Speaker #0du degré de douleur que vous avez et justement quand il y a des douleurs différentes ça peut donner une idée sur ah tiens là c'est pas la même douleur que j'ai et donc c'est peut-être pas la même inflammation peut-être qu'il se passe d'autres choses dans mon corps quand je passe à 10 sur 10 quand je redescends à 5 sur 10 quand je monte à 7 sur 10 c'est des choses qui peuvent être intéressantes vous à formuler et à essayer de mieux comprendre et de mieux percevoir non seulement ce n'est pas normal d'avoir mal pendant ces règles mais ce n'est pas non plus normal de ne pas trouver de solution Bienvenue dans Transgresser les règles, le premier podcast français entièrement dédié aux douleurs menstruelles qui va te permettre de sortir du flou et de ne plus te sentir seule face à tes douleurs. Et sur ce podcast, en solo, avec d'autres professionnels ou grâce à des témoignages de personnes concernées, je vais te parler des douleurs menstruelles. Tu vas mieux comprendre ce qui se passe dans ton corps, découvrir de nouvelles solutions et entendre que d'autres s'en ont sorti en trouvant leur propre chemin. Je suis Maud Renard, j'ai créé la méthode Gynémotion pour te permettre de diminuer tes douleurs gynécologiques. Et parce que la douleur n'est pas une fatalité individuelle, mais une question collective, il est grand temps de transgresser les règles. Est-ce que tu savais qu'il n'y avait pas qu'un type de douleur menstruelle, mais 7 différentes douleurs ? Est-ce que tu as déjà peut-être remarqué que certaines de tes douleurs menstruelles passent très vite, d'autres sont en continu, d'autres te laissent complètement épuisé et personne ne peut t'expliquer pourquoi. Pour ce premier épisode, je ne voulais pas commencer par... parler d'outils, de méthodes, de solutions pour soulager tes douleurs, je voulais te parler d'une des premières clés pour avoir des repères plus concrets concernant tes douleurs de règles, c'est la notion de ressentir plus précisément ta douleur pour pouvoir la nommer et surtout savoir d'où elle vient. Parce que comprendre en fait quel type de douleur tu as va pouvoir changer la manière dont tu vas les gérer. Et le problème aujourd'hui, c'est que quand une personne... a mal pendant ses règles, on met un seul mot qui est le mot dismenoré. Dismenoré, ça veut dire juste douleur pendant les règles. Mais derrière ce mot, il y a plein de mécanismes de douleurs différents. Certains sont utérins, d'autres sont nerveux, d'autres sont encore musculaires. Donc juste dire vous avez mal au ventre, hop, un spasfon, et dans trois mois on se revoit si vous avez encore des douleurs, ça ne marche pas. Parce que la façon dont tu vis la douleur, si elle est continue, si elle est sourde, si elle est aiguë, si elle est accompagnée ou pas d'autres symptômes, dis quelque chose de précis sur ce qui se passe dans ton corps. Et donc, à douleurs différentes, eh bien, solution différente. Faire un seul bloc des douleurs menstruelles va empêcher d'être plus précis sur la gestion de la douleur en elle-même. Donc cet épisode va te permettre d'avoir des pistes de diagnostic si t'en as pas encore eu, des pistes de diagnostic sur tes douleurs menstruelles. Et s'il y a déjà eu un diagnostic de posée, eh bien ça peut t'aider à Mouh ! à aller plus dans les détails, plus important pour mieux cibler quelle douleur apaiser. Aujourd'hui, je vais donc te lister les 7 types de douleurs mensuelles différentes que moi j'ai répertoriées de manière empirique à force d'accompagner, mais je ne vais pas me lancer dans les explications de solutions. Cet épisode, il est vraiment surtout là pour détailler les sensations. Donc n'hésite pas à noter au fur et à mesure si ça te concerne ou pas. Et je précise, de précision, c'est que souvent il y a différentes douleurs qui sont en même temps, c'est-à-dire ne sois pas surprise si tu te dis ah bah tiens j'ai cette douleur-là et puis à la troisième douleur ah bah j'ai aussi cette douleur-là, ça peut être logique parce que certains mécanismes de douleur vont entraîner d'autres mécanismes de douleur et donc, et puis aussi inversement la deuxième chose c'est que si tu as l'impression que tu ne sais pas du tout quel type de douleur c'est, même si je te les décris, que tu te dis oh là là j'arrive pas du tout à cerner ça Ça peut être normal parce que ressentir exactement la douleur demande une perception fine du ressenti corporel intérieur, ce qu'on appelle l'interoception. Et en fait c'est quelque chose qu'on ne nous apprend pas déjà. Ressentir à l'intérieur de nous c'est quelque chose qui est vraiment difficile pour certaines personnes parce qu'on ne nous l'apprend pas, parce que aussi la sensation parfois elle est... Enfin voilà, il y a certaines sensibilités de certaines personnes qui ne ressentent beaucoup moins précisément l'intérieur du corps. mais aussi parce que, en fait, quand il y a un corps qui est douloureux, parfois, en fait, le cerveau, il décroche, il n'arrive plus à suivre et il perçoit juste, ok, j'ai mal, mais c'est difficile d'aller beaucoup plus précisément dans la douleur. Donc, prends ton temps, fais-toi confiance en écoutant l'épisode pour détailler ça. Voilà. Avant de lister ces sept types de douleurs, je vais quand même refaire un petit point sur ce que sont des menstruations, des règles, et comprendre, en fait, le process de base pour justement mieux comprendre là où il peut y avoir des douleurs. Donc, durant tout le cycle, le cycle menstruel, l'utérus va se gorger de muqueuses et de canaux sanguins pour accueillir un potentiel ovule fécondé. Donc il faut imaginer que l'utérus est comme une éponge qui, au fur et à mesure, reçoit de l'eau et gonfle, gonfle, gonfle et prend du volume. En fin de cycle, s'il n'y a pas d'ovule fécondé, les hormones vont chuter. Je ne vais pas détailler tout ça, ce n'est pas le but de l'épisode de vous parler des hormones, je ne vais pas détailler ça. mais en gros ça va chuter et le cerveau va comprendre alors qu'il va falloir faire le ménage, car l'utérus, il ne va pas pouvoir continuer à gonfler éternellement, sinon il va exploser. Petite parenthèse, c'est d'ailleurs pour ça, en fait, que les menstruations arrivent environ une fois par mois. S'il n'y avait pas ça, en fait, s'il n'y avait pas un ménage qui était fait, l'utérus continuerait à gonfler, sous, en fait, l'effet de l'ostrogène et la progestérone, et se remplirait de