- Speaker #0
Avant d'écouter ce nouvel épisode, un mot sur ma formation pour les professionnels qui m'écoutent. Sages-femmes, kinés, ostéos, naturaux, doulas, sexos, diététiciennes, toutes celles et ceux qui accompagnent des femmes avec des problèmes gynécaux. Tu connais ce moment où tes outils techniques ont fait ce qu'ils pouvaient, où tu sens que quelque chose d'autre se joue chez la personne en face de toi. Et ce truc-là, ça s'appelle le psychosomatique. Et dans ta formation initiale, on ne t'a pas appris à l'aborder ça. Résultat, tu bricoles avec ce que tu as lu dans certains livres, avec la peur de dire la phrase de trop ou de devenir malgré toi La psy de ta patiente ou de ta cliente. Intégrer la dimension émotionnelle dans sa pratique gynécologique, c'est une journée pour repartir avec une grille de lecture, une trame de questions et des formulations concrètes, tout en sachant précisément où s'arrête ton métier. Je donne cette formation en présentiel à Angers le 6 novembre 2026 et pour celles et ceux qui ne pourraient pas se déplacer, je la donne en distanciel également. Dans la description de l'épisode, tu trouveras le lien pour retrouver toutes les informations. Au plaisir de t'y croiser.
- Speaker #1
On a nos règles 400 à 500 fois dans notre vie, on ne peut pas accepter, on ne peut pas se dire 400 à 500 fois je vais avoir mal à ce point là. En fait c'est vraiment pour ancrer à l'intérieur des jeunes filles que c'est pas acceptable de rester avec une douleur. Évidemment je leur souhaite de jamais avoir de douleur, mais si elles en ont, elles pourront se dire je faut que je fasse quelque chose.
- Speaker #0
Non seulement ce n'est pas normal d'avoir mal pendant ces règles, mais ce n'est pas non plus normal de ne pas trouver de solution. Bienvenue dans Transgresser les règles, le premier podcast français entièrement dédié aux douleurs menstruelles qui va te permettre de sortir du flou et de ne plus te sentir seule face à tes douleurs. Et sur ce podcast, en solo, avec d'autres professionnels ou grâce à des témoignages de personnes concernées, je vais te parler des douleurs menstruelles. Tu vas mieux comprendre ce qui se passe dans ton corps, découvrir de nouvelles solutions et entendre que d'autres s'en ont sorti en trouvant leur propre chemin. Je suis Maud Renard, j'ai créé la méthode Ginémotion pour te permettre de diminuer tes douleurs gynécologiques Merci. Et parce que la douleur n'est pas une fatalité individuelle, mais une question collective, il est grand temps de transgresser les règles. Comment fait-on pour parler des règles à nos filles et nos fils, nos adolescents et nos adolescentes ? Comment on fait pour ne pas leur transmettre nos peurs, nos craintes et nos douleurs ? Comment on réussit à ne pas faire des menstruations un tabou ? A la première séance de mes accompagnements, je pose toujours la question du « comment s'est passé la première fois que tu as eu tes menstruations ? » Et c'est souvent hélas une réponse négative. J'ai eu très peur, on ne m'en avait pas parlé avant, j'ai cru que j'allais mourir, ma mère m'a dit que maintenant que j'étais une femme, je devais faire attention. Bref, l'entrée dans la vie cyclique n'a rien d'anodin. Et faire de la prévention chez les pré-ados et les ados est pour moi d'une grande importance pour éviter un stress inutile et surtout pour lutter contre les douleurs menstruelles dès le début de la vie cyclique. Et c'est le métier de mon invité d'aujourd'hui, Betty Gachet, qui est éducatrice menstruelle. Elle accompagne enfants, ados, parents et professionnels autour du cycle menstruel et de l'autonomie gynécologique. Dans cette interview, elle me raconte son engagement autour du sujet des menstruations. On y parle des émotions des pré-adolescentes, des différentes protections menstruelles, de l'importance de connaître son corps pour être rassuré et de la sensibilisation au sujet des douleurs menstruelles et comprendre pourquoi ça peut faire mal. Avis à tous les parents de pré-ados et d'adolescentes ! qui ont envie de changer l'image des règles pour en faire quelque chose de léger et de simple. Cet épisode est fait pour vous. Bonne écoute ! On commence par la première question de « Mais qu'est-ce que c'est que cette activité d'éducatrice menstruelle ? » Betty, est-ce que tu peux nous en dire plus sur ce métier ?
- Speaker #1
C'est vrai que c'est un métier qui n'est pas très connu, l'éducation menstruelle. En fait, c'est vraiment le fait d'accompagner les personnes qui ont un utérus. Donc, dès avant les premières règles en prévention santé jusqu'à la ménopause, pour qu'elles comprennent mieux ce qui se passe dans leur corps physiologiquement et hormonalement. Et qu'à partir de cette compréhension, elles puissent avoir toutes les infos nécessaires pour faire des choix qui leur conviennent, pour vivre leur cycle de la meilleure manière possible. Je ne suis pas sage-femme. C'est vraiment de la prévention au niveau connaissances physiologiques et hormonales.
- Speaker #0
Ok. Elles ont quel âge à peu près les jeunes filles, les personnes que tu accompagnes ?
- Speaker #1
Alors j'accompagne les jeunes filles à partir de 8 ans, donc avant les premières règles dans l'idéal. En atelier premières règles, 8-12 ans. Et puis après, j'accompagne tout au long de la vie cyclique en fonction des différentes problématiques. Et puis un peu plus spécifiquement à partir de 40 ans pour les symptômes de la préménopause, pour comprendre aussi ce qui se passe.
- Speaker #0
Donc c'est vraiment un spectre large tout au long du cycle menstruel.
- Speaker #1
Oui, absolument.
- Speaker #0
Comment t'en es arrivée à faire ce métier ? Comment on en arrive à devenir éducatrice mensuelle ?
- Speaker #1
Alors c'est un métier que je ne connaissais pas. Moi j'ai trois filles qui aujourd'hui ont 12, 15 et 16 ans depuis quelques jours. Quand mon aîné est arrivé sur les périodes pré-puberté, je me suis un peu renseignée, j'ai un peu cherché sur internet et je suis tombée sur un sommet qui expliquait comment parler de la puberté aux jeunes filles. Et ça a été vraiment une révélation pour moi, déjà de comment je pouvais en parler de manière aussi simple, sans rentrer dans des détails qui peuvent paraître complexes ou très biologiques ou très médicales, mais aussi je me suis rendu compte à quel point moi je ne connaissais pas mon cycle menstruel. Je me suis demandé pourquoi mes parents ne m'avaient pas transmis ces infos-là. de base sur mon cycle. Et donc, j'ai appelé ma mère et je lui ai dit « Mais pourquoi tu ne m'as rien dit ? » Et elle m'a dit « Mais moi, je ne savais pas. Je n'étais pas au courant. » Donc, à partir de ce moment-là, je me suis dit qu'il fallait remettre de la transmission vraiment de génération en génération. Et moi, ça commencerait par mes filles. Et au-delà de mes filles, plus largement les autres jeunes filles. Et puis, j'ai été en contact avec... forcément des femmes, des mamans, et qui avaient aussi des besoins tout au long de leur cycle. Et voilà comment j'en suis arrivée plus largement à transmettre à toutes ces femmes et ces jeunes filles de tous les âges.
- Speaker #0
Un besoin de transmettre ce savoir-là, en fait, qui manque cruellement.
