- Speaker #0
Les applications de rencontres ont tué la romance.
- Speaker #1
Oh faux.
- Speaker #2
Vrai.
- Speaker #0
Les plus âgés dans l'entreprise, ceux qui ont plus de séniorité, parfois ont peur de briser un équilibre, alors que les jeunes, eux, ont besoin de se dire les choses.
- Speaker #2
Je travaille dans une société avec plein de jeunes, je suis certainement la plus âgée de mon équipe, et pourtant je me sens hyper à ma place.
- Speaker #1
En fait, c'est justement plus dur d'être visible quand on est jeune, parce qu'on n'a pas la légitimité, on n'a rien fait avant dans sa vie en fait.
- Speaker #0
Les parents doivent être les amis de leurs enfants.
- Speaker #1
Vrai. J'étais très focus sur moi-même. Peut-être pas c'est sur les autres. En rencontrant l'autre, on finit par se rencontrer soi-même.
- Speaker #0
Vieillir est plus difficile pour les femmes que pour les hommes. Ouais.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #2
Moi, je me conseillerais d'être plus indulgente vis-à-vis de moi-même, d'être moins de pression.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu conseillerais aux jeunes qui sont plus jeunes que toi ? Bienvenue dans ce nouvel épisode d'Une génération TK. C'est un podcast que j'ai imaginé en parallèle de mes activités de conférencière et de consultante dans les entreprises pour parler des générations. Autrement. Et cette idée d'une génération d'écart, c'est d'inviter deux personnes de deux générations différentes, souvent un écart de 25 ans, qui est à peu près l'écart d'une génération, et de les faire parler de leur vision du monde, de leur point de vue, de ce qui résonne aujourd'hui pour eux, et de confronter, de comparer, peut-être voir des points de divergence ou des points de comparaison ou des points de similitude ou de complémentarité. Voilà. Donc, je ne sais pas ce qu'on va voir aujourd'hui. On va le découvrir. J'ai invité deux personnes. J'ai invité Sandrine Faret qui va se présenter dans une seconde. Et j'ai invité Luc Ramela.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Je vous propose de vous présenter, Sandrine, si tu veux commencer.
- Speaker #2
Oui, bien, Sandrine Faret. Je suis responsable de marketing chez Adobe. Je travaille depuis... J'ai passé toute ma carrière dans des sociétés technologiques, au marketing ou à la com.
- Speaker #0
Très bien. Merci beaucoup. Quel âge ? Si tu le dis ou tu ne le dis pas ?
- Speaker #2
Non, je peux dire mon âge. C'est bon, c'est un peu le propos. 55 ans.
- Speaker #0
Très bien. Et toi, Luc ?
- Speaker #1
Bonjour Caroline. Bonjour Sandrine. Moi, c'est Luc. J'ai 22 ans. Je suis étudiant, mais également alternant au sein d'un cabinet de conseil en ressources humaines qui s'appelle LHH. Et je suis là-bas apprenti chef de cabinet. Donc, je travaille un petit peu avec la direction sur différents projets et notamment au niveau des RH. Voilà.
- Speaker #0
Bien, alors la particularité, c'est qu'ils ne se connaissent pas, ils viennent de faire connaissance là. Et contrairement au dernier épisode, celui qui a dit « est-ce qu'on peut se tutoyer ? » c'est elle, c'est Sandrine. Ah bah pour moi, ça change de temps en temps.
- Speaker #1
Moi, j'étais complètement choqué.
- Speaker #0
Non, quand même pas. Non, je rigole. Oui, attends, pas de blague comme ça, c'est dingue. Une question rituelle pour démarrer. Qu'est-ce que vous attendiez de ce rendez-vous ? Et qu'est-ce qui vous fera dire qu'à la fin de ce rendez-vous, ça s'est bien passé ?
- Speaker #2
Je commence ? Vas-y. J'ai envie de dire une rencontre. J'attends ce moment, que ce soit une vraie rencontre, dans le sens où c'est une ouverture sur l'autre, sur l'altérité. Aussi un moment inattendu où on se met en disposition de s'ouvrir les chakras et éventuellement se remettre en question par rapport aux échanges qu'on va avoir. Et puis aussi l'inattendu, c'est le format, parce que pour moi, ce n'est pas quelque chose d'habituel. Donc voilà, je me mets dans une posture de rencontre. Très bien, et toi Luc ?
