- Stéphane
Bonjour tout le monde, et ravi de vous retrouver en ce vendredi 27 février, date de l'enregistrement de l'épisode 26 de Tranche de Tech. Une fois n'est pas coutume, je suis tout seul pour recevoir notre invité du jour, et c'est avec un grand plaisir que je reçois un compère urcidé. En effet, il fut un temps où nous formions un binôme d'urcidés, un coucou de copes, un coubat de copes. Salut Alex, comment vas-tu, et souhaites-tu te présenter pour les personnes qui ne te connaissent pas ?
- Alexandre
Bonjour Stéphane, merci pour l'invitation, ça me fait vraiment plaisir. Moi, je m'appelle Alexandre Touré, je travaille à Worldline dans la branche Transactional Services, où je travaille principalement sur du transport en commun. J'ai le titre un peu pompeux d'architecte, on va dire architecte des systèmes d'information. Je travaille à Worldline depuis 8 ans, où je suis allé dans les services financiers, maintenant dans les services de transport en commun. Donc mon métier actuellement, c'est d'accompagner des développeurs, travailler aussi des fois sur des avant-vents, des fois sur de la stratégie. Enfin, je prends l'ascenseur des fois sur les sujets haut niveau, c'est la réalité du terrain.
- Stéphane
Oui, un peu un couteau suite, comme j'aime le dire. 8 ans déjà, ça fait déjà 8 ans. Le temps passe.
- Alexandre
Ça fait 8 ans. Oui, c'est 2026, ça va faire 8 ans.
- Stéphane
Donc oui, comme je disais en introduction avec Alex, on a un passé commun, on a été tous les deux architectes au sein d'Harmonie Mutuelle, maintenant c'est le groupe Vive je crois, et donc du coup je suis content de te recevoir, d'abord parce qu'on est entre tout rangeaux, on va pas se mentir, on est quand même plutôt pas mal, et on avait pas eu réellement de, je crois pas, je vais peut-être me faire gronder si on en a vu, mais je crois pas qu'on ait eu d'architectes. dans ce podcast et à chaque fois moi ce que j'aime bien c'est qu'on a reçu des PM, des PO et tout ça et c'est souvent des métiers dont on entend des définitions très souvent propres à chaque boîte, notamment mon métier c'est le cas et je sais que le métier d'architecte peut aussi varier donc je serais assez intéressé de voir avec toi au final, donc tu en as un peu parlé mais tu fais quoi ? Tu vas du POC jusqu'à faire quoi ? Tu disais des réponses à appel d'offres ? Tu es dans ta tour d'ivoire et tu es tel un grand sage, tu dis ce qui doit être fait ou pas fait ?
- Alexandre
Alors j'ai fait un peu de tout, j'ai fait de la tour d'ivoire, j'ai jamais été vraiment très à l'aise là-dessus. Parce que pour certains sujets, je pense que ça peut avoir du sens, parce qu'on est sur de la prospective, sur de l'avance, on n'est pas vraiment dans l'accompagnement des équipes, on est vraiment dans un autre cycle de vie. Après moi j'aime bien être un peu dans les business units. même si on est un peu loin du développement de coder tous les jours, mais ça permet de garder un ancrage dans la réalité. On sait que rien n'est parfait, on sait que quand on prend une décision, souvent, je vais prendre un néologisme, mais c'est la moins pire. Donc on essaye de prendre quelque chose qui permet d'adapter, qui permet de s'améliorer au quotidien avec les équipes de développement et d'avoir un peu d'empathie avec les équipes de dev, parce que rien n'est jamais facile. Et je pense que quand on est dans l'équipe, un peu dans la tour d'ivoire, on a peu tendance à l'oublier rapidement. Après, je te dirais que l'architecture, déjà avant de te répondre, l'architecte c'est quoi ? Je te dirais d'abord, qu'est-ce que c'est que l'architecture ? Ce qui est assez marrant, c'est que d'une boîte à l'autre, d'un pays à l'autre, on n'a pas la même définition, on n'a pas les mêmes attentes d'un architecte et de ce qu'on attend de l'architecture. Jusqu'à présent, j'ai trouvé une définition qui me convenait très très bien, que je présente à chaque fois, c'est celle de Grady Butch, l'inventeur du ML. Alors, pour les plus jeunes d'entre nous, c'est les diagrammes des séquences. C'est pas.
- Stéphane
C'est plus un temps où on est obligé de faire un diagramme du ML avant de coder la moindre ligne zéro.
- Alexandre
Là, on va faire vieux combattant, mais c'est Grady Butch, qui est maintenant chez IBM, et qui disait que l'architecture, c'était ni plus ni moins que de la conception. Mais par contre, la conception, ce n'est pas forcément de l'architecture. Là, quand j'ai dit ça, je n'ai rien dit, mais c'est de se dire, l'architecture, on va s'attaquer aux décisions significatives de conception. et quand on dit significatif, ça se mesure par le coût du changement. Donc si on fait l'analogie avec une maison, on va s'attaquer Ausha des matériaux, on va s'attaquer à l'orientation, le chauffage, l'isolation, etc. On ne va pas s'attaquer à la couleur du papier peint ni de la peinture. Je ne dis pas que ce n'est pas important, mais on n'est pas sur cette machette de valeur. Non,
- Stéphane
c'est très strict. durant et qui, comme tu dis, peuvent avoir un coût non négligeable si on se plante.
- Alexandre
Complètement. Ou alors par le passé aussi, de dire, tiens, même à l'inverse. C'est peut-être avec le recul, maintenant, on dit, on va faire les choses très simples. Moi, j'ai eu des développeurs qui sont arrivés, Alexandre, je veux faire du Kubernetes pour insérer des choses dans une base de données. Au bout de 5 minutes, on est arrivé à faire un CSV, l'envoyer en requête SQL, l'envoyer directement CSV import dans Postgre.
- Stéphane
C'est un peu ça aussi le rôle, c'est le recul. Parce que toi comme moi, on a été aussi dans des équipes de dev. Et on sait tous que quand tu es à fond dans ton... Moi, je ne le fais plus, mais j'ai l'impression que maintenant, c'est encore pire avec toutes les notions de sprint où on a dévoué un peu le mot, où on prend le mot pour... le côté rapide alors que c'est pas ça à l'origine mais bref où tout le monde veut produire j'ai l'impression que du coup les devs ont besoin de temps en temps parce qu'il ya quelqu'un qui un peu tu arrives un peu en devant la tête vous attendez prenez le temps peut-être éviter de prendre un marteau pilon pour enfoncer un petit clou comme vous avez besoin quoi ouais
- Alexandre
complètement et puis même moi ce que j'apporte en ce moment c'est plus c'est l'alignement entre les enjeux les enjeux métiers les enjeux réglementaires les enjeux les enjeux techniques L'un des sujets actuellement, c'est tout ce qui est gestion d'obsolescence, gestion des vulnérabilités, etc. De dire comment on fait pour s'améliorer là-dessus. Et justement, il y a des développeurs qui n'ont pas connaissance des fois de certaines contraintes réglementaires. Il y a des contraintes réglementaires qui nous imposent de déployer des fixes très rapidement. Les développeurs n'ont pas forcément la connaissance. Et de la même manière, il y a des fois des exigences métier qu'ils n'en ont pas connaissance. Justement, mon rôle, c'est d'aligner un peu toutes ces parties-là, de dire peut-être que là, tu vas faire trop compliqué parce qu'on n'en a pas besoin. A contrario, là, il faudra peut-être s'améliorer parce qu'on a des contraintes qui nous imposent d'avoir une certaine cadence de livraison.
- Stéphane
Oui, surtout que tu es dans un domaine où il peut y avoir des petits soucis si on ne fait pas trop gaffe à la sécurité. Il y en a quoi ? Voilà, il y en a qui ont essayé et parfois ça peut poser problème.
- Alexandre
Complètement.
- Stéphane
Non, mais c'est rigolo parce qu'effectivement, nous, on a connu, entre guillemets, une autre sorte d'architecte quand on était tous les deux à Harmonie Mutuelle. Moi, ce que j'en retiens de toutes ces années, c'est qu'on était surtout sur le côté garant des normes, entre guillemets, plutôt que parfois aller faire de la prospective ou tout ça. Mais non, c'est super intéressant. Et comme tu dis, je pense que dans quasiment chaque boîte, les métiers d'architecte sont différents, même s'il doit y avoir quand même une base commune.
- Alexandre
Oui, c'est clair.
- Stéphane
Mais du coup, à l'heure actuelle, avec l'IA, ça sert encore les architectes ? Parce que moi, on m'a dit que les dev-val, ça ne servait bientôt plus. Toi, en dehors de la génération de code, je sais que... Il n'y a pas longtemps, je te laisserai l'expliquer, est-ce que tu l'expliqueras mieux que moi, tu t'es lancé un peu dans un truc un peu... Comment dire ? Un peu sympa et un peu what the fuck sur un kata d'architecture piloté par IA. Oui. Donc ça, c'était plus pour le fun. Mais je veux dire, toi, en tant qu'architecte, et aussi par rapport à la relation que tu as, tu parlais avec les devs. Tu sais, il y a un temps, les devs nous disaient non, mais je l'ai vu sur Stack Overflow, ça marche. Puis toi, tu disais, bah oui, mais non, mais les gars, vous avez vu que c'est pas tout à fait ça. Je pense que tu dois avoir maintenant des équipes qui disent « Non, mais t'es gentil, Alex, dans ce que tu nous dis. » Mais en fait, nous, on l'a généré avec Cloud Code et il nous dit que c'était comme ça qu'il fallait faire. Oui,
- Alexandre
c'est... Alors moi, j'ai des développeurs qui sont... Ce qui est assez marrant, c'est que j'ai dans les équipes des développeurs qui sont encore assez frileux sur tout ce qu'il y a. Alors peut-être qu'on n'a pas Cloud Code en interne. Ils n'ont pas encore eu les yeux qui brillaient. Néanmoins, je pense que de toute façon, Je dirais que c'est comme le dev, ça va nous changer, ça va changer le métier. Clairement, je pense, il n'y a pas… Alors, en bien ou en pire, je ne sais pas, en mieux ou en pire, je ne sais pas. On avait voulu se projeter avec un collègue à moi pour faire une présentation justement là-dessus, pour dire en quoi le métier d'architecte va changer, la conception va changer, l'évaluation, comment tu fais pour évaluer ton architecture, est-ce que c'est l'IA qui va te la faire ou pas ? Est-ce que l'IA va te concevoir maintenant, from scratch, ton application à partir des STD ? Je pense que c'est un super outil. Déjà, actuellement, c'est un super outil. Ça peut accélérer le travail. Nous, on l'utilise déjà pour tout ce qui est analyse. Tu peux analyser des fois des documents, des grands documents, d'une centaine de pages que tu as envie de requêter dessus, à la manière Narrag.
