- Speaker #0
Là on a Guillaume, on va aller voir le but.
- Speaker #1
Et donc là on va monter.
- Speaker #0
On savait qu'on allait passer nos vacances là-haut, c'était la liberté. On allait jouer au foot toute la journée. Du coup, c'est vrai que c'est des souvenirs où on allait même passer la journée voir les animaux, les chatons, les cochons à la fer. Ils venaient traire les vaches derrière chez ma tante et on allait ramasser, avoir notre petite bouteille de lait frais le matin. C'était vraiment typique de là-haut, mais il y avait peu de... d'enfants à l'année là-haut, à part mes cousins et un ami à mon cousin. Mais du coup, c'était promenade. Ma cousine avait les chevaux, donc on allait faire du cheval. C'était vraiment des choses qu'on peut faire à la montagne et pas forcément en ville avec une autonomie où les parents nous laissaient les yeux fermés dehors.
- Speaker #1
Tout ? Toute une montagne ! Un podcast hyper rural sur nos voisines. Je crois que c'est une option qu'il faut proposer à toutes les femmes, une zone de solitude et de liberté. Je ne sais pas trop ce qui s'est passé, si j'étais quoi, mais je ne me suis jamais bien sentie en ville. Salut, nous sommes six copines à habiter une vallée bien perdue du sud des Alpes,
- Speaker #2
la Haute-Vallée-du-Var. Bon bah du coup, on a décidé de prendre le micro Pour la première fois de notre vie Pour aller rencontrer nos voisines Et faire entendre la vie des filles de notre coin quoi
- Speaker #3
Enfin une carte c'est bien Mais quand on sait pas où on est, ça sert pas à grand chose Bon on est complètement paumés
- Speaker #1
Quoi ? Une production d'Egypte à être voilue
- Speaker #2
Saison 1 Découvrir la vallée
- Speaker #1
Pour clôturer la saison 1, nous allons suivre Carole, une jeune infirmière qui sillonne la vallée au volant de sa voiture.
- Speaker #2
Elle a grandi non loin de Nice et a choisi de venir s'installer dans la vallée d'origine de ses grands-parents, où enfant, elle passait une partie de ses vacances.
- Speaker #0
Alors là on est sur la ligne droite de Pagnes, donc c'est la ligne droite d'arrivée avant Villeneuve d'Entronne. Donc on y voit le lit du Var avec toute la végétation, les aiguilles de pelins enneigées sur les hauteurs et après les hameaux qui sont sur les côtés. En fait Villeneuve est grand parce qu'en fait ça fait comme à Guillaume, il y a en fait des hameaux qui font partie de Villeneuve, donc tu as Bante qui fait partie de Villeneuve qui est perchée sur les hauteurs. T'as Villeneuve, le coeur du village, avec Le Clos qui est de l'autre côté du village et t'as Enox qui fait aussi partie de Villeneuve. Donc en fait tout ça c'est la même commune avec le même air. Le village. Quand tu regardes, c'est quasiment tout fermé en fait. Alors,
- Speaker #1
c'est là.
- Speaker #0
C'est en grandissant que j'ai redécouvert un peu le secteur parce que du coup l'été pendant mes études je travaillais à la crèche à Valbergue donc toutes les vacances scolaires et c'est là que j'ai vu et redécouvert le secteur qu'on nous racontait petit en fait parce que pendant quelques années on n'était plus trop monté Et après, en revenant, il y a des festins, on redécouvre les gens qu'on a vus petits. C'est à ce moment-là qu'on redécouvre tout. Vous vous voyez avec Joël ?
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
d'abord, je suis allée avec Bambol. Julien, il travaillait. On s'est rencontrés un été dans un festin. C'était le 15 août à Guillaume. Après, on s'est fréquentés, mais lui, il travaillait déjà ici. Sa famille était d'ici, donc il travaillait sur Valbergue. Après, il s'est établi à Guillaume. Il habitait déjà à Bouchanières et par la suite on s'est établi à Bouchanières. C'est un anesthésiant sur l'agence. Mais ça c'est pareil,
- Speaker #1
ça va être la même entrevue.