- Speaker #1
Moi pareil, mais au-delà de la rencontre, il y a vraiment pour moi une question de projection dans le futur. C'est-à-dire qu'aujourd'hui je suis jeune, certes, mais plus tard je serai aussi un plus ancien, un senior. Et j'ai vu que tu as fait toute ta carrière en général dans le marketing, dans différentes entreprises, et notamment aujourd'hui Adobe. Et je me demande aujourd'hui vraiment, quand on a passé beaucoup de temps dans une entreprise, Comment on arrive encore à être un peu émerveillé, comment on arrive à découvrir de nouvelles choses alors qu'on reste dans le même secteur. Des fois, on découvre d'autres pays, d'autres régions. Et moi, il y a toute cette notion-là que j'aimerais découvrir au travers de notre échange ce soir.
- Speaker #0
Super question. Je pense qu'on va en parler un petit peu. Des règles pour redémarrer, des réponses courtes pour qu'on tienne dans les 50 minutes. Et puis, n'hésitez pas à donner votre avis sur les commentaires de l'un et de l'autre.
- Speaker #1
Il ne manquera pas.
- Speaker #0
J'espère. Quand on a préparé ce podcast, l'un avec l'un et l'autre, vous m'avez parlé de pas mal de choses et j'aimerais qu'on y revienne. J'aimerais commencer par toi Luc. Déjà ce qui est drôle, c'est que quand tu m'as raconté ton métier de RH, tu as commencé par me dire déjà que ce n'était pas un coup de foudre et que c'était grâce à un stage de seconde. Et j'ai trouvé ça pas mal parce qu'à l'époque, on parle des stages de seconde, c'est un peu painful pour tout le monde d'accueillir des stagiaires parfois. On se rend compte qu'en fait, ça a déclenché une carrière derrière.
- Speaker #1
Moi, ce n'était pas le stage de seconde, c'était le stage de première année d'école de commerce.
- Speaker #0
Ah bon ?
- Speaker #2
Mais ce n'est pas si long.
- Speaker #1
À quelques années près, ce n'est pas si long. Mais oui, en effet, à l'époque, c'était la première année d'école de commerce, on a ce qu'on appelle le stage ouvrier. Et moi, je l'ai réalisé dans une pâtisserie. Donc, j'étais serveur là-bas. Et en fait, ce qui est incroyable, c'est que quand on est à Paris, évidemment, il y a plein de différents types de populations qui viennent. C'était un salon de thé, donc les gens venaient s'asseoir et prenaient du café. Et je n'ai plus rencontré des personnes incroyables qui travaillaient dans l'art, qui travaillaient dans les ressources humaines. Et c'est là que ce métier m'a interpellé, en fait, par rapport à ce qu'a dégagé cette personne-là auprès de moi, son énergie. Et c'est ça qui m'a donné envie par la suite de me plonger dans ce secteur-là. Et de découvrir en a encore plus, puisqu'en fait, dans ma famille, il n'y a personne qui travaille en ressources humaines. Ni même dans le monde corporate, si j'ose dire.
- Speaker #0
Et alors, depuis que tu es dans le monde corporate, il y a quelque chose dont tu m'as parlé qui était étonnant, c'était le rapport à la transparence. C'était le rapport à la franchise, ce que les gens osent dire, ce que les gens n'osent pas dire. Tu me disais que les plus âgés dans l'entreprise, ceux qui ont plus de séniorité, parfois ont peur de briser en équilibre, alors que les jeunes, eux, ont besoin de se dire les choses. Est-ce que tu pourrais réexpliquer un peu ça ? Ce que tu ressens ?
- Speaker #1
Avec plaisir. Non, c'est vrai. Quand on est jeune, qu'on arrive dans une entreprise, moi, je suis fils unique, j'habitais à la campagne, j'ai toujours baigné dans un environnement très bienveillant, en fait, dans lequel on se dit tout, on est très transparent. Et c'est aussi la manière dont j'ai été éduqué et ce que j'ai projeté sur la société. Donc moi, jeune, qui arrive dans des grandes entreprises, parfois du CAC 40, ça m'est arrivé de faire des stages, par exemple, à Saint-Gobain. On arrive dans des univers avec des codes qu'on ne maîtrise pas, notamment ce sujet-là de la transparence. où on croise des personnes, on leur dit beaucoup de choses, parfois on leur dit tout, parce que nous, c'est notre vision de la vie. Ce qui n'est pas celle de tout le monde, et notamment peut-être des personnes qui ont plus de séniorité.