muqueuses. Donc, ce ne serait pas, en fait, très cool. Donc, c'est pour ça que, hop, une fois par mois, on libère tout, on nettoie tout, on fait le ménage, en gros. L'utérus va libérer des molécules qu'on appelle des prostaglandines. C'est important parce que je vais en parler plus tard. Et en fait, ces prostaglandines vont permettre la contraction de l'utérus. L'utérus et cette contraction vont permettre d'évacuer l'endomètre, donc ce que je disais, les muqueuses et les parties des vaisseaux sanguins qu'il y a dans les muqueuses. Et cette contraction, en fait, c'est comme une éponge, vraiment. Il faut s'imaginer ça. Je fais un petit clin d'œil. à Marie-Pénélope Pérez qui m'a appris cette image et que je trouve vraiment toujours très pertinente comme métaphore de l'éponge. Et donc si tu sers une éponge qui est gorgée d'eau, ta main c'est vraiment la partie musculaire de l'utérus et l'éponge ça serait la partie de l'endomètre qui descend au fur et à mesure, qui coule au fur et à mesure. Donc l'endomètre c'est ce que tu vas voir sortir au fond de ta culotte et c'est la muqueuse qui va se décrocher. C'est ce qu'on appelle une désquamation. C'est-à-dire qu'une désquamation, c'est un tissu, ici c'est de l'endomètre, qui se décroche naturellement d'un autre tissu du corps. C'est normalement, je mets bien normalement, pas douloureux. Je compare souvent ça aux glaires qu'on peut avoir dans le nez, par exemple quand on est enrhumé et qu'on se mouche. Ok, il y a de la muqueuse qui sort, qui a été fabriquée par le corps, et qui s'évacue. C'est fait pour, c'est un mécanisme qui est normal. Pareil pour les pellicules de cheveux, c'est une désquamation, c'est pareil. Ce n'est pas douloureux une pellicule qui se retire du cuir chevelu. Le corps sait évacuer des choses sans être douloureux. La peau, en fait, qui a dessous le tissu qui est enlevé, dessous les narines, au niveau des narines, au niveau des muqueuses des narines, au niveau du cuir chevelu, au niveau de l'endomètre, et bien cette Ausha... dessous, elle n'est pas inflammée. Les tissus qui sont dessous sont faits pour être capables de se régénérer sans que ça ne te blesse. Donc, si on revient à notre endomètre, l'utérus lui va se contracter et à chaque contraction, l'endomètre se retire un petit peu et va s'évacuer en descendant par le col de l'utérus puis le vagin. Il faut savoir que les contractions utérines ont une fréquence d'environ entre 30 minutes et 2 heures en début de menstruation, et au fur et à mesure va diminuer jusqu'à deux ou trois fois par jour en fin de menstruation. C'est pour ça que tu as, je sais pas, J5, J6, J7, quelques gouttes dans la culotte, c'est que ton utérus a continué encore un petit peu à se contracter, mais genre deux ou trois fois par jour et c'est tout. Ça, c'est le principe des menstruations. Et dans ce processus, il y a plusieurs endroits qui peuvent devenir douloureux. Et c'est parti, on va voir où est-ce que ça bug. Premier type de douleur mensoelle, c'est la crampe utérine. C'est le type de douleur le plus fréquemment décrit quand on parle de règles douloureuses. Ces crampes, qu'est-ce que c'est ? En fait, juste qu'est-ce que c'est qu'une contraction ? C'est une... Qu'est-ce que c'est, pardon, qu'une crampe ? C'est une contraction qui devient trop intense et le muscle n'arrive plus à se détendre. Sauf que lorsque les muscles sont trop contractés, trop forts, trop longtemps, allez, là, c'est le muscle utérin, c'est vraiment l'utérus qui comprime, en fait, ça va comprimer les... propres vaisseaux du muscle, donc les propres vaisseaux d'utérus, l'apport en oxygène du muscle va diminuer et les cellules, elles vont paniquer. Elles vont faire « Ah, j'ai pas assez d'air, je manque d'oxygène » , etc. Et donc, elle va envoyer un signal de douleur au cerveau pour dire « J'ai besoin d'oxygène, j'ai besoin que mes vaisseaux soient dilatés pour que je puisse récupérer de l'oxygène. » Je compare toujours ça à la crampe de mollet. Ça, c'est pour les aidants et les aidantes, ça peut donner vraiment une idée de la douleur que peut être des crampes menstruelles, des crampes utérines, c'est qu'une crampe de mollet, si ça vous est arrivé, c'est extrêmement douloureux. Voilà, ça fait très très mal. Souvent ça passe vite, mais c'est extrêmement douloureux. Il faut imaginer qu'une crampe utérine, c'est ça. Et c'est ça, peut-être parfois, souvent je parle de la fréquence des contractions utérines, c'était entre 30 minutes et 2 heures. Et bien quand il y a des crampes comme ça qui sont douloureuses, ça peut être des spasmes qui peuvent aller jusqu'à toutes les 5 minutes. Voilà, donc c'est presque une comparaison à un accouchement. Les contractions sont très intenses, très rapprochées, donc on appelle ça des crampes. La faute à qui ? La faute aux hormones de prostaglandine, qui sont soit trop nombreuses, en fait, et ça, on appelle ça une hyperproduction de prostaglandine. Et donc, à ce moment-là, il y en a trop, et donc ça va... trop fort contracté, trop vite, ça va être trop intense, et donc effectivement ça va manquer d'oxygène, ça va trop fort se contracter, ça va devenir une crampe. Soit il y a une hypersensibilité à la prostaglandine, c'est-à-dire qu'en fait le tout de prostaglandine peut être bon, mais en fait il y a une surréaction du corps, pour x ou y raison, il y a une sensibilité très forte, et ça, sur quelque chose qui devrait être une simple action de contraction, ça devient une crampe parce qu'il y a une hypersensibilité à la prostaglandine. Comment ça se traduit dans le corps ? C'est des pics de douleur. C'est ce qu'on appelle des spasmes, c'est-à-dire que ça va et ça vient. Très souvent, vous savez, des personnes qui vont me dire « En fait, j'ai un pic d'un seul coup. Pendant 5 minutes, je suis à 9 sur 10, et puis ça redescend. Et puis ça remonte, toutes les 5 minutes, ou toutes les 10 minutes. » Et ça pendant, je ne sais pas, le début des menstruations, pendant, je ne sais pas, ça peut arriver que ça soit juste quelques heures, ça peut arriver qu'il y ait un... Gros pic, genre une grosse crampe qui dure des heures, des minutes et des minutes et des minutes. J'ai des personnes qui peuvent me dire, moi j'ai la sensation que la crampe elle dure deux heures et après c'est terminé, par exemple. Donc il faut vraiment être à l'écoute de ça et ressentir, de se dire ok en fait je suis toujours sur la crampe, est-ce