Speaker #0Bonjour à tous, je suis très heureuse de vous retrouver pour cet épisode solo consacré à l'éducation. C'est mon premier épisode solo depuis ma pause d'octobre. Alors certains d'entre vous le sauront peut-être puisque je l'ai dit sur Instagram mais je sais que tout le monde ne me suit pas forcément sur Instagram. Donc j'ai fait une petite pause début octobre parce que j'étais en début de grossesse donc j'attends mon troisième enfant et que c'était devenu trop fatigant. Donc j'ai fait une petite... pause. Et voilà, donc j'ai été très heureuse de reprendre par contre en janvier, ça m'avait beaucoup manqué. Et depuis janvier, je tiens à vous remercier des nombreuses écoutes du podcast, puisqu'on est à peu près à 700 écoutes par mois. On va passer la barre là des 5000 écoutes du podcast depuis sa création. Je n'en reviens pas et je pense que ça m'aidera pour mon objectif qui est d'être à 10 000 écoutes sur le mois de septembre. Donc je vous remercie de votre fidélité. N'hésitez pas Voilà. comme toujours à partager les épisodes à faire connaître le podcast ça aide énormément et ça donne beaucoup de visibilité à tous les épisodes parce qu'en fait je constate que sur ce type de format c'est pas forcément alors le dernier épisode bien sûr est le plus écouté puisque il y a les gens qui ont écouté les épisodes d'avant qui écoutent mais je vois des épisodes comme ça l'épisode de Cécile qui est un des premiers à être sorti qui a été beaucoup écouté ces derniers temps ça permet aussi d'avoir une visibilité pour les autres épisodes Donc voilà, merci beaucoup. On va entrer dans le vif du sujet. Quand on parle d'éducation, il y a une phrase de l'évangile qui me revient souvent, c'est « vous êtes dans le monde, mais vous n'êtes pas du monde » . C'est une phrase de l'évangile selon saint Jean. Cette tension, je crois qu'elle résume assez bien le défi des parents d'aujourd'hui, parce que nous élevons nos enfants dans un monde qui change très vite, un monde où les repères culturels, religieux et moraux sont de plus en plus flous, un monde où l'école transmet beaucoup de savoirs, mais parfois moins de sens. Une question finit par s'imposer en nous, pourquoi éduquons-nous nos enfants ? Est-ce que c'est pour qu'ils réussissent, pour qu'ils s'adaptent, pour qu'ils soient heureux, pour qu'ils soient libres ? Dans la tradition chrétienne, la réponse, elle a longtemps été assez claire. Comme le rappelait Paul VI en reprenant l'enseignement du Concile Vatican II, la véritable éducation vise à la formation de la personne humaine en vue de sa fin dernière et du bien des sociétés dont l'homme est membre. J'aime beaucoup cette approche. Je trouve qu'elle résume tout et comme souvent dans la sagesse de l'Église, elle nous donne à méditer sur notre place dans le monde avec beaucoup de justesse. Une famille chrétienne éduque son enfant pour son salut. Quand nos enfants viennent au monde, ce qu'on souhaite pour eux, c'est leur salut et aussi leur rayonnement dans le monde actuel. Autrement dit, l'éducation ne concerne pas uniquement les compétences, elle concerne la personne tout entière. Et ces dernières années, on entend de plus en plus parler de l'éducation intégrale. Moi, j'en ai entendu parler pour la première fois grâce à une école qui s'est montée pas très loin de chez nous, qui est une école de filles qui s'appelle la Maison d'éducation Pauline Jarrico. J'ai trouvé que l'idée était assez intéressante que, dans le contexte de l'école, là, pour cette institution-là, de dire « instruire et former un être humain, c'est pas uniquement... » l'instruire d'une façon intellectuelle, lui donner un savoir et un savoir-faire, même un savoir-être dans le sens de se comporter, c'est vraiment englober la personne tout entière en allant chercher même à former son âme finalement. Et je trouve que cette approche est très intéressante. Alors on va s'appuyer dans cet épisode sur différentes sources, notamment sur l'éducateur et philosophe François-Xavier Clément qui a consacré des épisodes entier sur ce sujet, sur Radio Maria. Je mettrai de toute façon les références en bas de ce podcast. J'ai trouvé que c'était très très intéressant. On peut les retrouver sur Spotify. Alors j'imagine qu'on doit pouvoir aussi les retrouver sur Apple Podcast. Vraiment, c'est très intéressant. Lui, il développe ça au-delà de l'école. Enfin, il a une partie de ses réflexions qui concernent l'école, mais il a surtout une grosse partie de ses réflexions qui concernent le travail des parents. Donc l'idée, là, c'est de former l'intelligence. mais aussi le cœur, la volonté, la conscience et l'âme. C'est un sujet qui m'habite beaucoup en ce moment et je vous préviens tout de suite, ce ne sera probablement pas mon épisode le plus consensuel parce qu'on a tous notre façon de voir les choses. Mais comme d'habitude sur ce podcast, l'objectif, ce n'est pas de dire aux gens quoi penser. L'objectif, c'est de partager des réflexions, des lectures, des intuitions et parfois aussi des idées qu'on n'entend pas beaucoup ailleurs. Voilà, de synthétiser des choses qui peuvent m'inspirer ou des réflexions qui peuvent être les miennes à un moment et de nourrir peut-être, je l'espère, les vôtres. Dans cet épisode, je vais m'appuyer notamment sur les réflexions de Rod Dreher dans son livre « Comment être chrétien dans un monde qui ne l'est plus » . J'avais partagé cette lecture sur Instagram pour ceux qui me suivent là-bas et en fait, c'est un livre que j'ai énormément aimé. Alors, il y a, comme dans toutes les lectures, il y a à prendre et à laisser, mais... C'est un livre qui se veut être assez pratique pour donner des pistes de réflexion sur ce que c'est que de vivre en chrétien dans le monde d'aujourd'hui. Lui, il s'appuie sur la règle de Saint-Benoît qui s'applique dans les monastères. Et il compare un peu notre époque à celle de Saint-Benoît en disant que Saint-Benoît a vu la chute de l'Empire romain. Il est à un moment, Saint-Benoît, où un monde s'écroule et où il faut former des îlots spirituels, des îlots de vie. en vue de refaire un monde chrétien plus juste, moins barbare et qui, lui, ne s'effondrera pas puisqu'en fait, c'est l'effondrement moral et spirituel qui a entraîné la chute de l'Empire romain pour Roderéa. Dans cet épisode, dans une première partie, on discutera de qu'est-ce que l'éducation intégrale. Dans un second temps, on abordera pourquoi transmettre une culture et une foi est plus important que jamais dans les temps actuels et comment élever des enfants aujourd'hui pour le monde qui vient. Pour commencer, l'éducation intégrale, elle vise à former une personne unifiée. Aujourd'hui, on parle beaucoup d'éducation, mais c'est vrai qu'on parle beaucoup de performance, de bulletins, d'orientation, de compétences, d'adaptabilité, notamment avec l'essor de certaines pédagogies comme la pédagogie Montessori, qui a des bons côtés sur cet aspect. éduquer un enfant, c'est aussi lui permettre de pouvoir s'adapter à