- Speaker #0
Générique Bonjour et bienvenue dans Très Très Connu. Notre invité du jour est un visage familier de la télévision, du cinéma et de la scène. Anne Depétrini a à peu près tout fait. Elle a connu 1000 vies professionnelles, de journaliste économique dans un magazine financier, à Canal+, Comédie, Teva, France 2 et même Quotidien, où elle a été chroniqueuse. Entre deux, elle est aussi devenue comédienne, scénariste, puis réalisatrice. Et en 2010, elle signait Il reste du jambon pour un interrogation, une comédie inspirée de son histoire personnelle. Et elle enchaînera avec L'école est finie en 2018 et Belle, belle, belle en 2020 pour la télé. Dernièrement, elle arrive encore à nous surprendre en se révélant être une potchiasseuse experte dans le podcast TFTC.
- Speaker #1
Alors. Pas mal François, mais je pense que tu es passé à côté de l'essentiel. Elle est fan de grives grillées, un plat traditionnel du sud de la France préparé à partir de petits oiseaux migrateurs que l'on fait rôtir en entier après les avoir plumés et vidés. Et elle les mangeait avec leurs pattes et leurs becs.
- Speaker #2
Alors pas du tout. Je les mange sans le bec et sans les pattes et on ne les vide pas justement. C'est tout l'intérêt, c'est qu'elles se vident sur le pain. D'accord. Mais alors vous avez trouvé ça où ? Parce que ça date ça quand même.
- Speaker #1
C'est dans les tréfonds d'internet.
- Speaker #2
Ah vraiment ouais, c'est fou internet, n'oublie rien.
- Speaker #1
J'en ai quelques autres aussi Il y a une voyante qui t'a révélé que tu étais guérisseuse au Moyen-Âge Dans une vie antérieure
- Speaker #2
Je le dis sur scène ça Elle m'a dit que j'étais une jeune femme pas farouche Qui soignait les gens au moyen des plantes Et donc j'en ai déduit que j'étais Une espèce de naturopute
- Speaker #1
C'était les métiers de l'époque aussi Il n'y avait pas de parcours sup J'en ai une dernière aussi Je vais vérifier avec toi si c'est vrai Je l'ai vue sur Wikipédia Tu as été candidate à une famille en or en 1993 Oui Oui.
- Speaker #2
Ça c'est vrai.
- Speaker #1
Avant qu'on parle de ton spectacle et de ta carrière, est-ce que tu peux m'en dire plus sur ça ?
- Speaker #2
C'est vrai que ça c'est le mieux en fait, c'est le highlight, c'est ce qui a tout lancé. Non pas du tout. C'était à l'époque, moi j'ai fait des études très longues, parce qu'en vrai j'avais pas envie de travailler dans ce que ces études me proposaient. des études de commerce.
- Speaker #1
Tu as fait prépa HEC, école supérieure de commerce à Paris et un master en information média, c'est ça ? Voilà,
- Speaker #2
donc quand j'étais en master, en fait, on a été un moment sur le plateau d'une famille en or et on était avec des amis et on s'est dit, franchement, ça, moi, et moi, je le regardais quand j'étais étudiante, on le regardait ensemble. Ils ont rigolé. Voilà. Bon, bref. Et donc, je m'étais toujours dit ça. Il faut qu'on le fasse. Mais sauf que moi, dans ma famille, on est deux.
- Speaker #1
Pour nos auditeurs qui ne connaîtraient pas cette émission, même remarque, tu me diras qu'elle existe encore. Elle existe. Donc, on parle de l'émission télé Une famille en or. Donc,
- Speaker #2
c'est une famille qui vient affronter notre famille avec des questions. Et du coup, nous, on voulait trop faire ça. Quand on a visité le plateau, on s'est dit, on va s'inscrire. Donc, on a été voir la dame qui faisait les inscriptions. Et on lui a dit, ouais, mais sauf qu'on n'est pas trop une famille. Et elle a dû... Et bon, c'est pas grave. Mais vraiment, on est tous cousins dans le truc. Il n'y en a pas un qui a la même tête que l'autre. On a tous le même âge. C'était vraiment la famille de consanguins. T'es là, bon, écoute, c'est pas grave. Voilà, et on a gagné une manche et après, on a perdu. Mais j'ai la cassette encore, la cassette. Ah, génial.
- Speaker #1
Cette vidéo existe, ok.
- Speaker #2
Cette vidéo existe.
- Speaker #1
Bon, alors... On va revenir à l'émission un peu plus classique. Mais justement, tu as déjà parlé de ton parcours. Ce n'est pas un parcours qui mène forcément à la télévision. Comment on se retrouve ? J'ai l'impression qu'à cette époque-là, tous les gens, et notamment sur Canal+, ou M6, c'était que des gens qui ne prévoyaient pas de faire de la télé, qui se sont retrouvés un petit peu par hasard. Est-ce que c'était ton cas ?
- Speaker #2
Il n'y a pas vraiment d'école de télé, en fait, ni d'école d'animateur. Donc moi, c'était un... Moi, depuis petite... Comme mes parents, c'était un peu un milieu intellectuel, je n'avais pas trop le droit de regarder la télé et ça me fascinait, moi, la télé. Et donc, j'ai fait ces études-là, mais je caressais quand même le rêve de faire ça. Je ne voyais absolument pas comment. Étant donné que moi, personne dans ma famille ne faisait de showbiz, ne connaissait personne. Vous n'avez pas de porte d'entrée. Oui, pas de porte d'entrée. Donc du coup, j'envoyais des lettres de motivation, moi, un peu à l'ancienne et tout. Bon, personne ne me répondait jamais. Du coup, c'était quand j'étais au Revenu Français, justement, en presse éco, que je me suis dit, bon, allez. Je pensais que Canal, c'était peut-être la seule chaîne qui pourrait correspondre à un profil complètement différent, qui était le mien. Et j'ai appelé le Standard.
- Speaker #0
Il y a plein de gens qui ont fait ça, j'ai l'impression. Ils appelaient le Standard et puis au bout d'un moment, ils arrivaient à...
- Speaker #2
Pas plein de gens. Moi, je n'en connais pas tant, en fait, parce que souvent, c'était... En fait, à Canal, il recrutait aussi beaucoup de greffes. Il était très... C'était le directeur des programmes. Alain de Greef, il adorait les artistes, etc. Il était très affûté sur ce qui se passait. C'est lui qui a trouvé Jamel, avec Bizot aussi, qui était à Nova, lui. Donc en fait, tous ces gens-là, ils défrichaient, ils allaient voir les spectacles, les trucs, les artistes émergents. Et là, le standard, vraiment, c'était une bouteille à la mer. La fille me dit, oui, on est en train de faire le casting pour la météo. Et moi, j'étais dans ma salle de rédaction, je fais « bon bah » . j'étais avec un pote, je fais quoi ? il me fait bah vas-y, donc j'ai dit que j'allais à une conférence Rhone Poulain et je suis partie mais en plus avec une touche qui avait rien à voir avec, quand je suis arrivée il y avait que des meufs qui étaient mannequins, actrices, qui avaient entendu parler du truc, moi j'étais là pour te croire, moi je faisais tellement tâche et puis je me suis bien entendue avec la directrice, enfin je l'ai fait rire un peu du coup bon bref je vous la fais courte, elle m'a fait revenir etc et ça a duré un mois, deux mois Et à la fin, j'avais ma tête qui me disait, bon calme-toi en fait, ça ne va jamais marcher, c'est impossible. Et quand même, je sentais un truc quoi.
- Speaker #1
Tu te sentais à l'aise ?
- Speaker #2
Non, je sentais qu'il y avait une ouverture, je ne sais pas comment expliquer, que ça s'alignait. Mais j'essayais de me calmer, je me disais, mais tu vas être tellement triste après. Et puis on m'a dit, ok, genre là, en juin... Et là, j'étais là, mais vraiment, c'était comme si on m'avait jeté. C'est le poisson hors du bocal, 100%. Et voilà. Et donc, pendant tout l'été, je me suis dit, non, mais ils se sont trompés, en fait. Ils vont m'appeler en disant, non, pardon, en fait, n'importe quoi. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. On était pris de boisson. Et puis, en fait, voilà, c'est comme ça que ça a marché. Mais vraiment, n'importe quoi, quoi.
- Speaker #0
Et à ce moment-là, donc, tu arrives dans le canal. Donc, pour toi, c'est passé à travers le miroir. Il y a vraiment un truc un peu fou. Et en même temps, j'imagine que ta célébrité, d'un coup, existe. En fait, avant, tu n'étais connue d'absolument personne. Personne.
- Speaker #2
Même pas dans mon quartier, rien. Et à l'époque,
- Speaker #1
il y a six chaînes de télé, il faut le savoir. Oui, c'est ça. Les audiences de Canal n'étaient pas énormissimes par rapport à d'autres chaînes, type TF1 ou Antenne 2 à l'époque. Mais ce n'était quand même pas rien.
- Speaker #2
Alors, oui, sauf que ça n'a pas été comme ça du jour au lendemain. D'abord, déjà, parce qu'effectivement, Canal, c'est une chaîne cryptée, que même si c'était en clair, il n'y avait pas... On avait une audience « ridicule » par rapport aux chaînes hertziennes. Et puis, parce que je faisais la météo le midi, ça n'a pas été tout de suite, du jour au lendemain.
- Speaker #0
On a dû commencer à te reconnaître. Oui, oui.
