- Speaker #0
Bienvenue sur le podcast traditionnel, le podcast qui tente d'aider les couples à placer le curseur entre vie familiale, vie de couple, équilibre financier et professionnel, mais surtout à rester aligné avec leurs valeurs. L'objectif assumé de ce podcast est de remettre en lumière et au goût du jour le modèle familial traditionnel, accusé d'être à l'origine de tous les maux alors qu'il devrait nous évoquer avant toute chose l'amour inconditionnel, l'entraide et le partage. Nous avons tous besoin d'une famille. J'en veux pour preuve qu'aujourd'hui comme hier, lorsqu'elle manque ou qu'elle est dysfonctionnelle, Pour utiliser un terme à la mode, c'est toujours la blessure mère de toutes les autres. Ces femmes et ces hommes que vous allez entendre au fil de ces épisodes ont choisi de placer la famille au cœur de leur vie comme un ancrage immuable autour duquel s'articule tout le reste. Là où on nous enjoint à ne capitaliser que sur nous-mêmes, à constamment assurer nos arrières, y compris contre notre conjoint, parfois même au dépend de nos enfants. Le but n'est pas de culpabiliser qui que ce soit, que vous travaillez ou que vous soyez au foyer, que vous soyez en couple ou célibataire, parents ou non. Tout le monde peut se retrouver dans les histoires que vous allez entendre ou nourrir ses propres réflexions. Je m'appelle Alicia, je suis une épouse et une mère comblée, et je vous souhaite la bienvenue sur Traditionnel. Aujourd'hui, je reçois Alix pour parler des fratries rapprochées. Bonjour Alix.
- Speaker #1
Bonjour Alicia.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux te présenter et nous parler un peu de ta famille ?
- Speaker #1
Alors, je m'appelle Alix, je suis mariée à Aymeric depuis six ans. Et nous avons deux enfants, donc Com qui va bientôt avoir 4 ans et Gabin, bientôt 2 ans et demi. Et il y en a un petit troisième qui continue de grandir dans mon ventre et qui est pour dans quelques mois. Et je suis kiné et Aymeric ingénieur.
- Speaker #0
Donc tu l'as dit, tu es enceinte de ton troisième bébé. Comment se passe cette troisième grossesse ? Et surtout, qu'est-ce qui est différent par rapport aux deux premières ?
- Speaker #1
Alors moi, je n'ai jamais des grossesses très faciles, on va dire. Je suis bien fatiguée. effectivement, les enfants ne m'aident pas à me donner de l'énergie. Je suis arrêtée assez vite. J'ai été arrêtée à 4 mois et demi de grossesse. J'arrive à garder du temps pour moi, pour profiter de cette grossesse et avoir du temps pour moi avec le bébé.
- Speaker #0
Est-ce que c'est plus fatigant du fait que tes enfants soient assez rapprochés ? Tu disais qu'aux mégabins, ils ont un an et demi d'écart. Ils sont quand même assez petits.
- Speaker #1
Et ces deux garçons. donc quand même c'était des carnades à la maison clairement donc oui effectivement c'est quand même bien crevant parce qu'ils sont toujours dans les pattes et ils sont très très collés à maman là donc même quand Aymeric veut venir m'aider bah non non c'est que maman voilà donc c'est vrai que c'est plus fatigant comment
- Speaker #0
ils ont réagi eux à l'annonce de cette grossesse ?
- Speaker #1
Eh bien ils étaient super contents alors du coup comme ils sont deux garçons comme nous a dit je veux une petite soeur forcément et ils sont super contents c'est cool alors après on a pas mal de petits... cousin aussi, il y a pas mal de naissances autour de nous donc finalement ils se disent chouette, un petit bébé en plus encore ils étaient ravis même Gabin qui était quand même assez petit parce que vous lui avez annoncé il y a quoi on leur a dit assez vite parce que j'ai vite un gros ventre et puis même j'étais vite fatiguée donc ils ont vite compris qu'il y avait quelque chose qui se tramait il a assez vite compris mais lui de ce côté là on voit bien la jalousie déjà arriver Alors que je ne l'ai pas vu entre l'aîné et le deuxième parce qu'ils étaient tellement proches. Un an et demi d'écart, quand on a annoncé la grossesse à l'aîné, finalement, il ne se rendait pas compte. Il avait neuf mois en début de grossesse. Même pas un an, il ne savait pas du tout ce que c'était. Tandis que là, on voit quand même la différence. Effectivement, Gabin, qui va avoir deux ans et demi, un peu plus à la naissance,
- Speaker #0
il réalise plus. Et donc, du coup, là, on a un peu plus la jalousie qui arrive qu'on n'avait pas entre les deux aînés. Et puis après, il y a peut-être aussi le fait qu'entre... Un aîné, quand on lui annonce qu'on est enceinte, c'est un peu une nébuleuse d'avoir un frère et une sœur. Là, il se rend déjà compte qu'il sépare déjà un peu le temps. On est obligé de s'occuper de deux.
- Speaker #1
Oui, oui. Après, on leur lit pas mal de petites choses, justement, sur l'amour ne se divise pas, il se multiplie, etc. On leur explique plein de choses et ça,
- Speaker #0
je pense qu'ils le comprennent, même si on verra. On a toute la grossesse, tout l'arrivée du bébé pour voir la jalousie débarquer. et puis aussi le fait que c'est pas très... très concrète tant que le bébé n'est pas né.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Heureusement, il y a quand même le gros ventre qui aide. Enfin, moi, je vois, je suis aussi enceinte de mon troisième. Au début, mon deuxième m'a dit, moi, j'en veux pas de bébé. Ah ouais. C'est dommage. On en voulait un, on l'a. Enfin, on va l'avoir. Mais je pense que c'est... Bon, maintenant, il y a le gros ventre et tout, ça commence à aller mieux. On a devenu un petit non-bébé et tout. Mais je pense qu'ils ont du mal à se projeter aussi tant qu'il n'est pas là.
- Speaker #1
Ah oui, tant qu'il ne voit pas. Moi, je suis toujours en train de toucher mon ventre. à essayer de le voir, ils enlèvent toutes les couches, ils regardent, ben oui, il est sous la peau. Ils comprennent pas, mais tant qu'il est pas là, effectivement, c'est pas acté. Mais là, ils peuvent quand même déjà le sentir bouger,
- Speaker #0
donc ça commence petit à petit à nouer une relation.
- Speaker #1
Ça commence à être un peu plus concret, là.
- Speaker #0
Donc, on l'a dit, tes enfants ont des âges assez rapprochés, et c'est justement ce dont j'avais envie qu'on parle, parce que la fratrie rapprochée, on en parle souvent, soit comme quelque chose de très intense, genre « Ah, c'est une galère » , soit comme quelque chose de très beau, parfois un peu les deux et je voulais avoir ton sentiment là-dessus toi déjà est-ce que c'est quelque chose que vous souhaitiez avec ton mari d'avoir des enfants proches en âge ou est-ce que c'est plutôt la vie qui s'est présentée comme ça ?