toutes les situations puisqu'on ne connaît pas le monde de demain. Donc on l'éduque en vue d'un monde qu'on ne connaît pas et lui, il devra pouvoir s'adapter dans toutes les situations. L'éducation intégrale, c'est éduquer en même temps l'intelligence, la volonté, le cœur, le corps, l'âme, pour avoir une unité intérieure. J'ai beaucoup aimé ce que propose François-Xavier Clément parce qu'il nous invite à discerner ce qui est important dans ce qu'on veut transmettre de ce qui est essentiel et ce qui est sacré. Et pour lui, ça ne doit vraiment pas être mis sur le même plan. Par exemple, bien sûr que c'est important pour un enfant, la réussite scolaire. En tout cas, s'il n'y a pas cette réussite scolaire, l'envie d'apprendre, ça c'est très important. Avoir un cadre avec des horaires, ça c'est important. S'investir dans ses activités, avoir des règles. Par exemple, je ne sais pas, on n'arrête pas une activité en cours d'année, on s'investit. Moi, je l'ai vu beaucoup avec ma fille qui a commencé le piano. en début d'année. Et il se trouve qu'elle s'est vite rendue compte qu'une demi-heure de piano par semaine, ce n'est pas énorme. Donc, bien sûr que sa prof attendait qu'elle travaille aussi à la maison. Elle a des notes à recopier et les débuts ont été compliqués. Donc, on s'est dit bah oui, c'est important quand même qu'elle comprenne qu'on s'est engagé dans une année. On a payé une année. Voilà, on a réservé un créneau horaire. Donc, elle va y aller. Ça, c'est important. Mais, Au-delà de ça, ce qui était essentiel, c'était vraiment qu'elles comprennent que le travail nous amène aussi à de la satisfaction. On ne peut pas être bon du jour au lendemain dans une activité. Et en fait, je voulais qu'elles comprennent qu'en se donnant un peu la peine, elles seraient fières d'elles. Et c'est arrivé il n'y a pas longtemps parce qu'elle a eu un déclic. Là où elle ne voulait jamais travailler, on lui disait, allez, fais un petit peu de piano, au moins mets-toi au piano dix minutes. Peut-être dans la semaine, 10 minutes, une ou deux fois, ce serait bien. En plus, elle n'a aucune difficulté. Donc, dès qu'elle s'y met, ça se passe bien. Et elle a eu un déclic sur les vacances de février où elle s'est mise à jouer tous les jours quasiment. Elle me disait, je vais jouer un peu de piano. Alors moi, je ne connais rien. Si par exemple, elle découvre un morceau, moi, je ne peux pas lui dire, ah bah non, en fait, là, tu t'es trompé de note. C'est plutôt cette note ou pas. Là, il faut qu'il y ait son papa. Mais par contre, elle se mettait et des fois, je lui disais, allez, essaye de le faire un petit peu plus vite, essaye de le faire. Et en fait, quand elle y est arrivée, elle était vraiment très contente. Et c'était vraiment la satisfaction pour moi de me dire, je m'en fiche qu'elle fasse du piano. C'est possible qu'elle arrête à la fin de l'année, mais je veux qu'elle ait eu cette expérience du j'ai travaillé et j'en ai récolté des fruits. Parce que ça, dans tous les aspects de sa vie, c'est quelque chose qui sera bénéfique. Et donc, pour revenir à François-Xavier Clément... Il nous dit que ce qui peut être essentiel dans une éducation, c'est par exemple la formation du caractère, la formation de la liberté intérieure d'un enfant. Et ce qui est sacré, c'est tout ce qui va toucher à sa conscience, à son âme, à la relation qu'il peut avoir avec Dieu. Et le problème, c'est qu'on s'arrête souvent à ce qui est important. Et même dans la façon dont on le formule à l'enfant. On aurait pu, dans l'exemple avec ma fille, on peut avoir tendance à dire « Non, on a payé » . tu t'es engagée, tu vas au piano, c'est tout. Il faut que tu travailles un petit peu, ne serait-ce que faire tes notes, sinon tu vas arriver et puis en fait, ta prof de piano, elle va voir que tu n'as pas travaillé. Mais c'est important aussi de le formuler à l'enfant et moi, j'en ai pris conscience là, entre septembre où elle a commencé et là, février, c'est de me dire, ah oui, mais en fait, mon rôle, c'est vraiment de lui expliquer pourquoi. Elle a six ans et demi, elle peut comprendre qu'on essaye aussi de la préparer à prendre des décisions seule. ou à prendre des mesures elles-mêmes pour sa vie, des engagements dans sa vie. Et je crois qu'elle l'a finalement bien compris, puisqu'elle s'y est mise aussi. Et je crois que ça lui a paru logique. Et c'est vrai que les enfants, quand ils comprennent la finalité, ça passe toujours mieux. Dans son livre « Comment être chrétien dans un monde qui ne l'est plus » , Rod Reher écrit « Les parents qui prennent l'éducation au sérieux ne peuvent pas se contenter d'aider leur enfant à avoir le bulletin qu'il faut pour entrer dans telle école prestigieuse. » En fait, il met le doigt sur quelque chose de dérangeant, c'est que Si l'éducation vise seulement à la réussite scolaire ou à la réussite sociale, plus largement, et qu'on saupoudre un peu de religion par-dessus, le problème c'est qu'on ne forme pas des adultes solides. Parfois c'est un petit peu, je pense, les travers qui peuvent nous emmener aussi à une perte de sens pour nos enfants, notamment des enfants chrétiens à qui on dit, voilà, il faut aimer ton prochain comme Jésus nous a dit d'aimer, et comme Jésus nous a aimés, surtout. Tous nos efforts de la semaine, ils sont orientés à ce que nos enfants réussissent à l'école. Et puis, quand on les emmène à la messe, ils entendent le message. Ils comprendront bien. Oui, mais en fait, non. C'est des choses qui se travaillent. Aimer son prochain, même quand il est désagréable, même quand il est pénible, c'est quelque chose qui s'apprend et qui doit faire partie de leur vie. Parce que sinon, c'est très dur à intégrer. Et donc... Là, il parle notamment des écoles dans cette partie-là, mais bien sûr qu'il faut que ce soit quelque chose qui soit cohérent dans tous les aspects de la vie de l'enfant et que ce soit un message qu'on lui transmette. Parce que si partout on lui dit ce qui est important, c'est ton développement personnel, que tu te sentes bien et voilà, en fait, il intègre ça. Et il n'intègre pas que se sentir bien et être heureux, ça passe aussi par aimer les autres, ne pas entretenir des rancœurs. Il faut que les aspects de la vie soient cohérents et pas qu'on saupoudre un peu le dimanche de religion sur une éducation qui, 90% du temps, dit autre chose. Il nous dit que pour que les enfants soient résistants au désordre moderne, il faut leur inculquer le sens de l'ordre, la finalité, la continuité et une vision du monde dans laquelle Dieu est au-dessus de tout. Ça, pour les enfants chrétiens, c'est vraiment les messages pour lesquels ils ont besoin de placer toute leur vie et tout. la cohérence de ce qu'ils font. Ce n'est pas une religion décorative, c'est une cohérence de vie. Il nous dit aussi que la séparation introduite entre la connaissance et la vertu a créé une société qui juge de la valeur d'une personne selon sa capacité à maîtriser la science, le droit, l'argent, l'image