Speaker #0Bienvenue dans Transclassos. Ici, on parle de classe sociale, du mythe du mérite, du club un peu trop fermé de la culture. Je m'appelle Peggy Pexy Green. Parfois je raconte, parfois j'écoute. Des artistes issus de classes populaires prennent la parole. On rit, on se révolte, on fait entendre notre voix. Bienvenue dans Transclassos. Bonjour, on est en pleine période de fin d'année et je me suis dit que j'allais me faire ce cadeau de parler de plus belle la vie. Plus belle la vie, ça fait sourire d'ailleurs moi-même je souris parce que c'est un mélange de plaisir, plaisir coupable, mépris de classe donc second degré, honte. Et incompréhension face à ce phénomène, face à cette série. Incompréhension peut-être, la première je dirais c'est de moi-même d'être devenue ultra fan de Plus Belle la Vie il y a une dizaine d'années. Et l'incompréhension du reste du monde qui était autour de moi de comment on peut regarder cette série. Incompréhension teintée de mépris, virgule mépris de classe, oui, probablement. Alors je vais vous raconter un peu comment je suis tombée dans Plus Belle la Vie, parce que je trouve que c'est quelque chose qui a été un peu surprenant pour moi, et maintenant que je m'intéresse à toutes ces questions de classe sociale, de transclassisme, de mépris de classe, ça me revient vraiment fort à l'esprit. Donc il y a très très longtemps, je ne sais plus, là j'aurais dû chercher dans mes archives cérébrales, Mémoriel, j'ai découvert plus belle la vie comme ça. J'étais malade et donc à l'époque je travaillais, j'étais responsable de projet, d'un projet européen pour la jeunesse. Et j'étais hyper malade et j'allais travailler et au travail on m'a renvoyé chez moi en me disant que j'avais qu'à rentrer et me reposer, me soigner. Je vous raconte ça parce que en fait ça fait partie de mon vécu et de mon... De mes épiphanies en tant que personne issue de classe populaire, épiphanie forcée de, en fait, quand on est malade, on reste chez soi. Parce que moi, mes deux parents, quand ils étaient malades, ils allaient travailler. C'est-à-dire que chez moi, quand on est malade, on va travailler. Et ce n'est pas juste parce qu'on adore travailler. Parce que pas du tout en fait, on n'adore pas du tout travailler. En tout cas pas travailler dans un métier non passion. Comme c'était le cas de ma maman qui était coiffeuse. C'était un métier passion entre guillemets, mais pas vraiment passion. Je ne sais pas si vous voyez, elle aimait beaucoup ça. Il faut vraiment beaucoup aimer la coiffure pour être coiffeuse, parce que c'est un métier très très dur. Mais voilà, le jour où elle a pu ne plus travailler et prendre sa retraite, elle a été bien contente de fermer la porte du salon où elle était employée et de faire autre chose. Et mon père, mon père mécanicien, autant vous dire que... Il préférait mille fois être sur son canapé que d'être au travail. Donc en tout cas, la question ne se posait pas chez nous quand on était malade, de rester, se reposer, se soigner ou bien d'aller travailler. On allait travailler. Et là, une fois que j'étais moi diplômée, responsable de projet, cadre, on m'a expliqué qu'en fait, quand on était malade, on restait chez soi. Et même d'ailleurs très très malade évidemment, mais même le temps de se remettre. Ça a été vraiment une révélation pour moi, je ne savais pas du tout que c'était possible d'avoir ce confort de vie. Et donc je me suis retrouvée chez moi. Bon, pour le coup, j'étais très très malade, j'avais une espèce de grippe terrible. Je n'arrêtais pas de tousser, etc. Je vous passe les symptômes. Et donc je suis à la maison et j'ai mal à la tête, je me mouche toutes les deux secondes, je tousse, j'en peux plus. À l'époque, j'ai encore la télé. Et donc je zappe et je cherche un truc à regarder, un truc qui ne va pas me demander de réfléchir ou de me prendre la tête, ou d'être déprimée. Parce que je suis vite déprimée par les infos, les films dramatiques, etc. Je crois que je l'ai déjà dit dans une interview, mais je suis ce qu'on appelle une toutouille. Quelqu'un m'a donné ce mot ici en Belgique, j'adore. donc en tant que toutouille je cherche quelque chose que je peux regarder qui va me détendre, me changer les idées pendant que je tousse et que je me... Je me grippe. Et là, je tombe sur Plus belle la vie, dont j'avais entendu parler en me disant « Oh là là, au secours, c'est vraiment un soap opéra tout pourri. » Non, bien sûr, moi, je ne vais pas regarder ça. Et là, vraiment, se dire ça, c'est se mentir à soi-même. En tant que transclasse, j'ai dû mentir à multiples reprises pour faire semblant d'avoir des codes