Speaker #0Et si vouloir tout équilibrer était justement ce qui pouvait tout détruire ? Il a sacrifié sa propre fille ? Il a détruit la moitié de l'univers et il était convaincu d'avoir raison. Bienvenue dans Tout fait sens, l'art de se comprendre. Aujourd'hui, on parle de Thanos, pas juste comme un méchant de cinéma, mais comme un miroir de quelque chose de très humain. Notre rapport au contrôle, au pouvoir et à ce besoin que tout soit équilibré. Et comme toujours dans Tout fait sens, on va essayer de comprendre ce que cette histoire vient réveiller en nous avec la numérologie, une fleur de bac, un concept de psychologie que tu vas reconnaître immédiatement. et un regard un peu différent sur ce qu'on en croit connaître. Allez, on y va ! Pour ceux qui débarquent, voici l'histoire. Thanos, c'est le grand méchant de l'univers Marvel, l'ennemi des Avengers, le violet avec le gros menton. Mais derrière ce look de brut, il y a un personnage beaucoup plus nuancé que ce qu'on croit. Déjà, son nom. Thanos, techniquement, ça vient de Thanatos, et c'est la personnification de la mort dans la mythologie grecque. Déjà, rien que là, ça a du sens. Thanos y vient de Titan, une planète qui a été détruite par la surpopulation et l'épuisement des ressources. Il a vu son monde mourir et il a proposé une solution, enfin ce qui pour lui était une solution, éliminer la moitié de la population au hasard, sans émotion, sans favoritisme. Et comme on s'en doute, tout le monde l'a traité de fou. Personne ne l'a écouté et Titan est mort. Alors Thanos y s'est dit, ok, si personne ne veut prendre cette décision, je vais la prendre pour tout le monde. Et il part en quête des six pierres de l'infini. Six objets cosmiques d'une puissance absolue pour les rassembler dans un gant et d'un claquement de doigts effacer la moitié de la vie dans l'univers. Et ce qui est fascinant chez Thanos, c'est qu'il ne se voit pas comme un méchant. Il se voit comme un sauveur, comme quelqu'un qui est prêt à porter le poids d'une décision que personne d'autre n'a le courage de prendre. Enfin, même pas quelqu'un, comme la seule personne qui est prête à porter ce poids. Et ça, c'est hyper important. Parce qu'en fait, dans la vraie vie, on connaît tous quelqu'un comme ça. Quelqu'un qui prend le contrôle pour le bien de tous. Quelqu'un qui impose sa vision parce qu'il est convaincu d'avoir raison. Ça peut être le parent qui contrôle la vie de ses enfants pour les protéger. Le chef qui micromanage chaque tâche parce que personne ne fait mieux que lui. L'ami qui va te dire quoi faire parce qu'elle te connaît mieux que personne. Là, je pense que tu commences déjà à reconnaître des situations ou des personnes que tu connais. Et à comprendre où je veux en venir. C'est normal, on continue. D'abord, je veux qu'on parle d'un concept de psychologie qui va éclairer tout ce qu'on va voir dans ce film. Je vais parler du triangle de Karpman, ou le triangle dramatique. C'est créé par un psychiatre américain, Stephen Karpman, qui a développé ça dans les années 60. Et en fait, c'est assez simple, et tu vas vite comprendre. Dans chaque conflit, dans chaque dynamique de pouvoir, dans chaque relation, toxique ou pas, il y a trois rôles, toujours les mêmes, trois points du triangle. Le sauveur, celui qui dit « je vais tout régler » , qui prend les commandes, qui se sacrifie, qui porte le poids du monde parce que personne d'autre ne peut le faire. Le sauveur, il a l'air noble, mais en dessous, il a besoin qu'on ait besoin de lui. Son identité dépend du fait que les autres sont incapables sans lui. Ensuite, il y a le persécuteur, celui qui impose, qui contrôle, qui domine, qui dit « c'est comme ça et pas autrement » . Le persécuteur, lui, il a l'air méchant, mais en dessous, il a peur. Peur du chaos, peur de l'impuissance. Il contrôle, parce que le contrôle, c'est sa seule solution face à la peur. Et enfin, il y a la victime, celui qui subit, qui dit « personne ne m'écoute, le monde est contre moi, j'ai pas le choix, je suis trop nulle » . La victime, elle a l'air impuissante. Mais en dessous, elle tire un bénéfice de sa position, c'est qu'elle n'a pas à prendre de responsabilités. Dans