et les mots. Et finalement, on en revient à ce qu'on disait au départ, c'est qu'on valorise la compétence, on relativise la morale. C'est un problème de fond qu'on retrouve partout. La compétence se place au-dessus de la morale. Et finalement, on voit ce que ça peut donner tous les jours dans notre société. Parce qu'on peut être brillant et moralement vide. C'est là que ça pose problème. C'est ainsi que finalement, on relativise tout. Et on le voit dans les projets de loi actuels. En fait, on a des politiques, ils ne sont pas tous brillants. Aujourd'hui, on voit que les politiques, ils placent leurs réflexions au-delà de la morale. Parce qu'en fait, la morale, elle doit toujours être relativisée. La morale, ça peut être la mienne, ça peut être la vôtre. Ça peut être... Tous les aspects de la morale sont à relativiser. Il n'y a plus rien de sacré, il n'y a plus rien qui est retenu comme étant un prérequis sur lequel on est tous d'accord. Sur l'euthanasie par exemple, ou je ne sais pas, la gestation pour autrui. Finalement, qu'est-ce que c'est qu'une vie ? En fait, ça pose vraiment la question, mais qu'est-ce que c'est qu'une vie ? Je pense que longtemps, tout le monde a été d'accord sur le fait qu'une vie c'est sacré. Que ce soit une vie en bonne santé, en mauvaise santé, une vie jeune, une vie vieille, une vie de souffrance d'une certaine façon. Une vie c'est sacré. Et aujourd'hui... On relativise la morale et on se dit, s'il n'y a pas tel et tel critère, bon, c'est un peu moins une vie qui mérite d'être vécue. Et en plus, parfois, ces critères sont flous. Par exemple, pour l'euthanasie, on parle souvent de la maladie de Charcot qui génère énormément de douleurs. Mais on oublie que dans des pays comme la Suisse, des gens demandent à se faire euthanasier parce qu'ils ont une détresse psychologique, ils souffrent de dépression. Donc, ils décident qu'à un moment, cette vie, elle doit s'interrompre. Donc, oui. le critère, si c'est la volonté de la personne, ça commence à devenir compliqué. Parce qu'en plus, jusqu'à quel moment la personne est consentante, ça soulève beaucoup de questions. Mais en fait, tout ça, ça émane du fait qu'on ait une relativité complète de la morale. Du coup, ça m'amène à la réflexion sur l'éducation dite positive, qui n'est pas à rejeter en bloc. L'éducation positive, elle a voulu corriger des excès d'autoritarisme. Amener peut-être aussi plus de sens, ça c'est tout à fait louable. Mais en refusant d'intégrer la notion de moralité objective, puisque là, l'idée, en fait, c'est de se replacer sur le ressenti de chaque individu, elle a parfois transformé l'autorité en une négociation permanente. Or, un enfant, il a besoin d'un cadre, d'une verticalité, d'un bien, d'un mal clairement nommé. Sinon, en fait, on confond la liberté et l'absence de structure. Aujourd'hui, je m'étonne quand même qu'on n'ait plus... choses qui soient vraies ou qui soient fausses. Aujourd'hui, dire qu'il y a une vérité et qu'il y a un mensonge, c'est déjà fasciste. On va dire, oui, mais c'est ta vérité. En fait, non, je suis désolée. Il y a quand même des choses qui existent. Alors, bien sûr qu'il y a certains aspects de la vie qui sont à relativiser, mais il y a des choses qui existent. Et il y a des choses que l'enfant peut comprendre comme étant des interdits absolus, un mal absolu, mais il faut lui présenter comme tel. Je voulais vous lire un petit passage de Les Vacances de la Comtesse de Ségur. C'est la suite des Malheurs de Sophie et des Petites Filles Modèles. Donc on y suit les aventures de Sophie, de ses cousins, cousines et amis. Et il y a un petit garçon qui s'appelle Jacques, qui est un enfant qui est très vive, qui a une belle relation avec son père. On sent que son papa, il a une belle complicité avec lui. Il va un petit peu dans ses petites espiègleries. Il monte des petites blagues. Alors il y a un petit complot au début où en fait... Jacques étant le plus petit des cousins, il se fait un petit peu chahuter par un de ses grands cousins en disant qu'il ne sera jamais capable de faire une cabane. Et en fait, son papa va l'aider à faire la cabane en faisant croire au début que c'est Jacques qui avance tout seul. Ils ont une très très belle relation. Mais à un moment, la comtesse de Ségur nous donne des éléments sur l'éducation de Jacques. Et j'ai trouvé que ça nous donnait des pistes aussi pour notre propre éducation et surtout sur le rapport qu'il y a à l'autorité quand il y a de l'amour. Parce que l'idée là, c'est de dire, nos enfants, ils sentent qu'on les aime. C'est pas parce qu'on est autoritaire avec eux, qu'on cultive une autorité sur nos enfants. Si c'est fait dans l'amour, ça porte du fruit et surtout, ça leur permet de garder une verticalité. Et donc, en fait, Jacques a décidé de suivre son papa, monsieur de Trépy. Il a envie d'aller avec son papa quelque part et son papa lui dit, c'est pas possible. Là, aujourd'hui, tu peux pas me suivre. Et la comtesse de Ségur nous dit, c'est que Jacques aimait beaucoup son papa, qui était bon. et bien complaisant pour lui. Pourtant, il ne le gâtait pas. Quand Jacques avait eu des colères dans sa petite enfance, son papa le mettait dans un coin et le laissait crier, après lui avoir donné deux ou trois bonnes tapes. Quand Jacques avait été impoli avec un domestique ou maussade avec un camarade, son papa l'obligeait à demander pardon. Quand Jacques avait été gourmand, il était privé toute une journée de sucreries, de gâteaux et de fruits. Quand Jacques avait désobéi, il était renvoyé dans sa chambre. Et ni son papa, Ni sa maman ne l'embrassait jusqu'à ce qu'il lui demandait pardon. De cette manière, Jacques était devenu un charmant petit garçon, toujours gai parce qu'il n'était jamais grondé ni puni, toujours aimable parce qu'on l'avait habitué à penser au plaisir des autres et à sacrifier le sien. Il aimait son papa, il aurait toujours voulu être avec lui, mais M. de Trépy avait des occupations qui ne lui permettaient pas toujours d'avoir Jacques auprès de lui. Et Jacques, habitué à obéir, s'en alla cette fois encore sans humeur ni tristesse. Je trouve que quand j'ai lu ce passage à ma fille, je me suis dit mais là je suis en train de prendre aussi une leçon d'éducation. C'est-à-dire que parfois on se dit qu'il ne faut pas les punir, les envoyer dans leur chambre et tout, c'est peut-être un petit peu excessif. Mais en fait, là ce qu'on nous dit c'est que les punitions qui ont été faites petits, les réprimandes qui ont été adressées petits, permettent à Jacques, plus grand, d'accepter la réalité telle qu'elle est, c'est-à-dire qu'il ne peut pas toujours être avec son papa. Sans en ressentir de la tristesse, de la frustration. C'est comme ça. Au final, cette éducation qui, au regard d'aujourd'hui, peut paraître un petit peu stricte, que son papa et sa maman refusent de l'embrasser, c'est des questions qui sont aussi soulevées actuellement par Caroline Goldman, par exemple, qui nous dit, on