- Speaker #1
Absolument, parce que moi, je me suis surtout dit que si j'avais eu toutes ces infos, Tout au début de ma vie de femme, je n'aurais pas fait les mêmes choix. Je me serais sentie vraiment plus informée et j'aurais vraiment fait des choix de conscience plutôt que suivre le parcours qu'on m'indiquait, finalement.
- Speaker #0
Et alors, aujourd'hui, c'est plutôt des ateliers en présentiel où tu rencontres les jeunes filles et les jeunes personnes menstruées. De quoi elles ont besoin, ces personnes-là, ces adolescentes, ces jeunes filles ? quand elles arrivent à tes ateliers ?
- Speaker #1
Alors, il y a deux choses. Il y a de quoi ont besoin les jeunes filles et pourquoi les mamans prennent cet atelier pour venir avec leurs jeunes filles. En fait, c'est quand même souvent une impulsion des mamans.
- Speaker #0
Ah oui, c'est une demande des mamans, même plutôt que des adolescentes.
- Speaker #1
À l'origine, plutôt une demande des mamans qui ne veulent pas que leurs filles vivent leurs premières règles comme elles, elles l'ont vécu, ou qui ne savent pas trop comment leur donner toutes les clés pour qu'elles le vivent le mieux possible. Et puis après, quand les jeunes filles arrivent, évidemment, elles ont elles aussi des demandes. Mais c'est rarement les jeunes filles qui disent « Ah, je dirais bien faire un atelier premier, c'est plutôt une envie et un besoin des mamans. » Et puis ces jeunes filles, quand elles arrivent, elles sont souvent pleines de questions. Elles ont parfois un peu d'appréhension, la peur. La peur est très présente, la peur d'avoir mal. La peur de ne pas savoir faire si elles ont leurs règles à l'école. La peur de savoir combien de sang elles vont perdre. Et puis, elles ont souvent énormément de questions. D'où le sang des règles vient ? Qu'est-ce qui va se passer ? Pourquoi j'ai mes règles ? Est-ce qu'un jour, est-ce que c'est forcément... Un jour, est-ce que forcément j'aurai mes règles ? Enfin, vraiment plein de questions qui reviennent souvent. Et donc, elles arrivent avec toutes ces interrogations. et l'envie d'en savoir plus sur ce qui va se passer pour elles.
- Speaker #0
C'est fou, ça me fait énormément résonance, moi, quand tu parles des mamans qui ne veulent pas que leurs filles vivent ce qu'elles ont vécu. Moi, dans les accompagnements que je fais, je crois que c'est 99% des personnes que j'accompagne qui ont vécu, qui ont très mal vécu leur début de menstruation, soit parce qu'elles n'étaient même pas au courant, qu'elles ont eu très peur. de voir du sang dans la culotte, parce que quand tu dis sang, tu dis que t'es blessée, tu dis que ça va pas. Soit parce que c'était tellement tabou que de le dire, c'était inimaginable de le raconter. Et je sais pas à quel point j'ai pas du tout envie de faire une causalité aussi rapide de douleurs menstruelles vers... d'avoir des douleurs menstruelles sur le fait d'avoir une méconnaissance dès les premières menstruations. Mais je trouve quand même que c'est assez... flagrant de voir l'impact que ça peut jouer ces premiers jours, ces premières semaines, ces premiers mois de menstruation ? Comment c'est vécu ? Et puis comment c'est perçu aussi par la famille ?
- Speaker #1
En fait, il y a tellement de choses qui se jouent lors justement de ce premier jour, de ce premier mois, même de ces premières années où ces jeunes filles vont avoir leurs règles. Moi, j'entends vraiment plein d'histoires des mamans, des claques reçues, la honte, l'impression que on va mourir. Et quand elles arrivent avec ça, en disant « mais moi je veux vraiment pas que ma fille vive ça » , ça prend vraiment beaucoup de sens et oui forcément quand on sait ce qui va nous arriver on n'a pas les mêmes craintes on n'a pas les mêmes crispations autour de ces règles, autour de ce sang qui coule autour de ces inconforts qu'on peut avoir quand on a ces règles au niveau de l'utérus quand on conscientise vraiment ce qui se passe, où ça se passe Pourquoi on ressent telle ou telle sensation ? Ça change tout au niveau des premières règles. Et j'imagine après tout au long de la vie cyclique. Moi j'ai des jeunes filles à la fin de l'atelier qui me disent « Mais j'ai tellement hâte d'avoir mes règles ! » Et là je me dis que...
- Speaker #0
C'est gagné là !
- Speaker #1
C'est gagné ! Elles vont avoir une vie cyclique qui va être épanouie parce qu'elles sauront à quoi ça doit ressembler d'avoir un cycle normal. Et elles sauront que si elles ont des problématiques, elles feront quelque chose, parce qu'elles auront vraiment en tête qu'un cycle, c'est censé bien se vivre.
- Speaker #0
Oui, et je rebondis parce que forcément, il y a aussi cette problématique que du coup, comme on normalise qu'il y a des douleurs, que tu vas en chier, en gros, c'est ça qu'on génère dans toutes ces croyances autour des menstruations, que du coup, il y a... énormément, énormément d'errance, de solutions et de diagnostics parce qu'il y a une fatalité et que j'espère, j'espère, bon on en avait déjà parlé, mais là je le dis au micro, mais j'espère que notre génération est la dernière sacrifiée autour des douleurs menstruelles parce que justement, en fait, j'ai discuté avec des gynécologues, des professionnels de santé qui me disent, mais en fait, là, ces personnes-là, si elles avaient été prises en charge il y a 14 ans, quand elles avaient 20 ans et qu'on commençait à leur dire qu'elles avaient des douleurs, on n'aurait pas des opérations aussi importantes, il n'y aurait pas des douleurs aussi importantes, parce qu'elles auraient été prises en charge bien bien en amont.
- Speaker #1
Donc ça,
- Speaker #0
c'est hyper important.
- Speaker #1
Oui, mais c'est clair que c'est hyper important.
- Speaker #0
Et ça ne signifie pas, pardon, excuse-moi, je termine, mais ça ne signifie pas que tu n'auras jamais de problème gynécologique si une personne nous entend et nous dit « bon, c'est bon, ça s'est bien passé ma première fois, c'est que mes premières menstruations, c'est que tout va bien se passer » . Non, mais comme tu le dis, c'est le truc de... Tu sauras que s'il y a un problème, que si tu as mal, il y a un problème. Ce n'est pas l'inverse.
