- Speaker #0
Je suis Emmanuelle. Avant même de savoir marcher, j'étais déjà sur un traîneau entouré des huskies de mes parents. Depuis, 19 chiens ont façonné ma façon de vivre, de voyager, de travailler et de rêver. Dans une havique nordique, je te partage chaque semaine mes aventures, mes conseils et des rencontres inspirantes. Que tu sois amoureux du froid, du grand nord, de la montagne ou tout simplement fasciné par les chiens de traîneau, me chœur ou pas, tu es au bon endroit. Chaque épisode est pensé pour provoquer un véritable déclic, t'aider à oser, à dépasser tes peurs et à t'aider à franchir ce premier pas vers ton propre rêve d'aventure. Bonne écoute et si tu es nouveau, bienvenue dans mon univers givré. Bonjour Valérie, merci d'intervenir sur le podcast Unavik Nordics avec un grand plaisir que je te reçois aujourd'hui. Est-ce que tu vas bien ?
- Speaker #1
Merci Emmanuel, moi aussi ça me fait vraiment plaisir d'être avec vous aujourd'hui, je vais très bien, nous avons un magnifique printemps dans les Alpes et on va avoir plein de choses à se raconter.
- Speaker #0
Je vais te dire un mot et tu vas me dire ce que tu en penses si je te dis le mot liberté.
- Speaker #1
Alors bien sûr, toujours, encore et encore, c'est la base de tout pour moi, la liberté, la liberté de courir avec ses chiens, la liberté d'être en montagne, d'écouter... écouter les oiseaux, comme aujourd'hui mon bureau est collé à la montagne, donc on peut les entendre, la liberté de parler, la liberté de créer. C'est aussi pour ça que j'ai créé cette société, c'est pour cette liberté.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux te présenter ?
- Speaker #1
Alors, je m'appelle Valérie Momon, je suis née et j'habite dans les Alpes, autour de Grenoble. Je suis tombée dans le mushing il y a à peu près une vingtaine d'années. J'ai commencé à adopter des chiens un peu plus, des huskies un peu plus show dog parce que j'avais envie de faire de la randonnée autour de chez moi. C'est vrai que j'ai la chance d'être dans une région qui est particulièrement propice à toutes ces belles randos et très rapidement on est en altitude. Donc j'ai commencé à avoir deux chiens et puis j'ai fait des rencontres qui m'ont amenée plutôt vers le chien de travail et j'ai adoré ça. J'ai adoré découvrir le mushing, le chien de traîneau. Pendant toutes ces années, depuis 20 ans, j'ai fait beaucoup de compétitions. J'ai eu jusqu'à 15 chiens, avec les chiens qui ne couraient pas en compétition, les premiers que j'avais, etc. Moi, je suis une amoureuse des animaux. Et aujourd'hui, il me reste 9 gladiateurs qui commencent, qui sont déjà dans la vieillesse pour certains, mais qui sont toujours là. C'est la prunelle de mes yeux, j'en prends soin. D'où l'idée de partager toutes ces expériences et tous les produits que j'utilise, etc., que j'ai créés et que j'utilise pour le bien-être des autres aussi.
- Speaker #0
Trop bien. Tu vas nous expliquer après. Est-ce que tu peux nous présenter les chiens que tu as à la maison ? Et est-ce qu'il y a une histoire, une connexion un peu plus particulière avec un de tes chiens ?