nous parle de remplir le réservoir d'amour d'un enfant qui vient de frapper un autre ou qui vient de faire une crise, de casser quelque chose volontairement parce qu'il est en colère ou quoi. Mie. À quel moment ça s'est vu dans l'histoire de récompenser un enfant à ce moment-là ? La comtesse de Ségur, elle ne dit pas que les parents de Jacques ne lui témoignaient plus d'affection après ces bêtises. Elle dit qu'il y a un temps de la réflexion de l'enfant, il y a un temps de demander pardon et il y a un temps pour témoigner son affection à son enfant après pour clore le sujet. Vous me direz ce que vous en avez pensé. Vous pouvez me laisser des petits messages sur Spotify ou sur Instagram si vous me suivez. Moi, c'est vraiment quelque chose que j'ai trouvé très parlant. Et finalement, j'ai lu beaucoup de livres sur l'éducation. Et là, j'ai l'impression d'avoir pris une vraie leçon. À propos de l'autorité, Rod Dreher, dans son livre, nous dit que la culture de l'obéissance est un signe de santé dans un monastère, mais aussi dans une famille. Par contre, il est clair que tous les éducateurs que je cite là ont en commun de porter un message. C'est de dire qu'il est crucial que l'enfant obéisse. Par contre, L'éducateur, lui, il doit aussi se placer sous une autorité supérieure. Il doit aussi être dans une relation d'amour. Sinon, bien sûr que ça n'a aucun sens. Sinon, c'est de l'autorité dictatoriale et en fait, ça n'a aucun sens. C'est un peu le passage de Saint Paul qui est assez mal compris, qui est « Femmes, soumettez-vous à vos maris. Maris, aimez votre femme comme vous-même et soumettez-vous vous-même à l'autorité de Dieu. » On se place sous la protection de quelque chose, tous. Mais c'est une autorité qui se fait dans l'amour. L'autorité, ce n'est pas une question de domination. Et finalement, Rod Reher nous écrit aussi que pour juger une communauté, il faut juger ses fruits. Est-ce qu'ils sont épanouis ? Est-ce qu'ils sont heureux ? Est-ce qu'ils sont serviables ? Est-ce qu'ils sont dans une belle relation les uns avec les autres ? Je pense qu'on peut tous regarder notre société et en tirer les conclusions. On peut s'interroger sur la consommation anxiolytique, par exemple, dans ce pays. La solitude, le fait que les jeunes aient... de plus en plus de mal à nouer des amitiés. Ça doit nous poser quand même question. Le taux de suicide, bien sûr, chez les jeunes, la question de la violence, la quête d'ésotérisme et de spiritualité de substitution. Finalement, c'est un chaos social qui reflète souvent un chaos intérieur. D'où la nécessité de former les âmes. C'est pour ça que l'éducation intégrale est vitale. Alors du coup, une fois qu'on a dit tout ça, quels indicateurs on peut se donner quant au bien fondé de notre éducation ? Finalement, c'est ce qui ressort des différentes approches que j'ai données, c'est que finalement l'indicateur ça doit être la joie la joie d'avoir une verticalité la joie d'être en cohérence avec sa vie la joie d'adhésion à des valeurs c'est pour ça que cet épisode il doit pas être anxiogène, je suis pas là pour dire regardez comme tout va mal dans la société oui, il y a beaucoup de choses qui me paraissent être dysfonctionnelles dans nos sociétés Mais la bonne nouvelle, c'est que la clé, elle dépend de nous à travers l'éducation de nos enfants. C'est eux qui feront le monde de demain. Et l'éducation intégrale, elle ne vise pas le contrôle, elle vise la plénitude. À former un enfant pour qu'il soit stable, pour qu'il soit cohérent, pour qu'il soit capable d'aimer et pour qu'il soit profondément joyeux. Et tout ça, c'est des choses qui sont observables. Pour finir, je voudrais faire un parallèle avec le scoutisme. alors que moi j'ai... pas expérimenté en tant que scout. Je n'ai jamais été scout. Par contre, on accueille des camps de scout. Soit des camps d'été, soit des week-ends. Et vraiment, je découvre une pédagogie qui est d'une cohérence qui transcende. Dès que vous voyez des scouts, vous n'avez pas besoin qu'ils vous expliquent comment ils vivent. Moi, finalement, les scouts, en fait, nous, on vit dans une ferme. Ils ne sont pas loin, mais on ne va jamais les voir. Mais même de les voir de loin, je me rends compte que tout est pensé pour... que les jeunes soient autonomes, pour qu'il y ait un engagement des uns envers les autres, pour qu'il y ait un sens du service. Tout le monde est au service de tout le monde. L'autorité, elle est structurante, chacun a sa place. Ça permet aussi aux jeunes d'expérimenter une vie communautaire et une spiritualité qui est incarnée à travers des temps particuliers, des temps de prière. Tout est cohérent. Je vais prendre un exemple de cet été, on a accueilli un camp scout et donc, je sais pas, et... Au bout du troisième jour, ils avaient déjà des blessés. Et je me suis dit, alors déjà je me suis dit, franchement, quelle responsabilité pour les chefs qui sont tout juste adultes quoi. De se dire voilà, à un moment il faut prendre une décision, on les emmène ou on ne les emmène pas à l'hôpital, si par exemple on a une suspicion qu'il se soit cassé quelque chose, un tel s'est fait piquer, il faut le soigner, il faut garder une vigilance. C'est vraiment une responsabilité. Et donc ils partent à l'hôpital pour un gamin qui s'était fait mal au bras et un autre qui s'était fait piquer. Et quand ils reviennent, le petit avait un bras en écharpe. Et donc, il a continué son camp comme ça. Et je me suis dit, franchement, dans l'histoire, tout le monde a appris parce que le chef, lui, il a pris soin d'eux. Le petit, ça lui apprend la résilience parce que tu t'es fait mal, il va falloir continuer ton camp comme ça. Mais bien sûr, je pense que si ça avait été très sérieux, les parents seraient venus le chercher. Mais ça lui apprend la résilience. et une fois qu'ils viennent à la messe le dimanche et arrivés à l'église, on arrive, on s'installe, ils s'assoient. Le gamin qui avait le bras en écharpe avait son lacet défait. J'ai vu un grand gaillard de 20 ans se mettre à genoux devant lui, prendre l'initiative. C'est lui qui avait vu que le lacet était défait et il s'est mis à genoux devant le gamin pour lui faire son lacet. Je me suis dit, j'ai trouvé qu'on était quasiment dans quelque chose de biblique. Celui qui est grand et qui se fait tout petit. Et je pense que c'est ces lieux de cohérence-là aussi qu'il faut chercher pour nos enfants, pour leur transmettre des choses, pas simplement leur dire « sois gentil avec les petits » , « prends-en soin » . Non, il faut qu'ils l'expérimentent. Dans cette deuxième partie, on va parler de la nécessité de transmettre la culture, l'amour du pays, de la foi et de la beauté, parce que je pense qu'il y a une vraie urgence à faire de la culture de notre pays. pays, donc ici la France, la culture française, la culture de l'enfant, enfin la culture française ou la culture occidentale, parce que des fois c'est pas propre, bien sûr, uniquement à la France. Mais je pense que