que ça veut dire que mon muscle il est tendu, tendu, tendu, tendu pendant autant de temps ? C'est vraiment une observation, un ressenti à faire. Mais en tout cas c'est vraiment des sensations de spasme, voilà, cette sensation de... Ça contracte et ça se décontracte, et dès que ça se décontracte, ça va déjà beaucoup mieux. Vous sentez que vous respirez, que ça va mieux. Deuxième type de douleur, la douleur inflammatoire, l'inflammation. Donc la crampe est déjà due à une inflammation. La prostaglandine, c'est une hormone qui est inflammatoire. Donc ça c'est, voilà, c'est déjà une inflammation. Mais dans d'autres situations, il y a une inflammation qui va être beaucoup plus globale. vraiment sur toute la zone pelvienne, l'utérus mais aussi les muscles pelviens, et ça c'est une inflammation qui va être plus importante et plus constante. Ça peut être, parce qu'il faut savoir vraiment que l'utérus il n'est pas tout seul, il est à touche-touche avec l'avessie, les muscles, les ligaments, le rectum, les intestins au-dessus, etc. Il faut vraiment s'imaginer qu'il y a juste un petit drap qui... les membranes extérieures, il y a vraiment comme un drap qui... qui se forment et qui protègent les organes les uns des autres, mais c'est vraiment très très infime, c'est quelques millimètres, mais tout le monde est à touche-touche. Donc quand l'utérus a une inflammation, ça va pouvoir inflammer d'autres endroits. Donc effectivement la crampe, la prostaglandine, va être inflammatoire, mais il y a d'autres endroits où ça peut être inflammatoire, et ça va créer une inflammation qui va être un peu plus générale. Et c'est là que ça se complique, parce que l'inflammation, elle peut avoir différentes raisons. Donc certes, il y a l'inflammation de la crampe qui est due aux prostaglandines, etc. Mais en fait, par exemple, l'élimination de l'endomètre peut ne pas se faire correctement. Je vous disais que normalement, en fait, le tissu qui est sous l'endomètre, qui est fait aussi, encore partie de votre utérus, est fait pour se régénérer naturellement et sans douleur. Eh bien parfois, ce tissu-là, il n'arrive pas à se régénérer. normalement, on va dire, et ça va irriter les parois utérines, ça va être irritant. Cette inflammation-là, ça peut être une inflammation due au micro-gonflement des tissus, en fait, de par la douleur, de par la crampe, de par l'irritation, qui va créer des tensions, qui va créer des lourdeurs. Ça peut être aussi un terrain inflammatoire de manière beaucoup plus large, c'est-à-dire un stress chronique, un trouble digestif inflammatoire, un déséquilibre hormonal, je pense au SOPK, par exemple. Ça peut être des fibromes ou des polyputérins qui vont être déjà... qui vont activer en fait les tissus utérins, qui vont créer aussi l'inflammation. Ça peut être aussi le stérilet. Le stérilet, pareil, ça fait partie dans les crampes utérines. Le stérilet, en fait, s'il est mal posé ou si l'utérus est ultra sensible, le stérilet peut créer une inflammation justement des parois utérines pendant les menstruations, qui va créer de la douleur. Donc là, on est vraiment sur des douleurs, comment ça se traduit dans le corps, ça va être des douleurs qui vont être beaucoup plus diffuses, beaucoup plus sourdes. Et c'est surtout des douleurs qui vont être en continu. Donc moi, j'ai souvent des personnes qui me témoignent, qui me disent, les personnes que j'accompagne, je suis à 6 sur 10 en continu, par exemple, pendant 3 jours. Et puis, j'ai des pics à 9 sur 10 le premier jour. Je fais une petite parenthèse là, parce que je parle de ça très naturellement, mais effectivement, moi, j'utilise beaucoup l'échelle de la douleur, sachant que 0, c'est pas du tout douleur. 10 sur 10, c'est la douleur la plus intense que vous pouvez aller, c'est-à-dire juste avant, on va dire, le malaise vagal. Et donc, vraiment, après, c'est à vous d'ajuster. C'est ce qui est intéressant dans cette échelle de la douleur. Et j'en ferai un épisode très spécifique, mais c'est à vous de juger, en fait. On n'a pas à vous juger sur si c'est 9 sur 10 ou si c'est 3 sur 10. Juste, moi, je vous crois, en fait. Je vous crois si vous me dites que c'est à 9 sur 10, que c'est à 10 sur 10, je vous crois. Voilà, c'est vraiment juste ça. Mais du coup, ça donne quand même une idée du degré de douleur que vous avez. Et justement, quand il y a des douleurs différentes, ça peut donner une idée sur « Ah tiens, ben là, c'est pas la même douleur que j'ai. » Et donc, c'est peut-être pas la même inflammation. Peut-être qu'il se passe d'autres choses. dans mon corps, quand je passe à 10 sur 10, quand je redescends à 5 sur 10, quand je monte à 7 sur 10. Voilà, c'est des choses qui peuvent être intéressantes, vous, à formuler et à essayer de mieux comprendre et de mieux percevoir. Troisième type de douleur, la douleur due à des lésions. Donc, c'est aussi une inflammation, mais là, c'est extrêmement spécifique parce que c'est des lésions et ces lésions-là, c'est la faute à qui ? C'est spécifiquement... de l'endométriose ou de la dénomiose, c'est-à-dire que c'est deux maladies très spécifiques qui vont créer des lésions. Une lésion, je ne vais pas rentrer dans le sujet, je ne vais pas détailler parce que je vais avoir des invités, des expertes du sujet d'ici quelques épisodes, donc je ne vais pas vraiment détailler, mais en gros, pour faire simple, une lésion, c'est quoi ? C'est une petite plaie à l'intérieur du corps, une petite coupure. Alors, une petite coupure, c'est relatif. Il y a certaines lésions qui sont grandes, il y a certaines lésions qui sont microscopiques. Mais, en tout cas, et ce n'est pas en fait la grandeur de la lésion qui va faire la douleur de la lésion. C'est ça qui est important. Il y a des petites lésions, je ne sais pas si vous, vous avez peut-être parfois, je ne sais pas, dans les doigts, vous avez une toute petite épine minuscule qui vous fait hyper mal. Et des fois, je ne sais pas, vous vous coupez, vous avez une grosse coupure sur un doigt et ça ne vous fait pas plus mal que ça. Donc vraiment, ce n'est pas la grandeur de la coupure, de la lésion, de la plaie qui fait la douleur. J'insiste là-dessus. Mais en tout cas, cette petite coupure, cette coupure, Elle peut être sur un tissu qui est musculaire, sur un tissu qui est ligamentaire, sur un tissu d'un organe. Donc ça peut être effectivement sur l'utérus, ça peut être à l'intérieur de