- Speaker #0
Après il faut voir un autre dentiste. Mais il contactait déjà Twet. Vous avez le numéro ?
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
J'en reparle même avec des amis parce que mes amis des fois montaient ici. Ils me disaient mais comment tu fais à vivre ici, c'est loin de tout, la route et tout. Mais je pense que c'est une habitude et c'est un cadre de vie aussi qu'on a voulu... Transmettre à nos enfants, et voilà, c'est une qualité qu'on n'a pas ailleurs. Comment ça se passe en bas, que vous rentrez dans des magasins. Ils sont même pas foutus de vous dire bonjour. Ici, on vous regarde avec le sourire, bonjour et au revoir, quoi. Je veux dire, ça c'est énorme déjà.
- Speaker #1
Il va falloir, ouais,
- Speaker #0
que je renouvelle. On est quoi, la mercredi ?
- Speaker #1
Oui. Je... Vous êtes là jusqu'à Caroline. Demain. Et à Pouetone, nous avons...
- Speaker #0
Caroline.
- Speaker #1
Demain, c'est quoi ? Non, demain,
- Speaker #0
c'est moi. On se voit demain ? Allez.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
oui, ne vous inquiétez pas, merci. Donc, on a fait l'avis de notre petite patiente et maintenant, on va monter direction Châteauneuf-d'Entreuil. Mon premier souvenir, c'est de revoir des anciens patients, du moins des gens que j'ai connus petites, et me dire, ah mais t'es infirmière, c'est toi la petite Carole qu'on a connue, et ça, ça fait bizarre. Te dire que la personne n'a pas changé physiquement, bon elle a pris un peu de l'âge, mais c'est les mêmes personnes que t'as reconnues petites, et du moins. Des fois ils vont même te dire, non tu vas pas me faire le soin, t'étais petite quand même. Non, mais ne vous inquiétez pas, je suis infirmière, je suis diplômée, il n'y a pas de souci. Et après, d'un côté, ça permet aussi de mettre les gens en confiance parce qu'ils nous connaissent. Et ça, ça a beaucoup joué aussi sur l'installation. Ce n'était pas une facilité, mais c'est vrai que ça a mis un lien de confiance et un climat de confiance avec les patients. Mais après, il fallait aussi montrer ses preuves et prouver que, voilà, j'étais plus la petite fille, mais j'étais Carole, l'infirmière, avec Caroline, et voilà, qui était installée en tant qu'infirmière. Souvent même ma grand-mère qui a grandi à Péonne et qui était élevée à Péonne, on te dit « ah, t'es la petite fille d'eux » et du coup ça permet aux gens « ah, je me souviens de ça » . Donc on n'est pas accueillis plus facilement, mais du coup ils ont une image de la famille à qui t'es rattachée. C'est beaucoup plus facile. Même maintenant, à l'heure actuelle, j'ai des patients qui me parlent encore de ma grand-mère. Et du coup, c'est différent. Je pense qu'une famille qui ne connaît personne et qui arrive ici sans connaître... On va dire que les gens ont plus de réticences ou ils sont plus fermés parce qu'ils ne les connaissent pas. Il n'y a pas une mentalité, mais il y a quand même une image très socialement distante avec les gens qu'on ne connaît pas. Souvent, c'est des gens qui savent à peu près. Moi, je l'emprunte tous les jours, donc je sais à quel endroit je peux reculer pour laisser passer quelqu'un ou avancer. Mais des fois, c'est vrai que c'est assez sinueux et étroit, donc du coup, on fait très attention. De ne pas rencontrer quelqu'un frontalement. J'ai Julien qui a été élevé par sa grand-mère, donc c'est un peu... L'homme ne fait rien, la femme fait tout en fait. Donc c'est un peu compliqué. Après j'essaye d'éduquer mes enfants un peu différemment. On va pas se le cacher. J'essaye de les faire participer aux tâches, mais c'est vrai que je pense que c'est un peu la mentalité qui était éduquée et inculquée. La femme fait tout, mais sauf qu'à l'époque les femmes ne travaillaient pas. Donc elles étaient entièrement dévouées au foyer, sauf qu'à l'heure actuelle les femmes travaillent. Donc