le triangle de Cartman, les gens ne restent pas forcément dans un seul rôle, ils tournent. Tu peux commencer sauveur, tu finis persécuteur, tu commences victime, tu deviens sauveur. Les trois rôles s'échangent souvent en permanence. Le souci ici, c'est pas d'être un de ces rôles, parce que tu peux t'identifier, tu peux te dire « Ah bah oui, moi je suis une victime » ou « Ah oui, mince, moi je suis souvent sauveuse » . C'est pas forcément mal. C'est mal s'il y a une relation et une dynamique toxiques. Mais bon, c'est pas là où je veux en venir. Ce qui va rendre ici le sujet intéressant, c'est que Thanos, il est lui-même les trois rôles. Pendant tout le film en fait, il est la victime, personne ne l'a écouté, ils l'ont traité de fou, le monde est mort parce que personne n'a suivi son plan. Il est le sauveur, c'est lui qui va sauver l'univers, c'est lui la seule personne assez courageuse pour prendre cette décision, c'est son fardeau, c'est son sacrifice et il est le persécuteur. Il va éliminer la moitié de la vie dans l'univers et si tu es sur son chemin ou contre lui, tant pis pour toi. Victime, sauveur, persécuteur. Les trois en une seule personne. Et pour faire le lien, le triangle de Karpman, il existe dans ta vie aussi. Peut-être pas à l'échelle cosmique des super-héros, mais à l'échelle humaine, ça peut être la mère qui se sacrifie pour ses enfants, qui prend le rôle de sauveuse, qui leur reproche de ne pas être reconnaissant, qui prend le rôle de victime, et qui contrôle leur choix pour leur bien en ayant le rôle de persécuteur. Les trois, la même personne. Ça peut être le collègue qui prend tout le travail et qui devient sauveur, qui se plaint qu'il fait tout tout seul et qui devient victime, et qui critique tout le monde parce que personne ne fait aussi bien que lui. Et là, il est persécuteur. Encore une fois, cette dynamique, ces rôles-là sont très humains. Tout le monde tourne dans le triangle à un moment ou à un autre. La question, ce n'est pas « est-ce que je le fais ? » , c'est « est-ce que je le vois quand je le fais ? » . Encore une fois, tu ne peux pas changer quelque chose quand tu ne le vois pas. quand tu ne le nommes pas. Et Thanos, lui, il ne le voit jamais. Jusqu'au bout, il croit être le sauveur. Il ne le voit pas le côté persécuteur et c'est exactement pour ça qu'il échoue et qu'il devient méchant. On garde ça en tête. Là, je vais te parler du 8. Je vais t'expliquer aussi pourquoi je connecte le 8 à Thanos. Le 8 de base, c'est le nombre du pouvoir, de l'ambition, de la manifestation matérielle. Déjà, rien que là, je pense qu'avec ces trois mots, t'as compris. Mais finalement, si on regarde le symbole, le 8 c'est quoi ? C'est un infini debout, deux boucles, deux mondes, le haut et le bas, le matériel et le spirituel, le donner et le recevoir, deux moitiés parfaitement symétriques. Et c'est exactement ça la quête de Thanos, rétablir l'équilibre cosmique. Donner, autant qu'on prend. D'ailleurs, il y a une scène dans Infinity War qui résume un peu tout. Quand Thanos rencontre Gamora enfant, il prend un coteau, Il la met sur son doigt et il lui dit, parfaitement balancée, comme les choses devraient être. Cette phrase, c'est le 8 en une ligne. Le 50-50, les moitiés, l'obsession de la symétrie, les deux boucles du 8 qui doivent être exactement égales. Ce que tu donnes, tu le reçois. Ce que tu détruis, ça te revient. Il y a cette loi de cause à effet avec le 8, très proche de la notion de karma. Et tout le parcours de Thanos, c'est un peu ça. Il détruit la moitié de l'univers et... spoiler ! L'univers finit par le détruire. Le 8, ça peut être une très belle énergie, ça va être cette personne qui construit, qui structure, qui crée de l'abondance pour elle et pour les autres. C'est un leader naturel, celui qui prend des responsabilités que les autres fuient, qui a une vision claire, une capacité d'exécution forte, qui sait où il va et avec qui. C'est souvent aussi quelqu'un qui peut être lié à la justice, à l'équité. Il déteste l'injustice. Il y a ce besoin profond que les choses soient justes. Que chacun ait sa part, que personne ne soit laissé. Et du côté déséquilibré du 8, du côté ombre du 8, il