Speaker #0Et si le truc que tu fais le plus mal dans ta vie, c'était te reposer ? Tu dors 9h, tu te réveilles et t'es crevé. T'as dormi assez, ton corps a eu sa dose, et pourtant t'as l'impression d'avoir couru un marathon dans ton sommeil. Et si le problème, c'était pas la quantité de sommeil, mais le type de repos ? Bien vie dans tout fait sens, l'art de se comprendre. Aujourd'hui, c'est un épisode entre nous. Et le sujet, c'est un truc qu'on pense tous maîtriser, mais qu'en fait, personne ne nous a jamais appris. Se reposer. Pas dormir, pas être en vacances, se reposer pour de vrai. Parce qu'il existe 7 types de repos et la raison pour laquelle t'es crevé, même après un week-end, c'est que tu pratiques pas le bon. Allez, on y va. On nous a appris à travailler, dès l'enfance. L'école t'apprend à t'asseoir, à te concentrer, à produire, à rendre des devoirs, à performer. Le monde du travail prend la suite. Objectifs, deadlines, résultats, on est des machines à productivité parfaitement entraînées. Mais se reposer, qui t'a appris ça ? Qui t'a dit, voilà comment on fait pour ne rien faire sans culpabiliser ? Qui t'a montré comment éteindre le bruit sans remplir le silence ? Qui t'a enseigné l'art de faire quelque chose pour rien ? Personne. Parce que le repos, en fait, dans notre culture, c'est pas une compétence. C'est un défaut. C'est de la paresse. C'est le truc que tu fais quand t'as fini tout le reste. Donc jamais... Parce qu'il y a toujours quelque chose à faire, le reste est jamais fini. Et du coup, quand on essaie de se reposer, on fait ça n'importe comment. On scrolle sur son téléphone et on appelle ça du repos. Alors que notre cerveau travaille autant que devant un tableau Monday. On binge une série pendant 6 heures et on se sent plus fatigué qu'avant. On dort 10 heures et on se réveille épuisé. Parce que le repos, c'est pas juste dormir. C'est pas juste s'arrêter de bouger. C'est pas juste ne pas travailler. Le repos, c'est un besoin actif. Et il a cette forme. La docteure Chandra Dalton-Smith, médecin américaine, a identifié 7 types de repos différents. Et la raison pour laquelle on est tous crevés, même après un week-end, c'est qu'on ne pratique pas le bon type. Je vais te les citer un par un et pour chaque type, je vais te dire 3 choses. Comment tu le sens quand il te manque, comment tu le nourris et possiblement comment l'éviter. Allez, c'est parti ! Le premier repos, c'est le repos physique. Quand il te manque ce repos, comment tu le sens dans ton corps ? En fait, c'est très simple. Ton dos peut être bloqué, tes épaules sont souvent remontées parce qu'elles sont tendues, tu as des tensions dans la mâchoire, dans le cou, dans le bas du dos, tu te réveilles aussi fatigué que quand tu t'es couché, ton corps est lourd. Comment nourrir ce repos ? Il y a deux formes de repos physique. Il y a la forme passive, qui est du coup dormir, faire des siestes ou s'allonger. Celle que tout le monde connaît est la forme active. Par exemple, s'étirer pendant 10 minutes le soir, faire du yoga doux, prendre un bain chaud, te faire masser. Le repos physique actif, ce n'est pas de l'exercice, c'est le contraire de l'exercice. C'est-à-dire que ça va être le moment où tu dis à ton corps « t'as bien travaillé, du coup, je prends soin de toi » . Par exemple, concrètement, ce soir, avant de dormir, allonge-toi au sol, pas dans ton lit, au sol sur une surface dure. Les jambes contre un mur, le dos à plat et reste là 5 minutes. Tu vas voir, ton corps va te transmettre pas mal d'énergie et va te faire ressentir des choses que tu ne ressentais pas avant. Le piège avec le repos physique, c'est croire que dormir plus suffit. Tu peux dormir 11 heures, tu peux dormir 7 heures, ça va être la même chose. Dormir, c'est du repos physique passif, mais ton corps a aussi besoin de la forme active. Elles sont complémentaires, l'une a besoin de l'autre. Ensuite, il y a le repos mental. Comment tu le sens ? Là, par exemple, tu vas t'endormir en pensant à ce qui va se passer