- Speaker #1
Nous, on a grandi tous les deux dans des familles avec des enfants assez rapprochés. On a des amis, on a un entourage où c'est comme ça. On s'est rencontrés pas hyper jeunes, pas très tard non plus, mais on s'est mariés la veille de nos 30 ans. Donc c'est vrai qu'on ne voulait pas non plus trop attendre. Et on ne sait jamais comment ça se passe aussi. D'avoir des enfants rapprochés, c'était quelque chose qui était clairement voulu. On avait déjà discuté avant pour les richesses. Même si on sait qu'il y a des moments...
- Speaker #0
Quand ils sont petits, c'est très difficile. Ça peut être très difficile, il ne faut pas se le cacher. Mais oui, c'était vraiment voulu. Oui, parce qu'à l'inverse, des fois, tu as des gens qui veulent des enfants rapprochés et qui, voyant, je ne sais pas, par exemple, les problématiques de sommeil au hasard, vraiment au hasard, se disent, en fait, on va les espacer un peu parce que c'est aussi la vie qui fait...
- Speaker #1
Nous, au contraire, on se dit, problématiques de sommeil, on est dans le dur, on y reste, en fait.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
On se dit, il ne dort pas. S'il y en a un deuxième qui ne dort pas, au moins, continue. Parce qu'on était plutôt aussi dans l'optique, s'il y en a un qui dort super bien, qui mange super bien, ça nous permet de retrouver un petit peu un rythme aussi, de refaire des activités. D'avoir des enfants plus espacés en âge, on peut retrouver des activités en famille, etc. Il n'y a plus les siestes.
- Speaker #0
Mais quand il y en a un qui arrive derrière,
- Speaker #1
ça te repasse tout ton rythme. Donc on se dit en fait... quitte à être dans le dur, on continue et puis après, on pourra mieux repartir.
- Speaker #0
Ah ouais. Nous, on est l'autre team. Nous, on est la team attend, laisse-moi sortir un peu la tête de l'eau et après, on la remettra, il n'y a pas de souci. Mais oui, je comprends qu'on puisse se dire, une fois que j'en serai sortie, j'en serai sortie, quoi.
- Speaker #1
Voilà. Une fois qu'on sera dehors, on sera libérés et puis on pourra repartir. Nous, on est très... aventure. On est partis pendant six mois en voyage à vélo. On n'a qu'une envie, c'est de repartir avec les enfants. En fait, tant qu'ils sont tout petits, rester dans la carriole, clairement, c'est l'enfer. Quand ils seront tous plus grands, on pourra repartir. Des randos en montagne, là, on se limite. Quand ils seront plus grands, on pourra repartir. Quand il n'y aura plus les siestes, ils seront à peu près tous calés à peu près en même temps.
- Speaker #0
Ils seront grands, ils sont petits en même temps, donc c'est dur. Mais ils seront grands aussi en même temps, donc pour certaines choses. Voilà. C'est sûr que quand tu auras les trois crises d'ado en même temps, peut-être que tu verras les choses différemment.
- Speaker #1
Oui, mais on trouvera forcément des richesses au milieu. Ils vont s'entraider dans leurs galères aussi.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai. C'est vrai.
- Speaker #1
Peut-être.
- Speaker #0
Mais en tout cas, c'est sûr que ça va vous libérer du temps, plutôt que d'avoir des enfants qui sont à des rythmes différents et qui ont des problématiques différentes. Oui. Ça, c'est vrai que nous, entre la première qui aura 7 ans et le petit bébé, en fait, ils ne sont pas du tout dans les mêmes phases de vie. Et en grandissant, ça ne va pas s'arranger. Oui,
- Speaker #1
c'est sûr.
- Speaker #0
Mais voilà, je pense que ça, c'est vraiment des choses... Enfin, il faut se sentir aussi.
- Speaker #1
Il faut s'armer parce qu'on sait que ça ne va pas être... Tant qu'ils sont petits, effectivement, ce n'est pas facile. Surtout deux petits gars qui se battent dans tous les sens. Ça y est, ça démarre là. Deux ans et demi, quatre ans, c'est bon là. Dans tout ce qui est tempête, tout ça,
- Speaker #0
ça va. Mais après, à côté de ça, ils ont des périodes... Ils sont hyper affectueux l'un envers l'autre. Ils sont hyper complices. C'est génial aussi. Est-ce que tu peux nous dire ce qui te semble plus simple dans le fait d'avoir des enfants rapprochés ? Et comment tu te projettes justement avec ce troisième ? Qu'est-ce qui te paraît plus simple ? On a commencé à parler du fait qu'ils soient tous dans les mêmes problématiques, on va dire, de sommeil, de pièce.
- Speaker #1
Ce qui est plus simple, effectivement, c'est qu'ils ont tous les mêmes problématiques. Et en fait, nous, clairement, la grosse richesse que je vois, ce qui est plus simple, Ils se tirent l'un et l'autre, en fait, ça va dans les deux sens. Ils se tirent l'un et l'autre vers le haut. Ce n'est pas que le grand qui apprend au petit. En fait, on se rend compte qu'avec un an et demi d'écart, le petit peut apprendre des choses à l'aîné aussi et le tirer vers le haut quand il y a des blocages. Comme il a mis deux ans et demi à manger. Il a commencé à manger quand il a vu son frère de un an manger complètement normalement des repas comme nous. Et bien là, on s'est dit, mais en fait, c'est hyper simple d'avoir des enfants rapprochés parce que finalement, le petit peut aussi apporter une richesse pour le plus grand, en fait. Et c'est génial ça. Du coup, on se dit, en fait, on galère pour plein de moments, mais en fait, à côté de ça, ça nous aide beaucoup.
- Speaker #0
Il y a des acquisitions qui peuvent faire un peu en parallèle,
- Speaker #1
en même temps,
- Speaker #0
facilement que des enfants qui ont trois ou quatre ans d'écart.
- Speaker #1
La propre côté, pareil, ça y est, les propres jours et nuits. Et je pense que ça va aider Gabin. à se stimuler un petit peu plus à se dire il voit son frère qui est propre et puis là il est dans l'âge peut-être pas mais peut-être que ça va le tirer plus vite vers le haut ça va peut-être le stimuler un peu plus donc les apprentissages peuvent aller peut-être plus vite en
- Speaker #0
ayant des enfants rapprochés surtout en plus je trouve que pour les garçons toi t'as pas l'expérience des filles mais je trouve que pour les garçons l'apprentissage de la propreté Et beaucoup plus compliqué. Moi, ma fille, c'était... Et les filles qu'on a autour de nous, généralement, à deux ans et demi, c'est plié. Les garçons, très souvent... Mon fils, alors, ça a été pas trop tard, mais en fait, on a eu plein d'accidents. C'est plus compliqué, quand même.
- Speaker #1
Il paraît que c'est un peu plus long pour les garçons, effectivement. Et nous, c'est vraiment un déblocage dans la tête. En fait, on savait qu'il était prêt pour la nuit. Et du jour au lendemain, il nous a dit hop, plus de couches cette nuit. Moi, j'attendais qu'il y ait quand même trois couches sèches.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
au moins. Non, La veille des vacances, génial.