suffit de mettre l'image de Thanos. Bon, j'avoue, je fais court, il n'y a pas forcément que lui, mais c'est un sacré bon exemple de l'énergie du 8. L'ombre du 8, c'est quand le besoin de contrôle dépasse le besoin de connexion. C'est quand tu es tellement convaincu de ta vision de l'équilibre que tu écrases tout le monde pour l'imposer. C'est quand tu sacrifies l'humain au nom d'une idée, d'un système ou d'autre chose. L'ombre du 8, c'est le contrôle déguisé en protection, l'ambition déguisée en mission, la rigidité déguisée en justice, la solitude choisie déguisée en sacrifice. D'ailleurs, en parlant de sacrifice, Thanos sacrifie Gamora quand même, sa propre fille, la personne qu'il aime le plus au monde, pour justement obtenir la pierre de l'âme. Et il pleure, il souffre, mais il le fait quand même. Parce que l'ombre du 8, c'est ça. Je t'aime. Mais ma mission est plus importante que toi. Mon idée de l'équilibre vaut plus que notre relation. Et finalement, ça c'est un schéma qu'on connaît tous. À plus petite échelle, encore une fois, évidemment. Le boulot qui passe avant la famille, le besoin de tout gérer qui étouffe les gens autour de nous, le « c'est pourtant bien qu'on impose à quelqu'un sans lui demander son avis » , les collègues qui se mettent des bâtons dans les roues pour aller plus loin qu'un autre. Il y a plein de façons d'être un 8 déséquilibré, évidemment c'est pas... que au 8, mais ça fait partie des caractéristiques que pourrait avoir un 8. Tout ça, évidemment, est moins spectaculaire et moins dangereux qu'un claquement de doigts. Mais à leur échelle, ça fait quand même des dégâts. Maintenant, ce qui devient intéressant et ce qui va nous permettre d'entrer dans la notion du pouvoir, dans les différents aspects du pouvoir, c'est que le 8 couché, c'est quoi ? Le symbole de l'infini. Et Thanos, il cherche quoi ? Les pierres de l'infini. Il veut littéralement posséder l'infini. Heureusement, l'infini, ça ne se possède pas. L'équilibre, ça ne se force pas. Mais Thanos, il veut quand même figer l'univers dans un équilibre permanent. Et c'est exactement pour ça qu'il va échouer. La vie, c'est justement ce mouvement entre les déséquilibres. Ce qui, du coup, nous amène à quelque chose de concret, parce que Thanos, pour imposer sa vision, il va utiliser ses outils à lui. Ses pierres, les six pierres de l'infini. Chaque pierre représente un aspect de ton pouvoir personnel. Six leviers que tu utilises chaque jour et la façon dont tu les utilises, pour construire ou pour contrôler, dit tout sur ton équilibre intérieur. Et pour chaque pierre, je vais te montrer le triangle de Cartman en action. Comment le sauveur, le persécuteur et la victime peuvent utiliser chacun la même pierre différemment ? Parce que finalement le pouvoir c'est pas ni bon ni mauvais, ça dépend juste de la direction que tu utilises. Let's go pour les pierres ! On commence avec la pierre du pouvoir, la violette. C'est la force brute, la capacité d'agir. Dans ta vie c'est vraiment ton énergie d'action, ce qui te pousse à te lever le matin, à faire des choses. Le sauveur utilise sa pierre du pouvoir pour tout gérer. Il prend tous les dossiers, toutes les responsabilités, et il porte, comme Thanos, jusqu'à mourir. Mais en vrai, il y a plein d'autres personnages qui sont comme ça. Notamment les super-héros, les héros en général. Le persécuteur l'utilise pour dominer. C'est le collègue qui parle plus fort que tout le monde en réunion. Pas parce qu'il a de meilleures idées, mais parce que le volume est son outil de contrôle. C'est le parent qui impose par l'autorité au lieu de l'écoute, qui dit « parce que je l'ai décidé » comme argument final. Et la victime, elle, elle va dire « Ah ben, moi, j'ai pas de pouvoir » . Mais finalement, c'est rarement vrai. La victime, elle a souvent autant de pouvoir que les autres. Elle a juste décidé de ne pas l'utiliser. Et ne pas l'utiliser, c'est aussi un pouvoir, c'est aussi une décision. C'est juste une décision très très très très très passive. La question que je veux te poser autour de cette pierre et de ce pouvoir-là, c'est « Est-ce que tu utilises ta puissance pour construire, pour contrôler ? » ou