- Stéphane
Bonjour tout le monde, ravi de vous retrouver pour ce 29e épisode de tranche de tech. On enregistre cet épisode le 29 mai à la fraîche avec ces températures caniculaires. Aujourd'hui je suis accompagné d'Aurélie. Franchement rentrée de vacances, bonjour Aurélie, comment vas-tu ?
- Aurélie
Salut, ça va très bien et effectivement même si c'est à la fraîche, on a déjà très chaud.
- Stéphane
C'est un peu l'info du moment et c'est avec un plaisir non dissimulé que nous recevons notre invité qui je n'en doute pas aura quelques sujets de discussion graphique avec toi Aurélie mais aussi plein d'autres choses passionnantes à nous raconter. Bonjour Annie, comment vas-tu et souhaites-tu te présenter pour les personnes qui ne te connaissent pas ?
- Ane
Bonjour, bonjour Stéphane, bonjour Aurélie, merci de m'avoir invitée aujourd'hui. Donc, ça va bien, mais il fait encore chaud, j'avoue que les nuits sont un peu difficiles en ce moment. Espérons que ça va baisser. Oui,
- Stéphane
il paraît que ça va baisser.
- Ane
Une petite présentation sur moi, alors je m'appelle Anne, ça fait depuis 2009 que j'habite en France, mais je ne suis pas française, pour ceux qui ont entendu ce petit accent. Je viens du Pays Basque et j'ai fait mes études d'ingénierie informatique à l'école d'Angers-les-Bordeaux et suite à ça, j'ai fait ma vie ici. Donc, je suis front-end développeur chez Datadog depuis un peu moins de cinq ans. Et à côté de ça, j'ai fait deux choses comme, par exemple, le sketchnoting ou la prise de notes visuelle. En ce moment, c'est un peu moins courant que je le fasse, mais à une époque, je le faisais pas mal. Je suis aussi speaker dans des conférences. quand j'ai l'opportunité et que je suis prise. Et voilà, et après, à côté de ça, j'aime bien faire du sport, j'aime bien rencontrer des gens et je suis très sociable.
- Stéphane
Mais tu es une runner invétérée. Je me souviens de te voir en conférence quand même faire ton running le matin. C'est très croageux. Oui,
- Ane
alors j'en fais encore aujourd'hui alors que... Ce n'est pas forcément le meilleur moment au niveau de la chaleur et d'autres circonstances personnelles, mais je continue à le faire encore. Je vais arrêter bientôt, je pense.
- Stéphane
Bravo. Ce qui s'acclame avec la chaleur, c'est un peu compliqué de faire ce genre d'activité. C'est clair. Tu parlais d'un truc, je suis obligé d'en parler. En plus, il y a Aurélie qui est là. Tu parlais d'illustration graphique. Même si tu disais que tu en faisais... tu as fait peut-être un peu moins mais tu as parlé de sketchnote de communication visuelle c'est un truc qui m'intéresse un peu parce que c'est vrai que Aurélie en fait aussi mais on a je crois pas sur ces trois années de podcast je suis pas sûr qu'on ait eu une invitée ou un invité qui en faisait aussi et parce que je vous propose c'est un peu de définir parce parce que je ne suis pas sûr que tout le monde voit ce que c'est. mauvais jeu de mots, mais ce que c'est qu'un sketchnote, ce qu'on appelle tout ce qui est communication visuelle, etc. Donc, je ne sais pas, comme j'ai deux personnes qui le pratiquent, ça peut être intéressant d'avoir un peu votre définition. Je ne vous demande pas une définition vraiment exhaustive, mais votre définition et puis un peu de pourquoi vous êtes arrivé à ça. Est-ce que c'est parce que vous êtes des super dessinatrices ? et que vous avez ça dans l'âme ou parce que ça vous a apporté autre chose. Enfin voilà, c'est peut-être expliquer un peu aux gens ce que c'est et puis un peu pourquoi vous êtes arrivé à ça, si ça vous va. Allez Aurélie, Anne te laisse la place.
- Aurélie
Moi qui commence ? C'est elle là ? Trop, attends, c'est pas moi, c'est elle l'experte. En gros, si on peut faire un résumé de c'est quoi, on va dire, des sketch notes. c'est d'essayer de rendre accessible via du visuel, via des croquis, via des petits mots en fait. Et du coup, Anne, j'aimerais en fait que tu nous dises c'est quoi pour toi la pensée visuelle ? Un petit mot qu'on avait parlé en fait. Donc, c'est quoi du coup ?
- Ane
Oui, alors, la pensée visuelle, pour moi, ça fait partie en fait des différentes techniques, justement, d'illustration, de facilitation graphique. Du coup, c'est ni plus ni moins que de mettre n'importe quelle information, communication donnée sous forme visuelle. Alors, ça fait partie du coup d'autres techniques de facilitation graphique, comme par exemple, on a, pour moi, le plus courant que tout le monde fait, sans presque se rendre compte, c'est du gribouillage. Je suis sûre que n'importe qui, pendant une réunion ou pendant, voilà. Son temps libre, même quand on réfléchit, on a tendance souvent à faire des petits dessins, des petits pictos. Ça, c'est, on va dire, l'une des façons les plus simples de la pensée visuelle. Mais après, on a, par exemple, ce qu'on voit souvent dans des conférences ou dans des présentations en live, ça va être du live-scribing. Donc, c'est le fait de transcrire une conférence, l'information sous forme visuelle. On a aussi, par exemple, des infographies dessinées. C'est très courant de voir ça, soit sur Internet ou sur des journaux, par exemple. Pour moi, c'est un souvenir que j'ai. Et du coup, le sketchnoting, c'est le fait de prendre des notes. sur n'importe quelle cérémonie, réunion, présentation, où en gros on va utiliser des éléments visuels, pas que des éléments visuels, aussi du texte combiné, pour transcrire cette information. Pourquoi ou quels sont les bénéfices de faire ça ? C'est qu'on va rendre les infos plus... on va dire plus facile à comprendre et aussi plus attirant donc voilà et ça va susciter aussi l'intérêt des gens mais c'est aussi ça aussi beaucoup de côté positif pour pour soi parce qu'en général quand on fait du sketch not in ou quand on applique n'importe quelle technique de pensée visuelle on fait le travail de traduire ce qu'on est en train d'entendre sur sur, on va dire, une version très simplifiée de l'information où, en gros, on essaie d'enlever tous les côtés banals des mots, des informations, tout ça, pour garder ce qui est l'essentiel et, en même temps, trouver des éléments visuels, des pictos, des couleurs qui vont bien ou qui vont représenter ce qu'on est en train d'entendre. Ils disent que c'est bon aussi pour tout ce qui est la partie synthèse, mémorisation, compréhension, tout ça. Donc, voilà un peu ma définition des pensées visuelles et ce que je notais. Un bon résumé.
- Stéphane
Oui, très bien. On est obligé d'aller droit au but quand on fait ce genre d'exercice. Sinon, on ne s'en sort pas. Alors moi, j'ai deux choses qui me sont venues à l'esprit quand vous en parliez. Déjà, un, moi, je ne sais pas dessiner. Est-ce que ça veut dire que je ne peux pas faire de communication visuelle, de sketchnoting ? Est-ce qu'il faut forcément faire des super dessins ? Ou est-ce que c'est OK si on le fait comme on le sent ?
- Ane
Alors, pour moi, la pensée visuelle, c'est très large. Si on parle par exemple de sketchnoting, c'est de la prise de notes personnelles pour soi, ce qu'on dit à chaque fois, et c'est souvent un sujet des conférences que j'ai présentées. En fait, tu n'as pas besoin de savoir dessiner. Ce n'est vraiment pas un prérequis. Ce qu'il faut que tu apprennes à faire, c'est juste de prendre la main pour traduire ces infos sur du visuel assez rapidement. Parce qu'en général, quelque chose en live, ça va très vite. Donc, il faut avoir la capacité de tout transcrire ou au moins, tu peux le faire aussi en deux temps. Mais ce n'est pas du tout un prérequis. C'est juste que tu apprennes à mettre. des éléments visuels qui te parlent à toi, qui ont remplacé de longues phrases, des textes, etc. Et à chaque fois, du coup, qu'on donne, que j'ai donné cette présentation sur le sketchnoting, j'ai dit la même chose. Il ne faut pas savoir dessiner et ce n'est pas ça qu'il faut que vous bloquez pour que vous vous lancez sur le sketchnoting. Par contre, Pour d'autres techniques de la pensée visuelle, par exemple si c'est du live-scribing ou de l'infographie dessinée, où le but c'est d'attendre un public plus élargi, savoir dessiner des choses qui parlent à tout le monde, c'est important parce que tu as un autre public. Ce n'est pas de la prise de notes, ce n'est pas quelque chose de personnel, c'est un peu plus pour tout le monde. Donc, il faut que tu arrives à... à trouver des dessins qui parlent à tout le monde. Donc en général, on dit que c'est des pictos plutôt universels qui veulent dire la même chose pour tout le monde. Tu vois, notamment, je ne sais pas moi, des panneaux de trafic, tout ça, ce genre de choses. C'est par exemple très courant. Mais il faut surtout savoir les dessiner à peu près, au moins pour que tout le monde les comprenne. Je dirais, voilà, il y a ces deux différences.
- Stéphane
Ok, je crois qu'Aurélie dit oui.