- Speaker #2
Et ça, c'est très perturbant d'ailleurs. Parce que je pense que c'était ce que je voulais au départ. Il y avait une part de moi, pour des raisons sur lesquelles on ne va pas s'éterniser. qui viennent de l'enfance et tout, j'avais besoin de reconnaissance, je pense. Donc, faire de la télé, c'était... Moi, montrer ma tête, c'était avoir une reconnaissance et être aimé. En fait, c'était une façon un peu basique, mais on est plein à être comme ça. Mais puis après, on s'aperçoit que personne ne nous aime tellement plus. Mais bref, et donc c'est ça, je voulais montrer ma tête à la télé exactement. Et quand c'est arrivé, j'ai trouvé ça assez perturbant. Parce que déjà, la télé, ce n'est pas une notoriété propre, dans le sens où... Comment expliquer ça ? C'est pas aussi respecté. Et du coup, t'as des gens qui te parlent. Alors, t'es plus reconnu, effectivement, parfois, que quelqu'un qui est vraiment un artiste. Mais les gens, ils parlent dans ta gueule, comme ça, ils sont là. Elle est grande, en fait. Elle est là, en fait, aussi. Donc, elle vous entend. Ils font vraiment ça, les gens.
- Speaker #0
La troisième personne, la deuxième devant toi,
- Speaker #2
comme ça. Et puis, ils viennent, ils interrompent. Bon, mais ça, c'est pas que ça. Ça, ils le font, et de plus en plus, maintenant, avec les réseaux. C'est-à-dire, ils... Ils n'essayent pas de sentir l'ambiance, c'est-à-dire si tu es en train de t'engueuler avec quelqu'un par exemple, ils n'hésitent pas à intervenir. Après, le père de mes fils, c'était Ramzi, donc il a été très très connu, pas au début où je l'ai rencontré, mais après. Et ça avec les enfants, les trucs, ils n'hésitent pas, les gens poussent les gosses, ils demandent des photos, ils te coupent la parole, t'es là. Bon, après c'est comme ça aussi. Et l'idée, c'est que c'est quand même nous qui l'avons cherché. Donc à un moment, tu ne vas pas... Moi, je n'ai jamais envoyé chier personne non plus. Mais c'est vrai que comme j'étais quelqu'un de pas... Au tout début, je suis quelqu'un de pas sûr de moi. Je ne m'aime pas vraiment et tout. J'ai trouvé très violent même de sortir dans la rue, d'être regardé comme ça. J'avais beaucoup de mal. Oui,
- Speaker #0
il y a un truc d'être un peu épié et presque agressif en fait.
- Speaker #2
Oui, en tout cas. Oui, c'est ça, c'est particulier. Après, il y a des gens qui s'en foutent et tout ça. Mais moi, j'avoue que ça a été... compliqué. Ce n'est pas le truc que je préfère dans la notoriété. D'ailleurs, il n'y a rien de super dans la notoriété. C'est vrai ? Si, à part, effectivement, c'est comme ce que dit Jamel et tout. D'ailleurs, il disait un truc marrant. Il disait, c'est vrai que quand on n'a pas d'argent et tout, tout le monde nous envoie chier et tout. Quand on commence à être connu, on nous offre des trucs qu'on peut s'offrir désormais. Donc, c'est un peu... Mais sinon, oui, les places au restaurant, les trucs auxquels on pense, mais sinon, c'est pas... Je trouve que c'est un... Bon, après moi, à mon niveau, vraiment, c'est très gérable. Mais je trouve que quand ça devient très important, c'est un peu un cadeau empoisonné quand même. De ne pas pouvoir... Oui, oui, voilà. Bon, voilà.
- Speaker #1
Et comment tu as fait pour l'assimiler, cette histoire, justement, des gens parfois qui te dévisagent, voire même qui sont désagréables avec toi ? C'est juste que tu t'es habituée ?
- Speaker #2
On s'habitue et puis on se protège un peu. C'est pour ça que parfois aussi, moi, ça ne m'est pas arrivé, parce que vraiment, je n'ai jamais envoyé chier personne, je ne crois pas. Mais j'ai vu d'autres le faire et tu peux le comprendre. C'est-à-dire que tu te protèges, en fait. C'est-à-dire que c'est là où tu sors moins tout seul. Tu vois, tu as une petite armure que tu te crées. Et puis, alors, c'est très bizarre, ça, je trouve. Parce qu'il y a des gens, j'avais un attaché de presse qui était dans la musique, qui m'expliquait ça. Il me disait qu'il y a des gens qui ne sont pas emmerdés, même quand ils sont hyper connus. C'est-à-dire qu'ils créent, qu'ils ont une... Tu vois une, comme on dit, une barrière invisible, une espèce de distance qu'ils impôts. Parce que leur niveau de notoriété est trop fort, tu veux dire ? Non, non, non, mais genre, ils dégagent ça. Ils me disaient par exemple, Julien Clerc, à l'époque, lui c'était un attaché de presse d'avant, ils me disaient, Julien Clerc, par exemple, les gens ne viennent pas le faire chier. Ils le reconnaissent, mais ils ne l'abordent pas. Un mec comme Renaud, comme il parlait au peuple qu'il était très, qu'il avait l'air accessible, ils me disaient alors que c'était plutôt l'inverse. Mais les gens, ils viennent. Et les comiques, par exemple, ils se font beaucoup, beaucoup... Tu vois, parce qu'on se dit, il est marrant. Il est sympa, c'est un pote. Voilà, donc ils rentrent dans ta sphère facilement. Isabelle Huppert, je pense qu'elle se fait pas emmerder plus que ça.
- Speaker #1
Ou Étienne Dao, des gens qui sont assez mystérieux. Ouais,
- Speaker #2
tu vois, c'est ça. Je pense qu'il y a des gens qui créent une barrière naturelle, tu vois, un espèce de mystère. Ça veut pas dire qu'ils sont moins connus, c'est juste qu'on les emmerde moins.
- Speaker #0
Et toi, justement, je me faisais la réflexion, là, en préparant le podcast, mais t'as une notoriété de... meuf sympa, tu vois ce que je veux dire ? On se dit, ah tiens, on pourrait très bien être potes. Donc j'imagine que ça doit attirer aussi un peu les gens à toi.
- Speaker #2
Oui et non, moi j'ai un peu ce truc-là, j'ai l'impression que c'est souvent, mes filles elles me le disent, je vois que les gens ils ont reconnu, ou parfois ils prennent des photos de loin, mais pas forcément ils osent venir me parler. Parfois tu sais, bon je sais pas s'il y a une autorité naturelle, qu'en fait je n'ai pas du tout dans la vie pour autant, mais c'est peut-être physiquement, t'es grande, brune, t'as l'air un peu, je sais pas.
- Speaker #1
En plus ce qui est intéressant c'est que pourquoi d'ailleurs les gens quand ils te reconnaissent dans la rue Parce que finalement ça peut être tout à fait de l'époque canal comme ça peut être Burger Quiz Quel est principalement le truc pour lequel ?
- Speaker #2
C'est assez varié, c'est quand même... Alors maintenant bizarrement avec les réseaux c'est un truc que je fais, on me parle beaucoup d'un truc que je fais sur Instagram Qui s'appelle l'AREF parce que c'était un truc avec mes enfants Et je voulais me moquer d'elle parce qu'elle m'énervait. Et du coup, on a fait ce petit format. Et vraiment, au début, moi déjà, encore une fois, Instagram, c'est vraiment, je l'ai fait pour rigoler avec la community manager avec qui je travaille. Et vraiment...
- Speaker #1
Oui, parce qu'on te demande, en fait, on en parlait tout à l'heure, on te demande de faire beaucoup d'Instagram. Tu t'es mis Instagram aussi pour faire la promotion de ton One Woman Show.
- Speaker #2
Tu t'aperçois que... Et tu sais, en fait, c'est marrant parce que même... Je m'aperçois que même pour les rôles ou même pour les producteurs de cinéma par exemple, quand t'as un projet, en fait je pense qu'ils regardent maintenant les gens, t'es reçu plus. Combien de followers t'as ? Ouais, vraiment. Moi ça a vraiment tout changé. Après c'est justement quand je me suis mis à intégrer ça et à me dire bon bah il va falloir vraiment s'y mettre. Au début j'avais genre, en un an je suis passé de 20 000 à 100 000 parce que vraiment, je me suis dit bah j'ai créé du contenu quoi. Et je pensais que tout le monde s'en foutait, moi, je ne me rendais pas compte que ça imprégnait autant la vie des gens. Et ça, on en parle beaucoup, par exemple. Mais sinon, c'est Burger Quiz, oui, où les gens, ils disent, ils me font marrer parce qu'ils font, on vous a vu à Burger King, t'es là, ouais, c'est un problème de carrière.
- Speaker #1
Un peu redescendu dans l'échelle. Non, non, vraiment, je ne parle pas de l'émission. Oui, oui, évidemment.
- Speaker #2
Alors que, ben, je n'y vais pas, en plus. Mais bref, donc ça, Burger Quiz, oui, des gens de l'époque de Canal. Oui, voilà, c'est beaucoup ça.
- Speaker #0
Burger Quiz, c'est fou parce que tu as été candidate dans la première version, tu as été candidate après et tu l'as présentée. Oui, oui.
- Speaker #2
De toute façon, c'était un bonheur à faire pour nous. C'était vraiment... On le réclame, on le réclame encore. Il ne veut pas ? Il a des périodes. Pendant longtemps, il Canal Plus voulu après la première. Je crois qu'il y avait des auteurs et tout qui ont un peu poussé et tout. Il a fait cette seconde version assez intelligemment d'ailleurs, parce qu'il a fait un mélange justement old school, new school, qui n'était pas évident parce qu'en fait, quand tu fais un reboot, autant avec une émission qui avait autant, tu vois... Oui, qui avait été vraiment culte. Voilà, c'est ça, tu peux vraiment te casser la gueule. Bon, mais lui, il a la grâce aussi. Il est fort. J'avoue, ouais.
- Speaker #0
Et tu parlais tout à l'heure du fait que tu as été en couple avec Ramzi Bedia pendant une douzaine d'années, si je ne dis pas de bêtises. Vous avez deux filles ensemble. Tu parlais de sa célébrité justement qui avait explosé pendant que vous étiez en couple. Comment tu l'as vécu ça ? Parce que ça doit être un peu spécial de voir ton conjoint devenir une grande star.