- Stéphane
Oui, c'est quand même assez sympa, même pour résumer un truc.
- Alexandre
C'est-à-dire que tu dis, c'est quoi la disponibilité de la plateforme ? Tu n'as pas besoin de faire le sommaire et puis après chercher dans toutes les pages pour avoir toutes les cellules de ta plateforme, etc.
- Stéphane
Oui, et puis sur la génération, c'est pas mal. Tu vois, je suis en train de finaliser un workshop. Et en réalité, j'aime bien mettre des diagrammes de séquences et des diagrammes d'inflectures un peu haut niveau. Et en réalité, je ne sais pas pourquoi, je savais que c'était assez facile de générer du MIRMED. pour mes diagrammes de séquences. Puis j'ai dit, mes diagrammes d'architecture, en fait, j'aime bien Scalidro, mais Scalidro, c'est un JSON. Et j'ai demandé, du coup, à Opus, via OpenCode, de me générer mes diagrammes d'architecture. Et il faut reconnaître que tu gagnes un peu de temps. Moi, je les ai tous retouchés. Tous retouchés parce que, parfois, ils ne peuvent pas s'empêcher d'être créatifs. Tu as beau lui dire, reste, le mec, il te fait des flèches, c'est un peu chelou et tout ça. Mais, tu vois, sur un diagramme, je ne sais pas, qu'à une dizaine de... de composants, tu n'as pas passé l'heure à le faire et tu passes juste 10 minutes à le tweaker comme ça. C'est un truc plutôt pas mal, je trouve.
- Alexandre
Après, là, actuellement, je trouve que quand on voit avec tout ce qu'il y a sur le spec-driven development, etc., alors ce qui est bien maintenant, c'est que ça... Maintenant, on a des développeurs qui font des specs. C'est ça.
- Stéphane
Quand tu vois comment on ne voulait plus, plus personne ne voulait écrire des specs fonctionnels, des specs... techniques et quand tu vois l'approche bmh j'en ai parlé au dernier podcast il ya thierry chantier qui a fait un ou deux live dessus où les gens ils s'extasient à écrire des specs fonctionnel pour expliquer ce qu'ils veulent faire et les y a fait nous nous l'imposer parce qu'on ne voulait pas le faire était content de ne plus l'avoir et là vous êtes en train de nous dire qu'on écrivait pas j'ai des pages de markdown pour expliquer à quelqu'un pour que le truc il ya un truc qui est un peu...
- Alexandre
En fait, il y a un mouvement dans toutes les entreprises où j'ai été. Les managers étaient réfractaires à faire du code, des fois dans des DSI. Je parle des DSI, pas des éditeurs de logiciels. Ils disaient, on va coder un programme, non, ce n'est pas bien, il vaut mieux acheter un logiciel, etc. Et là, maintenant, on a pareil avec les IA. On va pas coder, c'est l'IA qui va le coder, donc c'est super. Bon, ok, soit. Mais on va faire les specs. C'est-à-dire qu'il y avait toujours... mais ça fait que... quelques années que je travaille, maintenant, il y avait toujours un mouvement de fond qui disait que les développeurs, il fallait plus s'orienter vers le métier, il fallait plus s'orienter sur les specs. On a eu l'offshore, on a eu les projiciels, etc. Et là, maintenant, on a l'IA.
- Stéphane
Mais tu as raison. En fait, au final, l'idée est la même derrière les gens qui pilotent ça. C'est de se dire, je n'ai pas envie d'avoir une armée de développeurs et développeuses qui font des trucs que je ne comprends pas. Et comme tu dis, on est passé par du code généré, par des trucs à la WinDev et tout ça, en disant n'importe qui pourra faire le truc. Et là, avec l'IA, c'est un peu le côté magique du... En gros, on a la mémoire qui reste grâce au spec. Et puis, la partie code, c'est un point de détail, en fait. C'est un détail d'implémentation, comme j'aime dire. Et donc, c'est généré. Et il faut voir ce que ça donne. Après, je pense qu'il y aura quelques petites désillusions. Je pense que déjà... Premier impacté, moi ce que je voyais c'était tous les vendeurs de SaaS. Alors il y a eu tous les vendeurs de SaaS qui ont créé des SaaS avec l'IA, mais là ils se sont fait défoncer parce que dès qu'ils l'ont ouvert, de toute façon ils se sont fait hacker. Mais tous les vendeurs de SaaS entre guillemets qui apportaient une très faible plus-value à part un petit outil pour gérer des to-do et des trucs comme ça. Là c'est vrai que l'IAGN leur fait mal parce que les boîtes ont tendance à dire j'ai besoin d'un outil interne, je demande un cloud code, je mets une personne dessus et puis j'ai mon outil qui fait à peu près le truc.
- Alexandre
C'était le PDG de Microsoft qui avait annoncé ça déjà il y a quelques mois, je ne me souviens plus, qui disait, de toute façon le sas est mort ou un truc comme ça, je ne sais plus si c'était le PDG de Microsoft qui avait annoncé ça ou quelqu'un d'autre.
- Stéphane
Moi je pense qu'effectivement il y a des trucs qui vont disparaître, après on en parlera un petit peu plus tard. De là moi à mettre en production une application critique totalement générée. Il y a deux ou trois trucs que je regarderais avant quand même. Mais en tout cas, pour la partie outils, comme tu disais, des projiciels qu'on nous vendait à tour de bras en disant vous allez améliorer vos KPIs et tout ça grâce à mon super outil interne, tu te rends compte que maintenant, il y a beaucoup de gens qui font des raccourcis.
- Alexandre
De toute façon, je crois que c'est la semaine dernière ou cette semaine, il y a eu... Claude justement, Anthropik avait sorti un logiciel pour scanner les vulnérabilités et tout ça et toutes les boîtes qui étaient sur ce secteur là en bourse ça a chuté.
- Stéphane
ça c'est un des autres trucs c'est que c'est tellement instable en ce moment dès qu'il y a un truc qui sort, dès qu'il y a une annonce qui est faite après moi ce que je constatais tu vois, t'en parles avec le soft de Claude, c'est qu'on a eu je trouve en 2025, on a eu beaucoup beaucoup beaucoup les effets d'annonce de modèles, un peu comme les javascript, toutes les semaines il y avait un nouveau modèle il y a toujours des annonces de modèles Merci. Par contre, je trouve que ce qui bouge un peu, on en parlera après dans les news, c'est que c'est le software maintenant qui est autour de l'IA où toutes les semaines, tu as un truc nouveau qui sort, qui est censé changer la donne, et le modèle qui est utilisé derrière, il passe presque au second plan. C'est plutôt ce que le software apporte. Et ça, je trouve ça assez notable comme changement un peu de spec. C'est qu'on sort un peu du « regardez, j'ai le meilleur modèle » . C'est cool. Comme on parle d'IA, je te propose qu'on bascule tranquillement sur les news tech. La première news que tu as apportée, j'allais dire encore un qui annonce ça. Il y en a qui l'ont annoncé, qui sont revenus en arrière. Spotify indique qu'ils ont des devs qui ne codent plus depuis décembre, grâce ou à cause de l'IA. Après, on fait comme on veut. Je suis toujours pas amusé, mais en tout cas curieux de ce genre de décision. Quand je dis qu'il y en a qui ont essayé, c'est que, je ne sais pas si vous vous souvenez, mais le PDG de Duolingo, il y a mi-2025, a annoncé licencier la moitié de ses devs qu'ils aient Duolingo pour notamment, surtout la partie conception des générations des questionnaires, en disant, je n'en ai plus besoin, c'est l'IA qui fait tout. Et donc, ça a soulevé un tollé. Et cinq mois après, il est rembauché euh... plus de 50% des gens qui l'avaient viré. Et là, Spotify, ils sont partis sur dire que ça ne sert plus à rien d'avoir des développeurs, c'est ça ?
- Alexandre
Plus ou moins, en fait. Ils ont dit que de toute façon, depuis décembre, ils ne codent réellement plus, en fait. Ils ont un système qui s'appelle Onk, qui leur permet de, ce qu'ils disent dans leur communication, de coder avec vélocité, etc. Ils ont développé plusieurs features là-dessus. Je suis un... On revient sur la même discussion, mais je ne sais pas comment ils ont fait derrière pour cadrer le niveau de qualité, pour cadrer le fait que ça soit propre à la production, que ça soit adapté à leurs standards, etc. Peut-être aussi qu'ils font ça, c'est peut-être aussi une communication pour leurs actionnaires, ni plus ni moins, parce qu'en ce moment, si tu veux être bien vu par des actionnaires, il faut faire de l'IA. Mais c'est assez intéressant de voir. Je dis intéressant dans tous les sens du terme. C'est comment ils ont utilisé l'IA pour créer justement des fonctionnalités de plus codées. Donc je pense qu'on en revient sur les specs. Je pense qu'ils ont dû faire des markdowns remplis de spécifications pour créer leurs nouvelles fonctionnalités.
- Stéphane
Oui, plus tard qui sont... Ils ont peut-être transformé, pardon, je t'ai coupé, mais ils ont peut-être transformé aussi le fait que leurs développeurs ne développent plus du produit, mais peut-être qu'ils développent les outils, notamment, parce qu'ils ont forcément dû passer par quand même paramétrer, faire des gros trucs pour que ça génère ce qu'ils veulent. Et comme tu dis, écrire des specs, mais je pense qu'ils ont dû aussi développer des outils. Après, pourquoi pas, si maintenant on passe plus de temps à développer les outils qui permettent de générer nos codes applicatifs, ça reste du métier de dev.
- Alexandre
Oui, complètement. Dans leur exemple, dans l'article, si tu regardes bien, ils disent qu'un ingénieur, pendant son transport le matin, dans Slack, il peut demander à Claude de corriger un bug. Là, on est vraiment dans le genre de liste avec Iron Man. Vas-y, corrige-moi le bug, et tu as Claude qui se lance pour corriger le bug.
