- Speaker #0
Bonjour tout le monde, ravi de vous retrouver pour ce 28e épisode de Tranche de Tech. On enregistre cet épisode le 30 avril et on va pas se mentir, ces derniers jours on a comme un petit avant-goût de l'été. Aujourd'hui je suis accompagné d'Aurélie qui, comme moi, n'a pas dû beaucoup profiter du soleil la semaine dernière, enfermée pendant trois jours au Palais des Congrès. Bonjour Aurélie, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Salut, ça va très bien, j'ai eu un week-end... Où j'ai dû recouter, en fait, avec toute la fatigue de dévox, mais ça va maintenant.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que c'était un dévox intense, on en reparlera un petit peu. Et aujourd'hui, c'est un épisode un peu particulier, où nous recevons un des anciens membres de ce podcast, et même plus, de notre équipe. Nous recevons notre panda préféré. Bonjour Thierry, et comment vas-tu ?
- Speaker #2
Eh bien, écoute, ça va très bien, comme dit Aurélie. J'ai moi aussi rebooté après... Alors, c'était double semaine, puisqu'il y avait aussi Mixit la semaine avant, donc c'était le combo Mixit-Devox. Et je trouve qu'à mon grand âge, les conférences de trois jours, ça devient plus compliqué que celles sur deux.
- Speaker #0
C'était deux semaines intenses, et alors l'an prochain, tant qu'on est à parler de ça, normalement, ça va peut-être s'inverser. Puisque Devox est assez tôt, c'est le 7 avril l'an prochain. Donc peut-être que ce sera d'abord Devox et après Mixit l'an prochain, dans ce sens-là.
- Speaker #2
Mixit, c'est les vacances scolaires, leur objectif pour les locaux. Donc il faudra regarder les vacances scolaires pour savoir.
- Speaker #0
Je pense que Devox a changé à cause de ça. C'est pareil, ça change. Ils font toujours, je crois, la première semaine des vacances scolaires parisiennes pour avoir après la deuxième semaine. Donc peut-être que Mixit va bouger aussi, du coup. Bref, on reparlera de Devox un peu plus tard parce qu'on a... plein de choses à dire. Ravi Thierry, bienvenue chez toi, j'ai envie de dire. Après, ça fait quoi maintenant, un an et demi que tu as changé d'ordre de société ?
- Speaker #2
Un peu moins, ouais.
- Speaker #0
Du coup, ce que tu veux un peu nous dire, où t'es parti, juste pour avoir des nouvelles de toi ?
- Speaker #2
Bah écoute, déjà c'est un petit moment particulier, comme tu l'as dit, parce que je suis quand même très content de voir ce joli podcast que maintenant j'écoute, et avec grand plaisir. Donc, c'est toujours plaisant de voir sa vie. Il n'y en a pas tant que ça, je trouve, des podcasts. J'en ai parlé à Devox avec notre ami Rémi, Rémi Verger. On parlait podcast. Et oui, il y a des podcasts, mais il n'y en a pas tant que ça en francophone. On connaît les principaux, mais ce n'est pas tant que ça. Donc oui, je vous connais bien, effectivement. Et ça fait un peu plus d'un an maintenant que j'ai rejoint Dataiku. Donc je suis retourné, à la base, mon idée c'était retourner dans le monde de la data, qui est celui qui me berce quasiment depuis le début, à part mon petit début dans le monde du jeu vidéo. Et puis en fait, je fais beaucoup d'IA, comme beaucoup de gens, parce qu'on ne sait pas dans quel sens il faut attraper, mais... Pas de data, pas d'IA.
- Speaker #0
Oui, c'est un peu ça, c'est la marotte qu'on dit un peu toutes et tous dans les talks, c'est qu'on a la phase visible de l'iceberg. qui sont les modèles, qui sont un peu les faits mais on oublie très vite qu'il y a quand même un énorme travail autour de la data depuis des années on a tous un certain âge moi j'ai toujours vu la data comme étant la pierre angulaire et l'IA n'échappe pas à cette maxime c'est que tous les modèles aussi puissants aussi beaux qu'ils sont s'il n'y avait pas eu un peu de data avant il ne serait pas dire grand chose au final c'est clair donc du coup ça me...
- Speaker #2
Ça m'oblige quand même à faire toute la transition de la data jusqu'à l'IA. J'ai mangé pas mal de machine learning pour comprendre des choses obscures, mais je sais que tu t'y frottes aussi et c'est là où tu te dis « Waouh, il y a quand même des trucs que j'ai un peu ratés dans mes études ou que je n'ai pas vus. » Mais ça reste intéressant. Je trouve que c'est intéressant de voir comment tout ça se construit aussi. Ce n'est pas de la magie. Il y a du boulot, il y a de la science. Ce n'est pas de la magie noire en fait.
- Speaker #0
C'est important le côté enlever un peu la magie, tu as raison.
- Speaker #2
Je ne sais pas si j'arriverai jusque-là avec Mixit. Sans parler de Mixit, je continue de faire les ateliers avec les enfants et on essaye de leur parler aussi d'IA, mais c'est finalement la même chose que quand, les premières années, on leur parlait de ce qu'il y avait dans un PC aussi. Pour eux, c'est plus les tablettes et les smartphones, mais du coup, c'est de par l'objet. Ils savent déjà plus ce qu'il y a à l'intérieur parce que c'est normal de ne pas avoir à monter ton disque. C'est un peu fini, cette époque-là. Je trouve que pour l'IA, c'est exactement la même chose, sauf que tu peux le faire jusqu'aux adultes, en fait. Les adultes ont un peu cette, comme tu dis, de magie, alors que pas du tout. C'est de la data, c'est de l'entraînement, c'est des maths autour des entraînements. On est un peu loin maintenant des LLM qui se contentaient de régurgiter les statistiques, même si c'est le modèle de base. J'avoue que j'essaye de suivre les papiers que publie DeepSeek, qui, si tu prends le temps, tu finis par comprendre ce qu'ils racontent, mais ils publient beaucoup de choses, et c'est souvent très intense mathématiquement, mais les concepts sont intéressants de se dire qu'on est sortis du pur enchaînement de tokens de manière statistique, et comment on essaye d'améliorer tout ça avec d'autres approches.
- Speaker #0
Moi, effectivement, je suis comme toi, il y a plein de choses qui... qui me dépassent. Tu disais, on a développé des choses à l'école. Moi, je pense que c'est les maths qui m'ont pas aimé à l'école. Donc du coup, je leur rendais bien. Donc ça m'étonne pas trop. Et moi, je trouve que le gros virage, alors je sais pas si c'est une vérité, mais c'est qu'on est passé de l'ère modèle, où en fait, le point central, c'était les modèles. Et on l'a vu, à un moment donné, on avait un nouveau modèle tous les deux jours. Il y a toujours beaucoup de nouvelles qui sortent, mais je trouve que ça s'est vraiment calmé. Et on est... passé maintenant dans la partie software et justement en fait il y a tellement de choses qui sont développées autour du modèle que je pense que moi je trouve que c'est ça qui apporte la vraie plus-value maintenant et pour le coup ça ça bouge vraiment je trouve très très vite et c'est là où en fait on a plein de choses qui arrivent avec les skills, les agents les machins et bidules, j'en passe des meilleurs et ouais là pour le coup il y a le côté un peu plus ça nous bouscule un peu plus parce que ça fait vraiment des choses assez puissantes
- Speaker #2
Ça retombe dans ce qu'on sait un peu mieux faire, parce qu'on retombe dans le monde logiciel. Donc, on est plus dans des process qu'on connaît. Ça devrait, je devrais dire plutôt. Et c'est là où tu te dis qu'il y a une collision de plusieurs mondes où tout le monde ne vient pas du même background. Et c'est un des trucs que j'ai aussi... Alors, j'avais commencé déjà chez OVH, mais chez Dataiku, c'est encore plus flagrant. Il y a une grosse population de gens qui sont plutôt machine learning engineers ou data scientists. Ils vont utiliser des outils qui, à première vue, sont les outils que je connais. C'est du code, mais en fait, c'est des mondes qui ont grandi en parallèle quelque part. Et il y a plein d'approches qui me semblent acquises au bout de 30 ans bientôt de carrière. Et en fait, ça ne l'est pas pour ces domaines-là, pas tous, parce que ça s'est construit un peu différemment. Il n'y a pas eu... Et je trouve que maintenant... de voir ces fameux agents, les systèmes agentiques, je ne sais pas comment il faut appeler tout ça, le logiciel autour des modèles en tout cas. Je pense qu'il va falloir que les bonnes pratiques issues de 30 ans ou 40 ans ou 50 ans de développement arrivent aussi parce que il y a quelques petites folies qu'on pourrait éviter peut-être.
- Speaker #0
Je pense, Amidata Scientist, non, une image Docker de 20 gigas ce n'est pas la normalité.
- Speaker #1
C'est pas bien.
- Speaker #2
Et non, une librairie comme Ultralytics de plusieurs gigas, ça n'est pas possible non plus.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #2
donc mais il y a des vraies raisons en fait, si tu prends l'exemple d'Ultralytics, c'est juste que quand tu travailles à explorer tes données souvent dans un notebook des choses comme ça qu'est-ce que Ultralytics a fait ? ils ont mis absolument tout ce que potentiellement t'aurais besoin là où normalement dans le monde logiciel par exemple t'aurais récupéré la librairie NumPy, Panda les choses séparément Quand tu regardes aujourd'hui la dernière fois que j'ai regardé l'Ultralytics, tu avais autant toutes les librairies OpenAI, tu avais des bouts d'entropique, des bouts de chez Google qui au final vont te servir, mais tu n'as pas simultanément besoin de tout ça. Donc si tu emportes tout d'un coup, c'est là où c'est plus compliqué. Bref, ça se structure, on va dire.
- Speaker #0
Oui, et puis, tant qu'on est à digresser là-dessus, moi à Devox, j'ai eu pas mal de conversations, que ce soit par exemple avec Guillaume La forge de chez Google qui a fait un talk sur les agents et où ils présentent quelques patterns. Et il y a ça aussi. On voit qu'on commence à structurer ce que nous, on connaît, c'est-à-dire les patterns dans le développement. Alors, à bon escient ou pas, je ne dis pas qu'on a connu aussi les gens qui ne juraient que par les patterns. Il fallait absolument faire un pattern singleton, un pattern factory, un pattern machin. On sait que parfois, on peut aussi juste faire du dev sans forcément faire un pattern. Mais on voit qu'il y a tout ça qui arrive aussi, où on essaye de... de classifier une façon de faire pour répondre à un certain besoin, avec un certain pattern d'agent, etc. Parce que... C'est un peu le Far West quand même en ce moment, c'est un peu tout et n'importe quoi, chaque framework invente un peu sa terminologie et sa façon de faire, donc ce n'est pas plus mal, mais c'est vrai que c'est rigolo, avec l'expérience qu'on a, on l'a déjà un peu vue sur la partie pure software, et puis on a l'impression de revivre un petit peu ce qu'on a vu au début, où ça a essayé de se structurer un petit peu, donc c'est toujours intéressant en tout cas de vivre ça et de le voir.
- Speaker #2
On va dire que ça reste bouillonnant. Personnellement, je suis venu à ce métier par passion. Donc, avoir des choses comme ça qui bougent un peu dans tous les sens, qui permettent de découvrir plein de nouvelles choses, moi, je continue de trouver ça captivant, même après toutes ces années. Ce n'est pas une obligation, petite parenthèse. Vous pouvez travailler dans n'importe quel métier de l'IT. Vous n'avez pas besoin d'être passionné. Ça peut être juste un travail. Ce n'est pas un souci. vous ne laissez pas embarquer euh dans les side projects obligatoires et ce genre de délire, comme je l'ai un peu entendu à un moment donné dans les couleurs de des box.
- Speaker #0
C'est important, c'est pas parce que vous avez en face de vous des passionnés, et comme tu dis Thierry, je pense que tous les trois, on en fait partie, c'est ok de juste bosser, faire son taf de manière très professionnelle, très qualitative, et de pas pour autant paraître un ultra passionné, faut pas du tout avoir mauvaise conscience, vous avez le droit aussi vous Merci. de donner votre avis même si vous n'êtes pas passionné.
- Speaker #2
Mais c'est même très bien de donner son avis de non passionné parfois. Exactement.
- Speaker #0
Ça nous fait du bien un peu.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. Non, puis il y a un petit côté parfois aussi remis en question de pourquoi on fait les choses. C'est ma petite marotte, même si je me pose pas mal de questions autour de mon émission que je fais le lundi sur Twitch. J'aime beaucoup le côté petite communauté à côté parce qu'il y a des gens dont ce n'est pas le métier. Il y a quand même des gens qui bossent dans la logistique dans certaines boîtes, qui sont pharmaciens, mais qui sont par moments ponctuellement sur un sujet super passionné. Et moi, ils me bluffent sans arrêt, parce que je suis incapable d'avoir un focus pareil sur le sujet qui les passionne à ce moment-là. Et je crois que c'est comme ça qu'il faut que ça fonctionne. Il faut garder, de prendre les petites briques qui nous intéressent au cours de la route.