culturels que je n'avais pas. Prétendre d'avoir vu tel film, prétendre de connaître tel lieu culturel, un théâtre que je ne connais pas du tout. À Bruxelles, quand on me parle, je fais « ah oui, oui, oui, mais genre, non, pas du tout, je ne sais même pas où c'est, je ne sais même pas ce que c'est, je ne sais pas du tout ce qu'ils programment. » J'entretiens le flou, ou même je mens, on va dire clairement. Ça sert à ça d'avoir des capacités d'acting, on peut mentir à la perfection. Très utile dans cette société de masques. Et donc, je me mens à moi-même en me disant, non, je ne vais pas regarder ça, ça craint et tout. Pourquoi je me mens à moi-même ? Parce qu'en fait, j'ai passé toute mon enfance à regarder des saupes opéra. Donc moi, j'étais souvent à la maison, toute seule, à partir du moment où j'étais indépendante, on va dire, pour aller à l'école et revenir au collège et tout ça. J'étais fille unique, mes parents travaillaient tard, donc j'étais souvent toute seule jusqu'à ce qu'ils rentrent du travail, ou le samedi, ou à d'autres moments, pendant qu'ils bossaient. Et donc, je regardais énormément la télé. Et je regardais quoi ? Je regardais Dallas, Dynasty, Côte-Ouest. Et puis ensuite, c'est quand j'étais vraiment jeune, je regardais Beverly Hills, 95-210, je ne sais pas c'est quoi le numéro après, mais bref, Beverly Hills, et puis sa petite sœur Melrose Place. Et aussi bien sûr, pour l'amour du risque, j'adore le sous-titre, Les Justiciers Milliardaires. Je ferai sûrement un épisode séparé sur ces magnifiques séries que je regardais à l'époque, qui dépeignaient des milliardaires, des millionnaires ou des gens extrêmement riches et bourgeois. Mais voilà, j'ai été bercée au soap opéra pendant toute mon enfance et j'adorais ça. Donc je n'ai pas du tout moi de problème à regarder des soaps opéra, puisque ça m'a donné énormément de plaisir et d'émotion quand j'étais jeune. J'étais à fond, enfin en fait c'était mes premières, c'était mes pièces de théâtre à moi, c'est-à-dire que C'était là où je riais, je pleurais, j'étais à fond avec Sue Hélène, la pauvre, déjà elle était alcoolique, c'était horrible, elle n'arrivait pas à s'en sortir. Et puis son mari était affreux, il était menteur, il était méchant, donc j'étais très en colère sur JR, donc ça c'est pour les fans de Dallas. D'ailleurs il y a un reload de Dallas pour les gens pour qui le Dallas des années 80 est trop vieux, si vous voulez avoir un petit tasting. Dynasty aussi, mais Dynasty ils ont été très très loin. Le reload sur Netflix il est très très loin du premier. Et c'est vraiment... Ouais, parce que le premier, c'était quand même bien grave en termes de... En termes de, bah déjà, non-diversité, en termes de... Ouais, de fermeture à toutes les différences sociales, à toutes les choses non-hétéro-normées blanches. C'était hardcore, quoi. Et donc, Netflix a fait une version où c'est pas du tout comme ça. Et donc, c'est plus chouette à regarder, mais ça n'a pas le tasting... oldie de ce que je regardais quand j'étais petite qui était vraiment, waouh, très très loin très très loin de ce que je ne pourrais pas regarder aujourd'hui juste en termes de valeur je pèterais des câbles donc à l'époque, je n'avais que ça à regarder c'était les années 80, donc je regardais ça et j'étais à fond, d'ailleurs j'étais très en colère sur Blake Carrington le padré dans Dynasty qui rejetait son fils parce qu'il était gay ce qui était déjà très précurseur quand même d'avoir cet enjeu là et en plus ce... C'était assez misérabiliste, mais quand même, la série, je pense, de ce que je me souviens, ne lui donnait pas non plus complètement raison. Donc c'était quand même une petite percée dans l'ouverture d'esprit que j'espérais avoir dans toutes les séries. Mais voilà, c'était très loin. Bref, là, je m'emporte, je pars dans mes madeleines de Proust d'enfant. Donc voilà, quand j'étais jeune, je regardais ça. Et ça, c'était mes... mes séries, mes narrations, mes émotions. Donc, quand j'ai, franchement, je ne sais pas quel âge, 30 ans, même pas, et je suis chez moi malade, peut-être pour la première fois, je tombe sur Plus Belle La Vie, je me dis non, ça craint, c'est super mal joué, c'est pas possible, c'est pas possible. Je zappe, franchement, je crois que j'ai à avoir 36 chaînes, il n'y a rien, rien de chouette, rien de sympa. Donc, au bout d'un moment, je laisse ça, et puis je fais, je pense que je fais des mots croisés en même temps, ou je ne sais pas ce que je fais, je regarde mes mails, bref. Mais il faut voir que je suis très malade. et donc je laisse tourner ça et là je vois une nana qui drague donc