai senti que ça faisait un truc dans mes nerfs. Je me souviens pas de la douleur des contractions. Mais je me souviens de cette douleur particulière de l'aiguille de la péridurale, en fait. Donc, elle m'a mis. Ah, ça m'a fait mal. Là, je me souviens, je crois que j'avais mal. J'ai dû crier un peu. Pas crier, mais j'étais... Douleur, douleur. Ah oui ça aussi par contre faire du bruit Faire du bruit pendant les contractions Alors aucune gêne Alors ça je m'en fiche complètement Ça de toute façon je m'étais dit Si il faut que je fasse Je faisais ça Comme ça je faisais ça beaucoup Même après c'était un peu plus sonore Rien à faire, rien à foutre même Bref voilà du coup ils m'ont mis la péridurale Ils m'ont posé dans le lit et à ce moment là J'ai dormi deux heures Je sentais plus rien, d'un coup je sentais plus rien C'est quand même assez fou Donc j'ai dormi deux heures, mon pauvre Gugul il était sur une sorte de fauteuil, je pense que lui il a pas trop dormi. J'ai pas trop mangé durant la journée et j'ai essayé de boire de l'eau mais c'est vrai que je pense que j'ai pas suffisamment bu. Bref. Ah oui et elle me dit bon bah voilà vous pouvez vous reposer on revient dans quatre heures. J'étais genre dans quatre heures mais c'est super long quatre heures quoi. Ça durait combien de temps cet accouchement encore ? J'étais là genre mais c'est pas possible quatre heures. Ah oui parce qu'il y avait le changement de service. Donc en fait elles m'ont présenté les deux sages-femmes qui allaient prendre le relais de Yasmine parce que Yasmine elle avait fini son service de nuit à rentrer. Et du coup, c'était Camille et Cécile. Donc, elles étaient deux à prendre en charge. Et donc, je me suis dit, bon, à priori, c'est avec elles que je vais accoucher, quoi. Elles étaient trop mignonnes, mais elles étaient toutes jeunes. En fait, il faut savoir qu'à l'hôpital du Chuve, c'est un hôpital universitaire. Donc, c'est très possible que tu aies souvent des étudiants, en fait, qui s'occupent de toi. Enfin, elles se sont présentées. Je crois qu'après, elles sont reparties. Elles ont dit, on revient vous voir tout à l'heure. pour voir un petit peu si on vous mobilise, parce qu'elle savait que j'avais à la base mon projet physiologique, donc elle voulait faire une péridurale micro-dosée pour que je puisse quand même être mobilisée, bouger. Et vu qu'au final, elle voulait faire avancer le travail, elle voulait un peu me mobiliser en fait, me mettre à la verticale, même me faire marcher un peu sur le ballon et tout. Et donc elles sont revenues pour ça, elles m'ont redressée, parce que j'étais un peu allongée, elles m'ont redressée du fauteuil et là j'ai fait une chute de tension. Moi personnellement, je ne l'ai pas trop trop sentie, mais en fait, elles ont regardé et sur le monito, je crois que j'ai fait une grosse chute de tension. Il faut savoir que j'en ai fait quelques-unes durant ma grossesse, je n'avais pas une tension très haute de base, mais là du coup elles m'ont tout de suite rallongée, et elles ont dit du coup non on ne va pas vous mobiliser, et aussi je crois qu'elles ont fait la péridurale un petit peu trop forte, donc elles se sont dit on va appeler l'anesthésiste, on va baisser la péridurale pour que ça baisse un peu, et donc à ce moment-là j'ai fait ma chute d'intention, donc je n'ai pas pu être mobilisée. Et je sais plus trop ce qui se passait dans mes contractions à ce moment-là, mais je crois qu'elles étaient pas hyper régulières. Parfois c'était un peu plus resserré, parfois c'était un peu plus long. L'intensité, je saurais pas trop dire du coup, parce que je les sentais pas. Je les sentais pas là, à ce moment-là je les sentais pas. À partir de ce moment-là, je sais plus exactement l'ordre, les horaires et tout, mais c'est pas très grave en soi. Ah si, au moment où ils ont voulu poser la péridurale, il y a un mec qui arrive, qui est gynécologue. Francesco parce qu'on va le revoir ce Francesco et là il commence à me parler d'une étude qu'ils veulent faire au CHUV il était là oui en fait c'est une étude j'avais trop mal on m'avait pas encore posé la péridurale à ce moment là il était là oui