- Speaker #0
Mais quoi, ça a pu les déstabiliser, les choquer ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #1
Parfois, les personnes peuvent être déstabilisées. Et là, je repense à un autre événement qui s'est passé il n'y a pas très longtemps. J'étais assis à côté d'une personne plus ancienne que moi, pendant une conférence, et je lui dis « Bonjour, comment tu t'appelles ? » Elle me regarde, mais pourquoi cette question ? En fait, il y a une sorte de crainte. de quelque chose qu'on ne veut pas dévoiler. Alors qu'en fait, je lui demandais juste son prénom sans autre arrière-pensée. Et après, c'est en effet des choses qu'on retrouve dans le cadre du travail, dans les projets dans lesquels on évolue avec des personnes plus seniors. Des fois, on a besoin d'informations pour évoluer. Mais en fait, si on ne va pas nous-mêmes les chercher, ils ne vont pas impétivement nous les donner alors qu'en fait, on en aurait besoin pour avancer.
- Speaker #0
Est-ce que la transparence, elle est liée à... au fait de parler de résultats, de l'entreprise, etc. Ou est-ce que c'est lié aussi à des sentiments, ce que certains peuvent ressentir, des besoins, des peurs ?
- Speaker #1
C'est un peu des deux. Il y a un petit côté peut-être, on n'ose pas toujours dévoiler aux plus jeunes les secrets peut-être de l'entreprise, parce qu'il y a une sorte de quelque chose de raison gardée, de choses qu'on ne peut pas partager à tout le monde.
- Speaker #0
De la rétention d'informations. C'est ça,
- Speaker #1
et qu'on a peur que la personne le répète aussi. Parce que comme tu es jeune, tu vas peut-être le répéter à tout le monde.
- Speaker #2
C'est parce qu'il y a la fonction également, puisque si tu es en... En ressources humaines, il peut y avoir aussi une appréhension par rapport à cette fonction-là. Peut-être, parfois. C'est transparent de l'échange. Il peut y avoir des fringues, peut-être.
- Speaker #1
Et ton deuxième point, c'était plutôt au niveau de la personnalité, tu m'as dit ?
- Speaker #0
Oui, la personnalité, de savoir dire j'ai besoin, là j'ai peur, là j'ai besoin d'aide, etc.
- Speaker #1
Je pense que quand on est peut-être plus ancien, peut-être plus de mal, et vous corrigez mesdames évidemment si je me trompe, mais à demander de l'aide à un junior au-delà de l'aspect technique d'une chose. Par exemple, imaginons, je suis une personne plus ancienne, j'ai peut-être de mal à utiliser je sais pas, c'est un cliché mais l'ordinateur ou voilà.
- Speaker #0
Oh quel cliché !
- Speaker #1
J'ai pris le plus gros cliché ! J'ai pris le plus gros cliché ! Mais là peut-être qu'il y aura moins de mal à aller voir un jeune en lui disant « Tiens, t'es jeune, tu peux m'expliquer comment on se fait un airdrop avec l'iPhone, etc. » Mais peut-être que si c'est sur une... C'est ça, voilà. Mes parents, non. Si on prend l'exemple peut-être d'une compétence qui peut-être parfois être plus technique, qui parfois peut-être est associée à de la séniorité en entreprise, là, il peut y avoir, je pense, un doute.
- Speaker #0
Un exemple là-dessus ? C'est quoi ? C'est ce qui pourrait être associé à de la séniorité ?
- Speaker #1
Typiquement, par exemple, un Excel. Imaginons que sur Excel, tu fais une manipulaire, tu agis sur quelque chose qui... qui permet de la programmation ou autre chose, et qui est en théorie associée à de la séniorité dans la compétence en elle-même. Est-ce qu'un sénior oserait demander à un jeune est-ce que tu peux montrer comment toi tu utilises aujourd'hui Excel, alors que la personne sénior en entreprise utilise depuis très longtemps, elle est tous les jours dessus.
- Speaker #0
Et elle pense tout savoir. Il y a des choses que tu pourrais apprendre là-dessus ?
- Speaker #1
Je pense, et l'inverse également. Moi ça je l'ai observé. C'est pas moi qui l'ai vécu directement, mais ça c'est des choses que j'ai pu observer. Pas forcément là où je suis aujourd'hui, mais également dans mes expériences passées.
- Speaker #0
Donc on va passer vers Sandrine. Sandrine, tu parlais, pareil que ce qu'on a préparé, il y a quelque chose qui m'a épaté, c'est ta préparation pour la suite. Alors ça va rejoindre un peu ce que disait Luc, comment est-ce que tu gardes les meilleurs veillements. Et moi, j'aimerais que tu reviennes sur concrètement, qu'est-ce qui t'a amenée à développer cette stratégie de penser demain ? Et cette manière de penser, parce que je pense que c'est un vrai apprentissage pour beaucoup.