deux nanas très belles une brune avec les cheveux bouclés et une blonde super belle qui s'appelle son nom de famille de personnage c'est Frémont mais je ne me souviens plus de son nom Céline Frémont je ne sais plus Rebecca quelque chose Hampton je crois l'actrice donc une magnifique blonde et une magnifique brune qui se draguent à la télé. Et moi je suis là, what ? Qu'est-ce qui se passe ? Genre j'ai jamais vu ça. Donc c'était il y a quoi ? C'était il y a 15 ans, 2010. Ouais franchement à l'époque à la télé il n'y a pas ça. Et elle se drague et c'est cool quoi. Et donc voilà et la blonde est un peu effarouchée, la brune la drague à dons, la blonde elle a envie machin et moi je me dis mais qu'est-ce que c'est que ça ? Donc c'est plus belle la vie. Hop on change de... on change de... d'histoire, il y a quelqu'un d'autre parce que donc plus belle la vie pour les gens qui n'ont pas eu le... Le plaisir de regarder. Moi, je ne regarde pas la version actuelle de TF1. Peut-être psychologiquement, le fait qu'elle soit sur France 3, j'aimais bien. Ça a un côté télévision publique, populaire, accessible, chouette. TF1, ça met tout de suite autre chose. N'empêche que je regarde des trucs sur TF1. Attention, spoiler alert, je regarde des séries soaps sur TF1 aussi maintenant. Mais je fais un gros coming out, parce que dans mon écosystème, c'est très très mal vu. Donc, je ne sais pas si je vais oser dire le nom. Mais peut-être, on verra. Restez tuned. Donc, dans Plus belle la vie, il y a énormément d'arches narratives, il y a énormément de personnages, il y a énormément de rebondissements. Bien sûr, c'est un soap opéra à la française. Et donc, ça veut dire qu'il y a plein d'histoires qui se tissent en même temps. Donc, on appelle ça des arches narratives dans l'écriture de télé. de séries télé. Donc, séries télé, séries plateforme, tout ce que vous voulez. C'est comme ça qu'on écrit des séries. Il y a une arche de saisons, donc une espèce de... des histoires qui se développent sur toute la saison. Donc, par exemple, c'est une saison... Là, je parle d'une série lambda. Une saison, c'est peut-être 20 épisodes. Il y a des arches qui commencent à l'épisode 1 et qui finissent à l'épisode 20. Et puis, il y a des petites arches par épisode. Il y a des arches qui commencent à chaque épisode, des arches qui durent 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 épisodes. Plus belle la vie, c'est des milliers d'épisodes et des dizaines de milliers d'arches. Je pense vraiment, c'est incroyable, c'est ultra... C'est truffé de rebondissements, d'enjeux. Narrativement, c'est très, très riche. Et donc, pour les gens comme moi qui adorent les histoires et qui adorent vivre des émotions et avoir des personnages... empêtrés dans des émotions, c'est un peu un piège qui s'est refermé sur moi. Ils mettent une autre chose. Là, ils mettent deux jeunes dont un jeune qui est, je pense, Rudy, qui, je ne sais pas de quelle origine il est, mais en tout cas, c'est un jeune racisé. Et ça, pareil, en 2010, dans les séries, etc., c'est très, très rare. C'est beaucoup, vraiment. Beaucoup, beaucoup de personnes blanches à l'écran, voire quasiment que ça. Ou bien, si des personnes racisées sont représentées, c'est toujours des trucs ultra clichés, basés, enfin complètement essentialisantes, stigmatisantes, qui les renvoient uniquement à leur origine. Donc elles ne vivent pas des aventures en tant que personnes, elles vivent des aventures en tant que personnes racisées, systématiquement, et de manière très lourde et problématique. Et là, je vois une scène où on ne parle pas de ça du tout. Il est en train de vivre une histoire d'amour avec quelqu'un. Enfin, tout va bien ou tout va mal, mais rien à voir avec ça. Je me dis, ah, cool, voilà, ça fait du bien, en tout cas, de ne pas être dans un truc blancoblanc. Et puis, bam, hop, autre truc, on se retrouve au bar du Mistral. Donc, pour les aficionados, ça fait du bien d'entendre, le bar du Mistral. Et là, il y a un monsieur avec un accent marseillais, puisque ça se passe à Marseille, officiellement, même s'il y a, je ne sais pas, peut-être 20% de gens qui ont un accent. Marseillais et 80 qui n'ont pas d'accent, mais ça on oublie. Ça fait plaisir du coup d'entendre ce monsieur avec son accent du sud dans son bar. Et le monsieur, il est plus âgé, il parle avec quelqu'un. Je me demande s'il n'est pas en train de parler justement du fait qu'il a un fils qu'il avait, je ne sais pas s'il avait abandonné, il n'était pas au courant qu'il avait un fils. Bref, donc ça c'est typique soap opéra, moi j'adore. C'est le fils qui revient quoi. le fils