le but de chaque civilisation, c'est de transmettre quelque chose, transmettre une langue, transmettre des récits, transmettre des œuvres, transmettre finalement une vision du monde. Et cette transmission, elle se fait pas toute seule. J'ai l'intuition, et je vais pas mal reprendre Rod Dreher, c'est ce qu'il dit aussi à un moment, l'éducation s'est dédouanée de cette transmission-là, pour différentes raisons, la culture de la repentance, l'impression qu'il y avait peut-être une forme d'élitisme à vouloir transmettre la musique classique, la littérature, je pense que c'est des éléments de réponse, mais au final, on s'est quand même éloigné de cet impératif de transmission, et en tout cas, je ne pense pas que ce soit quelque chose qui nous semble un point cardinal de l'éducation. Et le risque, c'est que si nous ne la transmettons pas volontairement, elle finit par disparaître. Roderier, donc toujours dans son livre « Comment être chrétien dans un monde qui ne l'est plus » , « Une civilisation dans laquelle personne ne se sentirait la moindre obligation vis-à-vis du passé, de l'avenir ou de l'autre serait bien fragile. » Finalement, chaque génération reçoit un héritage et l'éducation consiste à rendre cet héritage vivant. Ça peut passer par différentes choses très concrètes, la musique, la littérature, l'histoire, les paysages, les traditions. Quand un enfant apprend à jouer d'un instrument, quand il découvre un roman, quand il comprend l'histoire de son pays, il ne fait pas seulement une activité culturelle, il entre dans une civilisation, et en l'occurrence dans la sienne. Tout à l'heure, je parlais de la comtesse de Ségur, donc on a lu Les Malheurs de Sophie, on n'a pas lu Les Petites Filles Modèles, et on a commencé Les Vacances, parce qu'en fait, je les ai trouvées les deux... les malheurs de Sophie et les vacances en recyclerie. Je n'ai pas trouvé les petites filles modèles. Et je me suis même posé la question, est-ce qu'il fallait le lire à ma fille parce qu'elle est assez jeune ? Et dans les malheurs de Sophie, Sophie, en fait, c'est une petite fille qui fait énormément de bêtises. Alors, des petites et des grosses. Et qui va un petit peu subir les conséquences des bêtises qu'elle fait. Mais elle a une maman qui est très bienveillante, qui est juste. Madame de Réan, dans les malheurs de Sophie, c'est l'image de la justice, je trouve, avec les deux balances, quoi. Elle n'est pas dans l'affect excessif et elle n'est pas dans la dureté non plus à toute épreuve. Elle est entre les deux, les deux balances, elle tient les deux balances. Apparemment, dans les petites filles modèles de ce que j'ai lu en ayant lu le troisième, on peut être dans quelque chose d'un peu plus violent puisqu'en fait Sophie va perdre sa maman et son papa va se remarier et en fait sa belle-mère va être très cruelle. Alors je me suis posé la question, est-ce qu'il fallait que ma fille de 6 ans et demi, parce qu'en fait, je l'ai compris en lisant les vacances, puisque... Sophie revient sur les sévices de sa belle-mère. Et je me suis dit, j'ai dit à ma fille, est-ce que tu es sûre que tu veux qu'on le lise ? On attendra peut-être un peu plus tard parce que j'ai peur que ça te choque. Et en fait, elle aime tellement cet univers-là. Elle m'a dit non, je lui ai dit j'ai peur que ce soit pas assez joyeux, parce que dans les deux autres livres, pour celui qu'on a lu Les Malheurs de Sophie et celui qu'on est en train de lire Les Vacances, il y a des choses qui sont tristes, mais ils sont toujours pondérés. Finalement, c'est toujours des leçons que va apprendre Sophie ou que vont apprendre les enfants. Il y a quand même un climat très joyeux. Ma fille a très envie de le lire, elle m'a dit si tu le trouves, on le lit. J'ai réfléchi et je me suis dit finalement, je pense que ça lui montrera. aussi la différence justement entre une autorité cruelle et une autorité qui vise à former son âme. L'autorité cruelle, elle est stérile. A contrario, il y a une seule scène dans Les Malheurs de Sophie où Madame de Réan, donc la maman de Sophie, la frappe. C'est une scène où Sophie va voler et mentir. Elle va lui laisser une opportunité de dire qu'elle a volé. Elle ne va pas la saisir, Sophie. Elle va, je crois, lui mettre des... Je ne sais plus si c'est des fessées ou des coups de martinet sur les fesses. C'est une autre époque aussi. Mais finalement, tout le monde va dire à Sophie que c'est mérité, que là, elle est allée gravement trop loin. Elle a volé dans sa propre maison. Elle a menti. Alors qu'on lui laissait l'occasion de dire la vérité, il faut qu'elle comprenne que c'est très grave. Loin de moi l'idée de banaliser les violences sur les enfants. Mais il y a une complète différence entre ça et aussi le fait que ce soit pondéré dans tout un tas de bêtises de Sophie, auxquelles sa maman finalement va lui donner une leçon par d'autres biais. Là, c'est la gravité de l'acte, mais une gravité qui est morale. Ça n'a rien à voir avec sa belle-mère qui la punit parce que sa simple existence lui déplaît. Enfin, qui la punit, qui la frappe d'ailleurs même. Donc voilà, en plus de plaire à ma fille énormément, moi je suis très heureuse qu'on lise La Comtesse de Ségur. Peut-être qu'on essaiera à un moment de lire Le Petit Prince. Ça fait partie de son bagage culturel, de toutes les valeurs qui irriguent aussi sa culture. Au-delà du simple livre du soir. La culture, elle n'est pas seulement... intellectuelle. Elle va passer par l'expérience du beau, le beau mot, la belle expression, l'utilisation du passé simple, les choses qui sonnent bien. Roderier écrit à propos de la liturgie. Il dit, heureusement, quand l'église par la liturgie, l'assaise et la discipline est tournée vers le Christ, elle produit une forme de beauté qui jure avec le monde. Cette beauté attire. Ça, ça me fait penser au nombre de fois où des gens qui ne sont pas du tout chrétiens, qui sont vraiment des athées, parfois même des gens qui ont un peu une dent contre la religion, disent que mon enfant, il veut toujours entrer dans les églises ou chaque fois que mon enfant est dans une église, il regarde partout ou qu'on me dit comment font les enfants pour se tenir correctement à la messe. Mais en fait, à la messe, il y a quelque chose qui vient toucher leur cœur, qui est vraiment cette beauté, l'encens, le fait de lever le calice. Il y a quelque chose qui vient vraiment toucher leur âme. Tout est beau. Et c'est une expérience qui dure parfois avec notre monde qui... pensent pouvoir se passer de tout standard esthétique. Benoît XVI, qui était alors que cardinal, disait « L'art et les saints sont la plus grande apologie de notre foi, parce que le beau parle directement à notre cœur. » Finalement, pour un enfant, la foi, elle passe, souvent par la beauté, par la beauté d'une église, par la beauté d'un chant, d'une icône, de la liturgie, d'œuvres d'art aussi. Les tout petits bébés sont très souvent happés par les vitraux, les couleurs des vitraux, les