- Speaker #0
Et du coup, c'était pas acquis, mais il voulait pas.
- Speaker #1
Il n'avait pas acté dans sa tête que ça serait fait.
- Speaker #0
Il faisait ça dans sa couche, je pense, juste à la fin de la nuit.
- Speaker #1
Et puis,
- Speaker #0
il a mis un slip et c'est bon, terminé.
- Speaker #1
Il est propre.
- Speaker #0
Quatre ans ?
- Speaker #1
Oui, à peine trois ans la nuit.
- Speaker #0
C'est plus compliqué pour les garçons. J'allais te demander si le rythme familial devient plus homogène. Plus homogène dans l'écrit, tu veux dire ?
- Speaker #1
Oui. Effectivement, on n'a pas... On n'a pas des rythmes de sieste différents. Il ne faut pas occuper le grand pendant que le petit fait sa sieste sûre. Même si Combe fait presque plus de sieste. On n'a pas un 6 ans et un 2 ans. Effectivement, pour nous, il faut vraiment occuper le plus grand qui ne fait plus du tout de sieste. Et l'autre, tu es bloqué. De toute façon, c'est l'heure de la sieste. De toute façon, on est bloqué. On sait que notre rythme de journée un... ça dépend pas que d'un seul enfant en fait et donc du coup ça aide quand même oui et puis du coup t'as moins aussi cet aspect,
- Speaker #0
on en parlait tout à l'heure quand tu veux sortir le soir de toute façon tu sais que les enfants sont encore petits, ils sont tous petits en même temps donc t'as moins tendance à sortir c'est vrai que ça homogénéise un peu les tranches de vie ou peut-être que tu sors un peu moins.
- Speaker #1
Oui je pense que là on est dans une période où on sort un peu moins, nous on se permet de sortir un peu, de prendre des babysitters pour aussi autonomiser un peu affectivement on se dit euh... Les enfants, mais c'est vrai qu'ils ont la même heure de coucher, tout est pareil en fait. Donc c'est assez fluide dans le sens où ils font tout pareil. D'ailleurs, ils jouent au même jeu. Enfin, tout est fluide.
- Speaker #0
Oui, il y a ça aussi. Des fois, ils sont dans des phases quand ils ont beaucoup d'écarts. Alors moi, je ne le vis pas encore. Un petit peu, mais à trois ans d'écart encore, ça va. Mais c'est vrai qu'il y a des choses, il y a des jeux quand... Quand sa sœur sort un qui-est, ou clairement, il ne peut pas jouer à des jeux de société. Ils ne sont pas adaptés à son âge. Et du coup, des fois, ça le frustre un peu. Parce qu'il faut l'occuper pendant que nous, on joue avec la grande.
- Speaker #1
Alors que nous, vraiment, ils s'occupent. Là, ils sont dans une phase où ils arrivent à s'occuper tout seuls par moment. Et en fait, on n'a pas aussi le petit qui vient chercher le grand. Allez, s'il te plaît, viens jouer avec moi. En fait, c'est dans les deux sens. C'est plutôt le grand qui dit, allez, viens jouer avec moi. Et puis, qui dit, tu me saoules. Joue tout seul, mais en fait, comme ils sont très proches, ils jouent vraiment la même chose. Donc ça, c'est cool. Et au niveau pratico-pratique aussi, un truc qui est simple, les vêtements. On a notre grand de 4 ans qui est petit en taille et notre plus petit de 2 ans et demi qui est grand en taille. Et bien en fait, il n'y a pas de période de transition dans les cartons. On passe d'un placard à l'autre, même d'une semaine à l'autre. De temps en temps, ils s'habillent pareil. Donc en fait, c'est quand même hyper simple ça aussi de se dire... Je ne sais pas, elle est refouée dans les cartons, les affaires de l'aîné, etc. Donc ça, c'est une bonne simplification de la vie.
- Speaker #0
Oui. C'est vrai que je n'avais pas du tout pensé à ça, mais les 40 caisses que tu as à l'étage, au début surtout, moi j'ai une fille et un garçon, donc de toute façon, ils n'allaient pas s'habiller pareil. Mais c'est vrai qu'au début, j'allais du coup, à chaque tranche d'âge, 3 mois, 6 mois, 9 mois. un an. Regarder ce qui était garçon, ce qui était fille, redescendre, remonter le reste.
- Speaker #1
Alors que nous, c'est fluide. C'est trop petit pour comme, ça passe à Gabin à côté.
- Speaker #0
Vous allez quand même devoir ressortir les caisses. Là,
- Speaker #1
ça ne va pas marcher.
- Speaker #0
Dommage. Et à l'inverse, qu'est-ce qui te paraît plus exigeant dans le fait d'avoir des enfants aussi rapprochés ? Aujourd'hui, avec deux, et puis en pensant à l'arrivée du troisième. Est-ce que c'est plutôt lié à la fatigue, à l'organisation, à la disponibilité pour chacun ?
- Speaker #1
C'est vrai que c'est quand même très fatigant, parce que quand on a un qui démarre sa crise, et bien ça entraîne l'autre aussi. C'est un joli chaos, quoi. Ils s'entraînent... Quand on a un qui fait des bêtises, l'autre fait pareil. Ils se donnent des idées, et puis alors ils s'entraînent à table, ils s'entraînent dans tous les sens.
- Speaker #0
Et puis quand ils sont à des âges où tu as beaucoup de crises...
- Speaker #1
Oui, il en est bien bon, là. Deux ans et demi... À 4 ans, on en sort un peu. Et puis, 2 ans et demi, on est bien dedans. Mais pas entendu pendant un an, un an et demi. Et puis là, il se dit, attendez, mais j'existe en fait. C'est aussi peut-être parce qu'il y a le troisième qui arrive, je ne sais pas. Mais on les entend comme il faut.
- Speaker #0
Est-ce que tu arrives à garder de la disponibilité pour chacun ? Quand tu as plus d'écart, tu as aussi un peu plus de moments tout seul. Tu vois, moi, j'ai beaucoup profité de ma fille toute seule. Alors, c'est vrai qu'en plus... De toute façon, c'est un peu moins vrai pour les suivants. Mais même le petit,
- Speaker #1
il y a des fois où elle est à l'école,
- Speaker #0
où c'était déjà dans le simple.
- Speaker #1
C'est vrai qu'on fait quand même tout ensemble. Des enfants rapprochés, tu fais tout en même temps. J'essaye de lire une histoire qui est beaucoup plus adaptée à l'un, et puis le papa s'occupe de l'autre. Mais c'est vrai que je pense que... Ces côtés, vraiment garder un moment pour chaque enfant individuellement, c'est hyper important. Peut-être que ça viendra un peu plus tard quand ils seront plus grands. Là, je pense qu'ils ne le demandent pas forcément. Ils sont tellement complices, en fait, que finalement, ça leur va aussi comme ça.
- Speaker #0
Ça, c'est un côté cool d'avoir des enfants un petit peu espacés. Par exemple, je ne sais pas, pendant les vacances, quand tu as un grand qui est invité chez des copains, toi, tu as plus de temps avec le petit. Quand ils sont petits tous les deux, généralement... Oui, ils font les choses ensemble. Après, est-ce qu'ils ont autant besoin que ça, comme tu disais, de temps individuellement quand ils sont tout petits ? Je ne sais pas.