- Speaker #2
Je pense que c'est mon parcours, déjà, mon parcours professionnel, parce que j'ai... J'évoquais le poste que j'occupe actuellement, mais j'ai changé plusieurs fois d'entreprise. J'ai une carrière continue dans la même fonction, Marcom, mais dans des entreprises de la tech et des telcos tout au long de ma carrière. Et j'étais amenée à changer parfois sans avoir la maîtrise du changement. J'ai pu subir des changements qui n'étaient pas souhaités et ça m'a obligée à me... mobiliser et à travailler justement cette posture d'être prêt au changement, de l'accepter et de se mobiliser pour trouver autre chose. Donc ça, je pense que les changements successifs de société, alors je n'ai pas changé tous les deux ans, mais je veux dire ça brise un peu tes certitudes quand tu es bien dans un job et puis qu'on t'amène à devoir changer indépendamment de ta volonté. ça t'éduque dans cette voie-là. Je pense aussi, d'un point de vue plus personnel, moi, j'ai toujours... Je suis assez curieuse du monde qui m'entoure. Et j'ai beaucoup voyagé, beaucoup, beaucoup. Et j'ai aussi emmené ma famille voyager à travers le monde. Et je pense que ça, ça t'amène à réfléchir aussi sur... Sur les changements auxquels tu peux être confronté indépendamment de ta volonté, des basculements qui peuvent se produire. Là, aujourd'hui, on est quand même dans une bascule géopolitique aussi, ou des changements sociétaux que tu peux subir. Donc moi, à force d'expérimenter, de voir, d'être témoin de ça, je pense que ça m'a mis dans, encore une fois, cette posture de me dire, il faut être prêt au... au changement et l'accepter.
- Speaker #0
En fait, moi j'appelle ça le syndrome de la thanatos pour certaines personnes. C'est comme la thanatos pour les animaux qui font les morts pour passer sous les radars. Toi, tu es à l'encontre de ça complètement. Quand on avait parlé de ça, c'était cette idée de si jamais mon job s'arrête, s'il y a des restructurations, plutôt que de les attendre pétrifiés en attendant que le coup prête tombe, c'est plutôt de se projeter, ne serait-ce déjà dans la tête, sur... Où est-ce que je vais m'installer ? Quelle nouvelle vie je peux avoir ? Quel effort je vais pouvoir faire ? Qu'est-ce que je vais pouvoir vendre de différent ? Et je trouve ça canon, canon, comme démarche très optimiste.
- Speaker #2
Oui, alors je pense que c'est quelque chose qui se construit à force d'efforts qui ont peut-être au départ été subis, mais finalement ça te forge cette mentalité d'être prêt au changement. Je pense que quand tu es prêt au changement, justement tu ne subis plus. Donc, tu es beaucoup plus fort.
- Speaker #0
Mais c'est un point avec le deuxième point qui était les efforts de visibilité. Ça, c'est un point qui va sûrement t'intéresser. Un effort de visibilité pour contrer l'invisibilité liée à l'âge dont on avait parlé également. C'est-à-dire, qu'est-ce que ça signifie concrètement en ton quotidien professionnel ? Et qu'est-ce que ça te demande de faire différemment aujourd'hui que tu ne faisais pas il y a dix ans ?
- Speaker #2
Oui, se rendre visible. C'est vrai que c'est clé aujourd'hui pour ne pas passer sous les radars et donc créer de la connexion avec chacun, son réseau interne, externe. Et ça, c'est possible, à mon avis, uniquement si tu es aussi aligné avec ce qui te motive. Par exemple, l'intergénérationnel, c'est un sujet aujourd'hui que j'ai vraiment envie de parler. de portée parce que c'est en phase avec mes valeurs, avec aussi le fait que je travaille dans une société avec plein de jeunes. Je suis certainement la plus âgée de mon équipe aujourd'hui et pourtant je me sens hyper à ma place. Je n'ai pas de problème. Il y a un respect mutuel et tout à l'heure, tu as évoqué les demandes qu'on peut faire à des jeunes actifs ou inversement à des plus seniors. Moi je le fais alors sans aucun complexe, parce que je pense que l'équilibre... d'une équipe, il se joue là-dessus, justement, sur la diversité et les compétences mutuelles qu'on peut apporter. Je porte ce sujet-là aujourd'hui et je pense que ça nourrit aussi aujourd'hui ma visibilité et que ça m'ouvre des portes, peut-être, pour demain.
- Speaker #0
Quand tu disais aujourd'hui « je n'ai pas de problème » , ça serait quoi un problème ? Sur quoi tu réagirais ? Si jamais il se passait quoi, tu serais en panique dans ton équipe, par exemple ?
- Speaker #2
Je disais que je n'avais pas de problème à demander du conseil, de l'aide. Je n'ai pas de problème. Je me sens à ma place. Je ne me sentirais pas à ma place si le regard de l'autre et des jeunes qui travaillent dans mon équipe me renvoyaient une sorte de déphasage, de ne pas me sentir à ma place. Là, j'ai vraiment le sentiment encore d'apporter quelque chose.