formes. C'est la beauté qui ouvre une porte. Rod Dreher nous dit « Les barbares sont les hommes sans mémoire historique. » Et finalement, à force de penser qu'on va vers une modernité qui nous éloigne de la barbarie, est-ce qu'on n'est pas en train de s'en rapprocher en n'ayant plus cette mémoire historique et ce devoir de transmission ? Et il observe que l'Occident traverse aujourd'hui une crise particulière, celle d'une civilisation qui doute d'elle-même. On le voit à travers la culture de la repentance permanente, j'en parlais tout à l'heure. des phénomènes de cancel culture, de la mise à l'écart d'auteurs classiques. Une vision où l'Occident serait responsable de tous les maux. A la fois, on voudrait que la France ne soit plus rien parce qu'elle doit se repentir de son histoire. Et à la fois, on voudrait qu'elle puisse arrêter des conflits qui la dépassent et qui sont bien loin de ses frontières. C'est complètement antagoniste comme vision du monde. Il ne s'agit pas de ne pas regarder l'histoire avec lucidité. Le problème, c'est d'abandonner la transmission au motif. que l'histoire de France et de l'Occident en règle générale, parce qu'on peut retrouver ce phénomène un peu partout, serait une histoire uniquement de violence et de domination. Rod Reher conclut en disant que personne a voulu voler le patrimoine culturel. Il n'y a pas eu un grand complot autour du patrimoine culturel, mais personne s'est senti l'obligation de le transmettre de manière ordonnée et cohérente. C'est là que l'éducation redevient centrale. Je voudrais aborder un dernier point dans cette partie-là sur la transmission de la culture. C'est le christianisme comme mode de vie. Je suis pas mal d'influenceurs catho sur les réseaux. Et il y a une fille que je suivais. Alors, je trouve que ce qu'elle propose, c'est intéressant. Mais il y avait des choses quand même déjà où nos visions, elles dévissaient un peu. Récemment, j'ai arrêté de la suivre parce que vraiment, je me suis dit, on n'est pas du tout d'accord. Elle avait mis un truc du genre, le christianisme, c'est pas un lifestyle. OK, le christianisme, c'est pas. d'abord un lifestyle. La chose de base dans le fait d'être chrétien, c'est la relation qu'on va avoir à Dieu. Et ça, je suis complètement d'accord. Par contre, le fait que le christianisme n'irrigue plus nos modes de vie, à mon avis, ça a participé quand même beaucoup à la déchristianisation de l'Occident. Donc, je pense que si, le christianisme, c'est aussi un mode de vie. Roderier nous rappelle que les enfants chrétiens ont besoin de héros chrétiens. Ils ont besoin de modèles, des vies qui montrent que suivre le Christ est possible. Ce qu'il nous dit là, c'est qu'il faut donner des modèles à nos enfants pour justement qu'ils forgent eux-mêmes leur mode de vie, leur mode de vie chrétien. L'exemple de la petite Thérèse, par exemple, oui, ça peut les aider aussi à forger leur mode de vie. Elle vivait avec une sœur qui était particulièrement désagréable, qu'elle avait du mal à aimer, et elle s'obligeait avec cette sœur à être plus souriante et à chaque fois qu'elle était désagréable, à l'aimer encore plus. dans des petites choses, à la servir toujours plus, à avoir une attention particulière. Bah oui, et en fait, c'est ça dont nos enfants ont besoin. C'est d'avoir des modèles concrets. Ça peut passer par plein de choses. J'en ai déjà parlé dans mon épisode sur la Toussaint. On a plein de livres sur les seins. J'avais parlé de la collection Graines de Sein, mais il y a beaucoup d'ouvrages qui sont consacrés à ça. Il y a des récits qui sont adaptés aux enfants. Je pense, par exemple, à la BD Lupio. Cette BD, elle est... inspiré de la vie de Saint-François d'Assise. En plus, ils ont fait une version audio. Alors, pas de la BD, mais de certaines histoires. Pour les plus petits, avant de passer à la BD, déjà, ça leur donne des valeurs, des modèles, des petits héros. Alors, je pense aussi aux livres Prune et Séraphin, qui sont un peu comme les Juliettes, les Tchoupilles, de petites histoires sur un thème, qui peuvent montrer aussi comment on se sort de certaines situations en ayant un état d'esprit tourné vers le Christ. Ça permet d'éduquer un peu les réflexes de l'enfant à se dire, Ah oui, c'est vrai qu'il faut y penser. C'est vrai qu'il faut y penser. Quand ma maman fait un gâteau au chocolat, des crêpes, des choses qui me font plaisir, on en garde un petit peu pour papa. Parce que papa, peut-être qu'il est au travail. Il ne peut pas être avec nous pour manger ça, mais il travaille certainement pour la famille. Et nous, ce qu'on veut, c'est lui faire plaisir. Et tout ça, c'est des choses qui s'éduquent par des livres, en fait, qui s'éduquent au quotidien, par ce qu'ils vont regarder, par ce qu'on va leur dire, par ce qu'ils vont lire. Voilà. Je voulais aussi parler des podcasts Biblus. C'est vraiment un podcast que mes enfants adorent. C'est vraiment pour leur permettre de faire du lien. Et notamment, moi, j'ai énormément aimé la partie sur l'Ancien Testament parce que l'Ancien Testament, c'est très compliqué. On décortique tout, on suit une petite fille qui va se balader dans des épisodes de la Bible. Du coup, elle explique aussi le sens derrière chaque événement. Il peut y avoir des choses qui sont particulièrement violentes tout. ou qu'on ne comprend pas. Je pense à l'épisode sur Cain et Abel, par exemple, comprendre la création du monde, le fruit des fendus, le fait qu'Adam et Ève soient bannis du jardin. Ça met énormément de sens, c'est très ludique. Et en fait, ça permet aussi aux enfants de s'approprier la Bible. Et même pour des enfants qui ne sont pas chrétiens, je pense que c'est important aussi de les écouter parce que ça leur donne aussi un bagage culturel. La transmission, elle va passer aussi par des éléments de la vie concrète. Je pense à la prière en famille, à la vie... de paroisses, bien sûr la messe, différentes formes de bénévolat qui peuvent nous voir prendre ou prendre eux-mêmes, comme par exemple servir la messe, soit en tant qu'enfant de chœur pour les garçons, soit en tant que servant du Seigneur pour les filles, ou d'autres choses, en grandissant, ils peuvent s'impliquer dans d'autres choses. Participer aussi aux fêtes chrétiennes, ça c'est important aussi pour eux. Moi je suis persuadée que le christianisme c'est pas qu'une philosophie, c'est réellement un mode de vie. Et lorsque la vie quotidienne s'éloigne des rites et des pratiques chrétiennes, la foi finit par disparaître. Nos enfants ils grandissent dans un contexte dont un des éléments principaux c'est la déchristianisation. On a aujourd'hui quelques signes d'espérance concernant cette déchristianisation. Puisque cette année, on n'a pas encore, je crois, les chiffres officiels pour les catéchumènes, mais on devrait faire 20 000 baptêmes adultes en France. L'année dernière, c'était quasiment 18 000. C'est incroyable, c'est vraiment un signal pour nous dire, peut-être qu'il y a une