- Speaker #1
Ils sont hyper contents de se retrouver avant l'école et après l'école. C'est pile électrique. Donc en fait, ils sont vraiment, je pense, fusionnels. Alors qu'on a appris que Côme ne parlait absolument pas de Gabin à l'école. Il a son moment à l'école où il est vraiment lui tout seul. Mais par contre, quand il se retrouve, c'est la folie. C'est la décharge totale. Donc je pense qu'ils ont besoin vraiment... Là, en ce moment, à leur âge en tout cas, ça leur va d'être tout le temps ensemble et de ne pas faire des activités hyper différentes, etc.
- Speaker #0
Et au niveau de la charge mentale que ça demande ? C'est-à-dire penser à ce sac à allonger du démon, c'est jamais la...
- Speaker #1
Il diminue bien le sac à démon, là.
- Speaker #0
Quand même. Non, mais je veux dire, est-ce que ça demande aussi plus d'organisation, le fait de les avoir rapprochés ?
- Speaker #1
Alors nous, c'est pareil, comme ils sont proches... taille, les couches, on leur a mis la même taille de couche pendant longtemps, à la fin, c'est un truc qui facilite. Donc on avait un peu des trucs qui fonctionnaient pour les deux, les pantalons, quand on prend les pantalons de rechange, qu'on prenne pour l'un ou pour l'autre,
- Speaker #0
ça ira.
- Speaker #1
Ça simplifie plutôt, je trouve. Si tu penses pour un, tu penses pour deux.
- Speaker #0
C'est pareil. Tu l'as dit, tu travailles, donc tu vas nous expliquer un peu comment tu travailles. Comment tu organises aujourd'hui ton quotidien avec des enfants en bas âge et là la grossesse ? Tu l'as dit, là pour le moment t'es arrêtée, mais est-ce que tu as fait des choix particuliers déjà avec les deux premiers autour du travail ?
- Speaker #1
Oui, j'ai changé beaucoup de choses parce que du coup quand j'ai commencé, alors j'ai toujours travaillé en cabinet libéral en tant que kiné. Et au début, je faisais comme beaucoup du 8h-20h, du 45-50h par semaine. Et puis, je suis passée déjà à la naissance du premier. J'ai réussi à finir à 18 heures. Alors moi, j'avais l'impression de finir en milieu de journée. Donc, j'ai quand même pas mal adapté. Et là, pour l'arrivée du deuxième, j'ai encore plus adapté. On a déménagé, changé d'activité. Je me suis lancée que en 100% domicile. Donc, ça veut dire que je me déplace chez les gens. Et je me suis calée sur les horaires de la nounou qu'on avait trouvée. C'est-à-dire, en fait, je bossais. Là, je bosse quatre jours par semaine, 9h, 17h.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Je garde le mercredi pour avoir le temps avec les enfants et je ne les récupère pas trop tard le soir, 17h30. Ça me permet quand même d'avoir du temps où je bosse. Moi, j'ai besoin d'avoir un petit échappatoire comme ça, de me sentir... C'est des métiers passion un peu dans la santé. J'ai ce besoin vraiment de garder mon métier. Et en même temps, j'ai aussi besoin... Là, je me dis, ils sont petits, je ne vais pas faire 8h-20h. pour moi c'est inimaginable. Et d'ailleurs, quand on a déménagé, je me posais la question, est-ce que je vais redémarrer dans un cabinet ? Il y a eu cette option de faire 100% domicile où je gère complètement tout comme je veux. Et c'est dix fois mieux parce que travailler dans un cabinet, il fallait forcément que je fasse des soirs. Et moi, je me dis s'il y a un soir où je ne suis pas là, je ne voulais pas faire ça.
- Speaker #0
Du coup,
- Speaker #1
j'aurais culpabilisé de dire non aux patients parce que tu leur donnes un doigt et ils te prennent le bras. Tu dis, je finis à 17h. t'es là jusqu'à 19h. Donc au moins, là, j'impose mon rythme avec les domiciles, ça me va très bien.
- Speaker #0
Oui, c'est toi qui leur dis je viens à telle heure.
- Speaker #1
C'est moi qui leur dis je viens à telle heure, voilà. Et les gens, de toute façon, les gens que je vois à domicile, ils ne peuvent pas sortir de chez eux, c'est des conditions, sinon ils vont au cabinet. Et puis de toute façon, ils sont très contents que je ne vienne pas à 20h. Oui. Donc... Oui, après, très bien.
- Speaker #0
Il y a peut-être les infirmières qui passent quand il y a des infirmières, ou voilà, et d'autres temps.
- Speaker #1
Souvent, c'est des personnes âgées quand même, donc bon, pas qu'eux, mais voilà, à 20h... Ils ont fini dîner, ils sont presque couchés déjà.
- Speaker #0
Est-ce que ça avait changé déjà ta vision du travail, le fait d'avoir des enfants ? Justement l'importance du travail, le plaisir peut-être que tu prenais ?
- Speaker #1
Oui, c'est sûr. Je n'ai jamais voulu bosser comme une malade, faire des horaires à rallonge. Ça, non. Même si dans la santé, on nous demande toujours plus, dans l'humain surtout, toujours plus. Mais c'est vrai qu'en ayant des enfants, je me suis dit, de toute façon, je lèverais un petit peu le pied. je garderai quand même une certaine activité, je verrai quoi, mais je garderai vraiment du temps. J'ai envie de voir les enfants grandir,
- Speaker #0
je n'ai pas envie d'arriver à la maison, aller hop, un bisou et au lit. Oui, vous étiez au clair aussi avec Embrick que tu allais diminuer ton activité, ton travail. Forcément, ça diminue aussi la paye. Oui. Mais vous étiez au clair là-dessus sur le fait.
- Speaker #1
Oui, oui, que c'était acté. On bosse tous les deux. Oui, oui, il était complètement d'accord. Oui, oui. Lui, il voyait bien parce que... Oui, oui. Qu'on ait plus de temps quand même. Que l'un de nos deux ait plus de temps avec les enfants. Il sentait normal que ce soit moi aussi.
- Speaker #0
Des fois, c'est même plutôt les hommes qui sont moteurs là-dedans.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Moi, je vois beaucoup d'hommes. Et notamment, je ne sais pas si la maman d'Emeric travaillait ou ne travaillait pas.
- Speaker #1
Elle a quand même beaucoup travaillé. Là, Emeric, ils sont six enfants. à... elle est infirmière et elle s'est jamais trop enfin si elle s'est un petit peu arrêtée peut-être au moment de la naissance d'Amérique c'est le quatrième je crois qu'elle a dû s'arrêter 3-4 ans mais sinon elle bossait de nuit enfin bref elle a toujours quand même gardé une activité elle
- Speaker #0
a retrouvé le pied en fait finalement comme toi quoi ouais ouais toujours garder son activité mais adaptée au fait d'avoir une vie de famille parce qu'eux ils sont très nombreux en plus oui ils sont 6 ouais alors C'est un message d'espoir.