est-ce que tu fais semblant de ne pas en avoir ? Ensuite, on passe à la pierre de l'espace. La bleue, la capacité de se déplacer, d'être libre. Le tessérac, dans ta vie, c'est ta liberté, ta capacité à bouger littéralement et figurativement, ta permission de changer de direction, d'ouvrir de nouvelles portes. Le sauveur, il utilise sa pierre de l'espace pour être partout, disponible pour tout le monde, présent à chaque problème, il court d'un endroit à l'autre. en pensant que sa présence, elle est indispensable. Mais à force d'être partout, il est nulle part. Et il est surtout pas chez lui. Le persécuteur, lui, il l'utilise pour restreindre l'espace des autres. C'est la personne qui te dit, tu peux pas faire ça. Qui contrôle tes mouvements. Pas forcément physiquement, mais plutôt émotionnellement. Si tu pars en voyage sans moi, ça veut dire quoi ? Si tu changes de job, tu penses à qui ? Restreindre la liberté pour calmer sa peur. Et la victime, elle, bah encore une fois, elle va dire, oh bah... Je suis coincée, je ne peux pas bouger, je ne peux pas partir. Alors que souvent, pas toujours, mais souvent, la porte est ouverte. C'est juste que franchir cette porte fait peur. Ma question c'est, est-ce que tu te sens libre en ce moment ou est-ce que tu t'es figée quelque part sans pouvoir bouger ? Et si tu ne peux pas bouger, c'est vraiment parce que c'est impossible ou c'est parce que le mouvement te terrifie ? On passe à la pierre de la réalité, la rouge. Elle transforme la matière, elle change la réalité elle-même. Dans ta vie, c'est ta narration, tes croyances, les histoires que tu racontes sur toi-même, tes propres filtres. Et finalement, c'est peut-être la pierre la plus dangereuse de toutes parce que Thanos l'utilise pour créer des illusions. Il transforme la réalité en ce qu'il veut qu'elle soit. Et nous, finalement, on fait pareil chaque jour. Je suis pas assez bien, illusion. C'est trop tard pour moi, illusion. Les autres ont plus de chance, illusion. Il me quittera si je suis pas comme il veut, illusion. Je mérite pas mieux, illusion. Ce sont des pierres de la réalité qu'on utilise contre nous-mêmes. Des mensonges. tellement répétées, qu'ils sont devenus en fait notre propre vérité. Et parfois, quand on ne se sent pas bien, quand on a l'impression d'être dans une prison par exemple, c'est finalement une illusion qu'on a nous-mêmes créée, avec des barreaux fictifs, mais une peur réelle. Et dans le triangle, le sauveur va dire « Sans moi, tout s'effondre » . Le persécuteur va se dire « Je suis le seul à voir la vérité » . Thanos, finalement, il se raconte les deux en même temps. C'est sa pierre de la réalité qui crée l'illusion que son génocide est un acte d'amour. La question ici que je te pose, c'est, c'est quoi l'histoire que toi tu te racontes sur toi-même ? Et est-ce que c'est vrai ? Ou est-ce que c'est une illusion que tu portes depuis tellement longtemps que t'as oublié que tu l'as créée ? Ensuite, on a la pierre de l'âme, l'orange, la plus mystérieuse et celle qui coûte le plus cher. Parce que pour l'obtenir, Thanos doit sacrifier ce qu'il aime le plus, Gamora, sa fille. Et il pleure. Il souffre vraiment, mais il le fait quand même. Dans ta vie, c'est ta connexion à ton essence, à ton âme, à ce que tu es quand tu enlèves tout le reste. Le titre, le rôle, l'image. Et la question que cette pierre pose, c'est la plus difficile de toutes. Qu'est-ce que tu es prêt à lâcher pour devenir qui tu dois être ? On ne parle pas de lâcher des personnes, de quitter ton partenaire ou autre, mais je te parle de version de toi. Des croyances qui ne te servent plus, des identités que tu portes par habitude, des relations que tu gardes par peur et pas par amour. Le prix de la pierre de l'âme, c'est le deuil. Et en numérologie d'ailleurs, le 8, le deuil est un passage obligé. Tu ne peux pas construire du 9. sans lâcher l'ancien. Tu ne peux pas remplir une main qui est déjà pleine. Et Thanos, il le sait. C'est pour ça qu'il pleure, parce que la transformation, elle a un prix, et ce prix, il fait mal. Mais voilà la différence entre Thanos, qui est dans l'ombre du huit, et un huit lumineux, c'est que Thanos sacrifie quelqu'un