- Aurélie
Oui, oui, oui, oui, oui, parce que j'ai un souvenir en fait d'un atelier qu'on a fait toutes les deux à Divox France. Et dans l'introduction, dans la présentation, on avait dit pas besoin de savoir dessiner, juste si mes souvenirs sont bons, savoir dessiner comme un enfant de 5 ans, je crois que c'est ça la phrase. Mais en gros en fait, c'est juste savoir faire. des cercles, des ronds, des traits, des figures géométriques. Également, tu rajoutes deux, trois couleurs, pas trop, etc. Ce qu'on avait fait dans cet atelier, qui dévoilait pour moi très bien, c'est qu'on avait expliqué quelques règles. Quelques règles, du coup, pour apprendre à faire du sketch-outing. Et ce qui était très cool, c'est que, donc, en... Je ne sais plus combien de temps ça a duré, en deux heures, un truc du genre, trois heures, je ne sais plus, deux ou trois heures, je ne sais plus. Mais en gros, ce qu'on avait vu, c'est qu'à la fin, tout le monde avait fait sa sketchnote, en fait. Donc, en gros, tout le monde avait trouvé que même si on croit qu'on ne sait pas dessiner, on a tous notre petit coup de crayon, en fait. Du coup, c'était très cool. Vous avez bien aimé, en fait,
- Stéphane
les gens ? C'est bien. Ça donne toujours d'autres moyens de se concentrer, de prendre de l'information et tout ça. C'est toujours des moments qui sont... Pas des moments, mais des astuces et des outils qui sont bons à prendre. Je pense qu'on en parlera sur une des news qui vient. Moi, il y a un truc que vous avez forcément, vous aussi, dû voir fleurir, c'est que je vois de plus en plus de sketchnotes, style écrit, mais qui sont générées. Et alors, à la rigueur, quel que soit l'outil, j'ai envie de dire, mais vous, ça reste manuel ? Ou vous commencez aussi à... L'idée de ma question, c'est... Est-ce que vous avez besoin de le faire en manuel parce que ça fait partie du processus et que c'est plus le côté manuel, concentration et de le faire ? Ou est-ce qu'avec les outils maintenant qu'on a, notamment l'IA pour ne pas la nommer, vous utilisez aussi ça quand vous faites des sketch notes ou des prises de notes visuelles ?
- Ane
Alors, perso, je n'ai pas encore essayé. Donc, je ne sais pas exactement quel est le fonctionnement de l'IA avec... avec du dessin. Donc, je ne peux pas vraiment le dire. C'est juste quelque chose que je trouve important quand on fait du sketch notice. C'est le travail de synthèse qu'on va faire de l'écoute. Ensuite, trouver les bons éléments pour faire nos dessins, etc. Donc, c'est vraiment la partie réflexion. Pour moi, c'est un peu comme les codes. C'est en gros la partie de coder, c'est juste l'outil final. Si tu as déjà réfléchi à comment tu vas structurer le code, après l'écrire, à la fin, c'est juste vraiment le moins important de tous les process. Si avec l'IA plus le dessin, c'est l'IA qui fait tout le travail aussi de synthèse et de réflexion de quel picto utiliser. mais du coup Tu n'es plus en train de faire ce travail de synthèse et tout ça. Donc, en fait, quand on fait ce résumé dans notre tête, ou cette recherche de traduction au visuel, en même temps, en fait, ça veut dire que... on est forcément obligé de comprendre l'information pour trouver le bon picto à mettre. Et du coup, c'est ça, c'est ce travail qui est important. Donc, je pense que si on a une IA à laquelle on lui dit « je vais faire ça, ça, ça, ça, et toi tu fais la partie de ça » , pourquoi pas, mais si on lui donne un texte et qu'elle fait tout, Mais du coup, le travail n'est pas... pas forcément fait. Après, il y a quand même des avantages, parce que à la fin, on a quand même un résultat visuel et on peut apprendre de ça. Je trouve que du coup, le process n'est pas complètement complet.
- Aurélie
Je suis d'accord avec toi, en fait. Je suis pas d'accord avec toi. C'est le fait que si tu laisses une IA ou Merci beaucoup. ou autre chose, faire ta sketch note, tu perds en fait tout ce travail de synthèse, de réflexion, qui en fait t'aide toi déjà à comprendre et à essayer d'expliquer avec tel ou tel mot. Mais on va dire que ça a un avantage, c'est que ça rend, on va dire, autonomes ceux qui ont peur d'en faire et ceux qui veulent également tout et tout de suite. Parce que oui, une IA sera plus rapide en fait que nous. Mais on va dire que oui, tout le travail de pourquoi on fait une sketchnote, on le perd en fait. Ça n'aide plus du coup donc nous à mémoriser. C'est juste, je veux faire un post sur les réseaux sociaux. Et hop là ! Je fais un prompt et puis c'est terminé.
- Stéphane
Le parallèle d'année avec le code, il est un peu vrai. C'est comme faire un prompt, de faire tout générer le code et de ne pas le lire et de se dire, voilà, c'est fait. Donc, de ne pas avoir réfléchi à l'organisation, à l'architecture, etc. Versus toujours faire générer. du code, mais en disant, voilà, je me suis posé dans mon architecture, j'ai besoin, je ne sais pas, d'un KMS, j'ai besoin d'une base de données, etc. Et puis par contre, je n'ai pas envie de générer, enfin d'écrire le code parce que je l'ai écrit 25 fois et ça ne m'intéresse pas trop d'écrire cette partie-là. Et vas-y, génère-moi le truc et puis après je te relis et puis je sais le faire. Donc c'est ça, je pense qu'on peut avoir ce même parallèle. Et du coup, j'en profite, Aurélie, tu nous avais linké un... un lien sur une personne qui fait un REX parce que quand je disais qu'on voit beaucoup de sketchnotes, c'est justement les sketchnotes faites par Nano Banana qui sont en plus très reconnaissables. Je ne sais pas si vous partagez, mais tu les reconnais à 10 km qu'ils ont été générés par Nano Banana parce que j'ai la chance aussi de parler de ce que fait Guillaume Laforge côté Google et lui, il l'utilise pour listrer ses blogposts. Du coup, maintenant, souvent, quand je vois popper un truc dans le monnaie, j'ai l'impression que c'est Guillaume qui l'a fait, alors qu'en fait, c'est quelqu'un d'autre qui a fait un sketch note. En toute honnêteté, je l'ai lu en diagonale, l'article. Je n'ai pas l'impression qu'il jette tout à la poubelle ou qu'elle jette tout à la poubelle. Je ne sais plus qui. C'est David. Mais voilà, c'est un peu un résumé de ce que vous venez de dire toutes les deux en disant qu'il y a des choses qui marchent, des choses qui ne marchent pas. Et il faut... Il faut utiliser le bon outil pour ce qu'on veut. Je ne sais pas si toi, tu as d'autres choses qui t'ont interpellé dans cet article-là.
- Aurélie
En fait, c'est un lien que j'ai découvert quand j'étais invitée à un autre podcast sur l'utilisation de la chaîne IA. En gros, du coup, c'est... un article très bien écrit en fait, qui fait un rex sur Cré-moi, un sketchnote de la déclaration des droits des Etats-Unis. Et tu as tous les rex, toutes les étapes en fait, tous les résultats. Et donc du coup, ce qu'il nous montre, c'est qu'il a dû faire énormément quand même d'itérations. Parce que, bah, qu'on cache chaque résultat. il y a des choses en fait qui n'allaient pas. Par exemple, il y avait donc un mélange entre chiffres arabes et chiffres romains. Il y avait donc des numéros de lois en fait, de droits, mais qui n'allaient pas avec les numéros mis, on va dire, vers le modèle. T'avais également donc des droits doublons. voilà, t'avais on va dire pas mal d'hallucinations mais au final en fait ça rend bien mais du coup il a fallu que David fasse pas mal du coup d'itérations qui l'aident pas mal pour avoir le son résultat d'affaires en fait. J'ai vraiment bien aimé parce que c'est très bien expliqué. Et donc de mémoire, je crois qu'il a fallu qu'il fasse 6 ou 7 essais pour avoir un rendu avec les 10 commandements. C'est très intéressant.
- Ane
Et du coup, petite question, est-ce que c'est un service payant ou on a une limite par mois ou comment ça marche ?
- Aurélie
Alors, de mémoire, lui, il a le compte Pro, en fait. Donc, oui, payant. Mais Nano Banana, tu peux... Il a le Google AI Pro à 20 dollars par mois. Donc, du coup, il utilise Nano Banana 2. Mais sinon, tu as le gramme gratuit, Steph ?
- Stéphane
Oui, tu peux avoir une version, un peu comme ChatGPT. Tu as une version gratuite qui permet de générer déjà quelques images. Mais comme pour ChatGPT, quand tu veux en avoir une utilisation un peu plus intensive, il faut que tu passes en pro, notamment pour la partie refinement dont parlait Aurélie. C'est ça que je trouve assez... assez bluffant sur les nouveaux modèles et les nouvelles interfaces qu'ont faites les éditeurs, c'est que tu vas générer une première image et tu vas y tirer dessus, et il n'y aura pas de dégradation. Je ne sais pas si vous vous souvenez de vos premiers essais sur des générateurs d'images, tu disais génère-moi cette image-là, derrière tu disais non mais ce n'est pas ce que je veux à peu près, il te génère complètement un truc orthogonal, complètement débile, il ne prenait vraiment pas en compte ce qu'il avait fait. Là ce que je trouve assez bluffant, parce que je l'avais testé aussi, c'est que Tu dis « Gère-moi ça » , et tu fais « Ah non, mais en fait, juste cette partie-là, tu me la retouches, parce que je voudrais, comme tu disais, les chiffres, ils ne sont pas comme je veux. » En fait, il va garder tout le reste, il va juste enlever les deux, trois chiffres. C'est assez bluffant, au final,
- Aurélie
comme outil. Mais grave, oui.