- Speaker #2
Oui, c'est compliqué. En vrai, c'est compliqué. On ne va pas se mentir. Je ne vais pas faire semblant que... Moi, si j'ai fait ça, c'est parce que j'avais aussi un petit problème d'ego et que j'avais besoin de reconnaissance encore une fois. Donc oui, il y a forcément une petite compète qui se met en place. Alors pas chez tout le monde, j'imagine. Et puis moi, du coup, ça a été un moment où j'ai eu des enfants, où j'ai... plus travaillé en fait, où Canal s'est arrêté et tout, enfin pour moi parce que je suis parti à un moment où ça devenait... Voilà, plus comme... Et du coup, oui oui, je pense qu'il y a eu une petite amertume de pas... C'est difficile pour l'ego je pense à un moment pour moi, très honnêtement oui. Mais bon c'est pas ça qui a créé... La rupture et tout, mais il faut quand même avoir les épaules, il faut quand même se le manger je trouve.
- Speaker #0
Ça veut dire que dans la rue parfois on venait l'arrêter lui et toi pas du tout ? Carrément même,
- Speaker #2
oui oui, carrément les gens. Ou alors ils disent au bout d'un moment, ils disent mais alors qu'est-ce que vous devenez ? T'es là, vas-y va te faire foutre. Et toi qu'est-ce que tu deviens en fait ? Je vais me calmer.
- Speaker #1
On a déjà évoqué justement les couples avec des gens célèbres. effectivement... d'avoir deux personnes célèbres dans un couple, donc qui s'occupent quand même beaucoup d'elles-mêmes, de leur image. C'est tout à fait le travail, il n'y a pas de jugement. Mais quand il y en a deux, est-ce que c'est gérable ? Est-ce qu'il y a de la place ?
- Speaker #2
Alors, ça doit dépendre, je pense. Parfois, il y a des couples, tu dis, il y a une émulation, peut-être, ou quelque chose comme ça. Oui, peut-être. Mais je pense que tu sacrifies quand même beaucoup sur l'autel du couple. J'en sais rien, en fait. J'ouvre ma gueule, mais tu vois les Beyoncé, Jay-Z, tu sens que... Ce n'est pas simple, mais qu'ils ont décidé que c'est un contrat. Après, quand tu n'as pas ça et que tu es juste amoureux ou que c'est sentimental, effectivement, je trouve que c'est un peu compliqué à gérer. Je ne sais pas s'il y a la place pour deux. Moi, dans notre histoire, je pense qu'il n'y avait pas la place pour deux, très clairement. Après, il y a quelqu'un qui prend le lead. Moi, ça m'a convenu jusqu'à un moment. et puis à un moment je... J'avais envie d'y retourner, quoi, en fait, parce que j'avais des trucs à dire.
- Speaker #1
Et après ça, justement, j'imagine que tu as eu d'autres personnes dans ta vie. C'était peut-être toi, la personne la plus célèbre du couple. Est-ce que c'est facile à vivre pour le conjoint ? Non,
- Speaker #2
pour une fille, non. En fait, je crois que c'est plus facile pour un homme, vraiment. Sentimentalement, la notoriété, oui. Déjà parce qu'un homme connu attire les femmes. Je pense qu'une femme connue repousse les hommes. Ou alors les attirent dans un premier temps Parce que tout d'un coup ils se disent Et ça leur fait peur en fait Les trois quarts des mecs C'est à dire que j'ai l'impression De mon expérience après J'ai l'impression qu'ils projettent Des choses sur nous Ou sur toi quand t'es une femme connue Qui sont en plus complètement absurdes Parce que toi c'est pas ce que tu leur renvoies Mais Oui qu'ils projettent des choses De fait que t'es sollicité ou que t'as du pouvoir et que ça leur enlève quelque chose c'est dans leur tête mais ça c'est souvent quand même et pour en avoir parlé avec d'autres filles je crois que quand t'es une femme et en plus la comédie là c'est trop c'est trop c'est à dire ? c'est trop pour eux en fait souvent t'es une femme marrante ça veut dire que t'as un avis que t'es marrante tout le temps Non, mais que ça les... Comment ? Oui, que ça les minimise. Ça les rabaisse, exactement. Et pour des mecs qui ne sont pas sur deux ou qui ne sont pas encore complètement ancrés, j'ai l'impression que c'est une menace, je pense, pour eux, au bout du compte. C'est-à-dire qu'ils sont menacés par la même chose qui leur a plu au départ. ça brille un peu c'est chouette mais finalement quand on te rapproche un peu ça brille oui puis qu'est-ce qu'elle fait, qu'est-ce qu'elle dit elle est pote avec un tel du coup nénia, c'est l'ex d'un tel la jalousie bon après c'est mon expérience peut-être que du coup je suis attirée que par des débilos c'est possible et aussi est-ce que parfois justement les gens qui osent y aller sont en fait les gros nazes qui tentent tout alors il y a ça oui mais ça maintenant en fait avec l'expérience tu les vois ceux qui sont attirés par ta notoriété ou par en Ceux-là, c'est même pas dans le tableau. Mais non, au contraire, maintenant, je me dis... Mais ça trie, en fait. Ça veut dire que, du coup, les gens qui assument, les hommes qui assument, c'est souvent pas forcément de ce métier. Parce que là, dans ce métier, c'est des gens qui, justement, savent qui ils sont et qui n'ont rien à prouver. Sinon, c'est beaucoup des prouveurs. Et deux du même métier. Franchement, les acteurs, je recommande pas. Les comiques... Pfff ! Pas du tout, des gens qui vont très mal, non mais c'est vrai en fait, on va très mal, pourquoi on fait ça ? C'est bizarre de chercher à faire rire tout le monde, vous êtes psychopathe un peu. Donc ça, bon les musiciens je sais pas, ça a pas l'air tellement mieux.
- Speaker #1
Dans tous les cas c'est quelqu'un qui a besoin de l'approbation du monde, ce qui est quand même énorme.
- Speaker #2
Énorme et qui est jamais rassuré au final en plus.
- Speaker #1
Et alors c'était la question que je voulais te poser exactement, est-ce qu'à la fin on est plus rassuré ?
- Speaker #2
Ah bah non, À la fin, c'est même pire parce que c'est-à-dire que tu as été bombardé d'amour, de trucs. Les gens, après, ils te disent qu'ils t'adoquent. Ils ont trouvé ça super. Et après, tu te retrouves là, là. Et tu es là, tout seul. Et tu te dis, c'est pour ça que c'est des montagnes quand même émotionnelles. Et puis, l'amour des gens. Oui, c'est l'amour des gens. Mais en fait, tu n'es pas dans leur vie. Ils s'en foutent de toi. mais tant mieux d'ailleurs, sinon c'est bizarre
- Speaker #1
Oui, s'il y avait des fans toute la journée dans ton hôtel ce serait aussi...
- Speaker #2
Non, mais voilà, eux ils retournent à leur vie et donc il faut... C'est pas de l'amour En fait, la force et la confiance en soi, elle doit venir de l'intérieur Tu pourras avoir un million de personnes qui te disent tous les jours que t'es génial, tant que toi t'en es pas convaincu, ça ne marche pas Et par ailleurs,
- Speaker #0
t'es reconnu pour ton travail C'est-à-dire qu'en fait, c'est pas ta personne, même si tu mets ta personnalité Exactement Mais en fait, c'est quand même très différent.
- Speaker #2
Je suis d'accord, complètement. Mais ça, c'est vraiment un sujet, en fait. On n'est pas... Et ça, c'est compliqué avec les artistes parce qu'on n'est pas ce qu'on fait, en fait. Effectivement, tout à fait. Mais souvent, dans des métiers comme ça qui sont pleins d'affects, tu as tendance à tout mélanger. Donc, quand il y a un truc qui ne marche pas, tu penses que tu es une merde. Alors que non, encore une fois, parfois, ça ne marche pas. Il faut l'accepter, comme dans la vie.
- Speaker #0
Je voulais juste remonter un tout petit peu en arrière. On était sur les histoires de couples avant. Mais tes enfants, comment tu t'assures qu'ils gèrent ça bien, le fait que vous soyez tous les deux connus ?
- Speaker #2
C'est compliqué pour elles. C'est compliqué, mais ça a été un sujet très tôt. J'ai pris le truc de face parce que je pressentais que ça allait être compliqué. À l'école, c'était compliqué. Donc assez vite, moi, je ne les ai pas plongés là-dedans. C'est-à-dire, on ne passait pas des week-ends avec un tel machin et on faisait des trucs... que seulement les stars moi j'ai beaucoup freiné des cas de faire ça t'as pas fait les week-ends à Disneyland gratos ? alors si elles l'ont fait mais déjà Disney je peux pas y aller parce que je vais faire une crise d'angoisse cette petite musique là non ça va pas ou quoi ? c'est un cauchemar le truc pour moi donc ça c'était leur père qui les emmenait parce que lui il adorait ça mais sinon je les ai vraiment préservés de je pense En revanche, elle le porte quand même. Et voilà, je leur ai expliqué. À l'école, je leur ai dit, vous avez ça à gérer. Elle est rentrée en sixième. Les trucs comme ça, c'était un peu compliqué. Mais je leur ai dit, tout le monde arrive en sixième avec une galère. Il y a celui qui est gros, il y a celui qui est triste, il y a celui qui est machin, celui qui a eu, qui a été... Bon, bref, il y a un million de... Vous, c'est ça. Bon, je ne peux peut-être pas le... pire truc au monde. Voilà, ouais, je pense qu'on va s'en sortir. Bon, bah c'est pas de chance. C'est pas la lettre. Mais je pense qu'on va s'en sortir.