- Stéphane
On y reviendra, parce que j'avais une autre news un peu dans le même esprit sur la paralysation. Mais oui, oui, c'est... Après, pourquoi pas ? Moi, je suis toujours plutôt curieux. Je sais pas, tu vois, j'essaie de ne pas sombrer soit dans le pessimisme, en disant que c'est la catastrophe, c'est ce qui va nous arriver, ou à l'inverse, de complètement être réfractaire à tout ça. D'essayer d'être un peu sur une zone grise pour essayer de comprendre. Et aussi, ça dépend tellement des business de tout le monde. Tu vois, ça va bien Spotify. Peut-être que c'est complètement inadapté pour d'autres boîtes. Comme on dit souvent, on n'est pas tous Netflix ou Apple OS.
- Alexandre
Après, comme disait, pour les fans de Star Trek qui écouteront le podcast, toute résistance est inutile.
- Stéphane
De toute façon, moi c'est ce que j'ai toujours, et pourtant je suis un mauvais exemple, j'avais écrit un blog post il n'y a pas si longtemps que ça, c'est que ça fait que récemment, par OpenCode, que je me suis vraiment mis à avoir l'IAgen, dont je me sers tous les jours en tant qu'outil dans ce que je fais, parce que ça me saoulait quand je faisais mon code et je voulais vraiment comprendre ce que je fais, et moi ce que je dis souvent, c'est que le mieux c'est de ne pas être réfractaire. Ça ne veut pas dire qu'il faut faire n'importe quoi et qu'il faut juste poser son cerveau. C'est juste de se dire, OK, de regarder au moins comment ça fonctionne, comment on l'utilise. Et puis après, chacun a sa sensibilité. Moi, ce qui m'ennuie dans tout ça à chaque fois, c'est qu'on en a un peu parlé en introduction, c'est que quand le business et l'argent arrivent dedans, typiquement un mec comme de chez Spotify qui dit ça, tu vas avoir derrière 2000 entreprises qui vont dire, ah bah vous voyez, on vous l'avait dit que les développeurs, ça ne servait à rien et qu'il faut les remplacer par de l'IA. C'est ça qui est un peu dommageable.
- Alexandre
Complètement.
- Stéphane
Mais bon, de toute façon, comme tu dis, ça ne sert à rien de lutter, il vaut mieux essayer de comprendre. Nous, de toute façon, l'objectif, c'est de rester encore quelques années, et puis après, on sera là, soit on ira pêcher au bord d'un lac, soit on sera là pour corriger les bugs en Java, parce que plus personne ne saura faire de Java. Justement, en termes d'outils, tu parlais du métro, ça m'a fait penser à ça. Je pense que tu as dû voir passer la trend. En tout cas, ça fait beaucoup de bruit. Donc, OpenCloud, anciennement OpenCloud, je crois. Ils l'ont renommé OpenCloud parce qu'Enthropique était moyennement content de ce choix de nom. Donc, qui est un fourre-tout d'agents parce que, du coup, 2024, c'était... C'était le RAC 2025, c'était le MCP 2026, ce sont les agents. Donc il faut absolument sortir un truc à base d'agents. Et OpenClaw, c'est une sorte de méta-agent qui se connecte avec n'importe quoi et qui peut faire n'importe quoi. Et donc, comme dirait un grand philosophe, c'est n'importe quoi quand on dit n'importe qui. Pour ceux qui ont la rèfle du côté de Montpellier. Et donc, c'est un truc qui permet vraiment de se connecter à tout. une ribambelle d'outils et comme tu disais notamment, un des use cases les plus montrés, c'est qu'il se connecte à un Telegram et en fait tu Ausha via le Telegram à ton serveur OpenClaw, à ton agent, qui lui-même a des sub-agents et tu vas lui dire par exemple n'oublie pas de me rédiger cet email à destination des achats, etc. et lui il va aller voir tes emails, il va faire ton truc, donc en gros une sorte de Jarvis déporté. Alors il y a déjà eu plein de dramas parce que notamment une des personnes de chez OpenClaw Je ne sais plus. D'une boîte qui est vraiment dans l'IA. Elle a eu la bonne idée d'ouvrir un peu trop. Et elle s'est retrouvée avec sa boîte mail de supprimer. Ce n'est pas grave. Donc ça, c'est le gros truc du moment. Thierry Chantier a fait un calme. Où il explique lui comment il l'a testé. Il l'a sandboxé dans une VM à part. Avec tous les ports de fermé. Je pense que c'est une très bonne idée.
- Alexandre
et donc il le teste pas mal et c'est assez bluffant a priori je sais pas si tu l'avais vu passer ou si tu as vu des trucs dessus toi sur ce truc là sur OpenClaw non je sais pas alors j'ai regardé un petit peu ça me fait un peu peur parce que quand tu mets un agent comme ça qui se connecte qui est open bar sur ta boîte mail sur tes messageries sur ton pc alors c'est peut-être parce que je voilà peut-être que Je travaille dans l'informatique, ça me fait un peu peur, ce genre de choses, mais je n'ai pas voulu trop essayer. J'ai regardé les articles, j'ai regardé les possibilités, je trouve ça super intéressant. Maintenant, franchir le pas et le mettre sur mon PC perso et le laisser scanner un peu tout et n'importe quoi, je trouve l'approche de Thierry très intéressante. Au moins, il a tout verrouillé et on sait que ça ne va pas véroler le reste de ses données.
- Stéphane
C'est vraiment ça. En tout cas, lui, de ses tests, pour l'instant, il le répète. Je vous laisserai aller voir son replay. J'ai mis le lien. Il a un Discord aussi. Il faut faire attention parce qu'il y a beaucoup de choses qui se passent. Justement, j'ai un autre lien sur le vol de data. A priori, OpenClaw, avec tous ses agents, avec tout ce qui se fait, c'est une porte ouverte. Mais tu ouvres quand même beaucoup de choses à quelque chose dont tu ne maîtrises pas. Moi, pour avoir joué un peu avec des agents, notamment en les designant et en les codant, parfois, ils prennent des décisions. Tu te dis juste, mais en fait, à quel moment tu t'es dit que, d'un point de vue, je ne sais pas, logique, il fallait faire cette action-là ? Et donc, rien que pour ça, c'est comme tu disais, moi, je n'aurais pas accès à tout. Et puis aussi, comme tout truc qui a le trend, OpenClaw, il y a énormément de sub-agents qui sont proposés et de connexions. C'est un peu comme les serveurs MCP l'an dernier, les gens commençaient à se connecter avec n'importe quel serveur MCP, à envoyer leur data en ne sachant pas du tout ce que faisait le serveur MCP. Et derrière, c'est comme ça que tu trouves avec des données qui vont là où tu n'as pas envie qu'elles aillent. Donc faites attention, c'est un peu le message qu'on passe tous quand on joue avec ça, mais faites attention à ça. Mais en tout cas, comme tu disais par rapport à Spotify, on voit qu'une des traînes de cette année, ça va être les agents un peu omniscients où tu délègues énormément de choses à faire. OpenClaw a l'air d'être un peu... Il y a déjà des sous-projets, des forks, des machins, mais l'approche OpenClaw a l'air d'être un peu plus puissante encore. L'idée, ce n'est pas de faire forcément que du one-shot, c'est vraiment de garder ce contexte. On parlait d'applications qui sont en prod. Souvent, on dit qu'il faut bien les débugger. Tous ces trucs-là permettent à priori d'aller un peu plus loin que juste dire que je fais du one-shot, je génère une appli, et puis après, on voit ce que c'est. Ça a l'air assez bluffant. Et ce qui est très rigolo, c'est que OpenClaw, le projet qui est open source, est complètement noyé, même à un point où ils ne savent plus quoi en faire, de PR. Puisque OpenClaw lui-même ne fait que du vibe coding pour le truc. Et donc les gens qui participent le font. Et donc ils ont des milliers et des milliers de PR totalement unmerged. Et on ne sait pas trop ce que ça va donner. C'est un peu le sens de l'histoire aussi avec tout ça.
