Speaker #0Et si la version de toi que tout le monde adore, c'était pas toi ? Tu t'es déjà sentie invisible dans ta propre famille ? Pas physiquement invisible, mais comme si ta présence comptait pas vraiment. Comme si tout le monde avait un rôle, une place, une fonction. Et toi, t'étais juste là. Ou alors à l'inverse, tu t'es déjà sentie écrasée par les attentes ? Tout le monde compte sur toi, tu dois être forte, parfaite, toujours à la hauteur. Et si tu craques, tout s'effondre. Il y a un film Disney qui parle exactement de ça, qui a fait pleurer des millions de personnes, pas à cause d'une histoire d'amour, à cause d'une famille qui se fissure sous le poids de ce qu'elle refuse de voir. Bienvenue dans Tout fait sens, l'art de se comprendre. Aujourd'hui on parle du coup d'encanto, et on va parler de quelque chose que tout le monde vit, mais que personne ne nomme, le prix de la perfection. Le coup d'être la version de toi que les autres veulent voir, les rôles qu'on distribue dans une famille sans que personne ne s'en rende compte, et ce qui se passe quand tu oses enfin montrer ce que tu caches. Et comme toujours dans Tout fait sens, on va essayer de comprendre ce que cette histoire vient réveiller en nous, avec la numérologie, mais aussi avec un concept de psychologie qui s'appelle le vrai self et le faux self. Et en plus de ça, l'explication des archétypes familiaux qu'on adore dans nos histoires. Allez, on y va ! Pour ceux qui débarquent, voici l'histoire. Encanto, c'est un film d'animation Disney sorti en 2021, déjà, il y a 5 ans. L'histoire se passe en Colombie, dans les montagnes, dans un village isolé. Il y a des décennies, Abuela Alma fuait la violence avec son mari Pedro et leurs 3 bébés. Ils cherchaient un refuge. Et quand des hommes armés les ont rattrapés, Pedro s'est sacrifié pour les protéger. Et à ce moment-là, dans ce moment de douleur absolue, un miracle est né. Une bougie magique. Une maison vivante appelée Casita et une magie qui s'est transmise à chaque membre de la famille. Chaque enfant madrigal reçoit un don à ses 5 ans. Une porte magique s'ouvre et révèle leur pouvoir. Julieta guérit par la cuisine. Peppa contrôle la météo avec ses émotions. Isabella fait pousser des fleurs parfaites. Luisa a une force surhumaine. Dolores entend tout. Camilo peut se transformer en n'importe qui. Antonio. parle aux animaux et Bruno, Bruno voyait le futur. Mais on ne parle pas de Bruno. Tout le monde a un don, tout le monde a un rôle, tout le monde a une place, tout le monde sauf Mirabelle. Quand Mirabelle avait cinq ans, elle a touché la poignée de sa porte et rien. Pas de magie, pas de don, pas de chambre. Elle est devenue l'exception, celle qui vit encore dans la nurserie à 15 ans parce qu'elle n'a pas de vraie place. Et un jour, elle voit des fissures dans les murs de la casita. La magie faiblit, la bougie vacile, personne ne la croit, alors elle part chercher des réponses. Et ce qu'elle va découvrir, c'est que le problème, c'est pas la magie, c'est la famille elle-même. Construite sur un trauma, maintenue par le contrôle, une famille en train de craquer sous le poids de tout ce qu'on refuse de dire. Voilà l'histoire. Maintenant, laisse-moi te montrer ce que les nombres racontent. Évidemment, j'ai calculé les noms de chaque... personnages et ce que j'ai trouvé, comme d'habitude, ça colle parfaitement. Mirabelle, ça donne 33, qui se réduit à 6. Le 33, c'est un nombre maître, le guérisseur, celui qui guérit par l'amour, la vérité, la présence. Et le 6, c'est la famille, l'harmonie. Mirabelle, celle qui n'a pas de don, porte le nombre le plus puissant du film. Isabella, donne 22, qui se réduit à 4. Encore un nombre maître. Le 22, c'est le potentiel créatif, l'architecte de l'impossible. Le grand bâtisseur. Et le 4, c'est la structure, les règles, le cadre, le foyer. Luisa donne 17, qui se réduit à 8. Le 8, c'est la force, le pouvoir. Celui