- Speaker #1
Et pour revenir à la télévision, toi, quand tu es arrivé sur Canal+, c'est le moment de l'explosion de Canal+, à peu près, avec toutes ces émissions qui étaient cultes. On avait l'impression que c'était une fête permanente, une fête de créativité. Est-ce que tu peux nous décrire un peu ce que c'était à l'époque de Canal+. Et parle-nous de la cocaïne. Je ne voulais pas le dire aussi vulgairement que ça. Mais vas-y François, tu as raison.
- Speaker #2
Alors moi déjà, j'arrive à Canal, je ne bois pas, je ne sais même pas ce que c'est. Je vais à des fêtes, je ne comprends pas pourquoi les gens ont autant la patate. Je suis là, mais moi j'ai antenne demain, il est 7h du matin, je vais rentrer me coucher et tout. Et c'est des gens qui m'ont dit, mais tu ne bois pas, non ? Et j'étais là, ben non. Et en vrai, c'était pas partout. C'était fini l'époque où c'était dans les bureaux, je sais pas quoi, les légendes. Même moi, quand je suis arrivé à Canal, les gens disaient déjà que c'était mieux avant, que c'était plus gna gna. Alors que pourtant,
- Speaker #0
c'était l'atôt quand même. Oui, mais en fait,
- Speaker #2
j'étais pas là. Oui,
- Speaker #0
dans les années 80.
- Speaker #2
Non, puis même, moi, quand je suis arrivé, Gilles Lasse, il faisait déjà plus nul par ailleurs. C'était déjà plus lui. Ah oui, c'était fini, ok. Oui, c'était Guillaume Durand, tout ça. Bref. Tout ça pour dire que la drogue, en fait, j'en ai jamais vu. J'en ai jamais vu, même dans les fêtes où je savais qu'il y en avait. Ce n'était pas les saladiers, ce qu'on imagine. C'est souvent ça, en fait. Souvent, les gens, ils imaginent, même, je me souviens à la fin, quand Ardisson faisait son émission, le samedi. Tout le monde en parle. Je sais que quand on la faisait, il y avait des fantasmes après, où les gens disaient, ça se finit en orgie et tout, dans des bains de drogue. Non. ça se finit qu'on n'en peut plus et qu'on rentre en taxi parce que ça durait genre 6-7 heures c'est ça que vraiment là on achève bien les chevaux et alors sinon c'était effectivement il y avait cette ambiance quand même de créativité en revanche je sais que c'est ça que j'adorais c'est que tout le monde, chacun à son poste, il y avait un niveau de compétence comme j'ai rarement vu après quoi, c'est à dire que tout le monde était choisi en fonction un peu de son talent quand même, que ce soit en régie, partout. Et du coup, il y avait, oui, une vraie place à la spontanéité, mais c'était très professionnel. C'est-à-dire qu'on ne pouvait pas arriver un soir en se disant « Ah ben, je vais faire ça ! » Ou « Je sais qu'un jour, je voulais faire un personnage dans une météo. » Et de greffe, il m'avait pris à part. Après, il m'avait dit « Mais ce n'est pas toi qui décides. » Il m'a dit, c'est pas toi qui décide que ça, ce sera culte. Il me dit, c'est les gens. Il me dit, fais les choses une par une. Enfin, donc, voilà, il n'y avait pas genre, c'est n'importe quoi non plus. Et c'est pour ça que ça marchait, quoi. C'est-à-dire qu'on était quand même surveillés et c'était pas n'importe quoi du tout, du tout. Sinon, ça n'aurait pas pu fonctionner. Même les plateaux à Cannes, le truc, il y avait une grande rigueur quand même. Et professionnalisme.
- Speaker #0
Une espèce de folie cadrée, quoi.
- Speaker #2
Oui, voilà. Mais dans une ambiance, en fait, où on pouvait parler au patron. Effectivement, il n'y avait pas de... Un truc très inspirant en fait, en vrai, très bouillonnant, ça oui. Et moi là-dedans, à chaque fois que mon badge passait, je me disais, ok, encore un jour de gagner. Je savais que... Cette bulle, elle était amenée, alors pas forcément pour moi, mais a éclaté un jour. Je me disais, on ne peut pas nous jeter autant d'argent dessus. On n'a pas d'audience. Je veux dire, je sais qu'il y a des abonnements, mais ça ne marche pas comme ça.
- Speaker #1
C'était culte, pour de vrai. Ce n'était pas grand public.
- Speaker #2
Non, et c'est pour ça, je me disais, attends, pour les météos, par exemple, quand je suis arrivé, au bout d'un moment, tu dis, bon, alors... Je faisais des petits sketchs. Mais tu sais, je fais des sketchs. Et à un moment, tu es là, tu dis, alors lundi, il me faudra une danseuse du ventre. Mardi, un poney. Mercredi, une Ferrari. Et oui, on dit oui à tout. Et ça coûte de l'argent quand même. Donc, tu sais bien qu'à un moment, et c'est regardé par 2%. Et donc, tu sais bien qu'à un moment, ça, ce ne sera plus possible. Juste ça. Et surtout, pour moi, c'était De Greff et Lescure. C'était le tandem qui tenait cette époque-là. À partir du moment où ils sont partis, Canal Plus jamais été pareil.
- Speaker #1
Et justement, toi, tu as décidé de partir avant d'y revenir plus tard. Mais d'abord, pourquoi tu as décidé d'en partir ?
- Speaker #2
Parce que l'escuré de Greffe sont partis. Messier est arrivé. Et du coup, moi, on m'a proposé de rester. L'émission qu'on me propose, elle est hyper cafard et tout. Et je sais que j'en parle à Gildas à l'époque. Et puis moi, j'étais très jeune. Donc dans ma tête, c'était genre bon, c'était un peu partout. Ce n'est pas grave, j'allais partir de là et puis retrouver les mêmes conditions ailleurs. Et puis surtout, on arrivait avec des prétentions salariales et tout. Les gens qui nous regardaient, ils étaient là. Donc voilà, c'était juste vraiment une bulle. Et puis surtout, une liberté. Et après, le peu où j'ai essayé de faire de la télé ailleurs, c'était... Je me disais, mais qu'est-ce que c'est ? J'y allais vraiment que pour le chèque. Donc à un moment, je me suis dit, tu ne peux pas faire un truc qui t'a autant plu. Donc c'est ce que je lui avais dit à Decref. À un moment, j'ai retrouvé un mail, il n'y a pas longtemps, où je lui disais, en fait, je ne sais pas que j'ai aimé faire de la télé, j'ai aimé faire ta télé. En fait, ce n'est pas...
- Speaker #0
Tu avais compté au meilleur, en fait. Oui, c'est ça. Après,
- Speaker #1
tu parlais dans une interview, justement, d'oreillettes, de prompteurs, de ce genre de choses. Oui,
- Speaker #2
puis tout était tenu. C'est-à-dire que moi, quand même, mine de rien, ça a fait bouger les lignes sur plein de trucs. Mais par exemple, sur le... Le costume, je me suis aperçu assez vite que les fringues que tu portais, tout ça c'était calibré en fait dès qu'on n'était plus là. Là à Canal, on s'est éclaté, la costumeur faisait venir des trucs de chez Mugler, j'étais à moitié à poil pour parler du CAC 40. C'était un peu fou le truc. Et en même temps, c'était ce Angèle et cette folie-là qui était hyper, encore une fois, inspirante je trouve. Mais voilà, alors je sais plus quelle était la question par contre.
- Speaker #1
Pourquoi tu es parti de la télé ?
- Speaker #2
Du coup, quand ils sont partis, voilà, je suis parti. Parce que je te dis, l'émission Cafard qu'on me proposait, j'ai dit à Gildas, mais qu'est-ce que... C'était un plan social, en fait, soit en gros... Mais moi, on m'avait proposé un truc. Mais soit tu partais de ton plein gré avec de l'argent, soit, je sais plus, soit t'étais requalifié en je sais pas quoi. Et il m'avait dit juste cette phrase, il m'avait dit mais est-ce qu'on t'a déjà proposé autant d'argent pour partir d'un truc et tout ? J'étais là, non. me dit... J'ai dit ouais ok d'accord je vais le prendre. Donc du coup voilà c'est comme ça que ça s'est arrivé.
- Speaker #0
Donc c'était l'époque de l'arrivée de Jean-Marie Messiaen qui était le patron de Vivendi à l'époque. Qui a été je crois très mal vécu par les équipes de Canal. Et donc il y a une espèce de résistance interne qui s'est mise un peu en place. Il y avait ceux qui restaient, ceux qui se battaient et ceux qui partaient. Oui voilà.
- Speaker #2
Et puis franchement moi c'était moi j'étais, c'est De Greff qui m'avait choisi. Moi j'étais très attachée à lui en fait. A sa vision des choses, à sa liberté. Enfin à sa, encore une fois à sa folie créatrice. Et c'est lui qui a sorti. tout le monde, il a sorti Jamel et Deschiens, enfin je cite plus les gens qu'il a fait éclore quoi, et qui encore maintenant tout le monde a eu une carrière en fait avec lui et tu parlais avant peut-être que tu voulais non non j'allais juste dire que oui il y avait un switch qui s'opérait chez Canal,
- Speaker #0
un truc un peu plus capitaliste c'était la fin de la fête oui oui c'est ça et du coup bon ben
- Speaker #2
Un peu flemme de... Ouais, voilà. Et encore une fois, moi, je pensais que toutes les portes étaient ouvertes après. Enfin, j'ai pas réfléchi plus que ça. Et puis, effectivement, c'est là où après, j'ai eu mes enfants, mes trucs. Donc, enfin, tout... Voilà.
- Speaker #1
Tu as galéré à revenir ?