demain. Tu vas te réveiller en pensant à ce qui s'est passé hier. Tu prends ta douche en faisant une to-do liste mentale. Tu écoutes quelqu'un parler, mais dans ta tête, tu es déjà en train de préparer ta réponse. Tu oublies des trucs que tu n'aurais pas oubliés avant, par exemple des clés, un rendez-vous, le nom de quelqu'un. Tu peux avoir la sensation que ton cerveau, c'est Google Chrome et que tu as 47 onglets ouverts en même temps. Comment tu nourris ça ? Ben justement, en faisant une chose à la fois. C'est tout. Ça a l'air très bête de le dire comme ça, mais par exemple, manger sans son téléphone, marcher sans écouter un podcast ou de la musique dans ses oreilles. Il faut faire taire le cerveau, arrêter d'analyser, arrêter de planifier, arrêter de résoudre. Je pense que c'est le repos le plus dur pour ceux qui ont un mental hyperactif. Une technique pour travailler sur ce repos, c'est le brain dump. Tu prends un papier. ou un carnet de notes, peu importe, et t'écris tout ce qui tourne dans ta tête. Sans structure, sans logique, juste tu vides. T'essaies pas de faire un beau journaline, mignon, non ça on s'en fout. C'est vraiment tu décharges, c'est exactement comme si tu vidais ton disque dur. T'écris tout, puis tu poses le stylo, et là tu vas voir que dans ta tête ça va être mieux. Une autre technique par exemple qui peut fonctionner, ça va être de faire des micro-pauses mentales. Toutes les heures ou toutes les 90 minutes, tu prends 5 minutes. Tu fermes les yeux, pas de téléphone, pas de musique, juste tu fermes et tu respires. Encore une fois, ça paraît super bête et tu te dis oui mais moi dans ma journée de travail, j'ai pas cinq minutes à perdre, mais tu vas voir que ça suffit vraiment pour que le cerveau fasse un mini-reset. Le piège avec le repos mental, c'est confondre distraction et repos mental justement. Scroller sur Instagram ou TikTok, c'est pas du repos mental. Ton cerveau, il continue de traiter toutes ces informations. Les images, les émotions, les comparaisons. C'est juste qu'il est déguisé et c'est tellement un travail en arrière-plan que toi tu t'en rends pas compte. Ensuite il y a le repos émotionnel. Arrêter de performer les émotions. Arrêter de sourire quand ça va pas. Arrêter de dire que ça va quand ça va pas. S'autoriser à ressentir ce que l'on ressent vraiment sans le filtrer pour les autres. Comment tu le ressens ce repos ? Et bah par exemple tu peux... pleurer pour des trucs qui normalement te toucheraient pas forcément. Ou à l'inverse, tu ressens plus rien. Tu peux être irritable sans raison. Dans ta journée, tu souris à tout le monde, mais en rentrant chez toi, tu t'effondres. Tu dis ça va 15 fois par jour, et c'est pas forcément vrai. Tu sens que tu portes les émotions des autres, que t'es une éponge émotionnelle, parce que tu prends leur stress, leur drame, leur angoisse, comme si c'était les tiennes. Et comment tu peux nourrir ce repos émotionnel ? En arrêtant de... performer les émotions. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que la prochaine fois que quelqu'un te demande ça va et que ça va pas, tu t'autorises à dire bof, pas trop aujourd'hui. T'as pas besoin d'épiloguer, de raconter ta vie, d'expliquer pourquoi ça va pas. Juste dire la vérité. Et en fait, ça va désactiver le mécanisme du sourire automatique. Le repos émotionnel, c'est aussi le droit de ne pas être disponible. De dire, j'ai pas la capacité d'écouter ce soir, je suis vidé. de ne pas répondre au message de la mise en crise à 23h parce que toi aussi t'es en crise. T'as le droit de fermer ta porte émotionnelle sans culpabiliser. Concrètement, ce que tu peux faire aujourd'hui et tous les prochains jours d'ailleurs, c'est t'accorder 10 minutes par jour, même 5, au moins 5, mais juste 5 minutes où tu fais quelque chose pour toi. Tu te déconnectes des autres. T'as pas à être la bonne amie, la bonne fille, la bonne collègue, la bonne maman, la bonne copine, la bonne femme. On s'en fout, 5 minutes, rien que pour toi. Et attention parce