- Speaker #0
Oui, carrément. Justement, je vais profiter que tu as mentionné deux choses, tu as mentionné mixtine et calme, là, quand on fait cette petite introduction. On va commencer par le dernier, vu que tu viens d'en parler, pour que tu nous dises un petit peu ce que c'est calme. On va en faire un peu de promotion. Alors moi, je sais ce que c'est et un peu comment c'est né, puisque je te suis. Mais je te propose pour nos auditrices et auditeurs, si tu le veux bien, de présenter un peu calme ce qui s'y passe et comment les gens peuvent te rejoindre s'ils le souhaitent.
- Speaker #2
Oui, bien sûr. C'est d'autant plus rigolo que je n'ai pas encore repris depuis que j'ai dit que je faisais mon petit break pour me ressourcer un peu. C'est né comme, je pense, pas mal de projets finalement de gens qui se sont posés plein de questions pendant le Covid, entre les deux confinements. À la fin du premier, peut-être que j'avais commencé un peu. Toujours un peu collé devant l'écran, c'était la fenêtre un peu ouverte sur le reste du monde. il se trouve qu'on avait commencé à échanger pas mal avec... J'ai débuté tout petit peu le côté talk et tout ça, donc j'avais découvert des communautés qui cherchaient à faire des trucs en ligne et tout, et je me suis dit, il y a les bancos, il y a Twitch, ça a l'air rigolo, ça faisait marrer mes gamins, donc j'avais lancé les confi-news, les news du confinement. Puis arrivé au deuxième confinement, j'ai changé de nom parce que c'était un peu déprimant de faire référence toujours au confinement, et c'est devenu calme, l'idée c'était de partager un peu... Un peu la partie, ce que je bricolais. J'aime beaucoup le do it yourself. Et puis toute la veille techno que je peux faire. Je trouve encore plus enrichissant de la partager avec d'autres personnes qui vont te dire, non, ça, je trouve qu'il y a autre chose de mieux. Enfin, toi, d'échanger autour de ça. Et finalement, ce qui était une petite émission, un peu sur, je ne sais pas quoi faire de mes journées, je vais me lancer, je vais faire ça. C'est devenu un truc régulier et moi, ça m'a apporté une espèce de régularité sur plein de choses. D'avoir un peu de structure dans ma veille techno, parce que ça me sert à préparer l'émission du lundi d'après. Donc, c'est tous les lundis sur Twitch. Je pense que je filerai les liens à Stéphane pour qu'il vous les passe. Oui,
- Speaker #0
carrément.
- Speaker #2
C'est mon petit rendez-vous, en fait. En plus, le rendez-vous s'est enrichi parce que tu as Olivier Poncé, qui ne fait pas tout à fait toutes les semaines, mais pas loin, juste avant moi en créneau horaire. Donc c'est le petit rendez-vous des copains, tu vois, il y a ce petit côté, on retrouve les amis et ok, c'est moi qui me cale derrière la caméra, mais pour moi c'est aussi important ce qui va se passer sur le chat. ou derrière le petit Discord où les gens discutent. Tu vois, c'est tout un ensemble qui m'intéresse.
- Speaker #0
Je ne te cache pas que c'est le rendez-vous du lundi. Pour moi, c'est en fait... Moi, je suis en remote. Donc, du coup, je me cale devant. Je fais ma petite tambouille et puis je vous suis. Et comme vous êtes assez complémentaires, parce qu'Olivier ne fait pas trop de news, pour le coup, il fait plutôt un sujet qu'il va présenter pendant une demi-heure, trois quarts d'heure. Donc, c'est assez bien parce que... Tu n'as pas une impression de redite ? Et comme tu dis, c'est l'occasion de la force. Dans le chat, on se connaît tous de vue ou de chat, simplement. Et donc, c'est sympa.
- Speaker #2
Oui, oui. Et comme tu dis, il n'a pas la même approche. C'est peut-être ce qui, ces derniers mois, m'a fait tourner ça. J'apprécie beaucoup la façon dont il a beaucoup de sérieux dans son approche de préparation. Je sais qu'il fait des choses le week-end juste avant. Je crois qu'il ne bosse pas les lundis ou un truc comme ça. Donc, il arrive avec le truc super carré. C'est l'émission plus sur un sujet.
- Speaker #0
Son lundi, il est off. Enfin, il est au 4-5e, Olivier. C'est ça,
- Speaker #2
voilà.
- Speaker #0
Et le lundi, c'est sa veille techno. Son émission, voir les conférences. Il essaye de caler les conférences aussi sur ce jour off. C'est ça. Mais on en parlait un peu en introduction sur le podcast. Tu disais qu'il n'y a pas énormément de podcasts francophones. Et justement, je me suis dit qu'on allait parler de calme. On pouvait peut-être un peu aussi expliquer. Parce que moi, avant de me lancer là-dedans, c'était un pari un peu... Je ne sais pas ce qui m'a pris, je me suis dit, tiens, si on se faisait un podcast entre nous. Et c'est vrai que moi, je suis gros consommateur de podcasts, essentiellement les cascodeurs. Et j'aime beaucoup aussi un podcast qui s'appelle Tech Café, que j'aime beaucoup, comment ils le font.
- Speaker #2
Qui est très, très bien.
- Speaker #0
Qui est très, très bien.
- Speaker #2
On peut le conseiller pour le monde de l'IA. C'est vraiment très, très bien.
- Speaker #0
C'est un très, très bon podcast. Et par exemple, la personne qui fait Tech Café a décidé... de ne vivre que de ça. Donc, il fait plein d'autres choses. Il produit plein d'autres choses autour, mais il a complètement arrêté de bosser. Parce qu'en fait, faire un live Twitch ou un podcast, c'est quand même un peu de travail, même si ça paraît parfois un peu décontracté. Peut-être que les gens, ils se disent, vu parfois les casquettes qu'ils nous font en son ou en machin.
- Speaker #1
Ils discutent juste en fait, en trouvée. Ils n'ont pas tant préparé que ça.
- Speaker #0
Non, il y a ça, puis après il y a un peu de post-prod, et puis quand ce n'est pas ton métier, on fait avec ce qu'on connaît, et puis ça prend un peu de temps. Et comme tu dis, ça prend de l'énergie. Et toi, Calme, en plus, c'est une récurrence hebdomadaire. Oui, c'est ça.
- Speaker #2
C'est le bon mot, tout va bien.
- Speaker #0
Voilà, tout va bien. Et avec les métiers qu'on a, ça prend forcément de l'énergie. Donc c'est pour ça que je dis que ça prend.
- Speaker #2
Ça prend de plus en plus d'énergie parce qu'il y a ce côté, tu as envie de faire quelque chose de qualitatif en fait. D'abord parce que ça te fait plaisir à toi, parce que c'est toujours plus sympa d'avoir un truc avec une bonne image, un bon son, d'essayer d'avoir un petit peu d'enchaînement avec ton OBS, que ça ait un peu de la gueule. Et puis même après, moi je trouve que j'ai un petit peu de retour quand même sur mes replays. J'ai beaucoup moins de vues qu'Olivier. Je sais que c'est fabuleux ce qu'il a sur sa chaîne, mais j'ai toujours un petit commentaire de temps en temps. Et je me dis que même si c'en est un de temps en temps, ça vaut le coup de présenter un truc propre. Et du coup, sous la très bonne influence d'Olivier, je me suis mis à faire des vraies vignettes pour ne pas juste prendre une image qui est dans la vidéo. Et tu te prends au jeu, en fait. Mais après, ça devient une activité. Moi, je comprends tout à fait Tech Café. Quand tu vois le nombre de sujets qu'ils abordent et la profondeur de chacun des sujets, C'est impossible de ne pas en faire ton métier, c'est compliqué. Moi, c'est moins l'idée, donc il faut trouver un équilibre. Et ce que je disais, je l'ai annoncé dans une émission, à un moment donné, je me suis un peu perdu en route, à chercher la news pour la news un peu. Il y a eu un moment où ça faisait ça. Alors qu'en fait, l'origine, c'est... Je bricole mes petits trucs avec des microcontrôleurs, j'adore ça, j'allume quatre lampes. On s'en fout et tu présentes ça. Et au début, c'était ça. Et j'étais surpris que les gens... Encore une fois, c'est pareil. C'est comme il y a pas de magie. C'est 10 euros, 20 euros d'équipement. T'apprends à utiliser un petit fer à souder, n'est-ce pas Aurélie ? C'est pas insurmontable.
- Speaker #1
Oui !
- Speaker #2
Mais c'est ce côté... Moi, j'aime beaucoup ce côté partage. C'est ce qui me fait faire des talks. C'est ce qui me fait faire ce métier. C'est ce qui m'anime aussi. C'est pour ça que j'ai freiné un peu là.
- Speaker #0
T'as dit un truc important, c'est que... Alors c'est vrai que moi les news, c'est aussi un truc qui me permet de faire un peu ma veille. Parfois en fait, typiquement pour l'épisode d'aujourd'hui, on l'a dit, on a eu 15 jours hyper denses en avril. Bah s'il n'y avait pas eu tranche de tech, en fait, j'aurais peut-être pas fait ma veille techno comme d'habitude. parce que je n'avais pas le temps, donc là je me suis un peu forcé à refaire, alors après c'est quand même du plaisir, mais du coup ça me permet de faire ça, donc moi très égoïstement, ça me permet de faire ma veille, mais aussi je pense, et tu en as un peu parlé, on est quand même dans une sorte de tempête, de tornade autour de l'IA, et peut-être qu'on s'est juste tous et toutes fait un peu trop aspiré par tout ça, à avoir tellement de news, à vouloir tellement faire de choses, et qu'on prend un peu moins de temps. pour faire les trucs. Moi, typiquement, je suis plutôt côté dev. J'aime bien le Java, j'aime bien tout ça. En fait, je me dis que ça fait hyper longtemps que je ne me suis pas intéressé à des trucs de fond sur Java, alors qu'il y en a. Tout simplement parce que j'ai plein de trucs côté IA. Et tu vois, il y a peut-être un peu ça. Tu disais, je ne prends plus le temps de faire des émissions sur la partie un peu do it yourself. Parce qu'en fait, chaque semaine, tu es abreuvé de 10 000 news sur l'IA et puis tu te dis, putain, c'est con, il faut quand même qu'on en parle.
- Speaker #2
J'aime bien dans les conversations, quand tu parles d'IA avec quelqu'un, il y a toujours un petit moment où si tu arrives à mettre ton cerveau juste en arrêt deux secondes et tu balances dans la conversation juste pour voir, le truc dont tu me parles, ça a combien de semaines ? Et ça jette un blanc parce que la personne, déjà le mot semaine, elle dit non, il déconne, on parle au moins de mois. Et en fait, souvent, c'est que quelques semaines. On parle quand même de techno. les trucs que je me mets à utiliser le plus en ce moment parce que je me suis mis quand même à utiliser un peu plus concrètement les assistants de code,
- Speaker #0
les choses comme ça si tu creuses bien les choses sérieuses elles ont un an deux ans parce que ça avait commencé mais c'est rien quoi non non c'est hallucinant et on en parlera un peu après moi c'est ce que je dis dans des workshops que je fais où je leur dis, quand je leur fais faire des agents je leur dis, c'est pas prod ready sauf que On a l'impression que c'est prodreddit parce que tous les outils qu'on utilise sont bardés d'agents, machin, tout ça, mais c'est des choses vraiment pas sèches. Donc moi j'y suis souvent en jant, faites attention, et ça change tellement vite que mettez pas tout vous dans le même panier. Mais oui, t'as raison, c'est très rigolo ce côté temporalité. Donc on mettra tous les liens pour calme, vous pourrez aller voir les rips. play allez voir le discord les voir les live si si vous voulez il ya aucun souci ça va reprendre ça va reprendre ça va pas oui puis à la rigueur l'avantagent alors nous c'est pareil tranche de teck on essaie de le faire une fois par mois le stream ovh on essaie de le faire une fois par mois mais à un moment donné il ya personne qui nous oblige de le faire comme on veut et toi c'est c'est pareil, c'est ton émission. Si tu as envie de le faire une fois tous les 15 jours, de le faire à un moment donné, comme tu avais fait pour la 200e, tous les jours ou tout ça, alors regarde, tu vas le mettre à bord.
- Speaker #2
J'ai beaucoup de réflexions autour de ce que j'ai fait sur la 200e, pour ceux qui n'ont pas su. J'ai plus de 200 émissions maintenant, donc je suis super content. Mais le jour de la 200e, j'ai repris tous les trucs qui me faisaient plaisir. C'est-à-dire que des choses que je faisais beaucoup plus avant, je faisais souvent, je faisais venir un invité. J'avais eu la chance de recueillir des gens super intéressants dès le début. petite pensée à mon nounours russe qui est maintenant décédé malheureusement mais qui était quelqu'un de formidable qui juste parce qu'il avait vu un sujet technologique qui s'exprimait en français et que c'était une langue qu'il aimait beaucoup il était venu mais c'était un scientifique c'était quelqu'un d'une renommée et je m'étais mis à faire des interviews et je me dis à la 200ème j'ai fait venir des gens je devrais le refaire par exemple j'ai aussi refait des choses où l'émission c'est juste je soude un truc et je vous montre un truc qui marche Merci. Et j'avais décliné ça un peu dans le calme, comme si c'était une chaîne super importante, mais en fait, on s'en fout. Je mets calme devant pour dire que c'est moi, et puis on fait une session. Je pense que je vais revenir à ces choses-là.