caché ou le fils abandonné ou le fils secret qui revient et qui dit tu es mon père c'est pas génial quoi et donc là il y a Roland sachant que mon père s'appelle Roland aussi c'est un peu drôle pour moi il y a Roland du bar du Mistral qui parle avec quelqu'un et tout et je pense même qu'il parle de son fils, là je me dis plus belle la vie, c'est méga progressiste je suis en train de parler de ça il est pas très à l'aise donc c'est assez quelque part réaliste. Donc il est en train de parler de ça, de son fils qui revient, et du fait qu'en plus ce fils apparemment serait gay et que bon, voilà quoi, c'est pas ça qu'il aurait choisi s'il avait pu choisir. Et l'autre personne en face qui lui dit... Du genre, mais non, mais si tu l'aimes, blablabla. Donc là, la voix de la raison est la voix qu'on a envie de porter nous-mêmes. Et puis, il y a un autre personnage qui arrive et qui fait avocat du diable un peu. Et qui est là, ouais, mais non, mais quand même, je ne sais pas quoi et tout. Et là, je me dis, what ? Mais attends, qu'est-ce qui se passe ? Et là, je suis accrochée et je me dis, mais qu'est-ce qui se passe ? Et là, c'est fini. Donc l'épisode se finit. C'était très soap opéra quand même Peggy, est-ce que t'es prête à te relancer dans un truc de soap opéra ? C'est-à-dire les décors sont un peu craignos quoi, pour utiliser un mot des années 90, 90. Le jeu, le jeu c'est vraiment pas dingue, mais en même temps, ouais chouette propos quoi, au pluriel. Là, qu'est-ce qui se passe ? Très vicieux, c'était très vicieux, je ne sais plus c'était quelle chaîne, je pense que c'était un truc genre TV Braise, je ne sais pas si ça existe toujours. Je n'ai jamais compris cette télé, c'est une télé je crois de Bretagne, TV Braise, qui était sur le câble à l'époque, en tout cas je ne sais pas si ça existe toujours, et qui repassait monstre de série quoi. Et là, deuxième épisode, bam, bon, en gros il y avait quatre épisodes à la suite. Je suis tombée dedans de fou, le lendemain j'étais toujours à la maison malade, je suis retombée dedans, je me suis retapée quatre épisodes, c'était fini, voilà. Le virus de Plus Belle la Vie était inoculé, donc après ça j'ai regardé Plus Belle la Vie pendant des années, je sais pas, peut-être 4 ans, je sais pas. C'était dingue quoi, c'était à fond. La seule personne qui le savait à la base, c'était la personne avec qui je suis en couple, qui se moquait gentiment. et à qui j'ai essayé de faire voir quelques épisodes, expliquer un peu, mais bon, ça n'a pas pris. Mais il y avait de l'ouverture de, je veux bien comprendre c'est quoi qui se passe, mais il y avait du rire, il n'y avait pas de mépris. Je ne vais pas sortir avec quelqu'un qui méprise des gens qui regardent les sopopéras, sinon je mépriserais une partie de moi-même. Et ça, je ne le conseille pas. Et donc, voilà, je suis tombée là-dedans. Et puis à un moment, j'ai entendu que effectivement, c'était un grand succès. C'était assez dingue. Et Plus belle la vie, en fait, ça traitait de plein de sujets de société que je n'ai jamais vu traités ailleurs. En tout cas, pas autant. Et en plus, ce qui était extraordinaire. Donc je parle au passé parce que je ne connais pas du tout la version reloaded. Mais c'était aussi quelque chose complètement ancré dans l'actualité. Par exemple, il y avait les élections. Ils parlaient des élections. Et moi aussi, petit à petit, je suis rentrée dans cette carrière artistique. J'ai commencé d'ailleurs par écrire des courts-métrages. J'ai réalisé un court-métrage et tout ça. J'ai commencé d'abord par l'outil vidéo, avant de faire du théâtre et de l'impro sur scène. J'ai commencé d'abord par ça. Je m'intéressais énormément aux scénarios. Je regardais beaucoup The Spread Housewives, qui est mon autre série adorée. Les arches narratives par épisode, par saison, m'intéressaient à fond. La construction des personnages, la complexité. Plus belle la vie, c'était vraiment un traitement des sujets de société brûlants et d'actualité. Ça permettait une représentation de plein de points de vue différents. Il y a un côté très pédagogique, mais d'ailleurs je crois que j'ai lu des interviews, donc ensuite j'ai lu des interviews et tout, et je pense qu'il parlait de ça, il disait qu'il y avait vraiment une volonté aussi pédagogique et aussi progressiste. Donc il y a beaucoup de gens qui reprochent à Plus Belle la Vie d'être de gauche, ou qui reprochaient, j'ai envie de dire tant mieux. Et effectivement oui, il y avait je pense d'office quelque chose qui était... sinon je n'aurais pas regardé, je n'aurais pas regardé une série soap opéra de droite. J'avais peut-être