l'utérus, ça c'est ce qu'on appelle l'adénomiose. Mais ça peut être aussi sur les parois intestinales, ça peut être sur le rectum, ça peut être sur des ligaments. Et en fait, cette petite lésion là, je suis désolée de dire petite lésion, ça minimise la douleur, mais sur ces lésions là, cette lésion elle peut saigner pendant les menstruations, mais elle peut aussi gonfler, elle peut aussi se... coller, elle peut aussi se tirer à d'autres tissus environnants, et c'est ça qui va provoquer la douleur. Et j'insiste un peu là-dessus, mais en fait ces lésions-là, c'est pas forcément cette douleur, en fait, elle est pas forcément en lien avec les menstruations, c'est juste que la période des menstruations va générer une inflammation, de par la prostaglandine, etc., qui va créer, on va dire, une inflammation en plus des lésions qui sont déjà inflammées, ok ? Donc c'est un peu une cerise sur le gâteau qui est déjà douloureux. Ça se traduit comment dans le corps, cette douleur-là ? Alors, ça peut être une douleur qui peut ressembler à une douleur d'inflammation, comme je vous l'ai dit juste avant, le type de douleur juste avant. Mais ça va être souvent des douleurs qui vont être plus profondes, plus intenses, qui vont être en continu aussi, et certains indices vont être importants. except... Parce que ça peut être des lésions, ça peut être des douleurs qui vont être plus localisées, par exemple plus latéralisées. Ça va être une personne qui va me dire, j'ai plutôt mal côté droit, ou plutôt mal en bas du dos, ou plutôt mal côté gauche. Même si je sais qu'il y a certaines endométrioses où il y a plein de micro-lésions partout, et comme c'est diffus, il y a une sensation de douleur partout. Donc ça, ça arrive. Donc ne vous dites pas, ah bah non, moi j'ai pas mal du côté gauche, donc j'ai pas d'endométriose. Non, ça fonctionne pas comme ça. Ça donne des indices. Il y a d'autres indices aussi, c'est que comme c'est des lésions, certes il y a des douleurs pendant les menstruations, mais il y a aussi des douleurs avant les menstrues, après les menstrues, voire pendant l'ovulation. Et aussi, un autre indice, c'est des douleurs pendant les relations sexuelles pénétratives, parce que justement, ça va toucher ces lésions-là au niveau des parois, potentiellement sur le rectum, sur le vagin, sur le plancher pelvien, donc tout ça, ça dessine. de douleurs qui sont des douleurs spécifiques de lésions. Quatrième type de douleurs, ça va être les douleurs qui sont musculaires et ligamentaires. Les douleurs musculaires et ligamentaires, c'est autre que les crampes utérines, qui sont aussi une douleur musculaire, mais qui est spécifique à l'utérus. Là, je vais parler des douleurs qui vont être liées aux muscles qui sont autour de l'utérus. C'est-à-dire les muscles très souvent du bas du dos ou du plancher pelvien. La faute à qui ? La faute à un utérus qui est inflammé. Donc cet utérus il est gonflé, il tire, ça va être douloureux déjà, il va déjà y avoir une douleur d'inflammation. Et comme l'utérus, je le disais tout à l'heure, est relié à tout le reste du corps, eh bien il est relié surtout par des ligaments qui viennent s'accrocher dans le bas du dos, dans le bassin, au niveau du sacrum. Et tout ça, en fait, quand... un utérus teint flammé, quand il est gonflé, quand il est déjà très fort contracté, ça va peser, ça va être très lourd, très fort et ça va entraîner des douleurs qui vont être musculaires ou ligamentaires parce qu'en fait les ligaments vont être là pour tirer un petit peu sur l'utérus et va entraîner avec tous les muscles du bas du dos ou bien tous les muscles du plancher pelvien. Donc vraiment, il faut s'imaginer que votre utérus est trop lourd, ses ligaments, il faut vraiment s'imaginer, souvent je donne cet exemple-là d'un enfant qui joue, vous voyez, il y a ça souvent à la plage ou dans les centres commerciaux, les enfants qui sont accrochés à des élastiques, là comme ça, et qui sont sur un trembling et qui sautent. Il faut s'imaginer que votre utérus, il est accroché à des élastiques qui sont des ligaments de chaque côté, comme ça, et en fait, quand il est lourd, les élastiques tirent, c'est les ligaments. Et les ligaments, quand ils tirent, ils vont tirer sur les parois sur lesquelles ils sont accrochés. Et ils sont accrochés sur quoi ? Sur le sacrum, qui est l'avant-dernière vertèbre de votre colonne vertébrale. Et ça peut entraîner d'autres ligaments qui tirent, vos lombaires qui vont tirer, les muscles des lombaires qui vont tirer. Et tout ça, ça va créer des douleurs au niveau du bas du dos, parce que votre utérus est trop lourd, trop inflammé, trop gonflé. Comment ça se traduit dans le corps ? C'est souvent le vocabulaire de la tension, donc ça tire, ça tend, ça tiraille, ou alors c'est des points douloureux. Parfois ça brûle, mais c'est plutôt rare, et ça va être souvent localisé, donc bas du ventre, bas du dos, mais plutôt, enfin quand c'est bas du dos c'est assez flagrant, mais au niveau du bas du ventre, ça va être presque en dessous de l'utérus, entre l'utérus et la vulve, cette sensation plutôt au niveau du plancher pelvien, plutôt musculaire. Cinquième type de douleur, ça va être la douleur nerveuse. Alors il y a plusieurs branches de la douleur nerveuse, tout le monde n'est pas vraiment d'accord, mais on va commencer par la douleur nerveuse classique, entre guillemets, ce qu'on appelle la douleur neuropathique. Donc toute la zone de la sphère gynécologique, l'utérus, le vagin, les ovaires, etc., le petit bassin, le plancher pelvien, toutes ces zones-là sont des zones qui sont très énervées, c'est-à-dire qu'il y a énormément de nerfs qui passent à cet endroit-là. La raison pour laquelle cette zone autour de l'utérus est très énervée, c'est d'abord qu'il y a le clitoris qui est vraiment pas loin et qui est lui très très riche en terminaison nerveuse, mais aussi parce qu'en fait il y a tous les nerfs qui vont vers les jambes, qui sortent en fait de la colonne vertébrale en bas du dos et qui vont passer de manière très proche de l'utérus, des ovaires, pour aller ensuite se diriger vers les jambes. Donc tous les nerfs qui vont jusqu'à vos petits orteils là, ils passent très proche de l'utérus et de la sphère génicaux en général. Donc qu'est-ce que c'est que les nerfs ? Le nerf, c'est souvent ce que je dis, c'est que c'est lui qui va communiquer entre le cerveau et le corps. Il fait le