que le piège il peut être là, c'est croire que le repos émotionnel t'isole. On te demande juste d'être sincère avec toi-même et avec tes émotions. Tu peux être entouré et émotionnellement au repos, tant que les gens autour de toi ont conscience et ne te demandent rien en échange. Le repos social Le repos social, c'est justement s'éloigner des interactions qui drainent. Pas de toutes les interactions, mais de celles qui te coûtent de l'énergie. Comment tu peux ressentir ce repos ? Forcément, toi t'aimes tes amis, mais après un dîner de 3 heures, tu peux avoir cette sensation où tu vas te sentir vidé. Moi par exemple, j'arrive beaucoup plus à conscientiser quelles relations me drainent et quelles relations me nourrissent. Et justement, il y a des rencontres, il y a des réunions, il y a des conversations. que je vais avoir avec une personne pendant 4 heures, ce lien social-là va nourrir mon énergie. Ça va me stimuler, ça va me donner des idées. Vraiment, je vais passer un beau moment, ça va recharger mes batteries sociales. Alors qu'à l'inverse, il y a des conversations de 5 minutes qui peuvent me pomper toute mon énergie de la journée. Et pour ça, tu as besoin de temps seul pour pouvoir récupérer. Ou en tout cas, du temps qui te recharge. Comment tu peux nourrir ce repos-là ? Ben justement... D'abord en travaillant sur quelles interactions te rechargent et celles qui te drainent. Une fois que tu as fait la distinction, une fois que tu les reconnais, tu vas savoir où aller. Évidemment, il faut aller vers les relations qui te rechargent et éviter toutes celles qui te drainent. Par exemple, ce que tu peux mettre en place dès cette semaine, si quelqu'un t'a invité à un repas, tu n'as pas envie d'aller, ou tu as une conversation que tu repousses depuis quelques jours, quelqu'un qui t'écrit il faut trop qu'on se voit, Mais que t'as pas vraiment envie. Au lieu de trouver une fausse excuse, au lieu de trouver un mensonge... vraiment, prends le temps et dis-lui non, je ne suis pas disponible cette semaine. Je ne peux pas. Ou je ne veux pas. Ou la technique, si t'es une personne qui a du mal à dire non, c'est de mettre une limite. Par exemple, de dire oui, je veux bien qu'on se voit, qu'on aille boire un verre, mais je suis dispo qu'entre 18 et 20 heures. Comme ça, tu sais déjà que t'as mis un cadre, que t'as mis une limite et que, après 20 heures, tu peux partir. Déjà là, C'est une manière de travailler sur ton repos social. Le piège avec ce repos, c'est de se sentir coupable. Parce qu'on nous apprend que dire non aux gens, c'est égoïste. Sauf que quand t'es vidé, quand t'es pas bien, dire non, c'est te prioriser, toi. Et ça, c'est travailler sur ton hygiène de vie, sur ton bien-être, et c'est primordial. Le repos sensoriel. Le repos sensoriel, ça va être par exemple éteindre les écrans, baisser le volume, réduire la lumière. Le repos sensoriel, il est hyper important, surtout de nos jours. Comment tu peux ressentir ce repos-là ? Si tu sens que t'es agacé et que tu sais pas pourquoi, que le bruit des bureaux, les lumières, les notifications, ça t'agresse. Si quand t'es au bureau, tu mets tes écouteurs, pas pour écouter de la musique, mais pour bloquer le monde autour de toi. Si t'as mal à la tête en fin de journée. Que tu rentres chez toi et que la première chose que tu fais c'est éteindre toutes les lumières et te mettre dans un petit coin tranquille, bah t'as besoin de repos sensoriel. Comment tu nourris ce repos ? Et bah justement, tu éteins tout. Les écrans, la musique, les notifications, les lumières. Concrètement, quand tu rentres chez toi par exemple, tu peux prendre 10 minutes avant de faire quoi que ce soit. Pas de téléphone, pas de télé, pas de conversation, juste 10 minutes dans le calme. Tu vas te créer un petit sas entre le bruit du monde et ton espace personnel. Et ça va permettre à ton système nerveux de descendre d'un cran. Et ce soir par exemple, la dernière heure avant de dormir, baisse toutes les lumières chez toi. Si tu peux riler la