- Speaker #1
donc il faut en mettre un lien en fait et c'est intéressant ce que tu as dit sur la visibilité parce que moi en tant que jeune j'ai l'impression que c'est un sujet la visibilité par le fait de la séniorité en entreprise il faut continuer à exister et moi ce que je me projette de la visibilité c'est justement que ce sont les experts, les plus anciens qu'on met en avant après c'est peut-être lié à mon secteur égal aussi mais on met en avant les experts qui détiennent une expertise dans l'entreprise et qu'on valorise pour ensuite pousser, que ce soit chez les clients, que ce soit en interne. Il y a tout un sujet là-dessus. Et qu'en fait, c'est justement plus dur d'être visible quand on est jeune, parce qu'on n'a pas la légitimité. On n'a rien fait avant dans sa vie, en fait, qui peut justifier qu'on nous regarde, tout simplement, et qu'il y a tout à donner maintenant. Et que peut-être, après, il y aurait la visibilité. Mais c'est vrai que... C'est intéressant.
- Speaker #2
Oui, alors, je ne suis pas forcément d'accord, parce que je pense aussi qu'il y a beaucoup de sociétés, dans la tech en particulier, où... Le regard est surtout sur les jeunes talents. D'ailleurs, on parle de talent manager, de développement de talent. Et ces carrières, on les mise plutôt sur les jeunes actifs pour développer leur accompagnement et moins ceux qui sont en milieu de carrière et encore moins en fin de carrière. Donc, d'un point de vue senior, en fait, tu n'as plus cette lecture-là du management interne et de la visibilité ou au contraire... Je trouve souvent que la lumière est davantage mise sur les jeunes.
- Speaker #1
C'est marrant parce qu'on n'a pas la même perspective.
- Speaker #0
C'est comme les enfants qui sont toujours persuadés que tu préfères l'autre.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu sais ?
- Speaker #1
Certainement. Pour moi, ce n'était pas compliqué. C'est vrai. Je crois savoir, oui.
- Speaker #0
Mais tu vois, on va revenir. Comment est-ce que toi, d'ailleurs, tu arrives à t'imposer en étant plus jeune ? Donc, en me manquant de cette expérience dont tu viens de parler, comment est-ce que tu t'imposes ? Quelle stratégie tu mets en place ? Comment tu t'y prends pour t'imposer, pour faire passer certaines idées ? Y a-t-il eu des moments où tu t'es senti pas écouté, pas reconnu ou pas ?
- Speaker #1
Écoute, pour moi, il y a déjà deux points. Il y a la stratégie interne et externe. Donc, il doit être visible en interne. Mais pour ça, déjà, il faut que tu fasses connaître, il faut gagner en légitimité pour qu'on puisse te laisser la liberté d'aller voir les autres. il faut déjà que tu fasses bien ce qu'on te demande de faire quand j'étais arrivé à l'époque dans mon alternance, il y avait un sujet pas administratif à faire mais qui était un peu un peu, pas compliqué mais redondant je l'ai fait, je l'ai appliqué le mieux que je pouvais, j'ai mis toute mon énergie dedans comme je mettrais mon énergie pour les tâches pour lesquelles aujourd'hui je suis passionné et au final ça a marché, aujourd'hui on me laisse des tâches beaucoup créatives sympathiques on va dire à faire J'ai l'occasion de rencontrer beaucoup de personnes dans mon entreprise, de discuter avec elles. Il ne faut pas avoir peur d'aller vers l'autre. Des fois, on voit quelqu'un, on pense qu'il est différent et peut-être qu'il est différent. Donc, on a peur d'échanger peut-être par le regard qu'il peut avoir envers nous, qu'est-ce qu'il va penser. Ça, c'est des barrières que j'ai brisées, mais il y a déjà quelques temps de cela. Donc, maintenant, je n'ai plus de problème dessus. Donc, voilà. À la fin, tu connais.
- Speaker #0
Mais quand tu arrives à faire passer des idées ou des nouveaux projets, comment est-ce que tu arrives à t'imposer ? Est-ce que d'ailleurs tu le recherches ou pas encore ?