c'est très dur par moments de se dire qu'il faut en rentrant faire le ménage, gérer les enfants, gérer la bouffe, le linge. Donc des fois c'est très chaud, mais après un petit coup de gueule de temps en temps ça fait pas de mal et ça remet un peu les choses dans son contexte. Donc voilà, toutes les petites ruelles, parce que c'est en étage en fait. C'est des maisons assez rustiques, faites de pierres grises, la plupart du temps c'est des pierres un peu d'ici, du coin. Mais après voilà, les maisons se font face à face, dans des ruelles assez... Bah en pavé, aussi les ruelles sont en pavé dans Châteauneuf. Donc voilà, ça dépend les villages, mais après c'est assez vieux quoi, c'est des vieilles maisons qui ont été resapées, soit par les familles, soit par les nouveaux habitants. Et du coup bah... C'est tout enfermé, quoi. Il n'y a pas grand-chose à Châteauneuf. Parce que là, si on traverse le village, je ne pense pas qu'on croise le grand monde. Il y aurait peut-être l'aubergiste, mais c'est tout. C'est le point de rencontre où les gens se retrouvaient. Donc c'est vrai que ça permet aussi de faire vivre les villages. Il ne faut pas se le rire. C'est un petit point de ravitaillement. Il y en a, ils te dépannent. Tu as oublié un truc, ils te dépannent. Le moment convivial, allez, on va boire l'apéro. Ou on va boire un coup l'après-midi. Ou les enfants veulent manger une glace, on va là-bas. Mais ça permet aussi de maintenir les villages. Je pense que... C'est le lieu un peu stratégique on va dire des villages vu qu'il n'y a plus de commerce à proprement parler. Là on va à droite. À proprement parler du coup alors c'est ici. Bonjour ! C'est Carole. Vous allez bien ?
- Speaker #4
Oui. Vous ?
- Speaker #0
Bon appétit ! Ça a été la nuit ? Chaque été, on y retourne. Peut-être qu'on fait moins de festins avec l'âge parce que du coup, c'est plus dur de récupérer quand on se couche tard. Et le fait qu'on ait des enfants maintenant, c'est vrai qu'on essaie un peu aussi de les... C'est préservé, mais maintenant, c'est même les enfants qui demandent si on va au festin, quand est-ce qu'on va au festin. Non, ça permet aussi de voir autre chose et voir un peu les activités qui se font dans les villages d'à côté pendant les fêtes patronales. Ça, c'est l'anticoagulant. Ça, c'est pour l'attention. Un vrai repas. Un vrai repas, un beau cocktail. Il y a eu des années où, par exemple, il y a quelques années, pendant quelques temps, Villeneuve d'Entrône, ça ne se faisait plus trop, donc c'est reparti, là. Mais c'est vrai que c'est toujours la même dynamique avec les trois jours de fête ou les deux jours de fête selon les villages, où tu as même la messe et on va dire des discours d'élus. Donc du coup, tu revois toujours les mêmes personnes qui perdurent chaque année. Tu vieillis, tu vois les gens que tu as connus un peu plus jeunes et qui sont toujours au même endroit au bar. Après, c'est bien aussi. C'est un moment de partage dans les villages différents. Il y a des gens qui n'attendent que ça, la fête patronale, pour pouvoir voir. Et du coup, partager à ce moment-là. Vous le buvez comme ça ? Parce qu'il n'en reste pas beaucoup. Je vais vous prendre un nouveau alors. Mais il en reste un peu. Après, je pense que chaque génération va dire, moi à mon époque, on faisait ci, ou on faisait ça, ou j'ai connu ci, ou j'ai connu là. Après, ça nous a fait nos souvenirs d'enfance. Mais c'est vrai que je pense que rien n'est éternel et chaque chose évolue. Donc du coup, nous, on a connu une génération avec notre vallée d'une façon. Les enfants connaîtront une autre façon de la vallée. Je pense que c'est à nous, en tant que citoyens et même en tant qu'élus, à préserver notre vallée, la développer dès qu'on peut et continuer le dynamisme qu'il a pour pas qu'elle meure. Est-ce que vous avez fait l'aérosol ce matin ?