- Speaker #0
Du coup,
- Speaker #2
ça va redémarrer.
- Speaker #0
C'est le plaisir qui nous drive. Apparemment, sur le temps perso, et qu'on le partage aux autres, il faut qu'il y ait du plaisir. Quand tu as un petit bout de plaisir qui s'en va, c'est ce que je dis aussi pour les conférences. On a la chance que ce soit notre métier, mais je pense que c'est ça. mais c'est vrai aussi, le jour où je ne prendrai plus plaisir à donner une conférence, où j'irai par obligation, parce que justement c'est mon métier, je pense que ce sera un bon signal pour dire soit de lever le pied, soit de penser à faire autre chose.
- Speaker #2
Soit changer de métier, ça peut être ça aussi à un moment donné. Oui, tout à fait. Oui, il faut. On en revient toujours à ce rapport énergie-passion et ce que tu fais concrètement à la fin, il faut aussi équilibrer tout ça.
- Speaker #0
Tout à fait. Mais je t'en prie,
- Speaker #2
on a plein de sujets, je vois la conduite là.
- Speaker #0
De toute façon, c'est l'IA qui va nous remplacer. Bref.
- Speaker #2
On peut en discuter, tu verras. Je pense qu'on va en discuter après.
- Speaker #0
On n'est pas encore là,
- Speaker #1
c'est ça ?
- Speaker #0
Non, on n'en est pas encore là. On en a un tout petit peu parlé, mais je voudrais quand même qu'on en parle avant d'aborder les news sur la partie Mixed In. Donc, on était à Mixed It il y a 15 jours maintenant, tous les trois. Donc, pour ceux qui ne connaissent pas, Mixed It, c'est la conférence lyonnaise. qui se déroule depuis 15 ans, je crois. C'était les 15 ans cette année. C'était les 15 ans. Et en parallèle, il s'est créé Mixtine. Je vais te laisser l'expliquer parce que tu vas beaucoup mieux l'expliquer que moi. Et du coup, on te bondira parce que moi, je l'ai connu aussi à Devox, la même chose qui s'appelait Devox for Kids. Et en fait, ça a disparu. Il n'y a quasiment plus de conférences qui le proposent. Je ne sais pas si vous êtes les seuls, mais en tout cas, ça fait très longtemps que je n'ai pas eu de conférence. où on laissait la place comme ça aux enfants. Je trouve ça important de présenter ce que c'est, de comment ça fonctionne, parce que je pense que vous êtes une des rares conférences maintenant qui le fait.
- Speaker #2
Tout à fait. Et en plus, ça fait un an que j'ai beaucoup cette discussion avec toutes les conférences, justement en leur disant « alors, il n'y a plus » . En fait, c'est effectivement… Alors, Mixit, ça a 15 ans. Mixtine, ça doit faire… 11 ou 12, 12 cette année, peut-être bien, je pense. Et en fait, c'est effectivement... Alors, c'est né de Mixit, et puis ça en est sorti, mais c'est resté, parce que c'était dans l'ADN. Et c'est né de ça, encore une fois, c'était une histoire de passion, partage. Ça a commencé avec Pamela Fox, qui avait fait une keynote de clôture de la deuxième édition, il faudrait que je retrouve les dates exactes, où en fait, à l'époque, elle travaillait pour... Khan Academy, qui doit toujours exister, qui est un site entreprise aux US, qui était né de quelqu'un qui avait monté ça parce qu'il avait, pour aider sa fille qui avait du mal à travailler les maths à la base, il lui avait fait un petit site, c'était le début des sites web, donc il lui avait fait un petit site pour lui apprendre à faire les... Et puis il l'avait laissé en ligne, puis il s'était rendu compte que d'autres gens y allaient, enfin bref, ça s'est construit comme ça, et donc Pamela Fox travaillait dans ce cadre-là, et elle était venue faire une keynote de clôture, alors... Pour une fois, moi j'aime bien les keynotes qui ne sont pas juste un talk. Pour moi, une keynote, ça doit être inspirant. Et là, pour la peine, ça a bien marché. Son grand discours, c'était carrément de dire il y a le côté passion, il y a le côté intérêt de tout ça, mais vous êtes dans des métiers, vous qui êtes dans l'IT, vous s'adressez aux gens dans la pièce, remettez-vous en question d'une manière super facile, allez expliquer tout ça à des enfants. Donc voilà, c'était ça un peu sa thématique. Donc là, il y avait une première graine de plantée, moi je m'étais vachement enthousiasmé peut-être. un peu trop fort, tu vois, comme quand je suis très enthousiaste. Et l'année d'après, on a eu la chance d'avoir... Alors, je ne sais pas si c'était la keynote de Fermenture ou un talk, peut-être que c'était une des keynotes de clôture, avec Audrey Neveu et Aline Papono, à qui je fais d'énormes bisous, bien entendu, qui avaient à l'époque une initiative qui s'appelait Programme à tout. C'était l'époque où l'éducation nationale avait mis en place, je ne sais plus le terme que c'est, enfin, c'était les activités, je n'allais pas dire extracts scolaires, c'était liées à l'école. mais c'était les temps après l'école, aidés par l'éducation nationale. Il y avait tout un système qui s'était monté. Et elles avaient, dans une ville de banlieue, des gens qui n'avaient pas l'habitude de bosser sur ces sujets, monté un atelier où on expliquait à des enfants ce que c'était le développement, le numérique, les choses comme ça. Et elles étaient venues expliquer ça, avec l'énergie qu'elles ont toutes les deux, quand elles ont un sujet où elles sont passionnées, en se renvoyant la balle. Et là, moi, j'ai explosé, j'ai posé 10 000 questions, je suis sorti, je voulais leur parler, tout ça. Et j'ai les gens de l'orgade Mixit qui viennent me taper sur l'épaule, tu sais, le moment où tu n'as pas envie de partir d'une conférence avant d'avoir cette petite dépression après la fin d'une conférence. Ils m'ont chopé au bon moment, mais pas que moi. On va être très clair tout de suite aussi là-dessus. On dit, dis donc Thierry, donc Mixit, c'est en avril, est-ce que À la rentrée prochaine, on ne lancerait pas un petit atelier pour voir. Il y a Audrey, elle veut bien nous donner un coup de main pour lancer le truc. Parce qu'elle participait à des Vox4Kids aussi à l'époque. Oui, c'est ce que j'allais dire.
- Speaker #0
Audrey, elle a fait l'origine de des Vox4Kids.
- Speaker #2
Je pense que c'est... Est-ce que ce n'était pas avec Arnaud aussi, héritier ? Non ?
- Speaker #0
Je ne sais plus du tout. Moi, je me souviens d'Audrey, parce que c'était elle qui était en...
- Speaker #2
Oui, oui, elle en faisait partie, ça c'est sûr.
- Speaker #0
Et donc,
- Speaker #2
ça a commencé comme ça. Et donc, j'ai dit ben oui, et il se trouve que je n'étais pas le seul à... avoir envie de ça. Je fais un gros bisou aussi à Gérald Quintana. On va citer les Lyonnais et les Lyonnaises. Et surtout, j'ai Aude, ma grande Aude, qui a une importance dans l'histoire de mixteam particulière. Donc, on a commencé comme ça. Aude est venue nous aider. C'était un peu foufou, parce qu'ils avaient un peu de matériel côté Devox. Donc, ils étaient venus avec, ça devait être le kit de l'époque Mindstorm de Lego. Donc on avait fait un atelier sans trop savoir d'en quoi on se lançait, en prenant pas trop d'enfants, mais il y avait autant d'adultes-enfants que d'enfants, enfin c'était... tout le monde faisait un peu tout et n'importe quoi, mais c'était génial, la graine était plantée en fait. Et ça a commencé comme ça, de manière un peu informelle. La chance qu'on a eu la première, parce qu'on a eu plein de petits coups de chance, donc déjà d'être parrainé quelque part.
- Speaker #0
par Audrey et Aline qui nous avaient motivés. La chance qu'on a eue, c'est qu'à Lyon, on a l'ENS. Et qu'à l'ENS, sur Lyon, il y a un endroit spécifique qui s'appelle la maison des mathématiques et de l'informatique. Et c'est un lieu où ils ont des expositions autour des sciences. Et ils organisent des ateliers. Et ils n'avaient rien pour l'informatique. Ils étaient en panne. Donc, ils nous ont vite contactés. Et on a pris un peu l'habitude d'aller faire les samedis, les dimanches. en plus de ce gros truc qu'on a mis en place après, qui est l'atelier Mixed Team pendant Mixit. Donc, ça a commencé comme ça. Et petit à petit, il y a la même mécanique. Alors, je vais trahir un secret immense. C'est le fait de faire l'atelier avec Mixit. C'est une source extraordinaire pour les nouveaux bénévoles qui vont rejoindre, en fait. On dit que c'est ouvert, on fait venir les gens, un peu comme une certaine Aurélie. Alors, tu es un peu loin, tu es à Toulouse, donc je ne vais pas pouvoir te choper pour Mixed Team sur Lyon, mais... S'il y a des choses sur Toulouse autour des ateliers, je suis sûr que petit à petit, ça peut te motiver. Et à chaque fois, on dit aux gens, c'est pendant Mixit. Voilà. L'organe Mixit nous fait une gentille place sur le lieu. Et comme c'est les vacances scolaires, on peut accueillir les enfants pendant la conférence. Et donc, les gens, les adultes qui viennent à la conférence, on leur dit, vous respectez comme vous respecteriez un atelier, mais venez faire les curieux. Donc, ça a créé cette petite boucle très intéressante entre Mixit et Mixit, que j'adore. qui enrichit l'un l'autre avec des adultes qui se retrouvent franchement, si j'ai un seul résumé faites des ateliers avec des enfants même si c'est les vôtres, ceux des voisins même à 4, j'en sais rien, vous allez vous retrouver dans des situations où même au bout de 30 ans de carrière, vous allez vous remettre en question, c'est obligé les enfants n'ont pas d'appréhension sur ces sujets là et je trouve ça très rafraîchissant ils te posent les bonnes questions, les pourquoi qui font un peu mal des fois tu vois. Pourquoi tu fais ce truc ? Ça n'a aucun sens. Et ils ont raison, 9 fois sur 10. Donc c'est comme ça, tout ça a grandi. Et la petite différence, c'est que là, depuis... Quand est-ce que ça a commencé ? Je dirais 3 ans, 4 ans. J'ai commencé à vouloir me mettre un tout petit peu en retrait parce que je n'aimais pas trop l'idée que quand les gens pensaient mixting, ils pensaient à moi. Alors que depuis le début, je le répète, il y avait des gens qui m'ont accompagné depuis les premiers ateliers. Ça n'avait aucun sens. Je n'ai pas fondé tout seul avec mes petits bras mixtines. On était plusieurs et si on n'avait pas été plusieurs, ça n'aurait pas perduré. On parlait d'énergie tout à l'heure. C'est associatif. Oui, oui.
- Speaker #1
C'est un gros truc.
- Speaker #0
Ça ne fonctionne pas. Les ateliers réguliers, ce ne sont jamais les mêmes personnes qui viennent. Aujourd'hui, on a un petit slack pour gérer les bénévoles. On doit être facile 35, un truc comme ça.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Les ateliers sont souvent avec 8, 9 personnes, pas plus. Mais c'est normal, les gens n'ont pas du temps infini. Je pense que c'est important quand j'en ai... Oui, voilà. Si, si, il faut... Je pense que c'est... Toi, je parle des petites chances. La chance qu'on a eue, c'est de se regrouper, d'avoir ce petit canal de communication pour se relancer les uns les autres. Sans ça, je pense que tu te perds un peu.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et on l'a fait parce qu'on n'avait pas... Petite parenthèse, on ne s'est pas appelé Devox for Kids Lyon ou un truc comme ça. C'est tout bête, c'est juste que moi j'avais regardé, il y avait une charte à respecter un peu comme Devox. Tu vois, tu as une espèce d'accord, il y a un peu un branding, un truc. Je ne dis pas que c'était insurmontable, mais il fallait respecter un peu trop de choses pour l'énergie qu'on avait à l'époque. Et on se sentait tellement bien, on trouvait le parallèle sympa avec Mixit, c'est juste pour la petite histoire, pour ça que c'est resté. Et donc, il y a 3-4 ans, j'en ai eu marre que ça soit un peu trop ma tête. Les introductions d'ateliers où il fallait que je présente l'atelier, j'en avais marre parce que j'avais des gens formidables autour de moi. Et c'est là où petit à petit, je me suis dit, on revient à Aude, qui était toujours très présente, mais toujours un peu trop hors trait. Et donc, elle s'est mise à présenter un peu. C'est l'époque où on a Coucou Véro qui nous a rejoints. Et elle faisait un tandem, je trouvais, qui marchait super bien. Et on ne va pas se mentir, Mixtine, tu as à peu près 50-50 entre garçons et filles. jusqu'à l'âge du collège, jusqu'à 10 ans. Et après, tu tombes à... Je vais être généreux, 80-20, mais c'est pas vrai. C'est tout juste. On a presque plus de jeunes filles après de 11-12 ans. Et le fait d'avoir des femmes qui animent l'atelier et qui soient forcément d'abord en avant pour des bonnes raisons, c'est-à-dire que c'est pas en avant pour les mettre en avant, c'est juste qu'elles sont au cœur de l'association et qu'elles font le boulot. Et petit à petit, elles ont tellement fait le boulot que moi, je suis juste bénévole, je les rejoins avec un immense plaisir pour faire les ateliers.