d'autre pour obtenir ce qu'il veut. Il est persécuteur. Le huit lumineux va sacrifier quelque chose en lui, une croyance, un confort, un rôle, une version de lui-même. Là, j'ai un exemple aussi. Ça va être cette mère qui sacrifie sa carrière pour ses enfants, puis qui va leur reprocher toute leur vie de l'avoir fait. Elle, c'est une Thanos. Bon, encore une fois, à échelle différente. Elle a sacrifié quelque chose d'externe en croyant que ça allait la rendre entière. Et en fait, ça l'a rendu amère. Le vrai sacrifice de la pierre de l'âme, il est interne. C'est lâcher le contrôle, justement. C'est accepter de ne pas savoir. C'est poser l'armure. Ensuite, on a la pierre du temps, la verte. Elle contrôle le temps, évidemment. Dans ta vie, c'est ton rapport au passé et au futur. Et un lien très intéressant que je peux faire ici avec le triangle, c'est que la victime, elle vit souvent dans le passé. Ah, mais si j'avais fait ça il y a cinq ans. Mais c'est la faute de ce qui m'est arrivé ce matin, ou hier. Ah oui, mais j'aurais dû. Le passé est une excuse pour ne pas agir maintenant. Le persécuteur, il vit dans le futur. Et si ça ne marche pas ? Et si je perds tout ? Il faut que je contrôle pour que demain soit sûr. Le futur est sa justification pour le contrôle d'aujourd'hui. Et le sauveur, lui, il vit dans l'urgence. Il faut que je fasse ça maintenant, c'est urgent, les gens y comptent sur moi. L'impatience est justifiée par ce besoin. Une des caractéristiques de l'énergie du 8 en numérologie, c'est ce côté impatience, énergie. Thanos, il dit une phrase que j'ai notée, c'est « j'ai attendu assez longtemps » . Et finalement, combien de fois toi tu dis ça dans ta vie ? Ou t'as pu dire ça effectivement ? Quand tu pousses, quand tu fonces, quand tu forces les choses, quand tu veux que les choses arrivent sur ton calendrier, au moment précis où toi t'as décidé que ça devait arriver, ici il faut vraiment apprendre la patience. Apprendre que le temps n'est pas un ennemi, c'est un allié. Que les meilleures constructions prennent du temps. Et que le force et le timing, c'est détruire le processus au lieu de le nourrir. Et enfin, la pierre de l'esprit, la jaune. Elle contrôle le contrôle sur les pensées. Dans ta vie, c'est ton mental, ta capacité à penser clairement, mais aussi ta tendance à vouloir contrôler ce que les autres pensent de toi. Et c'est la pierre la plus sournoise, parce qu'on dépense une énergie folle, mais folle, à essayer de contrôler le regard des autres, à calibrer notre image, à performer une version acceptable de nous-mêmes, à anticiper les jugements pour les désamorcer avant qu'ils arrivent. Thanos, il utilise cette pierre pour littéralement contrôler les pensées. Toi, tu peux l'utiliser à chaque fois que tu te demandes « qu'est-ce qu'il va penser si je dis ça ? » ou « comment je dois me comporter pour qu'elle m'aime ? » Toujours par rapport à mon petit triangle, le sauveur, il va contrôler son image en étant indispensable, le persécuteur, il va contrôler son image en étant intouchable, et la victime, elle va contrôler son image en étant fragile. Et les trois, ils vont essayer de contrôler la même chose finalement. Ce que les autres pensent d'eux. Comme si c'était possible. Comme si tu pouvais mettre des lunettes ou un filtre sur les pensées du monde. Spoiler, tu peux pas. Et le jour où tu lâches ça, le jour où tu comprends ça, le jour où t'arrêtes de performer pour le regard des autres, c'est un des moments les plus libérateurs de ta vie. Et quand Thanos rassemble les six pierres, il met le gant. Et le gant c'est quoi ? C'est le contenant. La structure qui canalise tout ce pouvoir. Nous ici, on pourrait très bien dire que le gant c'est toi, ton corps. ta discipline, tes rituels, ta capacité à contenir et à canaliser tes propres pierres. Sauf que Thanos, lui, il utilise le gant pour détruire. Pour l'extérieur, encore une fois. Si tu ne fais que prendre du pouvoir sans travailler sur toi-même, tu finis par te détruire. Le gant brûle le bras de Thanos. Le pouvoir sans conscience de soi, c'est de l'autodestruction. Et on a vu le début de l'histoire de Thanos qui était victime, sauveur et persécuteur. Et