- Speaker #4
Oui.
- Speaker #0
Je vous remets du produit, il n'y en a plus dedans. Est-ce que vous avez besoin de quelque chose d'autre ? Non ?
- Speaker #4
Oui,
- Speaker #0
vous allez vous mettre sur le lit ? Oui. D'accord. Bon bah je vous dis à demain, passez une bonne journée,
- Speaker #4
merci en tout cas.
- Speaker #0
Et donc là on voit la vue sur la vallée en fait de Guillaume. Donc c'est vrai que franchement on a une vue assez impressionnante dans tous les côtés. Ben du coup je suis souvent sur Bouches-Sagnard, non mais c'est vrai, après il y a des secteurs, c'est vrai qu'on a la chance d'aller ramasser des champignons, donc c'est vrai que des fois être en pleine forêt, dans un pré-allongé et regarder autour de nous tout ce qui se passe, c'est assez plaisant. Après on va faire des randonnées avec les enfants, on va skier même du coup, après on chasse, voilà donc oui on découvre des paysages où on connaît des secteurs, et puis après même quand Julien doit faire des parcs ou autre. Des fois, on transhume, donc on voit des paysages. On est en extérieur tout le temps, quasiment, donc c'est vrai que c'est plaisant. Il y a plein de secteurs à découvrir, des randonnées à faire qu'on n'a pas forcément fait. Même humainement, je pense que dans l'avenir, il y aura d'autres choses qui pourront se présenter à nous.
- Speaker #1
C'était Carole de Bouchanière, l'épisode 3 de notre première saison. Pour découvrir la vallée sous une autre oreille, on vous conseille, si ce n'est pas déjà fait, d'écouter les deux autres épisodes de cette saison 1.
- Speaker #2
La prochaine saison sortira à l'automne et d'ici là, n'oubliez pas que... que nous sommes ?
- Speaker #1
Toute une montagne. Un podcast hyper rural sur nos voisines.
- Speaker #5
Qu'est-ce qui te fait rester au village Bérénice ?
- Speaker #1
Je sais pas vraiment.
- Speaker #5
Il se trouve que nous avons un léger problème de nudistes révolutionnaires dans la région.
- Speaker #1
Pardon. C'est trop fort !
- Speaker #2
Une production des J-PETS voilues. Et pour préparer la prochaine saison qui racontera trois enfances différentes dans la vallée, voici en bonus une confidence de Carole sur son fils Maxime.
- Speaker #0
On est partis en classe colonie de vacances. Donc déjà, on a eu le droit à un sketch phénoménal parce qu'ils ne voulaient pas partir de ces montagnes. Non mais c'est grave, hein ? Donc ça a été une semaine de stress avant, de préparation. Donc ça s'est super bien passé, super content. Et là, pour le collège, il y a un événement l'année prochaine. Ils doivent partir peut-être au Portugal. Donc la prof faisait juste un questionnaire d'enquête. Et là, ça a été, non mais moi, je ne quitterai jamais Bouchanière. Je ne peux pas partir loin de mes montagnes. Donc il est déjà formaté. Il te dit, on part pas en vacances, on reste ici. Non mais il faut un peu couper. Non, c'est trop beau ici. Donc tu vois, il est déjà dans son truc.