- Speaker #1
Alors, en fait, avec les chiens, souvent les gens disent « Ah, mais il y en a un qui aboie dehors » . Même mon fils, quand il avait trois ans, reconnaissait le chien. Et on a une relation particulière avec chaque chien. Elle va être différente et elle va s'affirmer vraiment dans différents moments de la journée. On en a un qui va être spécialisé avec le petit déjeuner, un autre qui aime bien rester le soir. Voilà, il y a vraiment des moments et je porte un grand intérêt à apporter à chacun un moment particulier dans la journée. Alors oui, aujourd'hui, bien sûr, vous la voyez souvent sur les réseaux, Lady. Lady, c'est ma chienne qui a 16 ans cette semaine. Donc, on lui prépare un petit anniversaire sympa. So chouette. Ça a été ma première chienne de tête. C'est un parcours incroyable avec elle. Bon, c'est une chienne qui a un mental d'enfer. Elle est vraiment vaillante parce qu'il y a eu des périodes où elle était un petit peu moins bien. Et là, j'ai trouvé une bonne routine avec elle en termes de soins. Et elle est super. Elle est encore très, très bien. Certes, elle est vieille, mais elle est très, très bien. Elle participe encore à la vie de la maison. Ensuite, j'ai Gizmo. Alors, Gizmo, j'ai un lien particulier avec lui parce que j'ai eu beaucoup de chiens, moi, par fratrie. Parce que je trouvais qu'au travail, ça fonctionnait très, très bien. Même à la maison, ils sont toujours très complices. Les fratries dorment les unes avec les autres. Ils sont très complices. Donc, Gizmo, c'est le frère de Nala, qui est ma chienne, on va dire. On a tous un chien dans sa vie qui nous marque. Nala aurait eu 14 ans bientôt. Alors Gizmo, il est en pleine forme. Il vient avec moi au travail tous les jours. Il randonne encore. Enfin, 14 ans, il est vraiment impressionnant. C'est vraiment la force tranquille. Et sa sœur, c'était le feu. J'avais vraiment dans la fratrie les deux opposés. Et elle est partie il y a deux ans, en quatre jours, d'un truc foudroyant. Vraiment, ça a été très terrible. Et c'est ce qui m'a amenée à arrêter la compétition. Parce que nous, on était un groupe. Et quand certains de notre groupe sont partis, je n'avais plus envie de participer à ces courses. Donc, Gizmo, 14 ans. Ensuite, j'ai le fils de Manala, Tauroc. C'est le beau gosse qu'on voit avec les yeux bleus. Alors lui, il est très gentil, il est très câlin, il est très doux. Lui, c'est vraiment des moments de tendresse avec lui. C'est un très, très bon chien de tête aussi, comme sa mère. Jekyll et Luna. Alors eux, c'est des besogneux. En fait, c'est des chiens qui ne font pas de bruit. Luna est très discrète, mais c'est une chienne incroyable à l'attelage. Elle est facile à vivre à la maison. C'est la fille de Lady. Jekyll et Luna, ce sont les enfants de ma plus vieille chienne, de Lady. Ils ont son caractère bon enfant. Ils sont toujours joyeux. Jackie est en tête. C'est mon chien de tête aujourd'hui. Il est excellent. Mais il est tout le temps content, C'est un plaisir de vivre avec un chien comme ça. Facile à vivre. Ensuite, j'ai Angie et Gray. Gray, c'est le gros nounours. C'est le plus costaud, mais c'est le plus bébé, en fait. Il va avoir 9 ans, mais c'est un gros bébé encore. Il chasse les lézards toute la journée, l'été. il est Il est gentil, il est rigolo parce que des fois, il nous fait des trucs, mais il n'y a que lui qui peut nous faire ça. Et sa sœur, c'est un amour avec nous, mais ça peut être Satan avec les autres chiens à l'extérieur.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
c'est incroyable. Alors, nous, on a vraiment un lien toutes les deux. On a vraiment un lien toutes les deux, c'est-à-dire qu'elle a vraiment besoin de… Je ne peux pas passer une journée sans qu'il faut qu'elle vienne avec moi, qu'elle me colle, qu'elle me sente, qu'elle me… Voilà. On a vraiment un lien charnel, toutes les deux. Et puis, j'ai deux bébés qui ont six ans maintenant, Stark et Arya. C'était Game of Thrones. Chaque portée a eu son thème. Alors oui, ils sont très rigolos. Ils sont gentils. Voilà. Mais c'est vrai que j'ai eu des chiens qui m'ont vraiment marquée. Du premier show dog que j'ai eu, Pearl, qui était un gros, gros chien gris, magnifique, qui a été notre chef de mode pendant très longtemps, qui était adorable avec les autres, qui savait se respecter. jusqu'à la plus petite, Aria, qui est toute rigolote. C'est vrai qu'ils ont tous marqué un moment de ma vie.
- Speaker #0
Il me semble que ta passion des animaux a commencé plutôt avec un Golden. Est-ce que tu peux nous en parler ? Comment tu es arrivée avec ton premier Husky après ?