c'est pour une étude en fait parce que pour les hémorragies à la délivrance on fait une étude des statistiques et tout il commence à me dire tout ça et déjà moi il me parle d'hémorragie à la délivrance frérot je vais accoucher dans quelques heures t'es en train de me parler d'hémorragie c'est quoi ton problème et tu sais j'étais là j'étais encore à moitié dans ma bulle fois aujourd'hui. complètement ailleurs et il me parle de ça est-ce que ça vous intéresse de faire cette étude et j'étais genre non non genre je crois que je lui ai trop mal parlé j'avais presque envie de lui dire mais dégage mec je sais plus je crois qu'elles ont voulu en fait le travail ça allait pas très vite en fait ça allait pas assez vite et donc elles se sont dit elles m'ont dit qu'elles allaient mettre un peu d'ocytocine donc pour accélérer le travail parce que vu que j'avais pas pu être mobilisée je pense que du coup ça a pas aidé mon travail en fait tout simplement et du coup elles ont dit bon on va vous mettre un petit peu d'ocytocine Je sais pas quelle heure il était. Il était peut-être 9h, 10h, je sais pas. Ah, bébé. Chmouki est réveillé. Bon, bah le petit s'est réveillé. Et il tête. Bon, voilà. Regarde-moi chouchou. Peut-être que ça va s'entendre. Je sais plus où on en était. Je raconte ton accouchement, mon bebs. Enfin, ta naissance plutôt. C'était plutôt mon accouchement. Ça a de nouveau coupé parce qu'il y avait plus de batterie. Donc, la batterie est chargée. Bébé a mangé. J'ai mangé. Bébé dormait. Bébé se réveille. Donc, on va voir où on en est. Donc on a voulu me remobiliser et ensuite je crois qu'il fallait me refaire un monito, donc on m'a remis allongée. Et à ce moment-là, ils voulaient aussi vérifier dans quelle position bébé était. En fait, ils n'arrivaient pas à savoir s'il avait la tête qui regardait vers le ciel ou s'il avait le visage vers le bas. En fait, quand ils ont le visage vers le ciel, c'est beaucoup plus long et beaucoup plus compliqué de les faire sortir que s'ils ont la position, on va dire classique, il faut qu'ils aient la tête en bas qui regarde vers la colonne vertébrale, visage vers colonne vertébrale. Et en fait, elles n'arrivaient pas à savoir, et c'est pour ça aussi qu'elles voulaient mobiliser, pour s'assurer que bébé s'engage dans la bonne position. Elles ont fait venir notre gynécologue, Francesco, pour qu'il vérifie, je crois, avec une échographie, en fait, qu'il fasse une échographie. Donc Francesco arrive, et il faut savoir que je recommençais à bien sentir mes contractions à ce moment-là, parce qu'ils avaient baissé la péridurale, parce que c'était appréciable, à chaque fois, ils voulaient vraiment... faire en sorte que mon projet, même s'il était un peu tombé à l'eau, soit quand même respecté dans le sens où je voulais sentir ce qui se passait. Et là, à ce moment-là, j'avais mal. J'avais quand même très mal. Et j'étais de nouveau dans un truc où je n'arrivais pas à parler, je ne pouvais pas trop communiquer et tout. Et ce Francesco, on n'a pas commencé dans les meilleures conditions, lui et moi. Il me disait de me mettre dans une position, mais je ne pouvais pas me mettre dans cette position. Je ne sais pas, il me demandait de me mettre sur le côté où je ne sais plus. Et j'avais trop mal. En fait, je n'arrivais pas à accéder à sa demande. Et lui, il commençait à stresser parce qu'en fait, il n'arrivait pas à avoir la position du bébé. Il était là pour ça et je sais pas, il arrivait pas à voir et je pense qu'il commençait à paniquer parce qu'il aurait aimé que je me mette dans une certaine position mais frérot je suis en train d'accoucher, j'ai très très mal, en fait je ne peux pas être dans la position idéale quoi, à un moment il faut aussi s'adapter quoi. Et donc il a pas su dire si bébé était dans la bonne position ou pas, donc les sèches-femmes non plus, donc je crois que ça les inquiétait un petit peu et ils ont fait venir la chef de service du coup qui est venue un petit peu plus tard et qui a regardé et qui a du coup confirmé qu'il était dans la bonne position, donc ça c'était cool. Le travail continuait, je saurais pas vous dire quelle heure il était