Speaker #0Et si la règle qui te protège depuis toujours était aussi celle qui t'empêche d'avancer ? On lui a dit, on ne va pas au-delà du récif et elle a grandi avec ça comme une évidence. Son île meurt à petit feu depuis des générations et elle sent bien qu'il y a quelque chose ailleurs, même si tout le monde la retient. Parce que rester, c'est plus facile. Bienvenue dans Tout fait sens, l'art de se comprendre. Aujourd'hui, on parle de Vaiana ou Moana selon la version que tu connais. Le film Lavaction sort dans quelques jours et je me suis dit que c'était le moment parfait pour replonger dans cette histoire. Et comme toujours dans Tout fait sens, on va essayer de comprendre ce qu'est cette histoire vient réveiller en nous. On va traverser cette histoire avec des outils comme la numérologie, le tarot et des concepts de psychologie qui éclairent ce qu'on vit parfois, sans même s'en rendre compte. Allez, on y va ! Pour ceux qui débarquent, voici l'histoire. Vaiana, c'est un film d'animation Disney sorti en 2016. L'histoire se passe dans le Pacifique Sud, il y a environ 2000 ans. On suit du coup Vaiana, qui est la fille du chef de l'île de Motonui. Son destin, il est tracé. Un jour, elle sera chef à son tour. Elle doit rester sur l'île et prendre soin de son peuple pour perpétuer la tradition. Le problème, c'est que l'île meurt. Les cocotiers pourrissent, les filets de pêche reviennent vides, la terre a l'air d'être empoisonnée. Et le père de Vaiana, le chef Tui, refuse d'en parler. Sa solution, c'est simple. On pêche plus loin, on plante ailleurs, on s'adapte. Mais on ne dépasse pas le récif. Jamais. Le récif, c'est cette barrière de corail qui entoure l'île. Au-delà du récif, c'est l'océan ouvert, l'inconnu. Et dans la culture de Motunui, aller au-delà du récif, c'est interdit. Ce que personne ne dit à Vaiana, sauf sa grand-mère Tala, mais on en reparlera, c'est que ses ancêtres étaient des navigateurs. des explorateurs. Ils ont arrêté à cause de la peur, après que Maui, un demi-dieu, a volé le cœur de la déesse Tefiti et déclenché une malédiction. Donc, en gros, l'île meurt parce que quelqu'un a fait une erreur il y a mille ans et la seule façon de la sauver, c'est de traverser l'océan pour rendre ce cœur. Et le père de Vahana et tous les autres chefs avant lui, préfèrent que tout le monde crève lentement, plutôt que de laisser quelqu'un dépasser le récit. Déjà, là, ça peut nous rappeler beaucoup de personnes. Un chef qui refuse de changer un système qui ne marche plus ? Ou peut-être même toi qui reste dans une situation dans laquelle tu n'es pas forcément à l'aise ? Parce qu'au moins tu te dis que c'est stable et que tu connais ? Voilà pour le décor. Maintenant je vais te montrer que cette histoire, elle est construite exactement comme les quatre étapes que tu traverses à chaque fois que tu dois changer de vie. Il y a un concept en psychologie qui dit que chaque fois que tu dois changer quelque chose dans ta vie, tu traverses quatre zones. L'idée, c'est juste de comprendre. ce concept et de l'adapter pour qu'il résonne en toi. Donc, il faut savoir que la plupart des gens dépassent jamais la deuxième zone. Et on va voir pourquoi, mais je vais aussi te montrer comment le film, avec l'histoire de Vahana, traverse ces quatre zones, une par une. La première zone, c'est la zone de confort. C'est là où tu es en ce moment, si rien ne te challenge. C'est tes routines, tes automatismes, c'est le trajet que tu fais les yeux fermés pour aller au travail, c'est la série que tu remets pour la quatrième fois au lieu d'en essayer une nouvelle, c'est le restaurant où tu prends toujours la même chose. La zone de confort, c'est pas mal, c'est pas un endroit où tu devrais te sentir coupable. C'est pas parce que t'es dans ta zone de confort que tes rêves vont mourir. La zone de confort, c'est un lieu de repos. ton lieu de recharge, l'endroit