- Speaker #1
J'ai commencé avec un 7er irlandais qui appartenait à des gens. J'étais dans le Vercors à cette époque. J'étais petite et le chien, tous les jours, venait me voir. Et tous les jours, il passait la journée à me voir. Et le soir, mon père ramenait le chien à son propriétaire. Et au bout d'un an, en fait, le propriétaire nous a dit, écoutez, nous, on n'en veut plus de ce chien. Il est toujours chez vous, donc gardez-le. Donc, ce 7e Irlandais, ça a été mon premier amour, mon premier copain. Et après, adulte, j'ai eu ce Golden qui a vécu 14 ans, qui était super avec les enfants. J'ai trois enfants, j'ai oublié de le préciser. C'est important aussi. voilà donc il était vraiment super avec les enfants et puis bon il est mort de vieillesse et quand je me suis retrouvée sans chien j'avais des Ausha mais sans chien c'était très difficile pour moi et je faisais beaucoup de randonnées au-dessus de chez moi et souvent je partais seule et j'avais envie d'avoir un chien qui puisse randonner avec qui je puisse partager cette activité et aussi pour me sentir un peu en sécurité donc j'ai eu mes deux show dogs qui sont arrivés Merci. Pearl et Shadow qui ont été les premiers. Alors, on les a emmenés partout. On a commencé le canicross avec eux. Je les attelais. Dès qu'ils couraient 10 minutes sans s'arrêter, je les filmais. J'étais là. C'est super. Mais ça m'a vraiment… J'ai fait mon apprentissage avec eux. Et puis après, j'ai rencontré Isabelle Travadon qu'on ne va pas présenter. Pour moi, Isabelle Travadon, c'est la déesse du mushing. Voilà. C'est bien de finir, effectivement. Voilà, j'ai rencontré Isabelle et Sandrine. Et c'est vrai que là, on a commencé à discuter. Et j'ai adopté Storm, qui était mon adoration, noir et blanc, avec ses gros yeux bleus. Mon premier vrai chien de travail, chez Isabelle. Et là, j'ai vu toute la différence. Et là, je me suis dit, non, mais c'est trop bien. Donc, hop, l'année suivante, j'en ai pris deux. Et j'ai aussi adopté une chienne qui était en retraite chez elle. Elle se battait beaucoup avec ses chiens. C'est une chienne qui venait de Laponie, Sandra. Et en fait, elle a formé mes chiens de tête. Elle a formé Storm. Elle devait rester un an et elle n'est jamais repartie. Donc voilà, on l'a gardée jusqu'à la fin. Donc après, c'est venu. Voilà, j'ai vu que les chiens de travail, bon ben voilà, on les entraînait. Ça se passait bien. Tout était plus ou moins déjà acquis et inné chez eux. Et donc, j'ai vraiment le virus qui a commencé là. Donc, je suis montée. rapidement, mais voilà, en maîtrisant. Et après, à un certain moment, j'ai fait des portées à la maison lorsque j'avais besoin de chiens dans mon attelage.
- Speaker #0
Incroyable. Et avec tous tes chiens, il me semble que tu as fait quand même pas mal de compétitions et d'aventures. Est-ce que tu voudrais nous en partager une en particulier, une expérience dont tu es fière ?
- Speaker #1
Alors, en fait, je suis fière de tout parce que Merci. Encore une fois, je n'avais pas un panel. J'avais 12 chiens pour courir en huit. Je n'avais pas beaucoup de chiens. Il fallait que mes chiens… C'était mon attelage. J'avais un chien pour alterner lorsqu'on faisait des courses par étapes. Je les ai gardés quasiment toute notre carrière de compétition. Je suis vraiment fière d'eux parce qu'ils se sont vraiment adaptés. Des petites courses de petits niveaux qu'on avait au début. On s'est vraiment entraînés hyper sérieusement. jusqu'à 4-5 fois par semaine à certaines périodes. Ils ont vraiment bien évolué. Mais la course la plus rigolote, entre guillemets, c'était la Transalpe vaudoise. Alors ça, c'était… Je pense qu'on parle d'aventure, là, de voyage. Là, je pense qu'on est en plein dedans. On était dans les Alpes suisses, donc on faisait un col par jour et ça durait six jours, dans les Alpes vaudoises suisses. On prend le départ d'une course à Aumos. Je n'avais jamais vu, à l'Aisin, Je n'avais jamais vu de tempête, d'orage avec des éclairs et du tonnerre avec une énorme tempête de neige. Ça, je n'avais jamais vu ça. Le départ, sous cette tempête, il faisait frais, il neigeait, mais les chiens ont monté sur les arbres pour redescendre sur les mois. C'était super. Ça allait super bien, on s'éclatait. Et mon téléphone sonne. Et l'année d'avant, le traîneau avait coulé dans une… et avait glissé dans une coulée d'avalanches et j'avais perdu mon téléphone. Donc, mon mari m'avait grondé. Donc là, le téléphone sonnait, mais je n'osais plus répondre. Et puis, au bout d'un moment, je me dis, il y a peut-être un problème, je réponds. Et mon mari me dit, il y a une grosse tempête sur le col, vous ne pourrez pas