déjà assez donné avec Dallas. Et donc, no offense les fans de Dallas. Je n'ai pas fait d'études politiques sur le sujet, mais je crois que c'est quand même un peu grave. Mais donc, plus belle la vie, dans tous les cas, représenter à l'écran des diversités d'opinions et au final quand même plutôt un left-wing gaze, c'est-à-dire quand même plutôt aller vers un regard plus positivement de gauche. et aussi des bons sentiments. Donc, il se passe plein de trucs, bien évidemment. Il y a des meurtres, il y a des trucs de fous qui se passent, des « t'es ma sœur, non t'es mon frère » , enfin bref. Il y a des trucs de ouf, de soap opéra, il en faut. Il y a des rebondissements policiers, il en faut. Il y a des histoires d'amour, des histoires d'amour impossibles. Enfin voilà, il y a plein de trucs. Mais il y a aussi tous les enjeux sociaux et sociétaux. Il y a le racisme. Il y a vraiment énormément de sujets qui sont traités. Et avec, comme je le dis de nouveau, une multitude de points de vue représentés. de l'intergénérationnel avec plein, toute une série de personnes. âgés qui sont représentés à l'écran, mais pas en tant que vieux croulants malades, en tant que personnes qui réfléchissent, qui ont leur vision de la vie, qui parfois sont de gauche, parfois sont de droite, voilà. Et aussi beaucoup de gens de classe moyenne ou de classe populaire. Et ça, c'est vraiment pas fréquent, parce qu'en fait, dans les films et dans les séries, on a un énorme, ce qu'on appelait bourgeois gaze. Je pense que ça a été construit sur l'expression américaine de male gaze, qui veut dire que pendant 50 ans on a regardé des films qui étaient réalisés par des hommes qui avaient du coup un mail gay un regard d'homme sur les histoires les situations les émotions les corps et qui filmait tout de leur point de vue d'homme et donc on a été abreuvé nourri de du regard des hommes sur la société le monde les femmes en l'occurrence et les corps des femmes filmé comme ça donc ça Il y a beaucoup d'études, c'est hyper intéressant et c'est assez fascinant. et en même temps révoltant. Une fois qu'on se plonge là-dedans, c'est assez grave. Mais il y a aussi cette histoire de bourgeois gays, dont je parlerai peut-être dans un autre épisode, puisque là, j'ai envie de vraiment rester sur Plus belle la vie. Le bourgeois gays fait aussi qu'on a beaucoup de représentations à l'écran qui ne sont pas du tout ancrées dans le réel, pas du tout ancrées dans des classes sociales plus populaires, qui pourtant représentent la majorité du peuple, comme son nom l'indique. Non, vraiment, je veux dire proportionnellement, classe moyenne et classe dite populaire, ou je ne sais pas comment les appeler, parce que c'est toujours jugeant et c'est toujours être en dessous, inférieur, subalterne, ça s'appelle comme ça, mais moi ça me pose problème quand même. parce que c'est un imaginaire et une définition qui met les personnes riches en haut et les personnes pauvres en bas. France d'en bas, comme disait l'autre. Voilà, on est quand même en majorité... Dans cette société, là je parle de nouveau, j'avais fait un disclaimer, je parle essentiellement de la France et de la Belgique quand je donne des explications ou des stats ou des trucs, ou des impressions sociologiques. C'est uniquement basé sur France-Belgique, d'un point de vue de là où je me situe. Mais donc... Ça fait du bien de voir des classes populaires à l'écran qui ne sont pas non plus... Bien sûr qu'il y a plein de stéréotypes dans Plus belle la vie. Attention, je ne suis pas en train de dire que c'est l'écriture la plus brodée du monde et ultra sensible et subtile. Bien sûr, ça reste un soap opéra. Mais ils ont fait quelque chose. Il s'est passé quelque chose. Ce n'est pas un hasard si Plus belle la vie a eu ce succès-là. Ça a été un vrai mélange, un vrai cocktail de... Ben, scénarii, narration palpitante, marrante, un peu à l'américaine, je pense, avec un groupe de scénaristes qui va à fond. Du drama et tout ça, mais aussi des enjeux de société, etc. Et aussi de la représentation. Enfin, on voyait à l'écran des gens qui galéraient financièrement, des gens qui étaient au chômage, mais pas en mode... drame social, avec des gens avec des fausses dents qui sont complètement à la masse parce qu'ils sont pauvres. Enfin, je veux dire, non, des gens un peu comme vous et moi, j'allais dire, de tous les niveaux, des gens de classe moyenne et des gens riches, comme Céline Frémont, pour laquelle elle s'appelle la fameuse... le personnage du début là dont je vous parlais, blonde, qui a eu cette aventure avec cette femme là donc on avait vraiment différent et