où tu performes de façon stable parce que tu maîtrises ton environnement. Un peu comme chez toi, ta chambre, c'est censé être ta zone de repos, ta zone de confort. C'est pareil ici. Et on a tous besoin d'avoir cette zone. Ça ne veut pas dire que tu es faible, ça veut juste dire que tu dois renouveler ton énergie et qu'elle est plus facile à renouveler dans cette zone de confort. Le problème, c'est quand tu restes dans cette zone de confort alors qu'elle ne te nourrit plus. quand la routine devient un enfermement, quand le confort devient un paralysant, bref, quand tu kiffes plus ta vie. Et l'île de Motunui, c'est un peu une zone de confort. C'est beau, c'est sûr, c'est organisé. Dans la chanson du film qui s'appelle « Là où je vais » , on a tout le village qui chante à Vaiana et qui lui dit « Regarde comme c'est bien ici, t'as tout ce qu'il te faut et tu seras chef. » Et en vrai, ils n'ont pas tort. L'île, elle est belle, il y a de l'amour, il y a de la communauté. Tout le monde se soutient. Mais ce n'est pas parce que ta vie, elle est bien, que c'est ta vie. Tu peux avoir par exemple un bon travail, un bon appart, des gens qui t'aiment et sentir quand même que quelque chose manque. Et le monde, il va te dire que t'es ingrat, que tu devrais être reconnaissante parce que d'autres aimeraient avoir ce que t'as. C'est vrai. Mais ça veut pas dire que t'es à ta place. Ça veut pas dire que tu mérites pas ce que tu souhaites. Et c'est drôle parce que, en numérologie, cette zone de confort, ça peut être l'énergie du 4. Le 4, c'est la structure, la stabilité. les règles, les fondations. Et c'est exactement l'énergie de l'île. Tout est cadré, tout est prévu. Chaque personne a son rôle. Le père de Vaiana incarne le 4 dans son côté un peu plus ombre, un côté déséquilibré. Celui qui a transformé la structure justement en prison. Parce que justement, lui, son histoire, c'est que quand il était jeune, il a essayé de dépasser le récif avec son meilleur ami et son meilleur ami est mort. Depuis, il a verrouillé la porte et il a dit plus jamais. Le 4, c'est souvent assimilé à la peur. On voit vraiment que les chefs avaient tous peur de ce qui se passe derrière, de ce qui se passe au-delà du récif. Et ce qui est important, c'est justement que ton récif, il n'est pas là parce que quelqu'un est méchant. Il est souvent là parce que quelqu'un a souffert. Ça peut être toi, ça peut être tes parents, peut-être quelqu'un avant toi. Et cette souffrance, en fait, elle se transforme en règle, en on ne fait pas ça, en zone de confort permanente. Et c'est là qu'on a un risque. Il y a une scène du film d'ailleurs qui est trop mignonne parce que Vahana, elle est toute bébé, elle a genre deux ans. Et elle est sur la plage. L'océan s'ouvre devant elle et il lui tend un coquillage. Puis il commence à jouer avec ses cheveux et tout. Et là, son père arrive, la prend dans ses bras et la ramène à la maison. L'océan l'appelle, mais la peur lui dit non. Et là, elle avait deux ans, mais il faut savoir que l'appel, la volonté de quelque chose, elle arrive souvent au bon moment. Et c'est nous, humains, qui apprenons à ignorer cet appel, ce besoin. Ensuite, on a la zone 2 qui serait du coup la zone de peur. Et c'est là que ça devient intéressant parce que la plupart des gens pensent que le contraire de la zone de confort, c'est directement l'aventure. Que tu quittes ton canapé et tu te retrouves dans la vie des rêves. Mais c'est pas du tout comme ça que ça marche. La réalité, c'est qu'entre le confort et l'aventure, il y a un mur. Et ce mur, c'est la zone de peur. La zone de peur, c'est le moment exact où tu mets un pied en dehors de ta routine et que ton corps entier te dit stop. Retourne, c'est dangereux, tu vas échouer, tu vas avoir l'air ridicule, tu vas tout perdre. C'est pas une peur rationnelle, c'est une peur plutôt viscérale. C'est ton cerveau qui te bombarde