Quand Yasmine était partie, j'étais à 5-6 Ma DAD a dit je vais dire au personnel médical que vous êtes à 5 Comme ça ils enclenchent pas une autre procédure de je sais pas quoi Donc quand Yasmine m'avait vue pour la dernière fois j'étais presque à 6 Ou 7, en fait je sais plus 7 parce que le travail commence à 7 Donc je devais être un petit 7 et du coup elle a dit que j'étais à 6 Comme ça j'avais encore le temps et ils enclenchaient pas tous les trucs qu'ils devaient enclencher Du coup là je crois qu'à ce moment là je commençais vraiment à être à 7-8 probablement et le travail avait commencé, donc elle s'est dit ah trop bien le travail commence, c'est trop une bonne nouvelle ça peut encore durer des heures mais quand même le travail était avancé donc en fait elle voulait continuer à mobiliser sauf que je ne pouvais plus je sais pas, ma jambe droite elle n'était pas mobilisable donc en fait elle m'a mis dans la position à 4 pattes mais sur le lit et vu que le lit était dans cette position j'étais à 4 pattes pour me redresser du coup je suis restée comme ça et j'avais ma playlist toujours ma playlist qui était en fond et j'ai un super souvenir de ce moment là où il y avait mon gugu avec moi qui me massait derrière parfois il était devant Et moi j'étais dans ma playlist et je crois qu'il y a beaucoup de temps qui est passé à ce moment-là, ils nous ont laissé tous les deux. Et je me souviens j'avais ma musique planante et je respirais, je sentais mes contractions, je pense que je les sentais moins que si je n'avais pas la péridurale, mais je les sentais. J'avais quand même ce travail de, ça me faisait mal, j'avais mal et il fallait que je continue tout mon travail que j'ai commencé à faire des heures avant. Et j'ai un super souvenir de ce moment-là, je pense que Guyu aussi, c'était vraiment cool. Et en fait on sentait que ça commençait à être la fin en fait en gros. On attendait un peu le moment où je pourrais commencer à pousser en fait. J'ai oublié de préciser un truc. Deux trucs. Ma poche des os avait fissuré pendant que je dormais. Donc après la pause de la péridurale, ma poche des os a fissuré à ce moment-là. Je me souviens en dormant, j'avais senti un truc un peu liquide mais j'avais oublié. Et ensuite les sages-femmes étaient venues et elles ont dit « Ah mais votre poche des os a fissuré » . Mais elle n'avait pas complètement fissuré. Apparemment tu as genre deux membranes et c'était qu'une des deux membranes qui avait fissuré. Et donc à ce moment-là, ils ont commencé à me donner des antibiotiques parce que j'ai le streptococke B, je suis porteuse du streptococke B, c'est un truc qu'on dépiste pendant la grossesse, en fin de grossesse, c'est une sorte de frottis en fait et c'est quelque chose que le bébé peut attraper au moment de la sortie par voie basse, donc c'est pour ça qu'on donne des antibiotiques une fois que la poche des os est fissurée pour éviter que le bébé attrape ce... truc parce que ça peut créer des infections graves derrière. Il peut l'attraper même si je suis sous antibiote mais les chances sont très minimes et en plus d'avoir l'infection grave c'est encore plus minime mais dans le doute en Suisse en tout cas ils préfèrent mettre les antibiote. À un moment donné vers la fin elles ont dit pour encore une fois permettre le travail d'accélérer parce que là ça faisait je sais pas plus de 30 heures en fait que j'étais en travail et à un moment donné je pense qu'elles aussi elles avaient peur que bébé commence un petit peu à fatiguer etc. Pour le moment, son cœur allait super bien. Donc ça, c'était trop bien. Parce que c'était vraiment juste ce que je voulais entendre. Et donc, elles ont dit... À chaque fois, elles me demandaient mon consentement. Pareil pour l'ocytocine et tout. Elles m'ont demandé, est-ce que vous êtes d'accord qu'on vous fissure la... Ah, t'es sois mon bébé. Ah, t'es amour mon bébé. Elles m'ont demandé, est-ce que vous êtes d'accord qu'on vous casse la dernière petite membrane. Donc je dis, oui, oui, allons-y, quoi. C'est bon, on n'est plus à ça près, tu vois, maintenant. Et donc elle l'a fait. Après voilà, je sais qu'elles attendaient, je