c'était traité aussi à l'écran et qu'est-ce que ça fait du bien d'avoir des gens normaux qui vivent dans des appart normaux et pas par opposition je vais le dire donc je regarde Demain nous appartient ouais j'ose le dire, sur TF1 en ce moment qui est un saupopéra reloaded à la TF1 donc un petit peu au-dessus, entre guillemets, de plus belle la vie parce que c'est des décors, ils tournent en extérieur, il y a beaucoup plus de moyens, c'est pas tout à fait la même catégorie. Mais là, dans Demande des appartements, par exemple, on ne parle pas, en fait, le bourgeois gay, on ne parle pas vraiment du milieu social dans lequel ils sont, mais on les voit évoluer. Genre, il y en a une, elle était... prof, puis tout d'un coup elle est devenue je sais pas comment ça s'appelle, CPE ou je sais pas qu'on appelle quoi, quasi directrice de l'école pas vraiment mais voilà et puis maintenant elle est infirmière, elle a refait des études genre elle a une maison au bord de l'étang de Thau à Sète avec tout en baie vitrée, enfin machin l'argent n'est jamais un problème, de temps en temps ton mari il a monté une... Un mât d'austréiculture, je ne sais pas comment dire. Bref, qu'il a semi-hérité de sa mère, qu'il a retrouvé. C'est toute une histoire hyper soap opéra, très drôle. Mais des fois, il est là, ouais, c'est difficile, machin. Mais on voit bien que ça a été écrit, c'est difficile, l'argent, comment on va faire ? Mais on voit bien dans les... Par les bourgeois gaze, des scénaristes, que ces gens-là ne sont pas du tout dans le besoin. Mais pas du tout. Donc quand ils disent « c'est difficile » , on sait bien que c'est pas vrai. Ça se voit dans tout ce qu'ils font. Mais le problème, c'est que les personnes bourgeoises qui écrivent des scénarii ne savent pas ce que c'est les vraies conditions de vie. Donc du coup, ils font dire des choses à leurs personnages qui ne sont pas du tout ancrés dans le réel. De leurs conditions de vie, on va dire. Peut-être que pour eux, c'est des problèmes d'argent, de ne pas pouvoir partir au Japon pendant trois mois en vacances. Mais voilà, le reste, les policiers, s'il a une piscine dans son jardin, c'est complètement surréaliste en termes de là où il vit, etc. Je pars loin, si je pars dans DNA, je pars loin. Évidemment, il y a des gens qui sont plus... Ils essayent quand même d'avoir aussi des personnes plus ancrées, moins riches et tout. Mais globalement, après, les personnages principaux, c'est des policiers, une avocate, des médecins. Donc, c'est aussi des personnes qui ont des métiers et des statuts sociaux assez reconnus et hauts. Encore une fois, cette histoire de haut et bas qui m'agace. Je ne sais pas comment dire autrement. Je suis abreuvée de cette société classiste. désolé, et de sa terminologie. Voilà, donc dans DNA, ils essayent un peu d'avoir des personnes qui ne sont pas toutes de la bourgeoisie, mais enfin ça reste quand même un décor et des lieux d'habitation etc. qui sont extrêmement cossus et riches. Contrairement à Plus belle la vie, qui nous amenait dans plein de milieux différents, y compris dans plein de décors qui n'étaient pas des décors de gens riches, et des vrais problèmes d'argent. Des vrais, voilà. On y croyait en fait. Et on pouvait s'identifier aussi. Donc il y a eu plein de choses sur la maladie, sur le handicap. Enfin, Plus belle la vie, c'est vraiment un écrin de mille questions de société qui nous traversent et avec cette question de... de coller à l'actualité. Ça faisait partie de l'ADN de Plus Belle la Vie. En tout cas, de nouveau, je parle toujours de celui d'il y a 15 ans sur FR3. FR3, waouh ! France 3, je ne sais plus comment ça s'appelle maintenant. Vous, vous savez. Mais en tout cas, ce que je voulais dire, c'est que j'ai suivi cette série. Vous avez compris, j'aimais beaucoup cette série. Et puis il y a un petit côté aussi très agréable et très réconfortant d'avoir une série quotidienne parce qu'on la retrouve chaque jour et c'est un peu un phare dans la nuit quand on a passé une très mauvaise journée. On retrouve nos potes et ça fait du bien, c'est chouette. Et pourquoi je voulais en parler aussi aujourd'hui, c'est parce que ça m'est arrivé plusieurs fois et récemment notamment j'ai parlé de Plus belle la vie. Et à chaque fois que je parle de ça, ça fait très longtemps que je n'en ai pas parlé puisque je ne regarde plus. mais à chaque fois que je parle de ça, il y a vraiment des réactions toujours des réactions de rire et comme j'ai dit au tout début de cet épisode, je pense que c'est un mélange il y a des gens qui rient de foutage de gueule c'est à dire de moquerie, de wow c'est trop