- Speaker #1
Beaucoup, beaucoup d'espoir. Non,
- Speaker #0
mais pour toutes les femmes qui veulent des enfants et des grandes fratries, il y a toujours la question, est-ce qu'on peut faire carrière dans une entreprise ? C'est la question qu'on s'est posée avec Cécile. Parce qu'effectivement, il y a des métiers où on attend de toi, que tu sois là de 8h du matin à 20h. Est-ce que c'est compatible avec une vie de famille ?
- Speaker #1
C'est compliqué quand même. Voilà,
- Speaker #0
c'est très compliqué. Il n'empêche qu'il y a quand même des femmes qui arrivent à avoir des métiers. adapté et à avoir des enfants et parfois beaucoup d'enfants.
- Speaker #1
Je pense qu'après, il y a des périodes de vie aussi quand même où forcément, quand les enfants sont tout petits, c'est quand même compliqué d'être constamment en déplacement, constamment dans les horaires. Alors après, ça dépend de chacun. Il y a des femmes qui arrivent et qui délèguent un peu plus à leur mari à ce moment-là, j'en sais rien,
- Speaker #0
mais c'est ce que disait Cécile. Il y a des raisons dans la vie. On n'est pas obligé de mettre sa carrière ad vitam aeternam de l'autre côté. Toi, tu aimerais reprendre après une activité plus soutenue ou d'autres choses ? Alors là,
- Speaker #1
dans l'immédiat, non. Mais quand les enfants seront grands, oui. En fait, c'est un peu la richesse de ce métier, c'est que je peux bosser dans plein d'endroits différents. Je peux travailler en libéral, je peux travailler en centre de rééducation à l'hôpital, donc avec des horaires hyper adaptés et du coup, des prises en charge aussi très, très variées. Et donc, effectivement, oui, je me vois bien, moi, dans quelques années, reprendre du libéral et puis avoir un peu de... Un peu plus de soir parce qu'effectivement, c'est aussi les gens qui travaillent qui viennent le soir. Donc, ce n'est pas les mêmes gens que tu vois la journée. Donc,
- Speaker #0
reprendre une activité dans un cabinet.
- Speaker #1
Dans un cabinet, oui, je pense. Peut-être un mi-temps au début, un continu à mon domicile. Enfin, je n'en sais rien.
- Speaker #0
On verra. Là, tu n'es pas dans cette phase-là, mais il y a des choses encore qui te font envie dans ta vie professionnelle et que tu pourras faire justement. Aussi, le fait d'avoir des enfants rapprochés, ça fait aussi qu'on l'a dit, ils seront grands. Au même moment, plus vite aussi, tu seras peut-être dans d'autres phases de ta vie. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Peut-être que je pourrais remettre plus de temps dans mon boulot. Voilà, là, je lâche complètement. Enfin, je lâche complètement. Je suis quand même impliquée avec mes patients. Mais d'ailleurs, ils entendent parler de mes enfants toute la journée.
- Speaker #0
C'est l'avantage du domicile, c'est sympa. Oui, les personnes âgées, ils doivent être contents.
- Speaker #1
Ils sont trop contents. Oui, oui. Il y a des saisons, comme dit Cécile. On verra. Moi, je ne prévois pas trop à l'avance. On verra ce que nous réserve l'avenir.
- Speaker #0
Et du coup, avec l'arrivée du troisième bébé, est-ce que ça change quelque chose dans la manière dont tu envisages ton travail ou ton organisation familiale, ou vous allez regarder la même configuration, on va dire ?
- Speaker #1
Pour l'instant, dans ma tête, on garde la même configuration. Peut-être que je lèverai un peu plus le pied. L'avantage, c'est que comme je suis complètement à mon compte, si je veux bosser un peu moins, je bosse un peu moins.
- Speaker #0
Tu prends moins de patients.
- Speaker #1
Je prends moins de patients, voilà. J'ai trouvé une remplaçante qui veut se lancer 100% à domicile, juste à côté de chez nous. donc en fait enfin c'est Clairement en fait Ça me libère l'esprit pour la suite Parce que je lui ai donné une date de fin Mais du coup de remplacement Et en fait je me dis mais si je ne me sens pas de reprendre à ce moment là Elle peut continuer Même on peut se répartir un petit peu Les patients En fait c'est très reposant Je verrais, je me laisse un petit peu voir Oui, je me laisse un peu voir la suite Les deux aînés seront à l'école du coup Donc ça va aussi changer
- Speaker #0
Des choses Parce que du coup là Tu n'as pas encore prévu pour les modes de garde, alors on va en parler maintenant. On va en parler pas bien. Comment vous vous êtes organisés là ? Jusqu'ici, les enfants étaient en crèche, en nounou.
- Speaker #1
Voilà, jusqu'ici, au début, Com était à la crèche. Ensuite, quand on est arrivés ici, les deux ont été gardés par une nounou, tous les deux ensemble.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Ensuite, en septembre, la Côme est rentrée à l'école, en petite section. Gabin est rentré à la crèche qui est collée à l'école. Donc là, c'est hyper pratique parce que c'est presque le même endroit. L'année prochaine, Gabin va rentrer dans la même école que Côme. Et on a fait déjà une demande pour une place en crèche, dans la crèche, pour le petit troisième qui arrive. En fait, ça restera dans la même dynamique qu'aujourd'hui parce qu'aujourd'hui, on a notre organisation. On part tous ensemble à pied à l'école. Je dépose Côme à l'école. Après, je dépose Gabin. C'est à 200 mètres. ça sera pareil avec le troisième du coup on déposera juste les deux grands à l'école et puis le troisième à la crèche si on a la place on verra on a les réponses dans quelques semaines je sais pas,
- Speaker #0
quelques jours et du coup par contre tu te laisses la possibilité de dire si jamais je veux pas le poser à deux mois et demi,
- Speaker #1
je sais pas si tu as pris je reprends j'ai toujours repris moi j'ai toujours repris pour le premier le deuxième et puis le troisième c'est prévu comme ça à cinq mois, moi les deux mois et demi j'arrive pas c'est vraiment des tout petits non ça non et c'est vraiment minuscule. Aussi bien pour moi que pour lui, non, ça ne marche pas. Mais du coup, là, j'ai fait une demande pour aux cinq mois. Effectivement, le congé maternité pour le troisième enfant, c'est jusqu'aux quatre mois de l'enfant. Donc voilà, je n'aurai qu'un mois sans rien ou alors peut-être le congé parental pour les libéraux. Peut-être qu'on aura droit à quelque chose, je ne suis pas sûre. Voilà, ça, c'est un autre sujet.
- Speaker #0
C'est un autre sujet.
- Speaker #1
Mais voilà, donc on a fait une demande pour qui rentre en crèche à cinq mois, un peu comme les autres. Et puis voilà, si ce n'est pas cinq mois,
- Speaker #0
si tu ne t'en vas, je t'en passe,
- Speaker #1
je décale.