lien corps-cerveau. Je dis que c'est les pattes du cerveau en fait. Votre cerveau, effectivement, il est à l'intérieur de votre crâne. Mais pour que votre cerveau discute avec votre corps, et pour que votre corps envoie des informations au cerveau, eh bien il y a le système nerveux, tous les nerfs qui vont passer. Et donc pour moi, en fait, ce système nerveux, c'est la continuité du cerveau pour aller discuter avec votre corps. C'est la manière de communiquer entre les tissus, les organes, les viscères, etc. et le cerveau. Tout passe par les nerfs pour communiquer entre les deux, entre le corps et le cerveau. Donc, cette douleur nerveuse pendant les menstruations, elles ont plusieurs causes. C'est assez vaste. Dans les réseaux nerveux, il y a plusieurs nerfs qui vont être en cause. Le nerf pudendal, le nerf sciatique, le nerf obturateur, le nerf cutané abdominal, le nerf génitophémoral. Voilà, peut-être, enfin c'est pas la peine de retenir tous les noms, mais en gros, si ça te parle de la description là que je vais en faire des douleurs nerveuses, je te conseille d'aller regarder sur internet le trajet de ces nerfs dont je viens de te parler, parce que peut-être que ça correspond à ta douleur et peut-être que tu vas trouver le nerf qui est abîmé. Donc, à quoi c'est dû ces douleurs nerveuses ? et bien effectivement... La première des raisons, c'est que peut-être que le nerf est abîmé. Il est irrité parce qu'il y a des contractions, parce qu'il y a des lésions qui sont autour de lui, qui vont inflammer en fait toute cette zone, et qui en fait à force d'inflammation va venir abîmer le nerf en lui-même. Deuxième cause, ça va être que le nerf va être endommagé. Directement, c'est possible qu'il y ait des lésions, par exemple endométriales, qui viennent se... enfin se coloniser, j'aime pas trop ce terme, mais qui viennent coloniser un des nerfs, et donc ce nerf va être endommagé. Et puis, troisième raison, c'est que potentiellement le nerf, il peut être comprimé, pincé, déplacé, et ça, ça va être souvent des causes plus structurelles dans le corps, c'est-à-dire par exemple après un accouchement, ou après un accident avec un impact fort sur le bassin, ou aussi avec un fibrome par exemple qui va appuyer sur le nerf. Donc, les signaux des douleurs neuropathiques, très souvent, ça va être des sensations de brûlure, donc du très chaud ou du très froid. Ça va être des décharges électriques, ça va être des picotements, des fourmillements, des engourdissements. Et un des signaux qui est le plus révélateur, on va dire, c'est que la douleur, elle va avoir un parcours précis dans le corps. C'est-à-dire que, enfin, moi, j'ai des personnes qui vont me dire, ben voilà, en fait, ça part, effectivement, j'ai des douleurs mensuelles. Mais ça, la douleur, elle va jusque dans le haut de la jambe, elle passe derrière le genou et elle va dans le mollet, par exemple. Enfin, je veux dire, c'est un peu au pif, mais en gros, elle va avoir une douleur qui est quand même assez précise. Et dernière chose aussi qui est un des signales de douleurs neuropathiques, c'est que ces douleurs-là, elles sont très imprévisibles, très illogiques. Et donc, ça peut être très épuisant parce qu'en fait, on ne sait jamais quand ça va surgir. Et dernier indice aussi, j'arrête pas de donner des indices, mais dernier indice, c'est que les antidouleurs classiques et les anti-inflammatoires sont souvent très peu efficaces sur ces douleurs neuropathiques. Donc ça, c'est la branche, on va dire, classique des douleurs nerveuses. Et puis, il y a une autre branche, mais là, ça devient un peu subtil, et certains le divisent, en fait. Certains diraient, non, en fait, c'est une sixième douleur typique. Moi, je trouve que ça... C'est en lien en tout cas avec une douleur nerveuse générale. Mais bref, en tout cas pour te dire que ça devient plus subtil parce qu'en fait les douleurs neuropathiques, donc les douleurs des nerfs comme je viens de te dire, peuvent devenir des douleurs nociplastiques, c'est-à-dire des douleurs qui sont dues à une dérégulation du système nerveux. Alors le nerf, il est tellement habitué à avoir mal qu'il va continuer à envoyer un signal même s'il n'y a plus de lésion. même s'il n'y a plus d'inflammation, même s'il n'y a plus de compression, même si tout va bien. Donc pour te faire comprendre ça, il faut te rappeler que les douleurs classiques, ce sont les tissus qui envoient l'information de la douleur au cerveau en passant par les nerfs et ce sont les tissus qui vont donner l'intensité de la douleur et elle va varier en fonction de la gravité de ce qui se passe dans le corps. Quand je parle de tissus, je parle des muscles, je parle des ligaments, je parle des fascias, je parle des parois. Et puis, je parle aussi du nerf en lui-même, c'est-à-dire que le nerf peut être un tissu, s'il est abîmé, s'il est pincé. Tout ça, en fait, pour moi, ça rentre dans les douleurs au niveau des tissus. Et ça, c'est personnel comme réflexion, parce qu'il va y avoir certains spécialistes qui vont vous dire « Non, il faut diviser la douleur neuropathique et la douleur des tissus. » Mais voilà, pour moi, j'en gros j'oblige ça, c'est-à-dire qu'en fait, ce sont les cellules des tissus qui disent « Waouh ! Attention, là, il y a un problème ! » et l'information remonte au cerveau via les nerfs pour donner l'information de douleur. Dans la douleur nociplastique, c'est différent. C'est-à-dire que c'est le nerf, c'est toujours un nerf, mais c'est le nerf lui-même qui envoie un signal de douleur, même si les tissus n'ont rien à signaler. Donc le nerf, il a tellement été habitué à transmettre cette information qu'il continue, même si la situation s'est améliorée. Ou bien, parfois, il y a une douleur à signaler, mais elle prend une intensité extrême, alors qu'en fait, l'information de gravité de la situation est relativement basse. C'est-à-dire que c'est une douleur qui devrait être, je sais pas, à une intensité de 1 ou 2 sur 10, ou peut-être 5, et en fait, en réalité, quand elle remonte au cerveau, cette douleur-là, elle est à 12 sur 10, quoi. Voilà, ça s'appelle une surréaction nerveuse. Pour repérer ce type de douleur, donc les douleurs... Noci Plastique La description que les personnes qui ont des douleurs nociplastiques en font, c'est que ça va être des douleurs qui vont être plutôt diffuses, des douleurs plus sourdes, des douleurs plus lancinantes, avec