- Stéphane
Mais moi, pour le coup, je l'utiliserais plus, parce que je ne fais pas de prise de note visuelle. J'ai un cerveau qui est très... Je ne sais pas si c'est parce que je ne suis pas habitué, mais mon cerveau est très bizarre. J'ai essayé de le faire, parce que ça m'intéressait. Je me rends compte que je me concentre plus sur la façon dont je représente ce que j'écoute que ce que j'écoute. Du coup, je suis tout perdu après, à la fin. Je pense que c'est mon cerveau qui n'est pas assez habitué. Par contre, sur mes illustrations d'articles, de blog posts, etc., j'utilise beaucoup Unsplash en citant les créatrices et les créateurs. Et du coup, je me suis essayé aussi de temps en temps à faire de la génération d'images. Donc, moi, je m'en sers essentiellement pour illustrer quelque chose où avant, je faisais avec ce que je trouvais en termes de libre de droit. Là où maintenant, je peux l'utiliser. Alors après, est-ce que c'est vraiment libre de droit en sachant qu'il y a assez entraîné peut-être sur des images qui ne sont pas de libre de droit ? Là, c'est tout un débat qu'on peut avoir, mais on n'aura pas assez de l'épisode pour en faire.
- Ane
Je trouve que ça c'est chouette, tu vois, c'est justement, je pense qu'il y a plusieurs applications du sketchnote ou de la facilitation graphique, on va dire, plus généralement. Et du coup, si c'est des articles que tu as écrits et que tu veux juste les rendre sous informe, ton intérêt ce n'est pas de faire ce travail de compréhension, synthèse, etc. Pas synthèse, oui, mais c'est toi qui as... qui a à la base créé le contenu, je trouve que c'est tout à fait justifié. J'aurais pas dit justifié, tout est justifié ou pas. En gros, je pense que c'est une utilisation qui est tout à fait faite pour, mais c'est comme tout. Encore une fois, c'est comme avec les codes, c'est quand on est en plein apprentissage et que ton but, c'est de devenir développeur, si tu délègues tout à l'IA, même la partie archi, du coup, tu n'apprends jamais tout des A à Z, toutes les bases. Donc, c'est avec le sketchnote. Je pense que c'est un peu pareil en fonction de quel est ton but. Si tu délègues et tout, tu perds un peu d'intérêt d'en faire. Mais pour tout ce qui est données à voir, diffusion de l'information, banalisation, etc., je trouve ça très bien.
- Stéphane
Après, de toute façon, on le voit dans l'ère de l'IAGN. Ce qui va se passer, c'est que tout ce qui est générable, il y aura des gens qui ne le faisaient pas avant et qui vont le déléguer parce que ça leur ouvre les possibilités. Pour ça, je prends l'analogie avec le code. Je trouve que c'est bien, mais c'est comme les blogposts. On le voit, il y a beaucoup de blogposts qui fleurissent beaucoup plus qu'avant, dont certains généraient à 80, voire parfois à 100 %. En fait, ça n'empêche pas qu'il y a... des personnes qui vont continuer à écrire des blogposts à la main parce qu'ils aiment bien écrire ça, prendre le temps de le tourner comme ils ont envie, parce que c'est un exercice qui leur procure du plaisir, comme pour la partie sketch noting. Et puis, il y aura les gens qui vont tout générer parce que pour une raison X ou Y, ils ont envie de le générer, mais pas de passer du temps à le faire. Je pense que l'IAGN... On peut faire ces changements-là sur tout ce qui est production au sens large, que ce soit audio, vidéo ou écrite au final. OK. Quand on parle aussi d'illustration, ça me fait penser notamment au talk, que ce soit toi, Anne ou Aurélie, vous avez toujours des supports très bien faits, self-made, j'ai envie de dire. Récemment, j'ai vu un de tes talks, Anne, sur le monde de l'open source notamment et j'ai beaucoup aimé je laisserai en parler mais j'ai beaucoup aimé ce talk parce que tu tu présentes une contribution à chromium je te laisserai la résumer mais ce que j'aime c'est le côté le voyage que tu as fait pour faire cette contribution à un petit projet un chromium personne ne le connaît et par toutes les tables par lesquelles tu es est passé et Et j'ai trouvé ça super intéressant parce que là, c'est Chromium, mais je pense que ça s'applique à n'importe quel projet open source. Et j'ai trouvé que ce que tu racontais pouvait vraiment aider les gens à se lancer, en fait, en se disant, après tout, pourquoi pas moi ? Donc, si tu veux nous en toucher deux mots, je suis preneur, sans refaire tout ton tour, mais je suis preneur que tu racontes un peu comment et pourquoi tu as fait ça. Oui, bien sûr, bien sûr. Alors, ça fait environ un peu plus d'un an, environ, au boulot, donc chez Datadog, on avait une feature qu'on voulait sortir et c'est des pages qui aident nos clients à identifier des différents problèmes de performance côté front-end. donc notamment enfin, des problèmes ou pas des problèmes, mais en gros, ça aide à diagnostiquer les frontières de n'importe quelle app. Et pour cela, du coup, c'est une page qui montre les différents Google Core Web Vitals. Donc, c'est des métriques qui permettent de définir la qualité d'un site web. Donc, ça mesure, entre autres, l'expérience utilisateur ou les différentes frustrations qu'on peut avoir. puissent avoir et ce sont des métriques que Google a définies justement et qui vont mesurer une page, donc le chargement, l'interactivité et tout ce qui est la stabilité visuelle. Bref, c'est des métriques qui vont dire si un site web d'un point de vue front-end est de bonne qualité ou pas. et à mesurer la frustration des utilisateurs. Donc, plus ces métriques ou ces scores sont bons sur un site, plus ça va jouer aussi sur les SEO de n'importe quel site, donc les rankings dans les recherches de Google. Donc, nous, en fait, le but à Datadog, c'était d'aider nos clients à diagnostiquer un peu leur site page par page. leur montrer les différents scores et leur aider à améliorer leur site. Et dans ce travail-là, on a adressé plusieurs métriques. La dernière, c'était une métrique qui s'appelle CLS, donc Cumulative Layout Shift. C'est la métrique qui va permettre, qui mesure la stabilité visuelle des sites. Donc notamment, je suis sûre que si vous avez déjà Merci. eu l'expérience d'aller sur un site vouloir cliquer sur un bouton et qu'au dernier moment, la page ou le contenu bouge et que vous cliquez ailleurs. C'est très énervant, c'est très frustrant, mais c'est ce genre de choses qu'on voulait aider à améliorer à nos clients. En travaillant sur cette feature qui permet d'améliorer cette mauvaise expérience, Merci. On se base notamment sur les API de Chromium. Donc, c'est Chromium qui met à disposition des API qui vont permettre de faire toutes ces mesures. Et aussi, souvent, ils nous donnent des données ou des métadonnées sur ce qui s'est passé. Donc, on se sert de tout ça pour mettre ça dans la présentation des différentes pages et leur montrer du coup ce qui s'est passé. Et en travaillant sur ça, de... J'ai vu quelque chose qui était un peu incohérent. Évidemment, je pensais que c'était moi qui avais tort, qui ne comprenais pas bien l'outil ou l'API ou les données que Chromium m'a données. Et avec un peu plus d'analyse et en travaillant avec d'autres collègues, on s'est rendu compte qu'il y avait un bug dans cet API qu'on utilisait notamment pour CLS. Et du coup, c'est là où toute cette aventure de contribuer sur Chromium a commencé. Parce que je me suis dit, on a fait un hack chez nous, chez Datadog, pour résoudre ce problème. C'est quelque chose assez temporaire. Et en parallèle, j'ai créé une issue chez Chromium. Et je me suis embarquée sur une aventure qui a duré presque un an. pour fixer un problème d'unité, c'est ni plus ni moins que ça, un problème d'unité sur des données retournées par une API. Et voilà, c'est grosso modo ça. C'est cool,
- Aurélie
c'est cool. Si vous voulez vraiment le détail, alors je ne sais plus s'il a été capté ou pas dans le tolcam ici, s'il y a un replay ou pas, parce que je crois que toutes les salles n'étaient pas... On replay, mais il faudrait... On attendra.
- Stéphane
Je crois que oui.
- Aurélie
mais j'ai pas vu encore les vidéos publiées mais il me semble que oui donc si ils y sont les vidéos on mettra le lien tu sais déjà si tu le redonnes ce talk ou pas ?
- Stéphane
non c'est la première fois à Lyon je l'ai donné une deuxième fois mais ça n'a pas été filmé c'est sûr en plus je l'ai donné en basque donc Ça risque de ne pas parler à grand monde.
- Aurélie
Ça va être compliqué à entendre. Il faudra peut-être que tu fasses le meilleur meet-up du monde qui a une captation vidéo dans la région de Tours. Je prenais bien les organes, je leur parlerai.
- Stéphane
Avec plaisir. Pas les Suisses, mais pour l'année prochaine,
- Aurélie
oui. Oui, ce serait un talk de rentrée, ce serait parfait. En tout cas, je vous conseille vraiment, quand le replay sera sorti de Mixit, parce que ce que je disais, ce que j'aime beaucoup, c'est ton cheminement. On ne va pas dévoiler tout le talk, mais Chromium, c'est un gros projet. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est la version, si je n'ai pas de bêtises, c'est la version open source du moteur de Chrome. Si je résume, je crois que c'est à peu près ça. Et c'est vrai qu'on ne parle pas de quelques dizaines de lignes de code et de quelques dizaines de contributrices et contributeurs. on parle d'un projet. énorme, avec des très gros process. Moi, c'est ce que j'ai découvert dans ton talk. Je pensais, enfin, naïvement, tu te dis, le monde de l'open source, Google, machin, tout ça, ça doit être hyper agile, hyper tout ça. En fait, non, il y a des énormes process, il y a des outils dans tous les sens qu'il faut prendre en main, parce que c'est pareil. Alors moi, c'est un talk que je faisais sur les dev containers où parfois, tu veux juste participer à un tout petit truc sur un projet open source, puis tu regardes Tous les outils, il y en a les trois quarts que tu ne connais pas, tu ne sais même pas comment les installer sur ta machine, voire ta machine ne peut pas les installer. Et tu fais, bon, allez, en fait, je ne le fais pas parce que je n'ai pas envie de passer du temps là-dessus. Plus toute la phase dont tu parlais en disant, mais moi, en fait, c'est moi qui n'ai rien compris, ou alors je n'ai pas le niveau pour, parce qu'en plus, c'est du C de mémoire que tu as dû faire, ou C++, je ne sais plus, mais pas du front en tout cas.