qui porte le monde sur ses épaules et qui croit que sa valeur se mesure au poids qu'il soulève. Bruno donne 25, qui se réduit à 7. Le 7, c'est celui qui voit ce que personne ne veut voir. La profondeur, la vérité qui dérange. Et qu'on exile pour ça. Le film Encanto donne 27, qui se réduit à 9, la fin du cycle, le moment de briser une chaîne pour que quelque chose de nouveau recommence. Et si ce n'était pas assez, leur nom de famille, Madrigal, ça donne 38, qui se réduit à 11, un troisième nombres maître. Le 11, c'est le nombre de l'intuition, de la vision, du pont entre ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas. C'est le nombre de celui qui perçoit les fissures, les non-dits, les vérités cachées. C'est le nom de toute la famille. Comme si le nom lui-même disait déjà que cette famille est faite pour voir au-delà des apparences, est faite pour porter cette magie. Et si on regarde vraiment tous ces nombres, on a déjà... Madrigal avec le 11, Isabella avec 22, Mirabel avec 33, les trois nombres maîtres de la numérologie sont réunis dans une seule et même famille. Et tout ça s'active avec le 33 de Mirabel, en voyant les fissures que personne ne peut voir. Maintenant qu'on a les nombres, il faut qu'on comprenne le système dans lequel ces nombres vivent. Parce que les nombres sont beaux, ils sont bien, mais le système qui les enferme, lui, l'est beaucoup moins. La première fois qu'on voit le film, on voit les dons dans la famille Madrigal. On voit que c'est pas forcément des cadeaux, que c'est des fonctions. Le miracle naît la nuit où Pedro meurt. Abuela se retrouve seule avec trois bébés et une terreur qui ne la quittera plus jamais. Et dans ce moment-là, la bougie s'allume. La magie arrive et Cassita se construit. Et Abuela fait ce que font les gens traumatisés. Elle transforme sa peur en contrôle. Plus jamais. Plus jamais la perte. plus jamais la vulnérabilité. Alors elle va créer un système. Chaque don est un poste dans ce système. Luisa protège, Isabella embellit, Bruno prévient les dangers, Julieta soigne, chacun a une mission. Et si tu sors de ta mission, tu mets le système en danger, tu mets la famille en danger et tu mets le miracle en danger. Pedro est mort pour cette famille, a la famille aujourd'hui de respecter et de faire que sa mort ne soit pas en vain. Et ce système, il a tenu pendant des décennies. Parce que tout le monde joue son rôle. Et à Boéla, elle veille. Pas par méchanceté, mais par peur. Par amour possessif. Par peur du trauma. Par ce besoin viscéral que si tout le monde reste à sa place, si tout le monde performe, si la façade elle est parfaite, alors personne ne va mourir. Personne ne va souffrir. Et ce système, il existe aussi dans ta famille. Peut-être pas avec de la magie, mais avec des rôles, des attentes silencieuses, des... C'est comme ça qu'on fait chez nous. Des phrases qu'on ne prononce pas, mais que tout le monde a comprises. Et souvent, ce système est né d'une blessure que quelqu'un, un parent, un grand-parent, a vécue et jamais traitée. Et cette blessure, elle s'est potentiellement transformée en règle, en mode de fonctionnement, en quelque chose de normal. Et c'est dans ce système que grandissent principalement Isabella et Louisa. Deux sœurs, deux prisons différentes. Dans l'épisode d'aujourd'hui, je vais parler principalement d'Isabella. Mais je ne peux pas parler d'Isabella sans passer d'abord par Louisa. Parce que les deux vivent le même piège, mais depuis deux angles différents. Louisa, c'est la force, le pouvoir. Elle soulève des ânes, des ponts, des maisons. Tout le village dit, donne-le à Louisa, elle va gérer. Et il y a son clip, sa chanson, elle, où Louisa chante quelque chose qui est vraiment très fort, où elle dit... En dessous de la surface, je suis à peu près sûre que je ne vaux rien si je ne peux pas être utile. C'est le 8 qui croit que sa valeur se résume au poids qu'il