luminosité, essaie d'avoir juste des petites lumières tamisées par-ci par-là. Pas d'écran, prends un livre et surtout évite ton téléphone. Et tu vas voir que c'est pas juste bon pour ton sommeil, mais ça va vraiment. Aider ton repos sensoriel. Le piège ici, c'est de ne pas se rendre compte qu'on en manque. Ce que je veux dire par là, c'est que de nos jours, on est tellement habitué à la stimulation constante, rapide, aux snacks contents sur les réseaux sociaux, aux bruits. Beaucoup de personnes ont peur du silence, peur du vide. Tout ça est devenu tellement normal qu'on ne le remarque plus. Et du coup, ton système nerveux, lui, il prend, Et un jour, il va te le faire payer. Un petit test que tu peux faire pour t'évaluer toi-même, c'est de t'asseoir par terre, dans le silence, pendant deux minutes. Pas de musique, pas de téléphone, juste le silence. Et tu ne fais rien. Il n'y a pas de « je joue avec mon chien » , « je me coiffe » , « je fais la manicure » , non. Rien pendant deux minutes. Et tu vas voir qu'au bout de 30 secondes, tu vas déjà avoir le réflexe de sortir ton téléphone. Ça, c'est le signe que tu es inconfortable face au silence. Et c'est un des premiers symptômes du repos sensoriel. Le repos créatif. Ok, alors celui-là, comment tu le ressens quand il te manque ? Tu manques de repos créatif quand t'as plus d'idées, ou quand t'en as trop et qu'aucune ne te fait vibrer réellement. Tout ce que tu crées va te sembler plat, déjà vu, pas assez bien. Tu regardes le travail des autres et tu vas te dire « Mais moi je serais jamais aussi bien ! » J'aurais jamais une meilleure idée. T'as l'impression d'être sèche. Tu sais, de base, tu te considères une personne créative, et là, tu peux très bien dire, bah, j'ai le syndrome de la page blanche, quoi. Et tu forces, mais y'a rien qui sort, rien qui te plaît vraiment. Du coup, comment tu peux nourrir ce repos créatif ? Eh bah, c'est en consommant, mais en consommant de la beauté sans rien produire. Ce que je veux dire par là, par exemple, ça va être de regarder un coucher de soleil. Sans prendre en photo, te promener dans la nature sans sortir ton téléphone. Le repos créatif, c'est juste de s'émerveiller du monde qui t'entoure, de recevoir sans transformer, d'être spectateur du monde au lieu de créateur et de consommer de la beauté, comme j'ai dit, pour le plaisir de la beauté. Et un petit tips ici, ça va être de t'intéresser à des choses qui n'ont rien à voir avec ton domaine. Par exemple, si tu fais des vidéos sur les réseaux sociaux ou sur YouTube, va voir une exposition de sculpture. Si tu écris des textes, des romans, des communiqués de presse, va à un atelier de mosaïque. Si tu fais du design, du graphisme, va à un concert d'opéra. En fait, il faut nourrir ta créativité avec des ingrédients différents de ceux que tu utilises d'habitude. Le piège avec le repos créatif, ça va être justement de transformer le repos créatif en travail créatif. Et c'est là où moi j'ai beaucoup de difficultés, c'est que par exemple je vais regarder un film pour m'inspirer pour faire un prochain épisode ou une prochaine critique. Même si je passe un très bon moment et ça peut me donner des idées, au final c'est du travail déguisé. Parce que le repos créatif, il n'est pas censé avoir d'objectif, c'est du plaisir gratuit, celui qui ne sert à rien. Et c'est exactement pour ça qu'il va te remplir d'idées, il va te stimuler. Parce qu'il n'y a pas d'objectif derrière. Ensuite, il y a le repos spirituel. Et lui, par exemple, tu vas le savoir qu'il te manque si tu fais tout ce qu'il faut. Le travail, les projets, les objectifs. Et souvent, tu te demandes, mais à quoi ça sert de faire tout ça ? Pas en mode drama queen qui remet tout en question. Mais juste cette petite question qui va créer un décalage entre ce que tu produis et ce que tu ressens. Et ça, ça arrive parce que pour le nourrir, t'as besoin de te reconnecter à quelque chose de plus grand que toi, de plus grand que ta to-do list. Et ça veut pas forcément dire des