- Stéphane
Oui, exactement.
- Aurélie
Donc voilà, c'est vraiment passionnant. Moi, je vous conseille, si vous pouvez le voir, et surtout de vous libérer un peu à la Matrix Free Your Mind, de se dire, en fait, moi, je peux aussi. Même sur un énorme projet, je peux aussi. C'est aussi une marotte d'Aurélie. Toute contribution est toujours bonne, même si c'est une doc ou un truc comme ça. Aurélie en parle dans un de ses talks assez connu du syndrome de l'imposteur. Donc voilà. n'hésitez pas parce que c'est il faut avoir envie, c'est pas une obligation de participer à des projets open source mais si vous en avez envie que vous vous limitez pour des mauvaises raisons de capacité, de compétence de légitimité bah juste essayez et puis la plupart du temps en tant que quoi même sur une communauté bienveillante c'est un des trucs importants de ton talk aussi c'est que t'es tombé sur une personne qui t'a accompagné Merci. et qui t'a permis de casser quelques barrières justement de confiance en toi, si je me souviens bien, et qui t'a vraiment libéré un peu en disant « Ok, vas-y, c'est good, lance-toi et ne t'inquiète pas, je serai là pour te filer un coup de main. » Oui,
- Stéphane
exactement. Je pense, alors, je n'ai pas la version officielle, mais il me semble que ça doit être une pratique assez courante, notamment chez Chromium. Parce que justement, Chromium, c'est un projet open source. C'est le moteur des navigateurs, pas que de Chrome, c'est aussi Edge, Brave et Opera. C'est énorme, c'est plus de 80% du marché des navigateurs, c'est supporté par Chromium. Et même si c'est un projet open source, c'est piloté par Google, donc derrière les propriétaires. Entre guillemets, c'est Google. Donc, tu as pas mal de gens de Google qui travaillent sur ce projet un peu open source. Mais évidemment, ils veulent, ils ont besoin de contributeurs externes aussi. Pour plusieurs raisons. Déjà, la main-d'oeuvre, c'est toujours la main-d'oeuvre gratuite. C'est toujours bon à prendre, mais je pense que c'est aussi pour avoir plusieurs perspectives et avoir plusieurs représentants de différents milieux, etc., divers, sur cet écosystème. Et du coup, je pense que c'est quelque chose qu'il s'essaye de faire au maximum. C'est que, voilà, quand il y a de nouvelles personnes qui veulent se lancer ou des gens qui n'ont pas forcément l'habitude dans ce monde-là, de les accompagner parce que je pense que c'est comme quand on emporte quelqu'un dans notre entreprise, quelqu'un qui vient d'arriver, on sait qu'au mieux on va les emporter, plus il y aura de chances que cette personne continue à contribuer. Donc voilà, moi je te dis, j'ai fait quelque chose de très très petit, mais comme tu l'avais dit Tout le apprentissage, l'exploration ou l'immersion dans le monde de l'écosystème de Chromium et passer toutes ces étapes-là, ça m'a pris énormément de temps. C'est aussi quelque chose, je trouve, qui est assez courant dans des projets open source. Comme c'est déjà open source, ce n'est pas ton boulot principal. Mon cas, c'était celui-ci. Donc, tu n'es pas à 100% à travailler sur ce projet. Et de la même façon que toi, tu ne l'es pas, les gens qui t'accompagnent ou les gens qui font des reviews derrière ne le sont pas non plus. Souvent, ils ne sont pas non plus dans la même time zone que toi. Donc, ça devient assez chronophage. Donc, quand je dis que j'ai passé un an à le faire, ce n'est pas le temps effectif. C'est vraiment du moment où j'ai démarré, quand ça s'est fini. Mais entre-temps, il y a eu des vacances, il y a eu des moments pour moi au boulot où c'était plus chargé. J'imagine que pour mes réveilleurs aussi, et notamment mon mentor. Mais oui, c'est un truc pour moi, c'est chouette. Et je pense que la meilleure façon peut-être de se lancer, en tout cas pour ma propre expérience, C'est de faire quelque chose, de faire une contribution qui a du sens pour toi. Soit parce que tu en as besoin, parce que ça te bloque, toi, dans mon cas, pour mon boulot. Soit parce que tu as vraiment une vraie conviction que ça doit être fait ou que c'est vraiment quelque chose qui doit être fixé ou qui doit être ajouté ou qui doit être amélioré. plus tu vises petit, plus tu as des chances de le finir ou en tout cas de ne pas te démoraliser. Oui,
- Aurélie
carrément. C'est important ce que tu dis sur le côté asynchrone étant, on le voit, il y a des projets open source qui d'ailleurs commencent à en souffrir avec la partie IA et génération de code et de PR à la volée. Je pense que les gens oublient trop souvent que quand ils bossent sur une PR, c'est leur truc du moment, etc. Mais comme tu dis, la plupart des projets open source, les gens qui bossent dessus n'ont pas la chance d'être payés pour bosser sur ce projet. C'est des gens qui bossent sur leur temps perso ou sur leur temps pro, mais pas de manière non plus full time. Et donc, il faut accepter que parfois, il y a un délai et qu'on te réponde trois semaines après, que toi, ça te prend cinq minutes à changer et que tu te reprends trois semaines de délai. Mais c'est parce que c'est la vie des projets open source qui sont comme ça. Et en ce moment, avec l'IA, Il y a quelques projets qui sont un peu en souffrance, qui sont noyés sous les paires de personnes qui génèrent plein de choses et qui veulent absolument les pousser. Et donc, c'est assez compliqué pour les projets open source en ce moment.
- Stéphane
Et par hasard, est-ce que vous avez des stats ou des infos sur les conséquences ou le changement par rapport à la qualité du code ? que ce soit des bénéfices ou des problèmes rencontrés suite à l'utilisation de l'IA dans ce type de projet. Je ne sais pas, je pose la question parce que j'ai l'impression que le risque d'être submergé par de nombreuses demandes des PR, etc., ça amène aussi justement à vouloir aller plus vite. un peu ce sentiment d'urgence ou de va vite. Et du coup, je me demande si... ça ne crée pas peut-être plus de problèmes en prod ou dans les codes sources ou à l'inverse, peut-être on a constaté une accélération dans la génération, dans la création de nouvelles features qui est du coup positive. Je ne sais pas si vous avez des retours sur ça.
- Ane
Alors de mon côté, en fait, je n'ai pas de stats. vraiment, mais donc on va dire qu'au sein des projets autour de la CNCF, tout ce qui est du cloud natif, on en parle énormément. C'est un gros sujet de discussion depuis la conférence Kupcon, déjà en Allemagne du Nord, donc en novembre. et là du coup également du coup en mars et c'est un très gros sujet et on va dire que il y a même eu des conséquences en fait ce qu'en fait du coup bah je la aide à obtenir plus de pr plus de contributions mais il ya un gros problème de cannes qualité du coup qui dit plus de Contribution dit pas mal également de flou, de spam de flou, parce que beaucoup de choses. Et du coup, plus de contributions égale plus de travail de relecture, plus de travail de review. Et comme on l'a dit, c'est de l'open source. Donc, tout le monde ne le fait pas dans son temps personnel. le contraire donc le soir la nuit le week-end et donc à faire énormément de revues et donc battu revue du code de l'ia et donc il n'y a pas la qualité au rendez vous donc à toutes les paires donc ça ça crée énormément de fatigue en fait fatigue mentale de frustration donc de la part des moyens des gros contributeurs, des gros projets. Et d'ailleurs, en fait, il y a eu la mise en place d'une nouvelle politique sur le projet Kubernetes, donc un tout petit projet open source. En gros, en fait, Kube est devenu le deuxième plus gros projet. open source juste après Linux. Donc, oui, c'est vraiment énorme. Et en fait, ce qu'ils ont fait, c'est qu'ils ont… Parce qu'en fait, eux, du coup, toutes les équipes, toutes les personnes sont fatiguées, elles sont sous l'eau, elles sont vraiment noyées-noyées. Et du coup, ce qu'ils ont dit, c'est qu'ils ont créé une politique de mise à jour du projet sur l'utilisation de l'IA. l'utilisation dans des outils de l'IA. Et en gros, ce qu'ils ont dit, c'est que l'IA est autorisée comme outil d'assistance, mais uniquement si l'auteur comprend chaque modification. Si l'auteur, il liste, j'ai utilisé Cloud Code, machin, il liste tous les outils explicitement dans sa pierre, dans sa pull request. Et en gros, ils ont maintenant interdiction de mettre un outil IA en codeur. En gros, c'est pour mettre la responsabilité sur la personne. C'est une personne, c'est Anne, c'est Stéphane. C'est Aurélie qui crée la PR, ce n'est pas Claude. Même si l'outil utilisé de manière automatique est du coup ce que vous voulez, et un modèle, et un outil du copilote, mais en gros ce qu'ils voulaient c'est que maintenant, ils veulent vraiment que la personne, l'auteur soit responsable, et que vraiment il y ait tout un travail quand même, un travail de responsabilité, un travail de t'as utilisé tel outil, tel outil, mais c'est toi. qui créent la paire. Parce que le problème c'est qu'ils sont encore floudés. Donc du coup c'est bien, mais ça déplace le travail sur la région.
- Stéphane
Et du coup, petite question là, en lien à ça. Je ne sais pas si dans tout ce que tu racontes, ils ont aussi parlé du fait Pas seulement de la multiplication des paires ou l'incrément du nombre de paires, mais est-ce que tu as entendu des cas où les gens, par exemple, qui ont soumis ces paires, au moment de la review, est-ce qu'ils sont capables après de justifier ou d'expliquer les choix ou les implémentations qu'ils ont faites ? Parce qu'en fait, il y a les deux, il y a la génération massive de codes ou de features qu'on va faire, mais aussi derrière, tu es quand même toi, en tant que développeur ou ingé, qui a soumis cette paire. est-ce que les gens savent justifier ou expliquer leur choix, leur implémentation.