carte à jouer à ce moment-là. Alors par contre, c'est quand même à pondérer. Il faut être lucide, la France aujourd'hui est dans une situation de déchristianisation. On passe de 400 000 baptêmes d'enfants en 1960 à aujourd'hui 200 000 baptêmes. de bébés et la tendance est encore à la baisse. Donc on voit bien que même avec nos 20 000 baptêmes d'adultes, on ne vient encore pas contrebalancer cette tendance. Mais on observe quand même un phénomène qui est encourageant. Des jeunes vont se faire baptiser parce que majoritairement ce sont des jeunes de moins de 30 ans. Finalement, dans une France qui était déchristianisée où on pensait qu'on allait trouver plus de joie et moins d'oppression dans un jour supposé de l'église, Des jeunes disent finalement on n'est pas si heureux que ça sans Christ. On a besoin de retrouver le Christ. Et ça je trouve que c'est quelque chose qui est encourageant. Et sur notre manière d'éduquer par rapport à ce qu'on a dit tout à l'heure, je voudrais souligner aussi un phénomène, c'est qu'avant la personne qui ramenait à l'église, c'était souvent une personne âgée. Aujourd'hui, la majorité des jeunes qui retournent à la messe sont des jeunes qui disent être venus suite au fait qu'un ami les ait emmenés. Donc un autre jeune. Et c'est là où on se rend compte de l'importance capitale de former des petits chrétiens joyeux qui inspireront d'autres personnes à aller vers le Christ. Quand on entend ça, à mon sens, on doit se dire « Ok, là, il y a une responsabilité qui me dépasse parce qu'il y a peut-être des jeunes qui ne grandiront pas dans une famille chrétienne, qui ne connaîtront pas le Christ, qui vont côtoyer. » mes enfants et peut-être que ça va les inspirer. Je pense que ça doit quand même nous éclairer sur l'importance de l'éducation qu'on donne à nos enfants et à la verticalité qu'on veut leur donner. Finalement, demain, ce sera nos jeunes qui assureront cette transmission de la foi, d'une certaine manière. Si la société n'est pas spontanément chrétienne, nos enfants devront être capables de porter eux-mêmes leur foi. Et pas seulement comme une tradition familiale. Le but, c'est qu'ils la portent comme une conviction personnelle. On convainc personne avec des prérogatives. On convainc les gens parce qu'ils sentent que ça irrigue toute notre vie. Et c'est dans ce sens-là qu'ils devront porter leur foi, je pense. Rodrière, dans son livre, cite un moine bénédictin qui dit « Il ne s'agit pas seulement de dire non, il faut aussi dire oui. Nous rejetons ce qui ne donne pas la vie et nous construisons quelque chose de neuf. » Et ça, je trouve que c'est très très fort. Il s'agit de construire quel monde on veut pour demain. C'est ça en fait l'objectif de l'éducation qu'on doit donner à nos enfants. Comment on veut qu'ils rayonnent dans le monde ? Et Roderick continue en disant, « Ce que nous pensons importe moins que ce que nous faisons et de la constance avec laquelle nous le faisons. » Autrement dit, les habitudes comptent. La prière, la messe, la vie paroissiale, le service, ce sont des pratiques concrètes qui construisent une foi solide. Je pense qu'aujourd'hui, on ne peut pas éduquer sans mettre au centre l'importance de la vérité. On est dans une époque de confusion sur tout ce qui touche à la vérité. On est dans une époque où on voudrait que toute vérité soit relative. Je pense qu'on a un enjeu qui est inédit d'expliquer à nos enfants qu'il y a une vérité, et sur certains sujets encore plus. Il y a des choses sur lesquelles on peut relativiser tout ce qui touche peut-être à l'émotion, au ressenti, ça c'est propre à chacun. Mais il y a des choses sur lesquels la vérité est indiscutable. Et on vit dans une époque où certaines évidences deviennent discutables. Je parlais tout à l'heure de l'euthanasie. Dans le projet de loi, il est écrit que sur l'acte de décès de la personne euthanasie, peut être écrit mort naturelle. C'est un mensonge qui est élevé au rang de vérité. Tout le monde valide ce mensonge comme étant une vérité, puisqu'on l'impose sur un acte aussi officiel qu'un acte de décès. Donc, on a vraiment un enjeu. particulier dans cette époque de dire à nos enfants, non, il y a une vérité qui existe. Une euthanasie ne pourra jamais être une mort naturelle. Une mort naturelle, c'est quand ma vie s'éteint d'elle-même. Ce n'est pas quand on me tue. Voilà. Et ça, on peut te dire que c'est plus moral de croire qu'une mort naturelle pourrait être due à une injection parce que la personne souffre, parce que ci ou parce que là. Ce n'est pas la vérité. Il y a une vérité, et elle est que ce n'est pas une mort naturelle. Qu'est-ce que la vérité ? On va retrouver cette question dans la discussion, par exemple, autour de l'identité, qui amène parfois à inscrire sur des documents officiels des affirmations qui contredisent la réalité biologique. Nous, on n'a pas grandi dans ce contexte-là. C'est des enjeux qui sont arrivés finalement très récemment. Pour beaucoup d'entre nous, ces questions, elles paraissaient inimaginables. Clairement, c'est ce qui a poussé aussi à ce que... pendant longtemps on a dit la théorie du genre n'existe pas aujourd'hui on envoie toutes les dérives pendant longtemps ça n'a pas existé parce que ça paraissait fou aujourd'hui on sait que toutes ces dérives existent et qui sont des dérives qui émanent du fait de ne pas vouloir nommer ce qui est vérité et ce qui est mensonge et nous on est obligé de le prendre en compte dans notre manière d'éduquer on doit apprendre à nos enfants à discerner le vrai du faux je pense, tout n'est pas relatif certaines choses peuvent être discutées Merci. Ça c'est clair et net. D'autres relèvent d'une réalité objective. Ta souffrance, elle est réelle et elle est indiscutable. Elle t'appartient et j'ai pas à dire si tu souffres plus ou moins. Par contre, le fait que tu sois une fille ou un garçon, ça c'est une réalité biologique. Après, ce qu'on fait autour de ça, comment on accompagne cette souffrance, c'est autre chose. Finalement, former l'intelligence et le jugement devient essentiel. On est quand même obligé de se projeter un petit peu dans le monde qui arrive et d'anticiper un peu l'avenir de nos enfants. François-Xavier Clément, dont je parlais au début, propose un exercice que j'ai trouvé intéressant. Il invite les parents à imaginer leurs enfants adultes et à se poser une question simple. De quoi serions-nous profondément fiers ? Par exemple, peut-être que ce serait d'avoir un enfant qui est courageux, fidèle en toutes choses, qui est capable d'aimer, qui est solide dans sa foi. Et du coup, une fois qu'on a identifié ces qualités qui sont pour nous, importante, on peut se demander qu'est-ce que je mets en place ? aujourd'hui pour aller dans cette direction. Et je trouve que c'est intéressant parce que c'est l'exercice du rétro-planning. Pour arriver à un point final, qu'est-ce que je mets en place comme étape ? Et ça, c'est quelque chose que je pense qu'on peut tous faire chez