- Speaker #2
À revenir où ? À la télévision. Alors,
- Speaker #1
je sais que tu as fait du cinéma. Tu as été réalisatrice, donc tu as fait vraiment plein de choses après ça. Bah oui, justement,
- Speaker #2
en fait, j'ai juste... Après, moi, je voulais plus faire de la télé. Vraiment, après Canal, en vrai, je... Mais même... Enfin, voilà, j'ai pas envie de faire de la télé. C'est pas un truc qui me manquait. surtout qu'après effectivement du coup j'ai pu faire mon premier film réalisé et ça ça a été une découverte aussi ça a été vraiment un truc je me suis dit bon bah en fait c'est ça qui me plaît enfin ça en gros c'est moi tout part de l'écriture donc j'écris et puis soit ce sera un livre soit ce sera un film soit ce sera un seul en scène je sais pas quoi soit ce voilà c'est et... Moi, j'ai toujours écrit, donc c'est ça qui m'anime. Et là, par l'écriture de... Ce film, effectivement inspiré de mon histoire, ça a été un biais pour attaquer la réalisation et ça franchement, ça a été génial.
- Speaker #1
Et ça a été quand même un succès ? Ah grave,
- Speaker #2
ça a été quasiment un million au final où il a fait, donc ça c'était très cool. Et puis après j'ai mis du temps à enchaîner, mais bon ça avait quand même ouvert une porte. Donc je dirais pas que j'ai galéré à revenir parce qu'en fait les choses se sont faites... A chaque fois, je me dis toujours que ça s'est fait malgré moi, comme justement ce truc à Canal, comme la Réale, on me l'a proposé alors que je n'avais même pas demandé. La scène aussi, on est venu me chercher en me disant, tu as écrit ce livre, tu n'as pas envie de l'adapter sur scène. Mais je me rends compte que, en fait, je me dis que c'est arrivé un peu de façon magique, mais je pense que mine de rien, j'ai mis en place... Des graines posées il y a quelques années. Exactement.
- Speaker #0
Et ça a été dur d'opérer ce changement d'image et donc de notoriété quand tu es devenue réalisatrice ? C'est-à-dire qu'à un moment, tu dois changer un peu de statut et donc changer un peu de...
- Speaker #2
Moi, je ne me suis même pas posé la question, en fait. J'ai juste découvert ça. En réalisateur, tu es un peu planqué quand même. C'est ça que j'aimais bien aussi. Tu es vraiment dédié au film. C'est comme un enfant, en fait. C'est comme si tu es enceinte quand tu fais un film. Parce que vraiment, tu Canal Plus que ça. Et ça, j'ai adoré ça. Moi qui suis... tellement indécise dans la vie, genre je sais pas quoi je sais jamais, là tout d'un coup t'es Dieu et vraiment c'est ce qu'on te demande d'être donc c'est un moment de liberté absolue
- Speaker #1
Et là tu te retrouves à être la chef du tournage du plateau comment on gère d'éventuelles célébrités ou acteurs de renommée qu'on réalise ?
- Speaker #2
Franchement moi ça a toujours été enfin je dis ça comme si j'avais fait 200 films mais ça a toujours été assez fluide parce que c'est des gens que je choisis et que je connais donc je connais leur talent Même au début, c'est eux qui venaient me voir en me disant « mais dirige-moi en fait, parce que moi comme je sais ce qu'ils valent, je suis un peu fan quand je les vois faire, donc vas-y » . Je me suis dit « oui c'est vrai, il faut que je mette un pied là-dedans » , donc ça c'est un truc que j'ai appris. Donc en fait, j'ai jamais eu de problème de gestion, je suis le contraire d'un Piala ou d'un Zulawski je crois, parce que je ne suis pas du tout dans le conflit, moi c'est impossible que… Mais j'ai une autre façon de faire en fait. Et on est vraiment une équipe. Mais en revanche, je le prends très au sérieux. Donc voilà, je sais ce que je veux. Je pense que c'est ça qui crée le respect après. T'emmènes quelqu'un, toute une équipe comme ça.
- Speaker #0
T'as jamais eu de gestion de problème d'égo ? Non.
- Speaker #2
Oui ou alors bon, sinon je m'en fous. Les acteurs... Quelle salerasse ! Quand je ne suis pas en train de le faire...
- Speaker #0
On se met au titre du podcast tout simplement.
- Speaker #2
Non mais après quand je le fais, je ne le pense pas. J'ai compris en le faisant aussi, c'est pour ça que c'est intéressant d'avoir toutes les casquettes aussi, c'est parce que du coup tu comprends des choses. J'ai compris que par exemple, oui il y a une prise de risque et oui tu es un peu à poil quand même quand tu dois rentrer et que ça y est c'est action et que c'est à toi de délivrer quelque chose. Il y a des gens sur le plateau, il y a des gens qui t'attendent. C'est ça. Donc, ce n'est pas anodin et c'est dur de se dévoiler comme ça. Donc, voilà, je révise mon jugement. Mais quand même une sale race. Non, non, mais ce n'est pas ça. Mais c'est vrai qu'il y a beaucoup d'égo. Les hommes, je trouve que... C'est quoi ? Moi, j'observe au maquillage. J'aime bien observer ça parce que je trouve que c'est... Je voulais en faire...
- Speaker #1
Un moment révélateur ?
- Speaker #2
Une série où je trouve, depuis que je suis à Canal, c'est ce que j'ai pu observer, dans les loges, le maquillage, c'est vraiment le moment, comme les gens arrivent à nu, qu'ils ont une maquilleuse qui, elle, est très près et qui est témoin de plein de choses, de leur vibration, de leur état émotionnel. Eux, ils se regardent. C'est un moment très particulier quand même. Et du coup, j'ai souvent constaté, à la coiffure... plus que les hommes c'était un dos alors qu'ils s'en défendent et tout, leur toucher les cheveux quand ils commencent à les perdre ils font parfois plus chier avant de tourner un truc et ils vont pas te dire que c'est à cause de ça une fille elle va te dire bah oui je me trouve moche un mec il va jamais avouer ça donc il va dire bah je sais pas je trouve que tu mets ta caméra n'importe où je trouve que t'es chauve aussi en fait Tu voulais une perruque,
- Speaker #1
tu me la demandes
- Speaker #2
On va te mettre du pchit Et puis voilà, calme-toi Non mais comme c'est un truc Après c'est aussi, je peux le comprendre Comme c'est un truc qui n'est pas accepté de la part des hommes Et qu'ils doivent défendre une image C'est peut-être plus compliqué pour eux d'arriver en disant
- Speaker #0
Moi je trouve que j'ai une vilaine peau ce matin Mais en même temps c'est un métier bizarre Que tu fasses de la télé ou du cinéma T'as ton image qui est constamment projetée aux autres C'est quand même étrange
- Speaker #2
Surtout quand t'es une femme, je trouve que c'est dur quand même Là, pour le coup, c'est quand même dur. C'est dur de se voir vieillir à l'écran. C'est dur d'être scruté comme ça. Et puis, voilà. Après, je ne sais pas. Je ne connais pas beaucoup d'actrices qui ont une immense confiance. confiance Angèle physiquement en fait c'est souvent ça le et c'est que oui c'est compliqué d'être tu les vois bien les actrices américaines dans quel état elles se mettent enfin elles sont quasiment immatérielles tu vois Nicole Kidman là maintenant t'es là bah oui effectivement là t'as beau il n'y a rien qui dépasse là pour le coup il n'y a plus rien donc ouais mais je peux comprendre cette parce qu'à un moment c'est chiant tu te vois t'es là ah putain mais là tu vois tu trouves tu vois que les défauts que les trucs sur lesquels tu focalises toi en plus que les autres voient peut-être pas d'ailleurs mais Ouais, c'est quand même une torsion mentale à faire. C'est un travail à faire parce que justement, tu ne progresses pas si tu refuses absolument. Il faut que tu vois ce que ça donne en fait, en vrai. Mais même tout, la voix, le truc, quand j'apparais, j'ai vraiment du mal.
- Speaker #1
Et alors le théâtre, tu en avais déjà fait avant je crois pour une pièce de Dominique Farugia si je ne dis pas de bêtises. Oui,
- Speaker #2
exact.
- Speaker #1
Mais là tu es sur un seul en scène, en tournée dans toute la France. Qu'est-ce qui t'a donné envie de te lancer là-dedans ?
- Speaker #2
Eh bien ça faisait longtemps que j'avais envie. Mais pareil, je me disais, je trouvais que je n'avais rien à dire. Et du coup c'est une productrice à l'époque qui m'a approchée, qui faisait du stand-up, elle, et qui m'a dit, est-ce que tu n'as pas envie ? J'avais écrit un livre qui s'appelait La Quête et qui racontait un peu... Toutes les expériences ésotériques que j'avais fait, c'était un prétexte, c'était chapitré comme ça, mais c'était un prétexte pour faire un peu un espèce de... Bon bref, de simili-roman, des go-trips un peu. Et elle me dit ça, et je lui dis, j'ai rien à dire, et elle me dit, par exemple ça, tu pourrais l'adapter, ce serait pareil. Et je me suis dit, d'accord, oui, alors là je vois, et donc j'ai commencé comme ça. Et au départ, je travaillais avec Alex Lutz. Et au départ, c'était vraiment un seul en scène. C'était un truc travaillé avec des lumières, un truc un peu qui était comique, mais aussi émouvant, un peu poético, tout ça. Et puis, quand je l'ai fait au point virgule, après, j'étais proche des gens. Et là, je me suis dit, j'ai envie de faire plus rire. J'ai envie de vraiment... Plus de réaction. Oui, j'ai envie d'être plus stand-up maintenant que... Et pas de mise en scène, et pas de lumière spéciale. Un peu moins de théâtre, je mets des guillemets qu'on ne voit pas. Oui, moins d'effets et plus de rigolade. Voilà, c'était ça. Donc, c'est vers ça que j'ai travaillé.
- Speaker #1
Et alors, du coup, tu te lances dans le One Man Show, One Woman Show, aujourd'hui, où tout le monde en fait.
- Speaker #2
Tout le monde.
- Speaker #1
Donc, toi, tu t'y mets sur le tard. Oui, carrément. Qu'est-ce que c'est de se lancer comme une jeune première ?