- Ane
C'est une très très bonne question. Alors moi en fait, dans mon cadre de mon petit projet open source sur le listing des ConfTech, j'ai vu moi, on va dire, une hausse des contributions trop cool des PR. Je suis contente, attends, de contribuer à mon petit projet. Sauf que... et bah bingo sur les grosses PR que j'ai vues dès que je faisais un retour puisque moi je suis je teste tout j'ai beaucoup test sur les retours que j'ai fait et bah ça se voyait malheureusement que la personne ne savait pas faire une explication de ses choix techniques et ne savait pas ce que la PR avait fait et les PR ça m'a aidé sur certaines fonctionnalités Merci. Mais par contre, ça se voit si la personne est dev, si la personne a un bagage, si elle fait très attention, on voit que l'APR, que ce soit ou pas de l'IA, la personne, l'APR est bien faite et elle sait expliquer à chaque mois question que je demande en fait. Mais il y en a qui malheureusement ne savent pas expliquer. Et après, tu vois, l'APR reste des mois et des mois parce que la personne est bloquée, elle ne répond pas. Et du coup, c'est dommage. L'idée était bonne. La demande de modification, la fonctionnalité était très bonne, mais la pierre est stagged. Parce que la personne, elle voulait juste, elle a juste fait une contribution et après, elle s'arrête. Non, la contribution, elle a une vie. Bien sûr, des tests sont faits et on voit des régressions, on voit des choses. Ah, ça me fait penser à ça. Tu as oublié ça, c'est normal, parce que tu ne connais pas le projet. C'est mon bébé. Mais du coup, je suis d'accord avec toi. De mon... côté, donc à mon tout petit niveau, qui moi du coup, je l'ai vu, les très gros projets, ils l'ont également en gros gros, eux en fait. Donc malheureusement, oui. Mais heureusement, ce n'est pas le cas de toutes les paires, faites ou non avec l'IA. Mais c'est représentatif de...
- Aurélie
Plus en plus, oui. Pour répondre à ta question d'origine, je n'ai pas forcément les chiffres. Il faudrait que je retrouve. Je sais que Littob a publié des blog posts là-dessus. Il y avait d'autres grosses boîtes aussi, avec beaucoup de codes, qui avaient tout de même vu une baisse significative, chiffrée, de la qualité de leur soumission. Que ce soit sur la partie automatisation de tests, etc., où beaucoup de choses étaient cassées, on en reparlera un peu plus tard aussi sur la partie faille de sécurité, mais sur la qualité globale, ils avaient constaté une baisse assez significative pour se dire, il faut faire quelque chose. Je n'ai pas les chiffres, donc ça reste du Jean-Michel à peu près, mais il faudrait que j'essaie de retrouver les liens que j'avais vus. Et effectivement, ce que vous disiez toutes les deux, le problème, c'est plutôt la compréhension de ce qui est poussé plutôt que la façon dont ça a été fait. J'en parlais encore hier avec des gens de Tourantech, comme ça j'ai quasi état d'ex-Etoantech dans le podcast, c'est très bien. Sur l'empartie enseignement, moi je donne des cours à la fac et moi ça ne me gêne pas que les étudiantes et les étudiants utilisent l'IA parce que c'est comme si à l'époque où nous on a fait nos études, on disait... vous n'utilisez pas Internet, en fait, non, c'est là, on va l'utiliser, c'est un outil. C'est de comment tu vas juger que tes étudiants, tes étudiantes ont compris ce qu'ils font et ce qu'elles font. Si tu leur dis juste, donnez-moi, livrez-moi un mémoire ou du code, ben oui, en fait, on a tous été étudiant, t'es étudiant, qu'est-ce que tu fais ? Tu le fais la veille. Alors, si tu as un outil qui, en plus, te le génère en deux-deux, ben tu vas le faire en deux-deux la veille, parce que c'est comme ça, c'est la vie. Si par contre, tu leur dis que vous allez faire une soutenance, vous allez devoir m'expliquer ce qui est en place, l'architecture, pourquoi vous avez fait ces choix-là et qu'est-ce qui en résulte, que ça a été généré ou pas. Ce n'est pas grave à la rigueur, c'est vivre avec son temps. C'est comme dire, je ne crois pas en Internet, je reste sur le Minitel. Les gens qui ont dit ça, ils ne sont plus là. Et du coup, le principal, c'est que la personne comprenne ce qu'il y a. Et je pense que le gros problème avec l'IAGN et les projets open source à l'heure actuelle, c'est que les projets, comme tu disais Aurélie, se retrouvent submergés de paires où les gens ne comprennent même pas ce qu'ils ont généré. Ils ont pris une chou, ils l'ont copié-collé dans un LLM qui leur a sorti du code. et qu'on dit, OK, c'est bon, c'est parti. Donc, c'est toujours un peu compliqué.
- Stéphane
Je pense que de toute façon, il va falloir qu'on apprenne à vivre avec. Et je pense qu'on va devoir s'éduquer un peu tous à l'utilisation des liens, justement, à savoir décider entre ce qui est valable ou pas, ce qui est bon à prendre. ou pas avec l'IA et faire ses choix de façon pertinente.
- Aurélie
Comme tous les outils qui ont révolutionné un peu ou qui ont apporté des choses à des métiers ou à la vie de tous les jours. Pour finir sur le sujet, je mettrai le lien, mais je vous conseille le dernier épisode que moi j'ai écouté de FTDD avec Antonio de l'équipe de Devox qui... qui discute de ça, je pense qu'on est à peu près la même génération avec Antonio, et justement, il parle de ce que tu viens de dire, de ce changement, d'apprendre à changer, à appréhender, et il ne se pose pas là en disant qu'il a les solutions, parce qu'il est comme nous, il se pose des questions, mais c'est un entretien que j'ai beaucoup aimé, parce que ça fait écho à plein de choses, il parle de ses enfants, qu'on prend le même âge que les miens, et de comment ils vont aller, dans quelle direction, dans le métier de l'IT, pour certains. Je vous mettrai le lien dans les show notes parce que c'est un super épisode comme très souvent avec FTDD. Mais en plus, avec Antonio, c'était assez passionnant. Je vous propose tranquillement, à quasiment une heure du podcast, d'aller vers les quelques news qu'on avait notées. Tant qu'on est à parler d'IA, je vais vous partager deux petites news vers Claude. Après tout, on est chez nous. Voilà. On peut se le permettre. Moi, c'est deux choses que j'attendais en plus. Je suis super content. L'équipe a encore fait un super taf pour les sortir. La première, c'est le batch mode. C'est tout frais. C'est sorti hier, le 28 mai. Vous aurez les liens dans les notes de l'épisode. C'est en lab pour l'instant, en bêta. C'est-à-dire que pendant la phase de bêta, c'est gratuit. c'est de facturer de manière classique. Et le batchment, dans deux mots, c'est quoi ? C'est de pouvoir faire du batch, comme son nom l'indique, et donc du traitement de masse, mais avec un modèle. C'est-à-dire que si vous envoyez plusieurs milliers de requêtes, c'est traité en asynchrone et vous avez le résultat après. C'est quoi l'avantage principal ? Le principal avantage, c'est que vous avez 50% de réduction sur vos requêtes, puisque votre SLO est jusqu'à 24 heures, c'est-à-dire qu'on a jusqu'à 24 heures pour vous répondre. Donc forcément, ce n'est pas à utiliser en mode chatbot vraiment immédiat. Mais les gros use cases qu'on va avoir là-dedans, c'est que si vous avez déjà essayé à faire de l'embedding, de la vectorisation, très souvent, on ne le fait pas en temps réel. en tout cas pas pour la partie données d'entreprise, pour la partie prompte, mais pas pour la partie données d'entreprise. C'est un peu comme à l'époque, moi, quand je faisais du batch de nuit pour faire du rapprochement de données ou de la normalisation d'adresse, etc. Là, on va prendre nos données, on va balancer des gros batchs d'embedding et du coup, on va les recevoir au fil de l'eau et on va les mettre dans nos bases de données. Ou alors, l'autre use case assez typique, c'est si vous faites du fine tuning ou même de l'entraînement de modèle et que vous voulez créer ce qu'on appelle des datasets de données.