- Alexandre
ça a quand même marché au final puisque le créateur de plein de clou bas il s'est fait embaucher par open air je pense que rien que pour ça il a réussi son coup et en plus c'est cohérent en fait avec open air et parce que le copain et il ya quelques lias façon c'est tous les deux semaines il ya une nouvelle stratégie mais la stratégie de paix n'est a été justement d'être un marketplace de mettre des fans de ce que je voyais il voulait se transformer en 8 chat en fait avec d'agréer plein d'applications et de pouvoir vraiment euh avoir un gros marketplace on arrive et on a plein d'applications on arrive sur chat GPT en résumé et puis on a plein d'applications autour et clairement OpenCloud ça apporte tout ça ça permet de se connecter à Open et là et pouf on est capable d'agréger un peu tout ça tiens envoie moi un mail et puis crée moi un agenda et puis crée moi une notification à mon collègue ça va être possible dans le cash naturel
- Stéphane
Ouais, c'est ça qui est hyper important. En fait, tu te transformes en Heur ou en Jarvis, pour ceux qui ont vu le film aussi. Je vous le conseille. Je le cite très souvent parce que je trouve que plus ça va, plus on se rapproche de Yusuke qui a porté ce film. C'est la facilité. Ouais, sur certains aspects, tu te dis, quand même pas très très loin. Il y en a qui ont fait des dépressions amoureuses à cause de modèles. Et ce que tu dis sur OpenAI, ce qui est aussi important pour eux, c'est que leur marketplace, de ma vision, je ne trouve pas qu'elle ait énormément marché. Donc, arriver à redonner un petit coup de boost avec un truc comme ça, c'est vraiment tout bénef. Et le use case dont tu parlais, effectivement, c'est ce que toutes les entreprises ont en tête. C'est de se dire, tu arrives le matin, tu as un modèle de speech to text, tu donnes tes instructions de la journée et puis après, tu laisses tourner le truc. La Thierry me disait, il balance 3-4 trucs avant d'aller se coucher le soir, puis tu arrives le lendemain matin, tu regardes ce qu'Open Claw a fait. Il a peut-être déclenché un conflit nucléaire. Ouais,
- Alexandre
c'est ça, après, il faut se méfier, parce que moi, quand je vois, j'utilise Gemini, Gemini Key, quand tu vois ce qu'il génère, t'as un peu peur. Mais ouais,
- Stéphane
c'est ça, tu vois, le truc, et je ne vais pas faire de la pub pour un blog post que j'ai fait moi-même, mais... Quand moi, je me suis vraiment dit, OK, Stéphane, arrête de faire ton vieux con et de ne pas vouloir utiliser l'IAgen pour ton propre code, alors que tu n'arrêtes pas de faire des talks sur comment utiliser l'IA. Et donc, du coup, je me suis mis avec OpenCode, parce qu'on n'a pas de licence CloudCode, mais OpenCode est compatible avec Opus ou avec nos modèles en interne côté OVH. Et franchement, il est vraiment très bien fait comme terminal. Je pense que par rapport à Gemini CLI et à CloudCode, il n'a rien à y envier. Et moi, je l'ai vraiment pris. J'ai jamais eu la chance, quand on était chez Harmony, on avait essayé mais ça n'avait pas pris. Et puis après, j'ai quitté des équipes de devs. Donc, je n'ai jamais eu la chance de vraiment pouvoir me dire, j'aimerais bien faire du mode programming ou du pair programming. Et en fait, moi maintenant, je l'utilise vraiment comme ça. C'est-à-dire qu'effectivement, par défaut, j'ai un projet, quand je code, j'ai une session OpenCode qui est associée à ce projet. Et j'échange en fait avec lui en mode pair programming. Et c'est Stéphane Trébel qui m'a ouvert les yeux là-dessus. Il a fait des streams, enfin il fait maintenant un stream par soir. Il y en a un qui est dédié à l'IA. Il a dit je vais prendre en main Open Cloud, mais vraiment en mode naïf. Comme je disais, c'est du faux naïf parce qu'il sait très bien ce qu'il fait. Mais vraiment, il lit tout le truc. Comme on ferait un échange en pair programming. Pourquoi tu as fait ça ? Effectivement, quand tu fais ça, tu codes un peu moins que quand tu es en pair parce que tu n'as pas cet échange de clavier que tu fais régulièrement. Même si moi ce que je fais, c'est qu'une fois que c'est généré, je vais modifier et je dis après au LLM « Là, j'ai modifié ça parce que je préférais que ce soit fait comme ça. » Bien sûr, elle te répond toujours, le truc qui me file des boutons, « Oh, bien vu ! C'est exactement ce qu'il fallait faire ! » Tu lui dis « Arrête de me parler comme ça. » Il faut que je modifie ma config pour qu'il ne soit pas comme ça. Et en fait... Moi, je le vis mieux maintenant, parce que pour moi, j'ai vraiment l'impression d'être en pair programming. Et je ne gagne pas du temps en fois 15. C'est-à-dire que je ne fais pas un prompt qui fait deux pages pendant 15 minutes. Et puis derrière, il me gêne le truc en cinq minutes. Et je dis super, j'ai fait une appli en 20 minutes, alors que ça m'aurait pris une journée. En fait, une journée, ça va peut-être me prendre, je ne sais pas, les deux tiers de ma journée. Donc, je vais gratter un tiers. Par contre, j'ai vraiment cet aspect d'apprentissage où j'ai échangé en mode pair programming. J'ai challengé ce qui générait, j'ai regardé le code. J'ai testé, je me suis approprié, et là je peux faire ma PR et je peux faire le truc. Et c'est très personnel, mais moi je le vis mieux. Je le vis moins en mode remplacé.
- Alexandre
Ça ne m'étonne pas. Ça va être intéressant. J'ai des collègues qui utilisent OpenCode, et comme ils disaient, c'est un super outil, ils ne reviendraient pas forcément en arrière.
- Stéphane
C'est dur. c'est dur parce que tu prends des habitudes en fait et on en reparlera un peu avec les débutantes et les débutants tout à l'heure tu vois on se pose beaucoup de questions sur ce que ça va devenir mais je pense que si les jeunes qui arrivent en entreprise tu leur fais utiliser ces outils comme ça bah non seulement tu vas continuer à embaucher des jeunes mais en plus tu vas continuer à les faire monter en compétences et moi de temps en temps en fait c'est comme si j'étais avec un développeur avec un peu plus d'expérience que moi qui me permet de monter en compétence sur des aspects. Tu vois, là, moi, je fais toutes mes démos en Java 25. Et tu sais ce que c'est, quand tu ne développes pas tous les jours dans une techno, tu as tendance à te rabattre sur ce que tu avais fait. Donc moi, en déconnant, souvent, je dis, je fais du Java 8 encore, moi, de temps en temps. Là, en fait, dans mes consignes de PwnCode, je lui dis, par contre, moi, je veux que ce soit... Ça respecte les bonnes pratiques Java 25, donc il faut me dire quand ce n'est pas bien et m'expliquer pourquoi j'aurais pu faire mieux. Et je trouve que... C'est un peu plus vertueux que juste filer les clés du camion et dire, démerde-toi, je vais remplacer tous les jeunes diplômés par de l'IA parce que de toute façon, ils ne sauront rien faire quand ils vont sortir de l'école.
- Alexandre
Après, le seul conseil que je donne aux développeurs et aux lead devs dans l'organisation, c'est de se dire, vous êtes capables de vérifier ce que fait l'IA et de comprendre la sortie. Il faut être très... C'est la meilleure, pour moi c'est comme Stack Overflow, on prenait l'exemple de Stack Overflow, le nombre de fois où j'ai vu des personnes prendre un code de Stack Overflow et le mettre en production tel quel, bon, voilà, on ne le compte pas. Mais de se dire, ok, j'ai cherché, j'ai trouvé, je suis capable de l'analyser, je suis capable de dire ça, ça ne me convient pas, ou ça, ça me convient, mais je dois faire une modification, c'est là que ça nous permet de nous améliorer, parce que ça prend des choses, l'IA, ça prend des choses qu'on n'aurait pas forcément pensé. Clairement, il faut être assez... Il faut être assez humble quand même. Et ça nous permet d'apprendre. Mais il faut être capable de challenger. Il faut être capable de comprendre et de dire, non, celle-là, il s'est un peu craqué. Oui, quand même. Par exemple, moi, sur Gemini Click, j'ai essayé de faire travailler justement sur l'automatisation des mises à jour, les métalisations de gestion des obsolescences. Je l'ai vu bugger sur du XML.
- Stéphane
Mais qui ne bug pas sur du XML ?
- Alexandre
Je l'ai vu bugger, il est parti en boucle et à un moment donné, il a bloqué et il a dit, je ne peux plus. Alors, c'était des modifications de POMXML.
- Stéphane
Mais je crois que le point important que tu cites, et c'est là où moi, ça m'agace un peu, quel que soit le niveau d'ancienneté, parce que là, ce n'est pas propre soit aux débutants, soit aux expérimentés. Les gens, j'ai l'impression que parfois, ils perdent leur esprit critique. C'est-à-dire que c'est généré par IA. Comme tu disais, vraiment, comme Stack Overflow. Non mais c'est sur Stack Overflow, ça a 20 000 pouces en l'air, donc ça marche, je le copie-colle et puis en avant le guingamp. Non, faites juste pas ça, essayez de comprendre. Parce que déjà vous n'allez plus rien apprendre et puis surtout tu me laisses un savant fou aux commandes de ton SI et c'est pas top.
- Alexandre
Oui complètement.
- Stéphane
Mais bon ça fait vieux con de dire ça, donc je vais arrêter de le dire.
- Alexandre
C'est ce que j'essaye de dire quand je donne des cours à Polytech Tour. C'est ce que j'essaye de dire quand je vois des étudiants utiliser l'IA. C'est que du prompt, clairement. Et quand je vois utiliser la manière dont ils font les prompts, la manière dont ils utilisent, je pense qu'on pourrait rajouter un module facilement au savoir utiliser l'IA.
- Stéphane
Je suis totalement d'accord avec toi. En plus, je donne des cours à la même école. J'ai une grosse discussion, parce que moi j'ai fait deux jours et demi de cours sur l'IA. Là, ils ne savent pas l'utiliser. Et en plus, selon les enseignants et tout ça, je pense qu'il y en a qui ne sont pas prêts et qui veulent absolument interdire, un peu comme nous à l'époque. Moi, je me souviens quand je faisais des examens de Pascal ou de C ou de C++ sur papier, ça me foutait en rogne en disant « mais j'ai un compilo sur ma machine, qu'est-ce que vous venez me dire qu'il faut que je le fasse ? » Parce que c'était comme ça. Et je pense que ta raison, c'est que nos étudiants et nos étudiantes, ils promptent sans comprendre. Et encore une fois, ça ne veut pas dire qu'il faut leur interdire l'IA. C'est un outil, prenez-le. Mais par contre, pour savoir ce qu'ils ont fait, c'est aux enseignants aussi de changer la façon d'évaluer. Évaluez pas juste ce qui a été généré, parce que sinon, oui, vous allez vous retrouver avec la génération faite par des LLM, tout le monde va générer à peu près la même chose. Ça va toujours être bon. Et puis voilà, par contre, faites peut-être plus d'euros. Vas-y, explique-moi. Explique-moi pourquoi tu as mis ça en place, pourquoi tu as pris ce paternal. Et là, comme tu dis, Alex, c'est soit tu as compris ce que ça t'a généré, tu l'as relu, Soit tu as fait ton teubé, tu as généré le truc en 10 minutes, tu as imprimé et tu as filé le rapport, et puis tu te fais défoncer, mais c'est normal. Il faut que tout le monde évolue. Mais oui, l'école, ils ont connu aussi Wikipédia, je me rappelle. Ils avaient mis Internet et Wikipédia. Je me rappelle, au lycée de mon fils, les profs, ils avaient des moulinettes de détection d'articles Wikipédia, enfin de trucs pompés sur Wikipédia.
- Alexandre
Là, actuellement, tu as des détections ? C'est là on va voir l'âge du bonhomme, mais ma fille elle est en école d'ingénieur, elle est en train de faire son mémoire justement, et eux ils passent en fait, ils ont une moulinette, et si c'est plus de tant de pourcents de détection IA, c'est zéro.
