- Speaker #0
Toulouse et moi, un podcast de la mairie de Toulouse. Nous accueillons aujourd'hui Gaëlle Vildary, présidente de l'association Les Jardins du Barry dans le quartier de la Cartoucherie.
- Speaker #1
Ça vient.
- Speaker #2
Tandis que les grosses petites comme tu en as vu, c'est encore rien.
- Speaker #3
Moi je me suis installée à Toulouse il y a deux ans et en arrivant dans le quartier, je suis tombée sur l'information en fait, comme quoi un jardin partagé était en cours de création et ça m'intéressait beaucoup en fait de participer. Au fil du temps, des rendez-vous, des rencontres, de la mise en place de l'association, je me suis impliquée et c'était aussi un moyen. pour moi de découvrir le quartier, de rencontrer des gens et puis j'ai pris goût. La mairie nous a accompagnés au démarrage pour constituer l'association grâce à l'intervention d'une autre association qui s'appelle Partageons les jardins. Donc on a été accompagnés, on a organisé des sessions de travail différentes. Une fois qu'on avait constitué, parce que c'est nous qui avons dessiné le plan du jardin, enfin à l'intérieur de l'espace qui nous était dédié, du coup à l'intérieur de ça on a vraiment dessiné l'organisation avec les souhaits, les désirs qu'on avait d'espaces de convivialité ou de stockage, etc. Et donc c'est dans la concertation avec la mairie ensuite que les choses se mettent en place. Et donc dans la mesure du possible, ils ont répondu à nos demandes pour que le projet puisse se réaliser. Vraiment, on avait très envie de travailler de manière collective. Donc on a décidé de gérer de manière le plus participative possible tous les aspects de son organisation. A l'intérieur de ça, on a constitué ensuite des groupes de commissions de travail pour s'organiser. Donc il y a une commission matérielle qui va gérer les outils, la mise en place technique. Par exemple, là on a réussi à récupérer des réservoirs d'eau. En fait, on avait un problème pour relier l'écoulement sur la toiture des petites cabanes dans le réservoir. Et voilà, donc la commission matérielle a bricolé tout ça pour que ça soit opérationnel.
- Speaker #4
J'ai raccordé là-bas un récupérateur d'eau de pluie et je l'ai raccordé ici. Ils avaient raccordé un peu avec les moyens de bord. Donc j'ai tout sorti avec mon collègue. On a raccordé celui qui est derrière dans notre cabanon. Et maintenant, je pique celui-là, on a acheté le matériel nécessaire. Et ça va économiser de l'eau, j'espère.
- Speaker #2
J'ai appris au niveau des eaux. Ah oui, oui, il est pris. Oui, il est pris. Oui.
- Speaker #3
Et donc il y a une commission animation, une commission adhésion, une commission règlement intérieur. Et donc on est tous censés participer. Et en plus de ça, on avait vraiment envie d'avoir une majorité de la surface de jardin collective. Donc on a la grande parcelle centrale qui est partagée avec tous les adhérents. On n'a pas divisé cet espace-là, mais on travaille tous ensemble et on a des rendez-vous pour travailler collectivement aussi, se rencontrer. Ça, c'est vraiment la part, pour moi, qui me tenait à cœur d'organiser des choses collectivement.
- Speaker #2
Comment on a semé l'adénaline ?
- Speaker #3
Tout autour, il y a des parcelles individuelles qui sont assez petites, qui font 10 mètres carrés à peu près, et que des adhérents, de manière individuelle, peuvent cultiver, dans le respect de plusieurs choses. 10 mètres carrés et donc sans pesticides, sans plastique, en permaculture le plus possible. Par exemple, sur des habitants de quartiers ou des voisins qui se connaissaient déjà, ils ont mutualisé eux aussi leur parcelle individuelle. Donc ils arrivent à, par exemple, plusieurs coupes sur 30 ou 40 mètres carrés. Et là aussi, on a une autre forme de partage qui est assez chouette aussi.