- Speaker #1
Mais c'est important parce que ça s'est construit. Ce que tu viens de dire, je fais une parenthèse, je me permets. Il y a ma chérie qui a fait les rencontres entrepreneuriales au collège de notre fille. Donc, collège, c'est entre 10-11 et 14-15. Et elle, elle a présenté le métier. de dev, enfin le métier qu'il y a dans l'IT. Et effectivement, les premières répartitions, c'était de dire, les filles, si vous voulez, là-bas, vous avez les pouvoirs, il y a tout ce qui est infirmière, etc. Les garçons, là-bas, il y a tout ce qui est méca et technique. Et en fait, le fait que ce soit une femme qui soit sur le métier du dev, elle a eu quasiment 70 à 80% de jeunes filles. qui sont venues, qui ont osé venir, parce que ça les rassurait que ce ne soit pas un homme qui présente ça. Et donc, elle a été très agréablement surprise, parce qu'en fait, toutes les jeunes filles avaient énormément de questions, étaient très intéressées, et ont osé, je pense, grâce à ça, venir s'intéresser à peut-être un futur métier, alors qu'on commençait à la mettre dans des cases. Donc, ce que tu dis, en fait, pour mixtine, c'est aussi important. Comme tu dis, ce n'est pas que pour de la représentativité, parce que c'est aussi des personnes... très compétentes, ça je n'en doute pas. Mais c'est aussi important de, quelque part, de montrer l'exemple, de dire, bah non, mais oui, vous avez tout à fait votre place, regardez, on a des personnes ultra compétentes qui peuvent vous accompagner, donc c'est important. On ne le répétera jamais assez.
- Speaker #0
Elles sont d'autant plus compétentes qu'il y a Aude qui vient d'être nominée dans le programme Les Ingénieuses, j'adore ce programme. On s'en fout des ingénieurs, on s'en fout, c'est les ingénieuses, et je trouve ce mot très beau en lui-même. Et oui, mais je, oui. Comme tu viens de l'évoquer, je pense qu'elle pourrait être candidate aussi, je suis en train de réfléchir, je ne sais pas si on peut nommer les gens. Mais tous ces programmes, toutes ces initiatives sont importantes, et je salue Aurélie, tu en fais partie aussi, mais je salue l'énergie que ça demande aux femmes dans ces domaines d'activité, parce qu'en plus, comme nous, de devoir montrer qu'on est capable de faire le travail qu'on nous demande, c'est normal, il y a cette énergie supplémentaire à formuler. quand en plus... je sais pas comment on dit mesdames, mesdemoiselles je sais pas quel nom on peut utiliser mais vous avez l'effort de donner un surplus d'énergie pour dire aux autres jeunes filles qu'il y a un chemin qui est pas tracé et que c'est ouvert à tout le monde franchement chapeau parce que ça demande encore plus d'énergie sur un truc où c'est déjà énergivore donc chapeau à tous ces petits programmes et n'hésitez pas si vous nous écoutez quand vous voyez ces programmes là vous faites pas de commentaire Juste vous relayer sur les réseaux sociaux, ça suffit. Mettez de la lumière dessus. Fermez vos bouches, vous n'avez rien à dire messieurs. Juste mettez un peu de lumière, ça suffira. C'est parfait.
- Speaker #2
Bien dit en tout cas. Cette année, je crois que cela a été la troisième année où je m'incrustais. à mi-mi-mi-mi-mi-mictine en fait, et j'ai eu un coup de cœur parce que en fait j'ai, j'ai, donc j'ai, c'était la binôme en fait d'une jeune fille donc d'abord sur un atelier sur pirate. Donc le petit programme jeux vidéo où tu dois coder en Python en français pour qu'un pirate en fait trouve une clé et ouvre le coffre-fort. Et donc coup de cœur parce que la jeune fille était très motivée, elle était à fond, elle était à fond. Attends, attends, je vais tout raconter. Elle était à fond et après du coup... Elle est partie vers d'autres ateliers en fait. Et du coup, plus tard en fait, dans l'après-midi, elle est venue me tapoter du coup l'épaule pour me kidnapper sur un atelier sur du... du microbe. Et donc, car elle tenait à résoudre tous les problèmes qu'elle avait et à faire fonctionner son atelier coûte que coûte. Du coup, c'est terminé, c'est fini. Et non, elle a été très motivée. C'est... Enfin, ça... Cela m'a fait, on va dire, très, très... plaisir de voir la nouvelle génération très motivée, très investie en fait. Elle n'achète rien.
- Speaker #0
Alors il y a une jolie suite à cette histoire, parce que ce qu'Aurélie dit c'est vite, c'est parce que cette année ça n'avait plus été le cas, on allait souvent à la fin de l'atelier Mixteam pendant Mixit, on descendait dans le grand amphi, et c'était presque plus pour montrer aux enfants ce qui se passait avec les adultes, et aux adultes de montrer aux enfants, il n'y a pas besoin de faire des gros retours. Et on l'a refait cette année. Du coup, on était obligés d'interrompre. Et la jeune fille en question, quand on est remonté, ça a été infernal cette année. Ils ont tous voulu continuer. Et honnêtement, quand ça fait deux jours de mixite et que tu viens de passer l'après-midi avec des enfants, t'aimerais que l'atelier termine, tu vois. Mais elle était tellement passionnée, c'était pas possible. Donc, elle a repris ce qu'elle avait fait avec toi, Aurélie. Et après, elle est venue me chercher. Elle voulait pas que je l'aide au début. Elle voulait que ça soit toi. Et je trouve ça très bien. Parce qu'il y avait une dame très gentille qui l'avait aidée. Je sais pas si tu vois qui ça peut être. Et en fait, elle voulait me montrer le résultat final. Et ce que tu ne sais pas, c'est qu'en fait, c'est la première chose qui se passe quand on va monter un atelier dans sa ville. On trouve une jeune fille ou un jeune garçon passionné, on passe une après-midi géniale, et après, on a envie de reproduire tout ça. Et tu vas voir, la pente est mauvaise. Tu es sur le mauvais chemin.
- Speaker #2
C'est un piège. C'est un piège encore une fois.
- Speaker #0
Mais faites ça dans les conférences. Il y a tellement de gens qui ont un peu de temps. Toutes les conférences de France devraient avoir un petit créneau. Il y a des gens qui se réunissent, il y a du budget, il n'y a pas besoin de grand-chose. Vous avez déjà tous les éléments. Donc, je l'ai fait individuellement, je profite du podcast, je lance cet appel. Si vous avez besoin d'un coup de main, qu'on vous donne des informations sur comment on a fait, si c'est possible, on peut des fois vous aider, mais pas toujours. Mais lancez-vous. Toutes les conférences ont l'énergie pour le faire, j'en suis sûre.
- Speaker #2
D'ailleurs, je ne sais plus si c'était en 2018 ou en 2019. On avait organisé le Dayfest Pitsoun, au cas de Toulouse, mais ça ne s'est fait qu'une année.
- Speaker #0
Vous entendez, Sylvain et Aline ? Je crois qu'Aurélie vous a dit quelque chose.
- Speaker #2
Le Dayfest Pitsoun, voilà.
- Speaker #1
Surtout que sur les conférences, comme tu disais Thierry, quelque part, tu as déjà tout. Tu as le lieu, tu as des gens qui sont habitués à donner déjà de leur temps pour expliquer des choses, et tu as des participants et des participantes qui peuvent aussi avoir cette envie de partage et de gérer des enfants. Et puis je pense qu'avec les années qui viennent et les mois qui viennent avec l'IA, si on peut rassurer un peu nos jeunes générations que non, le monde de l'IT n'est pas forcément un monde où on ne pourra plus travailler, c'est pas plus mal. En tout cas, c'est une très belle initiative. Et effectivement, comme dit Thierry, intéressez-vous. Si vous avez du temps, c'est un peu comme au début, on disait les passionnés. Vous n'êtes pas obligés d'être passionnés. Vous n'êtes pas obligés non plus de culpabiliser parce que vous n'avez pas de temps pour participer à ce genre d'initiative. Mais il y a toujours une petite action qu'on peut faire, un petit coup de main, un petit truc à notre niveau. C'est toujours possible. On n'est pas mal. On n'est pas mal. 42 minutes sur la partie présentation. On est dans les standards du podcast. Je vous propose de tranquillement, on va continuer à aborder ces sujets, et puis on va avoir deux, trois news qui nous ont un peu tapé dans le coin de l'œil ce dernier mois. On va commencer par une news que tu as apportée Thierry, et que j'avais vu aussi, qui a beaucoup fait parler, en tout cas dans les conversations, dans les couloirs de Devox, sur le leak de code d'Anthropic. Je te laisserai en parler après. Moi, j'ai deux lectures que j'ai vues, entendues, discutées récemment. Il y a ceux qui pensent que c'est un gros leak et que c'est quand même grave. Et il y a des petites voix de droite à gauche qui disent « ça sent un peu le coup marketing » . J'avoue que je n'ai pas forcément d'avis parce que ça paraît être un gros leak. Mais en tout cas, le leak est là, il a été fait. mais c'est assez rigolo de voir que ça... Ça a fait quand même bouger pas mal de gens autour de ce sujet.
- Speaker #0
Oui, mais en fait, c'est ça. C'est vraiment ça ma conclusion. Tu cites deux approches. Et quand j'avais mis le lien, je n'avais pas encore creusé sur le fond de l'histoire. Et plus je cherchais les informations, plus c'était confus. Comme tu dis, il y avait une espèce de camp qui s'affronte. Et ma conclusion, en fait, c'est qu'on s'en fiche un peu. Ce n'est pas ça qui m'intéresse. Au final, ce que je vois, c'est tout ce que ça a fait bouger sur tous les projets autour. J'ai peut-être une petite faveur pour le... Il y a un peu du fait exprès quand même un peu. Parce que si on regarde bien, Anthropique n'était pas le plus gros des acteurs et n'est peut-être pas d'ailleurs le plus gros des acteurs non plus aujourd'hui. C'est un bel acteur, mais ce n'est pas le plus gros forcément. Et des fois, ils ont besoin un peu de ces choses-là. Par contre, je trouve qu'ils sont à l'initiative de beaucoup de petits éléments qui sont venus structurer tout ce monde. Par exemple, si on parle de tout ce qui était l'aspect MCP quand c'est apparu, c'est quand même venu chez eux. Il y a pas mal de petites... Des choses qui deviennent plus ou moins... Je n'aime pas dire des normes, parce qu'on parlait tout à l'heure du rapport au temps. Moi, une norme qui a trois mois, ce n'est pas une norme. Le papier n'est pas fini d'écrire. Il y a un peu ces choses-là. Mais ils ont aidé à rationaliser quand même pas mal de choses. J'en veux pour exemple qu'il y a un truc qui était un peu avant du ressort de OpenAI. Plein de produits cherchent par exemple à exposer une API qui serait compatible OpenAI. Finalement, c'est un espèce de standard de fait du marché qui permet au modèle de parler de la même façon. Et en fait, depuis déjà pas mal de mois, on a aussi des produits qui maintenant sont compatibles en tropique, qui a un autre protocole, ça fait moins de bruit. Mais tu vois, je me dis, ils ont un peu cette façon de parler fait, en fait, de faire avancer les choses. Et dans tout ce qu'on a pu voir là-dedans, je trouve que c'était aussi le moment, ce leak est intervenu au moment où on a eu l'explosion des, appelons ça les X-Claws, les systèmes à l'open-claw où tu as un agent, tu donnes la main sur la machine et tout ça.
- Speaker #2
C'est vrai, ouais.