- Stéphane
Ah mais tu vois, c'est là que je comprends pas. Si le rapport à la fin, il est correct et pertinent et très intéressant. Qu'est-ce que ça fait que tu l'aies généré avec un outil ou pas ? À partir du moment où toi, tu es capable de le retranscrire et de l'expliquer. Là, ce qui ne va pas, c'est que les profs vont s'ennuyer, pour être poli, à noter un papier plutôt que de savoir si la personne a vraiment compris. Encore une fois, faites des oraux à la personne si elle a bossé. On a tous fait des écoles, soit des sages de fin d'année ou tout ça. Si à un moment donné tu sais ce que tu as fait, tu n'as pas besoin d'apprendre par cœur ton rapport pour expliquer ce que tu as fait. Si par contre tu n'as rien glandé et que tu as tout fait générer pendant toute ton année, oui effectivement tu vas te faire rattraper par la patrouille, mais quelque part c'est normal. Dernière petite news sur la partie, enfin on ne va pas le lire encore après, mais sur Puria, c'est un post de Frédéric Camblore sur LinkedIn qui m'a interpellé. Alors je vous laisserai aller le lire, en fait il parle de... paralyser et d'optimiser en gros sa production de code grâce aux agents. Et où il dit, en fait, depuis quelques mois, il ne fait vraiment que du code avec Cloud Code et la partie agentique. Et il l'a paralysé avec... C'est pour ça qu'on le voit beaucoup plus en ce moment, avec un worktree de Git que je ne connaissais pas, qui permet d'avoir des copies d'un repo, mais qui sont synchronisées. Comme ça, de pouvoir bosser sur plusieurs branches en parallèle. Moi, je ne connaissais pas du tout ce truc-là. normalement tu ne bosses que sur une seule branche active avec Git donc là en fait il fait plusieurs versions de son repo mais qui sont quand même synchro et du coup il peut bosser sur plusieurs branches donc il explique tout comment il a mis en place avec Cloud Code avec tout ça et en fait il y a un truc qui m'a interpellé c'est que justement il dit voilà je peux balancer ça le soir puis j'arrive le lendemain matin il a bossé sur 5 ou 6 branches donc 5 ou 6 features en parallèle je les vérifie machin et tout ça Frédéric est un développeur web plutôt expérimenté, on n'est pas sur un profil de débutant, donc il est capable de regarder ça. Mais quand j'ai lu le truc, en dehors de l'aspect technique qui m'a intéressé, parce que je ne connaissais pas des choses notamment sur Git, je me suis dit pourquoi j'aurais besoin de générer autant de codes, autant de features, Surtout qu'il parle aussi un peu quand même de la dépendance à un moment donné. Parce qu'en fait, j'ai l'impression que ça génère un peu de dopamine, l'utilisation des LLM de temps en temps. Et je me suis dit, mais c'est quoi l'intérêt ? Alors, je peux le comprendre sur une entreprise qui veut shipper un maximum de trucs, mais je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'il y a un truc un peu risqué, qui peut assez vite déraper. Et je ne sais pas quoi en penser. Je ne sais pas si j'arrive pas à être... clair parce qu'en fait c'est un truc qui m'interpelle mais je sais pas mettre le doigt sur ce qui m'interpelle je sais pas si tu as eu le temps de le parcourir l'article alex moi je vais parcourir un tout petit peu was pareil je vais la même
- Alexandre
J'ai la même crainte, la même question en fait. Je ne sais pas trop quoi encore en penser, de faire autant, de se dire est-ce qu'on en a besoin de faire autant ? Alors après, on pourrait se dire oui, ça nous permet d'être plus productif, d'avoir le fameux time to market optimisé, etc. Mais pourquoi en fait ? Et d'avoir le niveau de qualité aussi, c'est aussi de se dire... Est-ce qu'on ne passe pas plus de temps, des fois, à vérifier le code qu'ils ont généré ? Est-ce que tu n'as pas généré trop de codes aussi, des fois ?
- Stéphane
Ça, on peut y prendre une parenthèse là-dessus, mais ça, c'est un vrai mal de liage génératif. C'est-à-dire que moi, je passe mon temps à simplifier le code qui m'a été généré en disant « Mais non, qu'est-ce que tu me fais ? Tu ne me génères pas 20 lignes de code pour faire un truc. Prends juste un truc comme ça. » Donc ça, oui, tu as tout à fait raison.
- Alexandre
Après, il y a une stratégie aussi des éditeurs de cloud, des éditeurs aussi d'IA qui permettent aussi ça. L'effet surpamine, l'effet addiction. Comme tu disais, la manière de commencer la réponse. Oui, tu as tout à fait raison Alexandre, tu es sur la bonne voie.
- Stéphane
Je pourrais cramer mon PC, moi, quand je vois ça à chaque fois.
- Alexandre
Mais c'est plutôt voulu, en fait. J'avais lu un article, c'était une économie des plateformes vers une économie de l'IA, et il disait que c'était carrément voulu. C'était pas juste pour la forme.
- Stéphane
De toute façon, tout est fait pour que tu consommes du token. Donc, l'Europe, c'est pour que tu consommes du token.
- Alexandre
Ouais, alors, je pense que ça va... On parlait du fait que l'IA allait changer notre métier, elle allait changer une manière de créer du code, etc. C'est clair que là, si on arrive à gérer 5 tâches, gérer 5 tâches et que dans la nuit, c'est fait, et ça a carrément changé. Au lieu de faire l'article, il disait, au lieu de faire 2 jours de développement, ça lui a fait en une nuit, il a fait tout ce qu'il devait faire. Même si on passe une matinée le lendemain à vérifier avec le fait qu'il est généré.
- Stéphane
C'est ça. Et sa conclusion, en fait, je trouve que la conclusion, c'est là où je... Je pense que ça va dans le même sens de ce qu'on dit, ce que même lui, je pense qu'il ne sait pas trop, parce qu'il parle de diaphatique, de dépendance. Il cite un autre article sur The Air Vampire et sur son rapport au travail et à la valeur de son travail et aussi à la frontière avec le perso et le pro. Parce qu'il dit qu'en fait, on a toujours envie d'aller voir où ça en est. Et effectivement, si tu génères cinq features la nuit et que tu arrives le matin et qu'en fait, ton taf, c'est de vérifier les pull requests, Alors, c'est comment ça va faire. Tu vas faire la première, la deuxième, la troisième, tu vas commencer à scroller. La quatrième, tu vas même plus scroller, tu vas faire directement merge. Et la cinquième, tu vas automatiser le merge en disant après tout, s'il n'y a pas de... Si tu ne m'as rien dit, c'est bon.
- Alexandre
Mais ça change complètement notre manière de faire. Parce qu'après le côté, le développeur passionné, si c'est maintenant le travail du développeur, c'est faire une spec et se coucher, vérifier les PR le lendemain matin.
- Stéphane
Ouais, et à côté de ça, Ça fait peut-être vieux con ce que je vais dire, encore une fois. Déjà, c'est la première fois qu'on se... Entre guillemets, qu'on ne se passe pas, qu'on se file la branche sur laquelle on est. Très souvent, on a fait un métier où on automatise des choses et on demande aux gens à qui on fait transformer le métier, voire supprimer le métier, faites la conduite du changement, la fameuse conduite du changement des projets informatiques. Pour la première fois, on se l'applique à nous-mêmes. On dit juste aux devs, les gars et les filles, faites une conduite du changement, votre métier va changer. Et peut-être qu'on va faire comme, je ne sais pas, moi je prends souvent l'exemple du métier d'ébéniste, tu as des gens qui sont ok pour mettre un mois à fabriquer une table, parce que c'est leur passion, parce qu'ils adorent ça, et puis d'autres en fait qui automatisent la chaîne de montage pour sortir des millions de tables que tu peux acheter chez Ikea et la table met une demi-heure, une heure à être construite. Et peut-être que le code on va aller petit à petit vers un truc comme ça, où il y aura un gros truc, ça va être de l'utilitaire, de l'outillage, et c'est comme ça, c'est généré. Et puis, il restera toujours des gens qui aiment faire ça. Et c'est OK. Mais oui, notre métier va changer ou pas, d'ailleurs, si tout ça, ça explose parce qu'il y a une bulle qui explose et qu'on n'aura plus rien pour faire de l'IA. Comme ça, on reviendra à l'époque où il faut générer le code à la main.
- Alexandre
Oui, mais par contre, tu vois, moi, ce qui m'interpelle aussi, c'est que je vois que le métier de développeur, c'est peut-être biaisé, mais il est de plus en plus mainstream. Il y a toujours des passionnés. Mais comme dans la base, la majorité, c'est quand même devenu un peu mainstream, un peu normalisé, comme tous les autres métiers, clairement, parce que là, on est vraiment dans l'informatique, mais tous les autres métiers, c'est vraiment très mainstream. Et je pense que ça va aller vers la rationalisation, justement, du métier de développeur. Alors, il y aura toujours des personnes qui vont être capables d'analyser ce que fait un LLM, de savoir, et on l'avait déjà, il y avait les frameworks qui avaient déjà fait ce travail-là. Moi, je voyais des développeurs qui savaient utiliser le framework mais qui ne savaient pas ce qu'il y avait sous le capot. Spring,
- Stéphane
si tu nous entends. C'est ça ? Spring, si tu nous entends.
- Alexandre
Spring, voilà. Non, bref, mais c'est des choses qui sont très intéressantes et je pense que ça va encore accentuer justement le décalage entre certaines personnes, entre les personnes qui vont vraiment être passionnées par les techniques, mais il y en aura de moins en moins, je pense. Parce qu'on va leur demander de coder beaucoup plus et on va dire maintenant l'IA c'est obligatoire donc tu lances tes 5 pull requests pour ce soir et tu les auras demain matin. J'attends de voir ce que ça va donner le futur.