- Speaker #1
des fois si, il y a des choses que j'aimerais faire passer mais quand t'as une idée, il faut que t'aies des sponsors t'es pas tout seul dans ton idée il faut qu'elle serve à quelque chose aussi, il faut pas que t'aies une idée qui sort de n'importe où, qui va coûter de l'argent qui va faire perdre du temps, c'est pas le but aujourd'hui, tu vas avec les personnes clés qui te soutiennent défendre le projet et c'est pour ça que la visibilité comme on parlait juste avant est importante aujourd'hui, imagine que t'es dans un bureau Tu ne vas pas rester dans ton bureau. Tu vas sortir de ton bureau. Tu vas à l'autre bureau, à l'autre open space. Nous, on a plusieurs bureaux en France. Moi, je vais dans les bureaux qui sont à Paris. Je ne reste pas à la Défense. Quand je voyage, je vais dans nos bureaux à l'étranger aussi. C'est important d'encontrer des personnes, mais de manière désintéressée en fait. C'est-à-dire, derrière, moi, je n'attends rien. Je veux juste faire des rencontres, connaître des personnes. Et au final, à chaque fois, ça débouche sur quelque chose d'intéressant, aussi bien pour moi que pour eux.
- Speaker #2
C'est intéressant, parce que la rencontre... C'est vrai qu'il y a aussi un cliché vis-à-vis des jeunes générations où, au travail, on a l'impression que vous êtes quand même plutôt dans votre bulle.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #2
Moins prêt à la rencontre, justement. Vous allez moins souvent au travail. Très friand de... De télétravail. Voilà, du télétravail. Et moi... A contrario, moi, je vais quasiment tous les jours au bureau. J'adore vraiment être au contact. Il y a une espèce de cliché aussi sur ce sujet-là, parce que ce que tu dis, c'est pas...
- Speaker #1
C'est pas ce que tu ressens, en fait. C'est vrai que le télétravail, c'est une question aussi qui est assez intéressante.
- Speaker #2
Pour ou contre le télétravail ?
- Speaker #1
Moi, je suis pour, mais pas 100% forcément. Non, bien sûr. L'organisation est basée sur un modèle 100% distanciel, mais imaginons une entreprise normale, pour moi, deux jours, toi. Un ou deux jours. Moi, j'en fais un, en général. Ou des fois, par exemple, le matin, je suis en télétravail et l'après-midi, je vais au bureau.
- Speaker #0
Tu te sens trop seul quand t'es en télétravail ? Qu'est-ce que ça t'apporte ?
- Speaker #1
On s'ennuie un peu. Et je trouve qu'il y a des choses basiques qui pourraient être résoudres qu'on n'arrive pas à résoudre parce que, justement, on est en télétravail. Et je trouve que c'est beaucoup plus difficile d'appuyer sur le bouton sur Teams pour appeler quelqu'un que quand il est en face de nous et de lui dire « Tiens, excuse-moi » . Parce qu'en fait, on ne sait pas. Aujourd'hui, t'as les statues, t'es vert, t'es rouge, t'es orange, tu ne sais pas. Non mais c'est vrai, la personne elle est rouge, on sait pas si Est-ce que je peux l'appeler ou pas
- Speaker #0
Elle est rouge, ça je l'ai entendu Je l'ai entendu de la part d'Alternant Qui me disait, j'ai mon manager qui m'appelle Dès que je passe en rouge, pour savoir où je suis Qu'est-ce que je fais ?
- Speaker #1
Ça augmente le contrôle et l'insécurité Et par exemple moi, au tout début de ma vie professionnelle Ça me stressait énormément le statut Teams En fait je me disais Si je vais boire de l'eau, si je vais aux toilettes Je sais pas, c'est-à-dire je vais passer orange Non mais Et ça veut dire Non, mais ça veut dire que les gens vont voir que je suis orange et c'est pas bien du tout.
- Speaker #0
Je vais faire un article là-dessus. C'est la couleur de Tim, ça.
- Speaker #1
Et du coup, moi, j'ai essayé de pirater tout. Je faisais plein de recherches pour savoir comment être vert tout le temps. C'est génial. Et ça, c'est quelque chose qui m'a... C'est génial. Moi, ça m'a pesé quand j'étais plus jeune, en tout cas. Ça, c'est un truc que je ne sais pas.
- Speaker #0
Ça pèse, oui. J'ai entendu aussi. Toi, t'es un peu gêné. Fait que c'est couleur de Tim, c'est pas du tout. Ouais, non. Il y en a,
- Speaker #1
ils ont rien à faire. Mais par exemple, j'ai une de mes collègues que j'adore. Elle, elle a un bug sur son team. C'est toujours avec la croix. Genre déconnectée, absent du bureau. Et en fait, c'est OK. Et c'est drôle. En fait, tu laisses ça et personne ne... Bah OK. Ouais,
- Speaker #0
ouais.
- Speaker #1
Mais en fait, c'est OK.
- Speaker #0
Oui, bien sûr, c'est OK.