- Speaker #1
Exactement. Il y a deux choses pour moi. Il y a déjà, tu sauras que quand tu vis tes règles, en fonction de ce que tu ressens, si c'est le moment d'aller voir un médecin ou si ce n'est pas le moment d'aller voir un médecin. Et tu sauras aussi... Moi, je vois vraiment ça chez les jeunes filles, c'est qu'elles ressortent de l'atelier avec une projection... positive. Et je trouve qu'elles arrivent à l'atelier, elles sont j'ai peur, qu'est-ce qui va se passer ? Est-ce que ça fait mal ? Est-ce que comment je vais faire si ça m'arrive ? Puis elles repartent, elles sont comme ça. Ok, je sais ce qui va m'arriver. Alors après, il y en a qui repartent en disant, ça me fait un peu peur maintenant que je sais ce qui va se passer, c'est un gros changement. Mais c'est un changement, elles savent ce qui va arriver. Et quand elles sont ouvertes comme ça en disant « mais moi j'ai envie d'expérimenter ce que ça fait d'avoir ces règles, d'avoir un cycle, j'ai envie de comprendre. » Parce qu'en plus dans l'atelier, on va au-delà des règles, on va aussi vraiment parler du cycle en général. Donc des pertes blanches et « ok, maintenant je sais que quand j'ai des pertes blanches ou ça glisse dans ma culotte, ça veut dire que je suis en train d'ovuler. » Et en fait, ça devient presque un jeu, une enquête sur son corps. Et je trouve que quand on aborde sa vie de personne menstruée avec cette dynamique de jeu et de « je vais découvrir comment je fonctionne et je comprends tout ce qui se passe dans mon corps » , évidemment, c'est très différent de « je ne sais pas ce qui va se passer, j'ai peur et quand je le dis, je fais ça et je vois toutes mes crispations dans mon corps et finalement, moi, je ne suis pas du milieu médical, donc je ne vais pas dire que… » Ça va apporter sûrement moins de douleur, mais je pense qu'à partir du moment où on conscientise ce qui se passe dans son corps, soit c'est une douleur et on fait quelque chose, soit c'est un inconfort et on fait aussi quelque chose, mais on ne le gère pas de la même manière.
- Speaker #0
Ça me fait raisonner sur le savoir, c'est le pouvoir. C'est un empouvoirment de « je sais ce qui se passe et du coup, après, je suis en sécurité parce que, mine de rien, je sais ce qui va m'arriver » . Même si c'est douloureux ou quoi, il y a une sécurité parce qu'il n'y a pas la panique de mon Dieu, qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qui se passe ?
- Speaker #1
Tout à fait. Ça crée de la sécurité. Bien sûr. De savoir où est son utérus parce que moi, c'est ce que je vois. La plupart des jeunes filles, pas toutes, mais la plupart ont déjà entendu ce mot utérus. Alors, savoir quelle forme il a, où il se trouve dans le corps, et que c'est un muscle qui se contracte. Enfin, ça, elles ne l'ont pas, en fait.
- Speaker #0
À quel âge on commence à parler des menstruations ?
- Speaker #1
Pour moi, ça doit être une vérité générale, quelque chose qui existe. Donc, il n'y a pas un âge. Pour moi, parler des menstruations, c'est comme parler d'avoir envie de faire pipi, où en fait, c'est quelque chose de naturel. et qui doit exister. Pour moi, il n'y a pas une discussion à un moment, allez, on va parler des menstruations. Ça doit faire partie de la vie quotidienne, à partir du moment où il y a une femme menstruée au sein du foyer, il faut qu'il y ait des serviettes, des tampons qui soient visibles, des taches de sang éventuellement qui soient visibles, des humeurs qui peuvent être... différentes en fonction des phases du cycle qui soient expliquées. Et à partir du moment où tout ça s'est normalisé, il n'y a plus besoin d'en faire une grande discussion un peu stressante pour tout le monde. Après, il y a quand même un âge où, évidemment, la vérité générale s'applique un peu plus particulièrement à la jeune fille qui va avoir ses règles. Et là, ça nécessite d'en parler un peu plus en détail pour qu'elle puisse comprendre ce qui va lui arriver vraiment à elle. Et là, pour moi, à partir de 8 ans, c'est parfait.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et puis, l'intérêt, c'est que quand on en parle au sein du foyer, on n'en parle pas que aux filles, on en parle aussi aux garçons.
- Speaker #0
Ah oui, ça faisait partie de ma question sur Vente. Et alors, les garçons, est-ce que toi, tu en as dans tes ateliers ? Est-ce que c'est en non-mixité ou pas ? Comment ça se passe ? Ou est-ce que tu as un truc spécial pour les garçons ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Alors, les ateliers premier acte, c'est que pour les filles accompagnées d'un adulte de confiance, parce que c'est absolument nécessaire pour moi d'avoir... Un espace complètement sécure où elles se sentent vraiment à l'aise de pouvoir parler du sujet. Par contre, j'ai, il y a quelques années, créé un atelier qui s'appelle « Comment ça fonctionne une fille ? » qui est là, qui était plutôt pour les garçons. On voyait ce qui se passait pour eux à la puberté et la différence avec ce qui se passait pour les filles et comment, eux, ils pouvaient devenir soutien pour ces jeunes filles. Cet atelier, pour l'instant, je l'ai arrêté parce que... Je m'imagine que la société n'est pas encore tout à fait prête pour ça.
- Speaker #0
Pas à cette demande.
- Speaker #1
J'avais pas mal de mamans engagées autour de moi qui sont venues. Une fois, les mamans qui me connaissaient et qui étaient bien engagées, qui avaient fait passer leur fils, voire leur conjoint en atelier, c'était un petit peu plus compliqué à remplir. Je me suis dit que j'allais plutôt passer par les mamans que j'avais en atelier pour leur transmettre ce qu'il faut transmettre à leurs garçons. Et je trouve que c'est plus facile comme ça. Mais par contre, j'ai quand même un escape game qui se fait en public mixte. Fille et garçon qui peut jouer soit en familial ou soit dans les collèges, les lycées, dans les espaces jeunesse. Où là, on joue pendant 45 minutes dans l'univers du cycle menstruel, mais pas pour apprendre des choses vraiment pour gagner. Sauf qu'on est face à la couleur des règles, au nombre de jours d'un cycle menstruel, aux énergies du cycle. Et une fois qu'on a gagné tous ensemble, il y a 45 minutes d'échange où moi je vais un peu détricoter ce qu'ils savent. C'est toujours hyper intéressant parce que finalement, les garçons, ils ont très peu d'espace pour parler de ce qu'ils savent sur les règles. Et donc en général, dans ces moments-là, moi j'aime beaucoup cette dynamique. C'est-à-dire que c'est un sujet qui concerne exclusivement les personnes qui ont un utérus. Donc du coup, les filles, elles n'ont pas trop trop souvent envie d'en parler face aux garçons. Donc elles ne parlent pas trop. les garçons ils ont l'espace pour en parler et donc ils se mettent à raconter ce qu'ils savent sur le cycle menstruel et donc on crée un échange comme ça et puis il y a un moment où ça arrive parfois, quelqu'un dit quelque chose d'imprécis et là du coup les personnes concernées donc plutôt les filles, elles disent ah mais non, mais c'est pas vrai, c'est pas comme ça et en fait ça prend et la discussion et l'échange se fait comme ça entre les filles et les garçons Et il n'y a plus du tout de mur, j'ai envie de dire, de genre ou de sexe entre les deux. En fait, on est vraiment tous ensemble à parler du cycle et de ce qui se passe pour les filles quand on a ces règles. Et du coup, j'aime beaucoup ce format-là parce que ça permet vraiment d'intégrer les garçons. Et puis en format familial, les papas, les mamans, les filles et les garçons, les frères et les sœurs, les copines, les copains. C'est vraiment... Beaucoup plus inclusif. Mais on est sur des formats qui sont aussi un peu moins intimes.
- Speaker #0
Oui, j'entends derrière qu'il y a quand même plusieurs formats que tu proposes à des publics différents. C'est ça aussi.