- Speaker #0
Qui paraissent délirants parce que, évidemment, moi je les ai faits dans la communauté calme, on a des maboules de ce genre de sujet. Ils m'ont fait découvrir plein de trucs, Hermès, il y a plein de projets. Je trouve que c'est passionnant en tant que sujet de veille. Ça reste pour moi exceptionnellement dangereux comme outil au quotidien sur ta machine professionnelle. Ne le faites pas. Mais j'ai une petite machine dédiée où j'utilise ça. Et j'ai retrouvé dans ce leak, en fait, la réalité de ce que peut-être Anthropique et d'autres cherchaient à faire à un rythme un peu plus raisonné. C'est-à-dire qu'on est un peu dans la folie du tout. Ce n'est pas normal qu'un OpenClaw ait explosé. C'est juste que les gens s'attendent à l'exceptionnel tous les jours. Tous les jours.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
quand ce truc est arrivé, c'était ni plus ni moins, pour moi, qui a utilisé que ce soit Copilot, CloudCode, on a Gemini CLI, on a Antigravity. Antigravity, je le classerais presque dans les systèmes agentiques déjà. Et on voit bien que ce qui était un assistant de code, les étapes suivantes, c'était d'accompagner sur un peu plus. Et même à ce rythme qui était déjà effréné, ils ne voulaient pas aller trop vite pour des raisons de sécurité. Et en fait, ces projets-là étaient juste une façon à la fois de bousculer encore plus, et on ne va pas se le cacher, les gens qui sont derrière ces projets, ils cherchent aussi l'argent, voire se faire embaucher. J'en veux pour preuve que le créateur de OpenCloud, maintenant, il est OpenAI. Il y a zéro magie dans tout ça. Et parce qu'ils ont besoin de ces compétences, c'est un gros CV. C'est un peu logique. Aujourd'hui, ces systèmes-là deviennent des systèmes agentiques aussi. Heureusement, d'ailleurs. C'est intéressant, c'est ça qui est intéressant. Pouvoir dire à ton assistant de code que tu vas l'autoriser à faire une opération Git, qu'il va pouvoir faire quelques recherches web pendant que tu fais autre chose, donc tu délègues à un sous-agent. Toute cette complexité qui est en train d'arriver, il fallait l'expérimenter. Donc, tous ces projets qui paraissent un peu fous, en fait, pour moi, c'est de la R&D. Je n'irai pas jusqu'à dire gratuite, parce qu'ils finissent par embaucher les personnes en question. C'est ça en fait.
- Speaker #1
Si tu regardes, comme tu dis, c'est une sorte de CV. C'est-à-dire que les gens montent. Je pense qu'ils ne seraient pas contre s'ils venaient des milliards, mais pour beaucoup, ça finit par être racheté. Moi, j'utilise OpenCode comme client, parce qu'il me permet d'utiliser les modèles internes d'OVH de manière très simple. Le truc, il est assez bluffant, honnêtement. et donc c'est open source pour le coup il n'y a pas de problème mais tu te dis à un moment donné qu'est-ce qui va devenir donc et oui pour Claude je ne sais pas en fait s'ils ont eu un intérêt du leak si ça a leaké mais qu'ils ne se sont pas forcément débattus pour étouffer le truc voilà il y a plusieurs trucs et tu parlais d'open clos ça permet de faire un coucou à Philippe Charrière effectivement faites attention, il y a des choses qui existent, notamment je sais que Philippe a fait pas mal d'articles et de démos sur SBX de chez Docker, alors moi je n'ai jamais utilisé mais il m'a un peu expliqué le truc j'ai l'impression que c'est ce genre d'outils qui peuvent être assez sympathiques pour éviter de mettre le DAWA sur nos machines avec des choses qui font parfois des actions un peu bizarres
- Speaker #0
Je pense que SBX, c'est exactement cette idée. Mais pareil, il faut le temps de fournir un produit, c'est-à-dire quelque chose qui a été testé, qui est quand même sécurisé. Je pense que c'est ces idées-là et c'est d'autant plus intéressant. Alors, moi, je suis toujours partant pour tester des projets un peu dingos. Tu mets une machine isolée, tu t'amuses. C'est juste de la représenter comme étant… La rue est vers l'or, dans la rue est vers l'or. un peu des fois on a l'impression c'est Et ces outils, ils ont un intérêt au final. Je ne sais pas si dans tous les sujets qu'il y a, on finira par l'évoquer aussi. Je pense aussi, je voyais à Quent36 aussi, on va peut-être en parler. Il faut que tout ça se rationalise parce qu'on ne peut pas continuer à courir. On ne parle même plus de bulle de l'IA pour moi. J'ose espérer que ce n'est pas une bulle parce que si jamais elle éclate, celle-ci, personne ne sera à l'abri. Pour de mauvaises raisons. Oui, oui. Alors qu'il faut ramener du rationnel.
- Speaker #1
Tu parles de la ruée vers l'or. Dans la ruée vers l'or, c'est les vendeurs de pelles qui font fortune. Donc effectivement, et oui, on espère tous que la bulle ne va pas éclater trop fort. Moi, je suis dans ceux qui me disent que ce serait bien qu'elle éclate un tout petit peu pour rationaliser un peu le marché, parce que ça devient un peu n'importe quoi. Mais je ne suis pas sûr que ça arrive au point... Enfin, ça ne va pas disparaître. Je ne sais pas. Alors, il ne faut jamais dire jamais. Ça me semble compliqué que cette... technologie, si on prend en termes de technologie, d'outils, du jour au lendemain, on se dit, bon, en fait, c'est que du vent et on oublie, on revient comme avant l'IA. Je parle d'un autre métier, je parle pas dans les autres métiers, mais au moins dans notre métier, ça me paraît compliqué. Après... Non,
- Speaker #0
mais puis c'est une tendance qu'on sent un petit peu. Enfin, tu vois, j'ai eu la chance de voir quand même pas mal de conférences cette année à Devox et de discuter. On sent qu'il y a une prudence, enfin, de plein de sujets. Et ça veut pas dire qu'on quitte les choses, ça veut dire qu'on se pose un peu et on se dit, bah... tu citais Philippe depuis le début lui il se bat sur les alors c'est même plus les small models il a inventé le terme de tiny model maintenant on en est là, mais la réalité elle est là c'est que t'as besoin de rajouter une petite couche d'intelligence qui est trop complexe à écrire toi-même algorithmiquement si on parle de choses qui sont dans notre métier et ces éléments là vont nous l'apporter mais est-ce que tu as besoin que ce soit alors je peux tous les citer on va dire au plein air et au hasard on s'en fout, n'importe lequel Merci. qui va installer je ne sais pas combien de data centers pour te fournir le dernier big big big big big modèle alors qu'à l'arrivée tu as une recherche web plus plus ou tu as une petite action de tri un peu intelligente et les modèles plus petits voire carrément locaux sont à mon sens un truc qui va un peu se généraliser probablement de toute façon qu'on aura quand même besoin de ce qui est les frontières modèles et il y a un aspect recherche aussi là-dedans donc ça reste intéressant mais je... Je pense qu'il faut arrêter de courir après tout ça. On le sent bien. Il y a eu pas mal d'annonces ou de fausses annonces, comme Anthropique qui modifie son site web pour supprimer le compte à 20 balles. Puis finalement, non, c'était un test. C'est normal. Dès qu'on travaille un peu là-dedans, on se rend bien compte que financièrement, ça ne peut pas tenir. On voit qu'OpenAI ne tient pas ses dernières annonces. Là, il y a des petits soucis. Il ne faut pas souhaiter que ça se casse la figure parce que c'est sorti du monde de l'IA pour moi. Ça entraîne le monde de la technologie qui lui-même entraîne le monde classique. Aujourd'hui, je pense qu'il y a des PME qui souffrent de ne pas pouvoir acheter des ordinateurs à un prix normal. Donc ça, c'est anormal, il faut que ça cesse. Et une explosion serait mauvaise parce que, encore une fois, pour de mauvaises raisons, on a laissé une spéculation trop forte. Il y a déjà eu la crise de l'immobilier en 2008, mais là, je pense qu'on est à des échelles. Il vaut mieux que ça se dégonfle plutôt que ça explose. Oui,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
J'aime bien quand ça cesse les bêtises, mais quand même là, pour une fois, je ne serais pas pour une forme de révolution. J'aimerais bien que ça y aille, pour qu'il n'y ait pas trop de dégâts en fait.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Comme tu dis, ça peut drainer beaucoup de ramifications assez catastrophiques. Tu parlais justement de Queen 3-6. Tu as vu passer des choses sur ce modèle. Alors les modèles Queen sont assez bluffants pour le coup. Quent fait un gros boulot de mise à dispo en openweight. Je pense que c'est un des rares acteurs du marché qui n'hésite pas à mettre ses flagships en openweight, ce qui est assez rare. On parlait d'OpenAI, l'idée ce n'est pas de leur taper dessus, mais OpenAI a mis des modèles en openweight, les OSS GPT, mais ce n'est clairement pas leur flagship. Ils gardent leur flagship bien précieusement en interne. Et qu'il faut reconnaître qu'à chaque fois qu'il sort un modèle openweight, c'est plutôt assez sympa. Je ne sais pas ce dont tu voulais parler sur ce QN36, je sais que nous il arrive bientôt que tu aies ouvert.
- Speaker #0
Ouais, c'est une très bonne nouvelle en l'occurrence. Alors flagship, je sais pas, parce que quand j'ai regardé, quand même, les plus gros, gros, gros modèles sont quand même... Alors déjà, ils sont pas faciles à héberger autrement de toute façon, mais je crois qu'ils en gardent les plus hauts quand même, les 1 ou 2 plus gros, ils arrivent à en garder un peu. Mais là où t'as raison, c'est que moi je prends le positif de tout ça, que ce soit QN, DeepSeek, tout ça c'est un peu lié, il y a Kimi que j'adore aussi comme petite typologie de modèle. Ils communiquent énormément et surtout, ils diffusent énormément. Alors, probablement que toutes ces entreprises étant liées à l'Asie et en particulier à la Chine, ils ont besoin aussi de visibilité qu'ils n'avaient pas initialement. Donc, est-ce que c'est une façon ? Ok. En attendant, ils communiquent réellement, comme tu dis, des modèles très utilisables, très performants en open weight. Ils publient beaucoup de papiers. Je disais, moi, j'essaye d'en lire où je prends du temps, où je me fais aider par un modèle pour essayer de piger les trucs que je ne pige pas, faire d'autres recherches. Et ce que je voulais dire avec... Alors, j'ai filé deux liens. C'est le fait de montrer que ces modèles 3-6 dans des tailles qui commencent à être... Alors, peut-être pas sur une machine lambda, mais sur des machines abordables pour un particulier un peu passionné ou pour une entreprise, on va pouvoir héberger des modèles qui font vraiment le boulot. C'est ce qu'on disait tout à l'heure. On n'a pas besoin de ces énormes modèles. Et pour des performances où, là, on commence à parler qu'on est 3-6 sur des tailles qui sont... utilisables, les 27B, c'est pas non plus des modèles monstrueux. On commence à comparer ça à des Claude Saunet 4-6. Alors oui, on va se dire, mais Saunet, c'est pas le plus balèze, c'est opus, on en est à 4-7. Comme on a dit tout à l'heure, ouais, mais on parle de combien de semaines ou de mois, en fait. Donc, Saunet 4-6, c'était quand même un très très très très bon modèle, il y a moins d'un an. Donc, se dire que c'est modèle hébergeable, en fait, ouvert, Alors, toujours pareil, ouvert comment, on a accès à quoi ? En tout cas, utilisable, on s'approche de quelque chose d'un peu plus utilisable pour tout le monde. Ça ouvre la porte à quelque chose de plus raisonnable. Et c'est pour ça que je voulais communiquer sur ces liens-là. C'est de se dire que c'est tous ces modèles plus petits, mais qui restent, alors quand je dis plus petits, costauds, qui vont permettre, je pense, des usages qui vont être raisonnés. Les Coen 3.6, tu peux faire tourner tes systèmes d'agents, ça tient bien la route. On parlait de la communauté calme, coucou Bbox, les trucs de zinzin qu'il arrive à faire avec. Lui, il a du multi-agent qui tourne avec ce genre de modèle, qu'il héberge sur des cartes d'entreprise. Ce ne sont pas des GPU classiques, mais ce ne sont pas non plus des cartes inabordables. Mon intention, c'était ça. Il n'y a pas que le Coin36, mais je pense que c'est une tendance que je trouve intéressante.
- Speaker #1
En fait, c'est hyper important. En 27B, il faut commencer à avoir une petite carte assez sympathique, une ou deux. Mais Et... Clairement, je pense, tu en as parlé au début avec Philippe sur les tiny models et les small models, il y a un vrai move à faire, c'est que je pense qu'on sous-estime énormément, alors moi c'est ma marotte, donc je ne dis pas que j'ai raison, mais on sous-estime énormément la partie logicielle de comment on consomme les modèles. En fait, vouloir toujours le dernier modèle d'Anthropic parce que c'est le dernier modèle qui répond super bien, je pense qu'on sous-estime qu'il y a peut-être, alors je n'ai pas le bon pourcentage, mais il y a peut-être, je ne sais pas... 60%, 50%, je ne sais pas, du taf, qui est juste fait parce qu'il y a une CLI autour, il y a un outil autour qui va appeler des sous-agents qui va faire la recherche internet, qui va faire le truc, enfin bref, qui va faire du software, et qui à la fin va demander un truc qui est un peu bête, qui prend des tokens en entrée et qui génère des tokens sur des liens statistiques entre les tokens. Et de là à voir la différence entre certains modèles, je pense que les gens ne se rendent pas compte que parfois la différence qu'ils ont c'est parce qu'ils n'utilisent pas le même logiciel qu'utilise le modèle mais qu'au final une différence entre un très gros modèle et un modèle raisonnable elle n'est pas tant que ça si jamais il a été bien accompagné le modèle raisonnable pour aller faire ce qu'il faut et donc c'est pour ça les gens testez des modèles plus petits ça vous fera du bien en portefeuille déjà et puis ça fera aussi un peu du bien à la planète donc c'est pas plus mal plutôt que tout de suite consommer les trucs énormes qui bouffent des tokens dans tous les sens Merci. et qui vous coûte un bras et qui au final peut-être n'aurait pas été meilleur que d'autres modèles.