passer. Donc, la course va être neutralisée. Vous allez arriver en bas, au bord d'une rivière, vous allez être neutralisé. Vous attendez là, vous ne bougez plus. Et vous attendez combien de vous chercher ? Bon, OK. On arrive là. Donc, comme on avait tout le matériel nécessaire, Quand on part même pour… Alors là, on partait pour une course, mais toujours avoir du matériel sur soi, dans son sac à dos quand on vend d'hommes. Toujours quelque chose de chaud pour se couvrir. On ne sait pas ce qui peut se passer. Et donc là, on a attendu trois heures et personne ne venait nous chercher. Donc les chiens, on n'arrivait pas à les stabiliser. On avait une steak dans le traîneau, mais c'était l'horreur. Ils étaient excités parce qu'ils ne comprenaient pas pourquoi on les arrêtait. Puis il neigeait, c'était super. Et donc, on est parti avec un compétiteur suisse. On a dit, on ne peut pas rester là, donc allez, on redescend comme on peut. Donc, on est redescendu, on a fait un peu dure piste, on est tombé dans des espèces de lotissements de chalets et on est tombé sur la route départementale. Et on a remonté toute la route départementale, il y avait des voitures qui nous doulaient et tout, jusqu'au village des Mosses. Enfin voilà, c'était une course, un truc de dingue, parce que ça aurait pu vraiment mal tourner, on aurait pu se perdre. Et souvent, on ne réalise pas ça quand on est en montagne, c'est que ça peut tourner très, très vite.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Mais on a passé des… Et là où je suis fière d'eux sur ce jour-là, c'est qu'à force d'entraîner ensemble, d'entraîner chez moi en montagne, en hors-piste, etc., les chiens, en fait, ils ont l'habitude d'être dans des conditions surprenantes et ils vont savoir gérer par leur calme. Et j'étais sûre d'eux quand je les ai lancés sur la route, etc. Je savais qu'ils n'allaient pas faire n'importe quoi. C'est la différence aujourd'hui avec, je pense, des mûcheurs qui entraînent beaucoup pour du sprint. où c'est très peu de kilomètres et où il faut quasiment avoir des filets tout le long pour ne pas que le chien dévie parce qu'il ne savent que courir droit. Donc, quand on est en montagne comme ça, il faut avoir des chiens équilibrés et qui écoutent et qui ne soient pas tête brûlée à nous envoyer de partout.
- Speaker #0
Merci, c'est trop palpitant. J'imagine qu'effectivement, ça devait être une aventure incroyable. Au quotidien, alors même si tes chiens sont un petit peu vieillissants, Je pense qu'au quotidien, ça doit être quand même une bonne charge, les balades, les randos.
- Speaker #1
Alors l'hiver, comme avec le travail, j'ai arrêté aussi la compétition parce que j'avais beaucoup moins de temps. Les chiens vieillissaient, donc je ne voulais pas les mettre mal à les blesser. Donc on les entraîne actuellement deux fois par semaine. Donc deux fois par semaine, on les entraîne le matin. Je les entraîne le matin. Je pars avec... Ma copine Fanny, qui a quatre chiens de chez moi, qui a été ma angleur sur les courses, on les entraîne toutes les deux parce que c'est plus fun. Donc, deux fois par semaine, on les entraîne en montagne au-dessus de chez nous. On les entraîne le matin. Quand on rentre de l'entraînement, je les regarde. Je vérifie que tout va bien. Je leur donne à manger. Je mange, je me change, je pars. et lorsqu'on n'entraîne pas c'est très rythmé je pense que c'est ça aussi qui les rassure le matin je me réveille, la première chose que je fais je vais les voir, je regarde tout le monde je dis bonjour à tout le monde, je vérifie que tout le monde est ok, ensuite je déjeune, je travaille un petit peu je leur donne à manger, je vérifie que tout va bien je pars au bureau donc certains viennent avec moi j'ai la chance de pouvoir aller à mon travail à pied donc j'en emmène certains à pied sinon les autres restent à la maison et puis je les promène le soir et le week-end on fait pas mal de randonnées à tour de rôle en fait c'est vrai que les vieux chiens je fais très attention à les faire marcher quasiment quotidiennement pour pas qu'ils se démusclent parce que ça c'est vraiment la clé pour garder un chien, pour éviter que le chien soit trop douloureux et de l'arthrose mais sinon voilà, on joue avec les plus jeunes de... Dans notre petite vie, en fait, tout est calé. Donc oui, c'est vrai qu'il reste neuf chiens. On a l'impression que c'est beaucoup. Mais les gens qui viennent à la maison, même mes vétérinaires quand ils viennent à la maison, me disent « mais c'est dingue quoi ! » Tout est calme, ils sont là. Ce qu'ils aiment, c'est être avec nous. Voilà, donc ils ne sont pas parqués, ils sont tout le temps avec nous.