- Speaker #1
Parce qu'en fait, on peut parler du cycle de différentes manières. On peut en parler de manière générale avec qu'est-ce qui se passe pour les femmes quand elles vivent un cycle menstruel. Et puis après, en atelier, c'est plutôt toi, qu'est-ce que tu vas vivre ? C'est quand même un peu différent. Je trouve que c'est un peu la même différence quand on fait un cours de bio sur la conception, la fertilité, je ne sais pas comment ils appellent ça. Et puis, en fait, je me rends compte que même les jeunes filles qui ont fait ce cours de bio, où elles savent... Exactement, c'est quoi une trompe, c'est quoi un ovaire, c'est quoi un ovule ? Mais en fait, elles n'ont pas du tout réalisé que c'est ce qu'elles avaient à l'intérieur d'elles. Oui,
- Speaker #0
c'est ça. On a appris le corps jaune et tout ça, mais qu'est-ce que c'est ? Où est-ce que c'est dans mon corps ? Est-ce que c'est vraiment dans mon corps ? Ça manque de compréhension vraiment en interne.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'est comment on intègre ça vraiment à l'intérieur de son corps.
- Speaker #0
Si on revient sur les ateliers vraiment spécifiques pour les premières menstruations, avec quelles émotions elles arrivent, les jeunes filles qui viennent dans cet atelier-là ?
- Speaker #1
Donc l'atelier première règle, en 8-12 ans, elles arrivent plutôt avec des inquiétudes, c'est ce que je disais tout à l'heure, avec des peurs, avec des interrogations, c'est un peu l'inconnu. Moi j'utilise toujours les cartes d'XIT pour, voilà, qu'est-ce que ça te fait d'avoir tes premières règles ? Merci. J'ai des monstres, j'ai des crocodiles qui avalent tout cru, on est vraiment sur ce type d'émotion. Après pour l'atelier pour les 12-16 ans, il y a beaucoup plus d'apaisement déjà. Elles ont beaucoup moins d'inquiétudes. Elles viennent plutôt avec des questionnements sur qu'est-ce qui est le plus pratique comme protection périodique, qu'est-ce que je peux faire si j'ai mal. On n'est vraiment pas du tout sur le même type de sujet.
- Speaker #0
Ah oui, d'accord. Donc, c'est vraiment très pratico-pratique. D'un seul coup, c'est comment je le vis au quotidien de manière plus tranquille. Oui,
- Speaker #1
mais du coup, ça n'empêche pas que finalement, c'est les mêmes infos que je donne.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais les interrogations de départ, elles sont différentes.
- Speaker #0
Elles sont différentes. Oui, c'est ça. Parce que dans l'atelier où elles n'ont pas encore eu leur menstruation, elles se préparent à ça, alors que là, c'est comment ? Comment je bidouille avec ça quoi ?
- Speaker #1
C'est ça, c'est qu'elles le vivent. Notamment au niveau des douleurs de règles, quand c'est le 8-12 ans, c'est si ça fait mal, est-ce que ça va faire mal et pourquoi ça fait mal ? Et donc du coup, il y a toute l'explication associée à ça. Alors qu'après, dans le 12-16 ans, c'est moi quand j'ai mal, je ne sais pas trop quoi faire. Ok, mais est-ce que tu as compris pourquoi tu avais mal ? Ok, maintenant tu comprends pourquoi tu peux avoir mal. Maintenant, c'est quelle dose de douleur ? On essaye de voir si c'est acceptable ou pas, si ça nécessite d'aller voir un médecin ou pas. C'est de l'inconfort ? Eh bien, voilà les astuces. C'est une douleur qui nécessite une prise en charge médicale. Vraiment, va voir un médecin, ou une sage-femme, ou en tout cas un personnel médical.
- Speaker #0
Oui, là, tu es sur de la prévention. Alors, du coup, à la douleur, comment tu... Tu abordes justement cette prévention-là ?
- Speaker #1
Alors, sur la prévention à la douleur, pour moi, le discours, il est ultra clair. Les règles, ça ne fait pas mal. Les règles, ça peut être inconfortable, mais ça ne doit pas faire mal. Et après, j'essaye toujours d'imager la douleur. Alors, ce n'est pas toujours facile, mais j'aime utiliser des images. Et du coup, je leur explique que l'utérus, c'est un muscle. Et des muscles, on en a plein d'autres dans le corps. Et notamment des muscles qui nous servent à courir. Et quand on va courir un marathon alors qu'on ne s'est pas préparé avant, nos muscles n'ont pas l'habitude d'être utilisés aussi intensément. Le lendemain, quand on se réveille, comment on se sent ? Donc là, les réponses, c'est souvent, on a mal. Oui, on a mal. C'est sûr qu'on a mal. Est-ce qu'on a mal au point de ne pas pouvoir se lever de son lit ? Non. Normalement, non. Il y en a qui me disent « Oui, des fois, c'est pas très agréable, mais tu n'arrives vraiment pas à sortir de ton lit ? » Si. Bon, ok, tu marches un peu bizarrement, mais t'as mal quand tu marches, mais t'arrives à sortir de ton lit. Est-ce que tu tombes dans les pommes ? Est-ce que tu vomis tellement tu as mal ? Non. Ok. S'il se passait ça, qu'est-ce que tu ferais ? J'irais voir un médecin parce qu'il y a un problème. On est d'accord. Après, je les retrouve à l'utérus. Ton utérus, quand t'es une petite fille, il n'a jamais eu ses règles. il n'a jamais contracté. Là, il va vraiment contracter pour les premières fois. Sur les deux premières années, c'est encore nouveau pour lui. Du coup, tu peux avoir mal comme si tu avais des courbatures. Donc les courbatures, ça fait mal quand même. Donc tu peux avoir vraiment des douleurs devant, au niveau du ventre, des douleurs derrière, au niveau du dos, parce qu'en fait, il y a des petits ligaments qui relient ton utérus à ce niveau-là, au niveau de ton bassin. Mais ça ne t'empêche pas de vivre, d'aller à l'école, de te lever. Ça ne te fait pas vomir, ça ne te fait pas tomber dans les pommes. Sinon, tu vas voir un médecin car il y a une problématique. Et je trouve ça super important de visualiser à quel point la douleur, à quel moment la douleur, elle devient pathologique. C'est vraiment ultra important.
- Speaker #0
Tu vois, je me questionnais parce que tu parles d'inconfort depuis tout à l'heure. Vraiment la différence que tu nommes entre un... Un inconfort et une douleur.
- Speaker #1
C'est vrai qu'un confort, souvent, ça ne paraît pas assez fort. Parce que parfois, on a mal et ce n'est pas une douleur pathologique. Mais il y a quand même une différence entre une douleur pathologique et une douleur de règle. Et ça me paraît vraiment important. En fait, si je ne dis pas, on peut avoir mal. Alors que pour moi, on peut quand même avoir mal sans que ce soit pathologique. On a tous une résistance à la douleur et puis une perception différente. Mais je n'ai pas du tout envie de donner le message que les règles, ça fait mal. Si je commence à dire, oui, on peut avoir mal, mais ça dépend comment on a mal. C'est pour ça que je choisis personnellement de mettre le mot inconforme, même si ça peut être vraiment très inconfortable, on est bien d'accord. Mais pour ne pas donner cette image de les règles, ça fait mal. C'est hyper important. Puis là, mon discours, ce n'est pas des femmes qui ont mal. C'est à des jeunes filles qui n'ont pas encore l'ordre.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est vraiment important. Si j'avais en face de moi des jeunes filles, et ça m'arrive d'avoir des jeunes filles, des jeunes femmes, des femmes qui ont mal, évidemment, le discours, ce n'est pas du tout le même. Mais c'est vraiment sur la projection. Non, je n'accepterais pas d'avoir mal. Donc, si je n'accepte pas d'avoir mal, quand j'ai mal, si j'ai mal un jour, je fais quelque chose pour que ça ne vienne pas. Et moi, je leur dis bien, en fait, on en aurait 400 à 500 fois dans notre vie. On ne peut pas accepter. On ne peut pas se dire 400 à 500 fois, je vais avoir mal à ce point-là. En fait, c'est vraiment pour ancrer à l'intérieur des jeunes filles que ce n'est pas acceptable de rester avec une douleur. Évidemment, je leur souhaite de jamais avoir de douleur. Mais si elles en ont, elles pourront se dire, il faut que je fasse quelque chose.