- Speaker #0
Pour vous donner une info d'échelle, le QN36, j'ai fait mes devoirs avant le podcast. Hier, je l'ai installé. J'ai un Mac Mini qui n'est pas non plus... Il y a un M4 Pro dedans. J'ai 48 Go de RAM. J'ai fait tourner le QN36 en 27B. J'arrive quand même à 28 tokens secondes. Alors oui, vous n'allez pas l'utiliser au quotidien, en instantané, mais ça répond. Ça fonctionne, c'est ça. L'idée que je voulais donner, c'est que c'est utilisable.
- Speaker #1
On est d'accord que c'est une belle config déjà, ce que tu as.
- Speaker #0
Non, oui, mais ce que je veux dire, c'est qu'à l'échelle d'une entreprise, on ne parle pas d'un code Nvidia avec 12H100 ou je ne sais quoi. Oui,
- Speaker #1
bien sûr, dans une entreprise, tu peux raquer un peu de cartes, même des RTX qui font le taf, qui restent largement abordables. Comme tu dis... Côté Apple, avec les processeurs M qui sont assez bluffants quand tu mets un peu de RAM dessus en termes de performance. Je vous propose de finir par deux petites news. On en aura un petit peu après. C'est juste des liens que j'ai proposés, dont un qui m'a énormément servi pour comprendre la quantisation et un peu plus. Essentiellement, c'est un site qui est assez long. donc il faut prendre le temps parce qu'il y a beaucoup de notions un peu mathématiques et tout ça. Mais ce que j'aime beaucoup, c'est que la personne qui a créé ce site l'a créé vraiment de manière pédagogique. Et il y a plein de petits endroits où il y a des petits sliders ou des petites cases à cocher qui font visuellement, qui expliquent les impacts d'une quantisation. Donc pour endommer une quantisation, si je prends l'analogie, c'est qu'on va compresser, mais ce n'est pas tout à fait ça, mais en fait on va réduire la taille des... des modèles en jouant sur la précision de chaque paramètre, qui sont des flottants. Et cet article, je vous le conseille, parce que si vous voulez comprendre à peu près comment ça fonctionne, la quantisation dans un modèle et ce qui va avec, donc les couches de réseau de neurones, c'est plutôt bien fait, et je suis assez jaloux aussi de comment il a fait ça en termes d'interaction pour la lectrice et le lecteur, donc allez voir, c'est Ngrok qui a...
- Speaker #0
qui a fait ça sur son site et c'est vraiment très très bien je sais pas si vous avez jeté un coup d'oeil si vous avez eu le temps ou pas mais je vous conseille je pense que t'as tout dit l'essentiel c'est ça c'est le boulot le fait que ce soit interactif et visuel ça aide énormément je pense que là aussi il y a un boulot de dingue pour arriver à ce résultat là et puis un autre lien alors je pense que ça on pourrait faire quasiment un podcast mais on va essayer Merci à vous.
- Speaker #1
Depuis quelques semaines, mois, il y a une trend qui est de dire que MCP c'est tellement has been parce que ça a un an, un an et demi. Et que maintenant, il faut utiliser des CLI plutôt que des appels MCP. Alors moi, ça m'a fait écho parce que déjà, ce que je dis, c'est qu'on aime souvent brûler nos idoles qu'on met sur un piédestal. Et moi, j'en parle dans justement les workshops ou les talks que je fais. que effectivement les outils qu'on utilise les codes code github copilot et les curseurs et consorts effectivement se dire si je prends l'exemple d'un serveur mcp que beaucoup de gens avaient pluggé c'est le serveur mcp de github appeler un outil distant pour aller je sais pas faire une paire ou une édition paire alors que github à sa ciel aïe en local et qu'en fait mon agent qui s'exécute en local pourrait très bien appelé à massier l'aïe en local Merci. entre parenthèses qui évite peut-être un peu aussi de partager des tokens et des choses comme ça, c'est peut-être un peu mieux. Effectivement, maintenant moi ce que je dis dans mes talks, c'est que ça c'est bien, mais quand vous avez une application d'entreprise qui tourne sur un serveur et qui a besoin d'accéder à des ressources de type API comme le fait le MCP, etc., je ne suis pas sûr qu'on va appeler des CLI en local d'un serveur de production. D'un point de vue sécurité, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Encore une fois, ça va très vite dans le monde de l'IA. On est en train d'enterrer les MCP parce qu'on ne voit que le prisme, quasiment génération de code local, parce que nous, on est là-dedans. Mais les applis d'entreprise qui ont besoin d'interagir avec d'autres briques applicatives, si on revenait sur le fait que toutes les applis d'entreprise sur des serveurs doivent appeler des CGI locaux ou tout ça, on fait juste un brin en arrière de 40 ans dans l'informatique. Donc c'est bien aussi les appels distants. dans des appels d'entreprise. J'ai mis un petit lien qui en parle et qui explique un peu si c'est bien ou pas, mais ça me faisait assez sourire de voir que tout d'un coup, on disait qu'il ne faut plus fuir de MCP, il faut faire cut la CLI.
- Speaker #0
Non, mais carrément. Je ne pense pas qu'on s'assoie le constat que font les entreprises aujourd'hui. Je vois popper pas mal de sujets MCP. Par contre... De même qu'une CLI qui ferait des appels, tu dis que ce n'est pas sécurisé, je pense qu'il y a un vrai boulot qui est en cours pour toute la sécurisation, l'authentification autour de MCP. Encore une fois, protocole trop jeune, tout le monde s'est jeté dessus, c'est ça qu'on est en train de brûler, je pense. On est en train de brûler l'image du MCP initial qui ne savait même pas faire autre chose que du local au départ. Le MCP, ça appelait un truc local local. Donc, ce n'était pas très intéressant. Mais par contre, j'aime bien le côté... Effectivement, tu dis, il y a les actions qui seront locales. Et je pense qu'il y a une évolution. Moi qui aime les TUI et les CLI, on commence à écrire des CLI en pensant au fait qu'elles vont être utilisées par les agents. Et ça, je trouve ça intéressant par contre. Il y aura les deux. Il y aura la conception de...
- Speaker #2
L'autre approche, ouais.
- Speaker #0
Voilà, j'ai beaucoup blagué autour de MCP. En fait, on avait déjà REST API. Bon, OK, bon, c'est enterré. Il y a d'autres particularités. Petit à petit, en mûrissant, MCP prouve qu'il y avait quand même des petites choses qui étaient intéressantes quand même. Voilà, encore une fois, il faut que les vrais cas d'usage arrivent. Et ouais, moi, je vois passer pas mal de questions sur la communauté chez Dataiku, les trucs comme ça. Les interrogations sont là, les POCs sont là, les premiers projets sont là. Et comme tu dis, il n'y a strictement aucune raison. J'aime bien ton image du CGI. Je pense que c'est très parlant, en fait.
- Speaker #1
Après, moi, je trouve bien...
- Speaker #0
Ça va parler peut-être à d'autres personnes.
- Speaker #2
On connaît nous, mais... Tous les jeunes, en fait, ils connaissent CGI ?
- Speaker #1
Non, mais je pense pas que ce soit un bien pour eux. Non, mais... On l'oubliait,
- Speaker #2
c'est ça.
- Speaker #1
L'idée, c'est de pas tout... tout brûler, de pas non plus tout mettre tout de suite sur un piédestal. Enfin, voilà, il y a un juste milieu. J'ai l'impression qu'en ce moment, le juste milieu, dès qu'on parle d'IA, on ne l'a plus trop. On en parlait... MCP, c'est devenu en protocole un standard du jour au lendemain. On ne s'est posé aucune question. Tout le monde a voulu faire. C'est quand même hallucinant. Si on prend une demi-parenthèse sur MCP, c'est que quand Tropical a annoncé, donc c'était en décembre 2024 ou 23, je ne sais plus, ça va tellement vite, en deux mois...
- Speaker #0
2024.
- Speaker #1
En 2024. En deux mois, donc début 2025, tu avais toutes les entreprises un peu qui comptent qui annonçaient un serveur MSMP.
- Speaker #2
Ah ouais, ça va, mais très vite.
- Speaker #1
Là, tu te dis... Ouais, tu te dis, OK.
- Speaker #0
Et comme tu dis, au départ, c'était pas on annonce un projet, un produit, un vrai... Non, c'était un papier. Ouais. C'était juste un papier. Donc, je pense qu'ils avaient l'intention d'y aller, mais c'était la publication du papier en disant... on vous propose un truc, venez prendre le standard qu'on propose. L'idéal était là, c'était pas anodin, mais ils avaient pas, je pense, anticipé une telle prise.
- Speaker #1
Non, c'est clair. Donc voilà, à la rigueur, si vous avez besoin, utilisez du MCP et oubliez que c'est trendy ou pas trendy, ça peut bien vous aider dans pas mal de cas. Je vous propose d'avancer un petit peu si on veut quand même avoir le temps de manger ce midi. On peut peut-être faire les deux sujets en même temps si vous êtes ok. Sur la partie astrale qui a été rachetée par OpenAI et SpaceX. Alors qui n'a pas foncièrement racheté Cursor mais qui a investi dans Cursor avec une option d'achat à 60 milliards de dollars. Ok, d'accord. Et en fait moi ces deux news me font un peu réagir de la même façon. Alors c'est de se dire un peu ce qu'on disait au début, c'est le monde un peu open source, des projets comme ça qui sortent. Et t'as l'impression qu'après c'est racheté pour le bien ou pour le mal. Parce que souvent en fait c'est de se dire qu'est-ce que deviennent ces projets ? Est-ce qu'ils vivent encore ? Est-ce qu'ils gardent leur indépendance au final ? Je ne sais plus, c'est Anthropique qui a racheté... je crois oui c'est ça la SpaceX on sait qui est derrière est-ce que c'est une bonne nouvelle pour Cursor je ne sais pas, financièrement oui mais est-ce que le produit en lui-même serait une bonne nouvelle je ne sais pas c'est un peu toujours pareil on s'habitue à utiliser des produits plus ou moins open source parce que Cursor pour le coup il y a quand même une partie payante Mais derrière, j'ai l'impression qu'en ce moment, les liquidités dans l'IA font que du jour au lendemain, tu peux te retrouver, avoir un projet qui est complètement absorbé. Et Astral notamment, alors moi, je le connaissais par Yuvi, via toi Thierry, qui m'en parlait beaucoup. Et je pense que la communauté Python, alors moi, je sais que chez OVH, j'ai été voir un petit peu sur nos rooms de dev Python. Je sais que ça a un peu bruité, on va dire, sur ce rachat. Donc, je pense que des gens se posent des questions pour le coup.
- Speaker #0
Bref, c'est... C'est entre guillemets un projet qui n'est pas lié à l'IA UV, c'est un outil qui a été développé pour gérer les dépendances à la base, pour accompagner différemment, et probablement au début l'idée n'était pas forcément de remplacer tout, tout ce qui était l'outil PIP dans le monde Python pour installer les dépendances. Il se trouve que les gens qui sont derrière tout ça ont vraiment remis sur le tapis la façon de bosser sur ces sujets-là. alors qu'ils développaient leurs outils en Rust ou pas je sais pas ça a peut-être joué aussi mais très vite ça s'est cristallisé parce que c'était vraiment très performant par rapport à ce qu'on avait leurs idées étaient vraiment bonnes, ils sont allés piocher dans les autres écosystèmes j'adore le parallèle entre UV et Cargo qui est l'outil du monde Rust et ça a apporté un petit vent de fraîcheur sur ces outils en plus ils bossaient derrière sur les deux autres outils qu'on voit Ruff c'est un outil c'est un linter à la base pour Python TY c'est un outil de vérification du typing qui est beaucoup plus récent, qui n'a pas eu le temps de sortir en release-release avant d'être racheté par OpenAI. Et à côté de ça, comme ça fonctionnait bien, ils avaient aussi repris un truc qui est important. Dans le monde Python, pour installer Python, il y a aussi ce qu'on appelle les Python stand-alone. C'est-à-dire qu'on prend vraiment, tu prends Python, tu le poses sur la machine, tu dis c'est ça mon Python et ça s'exécute, il y a tout ce qu'il faut. Et ils avaient mis les infrastructures pour pouvoir le builder, le prendre en charge. Donc, ils ont eu une croissance, en tout cas une emprise assez rapide sur l'écosystème Python, avec une approche qui, jusqu'ici, est saine, ouverte, open source. Mais la gouvernance, aujourd'hui, puisque c'est le vrai sujet derrière tout ça, ce n'est pas le projet, le projet est open source. Demain, ça tourne mal, quelqu'un peut le forquer. Ça, c'est la grande phrase du monde open source. La réalité, c'est qu'il faut du temps, de l'énergie et de l'argent pour faire vivre un projet sur cette taille-là, et que du coup c'est... Le moment où une mauvaise décision va être prise, il sera dangereux. Et la décision, ça s'appelle la gouvernance sur un projet. Et je n'ai aucune idée, et je pense que même chez Astral, ils ne sont pas sûrs à 100% de ce qui va se passer chez OpenAI. A priori, de tout ce que j'ai lu, parce que j'ai quand même beaucoup lu de sujets autour, l'idée d'OpenAI, ce n'est pas d'acheter une technologie pour se l'accaparer dans ce truc-là. C'est juste que c'est un accélérateur pour plein de choses pour eux. Et je pense que c'est plus un placement au passage, je dirais pas anecdotique, mais on parle pas de plusieurs milliards de milliards non plus pour Astral. Donc c'est juste pour sécuriser un truc qui était important pour eux et pour aller un peu plus vite sur plein de sujets. Je pense qu'ils avaient des besoins autour du typing et tout ça. Et du coup, je fais le parallèle avec ce que tu as dit avec Anthropic et Bun, c'est pareil. Les outils à la cloud code sont basés sur une technologie qui éventuellement a besoin de ces outils-là. Donc ils sécurisent ces projets-là. à leur vision. Pour moi, le projet, il n'est pas en danger quand il est open source et qu'il a une fondation. Au contraire. J'aurais préféré une approche, une grosse fondation et ces entreprises viennent mettre de l'argent. On a Linux Foundation, Python est une fondation. On sait que ce modèle-là fonctionne. Malheureusement, on sort de la technologie, chacun fait son opinion de ses sujets. Il y a un aspect politique et économique sur ces sujets-là. Et pour SpaceX, j'ai peur que ça soit plus dans cette veine-là. C'est prendre contrôle d'un truc qui est visible et on va faire du buzz avec aussi. Et j'espère pour le projet Cursor qu'ils vont résister à tout ça. C'est un bel outil. Je ne l'utilise pas du tout au quotidien. J'ai d'autres formules pour utiliser, mais je trouve que c'est un beau projet. Le prochain, je le verrai bien. C'est Warp, par exemple, qui a un terminal avec un peu d'IA aussi. J'ai commencé à l'utiliser cette semaine réellement depuis le temps qu'il est dans ma to-do list. potentiellement un autre des mastodontes peut se dire je vais acheter ce type de technologie. C'est l'achat de technologie en vue d'eux dans certains cas.