croyances religieuses, spirituelles ou autres. Ça peut vraiment être la nature. Être devant un arbre et te rappeler que lui, il est là depuis 200-300 ans. Et qu'il sera sûrement là après toi. Ça peut être de la gratitude. de tous les privilèges qu'on a dans la vie, de pouvoir boire du café chaud le matin, de pouvoir avoir un travail qui nous nourrit, plein de choses du quotidien qui viennent remettre les pendules à l'heure. Cette partie-là me fait penser au film It Pray Love. Justement, il y a ce besoin de revaloriser les choses qu'on prend souvent pour acquis. D'ailleurs, ça peut aussi être le bénévolat. Donner des choses à quelqu'un, ça nous rappelle que le monde, il est beaucoup plus grand que notre petit monde à nous quotidien. allemand. Ce qui serait bien avec ce repos, ce serait que toutes les semaines, ou au moins une fois par mois, tu sortes de chez toi et tu vas quelque part où tu vas te sentir petit. Juste pour contempler, pour te rappeler que tes projets, ton stress, ton travail, toutes les choses futiles de ton quotidien, c'est une fraction de ce qui existe dans ce monde. Il y a une peinture que j'adore depuis que je l'ai étudiée au lycée, elle s'appelle « Le voyageur contemplant une mer de nuages » . Je ne sais pas si le nom ça te parle, mais tu as forcément vu cette peinture. Dans cette peinture, on a un homme qui se tient debout sur un rocher et il contemple en fait le paysage brumeux devant lui. On ne voit que des nuages au large et des montagnes. Et vraiment, dans cette œuvre, il y a cette notion de contemplation, il y a cette notion de grandeur. Et c'est souvent dans des endroits comme ça, face à l'immensité, face à la nature, où on a cette rencontre avec nous-mêmes. Et c'est ça le repos spirituel. Le piège avec le repos spirituel, ça va être de confondre repos spirituel et productivité spirituelle. Ce que je veux dire par là, parce que c'est hyper flou, c'est de te dire « Ah bah, je vais commencer ma journée par 30 minutes de yoga, comme ça, je vais être productive toute la journée. » Ça, c'est pas du repos spirituel, c'est du repos physique actif. Le repos spirituel, déjà, il va pas te rendre meilleur. Justement, il va te rappeler que t'as pas besoin d'être meilleur, t'as juste besoin d'être présent. d'avoir conscience de tout. Connaître ces 7 types de repos, c'est le début du changement. Parce qu'à partir de maintenant, quand tu vas être fatigué, quand tu vas te sentir fatigué, au lieu de te dire « faut que je dorme plus » , tu peux te demander « c'est quoi le type de repos que j'ai besoin ? » « C'est quoi le type de fatigue que j'ai ? » Et maintenant, on va aller plus loin. Parce qu'en numérologie, chaque nombre, chaque énergie, a un repos dont il a particulièrement besoin. Et souvent, c'est pas forcément celui qu'on pense. Si tu as du 1 dans ton thème numérologique, tu as besoin de repos créatif. T'es toujours en mode action, décision, direction, réaction. Tout ce que tu fais a un objectif. Ton repos à toi, c'est de faire quelque chose sans but. Si t'as du 2 dans ton thème numérologique, tu as besoin de repos émotionnel. Tu absorbes les émotions des autres. Tu écoutes, tu consoles, tu soutiens. Ton repos, c'est un moment où personne ne te demande rien. Si tu as du 3 dans ton thème numérologique, tu as besoin de repos sensoriel. Tu vis potentiellement à 200%. Stimulation, créativité, expression. Ton cerveau, il est super stimulé et c'est une fête permanente. Ton repos, c'est le silence. Éteindre tout. Laisser le vide exister sans le remplir. Si t'as du 4 dans ton thème numérologique, tu as besoin de repos spirituel. Tu es ancré dans le concret, le matériel, la structure, le planning. Ton repos, ça va être lever les yeux de ton agenda et te reconnecter à quelque chose de plus grand. Un moment où tu arrêtes de faire et tu te rappelles pourquoi tu fais tout ça. Si tu as du 5 dans ton thème numérologique, tu as besoin de repos physique. Tu bouges tout le temps, ton corps, ta tête, tes plans. Le 5 qu'on font changer d'activité