soulève, pas à qui il est, à ce qu'il porte. Un 8 qui ne sait pas poser sa légitimité, qui ne sait pas prendre sa place. Et la question que Louisa n'ose jamais poser à voix haute, c'est « est-ce que vous m'aimeriez si j'étais pas forte ? » Et quand Mirabelle lui dit « tu peux te reposer » , Louisa, elle pleure. Parce que personne ne lui avait jamais dit ça. Le 8 avait jamais reçu la permission de poser le poids. Luisa, c'est la prison de la force et de l'autre côté du couloir, il y a Isabella. Et sa prison, elle est plus silencieuse, plus dorée et peut-être plus cruelle. Isabella Madrigal, la grande sœur, belle, gracieuse, parfaite. Des fleurs magnifiques qui poussent partout où elle passe. Tout le monde l'adore, tout le monde veut être elle. Et elle... elle est misérable. Mais ça, personne ne le voit. Et c'est logique. Parce que quand t'es parfaite, personne s'inquiète pour toi. Les gens pleinent, Mirabelle, la fille sans don, mais Isabella, elle a tout. De quoi elle se plaindrait ? Sauf que tout, c'est pas sa vie. C'est la vie qu'on a décidée pour elle. Les fleurs parfaites, c'est pas son expression, c'est sa fonction. Le sourire, c'est pas sa joie, c'est son costume. Le mariage avec Mariano, c'est pas son choix, c'est celui de Abuela. Et rien qu'avec ses nombres, on voit qu'avec le 22, elle a le potentiel de créer des choses immenses. Elle pourrait créer des forêts entières, des jungles sauvages, des plantes qui existent nulle part. Mais à cause de sa cage, à cause de cette pression familiale, elle fait des roses, elle fait des orchidées, elle fait des trucs jolis, c'est tout. C'est comme si on donnait un piano à queue à Mozart et on lui dit « Mais en fait, tu as le droit de jouer une seule note, mais tu dois jouer cette note parfaitement à chaque fois. » Et du coup, c'est là où on va essayer d'aller comprendre un peu plus profondément. Comment une personne avec un potentiel aussi fort finit par ne produire que des roses ? Et là, on va nommer deux choses. La première vient de la psychologie. La deuxième, elle vient de la dynamique familiale. La première, c'est le vrai self et le faux self. Le psychanalyste Donald Winnicott a développé cette idée et c'est assez simple. Le vrai self, c'est toi quand personne ne regarde. Ton élan naturel, tes envies brutes, ta façon spontanée d'être au monde. C'est toi, enfant, avant qu'on te dise comment être. C'est cette part vivante, spontanée, créative et sensible de soi. Face au vrai self, il y a le faux self. c'est la version de toi que tu as construite pour être acceptée. Le masque, le rôle, la performance, les fleurs parfaites d'Isabella. Et le faux self, il n'est pas méchant, c'est un protecteur. Le faux self, il arrive quand justement ton vrai self a été ignoré, moqué, étouffé ou jugé pendant ton enfance. Alors l'enfant, du coup, s'adapte et devient ce qu'on attend de lui. Il construit un faux self pour survivre et sécuriser le lien. Mais à l'intérieur, tu ressens un vide. un décalage. T'es là, mais pas vraiment connecté à toi-même. Ce faux-self, il te coupe de ton désir, de ton identité, de ce que tu veux vraiment. Il devient un masque social, une armure qui rassure à l'extérieur. Et Isabella, du coup, elle a compris très tôt que dans la famille Madrigal, sa valeur, c'est la perfection. Abuela la regarde avec fierté quand les fleurs sont belles, le village applaudit, et à chaque rose parfaite, le message est clair. C'est ça qu'on veut de toi. Alors continue. Donc le vrai self, celui qui veut créer du chaos, des plantes sauvages, des trucs bizarres, il se cache. Et le faux self prend toute la place avec des fleurs parfaites, des orchidées, etc. Et le plus dur avec le faux self, c'est qu'il fonctionne vraiment bien. Les gens adorent tes fleurs, ils t'applaudissent, tu reçois de l'amour, mais pas pour qui tu es, pour qui tu performes. Et ça crée un piège. Et si j'arrête d'être parfaite, est-ce qu'on va