- Stéphane
le faire en temps réel n'a presque pas d'intérêt, parce que vous allez avoir besoin de plusieurs centaines, voire milliers, voire centaines de milliers de promptes, en tout cas d'échanges en disant, génère-moi à chaque fois mes données pour faire mon entraînement, et là c'est OK aussi de l'envoyer. Donc je vous laisserai les voir, ça fonctionne très bien. Alors moi j'ai découvert avec ce petit sous-produit, c'est que la plupart des frameworks... haut niveau comme longchain, longchain 4G, etc. n'ont pas le batch mode. Donc, il faut revenir au SDK de base, d'OpenAI notamment dans notre cas. Mais sinon, ça marche très bien. Et puis, je pense qu'au moment où l'épisode va être disponible, il y aura un petit blog post qui sera aussi disponible, qui vous explique comment utiliser tout ça. Donc, allez-y. Consommer sans modération. Et l'autre petite news, je serai plus court sur la partie IA côté OVH, c'est la sortie du modèle QN35397B-A17B, pour son petit nom. Bref, c'est un VLN, donc un Visual Language Model. Si vous n'avez pas testé les VLN, moi je vous conseille de les utiliser, notamment dans la partie OCR. On se souvient tous, je pense que, même si je suis beaucoup plus vieux que vous, Anne et Aurélie, vous avez connu les logiciels d'OCR qui faisaient le truc. à peu près bien mais qu'ils faisaient. Honnêtement les Visual Language Model sont très impressionnants sur la partie OCR. C'est vraiment assez épatant et ça se fait en 10 lignes de code même pas vous avez un logiciel d'OCR que vous pouvez customiser en plus avec un peu comme pour la traduction automatique ou la vélo typique automatique et vous pouvez mettre une sorte de de dictionnaire de mots pour que... Ils reconnaissent que quand il est à peu près ça, c'est ce mot-là, etc. Voir faire de la traduction à la volée, etc. Je vous le conseille. Testez-le, c'est assez sympa. Une autre petite news qui rejoint ce qu'on avait commencé à parler tout à l'heure, notamment Aurélie, c'est toi qui l'as emmené sur les projets open source. Je pense qu'Anne et toi, vous n'êtes pas passés à côté qu'il y a une nouvelle mode. qui vient de sortir, c'est que toutes les semaines, on a une nouvelle faille critique qui est découverte grâce ou à cause de l'IA, je ne sais pas. Je vous laisserai commenter. Moi, la seule chose qui me dérange là-dedans, ce n'est pas de découvrir des failles, c'est que les deux, trois dernières qui ont été découvertes, on ne peut pas dire que les bonnes pratiques dans ce milieu-là de découverte de failles aient été respectées. Il y en a une ou deux qui sont sorties publiques avant de prévenir les équipes. de les patcher. Ça, je trouve ça, comment dire, moyen. Je te laisse commenter Aurélie, vu que c'est toi qui as mis le lien, mais je voulais juste dire ça sur ce lien-là.
- Aurélie
Je te rejoins. Et en fait, le truc, c'est que je suis d'accord avec toi, ça fait quelques semaines, mois, où tu n'as pas une semaine sans un gros rade-marée sur, oui, tu as tel outil qu'il y a. qui a trouvé une grosse faille au zéro d'air, une grosse vulnérabilité sur un outil utilisé de tout le monde. Et un exemple, là, la news que je mettais en évidence, c'était que Club Code a trouvé un bug dans le kernel Linux vieux de 23 ans, dans une boucle de bash, en fait. Je crois que c'est un loop bash. Et en fait, il a dit ce truc, c'est... c'est pas vraiment cette news en fait, même si c'est important, pas vraiment la news qui est importante, c'est le fait que les outils IA sont non utilisés pour trouver des vulnérabilités sur tous les dépendances utilisées, tous les gros projets utilisés. Le problème, c'est qu'il n'y a pas une semaine sans ça. Et je dirais qu'il n'y a quasi pas un jour sur ça maintenant en fait. On arrive à la granularité du jour. Et ça implique quoi ? Je suis d'accord avec toi, des fois, sur certaines trouvailles, sur certaines découvertes de vulnérabilité, eh bien, c'est fait pas dans le bon process, en fait, qui faudrait, oui, tu trouves la vulnérabilité, c'est trop cool, mais tu le dis en interne, tu le dis aux équipes, les équipes, elles trouvent un correctif, un correctif qui est utilisé à partir du moment où, et après, du coup, oyez, oyez, la vulnérabilité est trouvée, et il y a le correctif, il y a une solution de... mitigation, mitigation en anglais, donc tu peux du coup corriger. Mais sur Centen, oui je suis d'accord avec toi, c'était un peu limite. C'était un petit peu limite en fait, la façon de faire. Et le problème, ça impacte tout le monde. Ça impacte, bah nous en fait sur Viage, on a eu plusieurs cellules de crise, avec certaines batailles qui ont été trouvées parce que ça impactait tout ce qui est serveur. Donc qui dit serveur, dit compute, dit également dès que le serveur fait la thèse, que c'est sur des notes donc... C'est sur les computes aussi, qui est des serveurs d'AD également. Du coup, ça impacte beaucoup de personnes, et ces personnes doivent travailler plus, pour vite trouver des solutions, pour informer les clients. Donc même si ce n'est pas eux, même si ça touche, même si ce n'est pas une réalité du produit, comme ça touche une dépendance du logiciel, il y a du coup beaucoup de travail fait sur ça. Donc ça impacte énormément, alors que c'est une utilisation de l'IA. que j'avoue que l'on n'imaginait pas il y a quelques mois à peine. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais voilà.
- Ane
Si je peux rajouter quelque chose, c'est quelque chose que j'ai observé justement avec l'arrivée de l'IA. Alors moi, je trouve ça chouette d'avoir des façons automatiques pour trouver des vulnérabilités et tout ça. Parce que du coup... ça montre qu'on avait ces soucis et ça nous aide à les identifier. Mais j'ai l'impression que des fois, on perd nos bons repères, nos bonnes pratiques avec l'IA. J'ai l'impression que tout va beaucoup plus vite et qu'on prend d'autres façons de travailler ou d'autres pratiques de travailler qui vont… qui sont beaucoup plus accélérées avec l'IA et des fois on oublie un peu les étapes ou les process ou les bonnes règles à respecter quand on travaille en équipe, en communauté, etc. Je me souviens, enfin, je fais juste le parallèle avec mon tour vite fait, mais parce que c'est quelque chose qui m'avait vachement choquée. chez moi déjà, c'est qu'en fait, c'est un peu Pour certaines parties, j'avais utilisé l'IA pour faire le fixe que je devais faire pour Chromium. Et en fait, souvent, comme ça va très vite, on bypass certaines étapes que si on les faisait à la main, on aurait respecté. Et je trouve que, je ne sais pas, c'est quelque chose que j'observe pas mal, que les gens prennent cette tendance. Du coup, je pense qu'en fait, je le dirais toujours, l'IA c'est trop bien. C'est juste qu'il faut que ce soit un outil de travail qui nous aide, qui nous accompagne dans le quotidien, mais tout en gardant, tout en posant nos règles et nos bases pour que l'utilisation soit correcte. Parce que je pense qu'il y a beaucoup de possibilités avec l'IA, mais ça peut être très dangereux aussi.
- Stéphane
Tout à fait, c'est le problème du vite et vite en fait. C'est que c'est un côté peut-être sociétal, où tout va très vite et donc il faut consommer très vite. Et on voit que c'est vraiment la course à la rapidité et parfois le premier sacrifice c'est la qualité, parce qu'on dit « c'est pas grave, on fera un fixe » . Mais comme tu dis, le problème c'est quand même d'avoir un truc qualitatif. Et là sur les failles de sécurité, c'est que les gens veulent absolument être le premier ou la première qui le dit. mais ils n'ont pas pensé aux conséquences, ou ils en ont pensé, ils y ont pensé, mais ils s'en fichent, ce qui est encore pire. Donc oui, l'IA dans le monde du dev notamment fait qu'il y a des paradigmes qui sont très vite oubliés, comme tu dis, et qui posent un peu de problèmes, parce que s'ils étaient là, c'est qu'il y avait une raison. Donc essayons de rester un peu sereins sur tout ça, mais c'est clair que ce n'est pas évident. Ok. je vous propose d'avancer tranquillement Aurélie tu as ajouté un lien qui parle du départ d'un projet de GitHub en toute honnêteté je n'ai pas du tout lu l'article de la personne, j'ai juste lu le post sur X qui l'a fait et je ne sais pas pourquoi il est parti, je ne sais pas si toi tu as vu ça et tu as un peu analysé le sujet
- Aurélie
Oui. En fait, pour le contexte, c'est Mitchell... Hashimoto, qui est juste le co-créateur de Hachicorp. Une petite entreprise aussi, derrière Terraform, Duvolt, pas mal de logiciels utilisés. Et en fait, ça fait quelques temps que lui, il est parti de Hachicorp. En fait, c'est lui qui a créé et qui gère un projet. qui s'appelle Ghostie, c'est un terminal de nouvelle génération en fait. C'est un terminal qui a été écrit en Zik d'ailleurs, et qui est pas mal performant, et qui a mis des terminaux comme high-term, on va dire, de côté. Et en gros, oui, ce qu'il écrit sur le tweet qu'il a fait et dans son article, c'est qu'après avoir eu beaucoup de... problème avec GitHub, il a décidé de quitter, du coup, GitHub, de ne plus utiliser GitHub pour son projet. Et ça a fait un ranmaré. Un ranmaré sur Twitter, un ranmaré sur Internet. Et moi, ce qui m'a fait halluciner, quand même, c'est qu'il y a même le CEO de GitHub, qui a carrément répondu directement sur le tweet en s'excusant et en lui disant que Merci. les équipes allaient essayer d'arranger les problèmes qu'ils ont au quotidien et qu'ils allaient essayer de faire mieux et qu'à titre perso, lui, il continuerait d'être un utilisateur du DataMinal. Et ce qui s'est passé, c'est que moi de mon côté, déjà ça m'impacte tous les jours, il y a des problèmes avec GitHub tous les jours. C'est soit au problème des actions GitHub, problème... Moi, déjà mon projet perso, j'ai des problèmes tous les jours, il y a... Du coup, GitHub est instable depuis quelques semaines et apparemment cette personne en a marre parce que ça l'impacte profondément. Donc il a dit j'en ai marre, je m'en vais. Mais ça pose, c'est énorme je trouve. Parce que GitHub c'est la référence et du coup ça a créé un raz-de-marée.
- Stéphane
On a une idée de pourquoi GitHub en ce moment, depuis quelques semaines, mois... C'est quoi ? Alors moi j'ai justement entendu en parler un petit peu sur FTTD, il y a aussi le problème du nombre de commits. Il parlait de, je crois que c'est le créateur d'OpenClaw, donc il s'est fait embaucher par OpenAI, et à un moment donné, sur le repo, un de leurs repos en fait, on lui a dit, il faut un peu calmer le jeu parce que je crois qu'il faisait 50 000 commits en moyenne. par heure ou par jour. Non, par heure, je crois que c'était. Et en fait, c'est trop. C'est beaucoup trop parce qu'il avait, je ne sais pas combien d'agents qui faisaient le boulot pour lui et donc qui commettaient comme ça des dizaines de milliers de commits par heure. Et je ne sais pas si en fait, GitHub a ce problème-là parce que justement, il y a une activité maintenant qui est beaucoup plus grande que ce qu'il y avait avant ou est-ce qu'il y a d'autres choses. C'est vrai que c'est... Ça va se poser aussi le problème de quand un produit est limite le seul à être utilisé et que ça commence à se dégrader un peu ou s'il y a des changements politiques ou des choses comme ça, qu'est-ce qu'on fait ? Parce que là, c'est vrai que YouTube, je pense qu'il y a peu de gens qui se posent la question de savoir où mettre un projet qu'ils veulent héberger sur un portail dit distribué.