- Speaker #1
Et on a le droit d'aller manger. On a le droit de...
- Speaker #0
Ouais, c'est certain. Mais c'est marrant parce que je pense qu'il y en a d'autres qui vont t'écouter, qui vont dire, je ne suis pas tout seul à penser ça. Et tu vois, par rapport au télétravail, j'avais une jeune collaboratrice qui était arrivée dans une... Dans une boîte, il y a quelques années, elle est arrivée 24 ans après ses études, et elle disait « ça a été terrible pour moi le télétravail parce que je ne voyais pas les gens » . Et donc, je sortais de mes études, j'avais fait quelques stages d'alternance, mais j'avais besoin de voir quels étaient les codes de l'entreprise, et en télétravail, je ne les vois pas.
- Speaker #1
Ah non, on ne les voit pas.
- Speaker #0
Je ne vois pas les gens s'exprimer avec leurs mains, je ne comprends pas la diplomatie, je ne comprends pas les sign-meeting. La comparution non-verbale. Exactement. Elle me dit « je ne comprenais pas » et c'était très, très difficile.
- Speaker #1
J'aimerais rebondir sur ça. sur ça, c'est les meetings virtuels. Souvent, nous, on est obligé d'en avoir. On est présent dans le monde, on est présent partout en France. Et j'ai remarqué, des fois, je dois prendre la parole devant le collectif de collaborateurs. Des fois, c'est plusieurs centaines, toi. En fait, je suis beaucoup plus terrorisé à l'idée de prendre la parole devant un écran que s'ils étaient face à moi. J'ai aucun problème à parler s'il y a 300 personnes en face de moi, ça, je m'en fiche, toi. Mais par contre, être derrière mon écran et me dire qu'il y a 300 personnes qui m'écoutent et que je ne les vois pas, que je n'arrive pas à sentir. Est-ce qu'ils vont rigoler quand je vais dire ça ou pas ? Tu ne sens pas la tension. Tu ne sens pas... Exactement.
- Speaker #0
Tu dois ressentir la même chose, sûrement. Je pense que ça, on est un peu tous pareils.
- Speaker #2
Ce n'est pas un problème de génération, ça.
- Speaker #1
Alors qu'on se dit... Mais en fait, derrière un écran, c'est plus facile. Tu n'as personne qui...
- Speaker #0
C'est difficile. Je donne des conférences. Ils sont tellement obligés, à cause de la bande passante, de se mettre en black. C'est compliqué. C'est très difficile. Il faut être... surcompensé avec de l'énergie. Surcompensé. Après, ça se passe très bien, les résultats sont très bons, mais ça demande une prépa. Alors, j'aimerais revenir sur un autre truc d'âge, d'ailleurs, je serais curieuse d'avoir ton avis, parce que quand on s'est parlé, il y avait ton fils beau comme un dieu, qui passe derrière toi, et à qui je pose la question, à partir de quel âge est ton vieux ? Et là, la sanction est tombée à 60 ans. C'était radical, 60 ans, et je me dis, mais qu'est-ce qui se passe-t-il à 60 ans ? S'il y a un stigmate, quelque chose qui arrive physiquement ? comme un yaourt qui passerait du jour au lendemain, dit la retraite. Et je me suis dit, c'est quand même fou parce qu'on a dû instiller dans la tête des enfants par je ne sais quel système ou par ce qu'on dit dans les médias, etc. A dévaloriser le travail à ce point que ou dévaloriser, je ne sais pas, la retraite, à montrer que la retraite, c'est la petite mort et après, il n'y a plus rien. Et c'est ça qu'il a en tête. Tu t'en souviens ? Oui, absolument.
- Speaker #2
Il a peut-être dit cet âge-là parce qu'il n'a pas voulu dire 50 pour ne pas être si salaire.
- Speaker #0
Non, il avait l'air de... Non, ouais. Il aurait dit pour t'acquiner, je pense.
- Speaker #2
Certains, l'inactivité, tu sors un peu du système.
- Speaker #0
Alors que tu ne passes pas en inactivité, certains, oui. Mais si tu as été active dans ta vie active, tu vas rester active la plupart du temps.
- Speaker #2
La plupart des personnes en retraite sont impliquées dans des associations.
- Speaker #1
T'as une seconde vie. Des dents,
- Speaker #2
beaucoup d'associations. Oui, il y a des... Les clichés, hein, sur les...
- Speaker #0
Et d'où vient ce décalage de perception, à ton avis ? Qu'est-ce qu'il a pu voir ou qu'est-ce qui se passe aujourd'hui pour que cette retraite soit si... Je ne sais plus, tu l'as dit justement, une finalité, quoi. L'inactivité.