- Stéphane
T'as raison, le côté mainstream. Et aussi ça devient un outil. C'est-à-dire que nous on a connu l'âge où c'était un métier d'expert parce que en fait je ne vais pas remonter jusqu'aux cartes perforées, mais dès que tu as commencé à devoir faire du basique, de l'assembleur, du C, etc., il fallait quand même avoir étudié un petit peu, il fallait avoir un accès à l'outil informatique. C'était vraiment des métiers d'expertise. C'est pour ça que je reprends l'exemple de l'ébéniste ou de tous ces métiers très techniques avant qu'il y ait eu la révolution industrielle, etc. Tout le monde ne s'inventait pas pour monter un mur. Moi, si je monte un mur, mon mur est de travers, parce que je ne sais pas le faire, je n'ai pas la main pour le faire. Là, on a des outils. qui le font et moi je vois j'ai plein plein de jeunes développeuses et développeurs qui arrivent chez nous chez OVH et c'est ok hein mais tu sens que la partie dev c'est une étape tu vois notamment moi sur mes ML engineers et tout ça où ils font du Python etc mais c'est pas le but premier de leur action ils font du dev parce que ça va leur permettre d'eux mais le dev il est généré par leur main ou par un élève tant qu'il fait ce pourquoi il est là voilà exactement, c'est pas leur problème et c'est ok parce que eux ils ont cette nouvelle approche maintenant, c'est juste nous qui sommes un peu habitués et comme tu dis, ça n'empêche pas que dans les jeunes générations, il y a toujours des passionnés qui arrivent, qui adorent ça qui font des trucs hyper bas niveau et c'est vrai, mais peut-être que ça va changer, moi ce qui me fait peur c'est pour toute la masse de gens notamment sur des réconversions ou sur des études très très courtes Merci. qui se retrouvent un peu là sur le carreau parce qu'ils sont dans une zone grise en termes de compétences et c'est un peu compliqué. Mais bon, on verra. Donc voilà, si vous lisez l'article de Frédéric, je le trouve très intéressant sur plein d'aspects techniques et aussi un peu psychologique de voir quelle relation vous avez avec ça.
- Alexandre
Il y a un truc qui est très intéressant dans sa conclusion, en tout cas, c'est de dire que c'est lui le garant de la qualité. Donc, même si c'est Claude qui a généré une IA qui a généré 5 pull requests, c'est quand même lui qui est le garant de la qualité. Donc, il y a quand même une responsabilité à avoir sur le code qui est généré.
- Stéphane
Encore une fois aussi, parce que lui, c'est un développeur web avec de l'expérience. Je ne suis pas sûr que les gens qui vont faire cette Ausha, qui vont avoir envie de faire vite et vite, auront cette garantie de la qualité. Et puis, on va vite tomber dans... C'est pas grave, j'ai fait un agent qui check la qualité pour moi. C'est le jeu. Mais bon. Je propose de toujours continuer dans le dev. T'as mis un petit lien. Non seulement c'est très joli, mais en plus j'adore ce genre de choses, parce que c'est du Java. Où, en gros, c'est de montrer toutes les nouveautés en termes de, en gros, avant-après. Si je dois résumer. Avant Java 25 et... et en Java 25, le site est ultra bien fait parce que tu passes ta souris, paf, ça change, enfin c'est plutôt sympa. Donc il y a un peu de tout, il y a les compas qui fallent, il y a tout ça, mais non, c'est une très belle trouvaille, Java Evolved.
- Alexandre
Ouais, c'est un site que j'ai trouvé sur Blue Sky, je crois que c'est de mémoire, c'est Bruno Borges qui l'avait publié. Pour moi, c'est très très bien parce que je code pas tous les jours et ça me permet de me tenir au courant, de voir des évolutions. Puis en plus, j'ai eu des discussions un peu philosophiques avec des développeurs sur Lombok, pas Lombok, ils se reconnaîtront. Je me disais, il y a quand même des évolutions dans le langage Java qui permettent maintenant de faire des choses, même sans aller jusqu'à 25. Mais déjà rien que si on est sur du 21, on peut faire déjà des choses qui sont vraiment très très propres. le langage a beaucoup évolué et la syntaxe je pense qu'on va toujours trouver des langages qui sont beaucoup plus simples qui sont peut-être plus compacts ou mieux fichus mais je pense qu'on peut faire du code de qualité qui soit vraiment lisible moi de mon point de vue en fait Java on peut critiquer sur plein de choses mais en tout cas sur la lisibilité c'est un des langages les plus lisibles pour moi d'accord.
- Stéphane
C'est pour ça qu'il est encore enseignant en école, on ne va pas se mentir. Nous, on a connu l'époque où on faisait, moi j'ai connu avant Java avec le C, l'assembleur et tout ça. Quand tu passes à Java, tu respires un petit peu quand même. Je ne parle pas des principes de PO où là ça se discute parce que tu arrives vite à un truc un peu imbitable. Mais le code en lui-même, je pense que si tu as fait de l'algorithmique dans tes années d'études, tu arrives devant un dev Java, tu ne comprends pas ce qu'il fait. Ce qui n'est pas le cas de tous les langages, je ne te citerai pas de nom. Mais comme REST, par exemple. Ah, je rigole. Non, en fait, je ne rigole pas. Mais dans tout cas, merci. Belle trouvaille, bookmarkée. Et puis, je vais de ce pas le regarder de temps en temps. Mais je pense même que je vais le faire manger à une de mes skills, côté OpenCode, pour justement lui dire, basse-toi sur ça. pour prendre toutes les bonnes pratiques. Justement, quelle introduction, c'est un métier quand même. Les skills, autre trend de cette année. Alors là, Anthropique est quand même très fort pour lancer des trucs qui deviennent après des standards de fait. C'est quand même... Récemment, tout le monde a voulu faire des skills et moi, ça faisait un petit moment que j'avais vu ça, mais je ne m'étais pas du tout intéressé au truc parce que je n'utilisais pas du tout. d'IA tous les jours en tout cas. Et mon ami Philippe Charrière, comme d'habitude, qui a 2412 projets en parallèle, qui me dit, tiens, j'ai généré une skills qui permet de poser le cadre d'un dev. Il l'a appelé méthode... Je ne sais plus. Bref, développement avec méthode, je crois, un truc comme ça. Oui,
- Alexandre
c'est ça, methodological dev.
- Stéphane
Methodical Dev, donc il a fait une skill en français et en anglais. Et donc du coup, je me suis dit, c'est quoi une skill ? Parce qu'à un moment donné, il ne faut pas que je me rebette. Et en fait, j'ai été voir, donc j'ai mis le lien dans les chaunotes sur le guide d'Anthropique qui explique comment faire une skill. C'est un doc de PDF de 33 pages, donc qui est plutôt assez digeste. En fait, une skill, en deux mots, je vais peut-être faire hérisser le poil de certains, mais c'est en gros du prompt, du système prompt, mais très Prête, prête. très détaillé et que tu peux choisir de manière dynamique dans ton open code. Je crois que Gemini CLI le permet maintenant aussi et dans Cloud Code en tout cas. Et en gros, dedans, tu lui donnes tes principes de comment développer. Donc Philippe, il explique d'abord que tu me poses des questions. Après, tu changes le truc. Après, tu me fais un plan. avec les étapes, tu vérifies que tu es sur une bonne branche, si tu n'es pas sur une bonne branche, tu proposes de créer une branche, enfin bref, il y a tout un document, une sorte de spec, je ne sais plus comment on a appelé ça, mais les bonnes pratiques de dev qu'on aurait dans une équipe ou dans une boîte, et puis du coup, ils te drivent comme ça. Et il faut reconnaître que c'est très très efficace, du coup, moi je m'en suis créé une, moi-même, pour le dev Java, où justement, là, j'ai récupéré... toutes les bonnes pratiques Java 25, les bonnes pratiques Quarkus, etc. Parce qu'en fait, tu peux faire des sous-skills qui ne sont chargés que quand tu es sur la techno qu'ils demandent. Ça évite d'exploser ton contexte. Parce que oui, faites attention, c'est des tokens que vous envoyez et ça te bouffe. Mais alors, tes tokens à une vitesse, parce qu'il y a quand même plusieurs pages à chaque fois. Et honnêtement, c'est ultra bluffant. C'est très agréable parce que du coup, je me suis amusé par exemple, la skills en étape 0, je lui ai dit. tu vas me corriger l'anglais que j'utilise pour échanger avec toi. Par contre, il ne faut pas que ce soit bloquant. Et donc, du coup, il commence toujours très poliment. Il me fait un diff, il me dit, ça marche très bien en français. Moi, je l'ai fait parce que je veux travailler mon anglais. Et donc, du coup, je lui fais mes promptes en anglais, mes pavés de promptes et mes réponses. Et il commence toujours par, ah, là, tu vois, tu as oublié un S parce qu'on est, puis tu expliques le truc. Et donc, du coup, voilà, c'est ce genre de petit truc. Et franchement, je ne sais pas si tu as joué avec des skills, Alex, mais je te conseille.
- Alexandre
Non.
- Stéphane
de t'en créer une, ou d'utiliser au moins celle de Philippe pour tester,
- Alexandre
et tu verras je pense que celle de Philippe elle est assez bluffante je l'avais regardée mais c'est très très bluffant c'est très très bluffant et je pense que ouais il faut que je le teste j'ai un workshop je dois travailler sur un workshop justement et je
- Stéphane
pense que je vais l'utiliser c'est très très bien et pour la petite histoire, pour créer ma propre skill ce que j'ai fait c'est que j'ai utilisé du coup OpenCode et j'ai mis la skill de Philippe parce que j'aime beaucoup, en disant voilà tu crées un truc un peu comme ça je lui ai passé du coup le pdf qui explique comment créer des bonnes skills avec Cloud Code et je lui ai dit voilà moi je veux utiliser du Jbank, du Java, du Quarkus donc tu me crées un truc donc il m'a créé ma propre skill comme ça, toujours pareil comme tu disais après avec un aspect critique tu la relis, tu modifies, tu rajoutes tes petits trucs Mais, parce qu'en fait, j'en avais marre de réexpliquer, tu sais, à chaque fois. En fait, ça t'évite à chaque fois de réexpliquer sur un nouveau projet. Alors, en fait, je suis en Java 25, mais j'utilise JBank, donc les NM Class. Donc, je veux que tu me génères des scripts JBank et pas que tu me génères... Là, j'ai même plus besoin de le faire. Je fais Skills, paf, il me génère. J'ai toujours le même plan. Donc, je sais toujours qu'il va d'abord analyser les choses, me proposer les trucs et puis les faire au fur et à mesure. Donc, ça marche plutôt pas mal. Franchement, à essayer, c'est assez sympa.
- Alexandre
C'est l'extension du guide de programmation ou des normes de programmation.