nul comment elle peut regarder ça et des gens qui rient un peu semi complice, semi j'avoue j'ai regardé aussi mais je le dis pas parce que j'ai honte et en fait ça me pose vraiment question de pourquoi est-ce qu'on doit avoir honte de regarder une série cette série elle appartient vraiment au capital culturel populaire Clairement, c'est identifié comme tel, c'est majoritairement les classes populaires, pas que. Et ça c'est intéressant, parce qu'il y a plein d'articles là-dessus, ça m'intéresse, n'hésitez pas à aller les lire, à les approfondir, si comme moi ça vous fascine. Mais voilà, globalement, le soap opéra et la télé, ce sont des pratiques culturelles, comme on dit, qui appartiennent aux classes populaires très majoritairement. Donc mépriser une série télé et mépriser le goût, la qualité, l'affect qu'on peut avoir pour une série télé, c'est mépriser la culture populaire, de nouveau. la culture que certains vont appeler beauf, même si pour moi, beauf, je suis complètement de la team Roselamy, le beauf c'est une invention et n'existe pas vraiment, pas comme une représentation généralisante d'une partie des classes populaires, ou même de toutes les classes populaires. Déjà, les classes populaires, j'ai fait un épisode, je ne sais plus, l'avant-dernier épisode sur c'est quoi les classes populaires. C'est un épisode hyper difficile parce que c'est très très aride. J'avais essayé de vulgariser mais je me rends bien compte que ça a été quand même quelque chose de pas évident à définir. Donc l'épisode, c'est une tentative mais ce n'est pas ultra simple d'accès quand même. J'ai eu des retours par rapport à ça et je suis tout à fait d'accord. Le sujet n'est pas du tout simple. Les classes populaires, qu'est-ce que c'est ? Et en tout cas, ce qu'on sait, c'est que la télé, c'est une pratique associée aux classes populaires, toujours entre guillemets. Et donc pour moi, le fait que ce soit méprisé, c'est un mépris de classe, d'office en fait. Parce que si nous, quand je dis nous, moi c'est moi, je suis issue de classe populaire. si nous on n'avait pas accès au théâtre parce qu'on avait peur que ce soit pas pour nous ou parce qu'on faisait en sorte qu'on sente que c'est pas pour nous que tout ce qui est de culture légitime entre guillemets qui est en fait une culture bourgeoise qui passe pour la culture générale qu'il faut avoir et qu'en fait de là où on est on n'a pas accès à cette culture donc on est toujours en manque, en défaillance et on a honte de ne pas avoir les codes de la culture générale officielle et de ne pas connaître les arts les arts plastiques les musées, etc. Pour être toujours dans une position où on ne se sent pas assez, on se sent moins, notre truc à nous peut-être c'est la télé, ou c'était la télé ou en tout cas une partie d'entre nous la télé, les séries télé, en fait laissez-nous tranquilles et quand j'en parle et qu'on se fout de ma gueule dans des milieux justement bourgeois ou classe moyenne supérieure etc. puisque en tant que transclasse ... J'ai fini par fréquenter des gens qui n'étaient plus de classe populaire du tout. Et, petite parenthèse, en vrai, les vraies personnes avec qui je suis amie sont quasiment toutes issues de classe populaire, même si maintenant elles sont dans un milieu de classe moyenne, ou classe supérieure, j'en ai pas trop, mais ça a pu m'arriver. En fait, récemment j'ai rencontré quelqu'un qui m'a dit en secret, parce qu'elle a dit « ah je regarde un truc » et puis elle s'est vite reprise parce qu'on était devant des artistes, des actrices. des gens du théâtre belge, et c'est vite repris. Et moi, je l'ai regardée, et je suis de quoi elle parlait. Elle parlait de Demain nous appartient. Et en fait, elle a vraiment, elle a rougi, elle a eu honte d'avoir fait une référence qu'elle a cru que quelqu'un peut-être pourrait imaginer un jour qu'en fait, peut-être, elle regarde cette série. Alors qu'en fait, elle regarde cette série, et c'est OK. Et pourquoi est-ce qu'elle a honte de le dire ? Elle a honte de le dire, ce n'est pas sa faute. Elle a honte de le dire parce que si elle le dit, tout le monde va se foutre de sa gueule Et donc moi, je m'en fous parce que j'ai abandonné l'idée d'être reconnue dans ce système. Alors qu'elle, c'est une comédienne et je pense qu'elle crée des spectacles aussi qui est reconnue, qui joue dans des théâtres subventionnés. Et je pense qu'elle vient d'un milieu assez aisé, assez privilégié. Mais sa vie actuelle, je crois que ce n'est pas non plus le grand soir. Donc je pense qu'elle a quand même des conditions de vie actuelles qui sont plutôt moyennes, voire presque