des déclencheurs de douleurs qui vont être complètement disproportionnées. Par exemple, le toucher, une simple caresse va peut-être renvoyer une information extrêmement intense, extrêmement forte. Mais aussi, ça va être des déclencheurs à la douleur qui vont être différents, c'est-à-dire que le stress ou la fatigue va... créer une disproportion de la douleur. C'est-à-dire qu'une douleur qui peut être à 2-3 sur 10 pendant certaines menstruations et qui, en fait, à arriver à un gros pic de stress, arrive à 10 sur 10 et on ne comprend pas qu'est-ce qui s'est passé. Donc ça, petite parenthèse, j'ouvre bien sûr, je souris parce que ça, c'est ma partie, en fait. C'est toute la côté émotionnelle, le stress, la fatigue, etc. C'est la dimension émotionnelle qui va créer l'expérience de la douleur. Donc ça, c'est ce que j'accompagne, moi. Donc là, encore de nouveau, les descriptions au niveau des douleurs nociplastiques, ça va être des douleurs qui vont être persistantes. Et un autre signe qui est important, ça va être qu'on ne voit plus rien à l'imagerie. Et on voit que le corps n'a pas de problème, n'est pas abîmé, n'est pas inflammé, etc. Donc, attention ! Attention vraiment très fort au fait qu'on ne voit rien à l'imagerie. Pour être assuré qu'il n'y a vraiment rien de rien à l'imagerie, il y a plusieurs choses en fait. Déjà, il faut être assuré que la personne qui a lu votre IRM, votre échographie, etc. est bien formée à la lecture. Par exemple, des lésions endométriales. Moi, j'ai entendu trop de fois des gens qui me disaient « Oui, on m'a dit que je n'avais pas d'endométriose, j'ai fait une IRM, on m'a dit que je n'avais pas d'endométriose. » et qui, trois ans après... dans un centre spécialisé d'endométrieuse sur la même IRM on leur a dit si si il y a des lésions partout ça se voit donc en fait c'est juste que les radiologues à ce moment là n'étaient pas formés à ça assurez vous c'est pour ça allez dans des centres spécialisés pour que vos IRM, vos échos vos radios soient lus par des professionnels qui se connaissent en endométriose, qui se connaissent dans les maladies de la sphère gynécologique en général parfois aussi en fait quand je dis imagerie je parle d'écho, je parle de scanner ou d'IRM mais parfois en fait c'est pas ça qu'il faut et peut-être que vous n'avez pas la bonne information, parfois c'est un Doppler ou parfois c'est une flébographie en fonction de s'il y a des douleurs veineuses par exemple, c'est autre chose et peut-être que ça vous l'avez pas encore fait donc ça peut être intéressant d'aller voir ça et puis troisième chose c'est que par exemple pour l'endométrieuse il y a des micro-lésions que l'on ne voit pas Même les spécialistes, les grands et grandes spécialistes qui savent lire les IRM ne les voient pas alors qu'il y a de la douleur qui est là. Et en fait, c'est des micro-micro-micro-lésions qui sont invisibles mais qui sont bien présentes. Et il y a bien de l'inflammation. D'où l'intérêt du test salivaire plutôt que de la vérification à l'imagerie pour un diagnostic d'endométriose. Voilà, en tous les cas, je referme la parenthèse, mais en tous les cas, ce qui est important, c'est de savoir que... Si on est bien assuré qu'il n'y a vraiment rien à l'imagerie, qu'on a fait tous les tests, qu'on a vérifié tous les trucs, eh bien, à partir de ce moment-là, on peut se dire, ok, là, vu qu'on ne voit rien, c'est potentiellement des douleurs sans lésion, donc c'est des douleurs nociplastiques. À quoi sont dues ces douleurs nociplastiques ? Je vous disais que c'était dû à un système nerveux qui était dérégulé, mais voilà, comment le système nerveux peut se déréguler ? et bien, myope. deux causes principales. La première cause, c'est la douleur chronique, c'est-à-dire qu'il y a une mémoire de la douleur. Et en fait, la douleur chronique, elle a été tellement répétée, répétée, répétée, qu'en fait, le nerf a pris l'habitude de donner l'information qu'il y a de la douleur, même s'il n'y a plus de raison qui est mal, même s'il n'y a plus de lésions, même s'il n'y a plus d'inflammation, même s'il n'y a plus de fibromes, même s'il n'y a plus de rien, Potentiellement, en fait, c'est le nerf qui s'est trop habitué à ça, donc c'est la dérégulation nerveuse Merci. provient de la mémoire de la douleur. Et puis, la deuxième cause, c'est la cause de la dérégulation émotionnelle. Parce qu'effectivement, un système nerveux qui est dérégulé, c'est un système nerveux qui a aussi une dérégulation émotionnelle. Alors là, c'est pas évident, mais en fait, les émotions, qu'est-ce que c'est ? C'est une réaction nerveuse à une information intérieure ou extérieure, qui vient de l'extérieur ou qui vient des pensées. Mais en tout cas, c'est une information qui passe par le système nerveux. Quand on parle d'émotion, on parle de peur, de colère, etc., à la base, c'est surtout des réactions physiques. C'est-à-dire que c'est une boule dans le ventre, c'est de la transpiration, c'est les mains moites, c'est... les jambes qui tremblent, etc., c'est ça les douleurs, pardon, c'est ça les émotions. Et donc, en fait, ces émotions, elles arrivent du système nerveux. Donc, si le système nerveux, si le système émotionnel, ça n'existe pas le terme de système émotionnel, mais c'est pour que vous ayez l'image, mais si le système émotionnel est dérégulé, le système nerveux est dérégulé. Voilà. Et donc, dans la dérégulation émotionnelle, qu'est-ce qu'on peut avoir ? Alors, on a les grands classiques de stress chronique, stress post-traumatique, ok, mais aussi, et tout simplement, en fait, parfois, un manque d'éducation émotionnelle, va en fait créer un manque d'apprentissage à se réguler émotionnellement. Et donc ça, ça peut aboutir à une dérégulation émotionnelle forte parce qu'on n'a jamais appris à se réguler. Et hélas, vraiment, notre société est tellement émotionphobe qu'elle ne sait, enfin, personne ne sait, n'a appris à réguler ses émotions. Enfin, personne, allez, 1% de la population a dû apprendre avec ses parents à réguler ses émotions, sinon en fait ça manque. qu'un élément d'éducation émotionnelle vraiment dans notre société. Et puis, en dérégulation émotionnelle, il y a d'autres choses. Il y a l'expérience insécurisante qui est répétée, vraiment, ça d'avoir plein d'endroits où votre corps s'est senti en insécurité, où il y a eu du danger, etc. Ça peut créer une dérégulation émotionnelle. Et