- Speaker #0
Trop bien. On va lancer le sujet de ta marque que tu as fondée. Est-ce que tu peux nous en parler ? Donc, c'est la marque Element. Alors, je ne sais pas, moi je dis toujours Element, mais je ne sais pas si on dit le T à la fin.
- Speaker #1
Comme on veut, éléments vêtres. C'est vrai, je le prononce plus à la française, mais bon.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous parler de comment a démarré cette idée ? Pourquoi ? Comment ? Et ce que tu proposes comme produit ?
- Speaker #1
Alors, cette idée a démarré en fait très simplement et très rapidement et sans… je pense qu'on ne pourrait plus faire ça aujourd'hui, sans études de marché, sans rien du tout. Je me suis rendue compte, quand je faisais beaucoup de compétitions, que pour avoir des chiens en forme, même s'ils avaient une bonne alimentation, il fallait les complémenter. Qu'à certains moments, il fallait renforcer au niveau articulaire à ce moment-là, à certains moments de la saison, puis à d'autres moments, c'était plutôt le côté dermatopo, coussinet, etc. Donc, j'en ai beaucoup parlé avec une de mes vétérinaires, et puis j'ai rencontré... différentes personnes, d'autres vétos, des biologistes, etc. Et je me suis dit, non mais moi, c'est vraiment ce que j'ai envie, c'est de créer une gamme. Alors au départ, c'était une gamme vraiment plus accession sport. C'est vraiment ce que j'ai envie de faire parce que j'ai de l'expérience à apporter et ça n'existait pas. On ne parlait pas de réhydratation, on ne parlait pas de soins de coussines, on ne parlait de rien à l'époque. On a fait une énorme évangélisation. Donc voilà, je me suis entourée des bonnes personnes et j'ai créé Elements Vets. Au départ, lorsqu'on a commencé à fabriquer pas beaucoup de produits, les vétos qui étaient sur les courses ont commencé à les utiliser, à être super contents, à les faire entrer en clinique. Et puis, il y a eu du bouche à oreille au niveau des vétérinaires. Et c'est vrai que les vétos ont été nos premiers clients, ce qui est très rare aujourd'hui sur des marques, à part les gros labos qui font du vaccin ou des médicaments purs, avec AMM. C'est vrai que les vétérinaires ont toujours été nos premiers clients. Donc, c'est parti comme ça. Et puis, on a fait une boutique en ligne. Et puis, de fil en aiguille, année après année, j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup travaillé. J'ai beaucoup visité le vétérinaire. On a fait des salons véto. Et puis, on a des choses à raconter qu'on fait un peu sur les réseaux. Et je pense qu'en fait, cette honnêteté, en fait, c'est ça que les gens aiment aussi. Moi, j'ai beaucoup, beaucoup de messages tous les jours. Et souvent, on me demande, voilà, j'ai un problème. J'ai besoin d'avoir un antiparasite. un antiparasitaire externe, est-ce que vous allez en faire un ? Je lui dis non. À un moment donné, je ne sais pas faire des produits qui ne marchent pas. Donc non, on sait que l'éthique, c'est très compliqué l'éthique aujourd'hui, même avec des produits chimiques. Donc je ne sais pas. Je leur réponds, non, je ne sais pas faire. Les huiles essentielles, ce n'est pas suffisant, je pense. Donc voilà, il y a cette honnêteté vis-à-vis de notre communauté. On a des clients. J'ai créé les mommettes en 2016 et j'ai des clients depuis 2016, les mêmes clients. Donc, avec un chien, le chien est parti, un autre a été venu dans la famille, etc. Donc, je pense qu'on a vraiment une proximité parce qu'on a une fidélité, parce qu'on est très franc et parce qu'on raconte ce qu'on sait faire et on ne va pas là où on ne sait pas faire. Et on n'est pas là à raconter non plus, le chien est à moitié handicapé et au bout de trois mois ou d'un mois, le chien, il gambatte dans un cours, dans une cour ou dans un pré. Ça, ce n'est pas vrai. On connaît la dimension et le fonctionnement de la phyto. On sait jusqu'où ça peut aller. Et on sait à un moment donné lorsqu'il faut passer la main à des vétérinaires. Mais ce programme de prévention qu'on a mis en place... depuis le chien en croissance jusqu'au senior, on est capable vraiment de couvrir beaucoup de besoins et d'améliorer le bien-être parce que c'est ça notre mission.