populaires. Mais en venant d'un milieu aisé, donc ça reste quelque chose qui est temporaire puisqu'elle a sûrement des héritages ou autres. Mais bref, je dis ça parce que du coup, elle est quand même quelque part en ce moment pas complètement dans une opulence et dans un... une insouciance totale financière et pratique, mais elle a des capitaux sociaux et culturels très hauts. Et donc, en fait, moi, ça m'a énervée et ça m'a fait un peu mal au cœur aussi de me dire que t'en es toujours là, quoi. Et donc, moi, qui n'ai pas peur d'être ostracisée ou qu'on me rejette des milieux de l'entre-soi théâtral. Et culturel, du coup belge parce que je suis en Belgique mais c'est la même chose en France. Parisien je crois que c'est encore pire. Parce que je n'y suis pas en fait, parce que moi je mets le pied dans la porte mais la porte se referme. Mon pied est très endolori et finalement j'arrive pas à jouer dans des endroits reconnus, reconnus par les hautes sphères et reconnus par les pouvoirs publics avec de l'argent. Donc moi je m'en fous puisque je ne risque pas d'être jetée puisque je n'y suis déjà pas. Du coup j'ai attrapé ce qu'elle a dit et j'ai fait un... J'ai fait une déclaration politique sur, ben moi je regarde Demain nous appartient et quoi, et les gens étaient là, ah oui ok ! Et en voyant que j'étais remontée, ils n'osaient pas trop se moquer, donc ils rigolaient un peu, genre non mais c'est cool, ben pourquoi pas, ah ouais, ah ah ah ! Ah ouais mais c'est quoi qui est bien dedans, genre en mode je m'intéresse, alors qu'ils étaient juste tous, je pense, tous effarés de se dire, mais comment on est dans la même pièce qu'une personne qui regarde un truc aussi nul ? Et avec bien sûr la moitié qui dit « Moi j'ai pas la télé, je suis mamou non plus, j'ai pas la télé. » Ah oui, parce qu'avoir la télé, c'est être une personne nulle, sachez-le. Enfin, ceux qui savent pas, j'imagine que vous le savez. Si vous êtes trans classe, vous le savez, vous n'avez pas de télé. Ou bien vous en avez une, mais faut pas le dire. Parce qu'avoir la télé, c'est nul. C'est populaire, c'est pas bien. C'est bien sûr pas expliqué comme ça, mais c'est ça la réalité. Je dis pas que ce qui passe à la télé est génial. Loin de moi de ça, parce que si j'ai pas la télé, c'est parce que c'est cher. numéro 1, je vais vous dire clairement, c'est parce que c'est cher, et numéro 2, c'est vrai qu'il n'y a pas grand-chose qui m'intéresse. Enfin, avec tous les programmes, il y a quand même toujours des choses chouettes à regarder. Ou bien, des choses comme ces séries soap-opéra qui juste font du bien pour se changer les idées. Et ou, pour s'identifier comme plus belle la vie, plutôt que de voir que des films de bourgeois gaze avec des riches, qui ont des problèmes de riches, ou bien avec des pauvres complètement out. avec des approches misérabilistes bourgeois Gaze et donc voilà j'ai fait un coming out devant ces gens pour soutenir cette personne et j'ai jamais réussi à les faire voir à ce qu'elles viennent avec moi j'étais là allez vas-y c'est ça que tu regardes ? non non machin je vais m'arrêter là, je pense que c'était un très long épisode sur la culture plus belle la vie en tout cas mon expérience de plus belle la vie Et le fait que je supporte plus le mépris de classe sur les soap opéra. Laissez-nous tranquilles en fait, voilà. Et surtout sur celui-là, parce que sur ceux qui dépeignent des milliardaires, je pourrais comprendre encore, puis j'étais enfant, je ne vois pas que je puisse regarder ça adulte. Mais sur un qui était comme ça, et en plus avec cette, je trouve quelque part, cette chose de bienveillance où il y avait un moment des bons sentiments qui revenaient, mais ça fait du bien en fait d'avoir des bons sentiments. Voilà. Laissez-nous regarder ce qui nous fait du bien, même si la qualité artistique du produit est discutable. Les émotions sont là, les représentations existent, au moins à cet endroit-là, d'une manière moins stéréotypée que dans des produits purement bourgeoisaux-bourgeois. Laissez-nous regarder ce qu'on veut en fait. Voilà, plus belle la vie, forever ! Si cet épisode vous a plu, mettez donc des étoiles sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer, là où vous écoutez, sur Ausha directement, qui est la plateforme d'hébergement. Le prochain épisode sera une interview, une interview de Olivier Prémel, qui est un comédien, également voix off et improvisateur en Belgique. Et voilà, je vous dis à très bientôt. N'hésitez pas à vous abonner sur les plateformes ou sur Instagram. C'était le dernier épisode de 2025. See you next year. À très vite pour la suite.