puis, il y a aussi certaines neuroatypies qui vont accentuer l'intensité émotionnelle, qui va créer une dérégulation émotionnelle, qui va créer une dérégulation au niveau du système nerveux. qui va avoir un impact sur les nerfs. Voilà. C'est peut-être à ce moment-là que tu te dis « Ah, mais est-ce que c'est ça, les fameuses douleurs qui sont dans ma tête, vu qu'il y a des régulations émotionnelles ? » Non, toujours pas. Les nerfs, effectivement, peuvent envoyer une fausse information de douleur. Donc, c'est là peut-être qu'on peut se dire « Oui, c'est dans ma tête, c'est moi qui envoie une fausse information parce que j'ai les émotions dérégulées. » Non, la douleur, elle est bien réelle. Ce n'est pas ta tête, c'est dans ton corps que tu as mal. Ce qui est faux quand je dis qu'il y a des fausses informations de douleurs, c'est que c'est l'information qui est envoyée, ce n'est pas le vécu, ce n'est pas la sensation vécue. Je termine ce cinquième chapitre sur les douleurs en te disant que ce n'est pas psychologique, c'est cérébral et c'est neuronal. Je ferai sans doute un épisode entièrement dédié à ça un peu plus tard dans le podcast pour beaucoup plus détailler cette notion de dérégulation émotionnelle face à des douleurs nociplastiques. Sixième type de douleur, la douleur veineuse, la douleur vasculaire. Alors on arrive sur des douleurs dont vraiment personne ne parle, et pourtant les chiffres de l'association congestion pelvienne disent que ça serait une femme sur dix, une femme qui menstrue sur dix, donc comme pour l'endométriose. Et en fait ça arrive, donc qu'est-ce que c'est de quoi je parle quand je parle de douleur veineuse ? c'est que la circulation dans les veines pelviennes sont parfois... ralenti ou dilaté. En gros, le sang, lorsqu'il remonte vers le cœur, il est contre la gravité. Il essaye de monter, c'est pas forcément évident. Donc, quand il y a les veines, elles ont des petits clapets pour éviter que le sang ne redescende. Sauf que ces clapets peuvent mal fonctionner, et donc soit c'est trop dilaté, du coup le sang va stagner, ça c'est ce qu'on appelle des varices, soit carrément le clapet, il est bouché, et donc le sang il va devoir trouver d'autres veines pour remonter et là ça peut faire un embouteillage parce qu'il y a trop de sang dans une veine qui n'a pas l'habitude, n'a pas la bonne circonférence, le bon diamètre pour ça. Donc lorsqu'il y a une accumulation qui est anormale, donc soit stagnante, soit embouteillage dans les veines du bassin, on appelle ça de la congestion pelvienne. Et ça crée une inflammation au niveau des vaisseaux sanguins qui va venir inflammer le reste de la zone. Et donc c'est pour ça qu'il peut y avoir des varices, ce qu'on appelle des varices vaginales, ou bien des veines autour de l'utérus qui vont vraiment créer des embouteillages. Et pendant les menstruations, la zone du bassin de l'utérus qui est très très très vascularisée va avoir des conséquences sur peut-être des varices qui ne seraient pas douloureuses en temps normal, parce qu'en fait en réalité des varices, si... Enfin souvent ce qu'on dit c'est que si... Si on faisait tout le test, on aurait toute une petite varice au niveau du vagin, etc. Voilà, c'est quelque chose qui est normal. Un petit clapet qui bug, c'est normal dans le corps. Mais quand il y a des menstruations qui arrivent, que la zone est extrêmement vascularisée, eh bien il y a une pression qui peut être très forte pendant les menstruations qui vont créer une douleur très forte. Ça serait dû à quoi ? En fait les congestions pelviennes, il y a souvent des prédispositions génétiques hélas, donc si vous avez des personnes dans la famille qui ont des varices déjà au niveau des jambes etc, déjà je vous le dis ça n'aide pas. Mais il y a aussi en fait, c'est aussi dû parfois à une pression mécanique, c'est-à-dire dû à des grossesses, à un accouchement ou de nouveau à des accidents au niveau du bassin qui font que les clapets des veines ont été fatigués à ce moment-là. Donc ça, c'est aussi important à prendre en compte. Et il y a aussi un facteur hormonal, parce qu'en fait, l'oestrogène va favoriser la dilatation des veines, et donc il va y avoir, à certains moments du cycle, des veines qui vont être beaucoup plus souples, et donc beaucoup plus sensibles, et vont créer, du coup, de la douleur et de l'inflammation à cet endroit-là. Comment ça se traduit dans le corps, ces douleurs qui sont vénèles ? Ce sont des douleurs qui sont sourdes, qui sont continues, mais ça va être surtout des douleurs où la description, ça va être la pesanteur. la sensation que ça... pèse sur la vuve, que ça pèse sur l'anus, que ça va être gonflé, voire même que le clitoris va être irrité, parce qu'en fait le clitoris est extrêmement vascularisé, donc quand ça bouche à un endroit, bah du coup tous les autres vaisseaux sont pris d'assaut, on va dire. C'est comme vraiment, vous imaginez, vous avez un embouteillage sur une artère, paf, c'est toutes les petites routes secondaires qui vont être pris d'assaut par les voitures, et j'aime pas faire de comparaison aux voitures, parce que je suis pas, voilà, c'est pas très bien de... de faire de la pub pour le pétrole, mais voilà, c'est très parlant, mais en tout cas, voilà, c'est vraiment cette idée-là que toutes les petites routes à côté vont être prises d'assaut, et ça va aussi faire des petits embouteillages dans les villages à côté, en gros. Donc, qu'est-ce que j'étais en train de dire ? Oui, voilà, au niveau des symptômes, vous allez avoir une pesanteur, une lourdeur, une vulve, un anus qui va être gonflé, ça s'aggrave surtout quand on reste debout longtemps, avec la sensation aussi de jambes lourdes. et puis c'est souvent des signes le signe qui va être assez flagrant c'est que ça peut être vous pouvez être soulagé quand vous êtes allongé voire quand vous mettez les jambes en l'air mettez les jambes en l'air ou alors ça va être des personnes qui vont me dire bah en fait quand je fais du yoga donc quand il y a des positions inversées dans le yoga c'est à dire que le bassin est au dessus du coeur et donc du coup la gravité fait son effet c'est à dire que les veines vont descendre et bien à ce moment là ça va mieux donc tout ça ça va être potentiellement des signes de congestion vasculaire pelvienne. Septième et dernier type de douleur, on est sur la douleur du passage de caillots. Et ça, c'est une douleur