- Speaker #1
Ce qui est dingue au final par rapport à ce qu'on dit là, c'est que moi j'ai connu l'époque où les gros acteurs créaient des outils, des frameworks parce qu'ils en avaient besoin et ça devenait des projets open source. On a plein des frameworks. Meta, par exemple, avec Facebook, a créé plein de frameworks JS parce que leur site en avait tellement besoin. Netflix, pareil, etc. Il y a plein d'exemples de très gros projets open source que tout le monde utilise maintenant qui sont issus des boîtes qui faisaient la tech. Et en fait, j'ai l'impression qu'avec la manne financière que représente Ilya, en fait, on n'a même plus ce côté-là. on n'a même plus ce côté ah ok tiens j'ai besoin je vais créer un truc non je vais d'abord acheter parce que j'ai de l'argent facile entre guillemets je fais par exemple OpenAI qui est déficitaire de 13 milliards de dollars par trimestre c'est pas quand même une paille Ils achètent une boîte, si demain en fait il n'y a plus d'OpenAI, qu'est-ce qui va se passer sur UV qui était quand même massivement utilisé dans la communauté ? Effectivement, on peut reforquer, on peut tout ça, mais le mal pourrait être fait, pareil pour Bun, pareil. Je trouve ça super, je trouve que ça change. Alors, il y a toujours eu des rachats d'entreprises, mais c'est plutôt des rachats d'entreprises. Là, je trouve que le côté racheter les boîtes qui sont à l'origine d'un framework plutôt que soi-même développer ses frameworks, on change aussi un peu de paradigme. des gens qui faisaient la tech jusqu'à maintenant. Mais c'est peut-être le vieux con qui parle. Mais voilà. Je trouve que ça a toujours bizarre, en fait.
- Speaker #0
Il reste peut-être un peu trop d'argent pour leur bien. C'est peut-être ça, l'idée.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça. Ça fait un peu en fangaté, en fait. Je veux un truc, je l'achète. Voilà. Comme ça, je suis tranquille.
- Speaker #2
C'est pas faux,
- Speaker #1
hein ? Ouais. Bref. Assez parlé d'IA. Aurélie, on va parler un peu de Cloud. On va te faire plaisir.
- Speaker #2
Donc du coup, c'est à ce moment-là que je me réveille, c'est ça ? C'est ça.
- Speaker #1
Je te propose de parler un peu de trois news, deux notamment où il y a un blog post chez nous sur la partie conteneur, et puis une plus générale où il y a une review, pour le coup, externe de notre Kubernetes. On a le droit aussi un peu d'être fier de ce qu'on fait et qui est plutôt pas mal. Je te laisse en parler.
- Speaker #2
On peut. Oui, alors, du coup, premier lien. Donc, du coup, voilà, c'est un article de blog très complet qui a été publié sur le site de EU Cloud Cost. Et en fait, c'est un test et une review de notre offre de cube. Ce qui m'a plu dans ton article, c'est qu'il passe du temps sur le test de l'offre mais également donc il met en avant en fait tout ce qui est réseau vrac et son côté très très très mature en fait et sur le support solide de terraform et de open tofu donc voilà ça ça
- Speaker #1
fait très plaisir toi oui c'est c'est assez terraform non mais c'est un très bon article en plus ils utilisent canfs donc je ne peux que le féliciter C'est assez didactique en plus, donc allez jeter un coup d'œil, il n'y a pas d'opinion forte pour ou contre, il est très transparent sur ce qu'il a aimé et sur ce qu'il n'a pas aimé, et allez voir, c'est toujours sympa d'avoir ce genre d'effort qui a été fait par une personne extérieure à OVH.
- Speaker #2
Le deuxième lien, c'est un article de blog sur la... Donc là, comment on peut créer un secret sur le secret manager et l'utiliser dans un secret cube grâce à la sortie du provider OVH pour l'external secret opérateur ? Et ça, c'est cool.
- Speaker #1
Mais j'ai une petite question Aurélie, il me semblait avoir vu. Alors oui, tu n'es pas du tout au courant de ma question en plus, donc effectivement, attends-toi au pire.
- Speaker #2
On n'a pas préparé ça.
- Speaker #1
Quand je regarde ton article, c'est bizarre, j'ai vu des articles où la vignette de présentation me semblait un peu plus dessinée. Qu'est-ce qui se passe Aurélie ? Aurais-tu cédé aux sirènes de la génération du masque ? Alors,
- Speaker #2
c'est une très bonne question. C'est une très bonne question. Alors en fait, je me suis dit qu'au lieu de mettre la Aurélie Stoutch dans les articles de blog d'OVH, Je ne sais pas... pris, on va dire, la partie d'utiliser de l'IA générative pour générer en mode chili toutes les vignettes de tous les articles de blog que je fais sur Blog.EH. Mais à chaque fois, je ne sais pas si tu te remarques, il y a quand même la petite touche, Aurélie, où je rajoute des petits logos de petites choses parce que je suis obligée. Mais oui, ça y est, c'est, on va dire, c'est... Public Aurélie utilise de l'IA générative.
- Speaker #1
Elles sont très jolies, tes illustrations. Qui bien chaque fois.
- Speaker #2
Pardon,
- Speaker #1
j'ai digressé avant que tu présentes le troisième lien, c'est parce que ça me faisait sourire.
- Speaker #2
Ah bah oui. Non mais, pour moi en fait, c'est le blog de mon employeur, mon entreprise. Donc, je ne voulais pas en fait... que les vignettes soient trop teintées. C'est mon parti pris. Je ne sais pas s'il est bon ou pas, mais voilà.
- Speaker #0
On pourra discuter de chibi. Je suis un grand spécialiste des prompts où ça finit par « Use chibi style pour les vignettes de calme » .
- Speaker #2
Chibi style.
- Speaker #0
Il y en a qui le comprennent bien et d'autres moins bien.
- Speaker #2
Oui, alors, oui, oui, je suis d'accord avec ça. Non, mais, c'était une très bonne question. Merci, Steph. Et le troisième lien, en fait, c'est un article qui est maintenant à quelques jours, semaine ? Oui. Et en gros, du coup, c'est Euh... Comment on peut montrer les super pouvoirs de hardware, donc du registre privé chez OVH, pour sécuriser son application ? Donc en gros, de la génération facile du S-BOM, au scan des images en automatique. Donc voilà, la sécurité de la software supply chain grâce au registre de OVH. Ouais.
- Speaker #1
Et si vous posez des questions, si après avoir lu cet article, vous voulez voir en action, je vous conseille un très bon replay de la meilleure conférence du monde, Torrent Tech, où Aurélie a donné un super talk qui rentre vraiment, vraiment dans le détail. Ça fait un peu fondre les neurones, mais ça fait toujours du bien d'un peu réfléchir sur tout ça. Et allez voir, il y a plein d'exemples sur tout ça. C'est vraiment un très bon talk, et en plus dans une très belle conf. Oui, j'ai encore... caser tourne-tête, mais c'est comme ça.
- Speaker #2
Comment tu fais ?
- Speaker #1
C'est un métier,
- Speaker #0
monsieur, madame.
- Speaker #2
Tous les podcasts qui arrivent.
- Speaker #1
Justement, encore, c'est un métier. Transition, on parle de conférences. Je vous propose de finir par les conférences. On est légèrement à la bourre. Juste, toutes celles et ceux qui nous écoutent en faisant leur footing. Moi aussi, j'écoute des podcasts en faisant un footing. Et pour certains podcasts, j'ai pris le parti pris de le faire sur deux footings. c'est pas grave,
- Speaker #0
c'est ok ne faites pas un footing de deux heures juste pour aller au bout du podcast je vois ça va dépasser même quand je fais un 10 km ça va pas du tout du coup je vous propose de parler de conférences alors en
- Speaker #1
étant assez efficace mais je pense que ça vaut le coup quand même de parler un peu de Devox, le dernier Devox France intense, trois jours tu le disais Thierry, nous on était et... speakers et aussi sur le stand et de faire un petit tour de, je ne sais pas, s'il y a un truc que vous rapportez et puis si vous avez une ou deux confs que vous avez eu la chance de voir et dire aux gens, jetez-vous sur le replay. Alors, je le dis tout de suite, ce n'est pas parce qu'on va vous parler d'une ou deux confs que les 253 autres conférences sont mauvaises. C'est juste qu'on ne peut pas avoir toutes les confs à Devox. Donc, ne vous inquiétez pas, mesdames et messieurs speakers, ce n'est pas qu'on ne vous aime pas, c'est juste qu'on n'a pas pu venir vous voir. Mais voilà, je voulais un peu voir votre ressenti. Je ne sais pas Thierry, si on commence par toi. Ce Devox, alors, tu le dis comment ?
- Speaker #0
Comme tu dis, intensément, mais cette année c'était un peu... Alors, je suis moins un Devox guy en fait. J'ai découvert tardivement Devox dans ma vie. C'était que la troisième fois que je venais, mais cette fois-ci, pas de stand, pas de talk, rien à préparer. Et du coup, pour la plaine, j'avais vraiment préparé. Tu dis, c'est dur de voir des talk. Ça reste dur dans ces conditions de voir. Il y a vraiment beaucoup de monde. J'ai eu le fameux « tu te précipites » et « la salle est pleine » . Je l'ai eu plusieurs fois. Mais j'ai quand même réussi. Je m'étais bien, bien, bien préparé, notamment le premier jour. Les gens sont peut-être un peu moins percutants sur aller voir les talk. Donc, j'ai vu plein de talk. Mais si je dois en retenir un, c'en est un qui m'a marqué pour plein de raisons. D'abord, parce qu'avant d'y aller, j'avais déjà plein de choses en tête. et que ça va changer des choses que je vais faire dans des projets. Je suis allé voir le talk de Cédric Champot et j'ai mangé le nom Max... Max Ridal, un de leurs... Merci. Les deux contributeurs principaux du projet Tambouille. Tambouille qui est un framework de TUI en Java. Et c'est l'année dernière où j'avais fait un talk sur les TUI où j'avais essayé de présenter plein de langages et j'avais un... truc qui marchait un peu, qui avait un truc expérimental dans Spring et tout, mais j'avais rien de satisfaisant. Et là, quand j'ai vu passer Tambouille, en plus, Cédric m'avait pingé exprès, il me taquinait avec ça et tout, mais j'étais un peu réticent pour tout vous dire à y aller, parce qu'il avait énormément communiqué sur « j'ai pris Ratatouille, j'ai vibecodé, oh là là, c'est facile, paf, j'ai Tambouille » . Et en fait, pas du tout. Arrête de communiquer. Cédric, je te l'ai dit en direct, je le redis dans le podcast, ça n'est pas vrai. Ce projet, il y a... un boulot de dingue qui a eu lieu après. Il a amorcé avec ça. OK, il fallait une base de départ. C'est la base qu'il a choisie. Derrière, il y a tout un boulot. Et donc, je suis allé voir le talk. Non seulement le talk, mais je suis allé, il y avait un mythe aussi, où on pouvait les rencontrer et discuter. C'était encore plus intéressant. Et vraiment, chapeau pour le boulot qui a été fait, parce que... Ce n'est pas le langage que j'utilise. Tu le sais Stéphane, tu en es désespéré au quotidien. Mais c'est un langage que j'ai beaucoup utilisé professionnellement. Personne n'est pas prêt à y revenir. Mais bien sûr. Et je vois qu'il y a beaucoup de choses qui ont bougé dans cet écosystème. Donc en plus du talk, j'ai eu la chance de partager une soirée avec plein de gens merveilleux, José Pomar, Rémi Forax. J'étais un peu dans mes petits souliers. C'était des grands de l'écosystème Java. Ils ont été adorables. On a beaucoup parlé de Java et notamment un petit peu de Tambouille. Et je retiendrai ça de Devox. C'est, pour moi, un projet où je vais forcément faire des choses dans l'année qui arrive avec. Ça va changer des choses pour moi. Ça reste un truc très communautaire. Je sens que le monde Java a bougé pour moi, moi qui le suis de loin. Il y a vraiment un truc communautaire qui a bougé. Je vois, tu m'avais fait découvrir aussi J-Bank, des choses comme ça. Il y a plein de choses qui n'existaient pas qui ont bougé. Et le petit rappel que je fais aussi quand je travaille chez Dataiku. J'adore Python, mais il faut parler aussi des autres écosystèmes. Aujourd'hui, je ne sais pas quels sont les chiffres, je n'ai pas de baguette magique pour avoir les chiffres, mais le nombre d'applications d'entreprises qui sont plutôt basées sur Java ou sur PHP, je pense aujourd'hui, même si Python a pris le dessus sur plein de trucs, je pense qu'ils sont encore largement en tête.