- Speaker #0
Jamais on dirait ça pour autre chose. Genre, ok, maintenant, tu vas avoir 400 fois mal au dos. quand tu vas porter une charge lourde, par exemple. Jamais, on te dit ça, c'est pas possible.
- Speaker #1
Et puis, c'est pas acceptable.
- Speaker #0
Mais c'est pas acceptable.
- Speaker #1
À quel moment on demande aux femmes, aux jeunes filles ou aux personnes menstruées d'accepter ça ? C'est inadmissible, en fait. Il faut faire quelque chose. Donc, c'est vraiment le message que je passe aux jeunes filles qui n'ont pas encore leurs règles. Ce que je transmets aux jeunes filles, je le transmets aux mamans aussi, en fait, qui les accompagnent. Je vois des yeux s'agrandir aussi du côté des parents.
- Speaker #0
Elles découvrent des choses aussi.
- Speaker #1
Bien sûr. Et puis elle réalise. Elle découvre des choses forcément. Enfin, pas forcément, mais oui, elle découvre des choses. Mais surtout, elle réalise des choses sur les douleurs de règles, sur le nombre de fois où on a des cycles pendant notre vie. Et puis, elle découvre souvent beaucoup de choses sur à quoi sert la glaire cervicale, sur toutes les protections périodiques qui peuvent exister. On en a souvent deux, trois dans notre tête. Mais en fait, quand je sors toute la palette, elles disent « Ah ouais, mais je ne connaissais pas. »
- Speaker #0
Tu peux nous donner des exemples ?
- Speaker #1
Les éponges menstruelles, c'est très peu connu, par exemple.
- Speaker #0
Mais tu sais que j'ai trop envie d'essayer. Peut-être qu'on peut expliquer ce que c'est, parce que tout le monde ne connaît pas.
- Speaker #1
Donc, les éponges menstruelles, les naturelles, en fait, c'est un petit animal marin. Comme j'aime bien donner des images, je vais vous donner une image. C'est un peu comme s'il avait des cheveux et on lui coupait les cheveux. En fait, c'est de l'éponge. Ça ressemble vraiment aux éponges qu'on utilise pour la vaisselle, sans la partie grattoir évidemment. Et en fait, pour les utiliser, il faut les découper à la bonne taille parce que du coup, il y en a toutes les formes et toutes les grosseurs. Et puis ensuite, il faut les mouiller, vraiment bien les imbiber, les étreindre. Et une fois qu'elles sont vides d'eau, elles sont toutes molles, toutes douces. Et à ce moment-là, on peut l'insérer dans le vagin. Et donc ça va absorber le sang. Et pour la retirer, il faut y aller avec les doigts. Et puis retirer l'éponge menstruelle.
- Speaker #0
C'est vraiment le principe d'un tampon, mais de manière naturelle.
- Speaker #1
Naturelle, beaucoup plus doux. Est-ce qu'un tampon, c'est dur quand même ?
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que c'est rigide. Oui,
- Speaker #1
tu as raison. Moi, je travaille beaucoup avec les jeunes filles. Un tampon, c'est très impressionnant d'insérer un tampon dans son vagin la première fois. Une éponge, c'est doux, c'est tout mou. On peut le rouler un peu comme on veut. Après, ça n'a pas que des avantages. L'avantage, c'est ça. L'inconvénient, c'est qu'il faut y mettre les doigts. Parce que ça ne passe pas avec un applicateur. Et puis, il faut aller les chercher. Ça, ce n'est pas toujours confortable pour les jeunes filles. Et puis, l'autre inconvénient, c'est qu'on ne peut pas les faire bouillir pour les nettoyer.
- Speaker #0
Ah ok, donc du coup, ça teinte forcément au bout d'un moment.
- Speaker #1
Ça teinte et puis il ne faut pas les garder. Moi, je conseille de ne pas les utiliser des années parce qu'en fait, on va les nettoyer avec un petit savon. Elles vont être propres, mais on ne va pas pouvoir les désinfecter.
- Speaker #0
Ah oui, ah oui.
- Speaker #1
Donc ça, c'est quand même pour moi un point négatif. Mais je trouve ça super pour les premières fois où les jeunes filles veulent mettre une protection interne pour aller à la piscine, par exemple. C'est quand même beaucoup plus doux. Mais encore une fois, il faut qu'elles aient envie et qu'elles le sentent. Mais c'est une alternative qui existe.
- Speaker #0
Il y en a d'autres, des alternatives comme ça, parce que j'ai envie d'apprendre des choses moi aussi.
- Speaker #1
Qui sont peu connues, il y a les tampons lavables.
- Speaker #0
Alors là, il va falloir que tu nous expliques.
- Speaker #1
Est-ce que tu les as cherchés pour les montrer ?
- Speaker #0
Alors oui, je mettrai sur Instagram l'extrait, mais tout le monde ne le verra pas. Mais oui, je veux bien, avec plaisir.
- Speaker #1
Alors du coup, je n'en ai pas pour longtemps. Le tampon lavable, alors un tampon lavable, ça se présente comme ça. En fait, ça se roule bien serré. Et ça, on peut le faire bouillir.
- Speaker #0
Ok, alors vas-y pour l'audio guide. Oui, excuse-moi. C'est un tissu.
- Speaker #1
C'est génial. C'est un petit tissu un peu rectangulaire, mais un peu visoté d'un côté. Et en fait, on le roule serré un peu comme un... Je ne sais pas comment on peut dire. On roule ça comme une pâte feuilletée quand on fait les roulés, là.
- Speaker #0
Oui, voilà, c'est ça exactement.
- Speaker #1
À la fin, il y a une petite ficelle. On fait un petit nœud autour du roulé. Et ça vient serrer le tampon. Et en fait, on peut l'utiliser comme ça. Et si on veut l'utiliser avec un applicateur, il y a les applicateurs réutilisables aussi.
- Speaker #0
C'est super. Et ça reste du tissu, en fait. Ça, c'est du tissu. J'espère que c'est bio, d'ailleurs.
- Speaker #1
C'est bio, c'est au cortex. Il n'y a aucun souci pour la santé d'insérer un tampon comme ça en tissu bio, en coton bio. Si ce n'est qu'il faut bien faire attention, comme quand on met une protection interne. Pour le syndrome du choc toxique, 4 à 6 heures maxi, c'est dangereux. Et du coup, on peut utiliser un applicateur réutilisable. Et le rincer et le réutiliser après.
- Speaker #0
Et après, comme une serviette menstruelle, tu le fais tremper dans de l'eau froide, c'est ça ?