nous, c'est de se dire, ben voilà, fils, il a tel âge, ma fille, elle a tel âge. Quand ils auront 20 ou 25 ans, quelles sont les choses qui me feraient dire, waouh, ce sont des adultes accomplis. Et nous, d'essayer un maximum d'orienter leur éducation vers ces buts-là. Par exemple, favoriser les bonnes amitiés, choisir des environnements éducatifs qui soient sains, encourager des engagements comme le scoutisme, par exemple, créer une vie de prière à la maison. Et du coup, l'éducation devient à partir de ce moment-là un projet qui est cohérent en vue d'un but. Je voulais aussi aborder un point qui est peut-être un petit peu plus sensible, mais qui me paraît très important, qui plus est au vu de l'actualité récente, c'est la montée de la violence dans notre société. Il y a une réalité qu'on ne peut pas ignorer. Le monde dans lequel nos enfants vont grandir est plus dur et plus violent que celui que nous on a connu. Je pense bien sûr particulièrement à toutes les violences commises dans et en périphérie des écoles. Aujourd'hui, on voit dans l'actualité qu'il y a de plus en plus de violences en périphérie des collèges, de gamins de 12, 13, 14 ans qui se mettent à tabasser un autre devant le collège. Aujourd'hui, c'est un phénomène qui est massif, qui est trop massif pour qu'on l'élude et qu'on n'en tienne pas compte. Ou en tout cas, qu'on n'avertisse pas nos enfants sur cette réalité-là. On a vu aussi se développer des phénomènes de violence à l'encontre des personnels dans les collèges et lycées. Je pense à cette surveillante qui a été poignardée, des professeurs qui ont été assassinés. Parfois, notre éducation à nous, elle me fait l'impression qu'on a été élevés comme des dodos. Je ne sais pas si vous voyez, ces oiseaux qui ne volaient pas et n'avaient aucun prédateur. Donc eux, ils faisaient leur nid par terre sans aucune protection. Ils étaient armés contre rien finalement parce qu'ils n'avaient pas tellement de prédateurs. Et quand des colons néerlandais qui sont arrivés avec tout un tas d'animaux, notamment des rats dans le fond de leur cale qui mangeaient les oeufs des dodos qui étaient posés à même le sol ou des prédateurs comme des Ausha, des chiens, ils sont éteints. en moins d'un siècle. Et je me dis que ne pas prendre en compte cette dimension de violence croissante dans ce qu'on transmet à nos enfants, c'est finalement un peu les élever comme des dodos. Et je ne pense pas que ce soit un service à leur rendre. Nous, on a grandi dans un monde qui était plutôt protégé. Je n'ai jamais eu vent de lynchage comme on a pu voir se développer devant les collèges de gamins qui se mettent à 7 ou 8 pour mettre des coups de pied dans la tête au risque de tuer un autre enfant. enfin C'est quand même fou. On l'a vu aussi avec le développement du harcèlement moral dans les collèges. On ne sait plus comment endiguer. Chaque ministre de l'éducation y va de sa petite proposition. Mais on ne sait pas comment endiguer ces phénomènes-là. Il y a une augmentation de la violence qui prend différentes formes. Et là, l'idée, ce n'est pas de dire qu'il faut faire en sorte que nos enfants vivent dans la peur. Mais on doit élever des enfants qui soient solides. C'est-à-dire des enfants qui, à mon sens, et là c'est personnel, doivent... apprendre à se défendre si nécessaire, à protéger les plus faibles, à refuser la violence gratuite, ne serait-ce qu'en redécouvrant des valeurs chevaleresques, c'est-à-dire réapprendre le courage, la justice, la protection du plus faible. Quand je vois aujourd'hui que des gamins se font agresser et d'autres sont en train de filmer, ou même des adultes parfois, je me dis mais il y a quelque chose qui ne va pas. Nous, la première des choses à... avant de savoir si on doit mettre son enfant à un sport de combat pour qu'il apprenne à peu près à se défendre. Mais bien avant ça, il y a aussi tout l'aspect, quelle valeur on leur donne. Pour moi, on doit les éduquer dans cette répulsion de la violence gratuite, la violence à plusieurs sur un seul. Moi, j'ai un fils. Moi, je pense aux garçons, mais en fait, ce n'est pas tout à fait justifié parce qu'on a vu aussi beaucoup de groupes de filles s'en prendre à d'autres filles, parfois dans des temps des choses qui sont abjectes, quoi. Et violence qui est très, très forte, mes enfants. Je veux leur dire aussi clairement quelque chose qu'on ne m'a pas dit parce qu'il y avait peut-être moins besoin, mais qui me paraissait plus clair, c'est-à-dire que rien ne justifie de s'abaisser à exercer de la violence à plusieurs sur quelqu'un qui est tout seul, qui est en position de faiblesse. C'est-à-dire qu'en fait, il faut qu'il y ait un mécanisme de répulsion qui s'opère qui n'est pas l'éducation à ne pas se défendre. Mais finalement, c'est... aussi former des personnes qui soient capables de défendre le bien. C'est ça l'enjeu de l'éducation. en 2026. Si je devais résumer tout ce qu'on a évoqué aujourd'hui dans cet épisode, je dirais que l'éducation n'est jamais neutre, elle transmet toujours quelque chose, une vision du monde, une manière de vivre, une idée de ce qu'est une bonne vie. On a parlé de l'éducation intégrale qui consiste à former l'enfant dans toute sa personne, son intelligence, son cœur, sa volonté, son âme. On a aussi parlé de la transmission d'une culture. à travers la musique, les œuvres, la foi, les récits, parce qu'au final, c'est donner des racines à nos enfants. Et on a aussi évoqué les défis du monde dans lesquels les enfants vont vivre, c'est-à-dire une société qui est plus fragmentée, parfois confuse, parfois plus violente aussi. Mais au fond, l'objectif reste simple, c'est former des personnes capables de discerner le vrai du faux, des personnes capables d'aimer le bien, le beau et le vrai. Rod Dreher écrit que les idées ont des conséquences, mais que leur absence en a tout autant. Si nous ne transmettons rien, quelque chose d'autre remplira le vide. Alors peut-être que la vraie question pour nous, parents éducateurs, c'est celle-ci. Qu'est-ce que je veux vraiment transmettre à mes enfants ? Pas seulement des diplômes, pas seulement des opportunités, mais une manière d'être au monde. Une foi vivante, une culture reçue et aimée, une capacité à vivre avec courage et joie. Et peut-être qu'au fond, l'éducation chrétienne consiste simplement à ça, aider nos enfants à devenir des personnes libres, libres de chercher la vérité, libres d'aimer. libre de répondre à l'appel de Dieu dans leur vie et peut-être que la plus grande responsabilité que nous ayons est précisément de protéger ce qui est sacré chez nos enfants et dans le monde. Je vous remercie d'avoir écouté cet épisode et je vous dis à bientôt. Si vous avez aimé ce podcast, je vous invite à lui mettre 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute. Vous pouvez aussi me suivre sur mon compte Instagram traditionnel-du-huit-podcast et je vous donne déjà rendez-vous dans 15 jours pour un nouvel épisode. A bientôt sur Traditionnel.