encore m'aimer ? Et c'est là qu'on arrive au deuxième concept que je voulais te mentionner. Parce qu'Isabella, elle ne porte pas juste un faux self avec son masque social. Elle a un rôle très précis dans sa famille. Un rôle que la psychologie familiale connaît très bien, surtout dans les histoires qu'on adore. Isabella, elle est le golden child, l'enfant doré. En théorie des systèmes familiaux, quand une famille est dysfonctionnelle, quand elle est construite sur le contrôle, le trauma, les apparences, elle distribue des rôles à ses enfants. Pas consciemment, pas méchamment. Mais systématiquement, il y a ces rôles qui apparaissent et c'est à peu près toujours les mêmes. Il y a le golden child, l'enfant parfait, celui qui porte l'image de la famille, celui dont tout le monde est fier. C'est un peu la vitrine, celui qui parade, celui qui fait tout bien et qui brille. Ça, c'est Isabella. Il y a aussi le bouc émissaire, celui qu'on blâme pour tout, celui qui pose problème, celui qu'on exile quand il lit des vérités qui dérangent. Ça, c'est Bruno. On ne parle pas de Bruno, en vrai ça veut dire on ne parle pas du problème. Il y a l'enfant invisible, celui qu'on oublie, qui n'a pas de rôle clair, qui est là sans vraiment être là, qui applaudit depuis le bord de la photo. Ça, c'est Mirabelle. Et il y a aussi la mascotte, celui qui fait rire, qui détend l'atmosphère, qui change de forme pour être ce que les autres veulent voir. Et c'est pas un hasard qu'il puisse littéralement se transformer en n'importe qui. D'ailleurs, c'est lui le dernier à avoir un pouvoir. Donc là, j'ai mentionné quatre rôles, quatre enfants qui jouent un personnage depuis tellement longtemps qu'ils pensent que ce sont... qui ils sont vraiment. Et je suis quasi sûre que tu dois te reconnaître dans un de ces rôles, ou pas forcément toi, mais tu dois avoir identifié au moins une personne de ta famille à un de ces rôles. Peut-être que le golden child chez toi, c'était ta sœur, celle qui avait des bonnes notes, qui faisait tout bien, dont les parents parlaient avec fierté. Et toi, t'étais plutôt dans l'ombre. Ou peut-être que le golden child, c'était toi, que t'as passé ta vie à performer pour ne pas perdre cette place, à être parfaite parce que c'était la seule façon d'être aimée. et qu'au fond t'es épuisé. Mais finalement tu peux pas le dire parce que le Golden Child, il ne se plaint pas. Ou peut-être que t'étais le Bruno, celui qui disait les vérités inconfortables et qui se faisait mettre de côté. Ou la Mirabelle, celle qu'on oubliait d'inclure. Mais voilà ce que personne ne dit sur le Golden Child. C'est que toute cette perfection, c'est une cage dorée. De l'extérieur, le Golden Child, il a tout. L'attention, les compliments, la validation, tout le monde l'envie. Mais de l'intérieur, il vit avec une terreur permanente. La peur de décevoir parce que l'amour qu'il reçoit est conditionnel. Il est aimé parce qu'il est parfait, pas parce qu'il existe. Il le sent. Quelque part, au fond, il le sait. Si j'arrête, l'amour s'arrête. Et quand la maison, elle se fissure, par exemple, le Golden Child ne voit rien. Isabella, elle ne voit rien. Parce que voir les fissures voudrait dire remettre en question le système. Et remettre en question le système, c'est risquer de perdre la seule forme d'amour qu'elle connaît. On va passer au passage le plus important du film. Mirabelle confronte Isabella, pas gentiment, mais elle va lui dire ses quatre vérités. Et Isabella se défend en mode « t'es jalouse, toi de toute façon t'as jamais eu de don, tu comprends rien » . Et elle se dispute. Et dans cette colère qu'elle ne s'était jamais autorisée avant, dans cette honnêteté face à elle-même, face à la situation, elle arrête de faire semblant et Isabella fait pousser quelque chose qu'elle n'a jamais fait pousser. Un cactus. Pas une rose. Un cactus. Piquant. Tordu. Bizarre. Et elle le regarde et tu vois sur