- Speaker #1
Absolument, tu le rinces sur de l'eau froide. Donc du coup, tu enlèves le petit nœud, tu le défais complètement. Donc tu le fais redevenir plat en forme rectangulaire. Et puis tu le rinces à l'eau froide, tu le mets à la machine.
- Speaker #0
Ah, c'est génial !
- Speaker #1
Oui !
- Speaker #0
Parce que vraiment, je réinsiste pour les gens qui ne vont pas voir, mais qui vont avoir juste la voix, c'est vraiment très souple, ça reste du tissu, donc ce n'est pas du tout rigide comme un tampon. Et là, je pense forcément aux personnes qui ont des douleurs menstruelles, pour qui les menstruations sont hémorragiques, ça déborde, etc. Mais qui ont une impossibilité, la cup, ça peut être très contraignant, très douloureux, l'effet ventouse peut être vraiment très très gênant. Ou le tampon très dur, très rigide quand tu as des douleurs au niveau vaginal. Ça peut être aussi très empêchant. Et donc là, c'est quand même des chouettes solutions alternatives et souples. Oui, mais après,
- Speaker #1
si on reste dans tout ce qui est souple, quand on a des règles abondantes et qu'on ne supporte pas le côté ventouse de la cape, il y a le disque menstruel qui est extra souple. Tu connais ?
- Speaker #0
Eh bien, on en a parlé il n'y a pas longtemps, mais je ne connaissais pas, non.
- Speaker #1
Donc là, c'est vraiment tout mou, c'est vraiment souple. Donc en fait, c'est comme une cup, mais un peu plus large. Et ça vient se poser sur l'os pubien, contre l'os pubien et contre les contours du vagin. Donc ça ne vend tous pas le col de l'utérus.
- Speaker #0
Oui, d'accord. C'est beaucoup plus...
- Speaker #1
Ça se déploie, en fait.
- Speaker #0
Ça peut être impressionnant parce que du coup, tu dis, mais est-ce que mon vagin a cette taille-là ? Parce que ça fait quasiment 8-10 centimètres de diamètre. C'est large. Non, 10 centimètres, ça me paraît trop gros à l'écran. Non,
- Speaker #1
ça fait 6, 7 centimètres.
- Speaker #0
7 centimètres, donc ça peut être impressionnant, mais en fait, ça passe dans le vagin.
- Speaker #1
Oui, moi, je les ai testés. Tu sais, j'aime bien tester. Ce n'est pas très facile à mettre, mais parce que sûrement, je n'ai pas beaucoup d'expérience dans le domaine d'utiliser un disque. Ce n'est pas très facile à mettre, mais vraiment, moi, je ne sentais rien du tout. Une fois que c'est dans mon vagin. Alors que les cups, j'ai du mal.
- Speaker #0
Oui, d'accord.
- Speaker #1
Donc, c'est vraiment beaucoup plus souple, je trouve.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
il y a ça. Et quand on a des règles abondantes, il y a le pad. interlabial. Donc le pad interlabial c'est juste un bout de tissu c'est un peu comme une serviette lavable en fait, c'est un bout de tissu éponge en forme de pétale qui fait pour ceux qui écoutent, qui fait 12 centimètres et pourquoi c'est bien quand on a des règles abondantes évidemment on peut l'utiliser comme un protège-slip mais là c'est pas l'intérêt. L'intérêt c'est de le rouler Donc exactement comme le tampon lavable, mais on ne va pas le mettre à l'intérieur du vagin, on va le mettre entre les lèvres.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Ce qui fait que quand le sang va arriver très vite, parce que souvent quand on a des règles abondantes, ça coule très vite, et la protection qu'il y a dessous, la serviette ou la culotte menstruelle, ça déborde, là ça va faire un petit bouchon. Et en fait, ça va permettre que le sang arrive vraiment goutte à goutte et que ça ne déborde pas.
- Speaker #0
Oui, parce que ça déborde, parce que ça met... pas assez de temps à absorber. Le temps d'absorption est trop court, proportionnellement à la quantité de sang. Alors que là, du coup, ça fait un espèce de petit effet tampon. Et ça, c'est génial. Et puis ça,
- Speaker #1
on ne le sent pas du tout. Alors, c'est même un peu le piège. C'est-à-dire qu'il faut penser qu'on a ça, parce que sinon, il se retrouve au fond des toilettes.
- Speaker #0
Ah oui, c'est ça. Quand tu descends ta culotte, que tu as très envie de faire pipi, tu peux le retrouver au fond des toilettes. Ok, ah oui, bon.
- Speaker #1
Donc, il faut y penser. Mais n'empêche que ça fonctionne super bien.
- Speaker #0
Merci beaucoup, c'est passionnant. Parce que tu vois, j'en connaissais un sur trois.
- Speaker #1
C'est pour ça que je t'ai dit que les mamans apprennent toujours des choses, les femmes pendant les ateliers, parce qu'en fait, on nous présente rarement ce type d'alternative.
- Speaker #0
Ah ouais, mais c'est pareil, les tampons en coton bio, comme ça, ça a l'air intéressant. C'est des choses alternatives en tout cas. Ok, super. Et je reviens un petit peu sur ces premières menstruations, tout ça, tout ça. Ça m'a fait penser à ça quand tu me parlais des garçons aussi qui ne se sentaient pas forcément à l'aise, etc. Ça reste un sujet tabou dans notre société, les menstruations. Ce qui est d'ailleurs complètement hyper contradictoire parce que 50% de la population a ses menstruations et que c'est un sujet où on parle quasiment peu de ça. Comment toi tu fais pour que ça ne devienne pas un sujet tabou, pour que ça ne soit pas tabou dans tes ateliers ? Je ne peux qu'imaginer le malaise en début d'atelier en tout cas. Comment tu brises un peu le truc pour que tu parles de menstruation naturellement ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. Pour moi, la priorité, c'est de créer un espace de confiance, un espace sécure évidemment. Je pense que toutes les accompagnantes autour des sujets intimes, c'est ce qu'elles font. Donc, moi, ce que je fais, déjà, je ne leur demande pas de parler des menstruations. Je ne leur demande pas de dire si elles ont déjà eu la reine ou pas. Je ne leur demande pas, en fait, je ne les affiche pas. Je crée un lien de confiance, d'abord, moi, en me présentant, moi, en donnant des infos, et ensuite, en les faisant participer, d'abord, avec la personne qui les accompagne. leur maman, leur papa, leur tatate, peu importe, pour petit à petit qu'elles prennent contact avec le sujet, mais dans leur petite bulle à elles. Moi, j'ai une approche, vous avez vu, un petit peu imagée, mais aussi une approche ludique, en fait. J'utilise toujours le jeu pour faire passer les messages et les informations. C'est plein de petits jeux. En fait, moi, j'ai créé un univers de super-héroïne. Et quand elles arrivent en atelier Première Règle, elles ont sept missions à faire pendant l'atelier. Donc, il y a la mission puberté, la mission émotion, règles, perte blanche, protection. Enfin, il y a toutes les missions à cocher. Donc, pour pouvoir cocher la mission, il faut qu'elles aillent explorer une partie de l'atelier sous forme de jeu. Donc au début, vraiment, c'est comment j'arrive à créer un espace de confiance et de sécurité. Ensuite, comment je les amène petit à petit à parler du sujet, mais avec des personnes qu'elles connaissent et avec qui elles sont proches. Puis, je leur propose de s'ouvrir aux autres en parlant peut-être pas de leur corps, mais de leur émotion, de quelle émotion ça leur fait quand elles se projettent, quand elles vont avoir leurs premières règles. Et en fait, elles ne sont pas obligées, elles peuvent juste choisir une carte qui illustre, la montrer, ne pas la montrer, dire pourquoi elles l'ont choisie. En fait, vraiment, c'est la liberté aussi totale. d'exprimer ou de ne pas exprimer. Soit d'être là et de participer, soit d'être là, de ne pas participer mais d'entendre. Soit elles ne sont pas très à l'aise et elles ont besoin de s'extraire du groupe et à ce moment-là, elles s'extraient du groupe, elles peuvent rester dans les parages et avoir une oreille qui traîne ou vraiment, elles n'ont plus envie. Ça m'est rarement arrivé mais des jeunes filles qui venaient dès 8 ans et qui n'étaient pas encore complètement prêtes à parler du sujet. Et là, il y a une partie de l'atelier où elles sont sorties carrément de la pièce. Mais ça, c'est un cadre que je posais au début. C'est OK, elles ne prennent que ce dont elles ont besoin et envie. Pour moi, c'est vraiment hyper important, en fait, que ce ne soit pas des informations qui leur soient imposées.