- Stéphane
Merci, voilà, c'est ça. C'est ça que je cherchais tout à l'heure. C'est ce côté-là. Oui, tout à fait. Un dernier quittertique, alors on aurait pu en parler en même temps que celui de Frédéric, parce que ça rejoint un petit peu, c'est David Pilato de chez Elastic, qui est un peu comme moi, a mis un peu de temps à se mettre sur la partie CLI, agentique pour du code, et qui explique un peu son cheminement. J'en ai beaucoup discuté avec lui à Tourantech parce qu'il était venu à Tourantech présenter un talk. Et il se pose beaucoup de questions, un peu comme ce que se demande Frédéric dans sa conclusion sur la dépendance et l'anxiété. Il appelle ça le quota anxiety parce qu'il s'est rendu compte qu'ils ont des limites sur les modèles qu'ils utilisent, bien sûr. et le truc de dire, oh là là, on est le 10 février, il me reste 15 jours et je n'ai plus de quota. Et comment je fais ? Et comment je peux faire ? Parce qu'en fait, j'ai tellement été habitué à générer plein de trucs. Et donc, c'est intéressant. Je vous laisserai aller le lire, son blog post. Il indique aussi ce qui était positif pour lui. Il avait mis de côté plein de projets, notamment des PR open source qu'il devait faire et tout ça. Et ça lui a permis enfin de le faire. Encore une fois, on est sur un profil de nos âges. avec nos expériences. Donc en fait, le code, il savait le générer, qu'il a été généré, c'est juste qu'au lieu de prendre ces 2-3 jours de génération, ça lui a pris ces 2-3 heures, il l'a vérifié, et enfin il a pu faire l'APR qui l'intéressait, et d'étirer dessus, et de changer les 2-3 petites lignes qu'il fait. Donc c'est plutôt un usage qui est plutôt vertueux. Je ne sais plus si c'est lui, ou si c'est Philippe qui m'en a parlé, mais je crois que c'est David.
- Alexandre
il y a des projets open source qui te demandent si ça a été généré par IA et qui potentiellement te refusent ta PR si elle a été générée par IA de mémoire il y a un an ou deux l'Eclipse Foundation quand tu devais soumettre à l'Eclipse Foundation tu devais signer une charte comme quoi tu ne devais pas générer des choses par IA je ne sais pas où ils en sont maintenant mais il y a un an ou deux je crois que c'était ça tu devais signer attester que tu Donc je... tu ne générais pas ça par NIR. Maintenant, l'omniprésence des outils fait que je ne sais pas s'ils ont révisé leur position.
- Stéphane
Tu vois, rien que la complétion de code, je ne parle même pas de générer, tu vois, juste la complétion, maintenant, la générer par IR, je pense que la majorité des gens, ils ont leur copilot, même en version free, maintenant, tu ne peux quasiment plus passer à côté. Donc, ça me semble compliqué. Mais du coup, pour un article de David, je vous laisserai aller le lire. beaucoup aussi la partie où il a ce sentiment qu'il est obligé d'alimenter, il appelle ça « feed the machine » , obligé de toujours dire des trucs, parce que c'est ça, je ne sais pas si c'est le bon mot « dopamine » , je ne suis pas assez calé, mais moi je le vois avec mon « tu fais un truc, il réfléchit quelques minutes, il génère le truc, et tu fais encore, encore, je vais encore faire un autre truc, un autre truc » , et en fait, tu as toujours l'impression que, et comme tu dis, c'est calculé pour, dans les Merci. dans la façon dont ils te répondent et tout ça, tu as toujours l'impression que tu dois leur donner quelque chose, tu dois t'en servir, tu dois faire des trucs. Donc c'est un peu le piège. En tout cas, allez le lire, c'est plutôt assez intéressant. Comme tu disais Alex, ça va encore alimenter le truc de... Qu'est-ce qui va se passer ? Est-ce qu'on a assez de recul ? Je pense qu'on est tous à peu près paré de se dire, on ne sait pas. Mais en tout cas, on essaye de comprendre. Alors, on va quitter un peu l'IA quand même. Et tu nous as soumis un sujet sur l'ANSI qui révise sa doctrine vis-à-vis du logiciel libre. Alors, je ne suis pas très fort sur la partie licence et tout ça. Moi, en général, je mets une licence à page V2 et puis après, ça s'arrête là. Justement, je pense qu'ils font la même chose maintenant. Moi, je trouve que c'est pas mal qu'ils révisent leur doctrine vis-à-vis du logiciel libre parce que pour moi, ça résonne avec la souveraineté technologique, la souveraineté numérique. On voit le fait d'investir, de rationaliser toutes les initiatives autour du logiciel libre, de se dire qu'on va fournir des logiciels, on va les utiliser. Peut-être après, on va les héberger chez un éditeur, chez un hébergeur européen. Ça, c'est encore autre chose. Mais au moins, déjà, de revoir sa politique, parce que c'est une manière d'être souverain vis-à-vis des softs qu'on utilise. Et je pense que le fait de se dire, maintenant, on publie ce qu'on fait, on affiche clairement ce qu'on fait, et comment on le fait, et comment on l'utilise, je pense que c'est une bonne chose. Ça permet de montrer l'exemple vis-à-vis des acteurs du privé. sur déjà rien que les licences c'est ce que dit dans l'article de LinuxFR ils n'ont pas utilisé une licence exotique ils disent maintenant on fait à page 2 alors quand je dis exotique je vais me faire insulter par les libraires je ne parle pas de GPL, on est bien d'accord c'est une licence qu'eux ils auraient inventé c'est une licence qu'eux ils auraient inventé Ils se mettent sur les standards du marché, les standards de... Apache 2, c'est l'une des licences les plus utilisées. Et je trouve que c'est très très bien. C'est vraiment... En tout cas, ça va dans le bon sens. Il y a des choses à utiliser, il y a un portail qu'ils avaient avec des logiciels, la manière dont ils publiaient sur leur repo. Maintenant, ça a l'air d'être un peu plus cadré. J'attends de voir la suite, mais je trouve que c'est plutôt très bien.
- Alexandre
Comme tu dis, déjà 1 la transparence c'est toujours bien et 2 à un moment donné montrer l'exemple parce que sinon si c'est fais ce que je dis pas ce que je fais les gens ils vont pas de toute façon donc non non là dessus totalement d'accord et toi. Et puis quand ça simplifie c'est bien aussi parce que c'est tellement, le monde des licences moi j'ai tellement galéré avec ça que...
- Stéphane
Oui, clairement, tu ne sais pas vraiment ce qu'il faut prendre, quelles sont les restrictions, etc. Donc c'est toujours un peu compliqué. Donc j'attends, on va voir la suite.
- Alexandre
Oui, comme tu dis, c'est super intéressant. On arrive tranquillement vers la fin. Alors on a deux petites news plutôt sociétales, même si on en a beaucoup parlé, ça va remettre... un peu une pièce dans la machine, où une news assez intéressante, notamment de la part d'un acteur comme IBM, et par rapport à ce qu'on entend en ce moment sur le marché, en disant, moi j'avais beaucoup de crainte pour nos jeunes diplômés, pour savoir ce qu'ils allaient devenir, et en fait tu as trouvé une news où, a priori, IBM indique qu'ils vont tripler le nombre de recrutements de jeunes diplômés. Ça, c'est plutôt de bonnes nouvelles.
- Stéphane
Oui, je trouvais que c'était de bonnes nouvelles. J'ai lu l'article au début. C'est bon. Comme on disait, on était en train de scier la branche sur laquelle on était assis. Puis, on voyait que les jeunes ne pouvaient pas trouver de travail parce que d'un point de vue business, pas mal d'acteurs pensaient qu'on mettait des seniors, on leur mettait un abonnement Cloud Code et puis ça faisait le travail. Là, je disais, c'est bon, j'ai foi en la nature humaine, foi en la société. Tu fais quoi ? compris, c'est très très bien, et à la fin de l'article il disait, bah ouais parce qu'après on va manquer de mid-manager. Là qu'on soit clair, j'assume le troll, complètement, je me disais d'accord, c'est pas forcément pour avoir des développeurs, pour avoir des techniciens, et clairement quand on analyse l'article, ils disent et là je pense que IBM, ils ont un peu calculé les choses, c'est au-delà du troll, plus sérieusement, c'est de dire, maintenant le code, on va le rationaliser. C'est une commodité, un peu comme on disait avec ce qu'on a dit dans les discussions précédentes. Et que quand on va prendre des développeurs, on va prendre des techniciens, ils vont appuyer sur des machines, sur des boutons, et puis lancer des actions pour générer du code. Et c'est un peu ce que j'en ai retiré de cet article-là, c'est un peu leur vision à long terme, je pense.
- Alexandre
Mais quand tu regardes dans l'industrie, et effectivement on en parlait tout à l'heure, Ça ne veut pas dire qu'on n'a pas des boîtes qui ont des milliers et des centaines de milliers d'employés. On a des boîtes énormes, et pour ça, ces boîtes-là utilisent massivement d'industrie qui pourrait être en x10 ou en x100 s'ils faisaient tout à la main. Mais ce n'est pas pour ça qu'ils n'ont pas plein de strats, alors parfois trop de strats, des mini-managers et tout ça, mais je pense qu'on aura toujours besoin de gens. C'est juste que nous, en fait, on est en plein frontal du changement du métier qu'on a toujours fait. Comme tu dis, on a un certain âge, moi ça fait quand même 26e année que je fais du dev. À un moment donné, tu as beau expliquer, je pense à, je reprends l'exemple d'Ebeniste, qui travaille le bois depuis 25 ans à la main, tu as beau lui dire, regarde, cette machine, elle fait la même chaise, mais elle l'a fait en deux heures, alors que toi, tu prends un mois, la conduite du changement, elle ne va pas se faire comme ça. Par contre, une personne qui sort d'une école des ministéries, qui aura fait ses trois ans d'études, ou ses cinq ans d'études, a utilisé que ces machines-là, pour autant, à qui, j'espère, on aura appris les bases. de reconnaître le bon bois, de manipuler un ciseau à bois quand même, mais au final, il saura que lui, il sait super bien utiliser la machine. Ce n'est pas pour ça qu'il ne trouvera pas de job. C'est juste qu'il ne trouvera pas le même job qu'aurait trouvé un débailliste. Et effectivement, ça va peut-être changer des choses sur ce niveau-là. Et puis, ça va peut-être aussi, et malheureusement, il y a des gens qui vont en pâtir, mais ça va peut-être aussi rationaliser, j'allais dire assainir, mais ce n'est pas le bon mot en tout cas. Rationaliser le nombre d'embauches qu'on a eu ces 10-15 dernières années, où il y a un peu tout et n'importe quoi qui a été fait, on ne va pas se mentir, et que du coup, peut-être que d'un point de vue marché du travail, ça va être un peu plus rationnel dans notre branche.