son visage un sourire qui vient de l'intérieur. parce que dans toute cette scène, le vrai soi sort et vient dire bonjour pour la première fois. Et à partir de là, elle s'autorise. Le vrai soi est là, ça déborde. Des plantes carnivores, des lianes dans tous les sens, des couleurs qui explosent, du désordre, du chaos. Isabella est couverte de pollen, les cheveux en bataille et elle rit comme jamais elle avait ri avant, en créant des choses que personne n'a jamais vues. Elle a libéré son 22. Elle a libéré son potentiel. infinie et c'est pas joli quoique si en vrai c'est super beau mais c'est plus dans le sens de c'est beau parce que c'est sincère parce que c'est vrai. Et tout ça tout ce moment là est déclenché parce que Mirabelle, le 33 la guérisseuse, pousse Isabella jusqu'au point de rupture et c'est dans la fissure que le vrai self passe. Le faux self il se retire pas, elle l'a pas enlevé son masque gentiment, il a craqué comme les murs de la Casita. Aujourd'hui, j'ai envie que tu réfléchisses à ça. Le film montre que le cactus d'Isabella était là depuis toujours. Sous les roses, sous les pétales, sous des années de perfection, de cache doré, il attendait. Il avait juste besoin d'un espace pour pousser. Dis-moi, c'est quoi ton cactus ? C'est quoi le truc que tu t'autorises pas à montrer ? Pas à faire, mais à être. L'émotion que tu caches, l'opinion que tu t'es, l'envie que tu trouves pas raisonnable. La partie de toi que tu ranges sous les fleurs parce que t'as peur que les gens disent « Mais c'est quoi ce bordel ? C'est quoi ça ? » Peut-être que ton cactus, c'est ta colère. T'as le droit d'être en colère. C'est humain. Peut-être que ton cactus, c'est ton ambition. T'as le droit de vouloir grand. C'est pas prétentieux. Peut-être que ton cactus, c'est ta vulnérabilité. T'as le droit de craquer. C'est pas être faible, c'est être courageux. Peut-être que c'est un projet, bizarre, tordu, pas instagrammable, mais un projet qui... te représente, qui te brûle de l'intérieur tellement il veut sortir. Est-ce que tu peux nommer ton cactus ? Maintenant, si tu le faisais pousser, si tu lui donnais la place de créer, de grandir, si tu laisses sortir ton cactus, peut-être, peut-être que quelqu'un autour de toi va aller regarder et va dire « mais c'est quoi ça ? » et ça, ça peut te faire peur. Mais peut-être aussi qu'une autre personne va arriver, va sourire et va dire « ah chouette, c'est enfin toi, c'est tellement toi » . Je voulais aussi finir en disant ça. T'as pas besoin d'un don pour avoir de la valeur. T'as pas besoin d'être parfaite pour être aimée. T'as pas besoin de jouer un rôle pour appartenir à ta famille, à un groupe, à une communauté. Tu appartiens parce que tu existes, et parce que tu es toi. Et ton cactus, ce truc imparfait qui vient de toi, c'est peut-être ce que tu pourrais avoir de plus beau. Voilà pour l'épisode d'aujourd'hui. On a parlé d'Encanto, mais plus particulièrement d'Isabella Madrigal. Celle qui est enfermée et qui souffre le prix de la perfection. Si cet épisode t'a parlé, si t'as reconnu ta famille, ton rôle, tes fleurs parfaites ou ton cactus qui t'attend, c'est normal. On vit presque tous dans un système qui nous demande de performer au lieu d'être. Et le reconnaître, c'est déjà un tout petit effort vers ton cactus. Si tu veux continuer cette conversation, je partage beaucoup de coulisses, de réflexions et de pensées sur Instagram et aussi sur Substack de temps en temps sous toutfaitsens.podcast. Tu peux soutenir le podcast en laissant une note s'il t'a plu, ça aide énormément à le faire découvrir à d'autres personnes. Et si cet épisode t'a touché, envoie-le à quelqu'un de ta famille, quelqu'un qui a peut-être besoin d'entendre qu'il peut arrêter de jouer un rôle. Abonne-toi si tu peux continuer à explorer tout ça avec moi, épisode après épisode. Et n'oublie pas, tout fait sens dans la vie, il suffit de savoir où regarder.