- Speaker #0
On va parler de l'aspect financier, la question qui blesse. Évidemment, quand on pense aux enfants rapprochés, on pense aussi à l'impact financier. Tout à l'heure, tu disais que vous aviez vos deux enfants à un moment qui étaient chez la nounou en même temps. Est-ce que c'est quelque chose que vous avez dû prendre en compte dans votre organisation ?
- Speaker #1
C'est vrai que là, du coup, on travaille tous les deux. Donc voilà, il y a deux salaires qui rentrent. De ce côté-là, on n'est pas à rire tous les mois. Effectivement, on a vu que c'était des périodes où... où il y avait beaucoup plus de dépenses, mais...
- Speaker #0
On a aussi une vie qui est assez sobre, donc on ne s'est pas senti privé d'un point de vue financier. En fait, ça dépend aussi comment on dépense l'argent aussi pour nos enfants. Nous, on achète tout d'occasion. Je pense que c'est aussi un état d'esprit global. Tous les gens disent, les enfants, ça coûte hyper cher. Oui, c'est sûr que ça a un coût, tu dépenses moins de choses pour toi, mais en fait, à côté de ça, finalement, d'acheter tout d'occasion et tu revends tout au même prix. ça te coûte zéro au final derrière. Mais bon, le mode de garde coûte, ça devient clair. Le mode de garde, je pense,
- Speaker #1
c'est quand même quelque chose qui peut vite pénaliser un budget.
- Speaker #0
Ah, c'est sûr, oui. Après, voilà, ce qui coûte très cher, c'est les couches. Alors, c'était aussi énergiquement parlant, on s'était lancé dans les couches lavables avec Com. Donc, voilà, Com et même à un moment, ils ont été tous les deux en couches lavables. Et en fait, on a revendu, qu'on avait acheté d'occasion, on en a revendu quasiment au même prix. Donc, au final... Voilà, ces couches ne nous ont pas coûté si cher que ça. Enfin, c'est relatif, bien évidemment, ça nous coûte un petit peu. Un enfant coûte un peu, mais...
- Speaker #1
Ouais, toi, sur les modes de garde, t'as pas senti plus que ça ? Parce que chez... Bah, tu vois, par exemple, chez nous, c'est une vraie question. Je veux dire, là, d'avoir deux enfants rapprochés, je sais pas, si on voulait un troisième, un quatrième rapproché, ça dépend combien ça va nous coûter. Des fois, t'as des familles où ils se posent la question aussi, est-ce que ça vaut le coup d'aller bosser ?
- Speaker #0
Oui, oui, c'est clair.
- Speaker #1
Ça dépend aussi combien tu gagnes.
- Speaker #0
Voilà, ça dépend combien tu gagnes, c'est sûr. Nous, là, on a eu juste une période, une petite année, je crois, où ils étaient tous les deux chez la nounou. Mais pareil, après, tu as les crédits impôts, donc tu es déductible de tes impôts, etc. Enfin, tu es remboursé après. Et puis là, du coup, les deux aînés seront à l'école. Nous, ils sont dans le public, juste à côté. Donc là, en fait, on s'y retrouve, finalement. On a dépensé avant. Mais là, du coup, ils sont dans le public, juste à côté. Ça nous coûte zéro, à part on paye la cantine, le périscolaire, presque rien. Pour ce qu'ils mangent, mais bon. C'est autre chose. mais au final, on va se retrouver avec juste un mode de garde là, en ayant chacun un salaire.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu trouves vraiment beau dans le fait d'avoir des enfants rapprochés ?
- Speaker #0
C'est la complicité qu'ils ont, ils grandissent ensemble, ils font leurs apprentissages ensemble, ils se tirent l'un et l'autre vers le haut, et ça, j'ai déjà dit tout à l'heure, c'est impressionnant. En fait, ils sont toujours hyper complices, alors toujours à se taper dessus, oui, mais aussi toujours à s'encourager, c'est hyper beau de les voir complices comme ça.
- Speaker #1
Toi, tu penses que c'est une relation particulière due au fait d'être rapprochés ?
- Speaker #0
Oui, s'ils n'avaient pas été rapprochés comme ça, ils n'ont pas le même rythme. Je pense que quand ils sont plus espacés, je pense qu'un enfant un peu plus grand, il a besoin un petit peu de son côté tout seul. Peut-être avec le petit qui vient toujours te titiller. Alors, viens jouer avec moi. Là, c'est l'un ou c'est l'autre. Donc, de toute façon, quand c'est pas l'un qui embête l'un, c'est l'autre. Finalement,
- Speaker #1
nous, ils ont une super relation aussi, nos enfants. mais c'est vrai qu'on commence à le voir notamment ils sont dans la même chambre et là je commence à me dire quand on aura le troisième je pense qu'à un moment on va mettre les deux petits ensemble et la grande à part parce qu'en grandissant, là elle a 6 ans et demi déjà ne serait-ce que sur le sommeil le petit se réveille super tôt elle a envie de dormir un peu on commence déjà c'est ça Et qui râle parce que son frère, il faut venir le chercher dans le lit, il nous appelle. Il râle parce qu'il l'a réveillé. C'est vrai qu'autant, ils ont une super relation. Franchement, je touche du bois pour que ça continue. Mais oui, on commence à être dans des trucs où on voit un petit peu des phases différentes. Des rythmes différents. Et puis, je pense aussi qu'il va commencer à se dessiner cet aspect. J'ai un petit peu envie d'être tranquille. J'ai envie de faire un peu mes trucs tranquilles.
- Speaker #0
Nous, ça durera moins longtemps. Si à ce côté-là, avec un an et demi d'écart, en tout cas entre les deux aînés, les deux ans et demi, si l'aîné, on voit qu'il grandit énormément, il y a quand même un écart à cet âge-là. Il se voit quand même l'écart. Parce qu'il y a beaucoup d'apprentissage à quatre ans.
- Speaker #1
Après, peut-être même que ça poussera aussi le petit à adopter un rythme un peu plus grand, plus rapidement, parce qu'il y a...
- Speaker #0
Il va arrêter les siestes.
- Speaker #1
Oui, ça, c'est un risque.
- Speaker #0
Bon, c'est bien. Alors, on ne peut pas les arrêter trop tôt.
- Speaker #1
Je ne sais pas comment c'est avec vous dans votre école, mais nous, moi, c'est ma hantise qu'ils arrêtent la sieste trop tôt parce que chez nous, ils doivent rester à la sieste pendant deux heures à l'école.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Donc, moi,
- Speaker #0
j'ai plutôt forcé. Parce qu'à la rentrée, ils nous ont dit « Ah, il y a un enfant en petite section qui ne fait plus de sieste. C'est qui ? » C'est Bibi. C'était nous, notre petit com' qui ne dormait plus. Mais déjà, il ne dort plus depuis longtemps à la maison. Mais au moins, je lui dis « Tu restes allongé sur un matelas. Tu restes un moment calme. » Et là, la maîtresse me dit, je pense qu'on va le sortir. Mais je lui dis, tant qu'il hurle pas et qu'il réveille pas tout le monde, laissez-le sur son matelas.
- Speaker #1
Parce que toi, tu récupères un Grimley d'après le soir.