- Speaker #0
Une question qui revient beaucoup avec les clients qui voyagent au froid. Alors, tous mes clients n'ont pas forcément de chien nordique, mais ils ont des chiens en général. Quand ils partent sur la neige, ils nous demandent beaucoup de conseils sur les coussinets, comment les protéger. Est-ce que toi, tu as des conseils à partager ?
- Speaker #1
Oui, alors nous, ça a été l'un des produits qu'on a développé deux, trois ans après la création, c'est le baume réparateur. Et vraiment, c'est un produit qui est à base d'huile essentielle et d'oxyde de zinc, qui est très cicatrisant. Donc, pour des chiens qui vont à la neige, on peut le mettre quotidiennement avant les sorties et après les sorties, vraiment pour réhydrater le coussinet. Alors souvent, on nous dit non, mais on achète un truc qui tanne les coussinets. Voilà, mais alors ça, c'est une grosse erreur, parce que le coussinet, en fait, il faut qu'il vive, il faut qu'il respire. Un coussinet qui est tanné, c'est comme une feuille de papier qui est tendue. S'il y a quelque chose de pointu qui se met dessus, le coussinet craque. Alors qu'un coussinet hydraté qui respire, c'est vraiment la base. Donc oui, on a ce baume réparateur, cette crème coussinet, qu'on peut aussi utiliser sur toutes les plaies. Nous, quand on se coupe, quand on se fait des blessures, on l'utilise sur même les chiens, les hotspots, mais sur nous, ça fonctionne très bien. Et puis, on a toute notre gamme de bottines qu'on met en prévention. Donc, les conforts, c'est une espèce de matière très, très laineuse, mais très résistante. Avant, une bottine, chez moi, c'était du consommable. Un entraînement, une bottine. Là, je les garde vraiment plusieurs semaines, plusieurs mois. Donc, elles sont très résistantes. Et il faut préserver sa monture. Voilà, toujours agir en prévention. Donc, le baume coussiné avant, pendant. Et pour les chiens qui n'ont pas l'habitude de la neige, c'est bien de leur mettre du baume et une bottine. pour éviter qu'ils aient des boules de neige entre les poils et éviter qu'après, le chien se lèche et se blesse ou s'irrite les coussinets avec le sel, avec la glace, avec la neige. Donc, c'est bien quand on n'a pas trop l'habitude et même nous, sur certains entraînements, quand il y a des cailloux, etc., on met du baume et on met des bottines en prévention. Donc, ça, c'est vraiment des produits super. Et puis, les coussinets, ça se traite aussi avec des cures en phyto. La cure pelage et coussinet avec le zinc, vraiment, on va traiter toutes les muqueuses et avoir une peau saine, ça participe aussi au bien-être du coussinet.
- Speaker #0
Toi qui as le côté bien-être animalier avec tes compléments alimentaires et le côté meucheuse, est-ce que tu pourrais nous partager des conseils sur les besoins spécifiques des chiens ? Qu'est-ce qu'il faudrait faire attention avec le chien de sport ? Oui, le chien de sport.