- Speaker #0
Oui. J'entends derrière tout le respect de ne pas forcer le truc. Tout à fait. On y va à ton rythme, mais si ce n'est pas le moment, ce n'est pas le moment et c'est OK aussi.
- Speaker #1
Tout à fait. Et puis vraiment, l'idée, c'est comme on joue avec le sujet, c'est d'y mettre de l'humour. Oui. C'est de ne pas leur faire dire les mots qui leur font peur, comme pubis. On a des poids lourds à la puberté, je ne vais pas leur les faire dire pubis. C'est moi qui le dis. Il y a des mots comme ça, Clé, où je sais que je ne vais pas aller les amener à dire ça pour pas qu'elles soient mal à l'aise. Et justement, lutter contre le tabou, c'est leur montrer que moi, je dis ces mots-là hyper naturellement. Et que si elles, elles ne sont pas très à l'aise avec, elles peuvent l'entendre. Déjà, c'est la lutte contre le tabou de l'entendre, le mot vulve. Et une fois qu'elles ont compris comment elles étaient faites, comment s'est faite une vulve, qu'elles avaient le droit... de regarder leurs vulves quand elles étaient dans un espace sécure et même de la toucher pour savoir comment elles étaient faites, moi je leur propose de dessiner une vulve. Ce n'est pas juste de l'information descendante où elles vont entendre des choses qu'elles n'ont peut-être pas trop envie d'entendre, c'est comment elles vont vivre ce sujet. Comment elles vont vivre ce sujet et la manière dont elles vont le vivre, qui va être créatif, qui va être des jeux d'énigmes, de comprendre... La glaire cervicale, elle sert à quoi ? Vu que je sais à quoi elle sert, je vais pouvoir trouver quelle texture sert à quoi dans le corps à tel moment du cycle. En fait, c'est des énigmes, c'est des enquêtes. Et on passe à côté du tabou parce qu'en fait, c'est rigolo.
- Speaker #0
Ça fonctionne, quoi.
- Speaker #1
Quand il y a de l'humour. Tout le monde rigole, on trempe des tampons dans de l'eau rouge, c'est super drôle, ça gonfle.
- Speaker #0
Et on a gagné la mission.
- Speaker #1
Et on a gagné la mission. C'est vraiment, on désacralise un peu ce sujet dont on ne parle pas et on en fait quelque chose de rigolo.
- Speaker #0
Oui, c'est super comme proposition. Parce que du coup, justement, je me repositionne sur notre génération de quarantenaire qui ont eu, je ne sais pas comment c'est maintenant, je ne sais pas comment c'est aujourd'hui, où effectivement, on parlait de la fertilité et de l'ovulation, etc. sans parler de notre propre corps. Donc là, ça remet, ça réintègre le truc.
- Speaker #1
Absolument. Et puis, on parle rapidement de sexualité, de protection, de préservatifs et compagnie, alors que les filles, elles ne savent même pas qu'elles ont une vulve. Donc, c'est aussi comment on leur permet de se connaître tout au début de leur vie de personne menstrue. Et ça, pour moi, c'est vraiment précieux.
- Speaker #0
Oui, c'est un vrai cadeau. C'est un vrai cadeau. Et tu sais, c'est... Tout à l'heure, quand tu parlais des souvenirs des mamans, moi j'ai un truc qui me fait encore plus tiquer, parce que quasiment tout le monde, toutes les femmes et les personnes qui m'instruent, ont le souvenir de leur première menstruation. Généralement, les gens me disent « Ah ben j'étais là, c'était à cet endroit-là, j'étais dans tel contexte, etc. » Donc c'est un truc qui est hyper hyper marquant. Et il y a des personnes qui me disent « Je ne m'en souviens pas » . C'est très très rare, mais il y a des personnes qui me disent « Je ne m'en souviens pas » . Moi,
- Speaker #1
j'en ai beaucoup eu des femmes qui ne s'en souviennent pas.
- Speaker #0
Ah ouais. Et pour moi, c'est vraiment un signe d'amnésie. Alors, je ne sais pas si je mets le terme traumatique derrière, mais il y a quand même une amnésie qui s'est faite au point où un des trucs les plus changeants de ta vie, tu n'en as aucun souvenir, ça questionne énormément sur le vécu émotionnel de la personne.
- Speaker #1
Absolument. En fait, je peux m'imaginer que soit ça a été tellement compliqué que ça a été oublié, ou alors que tellement ça n'a... pas eu besoin d'exister oui, peut-être qu'il fallait vraiment
- Speaker #0
Oui, ou peut-être c'est tellement banalisé et normal que ça a été tellement accepté dans la famille normalement que peut-être qu'il n'y a aucun souvenir aussi. J'y crois un peu moins, mais peut-être.
- Speaker #1
Moi, j'ai plutôt les femmes qui me racontent que ça a été bien accepté, voire célébré. Même pour les quarantenaires, j'ai des mamans ou cinquantenaires qui... qui l'ont fêté dans leur famille. Il n'y en a pas beaucoup, mais il y en a. Souvent, ça reste un souvenir plutôt chouette.
- Speaker #0
Oui, qui est marquant. On va doucement clôturer l'interview. Merci Betty, c'est trop cool. J'ai une dernière question pour toi. Une question que je pose à toutes mes invitées, mais là, je vais du coup l'adapter aux adolescentes. Mais quel est pour toi le meilleur conseil que tu donnerais à une jeune fille qui a des douleurs ?
- Speaker #1
C'est d'aller comprendre pourquoi elle a mal. Parce que pour pouvoir agir sur une douleur, il faut savoir d'où ça vient. Et donc d'aller voir forcément un personnel médical. Il peut y en avoir plusieurs qui peuvent aider. Ça peut être une sage-femme, une médecine, une gynéco, peu importe. Un ou une gynéco. Mais vraiment de ne pas garder cette douleur. de ne pas se dire que ça va passer. Ce dont on n'a pas parlé, c'est que lors des premières règles, on dit qu'il faut environ deux ans pour que le cycle se cale. Et donc, dans les deux premières années de la vie menstruée, on peut avoir plus mal que ce qu'on va vivre après dans le reste de notre vie. Ça n'empêche qu'il faut s'en occuper. Il faut s'en occuper, il ne faut pas rester avec sa douleur. Et si on rencontre un professionnel de santé qui nous dit « mais c'est normal d'avoir mal » , eh bien, il faut changer de professionnel de santé parce que ce n'est pas normal d'avoir mal. Et ça, c'est hyper important.