et se reposer. Ton repos, c'est l'immobilité choisie, t'allonger, sentir ton corps peser. Si tu as du 6 dans ton thème numérologique, tu as besoin de repos social. Tu es toujours en train de t'occuper de quelqu'un, tes enfants, tes collègues, tes amis, ta famille. Ton repos, c'est un moment sans responsabilité envers personne, juste toi, en priorité. Si tu as du 7 dans ton thème numérologique, tu as besoin de repos mental. Ton cerveau s'éteint jamais, tu sur-analyses, tu réfléchis toujours à quelque chose. Ton repos, c'est tout ce qui court-circuite le mental pour te ramener dans le corps. Ça peut être jardiner, nager, marcher pieds nus, caresser un animal, des choses tactiles, sensorielles, qui disent à ton cerveau « tu peux lâcher, le corps y gère » . Si tu as du 8 dans ton thème numérologique, tu as besoin de repos créatif. Tu mesures tout en productivité, efficacité, objectif, résultat. Ton repos, c'est faire quelque chose d'improductif volontairement. Jouer sans compétition, se promener sans compter les pas. Le 8 doit réapprendre que tout n'a pas besoin de servir à quelque chose. Et enfin, si tu as du 9 dans ton thème numérologique, tu as probablement besoin de repos social et de repos émotionnel. En fait, techniquement, ça serait possiblement du repos égoïste. Ton vrai repos, ce serait un plaisir coupable assumé, juste pour toi, sans que ça serve à personne d'autre. Et encore une fois, je le rappelle, en numérologie, on n'a pas qu'un seul nombre. Ça veut dire que potentiellement, il y a plusieurs de ces repos qui te parlent. Moi par exemple, j'ai du 3, du 7, du 9, du 8, du 1. Donc moi par exemple, je sais que j'ai besoin de repos créatifs, de repos mentaux et de repos sensoriels. Et justement. J'ai un petit exercice pour toi. Je vais l'appeler le rendez-vous avec toi-même. Cette semaine, tu prends ton agenda, tu bloques deux heures, deux heures dans ton agenda. Et pendant ces deux heures, tu fais ce que ton corps te demandera de faire. Ça veut dire que tu ne vas rien prévoir, rien préparer. Parce que peut-être que tu vas vouloir dormir, peut-être que tu vas vouloir aller marcher, peut-être que tu vas vouloir dessiner, lire, t'asseoir dans le silence. Jouer avec ton chat, regarder par la fenêtre, peut-être que tu veux juste rien faire pendant une heure, et j'accepte vraiment que tu me dises rien. Bon, tu ne me le diras pas, mais j'accepte ce rien comme une réponse valide. Avec cet épisode, justement, en plus de te présenter les 7 types de repos, j'ai vraiment envie que tu conscientises... que tu t'imagines et que tu saches, c'est quoi le type de repos dont tu as le plus besoin en ce moment et qu'est-ce que tu fais pour le nourrir ? Encore une fois, ce n'est pas est-ce que tu te reposes assez ? Ça, je pense que je connais la réponse, tu vas me dire oui, non, voilà. Mais plutôt, de quelle fatigue tu souffres ? Est-ce que c'est ton corps, ton cerveau, tes émotions, tes interactions sociales, ta créativité ? Est-ce que tu te sens bombardé, trop stimulé, pas assez stimulé ? Quand tu sais quel repos il te faut, tu sais quoi faire. Le repos, c'est pas de la faiblesse, c'est pas de la paresse, c'est pas du temps perdu. Le repos, c'est souvent ce rendez-vous avec nous-mêmes qu'on annule toujours. Voilà pour l'épisode d'aujourd'hui. C'était un épisode entre nous où je te parle des 7 types de repos physiques, mentales, émotionnels, socials, sensoriels, créatifs et spirituels. Si tu t'es reconnu quelque part dans un type de fatigue, dans une énergie ou dans le réflexe de remplir le vide, c'est normal. On est beaucoup en fait à ne pas savoir comment se reposer. L'important c'est de commencer à apprendre et de travailler dessus. Si cet épisode t'a plu, tu peux me retrouver sur Instagram sous toutfaitsens.podcast. Laisse une note si cet épisode t'a parlé. N'hésite pas à me dire en commentaire ton nombre et quel repos tu as le plus besoin. Je suis vraiment curieuse de ta réponse. Et n'oublie pas, tout fait sens dans la vie. Il suffit de savoir où regarder.