- Speaker #0
Ah voilà. Bon, après là, on voit quand il a fait la sieste quand même. Du coup, il discute pendant deux heures dans son lit.
- Speaker #1
Oui, parce que là, il commence à être plus grand.
- Speaker #0
Est-ce que tu aurais une ou plusieurs anecdotes à raconter de moments où tu t'es dit, je regrette pas mon choix de les avoir rapprochées ? Là justement, le côté vraiment qui nous a... En fait, on s'est dit, le petit aide le grand à grandir. Le grand aide le petit à grandir, ça on le sait très bien, mais le petit aide le grand à grandir, ça on l'a vraiment découvert, et c'est le fait qu'ils soient très très rapprochés je pense. Du coup, comme qu'il n'a pas mangé pendant deux ans et demi, du jour au lendemain, son frère qui commence à manger, il s'est mis à manger à peu près correctement. Là on se dit, oui c'est parce qu'ils sont si proches, ils arrivent à s'entraîner vers le haut là tous les deux.
- Speaker #1
Oui, parce que vous, c'était une vraie problématique chez vous.
- Speaker #0
C'était une vraie problématique, oui. Il ne bouffait rien, en fait. Deux ans et demi. C'est bizarre, il ne grandit pas. Ben oui. Il ne mange pas.
- Speaker #1
Oui, ce n'est pas simplement... On a du mal à lui faire manger ses légumes.
- Speaker #0
Non, il mange de tout. Mais il était fort, sa viande, quantité. Donc là, il y a eu un petit déclic. Ce n'est pas complètement acquis. Rien n'est jamais acquis. Mais ça, on s'est dit, ça, c'est quand même super cool.
- Speaker #1
Et sur les thématiques de sommeil et tout, tu as vu une différence ?
- Speaker #0
Non, mais en fait, ils sont hyper différents. Gabin, il a dormi tout de suite. Enfin, tout de suite. Il était pas mal malade, donc en fait, c'était un peu haché, mais il a enchaîné les bronchiolites, donc en fait, quand même, on n'a pas eu des nuits tout de suite, tout de suite. Oui, ils sont très différents, en fait. Gabin, on le pose, il s'endort direct, alors que Combe, ce n'était pas du tout le cas, mais je ne pense pas qu'il cède pour dormir. Quand ils sont ensemble pour les siestes, par exemple, non, c'est l'enfer, il ne faut pas faire ça. Oui. Ils peuvent être dans la même chambre, nous on y arrive pour dormir, mais pas pour la sieste.
- Speaker #1
Est-ce que le fait d'avoir des enfants rapprochés a changé quelque chose dans votre vie de couple ? Est-ce que tu penses que ça a eu un impact sur votre vie de couple par rapport au fait, si vous aviez laissé passer deux ou trois ans ?
- Speaker #0
C'est sûr que c'est un peu une tornade quand même. L'arrivée d'un enfant, c'est une tornade. L'arrivée d'un deuxième, ça chamboule quand même un peu tout. On a moins de temps pour le couple. Donc là, quand on a deux qui sont vraiment très très proches, oui oui, ça bouscule bien. On sait qu'il faut qu'on arrive à garder du temps pour nous deux à cultiver, mais oui oui, je pense que ça a un petit peu bousculé les choses. On arrive quand même à trouver du temps et à se dire aussi là, occupons-nous de nous. C'est pour ça que de temps en temps, on se prend des baby-sitters aussi pour un temps off, mais c'est pas forcément un temps off que tous les deux d'ailleurs, c'est juste un temps off en dehors de la maison et souffler, mais oui, je pense que ça remue.
- Speaker #1
Oui, le soir, quand les couchers sont difficiles ou des choses comme ça,
- Speaker #0
on n'est pas trop d'accord sur où est-ce qu'on met les limites, des choses comme ça. Quand on a un et que l'autre, il enchaîne sa crise des deux ans juste derrière, c'est jamais fini. Mais on apprend aussi beaucoup du premier et comme on n'a pas oublié aussi entre les deux. finalement, c'est aussi plus fluide.
- Speaker #1
Toi, tu dirais que c'est plutôt quelque chose qui renforce le couple parce que ça oblige à se soutenir mutuellement, à fonctionner ensemble, ou c'est plutôt un point de vigilance, le fait d'avoir des enfants rapprochés ?
- Speaker #0
Ça renforce parce qu'on arrive quand même à se dire, ok, là, il y a eu trop de crises, c'était trop la galère. On arrive à en reparler, mais c'est vrai qu'il faut quand même rester attentif parce qu'il faut quand même avoir du temps pour tous les deux. Il faut que... Voilà, mais... Non, je pense que les crises renforcent.
- Speaker #1
De toute façon, c'est la parentalité en règle générale. Il faut être vigilant à ne pas être que dans sa parentalité et plus du tout dans son couple. Est-ce qu'il y a des choses que tu appréhendes dans l'arrivée d'un troisième enfant ?
- Speaker #0
Tous les gens nous disent effectivement quand on a deux, c'est un parent, un enfant. Donc quand il y a trop de trucs à gérer, c'est facile de se répartir. Là, le passage à trois... On verra comment ça va se passer. Mais je me dis, en fait, ils ont aussi des périodes là où ils sont tellement que papa. Alors en ce moment, c'est plutôt que maman et ils repoussent papa. Mais il peut y avoir aussi des moments opposés, ça arrive. Par exemple, en ce moment, il faut que je gère les deux H24 parce qu'en fait, ils ne peuvent pas voir leur père. Donc en fait, je me dis un petit troisième au milieu, ça sera facile à gérer. Si c'est comme ça, on verra, on va se laisser porter.
- Speaker #1
Comment ça a été accueilli ? C'est vrai que je ne t'ai pas demandé. Comment ça a été accueilli autour de vous, le fait qu'ils soient rapprochés, notamment les deux premiers ? Est-ce que vous avez eu cette fameuse question ? C'est un accident ?
- Speaker #0
Pour le troisième, c'est un accident. Ah oui, Pourtant, ils ont plus d'écart. Alors, dans notre milieu, je trouve qu'à tôt, dans nos familles, ça a été très, très bien accueilli. C'est tout à fait normal d'avoir des enfants rapprochés. Mais alors, dès qu'on sort un peu de ce contexte-là, typiquement mes patients ou même... Même les soignants, je trouve, les sages-femmes. Et donc, du coup, c'est un enfant qui était voulu, ben oui, complètement. Déjà, de passer de 2 à 3, aujourd'hui, dans notre monde, moi, j'ai eu des remarques. Ah, mais vous le vouliez vraiment, celui-là ? Ben, en fait, ouais. Donc, ouais, ouais, c'est plutôt dans... Aujourd'hui, on est dans un monde où, en fait, t'as un enfant, déjà, c'est bien, deux enfants...
- Speaker #1
C'est le must.
- Speaker #0
C'est le must, ouais. Alors, bon... Le choix du roi, est-ce qu'on l'aura ? On verra. Non,
- Speaker #1
mais c'est vrai. Moi, j'en discutais avec une amie qui me disait, elle était super étonnée quand elle avait eu son deuxième. Ils ont, je ne sais pas, peut-être deux ans avec la première. Elle disait, c'est un deuxième. Et on m'a déjà demandé si c'était un accident.