- Speaker #2
Là, je suis venue donner un coup de main sur la parcelle collective, parce qu'il y a toujours du boulot. On y vient régulièrement, on y vient tous les samedis, donc tous les samedis et tous les samedis. Et ensuite, moi j'ai une parcelle individuelle, donc je travaille aussi dans la parcelle individuelle. Donc là, je l'ai laissée hier. J'ai mis des semis, des radis, des… J'ai des pieds de framboises, de fraises.
- Speaker #3
Et puis le jardin, d'une manière générale, c'est super intéressant pour la diversité des publics qui y sont, des adhérents qu'on a, qui viennent d'un peu partout, de tout milieu, de toutes origines. Et du coup, c'est un vrai temps de partage et de curiosité et d'échange qu'on peut avoir. Déjà jardiner évidemment c'est une connexion avec la nature qui est évidente, c'est une connexion avec la temporalité que ce soit au niveau des saisons mais aussi au niveau du temps en fait les choses ont besoin de temps pour se faire et on est dans une société qui va tellement vite où on veut tout tout de suite et où on peut acheter un fruit ou un légume dans un supermarché qui vient du bout du monde on se rend compte. plus compte du temps dont la terre a besoin pour se régénérer et pour faire pousser les choses. Et puis la découverte avec toute la biodiversité et tout le cycle que ça représente, c'est-à-dire que ça ne pousse pas tout seul. Il va falloir y passer du temps, arroser, déflicher, accompagner la biodiversité, tous les insectes qui sont à l'œuvre pour préparer la terre, pour avoir des bons légumes, c'est aussi important. Et puis au-delà de ça, on est... humainement connectés les uns aux autres du coup parce qu'on travaille ensemble le plus possible et puis on partage des expériences, des façons de procéder et et on voit comment le sol, enfin la terre réagit ici et évidemment ça peut être différent ailleurs donc moi ça fait partie de toute cette richesse assez infinie je pense que j'en oublie une bonne partie.
- Speaker #2
On met une petite vanne et puis on voit tous les jours la feuille qui sort, c'est génial, c'est super ! On se donne des consignes, chacun dit ce qu'il a fait quand il est venu, il l'écrit dans un cahier, et après les autres disent ce qu'il a fait ici, il pourrait faire ça, il pourrait en faire plutôt des carottes, des manachais, des jardinières, donc chacun participe.
- Speaker #3
On était à 66 adhérents sur la première année d'activité, et là on vient de clôturer les adhésions pour la deuxième année, et on est à plus de 77 adhérents. On a l'intention dans le prochain projet pour le jardin, ça va être de mettre en place ce qu'on appelle les incroyables comestibles. À l'extérieur du grillage, à l'extérieur du jardin, on va cultiver toute une petite parcelle comme ça. Et donc les passants pourront se servir ou voir d'un petit peu plus près les légumes qu'on peut faire pousser dans le jardin. Donc voilà, c'est cette ouverture aussi qui nous intéresse. Et du coup, pour cette parcelle par exemple, Là, ça fait partie des accords qu'on a avec la mairie, puisqu'on est en convention avec eux. Ça fait partie des projets qu'on a dû obtenir, l'accord de la mairie, pour le faire. Et ça rentre aussi dans leur projet de partage, donc ça a fonctionné. Donc on va pouvoir mettre ça en place, tellement.
- Speaker #2
Et puis bon, ça a créé un lien social, parce que quand même, moi je ne connaissais personne dans le quartier. Et ça, j'avoue que c'est devenu... C'est un endroit où on fait des pots, on fait des repas partagés, on fait plein de choses. Donc, c'est super sympa. Ça fait partie du truc. En plus de manger des bons, je ne sais pas si j'ai oublié, mais c'est ancien. Quand on mange ces tomates, ces ravis, ces pochettes, rien à voir avec ce qu'on achète dans le commerce. Mais rien à voir. Donc, c'est ce que tu veux.
- Speaker #0
Toulouse et moi, un podcast de la mairie de Toulouse.