sais pas exactement ce qu'elles attendaient. Je crois qu'elles attendaient que bébé descende. Donc moi je restais dans cette position un peu pour que la gravité l'aide. Là pareil, je sentais mes contractions. J'ai quand même ce truc où même si j'avais la péridurale, j'ai quand même senti le travail. Surtout à la fin, j'ai peut-être pas senti au maximum, probablement. Enfin c'est sûr que non. À un moment, elles ont dit bon bah on va commencer à pousser. Donc mon gugu il s'est mis derrière. J'étais toujours comme ça, là, dans cette position. Et donc, elles disent... En fait, il faut pousser pendant les contractions. Et moi, je sentais quand j'avais mes contractions, même si j'avais la péridurale. Donc, elles se disaient, c'est trop bien que vous sentiez les contractions. Ça veut dire que j'étais active dans le travail, dans la poussée et tout. J'étais pas juste là à attendre que ça se passe. Et c'est vraiment ce que je voulais, en fait. Et donc, au moment des contractions... En fait, moi, j'avais vu que quand ils... Quand on pousse, il ne faut pas faire comme ça. Au contraire, il faut faire plutôt à l'expiration. Enfin, c'est ce que j'avais cru comprendre, en fait. Pas retenir son souffle. Et en fait, moi, elle m'a dit que c'était le contraire. Qu'il faut bien, genre, au moment de... Genre, on arrête de respirer ou je ne sais pas comment on dit. Et surtout, il ne faut pas garder dans la gorge. Il faut vraiment concentrer toute son attention en bas. Et vraiment se concentrer sur le fait de pousser, en fait. Et ce n'est pas si simple. Parce qu'on a tendance à faire... Et du coup, de le faire dans la gorge. Et non, en fait, il faut vraiment... vraiment genre à faire en bas. C'était quand même assez bestial à ce moment-là, c'était à poil comme ça. J'avais quand même une chemise, la chemise d'hôpital, mais t'en as plus rien à faire de rien. Franchement, j'avais plus aucune pudeur, plus rien. Je devais avoir sûrement un peu les fesses... J'étais peut-être à poil à ce moment-là d'ailleurs. Je crois que j'étais à poil. Enfin, je sais même plus. Du coup, je poussais, je poussais et... Et ça descendait pas vraiment, mais j'ai déjà beaucoup poussé. Franchement, on était à 34 heures de travail, donc je pense qu'on pouvait dire que je commençais à fatiguer. Et donc, elles ont dit, bon, peut-être vous mettre dans la position allongée, en fait, la position gynécologique, avec les pieds comme ça. On va voir si ça marche mieux, parce que là, ça marche pas trop trop dans cette position. Mais voilà, elles avaient encore laissé ouvert le fait qu'on teste plusieurs positions, en fait. Du coup, je me suis mise comme ça, et donc pareil, aux contractions, je poussais. Et là, en fait, ça marchait mieux. Mais là je me souviens, mon gugu qui était à ma droite, il était là, vas-y c'est bien et tout, il m'encouragait, moi j'étais là, mais quand est-ce que ça se finit, c'est pas possible. J'ai tellement poussé en vrai, j'ai tellement poussé. Et en fait à chaque fois je devais faire trois poussées pendant la con... Et à un moment en me retournant, quand je suis passée de la première position à la deuxième, je sentais qu'il fallait que je pousse et même si ce n'était pas une contraction, je me suis dit qu'il fallait que je pousse, qu'il fallait que je pousse, mais pousser, pousser et tout, donc je poussais, comme ça. Après on était dans l'autre position et je crois qu'à un moment je fatiguais un peu et je poussais dans la gorge, j'hésitais à dire non Léa, c'était mieux avant, il faut que vous poussiez en bas, il faut que vous poussiez en bas, et j'étais là mais je ne vais jamais y arriver, vraiment j'étais désespérée un peu, je n'ai jamais y arrivé, je suis crevée, je n'en peux plus, je n'arrive plus à pousser comme il faut et tout. C'était là, mais si, vas-y, Guigui, vas-y, mon doudou, c'est trop bien et tout. Et donc, je poussais. Et après, j'avais les jambes comme ça. Et après, il y a la puricultrice qui est arrivée, qui accueille le bébé une fois qu'il sort. Et là, elle a pris les choses en main. Elle, tu voyais qu'elle avait plus d'expérience. Elle a pris ma jambe. Et pendant que je poussais, elle compressait