une fois en fait qu'il a toutes les pierres, on a un peu l'effet inverse. Thanos met le gant en tant que sauveur. Je vais sauver l'univers. Il claque des doigts en persécuteur. Il tue la moitié de l'humanité et il finit en victime parce qu'il est finalement blessé. Le triangle complet à nouveau au moment du claquement de doigts. Je pense que cet épisode il est un peu plus long que les autres, mais je vais juste parler très rapidement d'une fleur de Bac qui est très intéressante quand on sent qu'on est dans le contrôle. Vine, c'est la fleur de ceux qui dominent au lieu d'inspirer. De la personne qui peut être tellement convaincue d'avoir raison qu'elle écrase tout le monde pour imposer sa vision. Si tu utilises cette fleur de bac, elle ne va pas te rendre passive, elle ne va pas tuer ton leadership. Elle va juste transformer ce côté domination en inspiration. Elle va travailler sur ton émotionnel. Au lieu de « fais comme je dis » , l'idée c'est que ça devienne « laisse-moi te montrer et décide par toi-même » . Au lieu de contrôler les gens, tu vas les élever avec toi. Alors, maintenant qu'on a vu Thanos, le 8, le triangle, les 6 pierres... et rapidement la fleur de bac, Vine, on arrive à mon moment préféré. On arrive au moment des questions. La première question va être liée au triangle. Quel rôle tu joues en ce moment ? Est-ce que tu penses que t'es un sauveur et que tu portes tout pour tout le monde et que tu te plains que personne t'aide ? Est-ce que t'es persécuteur et que t'imposes ta vision parce que c'est la bonne et tu laisses pas de la place à l'autre ? Ou est-ce que t'es victime et tu te dis que tu peux rien changer alors qu'au fond, c'est toi qui choisis de pas bouger ? Nomme ce rôle, pas pour te juger. mais pour le voir, parce que le triangle, encore une fois, il tourne, parce que tant que tu ne vois pas dans quelle position tu es dans ce triangle, tu ne peux pas en sortir. La deuxième question que je veux te poser, elle est plus liée à cette notion du contrôle. Si tu sens que c'est quelque chose qui t'a parlé, identifie ce que tu essaies de contrôler en ce moment. Est-ce que c'est ton partenaire, tes enfants, ton corps, ton image, ton futur ? Pose-toi la question honnêtement. Est-ce que ce contrôle, c'est de l'amour, c'est de la peur ? Qu'est-ce que c'est ? surtout si c'est dans le relationnel. Parce que par exemple, l'amour laisse de l'espace, l'amour fait confiance, l'amour accepte de ne pas savoir comment ça va finir. La peur, elle contrôle, elle sert, elle impose, elle se cache derrière des « je fais ça pour ton bien » . Thanos pensait agir par amour pour l'univers, mais c'était de la peur, la peur de revivre Titan, la peur de l'impuissance. Et cette peur, elle a transformé exactement en ce qu'il voulait combattre, un destructeur. Et finalement, je voulais te parler rapidement du snap, du claquement des doigts. Un geste et tout est réglé. Et en fait, on a tendance à chercher cette solution miracle, cette solution magique, le hack incontournable, le raccourci qui va tout régler d'un coup. Mais dans la vie, la transformation, c'est pas un snap, c'est un processus. C'est lent, c'est encore une fois souvent inconfortable, c'est pas spectaculaire. Il faut juste apprendre à apprécier le processus. apprendre la patience. Et surtout, il faut apprendre à travailler sur cette notion du pouvoir. Voilà, on a vu tout ce qu'on avait à voir à travers Thanos. Si t'es resté jusqu'au bout, merci. Si cet épisode t'a parlé, si à un moment tu t'es dit « Ah bah, je suis comme ça » , c'est normal, on tourne tous dans le triangle, on contrôle tous quelque chose. L'important, c'est de le voir, parce que le jour où tu le vois, le jour où tu te vois aussi dans le triangle, tu peux en sortir. Si tu veux continuer la conversation, je partage beaucoup de coulisses, de réflexions et de pensées sur Instagram, sous toutfaitsens.podcast. Tu peux aussi soutenir le podcast en laissant une note s'il t'a plu, ça aide énormément à le faire découvrir à d'autres personnes. Abonne-toi si tu veux continuer à explorer tout ça avec moi, épisode après épisode. Et n'oublie pas, tout fait sens dans la vie, il suffit de savoir où regarder.