d'excuses, qui te dit par exemple c'est pas le moment, t'es pas prête, et si ça marche pas, et si les gens te jugent, tu seras pas à la hauteur. Et ce qui se passe dans cette zone, c'est l'évitement. Ton anxiété, elle monte, et pour la faire redescendre, tu retournes dans ta zone de confort. Et à court terme, ça marche. L'anxiété disparaît. Tu te sens soulagé. Le problème, c'est que chaque évitement renforce le mur. Chaque fois que tu fais demi-tour devant le récif, le récif grandit. Vahana, elle vit ça. Il y a une scène où elle prend une petite barque. et elle essaie de passer le récif en cachette. Les vagues la retournent, elle coule presque, elle revient sur la plage, trempée, épuisée, le genou écorché, et c'est l'échec. Elle n'en peut plus, elle est fatiguée, parce qu'elle a peur. Elle veut y aller, mais elle a peur. Et finalement, c'est là le moment où 90% des gens s'arrêtent dans la vraie vie, et qui se disent « bon bah c'est bon, c'est la preuve que j'aurais pas dû essayer » . Mais ce que personne ne dit sur sa zone de peur, C'est que la peur, elle ne disparaît pas quand on la fuit. Elle disparaît quand on la traverse. Et c'est ce qu'on appelle un peu l'exposition. À court terme, c'est pire. Ce que je veux dire, c'est que l'anxiété monte quand tu affrontes ce qui te fait peur. Ton cœur bat, tes mains tremblent, ta voix aussi. Mais cette anxiété, elle est passagère. Elle finit toujours par redescendre une fois que tu as traversé ta peur. Justement. La clé, c'est de nommer Taper. Pas une peur vague, mais une peur précise. J'ai peur de quitter mon emploi parce que j'ai peur de manquer d'argent. J'ai peur de lui dire ce que je ressens parce que j'ai peur du rejet. J'ai peur de relancer un projet parce que j'ai peur qu'on se moque de moi. Parce que derrière chaque peur, il y a une racine. Et la racine, c'est rarement ce qu'on croit ou ce qu'on dit au premier abord. Si t'as peur de manquer d'argent, peut-être que tes parents n'étaient pas à l'aise financièrement et que t'as grandi avec cette tension-là dans l'air. Si t'as peur de t'engager dans l'amour, peut-être que quelqu'un t'a blessé et que ton cerveau a décidé que la meilleure protection, c'est de ne plus jamais t'ouvrir. Si t'as peur de te lancer dans un projet, peut-être que c'est parce qu'un jour, un prof, quand t'étais enfant, a ri de ton idée et que cette honte est restée collée. Et qu'elle t'a marqué plus que tu ne le crois parce que c'est cette honte-là qui te bloque encore aujourd'hui. La peur, c'est pas juste une peur. C'est potentiellement... Un souvenir déguisé et imprégné en toi qui se fait passer pour de la protection, pour une zone de sécurité. Et le père de Vahana, c'est exactement ça. Sa peur du récif, ce n'est pas la peur de l'océan. C'est la peur de perdre quelqu'un d'autre comme il a perdu son meilleur ami. Et comme en plus, avant ça, il y avait déjà eu l'histoire avec la malédiction et tout, c'est venu le rassurer dans ce sens. Et donc du coup... sa zone de peur est devenue sa zone de vie, sa zone de confort élargie. Il s'est dit que plus jamais il allait retraverser cette zone de peur. Donc il a tout bloqué à sa zone de confort. Il a construit toute l'identité de son île autour de cette peur. On ne va pas au-delà du récif, c'est une blessure personnelle qu'il a transformée en loi. Et ça, c'est quelque chose qu'on fait tous. On prend une mauvaise expérience et on en fait un mur. Un récif. Une limite qu'on s'interdit de dépasser. Et on se dit que c'est de la prudence. Mais souvent, c'est juste de la douleur qui a jamais été regardée en face. Alors, avant de continuer dans l'épisode, j'aimerais que tu penses à une peur qui te bloque en ce moment et pose-toi trois questions. La première, c'est de quoi j'ai peur précisément ? La deuxième, c'est si cette peur n'existait pas, qu'est-ce que je ferais ? Et la troisième, c'est... D'où elle vient cette peur ? D'où elle vient vraiment ? Quelle est sa racine ? Quel est le premier souvenir que tu as, la première fois où tu as ressenti cette peur ? Ce n'est pas un exercice facile, ce n'est pas un exercice qu'il faut faire à la va-vite. Il faut vraiment que tu sois honnête avec toi-même quand tu fais cet exercice. Mais tu verras que ça va changer beaucoup de choses. Parce que tant que ta peur, c'est un fantôme sans visage, elle est invincible. À partir du moment où tu lui donnes un nom, Et une origine, elle va devenir quelque chose que tu peux regarder en face et tout ce que tu regardes en face finit par rétrécir. Vaiana, elle finit par dépasser le récif. Pas parce qu'elle a plus peur, mais parce que sa raison d'y aller devient plus grande que sa raison de rester. Sa grand-mère Tala meurt et juste avant, elle lui dit va. Et Vaiana part, dans la nuit, seule. C'est ce moment-là qui vient la... poussé dans son envie à elle déjà de base de partir. C'est son élan. Et c'est pas du courage mais c'est l'amour. L'amour pour son île, l'amour pour sa grand-mère, l'amour pour la vérité. Et ça c'est important parce qu'on ne traverse pas la zone de peur uniquement avec de la volonté. C'est nécessaire d'avoir de la volonté mais il faut avoir une raison vraiment forte pour ne pas abandonner au premier essai. Va y Anna. Elle a trouvé sa raison. Une fois qu'on passe le récif, et ben c'est pas fini. C'est pas la liberté d'où c'est paisible. Justement, c'est le chaos, la tempête, les vagues. Vahana, elle sait même pas naviguer et elle se retrouve échouée sur une île avec un demi-dieu narcissique qui refuse de l'aider. Elle est arrivée dans la zone d'apprentissage. C'est la zone où tu sais pas ce que tu fais. où chaque jour c'est de l'impro, où tu doutes de tout, tout le temps. Mais c'est aussi la zone où tu grandis le plus vite. C'est par exemple ces moments où tu t'es senti tellement absorbé par un défi que tu oublies le temps, que tu oublies ta peur, et que tu te retrouves dans un état de concentration pure. En numérologie, c'est très lié à l'énergie du 5, du mouvement, de la liberté, de l'aventure, de l'expérimentation. Et Vahana, sur cet océan, elle incarne ce 5. Plus de règles, plus de structures, plus de confort. Juste elle, les vagues et ce besoin de s'adapter. Et c'est dans cette zone que les vraies compétences se développent. Au début de l'océan, Vaiana ne sait rien faire. Elle ne peut même pas diriger son bateau toute seule. Maui la traite comme une amateur. Et il a raison. C'est sa première fois sur un bateau. Mais elle apprend. Scène après scène, épreuve après épreuve, vague après vague, elle tient la voile, elle lit les étoiles et elle commence à comprendre les courants. Et ce qui est beau dans ce film, que j'aime énormément dans cette partie, c'est que Vaiana, elle n'apprend pas toute seule. Elle a besoin de Maui, un mentor imparfait, égocentrique, qui l'énerve, certes, mais c'est quand même un mentor, quelqu'un qui est déjà passé par là. La zone d'apprentissage, tu peux la traverser tout seul, mais souvent, tu as besoin de quelqu'un qui te dit « c'est normal que ce soit dur, continue, tiens, fais comme ça, c'est plus simple » . Et dans la vraie vie, c'est la même chose. Les premiers mois d'un nouveau boulot, La première année dans une nouvelle ville, les débuts d'un projet, c'est nul, c'est inconfortable, c'est dur, tu ne sais pas quoi faire, tu te sens incompétent, tu remets tout en question. Et pourtant, c'est là que la magie commence à se préparer. Mais au travail, justement, normalement, tu es censé avoir une période de formation avec une personne qui est là pour te guider. Dans la vie, quand tu déménages ou quoi que ce soit, tu prépares en fait. Et dans cette période-là, du coup, je lui ai dit « tu apprends » . Et du coup, quand je disais que la magie, elle commence à se préparer, c'est parce qu'en fait, il faut imaginer que