- Speaker #1
Il y en a un peu.
- Speaker #0
Toujours y penser quand vous faites un produit, pensez à Java, pensez à PHP. Voilà. pense faire un petit comeback si des conférences veulent de moi, je pense reproposer une V2 de mon talk sur les TUI, il y aura du Java et j'espère qu'il y aura du PHP. Donc ça, c'était mon DevOps. Et je fais juste un bisou à Marie-Alice Blett, qui n'était pas à DevOps, qui était à Mixit, qui est venue à Tadix, je pense, avec le même sujet, qui a fait un boulot formidable pour, tu parlais de pattern, de système agentique, c'est aller voir les replays, allez la voir si vous la voyez en conférence, c'est génial.
- Speaker #1
Le talk de Marie-Alice est merveilleux, j'ai eu la chance effectivement il y a deux jours de la recevoir à Tadix elle a fait le même talk à mes sites mais en version un peu étendue parce qu'on avait le temps et du réseau internet cette chance ah oui cette chance et donc le talk est vraiment magnifique et tu parlais de ton bouil, effectivement moi aussi je pense que je vais je pense que j'en suis sûr parce que j'ai mon talk sur Picocli et que j'appelle Jarvis qui a été pris cette année et je vais bien sûr euh du coup, le modifier pour rajouter ton bouille dedans, pour avoir une vraie TUI sur toute la démo que je fais de Quarkus, Picocli, etc.
- Speaker #0
Si j'ai l'occasion pour que je revienne voir ton talk Picocli, que je commençais à connaître presque par cœur, c'est génial.
- Speaker #2
Mais oui,
- Speaker #0
il fait vivre ses talks. Voilà un professionnel, messieurs,
- Speaker #2
dames. Non, mais c'est en plus très important, je trouve, de mettre à jour les talks. Parce que, bah, Chaque fois qu'on le présente, entre temps, on a vu d'autres news, d'autres talks, etc. Donc du coup, ça aide à l'amélioration.
- Speaker #1
Carrément. Tiens, justement Aurélie, comme tu as le micro, toi ton dévox, si tu as une chose à retenir, et ou un talk qui t'a un peu marqué, qu'est-ce que tu nous partagerais ?
- Speaker #2
Alors de mon côté, j'ai adoré cette édition en fait. Très bonne ambiance, très bonne qualité on va dire de tout. Alors oui, je n'ai mangé qu'une pomme le mercredi et quand un talk a 17h, il faut prendre de l'énergie. Tu vois, donc c'était pas évident mais on va dire que tout le reste est top. Du coup, on va rentrer au... talk et le stand, j'ai pu voir que deux talks. Et, bah, tous les deux, en fait, très bien. Et, à dire que celui que, bah, j'ai aimé, c'est le lunch talk de Clara. C'était CVE versus CWE, versus CWE, de la correction des failles à l'éradication des causes. profonde et et bah et et bah car le truc en fait c'est que cela m'a permis de découvrir c'est quoi une CWE on entend jamais parler en fait et bah alors que c'est grâce à la Ces deux, du coup, qui est l'erreur de...
- Speaker #0
conception, c'est grâce à elle qu'il y a des failles qui sont trouvées. Donc, très bon talk de 20 minutes. Et elle s'en est très bien tirée malgré le gros stress qu'elle avait. Elle est trop forte. Donc, allez voir si on vous plaît.
- Speaker #1
Bravo, Clara. Effectivement, c'est toujours impressionnant, un talk, un dévox. Moi, si je dois... tenir une chose. Moi, j'ai vu un talk en trois jours. Je l'ai bien aimé. C'était José et Jean-Michel. J'ai pris des valeurs sûres, quitte à avoir qu'un seul talk. José et Jean-Michel en amphi bleu.
- Speaker #2
Avec le quiz.
- Speaker #1
Aurélie, un quiz avec 750 participants. Oui, c'est possible. Eux, ils sont montés à 750 participants. C'était très rigolo. Allez voir le replay. Je ne suis pas sûr qu'il soit très audible parce qu'on a beaucoup discuté. Ça a beaucoup débattu. dans l'amphi donc c'était un peu un jeu de sur les syntaxes java un peu les pièges je voulais faire aussi un gros coucou à toute l'équipe ovh j'ai passé mon meilleur des vox en tant que stand ça fait cinq quatrième fois on était sponsor et c'est vraiment le meilleur que j'ai fait donc un gros un gros merci à toute l'équipe des vox qui a monté le stand qui a fait tout ce qui est autour du stand et qui a participé à animer ce stand vraiment merci à vous ça aurait pas été la même Je vais aussi, mais là je suis peut-être un peu orienté, faire un gros coucou et un gros merci à tous les Redcoats, dont une en particulière, qui font un boulot énorme et qui sont plus de 60 à 80 kilomètres sur les trois jours. Sans eux, en fait, il n'y aurait pas de Devox non plus et je pense que c'est assez énorme. Et moi, ma conclusion de Devox, c'est qu'aussi tout ce qui se passe aux Canadiennes reste aux Canadiennes. C'est un peu le mantra de Devox. pour celles et ceux qui étaient à Devox ou qui seront à Devox, vous comprendrez que le Canadien est un point de passage obligatoire pour bien vivre son Devox. En tout cas, moi,
- Speaker #2
je l'ai découvert cette année. C'était une découverte pour moi, tu vois. Mais c'est vrai que c'est sympathique. Et tu as mis une fois raison, juste ce que je voulais rajouter. Quand vous êtes dans des conférences, à commencer par Devox, ayez toujours un petit mot gentil pour tous les bénévoles que vous croisez parce que les conférences n'ont pas lieu sans ces bénévoles. Et à l'échelle de Devox, je pense que les polos rouges m'impressionnent effectivement. Et il reste gentil jusqu'à la dernière minute. Gros bisous à deux personnes que je ne connaissais pas, que je suis allé voir au moins dix fois le vendredi parce que j'avais perdu ma casquette dans un atelier. Je ne l'ai pas retrouvé. Mais ils étaient adorables à chaque fois que je suis passé. Je trouve ça super.
- Speaker #1
Ils sont vraiment cool. Parlons conférences. Du coup, toujours pareil, si vous voulez ne pas louper une conférence en attendu, en sponsor ou en speaker, je ne vous conseillerais que... le site d'Aurélie, developers.event, vous avez tout dessus. Allez dessus et puis participez aussi, aidez Aurélie à le maintenir parce que c'est un gros boulot. Allez voir. Nous, c'est chez OVH, c'est un outil principal pour suivre l'évolution de toutes les conférences et je sais que c'est le cas dans beaucoup d'entreprises.
- Speaker #2
À Réchi Dataiku, c'est devenu l'outil de référence, c'est trop bien. Merci beaucoup Aurélie.
- Speaker #1
N'hésitez pas à lui dire, Aurélie, qu'elle ne fait pas ça pour rien, parce que ça fait toujours plaisir aussi, quand tu fais un gros projet comme ça, open source, de savoir que c'est utilisé, que ça sert. N'allez pas scraper en loose-day les données sans rien dire.
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
jamais. Bref. Et donc Thierry, avant de raccrocher, est-ce qu'on te voit à des conférences avant les vacances ?
- Speaker #2
Alors j'ai été moins actif, mais il m'en reste une. Avec grand plaisir, je serai à Rivière-Adève. qui est 6-7-8 juillet si je me remue et vite, là j'ai pas fini ma réservation j'étais en train de regarder ça j'essayais d'avoir l'information parce que ça fait 3 jours il y a quand même un sacré trajet est-ce que je viens la veille, je repars le lendemain donc j'étais en train de voir si les orgas pouvaient me dire un peu si j'étais plutôt planning début ou fin parce que je ferais peut-être une demi-journée de moins début ou fin,
- Speaker #1
je vais voir si tu fais pas un début dive,
- Speaker #2
normalement déjà t'es pas le lundi je crois que c'est ça c'est le deep dive le lundi mais bref je serai avec grand plaisir là ou je serai très intimidé maintenant que j'ai vu le talk de Marie-Alice puisque j'ai un sujet sur les systèmes agentiques et les frameworks mais je me sens tellement timide à côté de la qualité de ce qu'elle a présenté après elle m'a donné plein d'idées, on en a discuté je ferai tout mon possible pour rendre honneur à nos discussions Marie-Alice,
- Speaker #1
promis inutile de dire que j'ai un peu profité de ma de... de sa présence il y a deux jours on a été boire un verre après Tadix j'en ai aussi un peu profité on se verra on se verra tous les trois à Rivière-Adès si je ne m'abuse trop bien Rivière-Adès c'est un peu ma conférence de clôture que j'aime beaucoup qui va avec ma conférence d'ouverture que j'aime beaucoup Jock Summercamp et j'espère je croise les doigts pareil je croise les doigts si je suis grand speaker je participerai à la loterie pour essayer d'être au moins en attendu Et... au Juxumer Camp. Bon, on n'est pas mal, 1h34, désolé pour ceux qui courent, on a bientôt fini, vous allez pouvoir bientôt ranger les baskets. Thierry, merci, est-ce que tu as un petit dernier mot, une dernière chose que tu voulais nous partager après cet enregistrement ?
- Speaker #2
Alors j'ai toujours trop de choses à dire, mais je vais essayer de rester court et simple. D'abord, je vous remercie, c'est très plaisant d'être invité dans ce podcast. C'est pas parce qu'on l'a vu naître qu'il n'a pas changé. Je trouve que vous faites un super boulot là-dessus et j'adore. Et je vais garder juste un message tout simple qui est en lien avec ce qu'on a dit au début. Si vous avez un peu de temps, si vous avez un peu de passion, trouvez un moyen de la partager, ça vous apportera des choses aussi. Un des talks que j'ai vu à Devox, parler aussi de comment donner aux autres, c'est se donner à soi-même. C'est très philosophique, mais c'est très vrai. Donc, trouvez des petites initiatives. Peut-être que vous allez pouvoir parler. vous allez pouvoir aider un meet-up, peut-être que vous allez monter un atelier pour les enfants, pour leur faire des couronnes numériques. N'hésitez pas, j'ai absolument aucun regret. Je pense que Mixtine, par exemple, restera une des plus grandes fiertés, y compris de ce que j'ai pu faire professionnellement. Et je finirai avec ce grand bisou, même si je l'aurais dit sur place, je le dis publiquement, au déléro, vous avez fait un truc formidable avec Mixtine, c'est le faire vivre, le faire perdurer. Et je serai là autant que je pourrai pour que ça continue. Et dans les autres villes et les autres confs, bougez-vous. On peut vous aider. Faites-le. Voilà, ça sera mon dernier mot. Et plein de bises à toutes et tous.
- Speaker #1
Je crois que tu as raison. Le partage, ça nous construit nous aussi. Comme tu disais, philosophiquement, est-ce qu'on partage toujours gratuitement ? Même si ce n'est pas gratuit parce qu'on en tire quelque chose, de toute façon, partagez. Vous verrez, vous vous sentirez bien. Après, je suis totalement... totalement d'accord merci à tous les deux, merci Aurélie d'être toujours là merci Thierry d'avoir accepté cette invitation on voulait le faire et du coup ça nous a fait très plaisir, on savait que ce serait un épisode spécial on savait que ce serait un épisode un peu long c'est comme ça, quand on se retrouve on discute et puis merci à toutes et tous, prenez soin de vous et puis on vous dit à très bientôt pour un prochain épisode,
- Speaker #2
bye bye bye bye