- Aurélie
C'est un défaut en fait, c'est vrai que oui.
- Stéphane
La plupart des gens vont sur GitHub, ils ne vont pas créer leur propre instance quelque part ou aller sur d'autres portails.
- Aurélie
C'est vrai que c'est une très bonne question du pourquoi il y a cette instabilité qu'on ne voyait pas avant. Mais j'avoue, je ne sais pas. Mais comme toi, je pense que l'IA, on parle de l'IA, je pense que le nombre de commits hallucinants, il doit impacter leur infra. c'est normal et aussi l'utilisation de copilote aussi, utilisation de copilote, utilisation d'outils comme ça ça impacte également là on en vient à la sécurité et ben ces derniers temps on a vu pas mal de problèmes sur l'action GitHub, des problèmes de vulnérabilité des problèmes où des gros projets comme Trivly, un outil de scan de vuln et ben eux mêmes se font pirater, eux mêmes ont des problèmes parce qu'il y avait des trouve dans la raquette, dans des GitHub actions. Et donc GitHub fait pas mal de mises à jour sur ça pour essayer d'augmenter la sécurité. parce que c'est un des groupes pour nous en ce moment. Donc oui, problème d'infra sous-dosé, sous-dimensionné à cause de l'utilisation de l'IA, ça doit être aussi un impact. Je ne sais pas, mais en tout cas, Github est instable depuis quelques semaines, mois et ça se ressent en fait.
- Stéphane
Bonne chance aux équipes SRE de chez Microsoft. Aurélie, je te propose de continuer tranquillement pour finir la section news avec les trois news que tu avais amenées sur la partie cloud native slash infra que tu voulais nous partager. Puis après, on ira tranquillement sur la conclusion du podcast.
- Aurélie
Ok, je vais essayer quand même d'aller un peu vite. J'ai trop la parole sur cet épisode. Je n'ai pas l'habitude. qu'en fait, première news, J'ai réalisé un article de blog sur comment utiliser l'Enterprise File Storage, l'EFS, avec la CSI Trident sur des clusters Kubernetes. Ça a été un gros boulot de ma part. Je l'avoue, j'ai pas mal galéré. J'ai pas mal travaillé sur comment faire en sorte que ça soit le plus simple pour l'utilisateur. Et ce qui est cool, j'ai travaillé pas mal avec les équipes. Elles ont créé carrément un module Terraform qui aide vraiment à la mise en place de toute la partie infra. Donc comment on déploie un EFS, comment on le lit, on le met sur un VRAC, comment on le lit à un cluster Kubernetes, etc. Donc je vous invite à lire l'article. Il est assez gros, il y a quand même des schémas, des explications. Je vous invite à le lire parce que c'est plus facile à dérouler l'article qu'en parlant. Comme d'hab, le côté visuel et le côté infrascode, ça aide normalement. Et comme d'hab, si vous avez des questions, des remarques, je suis trouvable, je pense, sur Internet, donc n'hésitez pas. Et il y a le Discord de OVH, où on peut y répondre à tout moment. Deuxième news, allez, on enchaîne. Justement, on parlait de SkateNotes en début de podcast. Tous les... tous les 4 ou 6 mois, je ne sais plus, Q1 Test sort une nouvelle version. Et là, la sortie de la Q1 Test 1.36, j'ai fait comme d'hab ma petite changelog en visual way. Donc, ce que je fais, c'est que, comme étude, je lis, moi, tout le changelog de Q1 Test, je creuse et j'en ressors une centaine, une synthèse de ce que, selon moi, quelles sont les fonctionnalités en alpha, en beta et en GA, quelles sont les fonctionnalités qui sont intéressantes pour les gens, qui sont importantes. J'essaie de les chaté-diver en sketch notes. Donc, je fais ce travail encore une fois. Je ne sais pas si ça aide. J'ai quelques retours de temps en temps, mais j'espère que ça aide à comprendre quelles sont les nouvelles fonctionnalités d'une version à une autre. Le cube, c'est gros. Il y a plein de trucs dans tous les coins. J'espère que ça aide en tout cas. Et la troisième petite news, ça revient à ce qu'on parlait tout à l'heure. C'est dans les vulnérabilités qui ont été trouvées grâce à l'IA. C'est la première grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse grosse Sur le moment, je ne sais plus si c'était un jeudi soir ou un vendredi soir.
- Stéphane
Je crois que c'était la veille d'un jour férié.
- Aurélie
Oui, et du coup, tous sur le point de bas de combat. Et du coup, j'ai parlé avec PO, PM, avec les tech leads. Et ils ont trouvé une solution de mitigation. Donc directement, on a voulu communiquer aux clients. Donc un petit article qui a été fait un peu de manière rush. Mais ça prouve que ça impacte tout le monde. Ça impacte même les développeurs advocate. Donc voilà, trois petits news. Je ne sais pas si vous avez des questions ou remarques. Mais comme d'hab, j'essaye, et à titre perso et à titre pro, j'essaye d'aider les autres en rendant ce qui n'est pas forcément simple, en rendant les choses la plus accessible, en fait.
- Stéphane
La partie sécu ça impacte vraiment tout le monde, notamment quand on est comme ça cloud provider, où on héberge des choses, on s'imagine bien qu'on transpire un peu, quand on a fait des sécus où on peut être route sur le host, ça fait toujours transpirer un peu tout le monde. Côté Datadog, toi Annette, sur ces failles de sécu, tu as vu passer des choses ou ça vous a pas forcément impacté plus que ça ? Non,
- Ane
on a des bots notamment qui nous préviennent quand il y a des failles de vulnérabilité comme ça, donc on a des moyens assez automatiques pour les identifier et ensuite pour les fixer, mais je t'avoue que non. c'est aussi j'aime ça un peu de connecter ce mois de mai avec presque aucune semaine complète donc c'est des fois c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est is assez grosse. Je suis plutôt penchée sur tout ce qui est front-end. Donc, peut-être qu'il y en a eu, mais ça restait plutôt dans des channels côté sécurité, etc.
- Stéphane
Il n'y a pas eu d'impact global sur toutes les équipes. C'est vrai que nous, comme certaines failles étaient sur les éléments socles potentiels, forcément ça a... potentiellement ça ruisselle surtout donc c'est pour ça qu'il était assez important d'agir et de communiquer auprès des utilisatrices et utilisateurs pour leur expliquer comment faire et qu'est-ce qu'on avait fait mais justement je
- Ane
reviens au sujet juste à ce qu'elle a expliqué j'avoue que dernièrement on a constaté pas mal d'instabilité sur tout ce qui est GitHub donc c'est de faire pas... Plus tard qu'il y a deux jours, on parlait de ça, du fait qu'il y avait plein de choses qui ne fonctionnaient plus, qui étaient HS. Et maintenant, je comprends mieux, du coup, le pourquoi.
- Aurélie
Ah, ben, c'est très intéressant. Du coup, c'est quoi comme, vous avez vu quoi comme instabilité ? Sur quels composants, tu vois ?
- Ane
Ben, nous, on avait pas mal de problèmes sur tout ce qui est, notamment pour Request. Donc, depuis le request qu'on a déjà créé pour y accéder, on tombait sur des pages qui ne fonctionnaient pas. Ou aussi pendant la revue du code, pour ajouter des commentaires, etc. Il n'y avait plus rien qui marchait, il y avait des messages d'erreur partout. Ça, c'est des petites choses que moi j'ai vues. J'imagine que tu disais aussi GitHub Actions, tout ça. Certainement, il y a eu aussi d'instabilité sur ça. Dans mon cas, comme je n'arrivais pas à accéder au pull request, je ne peux pas dire si le GitHub Actions fonctionnait ou pas.
- Aurélie
Oui, je te rejoins et ça me fait penser. De mon côté, vu que je travaille sur le projet le soir et le week-end, si le soir, ça impacte, c'est mon petit créneau, tu vois. Si ça merde dans mon petit créneau, ça me décale. Mais en fait, j'ai déjà vu. Ces derniers jours, peut-être que tu l'avais aussi, des pull-out quests dupliqués, des issues dupliquées, ou certaines qui ont disparu et qui apparaissent quand ils corrigent le bug. Ça, ça me fait bizarre. J'ai eu des pull-out quests dupliqués et certaines qui ont disparu, des issues aussi. Tu n'as pas eu ça ?
- Ane
Oui, je crois que des choses qui ont disparu, ça me parle, ça.
- Aurélie
Mais en tout cas, c'est impactant et on n'a pas de contrôle sur ça. On ne peut pas corriger. Du coup, ça impacte les projets, que ce soit l'entreprise ou le personnel. Mais c'est vrai que voilà, si vous voulez vous consulter chez Tatadog également, je suis curieuse de voir l'impact. Est-ce que, quel est l'impact du temps perdu, du money perdu, etc.