- Speaker #0
Oui, qu'elle ne se décourage pas par rapport à ça. C'est d'aller chercher et de ne pas rester sur la première réflexion de « c'est normal » .
- Speaker #1
Absolument. Et puis, on remarque quand même, moi, je remarque par rapport à des retours de femmes qu'il y a quand même de plus en plus de personnels de santé qui sont formés par rapport à il y a 10 ans, j'ai envie de dire, et qui vont prendre vraiment en compte la douleur et qui vont prescrire des examens complémentaires. Alors, parfois, on ne trouve pas. Parfois, on ne trouve pas tout de suite. Mais ce n'est pas parce qu'on ne trouve pas pourquoi on a mal que ça veut dire qu'on n'a pas le droit d'avoir mal. Oui. C'est ça aussi que je dis aux jeunes filles. Même si vous faites une éco, une IRM ou je ne sais quel examen qui ne montre rien, ça ne veut pas dire qu'il n'y a rien. Si on a mal, c'est qu'il y a une raison. Peut-être que ce n'est pas aujourd'hui qu'on va trouver, mais il ne faut pas se décourager, il faut continuer à chercher. Parce qu'encore une fois, on ne peut pas accepter d'avoir mal toute sa vie comme ça.
- Speaker #0
Je rebondis sur ces deux premières années, c'est vrai qu'on ne l'a pas abordé. Est-ce que tu peux nous en dire plus ? Ce passage qui peut être plus douloureux, plus gênant, justement, cette mise en place du cycle.
- Speaker #1
Oui, ça correspond vraiment au bébé utérus.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est ça. C'est au fait, au muscle qui prend ses marques, qui, je pense, qui prend de la force, qui petit à petit va pouvoir avoir cette période de menstruation sans faire souffrir autant que les deux premières années. Mais les deux premières années, le cycle peut être complètement irrégulier, les saignements peuvent être beaucoup plus importants qu'après. Et en fait, ces deux premières années, il faut être quand même très vigilant en tant que parent ou en tant qu'accompagnant, en tout cas, de ces jeunes filles. C'est-à-dire ne pas les laisser avec leurs difficultés. S'il y a des règles abondantes, il faut consulter. S'il y a des douleurs, il faut consulter. Il faut trouver des solutions pour que la jeune fille le vive le mieux possible. Mais avec, vraiment en se disant... Avant de mettre en place vraiment un gros traitement ou une pilule ou quoi que ce soit qui pourrait couper le cycle parce que c'est mal vécu, eh bien, attendre vraiment que le cycle se mette en place. On dit les deux premières années en médecine chinoise, on dit même jusqu'à 20 ans. Donc, ça laisse quand même un petit peu de temps pour voir comment ça évolue.
- Speaker #0
Il y a un truc aussi très hormonal, non, de décalage ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
De mise en place hormonale.
- Speaker #1
En fait, tout ce qui est hormone sexuelle, au début, c'est très irrégulier. En fait, on est sur des dérèglements hormonaux, absolument.
- Speaker #0
Merci beaucoup pour toutes ces infos, Betty.
- Speaker #1
Je t'en prie.
- Speaker #0
Où est-ce qu'on te retrouve ?
- Speaker #1
Alors, où est-ce qu'on me retrouve ? Alors, moi, je fais des ateliers premières règles et pré-ménopause tous les mois. Donc, on peut me retrouver pour connaître les dates sur Instagram, sur Facebook Betty au féminin, sur YouTube pour pouvoir avoir un peu d'infos sous format vidéo et puis mon site internet bettyauféminin.fr. Et puis là, je lance un défi gratuit justement pour comment on parle des premières règles à sa fille.
- Speaker #0
Super.
- Speaker #1
Donc, du 11 au 15 octobre.
- Speaker #0
Ah oui, c'est tout proche là. C'est bientôt. Voilà,
- Speaker #1
donc il a encore temps de s'inscrire. Et du coup, vous allez soit sur mon site internet dans la rubrique Premières Règles ou sur Instagram. Vous allez trouver le lien. Et donc ces quatre jours... où vous recevez sur WhatsApp un petit vocal et un doc PDF avec différents thèmes. Donc, comment on en parle, qu'est-ce qu'on dit, comment on parle aussi des énergies du cycle et comment on fait un ancrage positif le jour où ça arrive. Et avec ces quatre jours, normalement, vous repartez avec toutes les infos nécessaires pour que ce ne soit plus un tabou chez vous. Et si ça ne l'est pas, pour savoir... comment pouvoir en parler le plus naturellement possible et le plus légèrement possible au sein de vos foyers.
- Speaker #0
Ok, et ça, c'est en visio. On est d'accord que ce n'est pas...
- Speaker #1
Ce n'est pas en visio, c'est sur WhatsApp. Ah, sur WhatsApp, pardon. Oui, c'est sur WhatsApp. En tout cas,
- Speaker #0
ce n'est pas en présentiel.
- Speaker #1
Non, ce n'est pas en présentiel. Donc, en fait, on le regarde quand on a le temps, au cours de la journée. Et c'est un espace aussi pour échanger avec d'autres parents. sur ce que vous vivez avec vos jeunes filles et sur la manière dont vous arrivez ou pas facilement à en parler.
- Speaker #0
Et parce que sinon tes ateliers c'est aux alentours de Angers que tu les fais toi ? Oui tout à fait !
- Speaker #1
Absolument ! Donc soit à Angers ou sinon je fais aussi du domicile, je me déplace à domicile si vous voulez faire un atelier avec plusieurs... jeunes filles pour les ateliers premières règles, à partir de trois jeunes filles accompagnées d'un adulte, je peux venir à votre domicile. C'est à l'atelier. Et c'est des ateliers qui durent trois heures parce que pour faire autant de missions de super-héroïne, il faut un petit peu de temps, il y a plein de jeux, il y a plein de choses à découvrir. Donc on prend notre temps, l'idée c'est vraiment d'avoir une demi-journée où on se sent bien et on vit les choses dans notre corps. Et on ressort en se disant qu'on s'est bien amusé.
- Speaker #0
Super. Écoute, je mettrai tous les liens en description de l'épisode. Merci beaucoup, Betty.
- Speaker #1
Merci de m'avoir invitée.
- Speaker #0
Avec grand plaisir. Vous venez de terminer le podcast Transgresser les règles. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout. Si ce que vous venez d'entendre vous a parlé et si vous avez envie que ce podcast devienne une vraie constellation, Vous pouvez lui laisser 5 étoiles et vous abonner sur votre plateforme d'écoute préférée. C'est un geste simple mais qui permet au podcast d'être plus visible et d'atteindre d'autres personnes qui vivent avec des douleurs menstruelles. Vous pouvez aussi partager cet épisode autour de vous. Parfois, une écoute partagée peut déjà faire une différence. Alors, merci pour votre soutien, il compte vraiment. Et si vous sentez que vous avez besoin d'être accompagné pour apaiser vos douleurs menstruelles et que mon approche résonne pour vous, évidemment, vous pouvez retrouver toutes les informations sur modrenard.com vous y découvrirez les différentes manières dont je propose d'accompagner les personnes concernées à leur rythme et selon leurs besoins merci pour votre écoute et à très bientôt pour continuer ensemble à transgresser les règles