- Speaker #1
Je pense que le chien de sport, il faut vraiment le complémenter dès sa croissance pour vraiment avoir une construction parfaite au niveau stéo-articulaire, muscles tendons et ne pas faire commencer un chien trop tôt. On voit beaucoup de chiens aujourd'hui, à 7-8 mois, les gens font déjà de la rando, etc. Je pense qu'il faut vraiment respecter ce cycle-là, attendre que le chien soit bien construit. Nous, on commence les entraînements à 12 mois Alors avant, ils viennent avec nous, ils sont autour, ils participent, ils sont tout autour, ils voient tout ce qui se passe, ils ont très envie. Et à partir de 12 mois, on commence à les mettre un petit peu comme ça, et puis sur quelques kilomètres, vraiment pour travailler en fait le côté motivation, envie, vraiment grosse motivation, et puis will to go. Mais voilà, on n'écrame pas tout de suite. Aujourd'hui, c'est bien. On ne peut faire participer un chien en compétition à l'âge de deux ans. Donc ça, c'est très, très bien. Parce qu'en fait, on attend que le chien soit vraiment construit. Et puis, ce n'est pas une machine. Donc, il faut savoir beaucoup, beaucoup observer, On attèle. Avant d'atteler un chien, on voit l'état d'esprit. Avant de les atteler, on voit l'état d'esprit. Peut-être qu'il y en a un qui est moins bien aujourd'hui. Il a un meilleur copain. Peut-être qu'il pourra être rassuré avec un copain à côté. À l'entraînement, on les regarde courir. On regarde les foulées. On regarde les attitudes. Après l'entraînement, on les regarde, on les regarde manger, beaucoup regarder. Ça, c'est une mine d'informations. Ne pas les cramer trop jeune. Et puis, bien les traiter au niveau articulaire, bien les réhydrater. Ça, vraiment, on a imposé cette idée de réhydratation après l'effort. Nous, on a un produit qu'on met en soupe et qu'on donne après l'effort. Là, sur les vieux, en ce moment, je le donne énormément. Je le donne tous les jours quand il fait chaud. Ça les aide vraiment à passer une journée vraiment bien. Donc vraiment observer, prendre son temps et se dire qu'un chien, c'est du vivant, donc il va falloir qu'il se forme dans le temps. Aujourd'hui, on veut tout, tout de suite.
- Speaker #0
C'est vrai, c'est vrai, c'est vrai, tout à fait. En tout cas, c'est une sacrée aventure entrepreneuriale que tu as fait. Tu as l'aventure avec les chiens et l'aventure entrepreneuriale. Justement, en parlant d'aventure, tu nous disais tout à l'heure que tu fais beaucoup de randonnées autour de chez toi. Est-ce que tu as des conseils à nous partager ? Pas forcément par rapport aux chiens, mais par rapport au matériel, par rapport à la météo. Comment tu t'organises ?
- Speaker #1
Moi, j'adore le bivouac. Quand on faisait des courses en bivouac en autonomie, où on arrivait, on avait un bivouac, moi j'adore ça, j'adore le bivouac. Alors pour faire un bivouac en montagne, il faut être bien préparé et il faut être bien renseigné sur la météo. Parce que comme je le disais tout à l'heure, les choses peuvent tourner très vite. Donc bien se renseigner au niveau de la météo, choisir un parcours, vérifier son parcours sur une carte, vérifier comme on est avec son chien s'il y a des points d'eau, ça, ça va être très important l'été. Parce que s'il n'y a pas de point d'eau, ça veut dire qu'il va falloir transporter de l'eau pour son chien. Partir à des heures fraîches le matin, revenir le soir lorsque le soleil se couche pour éviter le coup de chaleur. C'est là où c'est intéressant d'avoir une bonne trousse de secours avec des sachets de réhydratation qu'on va pouvoir donner tout au long et à l'arrivée, surtout. Et puis avoir une bonne tente légère. Maintenant, on fait des tentes assez légères. prévoir prévoir en fait un réchaud, des choses pour manger, mais si jamais le mauvais temps arrive, prévoir quelque chose pour se couvrir, quelque chose de chaud, quelque chose contre la pluie, et puis sur son parcours se dire moi quand je fais de la rando, je me dis toujours bon bah si je repère les choses, bon alors autour de chez moi je les connais, mais je sais que si jamais il y a un orage ou quoi que ce soit, si on était un peu limite à un météo avant de partir, je sais que je vais pouvoir euh... Savoir faire demi-tour, ne pas se dire je me suis imposé telle randonnée, je le fais quand même, non. Savoir faire demi-tour ou alors me dire là j'ai un plan de repli sur tel côté, tel côté. Donc je pars toujours avec une trousse de secours, avec baume réparateur et des bottines. Ça c'est vraiment la base et un produit de réhydratation. De l'eau si les rivières ne longent pas la randonnée. Et puis soit le chien bien sûr un harnais. avec une laisse et j'ai toujours une longe parce que lorsque j'arrive au point de randonnée, lorsque je vais monter ma tente, etc., des fois, c'est bien que le chien puisse se reposer tranquillement. Donc, j'ai une grande longe et je l'attache. Et pendant la nuit, j'aime que le chien dorme avec moi dans la tente, bien sûr.