- Stéphane
En tout cas, le côté rassurant quand même, c'est qu'il y a des sociétés qui révisent un peu leur position depuis une prendre de junior. On va dire que c'est une bonne nouvelle, c'est le verre à moitié plein. Déjà, ça permet à des jeunes de rentrer sur le marché du travail et de ne pas se retrouver bloqués après l'école.
- Alexandre
C'est ça. Parce qu'il y a une vraie inquiétude. Je ne sais pas toi, pour tes enfants, alors moi, mon fils n'est pas du tout dans le côté IT, mais je discute avec d'autres personnes qui ont des enfants qui sont dans ces branches-là. Et tu vois, j'ai quelqu'un dans ma famille, un petit gars qui a 14 ans, qui est passionné par l'informatique, alors que ce soit le dev ou bidouiller, tu vois, monter des disques durs, enfin ce qu'on faisait quand nous, on était plus jeunes. Et en fait sa maman me disait mais là avec l'IA je sais même pas si je dois l'encourager à aller dans cette branche d'études ou pas quoi. Tu vois c'est… donc je comprends que les jeunes se posent vraiment des grosses questions.
- Stéphane
Ouais et puis on voit des meet-ups, moi j'ai été à un meet-up à un moment donné à Tours, il y avait des jeunes qui étaient là juste pour essayer de trouver du travail quoi. Ouais t'as raison. Moi c'est un truc, enfin c'est une des premières fois que je vois ça. donc c'est pas Je pense que déjà d'un point de vue, en tant que société, on a quand même une responsabilité là-dessus, c'est d'embaucher quand même des jeunes pour avoir renouvellement des populations. Si on n'embauche plus de juniors, on n'aura plus de seniors à un moment donné. Ça se fait à dire,
- Alexandre
l'histoire a montré qu'à un moment donné, si tu restes contre vieux, ça ne finit pas bien. Donc c'est la base quand même de la vision et de la vie. des mammifères, c'est qu'à un moment donné, il faut qu'il y ait des jeunes qui arrivent, qui fassent des choses.
- Stéphane
Oui, complètement, et ça apporte autre chose, en plus, je pense qu'ils ont une autre vision des choses, ils ont une autre vision de la tech,
- Alexandre
et c'est très enrichissant. Moi, j'ai ultra progressé en étant, en plus, j'ai la chance d'être au contact de jeunes qui ont une tête ultra bien faite, et j'ai vachement progressé ces dernières années en étant à leur contact. Je leur apporte aussi autre chose, mais du coup, c'est vraiment dans les deux sens, tu as tout à fait raison. Je te propose de finir par un dernier petit article. Alors, en toute honnêteté, je l'ai plus que lu en diagonale sur Forklift Recreation Training. Je ne sais pas si tu veux nous en toucher deux mots.
- Stéphane
Alors, l'article, je pense que c'est un... Enfin, moi, je l'ai vu comme une opinion personnelle, l'article. C'est une personne, en fait, qui, Zach Swares, qui s'est projetée sur les dernières années depuis le Covid. et qui a commencé à se dire, OK, quel impact ça a eu sur la montée en compétences, et notamment des jeunes. Je pense que je le vois plus avec les jeunes, parce que j'ai encadré une alternante, en fait. Et c'est-à-dire, quel est l'impact que ça a eu sur tout ça ? On voit le Covid. Le problème, c'est qu'il y a eu le Covid, il y a eu les inflations, comme il disait. Surtout aux États-Unis. Il y a eu les lay-off, tout ce qui est licenciement, Twitter aussi. Et tout ça a favorisé le manque d'interaction entre les développeurs. Et ça a eu un impact sur la montée en compétence des personnes, tout simplement. Il y a des choses qu'on fait naturellement quand on est dans le même bureau. Quand on est assis là, je vais te montrer comment on fait ça. t'as jamais fait t'as jamais fait ce bout de code là, je vais te montrer comment on le fait, etc. Et c'est des choses qu'on fait naturellement. Le fait de le faire en remote, il y a toujours un frein, c'est-à-dire pinguer la personne, dire ça, je vais te le faire. Je ne dis pas que c'est impossible, loin de là. Moi, je fais beaucoup de remote, mais ce n'est pas quelque chose qui va se faire naturellement. Et lui, ce qu'il a dit, c'est qu'au-delà du Covid, au-delà du remote, et en plus, il y a Twitter, beaucoup de gens utilisaient Twitter X pour la veille technologique. Et on a vu ce que ça donnait, que c'est pourri par des bots et de messages politiques un peu nauséabonds. Et on voit que ça a tout freiné, ça a freiné en fait cet échange-là. Alors stack overflow c'est pareil. Stack overflow, le jour où l'IA, le chat GPT est sorti, ils ont perdu 25% en valorisation, enfin en action, l'action a perdu 25%. Et ça va être de pire en pire. Et moi, j'ai trouvé vraiment intéressant le fait de se projeter en fait sur les six dernières années, de dire, ben voilà, c'est quoi l'évolution de notre métier, l'évolution de la montée en compétence des personnes et notamment des juniors.
- Alexandre
Parce que c'est un vrai premier retour. Tu vois, 5-6 ans, ça commence à être une tendance. On n'est pas encore sur le truc où il y a des vérités. Mais comme tu dis, on a eu le Covid avec du remote forcé. Du coup, il y a plein de boîtes qui ont continué comme ça. Alors, on sait qu'il y en a plein qui reviennent aussi là-dessus. l'IA, etc. Et effectivement, là, on est en plein dans la première génération de jeunes diplômés qui arrivent sur... qui n'ont connu que ça, durant leurs études, mais aussi durant leurs premières expériences. Donc, c'est assez intéressant. C'est plein de choses optimistes, ma foi, tout ça.
- Stéphane
Ouais, en fait, un truc intéressant, c'est qu'aussi, si tu veux avoir de... En fait, le forklift, je ne me souviens plus si c'est forklift, c'est le cariste en fait, c'est tout ce qui est les montres-charges. En fait, quand on a ces outils-là, tout de suite, on est capable de soulever des charges monstrueuses, de faire du code monstrueux, alors qu'il faut monter, pour monter en compétence, il faut commencer avec des haltères en fait. C'est un peu l'image qu'avait l'article. Et forklift, je crois que c'est ça, c'est les montres-charges. Et de se dire comment tu fais pour monter en compétence quand tu es capable de générer du go, du rust ou n'importe quel langage alors que tu n'en as jamais fait. Il y a quand même un apprentissage à avoir, il y a quand même du recul à avoir. Et le recul va se faire… On parlait des agents qui étaient capables de générer 5 PR dans une nuit. Mais est-ce que toi tu as bien compris ? Est-ce que tu as pris le temps d'assimiler tout ça ? Et ça arrive sur ce que disait l'article. qu'on parlait tout à l'heure, tu peux parler des burn-out tu peux parler de déprime là-dessus parce que tu vas devoir faire tellement de choses tu vas pas avoir le temps de les assimiler tu peux arriver à des états dépressifs c'est clair c'est vraiment le
- Alexandre
piège de tout ça et comme on a quand même des métiers on a tendance à aussi à se remettre que sur nous-mêmes, on peut pas dire qu'on soit la population de gens la plus extravertie dans notre métier Donc, Ça peut vite dégénérer. Mais bon, que de bonnes nouvelles. Il y a aussi plein de bonnes choses avec tout ça. Eh bien, écoute, on arrive sur la fin. Donc, comme d'habitude, si vous voulez, par rapport aux conférences, toi, tu n'as pas d'actualité court terme, tu me disais.
- Stéphane
Non.
- Alexandre
Et si vous voulez des infos, vous allez sur le site d'Aurélie, développeur. je pense que si tu fais quelques CFP de toute façon il y aura peut-être des réponses dans les mois qui viennent je crois des doigts et puis voilà on est tranquillement à la fin du podcast bon une heure et quart comme d'habitude on n'a pas tenu une heure mais cela ne m'étonne pas j'ai arrêté d'espérer de tenir le vœu pieux de ce podcast qui était d'une heure à l'origine Merci Alex. Est-ce que tu as un sujet, est-ce que tu as un truc que tu voulais, un dernier truc, ou est-ce qu'on a fait à peu près le tour de tout ce qu'on s'était dit qu'on aborderait ?
- Stéphane
Je n'ai pas vraiment d'idée. Après, je dirais que c'est un peu comme le dernier article, en fait. Le dernier article, il parlait d'un appel à l'action, et je pense qu'on a une responsabilité vis-à-vis de... Alors, c'est purement personnel, par rapport à l'IA, par rapport à la mouvance qu'il y a actuellement, c'est de... Comment défendre les juniors vis-à-vis des outils des IA, les embarquer dans les projets, les faire monter en compétences, et aussi d'inciter les juniors à rester curieux, à savoir un peu à gratter, à voir que la technique ça peut être sympa. Je pense que c'est aussi notre responsabilité vis-à-vis de la tech, vis-à-vis des juniors.
- Alexandre
Tu as tout à fait raison, je pense que... N'oubliez pas que vous aussi vous avez été débutante et débutant, et que sans des personnes qui vous ont un peu accompagné, je pense que vous ne seriez pas là où vous êtes.
- Stéphane
Et puis, moi, pour garder un peu d'humilité, j'ai toujours gardé le premier code que j'ai écrit en entreprise.
- Alexandre
C'est bon ça, tu as raison.
- Stéphane
Quand j'ai un peu la grosse tête, je le regarde, je dis « ouais,
- Alexandre
ok » . Ok, mettons. Écoute Alex, merci beaucoup. C'était un vrai plaisir de t'avoir dans ce podcast. Je te souhaite plein de bonnes choses pour la suite. De toute façon, on se croisera. Et puis, je vais te dire au revoir, au revoir à tout le monde, et puis à très bientôt.
- Stéphane
Merci beaucoup pour l'invitation. Au revoir.