- Speaker #2
Pareil, en fait, c'est souvent... Aux innocents, les mains pleines. Le premier truc que tu fais, tu le fais avec le cœur. Et puis, je me suis toujours dit, je vais aller au bout de ce truc. C'est pour ça que là, on continue, on fait une tournée, on fera des plus grandes salles. Puis, on verra bien où ça nous emmène. Si on finit à Paris, dans une salle un peu plus grande, à faire trois jours, moi, je serais contente. Et puis, voilà, j'aurais été au bout du truc. Et franchement, ça m'a... Alors, bizarrement, je ne sais pas, je ne vois pas les choses comme ça. Je ne me dis pas... Je ne sais pas. Là, ça a l'air de marcher. Les gens, ils ont l'air... content, donc moi je suis contente. Ça m'a beaucoup aidée psychologiquement, bizarrement. En fait, ça m'a beaucoup... Ça m'a redressée vraiment sur des... Justement, sur la confiance en soi, sur...
- Speaker #0
Le fait de monter sur scène et de se faire applaudir, entre guillemets, par les gens, ça...
- Speaker #2
Pas forcément ça, mais le fait de... d'avoir la posture, d'être ancrée, de délivrer, enfin, de ne pas s'excuser d'être là, je sais pas. Et les gens sont venus... Parce qu'au début, c'était ça ce qu'il me disait, d'ailleurs, Alex Lutz, il me disait, mais... Mais assume les blagues, arrête de t'excuser d'être là. Les gens, ils sont là maintenant, c'est trop tard. Et ça, j'ai eu beaucoup de mal. Et tout d'un coup, ça veut dire, c'est prendre sa place en fait, quelque part. C'est juste prendre sa place, voilà, sans s'excuser ou sans...
- Speaker #1
J'imagine qu'il y a quelque chose d'assez libérateur par rapport à la télévision, par rapport au cinéma, c'est-à-dire que tu peux te planter, tu peux te reprendre, les erreurs, c'est pas très grave, ça arrive, et en fait tout ça n'est pas gravé dans le marbre pour la vie. En revanche, effectivement, contrairement à la télé, s'il y a une mauvaise réaction ou une blague qui prend pas, tu l'as directement dans la tronche, c'est un four.
- Speaker #2
Mais moi, j'aime bien les bides un peu. J'en fais pas tant parce que le truc, il est assez écrit. Puis maintenant, ça y est, on a pas mal rodé. Et puis, je me mets pas en situation d'en avoir parce que j'ai pas beaucoup d'adresses aux... Au public, tout ça, j'aimerais bien en avoir plus d'ailleurs, mais bon, c'est pas le cœur du truc, mais les beats, je trouve ça marrant, moi. Vraiment, c'est les trucs qui me font vraiment très marrer, moi.
- Speaker #0
Tu le vis pas mal, quoi. Bah non, je trouve ça marrant, t'es là. En silence, post-flag.
- Speaker #2
Bon bah alors ça, apparemment, c'est... Ça c'est pas mal. Ouais, ça c'est... Je l'enlève, je vous la garde. Voilà, écoutez, bon, on en reparle, mais ouais.
- Speaker #0
Donc tu t'es pas mal livré dans tes livres.
- Speaker #2
Livré dans tes livres. Oui, si, si, si, non, c'est bien.
- Speaker #0
T'es dévoilé. Dévoilé dans tes livres. tu le fais pas mal sur scène aussi maintenant il y a Instagram, on en parlait un petit peu en off quelle est ta limite sur ce que tu dis de toi de façon très très personnelle ?
- Speaker #2
je trouve que je ne me dévoile pas tant je parle, oui, enfance, mon père des trucs comme ça mais qui sont déjà passés et je parle de relations en général et tout mais en vrai je ne me dévoile pas tant mais même sur Instagram parfois je fais des trucs avec ma fille cadette Merci. Ça, j'ai longtemps hésité parce que je n'avais pas envie. Mais bon, elle, ça ne la gênait pas. Puis elle est majeure maintenant, donc je me dis bon, voilà. Mais sinon, je n'ai pas montré mes enfants. Je ne montre pas mes vacances. Je ne montre pas avec qui je vis. Je ne montre pas chez moi. Ou alors vraiment dans un axe. Donc, j'ai... Voilà, où je pars, quels sont mes... Je parle de mon travail, en fait, Alain Chabat. Alors après, j'en fais parfois des contenus un peu plus machin ou des anecdotes qui me sont arrivées. J'en fais un truc comme je pourrais l'utiliser dans un film ou dans un livre. Mais je n'ai pas l'impression d'avoir une... Parce que j'ai beaucoup de mal avec l'impudeur. Voilà. Qui est là où je ne raconte pas forcément ce qui m'est arrivé. Truc de santé. Je ne raconte pas ma mère. Enfin voilà, j'essaye de... Tout ça quand même, je...
- Speaker #1
Ce n'est pas un journal de ta vie personnelle ? Non,
- Speaker #2
non, pas du tout, non. Ou alors quand il l'est, il est romancé. Ou parfois il y a des trucs qui ne sont même pas vrais. au Kim Son Myung-Fa.
- Speaker #1
Tu choisis des choses très précises.
- Speaker #2
Voilà, c'est ça. Et à chaque fois, c'est parce que je travaille sur un truc. Parce que mes enfants, ce n'est pas partie de mon travail.
- Speaker #1
Et cette obligation-là, aujourd'hui, ce n'est pas une obligation totale, mais de faire du contenu sur les réseaux, est-ce qu'elle est intéressante pour les artistes ? Est-ce que c'est une opportunité ? Ou est-ce que c'est aussi du contenu à faire tous les jours qui t'empêche de travailler sur ton œuvre principale, que ce soit ton film, ton spectacle ?
- Speaker #2
Je dirais, alors pour moi, non, ça n'empêche pas de travailler, il ne faut pas exagérer, mais en fait, c'est parce que je ne le fais pas assez. En vrai, il faudrait le faire. Oui, en vrai, c'est un travail de rédac chef, tu vois, de ton propre truc. Mais donc moi, je n'en suis pas là, moi, et puis j'ai quelqu'un qui s'en occupe, mais il faudrait le développer plus encore, je pense. Donc je dirais, oui, ce n'est pas ma passion de faire ça. En revanche, l'effet positif que ça peut avoir, c'est qu'effectivement, quand même, c'est un muscle que... tu continues à travailler, tu vois. Comme quand j'étais à Quotidien, là, j'ai arrêté il y a un an, mais j'ai quand même passé quatre ans là-bas. Mine de rien, la chronique, même une fois par semaine, c'est quand même un truc où ça te force à trouver un angle, trouver un sujet.
- Speaker #1
Aller vite, être efficace. Ouais,
- Speaker #2
exactement. Et grosse audience,
- Speaker #1
en plus.
- Speaker #2
Oui, oui, oui. Non, non, mais ça, c'est vrai que... Et c'est pareil, je trouve, pour les réseaux, ça te force à rester alerte.
- Speaker #1
D'ailleurs, je rebondis sur Quotidien. Est-ce que c'est... une émission dans laquelle tu as retrouvé peut-être des sensations de Canal+, ou pas du tout de l'époque ?
- Speaker #2
Exactement, c'est d'ailleurs sinon encore une fois je vous dis, j'aurais pas refait de télé je pense, et là c'était quand j'ai sorti ce livre justement La Quête, j'ai été reçu à quotidien pour en faire la promo et ensuite c'est eux qui m'ont demandé est-ce que ça m'intéresserait de faire une chronique une fois par semaine, parce qu'on avait bien rigolé sur le plateau et que c'est vrai qu'avec Yann alors Yann je le connaissais pas à l'époque mais et Sur la fin où j'y étais, il était déjà, lui, un autre service. Enfin bref, et le rédacteur en chef, Laurent Bon, aussi, ils étaient à Canal, eux, à un moment. Et donc, je leur avais dit, c'est marrant, les couloirs et tout, c'était les studios d'avant. Donc, je me suis pris une petite Madeleine de Proust. Et eux, je trouvais que c'était, je trouve toujours, que c'est l'émission qui ressemblait le plus à ce qu'on avait connu, étant donné que c'était un peu les mêmes têtes. Voilà, et que... Et puis l'intelligence du propos, le travail et tout ça, je retrouvais beaucoup de ce que j'avais connu à Canal. Donc du coup, je m'étais dit si je dois refaire, même si je me le disais même avant, si je devais refaire, ce serait peut-être avec eux, en fait, de la télé. Donc c'est ce qui s'est passé à leur demande à l'époque. Et puis après, c'était très content de le faire.
- Speaker #0
Est-ce que tu as vu ta notoriété changer ? Est-ce que ça a rajeuni aussi les gens qui venaient te voir ? Puisque ça a dû créer un nouveau...
- Speaker #2
Oui, bien sûr, ça a remis en lumière, je pense. Après, je ne sais pas si ça sert pour la scène. Je n'ai pas l'impression que ça servait, par exemple. Ça remplissait pas tes salles, tu veux dire ? Non, c'est plus les réseaux, ça, pour le coup. Parce qu'en fait, ce n'est pas pareil. C'est-à-dire, si tu es comique, identifié comique, et que tu viens faire une chronique, là, oui, ça marche. Pour les Ian Margell et... ceux qui y sont en ce moment ils font la preuve de leur humour et du coup ça ça remplit leur salle en revanche si t'es pas identifié comme ça et que tu fais une chronique et après tu dis mais au fait le circuit marche pas dans ce sens là je trouve tu es une chroniqueuse drôle c'est ça exactement et je trouve qu'il faut nettoyer c'est pour ça que j'ai arrêté aussi parce que je voulais me consacrer à la scène c'est vraiment l'image télé elle a besoin d'être nettoyée en fait... Parce qu'encore une fois, ce n'est pas une notoriété qui est respectée. Et souvent, comme on peut te voir gratuitement, pourquoi on irait te voir ? Et la scène, c'est exigeant. Tu dois prouver que tu es prêt. Tu peux tenir la scène pendant une heure, une heure trente. Oui. Tu vois, quand Arthur, à l'époque, il avait fait son spectacle, ça ne marche pas. Il faut lâcher un truc. Il faut lâcher la télé, en fait.