le genou comme ça sur moi. Ça marchait hyper bien. Ça faisait super mal. Super mal, c'était pas le truc le plus agréable, sachant que t'as le bébé qui sort comme ça Et elle disait à mon copain un peu de faire la même chose Sauf que forcément lui il y allait moins fort qu'elle parce qu'il avait peur de me faire mal ou je sais pas quoi Alors qu'elle, elle y allait C'est hyper reconnaissant qu'elle soit arrivée à ce moment là Ça a vraiment fait avancer le travail, le fait qu'elle soit là et qu'elle prenne un peu les choses en main Qu'elle me dise quoi faire, à quel moment et tout Du coup je pousse et après au bout d'un moment, je crois qu'elle dit Ah on voit les cheveux, est-ce que vous voulez toucher le truc que tu vois dans toutes les vidéos, le truc super cliché J'étais là Non je crois pas je crois que ça va trop me déconcentrer Je vais continuer à pousser Je sais pas j'étais tellement dans mon truc Et elles ont rigolé elles ont dit bon d'accord On continue et tout Et qu'est-ce qu'il me fait pas mon gugu Et là je vois il commence à aller A voir à regarder Moi je ne pensais pas qu'il allait regarder C'est un truc qu'on a jamais discuté de ça parce que je ne pensais pas Qu'il allait regarder La sortie du bébé Bon au final sur le moment J'étais pas là Agus revient pas du tout Il était toujours avec moi mais genre il s'est mis derrière parce que Merci. Là, il arrivait. Au final, ça ne l'a pas traumatisé. Enfin, ça l'a traumatisé, ça l'a marqué, mais dans un bon sens. Je crois qu'il m'a dit, c'est un truc dont je me souviendrai toute ma vie, mais positivement. Il n'a pas l'air complètement dégoûté. C'est le fait de voir le bébé sortir, le changement de couleur du bébé une fois qu'il sort. Enfin, tout ça, il m'a dit qu'il se souviendrait toute sa vie. Et je pense qu'au final, c'est cool pour lui d'avoir regardé. Et donc, bref, on revient. Donc, je pousse, Vraiment, je commence à désespérer. J'ai une frustration. un peu genre en mode mais on me dit pas ce qui se passe j'ai l'impression que la tête elle arrive jamais alors qu'en fait apparemment ils m'ont dit qu'ils voyaient la tête que la tête elle arrive et tout ça mais moi j'ai l'impression qu'on me l'a pas dit tellement j'étais en mode fusée sur un je sais pas où et donc au final je crois que la tête a commencé à sortir mais moi j'avais pas capté qu'elle commençait à sortir et après ils me disent bah la tête est sortie il faut encore faire une faut encore pousser un peu mais en gros la tête est là et genre je me souviens que Gus il était là oh et tout et la tête était là et après et après je me suis dit Bon maintenant il faut que je sorte les épaules et tout et j'ai fait une poussée et il est sorti. Oui mon doudou t'es sorti. Bah oui. Et il était tout, je sais pas après, en fait après ils me l'ont mis super vite sur moi. Et en fait je crois que la péricultrice a juste le temps de l'essuyer et me l'ont mis sur moi et il paraissait hyper propre, il était hyper propre. Il était pas du tout avec la substance, il était tout beau, il était tout propre, il était tout lisse et elle me l'a mis sur moi. Et il me regardait, il avait les yeux grands tout verts. Et ils me l'ont mis sur moi pour... Enfin, j'étais un peu comme là, j'étais complètement... Abasourdie, en fait, de ce qui venait de se passer. Je me suis fait la réflexion, je me suis dit, plus jamais, plus jamais, plus jamais je fais ça. Parce que ça m'avait... Ouais, j'étais complètement... Ouais, ils me l'ont mis sur moi et... Et après, ils ont attendu avant de couper le cordon. Après, Gugu, il a coupé le cordon. et après il faut qu'il prenne le téton qu'il essaie de manger assez rapidement il a trouvé le téton très rapidement un mister il l'a vite vu il a un petit peu bu, ça a marché assez bien je crois que ça a mis 15-20 minutes mais au bout de 15-20 minutes il t'était déjà mais il a pris les petites gouttes de colostrum et voilà il était né Donc je suis contente parce qu'il est né sans instrument. Au final, son cœur, il n'a jamais décéléré. Sauf un peu à la fin, mais je crois que c'est normal. Une fois qu'il est engagé, c'est un petit peu normal parce qu'il est compressé. C'est