chaque épreuve dans la zone d'apprentissage élargit sa zone de confort. Ce qui te terrifiait la semaine dernière devient ton quotidien cette semaine. Vahana qui hurlait dans la tempête au début, elle finit par naviguer dans le calme. Toi, quand tu commences un nouveau boulot, T'es effrayé à l'idée d'utiliser des nouveaux logiciels que tu maîtrises pas. Puis tu verras que deux semaines plus tard, c'est bon, c'est géré. T'y arrives parce que t'as fait des formations, parce que t'as essayé, parce que t'as expérimenté. Mais c'est bon, maintenant c'est du gâteau. Ce que tu mettais quatre heures à faire, aujourd'hui tu le fais en 20 minutes. Le truc qui te paralysait il y a six mois, c'est devenu un truc que tu gères. Et c'est ça la beauté de cette zone d'apprentissage, c'est qu'elle est temporaire. Mais ce qu'elle te donne, c'est permanent. Après ça, bon, ça n'arrive pas tout le temps, mais si on va plus loin dans cette zone d'apprentissage, on arrive au fond. Maui s'en va, son hameçon est cassé, il a peur de perdre le peu qui lui reste, et il abandonne Vaiana au milieu de l'océan. Le bateau est en miettes, le cœur de Tefiti semble impossible à rendre, Vaiana est seule, complètement seule. Elle a appris tout ce qui lui semble possible d'avoir appris. Et là, c'est la chute. Elle pleure. Elle rend le cœur à l'océan et elle dit quelque chose du style « Je ne suis pas celle que tu croyais, choisis quelqu'un d'autre » . Ce moment-là, c'est un peu kit ou double. Mais chez Vaiana, ça a ouvert à la quatrième zone, la zone de magie. Et ici, ça change un peu. Parce que derrière toute cette peur, derrière cette tragédie qu'elle est en train de vivre, il y a un endroit que très peu de gens atteignent. la zone de magie. Et c'est le moment où tu découvres quelque chose que tu n'aurais jamais trouvé si tu étais resté derrière ton récif. Et pour te montrer à quel point ce film est extraordinaire, j'ai calculé Moana en numérologie. Et Moana, du coup, c'est M4O6A1N5A1. Et le total, du coup, nous donne 17. Et 17, dans le tarot de Marseille, c'est la carte de l'étoile. Et rapidement, la carte de l'étoile, sur la carte, tu vois une femme qui peut ressembler facilement à... Eve de Adam et Eve, sans armure, sans masque, très peu vêtue. Elle est au bord de l'eau et elle verse deux récipients. Un dans la rivière et un sur l'eau. Elle donne, librement, sans compter. Et au-dessus d'elle, il y a des étoiles. Des étoiles qui la guident. Maintenant, regarde ce qui se passe dans le film au moment exact où Vahana touche le feu. Sa grand-mère apparaît. En vision, évidemment, mais elle apparaît en raie mentale lumineuse dans l'océan. Thala, la femme qui lui a donné la vérité. qui lui a donné la permission. Le cœur de Tefiti revient sous forme de lumière, d'esprit et d'étoile. Gael lui pose la question. « Tu sais qui tu es ? » Et Bayana répond. « Je suis la fille de mon île, je suis la petite fille d'une navigatrice. L'océan m'a choisi. » Et ce moment-là, c'est l'étoile. C'est la femme du tarot qui se tient debout. Et sa grand-mère, c'est son étoile. Thala a toujours été le personnage qui la guide vers la vérité. Vivante, elle lui montrait les bateaux des ancêtres. Mourante, elle lui donnait la permission de partir. Et même dans l'au-delà, elle l'accompagne sous forme de rayes lumineuses dans l'océan. Véiana suit ces étoiles, littéralement. L'océan. et sa grand-mère. Du coup, pour revenir à l'histoire, Vaiana, elle se relève, elle remet le cœur dans le pendentif et elle retourne affronter Teca. Et cette fois, elle ne se bat pas, elle ne fuit pas, elle marche. L'océan s'ouvre devant elle, Teca fonce vers elle et Vaiana dit « Je sais qui tu es, viens vers moi » , un truc, quelque chose du style. Et elle pose le cœur sur la poitrine de Teca. Et le monstre de l'âve redevient Tefiti, la déesse de la vie, verte, lumineuse. en paix. Si on regarde ce passage, on voit du