- Speaker #0
Tu crois que ça dévore trop de ta notoriété dans la tête des gens. C'est impossible pour eux de loger les deux au même endroit.
- Speaker #2
Je ne sais pas, mais j'ai l'impression, oui. ça peut dans le sens inverse encore une fois si t'es comique et que tu te mets à faire une émission et tout pourquoi pas mais en revanche venir de la télé c'est quand même un petit surtout quand t'es une meuf en plus c'est quand même un petit moi ça m'a pas trop posé de problème mais c'est un petit truc à nettoyer pour être crédible au cinéma aussi pareil pendant
- Speaker #1
longtemps il y avait un mur de Berlin entre la télé et le cinéma ouais ouais carrément Je voulais évoquer, tu l'avais évoqué tout à l'heure, à un moment tu t'es dit je suis resté juste pour le chèque, tu parlais aussi de ton train de vie qui avait changé, j'aimerais que tu nous racontes ça, ce qui se passe quand ton train de vie change du jour au lendemain.
- Speaker #2
Alors, il n'a pas changé moi, parce que moi j'étais déjà... T'es blindée déjà,
- Speaker #0
donc en fait...
- Speaker #2
C'est pas ça, oui d'abord j'avais gardé de l'argent, j'ai acheté mon appartement quand j'étais à Canal moi. Enfin bref, j'étais en couple, après j'ai eu des enfants, donc je n'ai pas senti un...
- Speaker #1
Je parlais du début, quand tu as commencé à la télévision.
- Speaker #2
Ah, quand ça a uppé ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Ah oui, Ben oui, ça c'était incroyable. Moi, je n'en revenais pas. Quand j'ai négocié mon salaire, c'était en francs. Vraiment, j'ai cru que c'était une vanne. La fille, je me disais, elle, je ne la lâcherai pas tant que je n'ai pas tant. Juste pour dire, je pense que j'étais payée au revenu français en... Au bout d'un an ou deux, je devais être à 6 000 francs, un truc comme ça. Et je m'étais dit, c'est déjà pas mal. Et j'arrive là-bas et la fille, comment c'était le premier truc ? Elle me dit, écoute, de toute façon, ce n'est pas la peine de négocier, ça n'ira pas au-delà. Pour les nouveaux, c'est 20 000. Je fais mes 20 000. Mais elle me dit... Nouveaux francs ? Francs, oui. Et j'étais là, ah là là, mince, on peut pas négocier. J'étais là, mais c'est quand même un délire ! Et effectivement, les sommes, j'ai dû finir à l'époque, on était payé, je sais pas, après c'était en euros, donc on était payé, la fin, je crois que je devais être à, ouais, un truc comme 15 ou 20 000 euros, là, pour le coup. Et t'es là, par mois ! Alors après moi j'avais un petit souci de dépense donc une fois que j'ai ça c'est pour ça que heureusement que j'ai acheté mon appartement sinon je serais vraiment non et ouais les chaussures les fringues vraiment j'étais en mode pretty woman quoi je revenais avec des sacs tous les jours j'étais là je vivais ma best life quoi je trouvais ça incroyable
- Speaker #1
15 000 euros par mois,
- Speaker #2
c'est sûr que oui. Oui, oui, t'es là. Mais du coup,
- Speaker #1
il faut le maintenir, c'est ça. Après, j'imagine qu'on se crée une vie à... Après, on est à Découvert et après,
- Speaker #2
on est à Interdit Banque de France, tout simplement. Non, ça ne m'est pas arrivé. J'ai frôlé la catastrophe une fois ou deux. Oui, parce qu'en fait, j'ai... Tu ne regardais pas,
- Speaker #0
tu dépensais 100 euros.
- Speaker #2
Non, c'est juste que c'était un peu une addiction. Voilà, j'aime ça, les fringues. Donc, quand j'avais envie d'un truc... Je me suis dit que ce n'était pas le moment. Je me suis dit que ce n'était pas grave, je le fais quand même. Je paye en dix fois. En plus, j'habitais au-dessus de ma banque. Autant dire que la banquière me détestait. Mais vraiment, on a failli se battre à un moment physiquement. Elle me faisait des réflexions. Elle était là, ça va être les soldes. J'étais là, carrément, on est dans le jugement.
- Speaker #0
Oui, tant pis.
- Speaker #2
Ah oui, c'était très très tendacle Après je me suis dit, bon là ça y est t'as des enfants, tu peux plus là, qu'est-ce que tu fais là C'est une espèce de délinquance financière Mais je m'en sortais toujours J'avais toujours un truc où j'acceptais un truc Je faisais un job là, bam bam Ça me sortait de la merde Et puis quand même j'avais cet appartement Donc j'étais pas...
- Speaker #1
Tu as fait des trucs que tu... Tu trouvais nul pour de l'argent ?
- Speaker #2
Pas tant, non, en fait, justement. Non, ça non. Parce que c'est un truc où je m'étais promis, justement, après Canal et tout, quand je fais une ou deux émissions de télé, pas nul, mais pas... Je me souviens même plus, d'ailleurs. J'avais dit oui à des trucs, parce que je pensais que c'était mon travail, moi. Du coup, ça m'a tellement déprimé, en fait. Je me dis, t'as la chance d'avoir mis un pied dans un truc... C'est même pas un travail, en fait. C'est un truc que je ferais gratuitement. J'écrirais gratuitement moi, je le ferais si je faisais un autre métier donc en fait ça me déprime trop. Je me dis non, ça c'est moche, c'est une promesse que je m'étais vraiment fait à moi.
- Speaker #0
Est-ce qu'au sommet de ta carrière à Canal, à un moment t'as un peu perdu pied en termes d'ego ?
- Speaker #2
J'ai pas l'impression, parce que j'avais travaillé un peu avant quand même et puis je viens d'un milieu où les gens travaillent, j'étais pas... Je me suis jamais sentie... Et puis comme j'étais pas sûre de moi et tout, je me suis jamais sentie princesse, machin, on me doit tout. Alors peut-être qu'il y a des gens qui vont dire que j'étais devenue un peu conne, c'est possible, j'en sais rien, mais j'ai l'impression d'avoir pas trop décollé. Parce qu'encore une fois, j'avais quand même la sensation que ça s'arrêterait et que je vivais des années... Ce qui est fou, c'est que j'avais la sensation qu'on vivait des années incroyables et qu'on le savait. Ça, c'est rare, parce que parfois, tu te retournes, tu fais « Oh, c'était là ! »
- Speaker #1
On peut se dire que ça va être tout le temps comme ça, en fait. Mais comme tu disais, tu sentais quand même que ça allait se passer. Toi, tu le savais.
- Speaker #2
Justement, oui. Non, non, je me disais, mais du coup, qu'il fallait en profiter.
- Speaker #1
Tu as dû rencontrer des gens qui pensaient ça et qui ont dû tomber peut-être de haut.
- Speaker #2
Je ne sais pas, moi j'étais amie avec des gens assez normaux, mais j'étais beaucoup amie, pas avec les gens de l'antenne, j'étais beaucoup amie avec des gens de la prod, moi, derrière. D'ailleurs, c'était...
- Speaker #0
C'est des gens normaux.
- Speaker #2
En tout cas, je me marrais. Non, non, non, mais je me suis toujours bien marrée, j'ai toujours choisi mes amis en fonction de quand je les aimais bien.
- Speaker #0
C'est assez logique jusque-là. Oui, voilà, voilà. C'est une manière étonnante de voir les choses, mais pourquoi pas.
- Speaker #2
On m'avait fait le reproche des gens, que je ne citerai pas, de l'antenne là-bas. Ils m'avaient dit, mais tu ne déjeunes jamais avec... Genre, tu déjeunes avec les gens de l'équipe. Je disais, je déjeune avec les gens que j'aime bien, oui, encore une fois. Oui, oui, je ne sais pas.
- Speaker #1
On va peut-être passer, alors on a un petit principe dans l'émission, c'est que l'invité précédent pose une question au prochain invité. Sans savoir qui sera. Sans savoir qui sera, évidemment, derrière vous. On verra qu'elle n'est pas complètement adaptée. Elle n'est pas adaptée, c'est juste qu'il y a... On va voir. Ça y est, je me perds.
- Speaker #2
Tu vas t'en sortir. François, François.
- Speaker #1
Oui, elle est François. Donc, c'est Patrick Puy-de-Bas qui joue Nicolas dans Hélène et les garçons. Oui. Qui avait une question à poser. On va l'écouter.
- Speaker #2
Vas-y.
- Speaker #0
Est-ce que tu t'es servi entièrement de ta célébrité pour glisser des filles dans ton lit ?
- Speaker #2
Alors déjà, si elle est adaptée parce que non, non, du coup, non, non, non, non, non, puis ça, ça me même, même si je disais déjà, j'ai l'impression que ça repousse quand tu es une fille, mais j'ai toujours trouvé ça un peu. J'ai jamais compris les hommes à cet égard. Parce que je me disais, mais en fait, vous, ça ne vous fait pas chier. C'est-à-dire, la meuf, elle ne vient vraiment pas pour toi. Tu es au courant. C'est-à-dire, là, s'il y a Mbappé qui rentre, c'est fini pour ta gueule. Donc, c'est ça. Tu t'en fous. Tu vois bien que c'est décorrélé de ta personne et de ton charme et de ce que tu es. Bon, ils s'en foutent, les mecs. Tant qu'ils peuvent la tamponner, ils sont là. Ça va, en fait. Et donc, ça, c'était... Et ça, c'est un truc... Moi, j'aime... Voilà. Moi, ça, j'aime pas. Moi, j'aime... plaire en fait t'es pas séduite à travers ta notoriété au contraire ça me dégoûterait ça toi même t'es pas séduite par la notoriété de quelqu'un ou son l'aura de la personne je sais pas si c'est la notoriété mais si je peux être séduite par quelqu'un de connu moi je peux être un peu fan girl après aussi c'est pour ça ce que je dis la fin du truc c'est que ça fait partie de nous c'est pour ça quand les gens Enfin, les filles, là, quand elles me... Enfin, mes filles, quand elles me disaient ça, genre que ça les gêne, etc., t'es là, mais c'est aussi moi. Je suis aussi cette fille-là. Enfin, je suis... Je suis votre mère, mais je suis aussi... Ben, ça fait partie de moi, en tout cas. Donc, je le vis pas comme ça tous les jours. Je sors pas dans la rue en me disant... Mais je sais que ça existe pour les gens, quoi. Je vais pas faire semblant. Mais oui, oui, non, c'était quoi, tu disais ?