normal que les battements du cœur ralentissent. J'ai été bien bien déchirée. Parce que j'ai tellement poussé, je crois que... J'ai été déchirée d'intensité 2, je crois 2 sur 3. Devinez qui m'a fait les points de suture ? Francesco ? Donc j'avais les deux pattes en l'air complètement à poil ouvertes et Francesco m'a recousu pendant 40 minutes je crois ou je sais pas, j'avais plus de notion de temps. Et moi j'avais mon petit bébé mais j'avoue j'ai senti aucune douleur, alors c'est sûrement la péridurale. Mais encore on m'a dit ça va peut-être vous faire mal parce que c'est tellement des muqueuses, c'est tellement un endroit sensible que la péridurale. C'est possible que là ça fasse rien. J'ai rien senti parce que j'avais mon petit bébé, j'avais mon Gugu. Et bah ouais. Enfin c'est super fort comme moment. Je me souviens on avait nos familles, enfin Gugu il tenait au courant nos familles. Mais là il disait profitez du moment, vous tiendrez au courant vos familles plus tard. Alors que mon accouchement a quand même duré 35-36 heures et on n'a pas donné de nouvelles. Pas de nouvelles pendant. plusieurs heures, donc nos familles étaient un peu inquiètes. Mais bon, au final, tout s'est bien passé. Ça a juste été très très long, assez fatigant et... Ah mais j'ai même pas dit à quelle heure il est né, il est né à 16h32 du coup. À 16h32, le 1er mai, petit Oscar. On nous a fait manger d'abord, on nous a fait dîner, ça c'était super agréable. Là j'ai mangé, je me suis dit ça fait longtemps que j'ai pas mangé. Et donc, bah ouais mon doudou ! Après, on m'a emmenée dans une chambre avec une autre femme. Ça, c'était un peu dur parce que moi, à la base, je voulais une chambre avec Gus. On voulait aller dans... En fait, il y a une structure qui s'appelle l'hôtel des patients. C'est un truc où tu peux aller et tu peux être avec ton compagnon. Bref, il n'y avait pas de place ce soir-là. Je crois qu'il voulait me garder sous surveillance quand même parce que c'était long mon accouchement. J'ai eu des points. J'avais eu la péridurale, donc je ne pouvais pas marcher. normalement aller aux toilettes et tout ça donc voilà et du coup gus a pas pu être avec moi le premier soir j'ai pas pu me doucher forcément on m'a emmené il était 21h30 ou 19h30 mais gus avait dû partir à 21h c'était un peu dur la première nuit dans le sens où tu viens d'accoucher t'es quand même un peu perdue t'as ton petit bébé là à côté de toi c'est quand même complètement nouveau et je vous rappelle que je suis au niveau moins 5 des nouveaux-nés mais bon au final il y avait une infirmière qui m'aidait qui m'a aidé à le mettre au sein ça s'est plutôt bien passé il avait du mal à attraper le téton mais en vrai ça je vais peut-être pas en parler parce que sinon ça va être trop long mais voilà c'était mon expérience d'accouchement je pense que c'est encore très très frais quand même parfois je peux galérer à m'endormir parce que je repense à l'accouchement et au moment de la période du râle parfois je me dis et si et si j'avais mais c'est un peu stupide parce que le plus important je sais que c'est qu'il soit en bonne santé On est de retour avec la balance qui mange. C'est un beau souvenir. C'est fou quand même. Parce que j'ai beaucoup entendu, j'ai oublié la douleur. Mais en fait, c'est vrai, on oublie. On oublie complètement. On sait que ça fait mal, on sait que c'est un truc. C'est super intense et tout. Mais voilà mon expérience d'accouchement de mon petit bébé. Et je suis trop contente qu'on ait vécu ça avec mon gugu. C'était trop bien. En fait, j'en garde de bons souvenirs. J'y repense en le racontant, en revivant les événements et tout. N'hésitez pas à m'envoyer des messages pour me raconter vos témoignages, savoir si vous avez un peu vécu les choses de manière similaire ou pas. Je trouve ça cool de parler. de l'accouchement, de ce qu'il y a autour, de comment ça a pu se passer pour tout le monde. C'est important d'écouter les témoignages et de s'informer de ce qui peut se passer pour bien le vivre, tout simplement. Bonne journée à tous. Prenez soin de vous, prenez soin des autres et je vous embrasse. Au revoir. Au revoir.