- Ane
Oui, oui. Alors, j'essaierai de trouver ces infos, mais... En tout cas, du coup, je profite pour faire une petite pub. On a, chez Latadoc, on a un site qui s'appelle Updog.ai qui permet notamment de voir un peu la santé ou l'état de tous ces providers. Donc, je vous invite à aller voir justement quand il y a deux jours, on a eu ce phare. J'ai vu que j'avais ce problème. Je suis allée sur le site et j'ai vu effectivement qu'il y avait des soucis chez GitHub. Du coup, tu peux regarder après. Du coup, on fait le suivi. des problèmes ou des issues. Et quand ça a été résolu, on a ça pour... Pas que pour GitHub, il y en a plein. Il y a Anthropique, il y a Paypal, il y en a plein. Donc, voilà. Je vous mettrai le lien quelque part, si vous voulez.
- Stéphane
Oui,
- Ane
carrément.
- Stéphane
Ok. Je vous propose tranquillement d'aller... Sur la conclusion du podcast, en passant par un petit tour de manière assez habituelle sur la partie conférences. Année, tu l'as dit, tes speakers ont de nombreuses conférences et donc du coup, tu as un site où tu listes tout. Donc, je serai les gens à aller voir toutes les conférences auxquelles tu as participé. Je pense qu'à très court terme, on te verra peut-être. pas tout de suite en conférence. Ce sera peut-être dans quelques mois, maintenant.
- Ane
Oui. On va dire que j'ai une grosse livraison le mois de septembre. Allez, reviens, Joël. Une release qui va me prendre ensuite pas mal de temps.
- Stéphane
Voilà, un peu de temps et d'énergie. Mais donc, allez voir les replays et puis suivez, si vous connaissez, reprendrez. N'hésitez pas à aller voir cette talk. C'est toujours aussi et aussi intéressant. Et puis, comme d'habitude, si vous vous demandez à quelle conférence vous pouvez aller, vous voulez sponsoriser ou vous voulez devenir speaker, vous allez sur developers.event, le site que maintient Aurélie, dont elle parlait de son petit projet, mais qui a une énorme communauté en termes d'utilisatrices. Allez-y, vous avez toutes les dates, tout ce qu'il faut, donc il n'y a pas de souci. Aurélie, on avait des suggestions. pourquoi certaines conférences renoncent. J'ai presque envie, j'avais envie de le reporter, mais peut-être quand même en toucher deux, trois mots, parce que tu as mis deux conférences, donc DevOps Day Amsterdam et Agile Tour Toulouse, qui sont annulées cette année, alors qu'ils ne sont pas supprimés. C'est ce que j'ai été voir sur les messages, mais ça reflète la difficulté actuelle. du milieu des conférences en termes de budget, de participants et de participantes aussi. C'est ce dont parle l'Agile Tour Toulouse. Il n'y a pas que le côté financier, il y a aussi le côté attractivité. Je ne sais pas si elle brome ou les gens viennent un peu moins. C'est une réalité. On le voit en tant qu'orga, on le voit en tant que participants et que speakers. On voit que beaucoup de conférences ont du mal. La dernière en date, un dévox UK qui va certainement arrêter au bout de dix ans, puisque le créateur Marc veut passer la main, mais il ne trouve personne pour reprendre. Et donc, je ne sais pas si tu voulais rajouter quelque chose par rapport aux deux liens que tu nous as partagés, mais c'est une réalité du moment en tout cas.
- Aurélie
En fait, je suis d'accord avec toi, c'est une réalité du moment. Et on le voit, et là c'est de plus en plus. Déjà depuis un an et demi, deux ans, on sait que c'est compliqué pour les conférences. Ils ont de plus en plus de mal à avoir des sponsorings. Et l'autre été, ils ont de plus de mal à avoir des billets, des billets attendus, des billets de personnes. C'est le cas, là je ne l'ai pas mis dans le lien, mais c'est le cas par exemple de Tefquest. La conférence Tefquest à New York a lieu 11 et 12 juin. C'est du pas de bêtise, on y sera avec Steph. Et eux, ils ont du mal à vendre des billets. Et donc, c'est pas nué à savoir lieu, mais... Ils ont vu un ralentissement de la vente des billets, par exemple, si on compare aux autres années. Et du coup, la news que j'avais vue, DevOps Day Amsterdam et DevOps Day Berlin ont été annulés. Et la Gile Tour Toulouse également cette année. C'est une évaluation de l'année. Par exemple, je sais, je parle avec les orgues de la Gile Tour Toulouse. Ils sont en train de réfléchir à comment changer. comment faire pour les autres années. Ils sont en pleine réfection, il y a même une AG qui a lieu ou qui va avoir lieu sur quelles autres solutions, quelles idées trouver pour changer la conférence. Faire que de l'une conférence ou là ils sont en train de réfléchir, ils font des brainstormings sur comment ils peuvent changer la conférence. Avec Sponso, sans Sponso, les billets. ils ne savent pas encore. Mais du coup, on va dire que ces problèmes de sponsoring et de billets moins vendus, ça impacte les orgues qui sont des bénévoles et ça impacte sur comment on peut changer
- Stéphane
ces habitudes que l'on a en fait, le type de conférences qui existent actuellement. Je ne sais pas ce que vous en pensez, Anne et Stèche, sur ça en fait.
- Aurélie
C'est une réalité. Moi, j'en parle avec beaucoup d'orgas, pas très loin d'ailleurs, surtout. La bonne nouvelle, c'est que pour celles et ceux qui connaissent Tourantech, c'est que Tourantech sera là en 2027. On a fait le kick-off du lancement en 2027. hier en terrasse, parce qu'il faisait trop chaud pour s'enfermer. Mais oui, c'est une vraie problématique. On pourrait en faire un épisode entier, je pense, dessus. Mais les conférences vont aussi devoir évoluer avec l'écosystème, avec aussi l'IA, parce que l'IA change aussi les pratiques de développement. Donc, on se pose des questions de donner des conférences qui montrent du code ou qui montrent du dev. Si les gens passe de moins en moins de temps à faire du dev, il faudra peut-être faire d'autres styles de conférences, plus sur du retour d'expérience, plus sur le mindset ou je ne sais pas quoi, mais il y a des vrais changements à l'heure actuelle.
- Ane
Oui, moi ça me préoccupe aussi parce que depuis que je travaille, quand j'ai découvert un peu le monde des conférences et tout ça, ça m'a ouvert à... Beaucoup l'esprit aussi, c'est une super façon. Je ne veux pas forcément ici donner tous les avantages d'aller en conf, mais je trouve que c'est très complémentaire avec notre boulot. Je pense qu'on n'est pas là que pour travailler tout le temps et que c'est une façon très adéquate pour apprendre au lieu de faire des cours, des tutoriels, etc. Je dirais toujours la même chose, c'est une expérience très humaine en fait. Donc voilà, je suis convaincue de ses bénéfices. Ce qui me préoccupe en fait, c'est plus la tendance qu'on prend d'aller vite, de bypasser ou de sauter. certaines étapes ou certains process. Et je trouvais que les conférences étaient un très bon moyen pour s'auto-former, pour apprendre, pour voir aussi d'autres perspectives, etc., très pédagogiques. Et j'ai peur qu'avec cette tendance d'aller vite, de tout automatiser, de tout déléguer aux IA. Qu'on perde un peu le côté humain et le côté apprentissage de chacun, quoi. Et que tout devienne se reposer sur les IA. Voilà, un peu aussi ce côté de toujours être hyper productif et sans se poser à réfléchir, ça me stresse un peu. Je trouvais que justement les conférences étaient un bon moyen des... d'échanger, de prendre son temps pour aussi intérioriser les concepts, d'apprendre des expériences des autres, etc. Je ne sais pas ce que ça va devenir, mais j'espère qu'on ne va pas complètement annuler ce type d'événement.
- Aurélie
On croise les lois. On verra. On est motivés à nous abandonner et qu'il y a des gens qui viennent. On continuera. Soyons ou... optimiste. On arrive à la fin du podcast. Merci, Année. Comme d'habitude, je te demande, est-ce que tu veux nous partager une dernière chose qui te serait venue durant ce podcast et dont on n'a pas eu le temps d'aborder ? Ou est-ce que c'est bon pour toi ? À toi de me dire.
- Ane
Non, je pense que c'est bon. Là, comme d'habitude, on a parlé des liens parce qu'on ne peut pas s'en passer. C'est une réalité. Je pense que j'ai tout dit. J'insiste encore sur le fait que je pense que c'est important qu'on n'oublie pas l'humain. C'est presque la seule chose qui est constante dans nos métiers, malgré tous les changements qu'on peut vivre au sein de nos carrières ou de nos différents projets. Je pense vraiment que ça, c'est la partie qui nous fait réussir, la collaboration. L'entraide, la communication, tout ça. En tout cas, moi, je suis inconvaincue de... de l'humain, du fait qu'il n'y a que ça qui va nous faire réussir. Sinon, on laisserait les machines parler et puis on irait se faire des potagers et on deviendrait tous agriculteurs. Donc voilà, je pense que mon message était assez clair. Je suis très contente d'avoir fait partie de cet épisode de Trinche de Tec. Merci de m'avoir invitée. Et c'était très intéressant toutes les discussions qu'on a eues. Je vais aller voir tous les liens de news, etc. Parce que, du coup, ça contribue aussi à ma culture d'Angers. Merci Aurélie, merci Stéphane.
- Aurélie
Merci à toi. Merci à toi d'avoir accepté. Comme d'habitude, on a passé un très bon moment. En plus, c'est notre épisode de clôture de saison puisque... Ah non, c'est l'avant-dernier. Que dis-je ? Non, c'est l'avant-dernière. Pardon, pardon.
- Stéphane
Je me crois déjà en vacances. C'est la température qui fait ça. Mais franchement, on arrive au 29ème. Merci, Anne. On a passé un bon temps aussi.
- Aurélie
Je suis d'accord avec toi. Je vais vous souhaiter de bien continuer et de prendre soin de vous. Anne, profitez de la période à venir. Je t'envoie plein de good vibes. Et j'espère à très, très vite lors d'une conférence quand tu reviendras. Merci, merci.
- Ane
Merci beaucoup.
- Aurélie
Au revoir tout le monde.
- Ane
Au revoir.