- Speaker #0
Le fait d'être séduit de toi-même par la nature des coquins. Ah oui,
- Speaker #2
mais si, ça peut marquer. Si Bradley Cooper ou des trucs comme ça, on ne dira pas.
- Speaker #0
En plus, il parle français.
- Speaker #2
Bah ouais, ah ouais, sexy, non ? C'est vrai. Viggo Mortensen, tu vois, t'as des...
- Speaker #0
Il parle français aussi, donc il y a quand même un truc. Il parle français, tu vois, tu commences à avoir un type comme elle.
- Speaker #1
Il faut qu'il soit francophone.
- Speaker #2
Non, non, mais bon, oui, voilà. Non, bah attends... Comment il s'appelle l'autre ? Tout le monde adore la Pedro Pascal. Ah oui.
- Speaker #0
Bah oui, évidemment. Fabogos, on va pas se mentir.
- Speaker #2
Bah oui, Mais donc voilà, non, non, si, ça peut me séduire. Après, ce sera pas ça. Oui, c'est l'aura ou le truc, quoi.
- Speaker #1
Mais toi, tu ne t'es pas servi de ta célébrité pour...
- Speaker #2
Non, non, non. Lui, apparemment, oui, mais... Lui.
- Speaker #1
Patrick ne s'est pas confié dessus mais on l'a compris à demi-mot
- Speaker #2
Non, je ne sais pas
- Speaker #0
Peut-être qu'on peut terminer par des questions un peu plus rapides qu'on a oubliées mais on va les improviser Est-ce que tu as un souvenir d'une interaction complètement dingue avec un fan quelqu'un qui est venu te voir et il s'est passé un truc étonnant Alors à l'époque c'était pas la même j'ai
- Speaker #2
eu pas d'interaction mais on avait des lettres à l'époque il n'y avait pas les réseaux et tout et puis Donc, il y avait un mec qui m'écrivait et la sécurité de canal, ils étaient parce que ça n'arrivait pas qu'à moi. Mais ce mec-là, c'était pour moi. Donc, il m'écrivait des lettres où il était persuadé que je lui parlais et que ça se passait bien entre nous et qu'on allait se marier. Tu lui parlais à travers la télé ? Oui, mais des lettres avec son sang, des lettres avec Fatela. Oui. Et voilà Et ces mecs là ils se présentaient Donc il fallait aller le dire à l'époque à la sécurité Parce qu'ils prenaient ça hyper au sérieux Par exemple chez Polydore C'était quelques années avant Il y avait un mec Qui était venu Et qui voulait voir Mylène Farmer et qui s'était suicidé Dans le hall Qui arrivait armé et tout Il y a quand même des barges Il y a toujours eu des barges Là, ils sont à ciel ouvert. Mais oui, j'ai eu ce truc-là qui était un peu... Mais sinon, non. Pas de... Non.
- Speaker #0
Et ça s'est terminé ? Genre, un jour, il a arrêté d'écrire ?
- Speaker #2
Je ne sais pas. Après, je suis parti de Canal et tout. Je n'en ai pas fait le courrier. Mais il était venu. C'était ça. Il s'était présenté et tout. Donc, tu es un peu genre... Bon, voilà.
- Speaker #0
Eh bien, il est là.
- Speaker #1
On l'a retrouvé. Tintin. Tu peux rentrer, Michel. Rabille-toi, s'il te plaît. Il y avait une autre question, c'était quelle est la pire star que tu aies rencontrée en termes d'attitude ?
- Speaker #2
Ah mais faut pas dire non !
- Speaker #1
C'est des vieux dossiers à canal j'imagine, il y a eu des invités, il y a eu des initiales.
- Speaker #2
Non je dirais pas, en fait c'est pas, bon bah parfois je te dis tu peux mal tomber, c'est juste quand t'es déçu parce que t'es fan de la personne et que l'autre est... Donc non je dirais pas qu'il y a eu une pire, j'ai pas eu... Attends, non franchement... Non, parce que je te dis encore une fois, je peux comprendre aussi parfois quand t'es méga sollicité.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #2
tu peux être dans un mauvais jour.
- Speaker #1
Il y a parfois des stars, des célébrités qui arrivent à avoir cette image ultra sympathique devant le public. Et ça s'arrête dès que c'est terminé, dès que la caméra tombe. Ça doit être intéressant. Intéressant, je ne sais pas si c'est le bon mot, mais à observer.
- Speaker #2
Ça, je n'ai pas trop été témoin de ça. Oui, il y a des mecs ou des femmes qui sont odieux et que les gens aiment bien. Bon, c'est pas la peine d'en parler, c'est des gens que je vois encore.
- Speaker #1
Catherine Deneuve comprendra très bien. Non, elle a l'air géniale, Catherine Deneuve. Catherine, je rigole, venez dans le podcast, vous venez quand vous voulez.
- Speaker #2
Elle a l'air méga rock et tout, non ? Ouais.
- Speaker #1
Alors, justement,
- Speaker #2
la meilleure ? Ça, il fallait me dire de réfléchir avant, parce que ça, c'est comme quand on me demande où je veux déjeuner au restaurant. Tout d'un coup, je n'ai plus aucun restaurant, je ne connais jamais été. Je vais réfléchir, attendez.
- Speaker #0
Est-ce que... Sur Instagram, il y a une personne que tu suis, peut-être même que tu connais un peu, mais qui ne te suit pas en retour et ça t'énerve un peu.
- Speaker #2
Bien sûr, j'ai un follow, ceux-là. C'est vrai ? Oui, je ne dirais pas, mais pareil, des meufs réelles ou des gnagnas, toi tu la suis parce que tu es là, sympa son travail et tout. Elle, elle ne te suit pas, vas-y, allez, ça part.
- Speaker #0
Et tu laisses combien de temps avant de te follower ?
- Speaker #2
Alors, je laisse une semaine.
- Speaker #0
Une semaine ? Ok, tu as une semaine de délai. Ah, c'est complètement,
- Speaker #2
ouais, c'est balisé.
- Speaker #0
Tu envoies un petit courrier recommandé quand même pour dire après venir ? Non, non, non,
- Speaker #2
mais bon. Mais je peux liker un ou deux trucs pour me signaler quand même Petits commentaires,
- Speaker #0
des petits cœurs Bon il n'y a pas de réponse,
- Speaker #2
allez ça dégage En revanche c'est Angèle qui m'a suivi
- Speaker #0
Mais j'ai vu ça,
- Speaker #2
alors c'est marrant je vais t'en parler Ça c'est un truc de fou ça Ça laisse tomber, je pouvais tout arrêter après Mais en fait c'était Sur quotidien j'avais fait un truc Sur une chronique sur le En fait non, sur Pascal Praud et la ménopause Parce que c'était un plateau Où hum... d'experts sur ces news là où ils expliquaient, il y avait un docteur et tout, ils expliquaient qu'est-ce que c'était la ménopause qu'est-ce que ça faisait aux femmes et tout, pas une seule femme sur le plateau, et du coup j'avais fait un truc comme ça et le truc avait popé, la vidéo en fait avait popé et du coup c'est à la suite de ça qu'elle m'avait suivi de la classe quoi bon bah je l'ai pas follow si bien sûr t'imagines je vais voir j'attends une heure ah non mais j'ai envoyé à tout le monde la capture non mais attend mais attend donc voilà si la meilleure star bah moi je dirais la meilleure star La meilleure star c'est Shabba moi.
- Speaker #0
Oui c'est vrai. Bah oui,
- Speaker #2
en vrai oui.
- Speaker #0
Il est vraiment ce qu'il a l'air d'être.
- Speaker #2
Non mais il me touche en plus parce qu'il n'est pas facile d'accès, parce qu'il a un truc très... Lui pour le coup je ne sais pas si les gens l'abordent comme ça dans la rue, il a un truc très... Pudique. Ouais, très pudique. Et je pense que c'est parce qu'il est timide, et parce que comme moi je le suis aussi, j'ai remarqué que quand je rencontre un autre timide... C'est comme des aimants qui se repoussent un peu. Tu sais, t'es là, tu sais pas quoi te dire et tout. On est complètement débile. Déplé mobile, quoi. Et du coup, moi, il me touche beaucoup. Il est très, très drôle. Mais ce truc un peu low-key de pas être... Voilà, ça me touche beaucoup, ça. Et puis, c'est un mec génial, quoi.
- Speaker #0
Bon alors super, on dit à Angèle et Alain Chabat qu'ils peuvent venir absolument quand ils veulent ainsi que Catherine Deneuve, il n'y a aucun problème on les recevra avec grand plaisir on te remercie beaucoup Anne, c'était super, c'était vraiment très très cool de t'avoir et on remercie aussi nos auditeurs si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas évidemment à vous abonner, mettre des notes,
- Speaker #1
mettre des likes mettre tout ce que vous voulez partout partout sur internet et à partager ce podcast et on remercie Frédéric Maton pour la musique et Charlie Clouet pour le mixage et on se retrouve bientôt, à très vite