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #1
Donc, ils ont l'habitude. Alors, quand je faisais des courses, je rentrais les huit dans la tente.
- Speaker #0
Énorme.
- Speaker #1
et sur le matelas. Moi, je me gelais. Là, ils avaient réussi à me pousser toute la nuit pour être sur le matelas.
- Speaker #0
Très bonne technique pour avoir chaud la nuit, à mon avis.
- Speaker #1
C'est ça. Donc, bien regarder la météo et puis bien être équipé.
- Speaker #0
Est-ce qu'il me semble qu'on peut trouver des trousses de secours sur ton site ?
- Speaker #1
Oui, on en fait. On a des vétérinaires, des clients vétérinaires qui font des formations premier secours. qui, eux, justement, nous avaient demandé de formuler une trousse. Donc, on a cette trousse-là, qui fait également humain, parce que des bandages, du matériel pour se désinfecter, etc., ça fait chien et humain. Et puis, ne pas hésiter à rajouter le baume réparateur, des bottines, de la réhydratation. C'est vraiment important quand on arrive au bivouac.
- Speaker #0
Pour finir, est-ce que tu pourrais nous partager Merci. tes conseils pour des personnes qui n'osent pas se lancer à l'aventure ?
- Speaker #1
Alors, il y a des groupes maintenant qui se créent, des groupes de randonnées. Nous, on avait créé un club Super Dog où tous les week-ends, on allait randonner. Donc ça, ça peut être pas mal parce que du coup, on va partager une expérience avec d'autres humains et d'autres chiens. Donc pour les chiens, au niveau sociabilisation, c'est bien. Pour les humains aussi. Et puis ça permet des fois d'aller dans des endroits où seuls, on n'oserait pas aller. Donc je pense que c'est bien. Il y a des clubs, il y a des groupes de marche. Ça, ça peut être sympa. Et puis, c'est vrai que dans le contexte actuel, une femme partir seule comme ça, je comprends que ça peut être un petit peu limite. Donc, peut-être partir à plusieurs, c'est bien. Et puis, comme ça, on sait que si jamais il y a quelque chose, on peut rentrer. Mais bon, c'est des moments super. Et puis, les groupes de marche, il y en a un petit peu de partout maintenant, aussi bien dans les villes que dans les...
- Speaker #0
que dans les montagnes. On a fait tout le tour des questions. Est-ce que tu voulais rajouter autre chose ? Écoute, je pense qu'on a parlé de beaucoup de choses. L'important, c'est que je trouve qu'aujourd'hui, les gens prennent bien soin de leurs animaux, vraiment. Enfin, moi, mes clients, on en discute souvent. Ils cherchent tel âge, tel problème, qu'est-ce que je peux faire, etc. Donc, les chiens, aujourd'hui, certains ont de la chance d'être dans des bonnes familles. On a encore beaucoup d'animaux qui sont abandonnés. Là, on va rentrer dans la période un petit peu charnière. Alors, moi, ça me fend le cœur, franchement. Et c'est quelque chose que je n'arrive pas à concevoir, à comprendre. Comment on peut vivre avec un animal et comment, du jour au lendemain, on peut l'abandonner derrière une grille. Et ça, c'est quelque chose que je n'ai pas encore pu trop. Alors, on a des refuges qui sont à côté de chez nous. On en a deux. On essaie de les aider comme on peut. Mais ça, c'est encore un pan que je n'ai pas encore assez développé. Donc, je pense que je cherche la bonne solution pour pouvoir vraiment les aider, sensibiliser les propriétaires de chiens. Et puis bientôt, vous allez voir Elémant Vette dans une nouvelle aventure qui va être l'aventure féline. Car nous sommes en plein développement de produits pour les Ausha. Voilà. Et les deux produits qui sortiront en premier seront un produit articulaire, oui, et surtout un problème d'antistress. Parce qu'on a beaucoup de Ausha aujourd'hui qui sont sédentaires, qui sont urbains et qui ont besoin justement d'être un petit peu apaisés. Voilà. Donc oui, vraiment, continuons de porter autant d'amour à nos animaux, de prendre autant soin d'eux. Et puis le monde ira mieux, je pense. Merci d'avoir écouté cet épisode. Si cela t'a plu, laisse un commentaire, 5 étoiles ou partage-le à un proche qui en a besoin. On se retrouve très vite. D'ici là, continue à oser l'aventure !