coup Vaiana, debout, sans armes, sans armure, qui rend quelque chose, qui donne et qui guérit par le simple fait d'être elle-même. C'est l'étoile, c'est la zone de magie, c'est ce qui se passe quand tu traverses le confort, la peur, l'apprentissage et l'effondrement. T'arrives à un endroit où tu n'as plus rien à prouver, plus rien à cacher, plus rien à performer et tu es, tu es toi. Et depuis cet endroit-là, tu peux guérir des choses que la force n'aurait jamais pu guérir. derrière chaque peur se cache le potentiel d'accéder à cette magie. Pas la magie des contes de fées, mais la magie de devenir une version de toi que tu ne connaissais pas encore. Une version plus vraie, une version plus alignée, plus libre. C'est pour ça que le récif existe. Pas pour te bloquer, mais pour te donner quelque chose à traverser. Parce que c'est la traversée qui te transforme. Et là, on arrive évidemment au moment où j'ai envie de te poser la question de l'épisode. C'est quoi ton récif ? C'est quoi cette frontière ? invisible que tu t'interdis de franchir. Pas parce que c'est impossible, mais parce que quelqu'un, un jour, t'a dit que c'était dangereux. Ou parce que t'as essayé une fois et que les vagues, elles t'ont retourné. Ou parce que rester dans ta zone de confort, c'est plus simple. Et je te dis pas de la franchir demain. Je te dis juste de la nommer. Parce que tant que ton récif est invisible, il est invincible. A partir du moment où tu le nommes, il devient une décision. Et si par hasard t'es en plein océan en ce moment, perdu, incertain, en plein apprentissage, rappelle-toi que c'est normal. Rappelle-toi que c'est temporaire. C'est pas un signe que t'as fait une erreur, c'est le milieu du voyage. Et vraiment, la zone d'apprentissage, elle est certes inconfortable, mais elle est temporaire. Et je veux finir sur quelque chose lié au film, c'est qu'à la fin, Bayana, elle revient sur l'île. Elle dit pas à son peuple, fuyez, partez, quittez tout. Elle ne détruit pas le récif. Elle pose un coquillage en haut de la montagne de pierre. Chaque chef avant elle avait posé le sien. Et elle pose le sien, mais elle le pose en regardant l'océan. Et puis, elle apprend du coup à son peuple à naviguer. Elle ne les force pas, elle leur montre. Elle ouvre la voie par l'exemple et elle dit « Venez » . La leçon pour Vaiana, c'est que dépasser son récif, ça ne veut pas dire tout abandonner. Ça ne veut pas dire rejeter d'où tu viens. Ça ne veut pas dire ne plus jamais retourner à ta zone de confort. Ça veut juste dire que tu élargis ton monde. Tu gardes tes racines et tu déploies tes voiles. Le père de Vaiana, il pensait que c'était soit l'île, soit l'océan. Vaiana, elle prouve que c'est les deux. Tu peux aimer la stabilité et vouloir de l'aventure. Tu peux honorer ton passé et choisir un nouveau chemin. Tu peux garder tes fondations et construire plus haut. C'est pas l'un ou l'autre, c'est l'un et l'autre. Et c'est exactement ce que l'étoile montre dans le tarot. Une femme qui a un pied sur la terre et un pied dans l'eau. enraciné et fluide, stable et libre. Et tout ce voyage, il commence avec cette seule question. C'est quoi ton récif ? Voilà pour l'épisode d'aujourd'hui. On a décortiqué Vaiana, le récif, les quatre zones, l'étoile et surtout ton propre rapport au changement et à ce qui te retient. Si cet épisode t'a parlé, si à un moment tu t'es dit « je pense que je suis dans cette zone » , c'est normal. L'important, c'est de le voir. Si tu veux continuer la conversation, je partage beaucoup de coulisses, de réflexions et de pensées sur Instagram sous toutfaitsens.podcast. Tu peux soutenir le podcast en laissant une note s'il t'a plu, ça aide énormément à le faire découvrir à d'autres personnes. Abonne-toi si tu veux continuer à explorer tout ça avec moi épisode après épisode. Et n'oublie pas, tout fait sens dans la vie, il suffit de savoir ou regarder.