très particulière et très méconnue, mais qui arrive très souvent en réalité, parce que, en fait, l'endomètre peut être un peu trop compact, un peu trop épais, et en fait, peut créer des caillots sanguins. Donc, ça peut être un endomètre qui est compact déjà. à la base, c'est-à-dire qui va être fabriqué un peu épais. Ça peut être aussi parce que, en fait, le sang, en fait, quand il est... quand il se retire de votre endomètre, au fur et à mesure, il se coagule. Et s'il y a beaucoup de sang et que le sang va... Je sais pas, il va y avoir un petit embouteillage, je vais vous expliquer un petit peu plus tard, mais le sang peut commencer, en fait, à coaguler, à se faire des petits amas, des petits caillots, au fur et à mesure... pendant la descente, en attendant de descendre dans votre vagin. Et à ce moment-là, ça peut créer des caillots. Et il faut savoir, en fait, que les caillots, eh bien, que, en tout cas, le sang, il va passer dans le col de l'utérus et l'utérus, donc, j'ouvre la parenthèse, hormis pendant l'accouchement, où il se dilate complètement jusqu'à 10 cm, en règle générale, que ce soit des femmes qui ont... accouchés ou des personnes qui n'ont jamais eu d'accouchement, vraiment j'insiste là-dessus, le col de l'utérus, il peut être entre 1 et 3 mm, peut-être pour des personnes qui ont eu plusieurs enfants, il peut s'ouvrir un peu plus, mais allez, 5 mm, pas plus. C'est-à-dire vraiment, c'est la pointe de votre stylo, quoi. C'est vraiment minime de chez minime, ok ? Et donc forcément, il y a certaines personnes qui me décrivent qu'elles ont des caillots d'une pièce de la taille d'une pièce de 10 centimes. de 20 centimes, de 1 euro, parfois de 2 euros. J'ai des personnes qui me disent, j'ai la sensation, j'ai des morceaux, vraiment, des gros trucs qui sortent. Et donc forcément, quand vous avez des gros caillots qui sortent et qui doivent passer un couloir de 1 mm, eh bien, ça peut être douloureux. Voilà. Et donc, plusieurs facteurs à ça. Ça peut être hormonal, donc ça peut être un déséquilibre oestrogène-progestérone qui va créer un dendomètre qui est plus épais. et donc voilà ça c'est le côté de l'endomètre, ça peut être aussi des fibromes ou des polypes qui vont perturber l'écoulement du sang ou qui vont faire qu'il va y avoir beaucoup plus de sang qui vont en sortir, qui fait que le temps que le sang sorte, il va y avoir beaucoup plus de coagulation déjà à l'intérieur et qui fait que le sang en fait, il commence déjà à faire des caillots avant même de sortir Comment ça se traduit dans le corps cette douleur ? C'est vraiment différent de la cramputérine classique, même s'il y a quand même des spasmes, et même si elle est reliée, elle est accompagnée souvent de cramputérine, parce que justement l'utérus essaye d'évacuer, essaye d'évacuer, et qu'il y a un embouteillage, donc les cramputérines risquent d'être plus, on va dire plus intenses et plus régulières, plus fréquentes, mais en gros ça va être une douleur qui va être beaucoup plus diffuse et beaucoup plus vaginale. Moi c'est vraiment cette description qu'on m'en fait, ça va être... au niveau du vagin, du haut du vagin, et au niveau, comment dire, une espèce de fourmiment, de gêne, d'apesanteur, mais à l'intérieur, quoi, vraiment à l'intérieur du vagin. Et ça, vraiment, j'insiste là-dessus, c'est très favorisé par des menstruations qui vont être abondantes, voire qui vont être hémorragiques. On en arrive à notre conclusion. Tu viens de passer 37 minutes avec moi à explorer un territoire des douleurs mensuelles. Tu as maintenant une carte de tous les types de douleurs que tu peux avoir. Tu as maintenant des mots sur ce que tu peux ressentir. Tu peux avoir des repères pour nommer ce qui se passe dans ton corps. Et donc, je rappelle tous les 7 types de douleurs qu'il y a. On a donc les crampes utérines, les douleurs inflammatoires, les douleurs musculaires et ligamentaires, les douleurs nerveuses. Les douleurs veineuses et les douleurs du passage de caillots. Bon, je tiens à te rassurer, parce que ça peut être épuisant, tu peux te sentir épuisé, voire démotivé d'avoir écouté ce podcast en disant « mais en fait, il y a plein de choses différentes, mais là, j'ai pas l'énergie de m'en occuper, mais en fait, il y a plein de douleurs, machin, différentes. » Bon, j'ai envie de te rappeler vraiment que oui, oui, c'est complexe, je vais pas nier ça, vraiment. Et en fait, surtout que comprendre cette complexité, c'est pas te compliquer la vie. c'est commencer vraiment à t'apaiser parce que savoir ce qui fait mal c'est déjà reprendre un peu de pouvoir et c'est déjà commencer à collaborer avec ton corps plutôt que de lutter avec lui donc je t'invite là maintenant vraiment à prendre le temps d'observer d'écouter, de noter ce qui résonne pour toi et la prochaine fois que tu as tes menstruations qui vont arriver Tu vas pouvoir les accueillir avec un peu plus de clarté et tu vas pouvoir observer. Tu dis, ah ben là, c'est de la contraction. Ah ben là, c'est plutôt du tiraillement. Ah ben là, c'est un pic de douleur. Et tu vas pouvoir mettre beaucoup plus de sens sur ce qui t'arrive. Et vraiment, mets-moi un commentaire si t'as pensé à moi pendant tes menstruations. Voir que tu as hâte maintenant d'avoir tes menstruations, alors que tu as mal, d'habitude, parce que t'as écouté cet épisode. Si cet épisode t'a aidé, voilà, mets un petit signe discret. Tu mets un commentaire, tu sauvegardes. Ou bien tu le partages à une personne que ça pourrait soulager. Parce que, je le répète, la douleur, c'est pas une fatalité individuelle, c'est une question collective. Et donc il est grand temps d'aller transgresser les règles et d'aller en parler librement. Merci beaucoup d'avoir écouté jusque-là. Allez, salut les monstrues ! Vous venez de terminer le podcast Transgresser les règles. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout. Si ce que vous venez d'entendre vous a parlé, Et si vous avez envie que ce podcast devienne une vraie constellation, vous pouvez lui laisser 5 étoiles et vous abonner sur votre plateforme d'écoute préférée. C'est un geste simple mais qui permet au podcast d'être plus visible et d'atteindre d'autres personnes qui vivent avec des douleurs mensoyelles. Vous pouvez aussi partager cet épisode autour de vous. Parfois, une écoute partagée peut déjà faire une différence. 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