- Speaker #0
Et encore plus quand ils sont rapprochés, effectivement. ça en dit long quand même sur l'enfant comme il est perçu déjà ce terme accident comme si tu t'étais pris un bus c'est hyper agréable et alors même si c'est un accident on est hyper heureux qu'il soit là oui mais c'est encore aujourd'hui je trouve encore même chez les soignants Après, c'est peut-être pour nous préparer un petit peu aussi, pour voir comment nous prendre en charge. Mais quand même, je trouve que c'est hyper déplacé.
- Speaker #1
J'en ai déjà parlé dans un épisode, mais maintenant, il y a presque une injonction quand tu annonces une grossesse, à ne pas te séjouir tout de suite et à déterminer d'abord si c'est une bonne nouvelle. Tu sais, j'ai envie de te dire, est-ce que ce n'était pas un peu plus sain de partir du principe que c'était une bonne nouvelle ?
- Speaker #0
Et puis de toute façon,
- Speaker #1
si la personne t'annonce avec une tête de six pieds de long, peut-être que ce n'est pas la peine de lui sauter au cou. Tu vois, peut-être qu'il faut creuser en fait. On n'aura pas de solution toute prête à apporter, mais je trouve ça quand même un peu triste, une société où quand tu annonces une grossesse, on s'inquiète à savoir si c'est une bonne nouvelle, si ce n'est pas une bonne nouvelle. Quand même, globalement, c'est des bonnes nouvelles.
- Speaker #0
On a plutôt à l'aise d'amener des petits-enfants dans ce monde, même si le monde n'est pas beau.
- Speaker #1
Bien sûr, et puis des fois, il y a des choses, il y a des imprévus. Alors, il y a les imprévus qui peuvent être très déstabilisants et un peu, entre guillemets, tristes. L'enfant malade, l'enfant avec un handicap, il y a les imprévus. Nous, on a une amie qui a cinq enfants, on a une amie commune qui a cinq enfants, on t'annonce des jumeaux. Bon, voilà, ça, c'est un imprévu, tu vois.
- Speaker #0
Voilà, il faut rebondir.
- Speaker #1
Il faut quand même le temps de digérer. Donc, effectivement, c'est... C'est peut-être pas le moment de dire « Ah,
- Speaker #0
mais c'est génial ! C'est trop génial d'avoir des jumeaux ! »
- Speaker #1
Enfin, je ne sais pas. Et globalement, en fait, les gens, tous les gens, par exemple, qui ont eu des jumeaux, pour prendre cet exemple-là, nous, on en a eu pas mal ces derniers temps autour de nous. En fait, ils ont tous fini par s'y faire, quoi.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Et à accepter le truc, même si ça prend un petit peu de temps, même si ça peut générer beaucoup de peur.
- Speaker #0
Surtout quand c'est les premiers, tu ne sais pas comment ça marche. C'est quand même deux d'un coup. Oui.
- Speaker #1
Ou quand t'as déjà un rapproché. Moi, j'ai une amie qui vient d'avoir des jumeaux et leur grand, entre guillemets, à deux ans.
- Speaker #0
On a des amis pareils. Exactement les mêmes âges que les nôtres. Sauf qu'ils attendent le quatrième. Sauf que l'aîné, c'est des jumeaux. Donc, les mêmes un an et demi et deux ans et demi. Mais là, ils n'en attendent qu'un. Oui, ils n'en attendent qu'un. Les jumeaux sont déjà là. C'est les premiers. Alors ça c'est une chose parce qu'on va dire que tu t'es déjà projeté à avoir un autre enfant.
- Speaker #1
Mais quand tu t'es dit on va avoir un enfant et en fait que t'en as deux. C'est marrant parce que je l'ai croisé hier cette amie. Et elle me dit... Là on a une régression sur le sommeil. Quand il hurle le grand petit parce qu'à deux ans il nous réveille les jumeaux. À deux heures du matin j'étais avec mon fils dans la voiture. Et ouais là tu te dis... Ouais c'est ça aussi d'abord. les enfants rapprochés avec de la surprise. Mais pour autant, je ne pense pas qu'elle ait l'air de les mettre sur le bon coin, ces jumeaux.
- Speaker #0
C'est d'ailleurs un sujet dont on n'a pas trop parlé. Moi, je vois qu'il n'y avait pas trop de jalousie. Il n'y a pas eu le temps d'avoir de la jalousie pour l'arrivée du deuxième, parce qu'en fait, le premier était trop petit. Donc là, on a la jalousie qui arrive quand même. Comme il n'y a pas eu de régression à l'arrivée du deuxième, je pense que là, par contre, il faut qu'on se prépare à avoir des régressions pour l'arrivée du troisième. Voilà, clairement, ils sont un peu plus grands. Donc, du coup, ils ont acquis plus de choses. Et donc, en fait, il y a aussi plus de choses qui risquent de partir. Mais bon, voilà, on se prépare à ça.
- Speaker #1
Moi, c'est vrai que je ne me suis pas du tout préparée. Autant, pour le deuxième, je me suis préparée à ce qu'il puisse y avoir des régressions. Autant, j'avoue que ma fille, je n'y ai pas pensé une seule seconde à six ans. C'est vrai. Et en plus, on y pense moins. Mais en fait, ils sont quand même à des âges où ils ont besoin de nous. Moi, je vois, c'est ma glue. Donc oui, il se peut aussi que sur des plus grandes, il y a des régressions. Il faut être vigilant quand même à ça. On pense entre guillemets aux plus petites.
- Speaker #0
Ou là où il y a beaucoup aussi d'apprentissage. Donc forcément, aussi plus de risques de régression.
- Speaker #1
Oui, et tu t'en rends plus facilement compte. C'est-à-dire que les régressions, quand c'est te lever dix fois par nuit, tu t'en rends compte que tu as une régression.
- Speaker #0
La propreté. Voilà, la propreté.
- Speaker #1
Quand c'est être un peu plus maussade,
- Speaker #0
ça peut être plus facile de ne pas s'apercevoir.
- Speaker #1
Cette interview touche à sa fin. Donc si tu devais résumer l'expérience d'avoir des enfants rapprochés en une phrase, ce serait quoi ?
- Speaker #0
L'expérience d'avoir des enfants rapprochés en une phrase, je dirais des très belles richesses, mais un beau chaos organisé pour les petits âges de la vie.
- Speaker #1
Le tout, c'est que ce soit organisé. voilà c'est ça allez on est bien organisé merci Alix merci Alicia tu nous as donné une belle vision de ce que c'était d'avoir des enfants rapprochés avec ses joies ses difficultés mais le plus important c'est que tout le monde s'y retrouve je te remercie et je te dis à bientôt à bientôt
- Speaker #0
Si vous avez aimé ce podcast,
- Speaker #1
je vous invite à lui mettre 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute. Vous pouvez aussi me suivre sur mon compte Instagram traditionnel-du-8-podcast et je vous donne déjà rendez-vous dans 15 jours pour un nouvel épisode. A bientôt sur Traditionnel.