- Speaker #2
Je ne sais pas, sans doute que, en tout cas, c'est très personnel, mais dans la famille, il l'associe à ses grands-parents, par exemple. Tu vois, nous, on est actifs, on est très actifs, en plus. Moi, son père, ses oncles, ses tantes, je pense que pour lui, au-delà de 60, c'est la génération d'après, encore.
- Speaker #1
Moi j'ai la solution il faut donner l'âge de ses grands-parents à quel âge tu penses qu'on est vieux ? Tu penses à tes grands-parents tu donnes leur âge dans ma tête ce sont eux mes référents anciens moi je dis bah allez 92, 93 ans et ça passe ils sont âgés ils ont 92, 93 ans à peu près pour moi Ça a toujours été l'image que je m'étais fait de la vieillesse. Peut-être que quand j'étais plus jeune, je disais à leur âge, tiens, 80 ans. Aujourd'hui, c'est passé à 93.
- Speaker #0
Oui, certainement.
- Speaker #1
Ça les suit. Pour moi, c'est mon référentiel vieillesse, c'est mes grands-parents. Ce n'est pas tant mes parents. C'est plus la génération d'après.
- Speaker #2
En même temps, je pense que dire que quelqu'un est vieux à 60 ans, et un jeune comme mon fils à 19, je trouve que c'est assez optimiste. Moi, je pensais... Il allait répondre plus jeune que ça. On est vieux à 35, à 40 ans, quand on commence à avoir une certaine maturité et professionnelle et personnelle. C'est plutôt pas mal, finalement, 60 de son point de vue.
- Speaker #0
C'est certain. Dans les écoles, quand je pose la question à des jeunes qui ont entre 23 et 24 ans, je dis à partir de quel âge est-on vieux ? Souvent, la sanction tombe autour de 35 ans, parfois associée aux enfants. Dès que tu as un enfant, tu passes dans l'autre catégorie. Parfois 45, 50, parfois tu en as 2-3 qui disent c'est dans l'âge, madame. Oui, bien vrai. Mais au-delà de ça, il y en a qui peuvent être vieux, très jeunes. Oui. Mais c'était amusant et puis en plus, je l'ai trouvé rigolo quand il est passé derrière. On va passer à une autre séquence qui est une séquence un peu particulière, un peu dingo. Juste vous demander de répondre par oui ou par non et de vous positionner sur des affirmations. exactement, voilà donc c'est 10 affirmations ou un peu plus qui font souvent débat, qui peuvent fâcher, voilà vous avez juste le droit de répondre vrai ou faux si vous êtes d'accord ou pas d'accord pas de ça dépend, pas de nuance mais bon on en apportera si c'est nécessaire et on va voir si vos 25 ans d'écart vous séparent vraiment ou si au fond vous êtes plus alignés que vous ne le pensez ok ? parti ? c'est parti je pose en même temps et chacun vous me direz Les jeunes n'ont plus le sens de l'effort.
- Speaker #1
Oh, faux.
- Speaker #0
Oui, il a hésité quand même.
- Speaker #2
Non, parce que je sais que c'est un cliché.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
exactement. Vieillir est plus difficile pour les femmes que pour les hommes. Vrai aussi ?
- Speaker #1
Pas vrai. Vrai ou pas vrai ? Pas vrai.
- Speaker #0
Ah oui. Et l'endropose, tu connais ? L'endropose ? Oui. Moi.
- Speaker #1
Ah, c'est marrant.
- Speaker #2
Nous, avant l'endropose...
- Speaker #1
Bah oui, mais enfin, ça existe aussi chez les hommes, l'endropose. C'est un petit peu plus âgé pour les garçons. C'est ça, en fait, le point problématique pour les femmes, c'est que les femmes sont ménopausées pendant qu'elles sont dans l'entreprise. Alors qu'a priori, les hommes ont l'endropose après.
- Speaker #0
Donc on entend...
- Speaker #1
Pendant la retraite.
- Speaker #2
Et puis la ménopause, ça arrive avec d'autres aussi. Ouais, ouais, ouais, c'est certain. à partir du moment où elles sont réglées.
- Speaker #1
T'as eu cette sensibilisation-là de la ménopause dans ton entreprise ?
- Speaker #0
Dans mon entreprise, oui. Ici, c'est des sujets auxquels on parle beaucoup, même avec l'endométrie. C'est bien. Mais même dans ma famille, on m'en a toujours parlé. Ça n'a jamais été transparent.
- Speaker #1
Je continue. Les applications de rencontres ont tué la romance.
- Speaker #0
Faux.
- Speaker #1
Faux ?
- Speaker #2
Vrai.
- Speaker #1
L'expérience compte plus que les diplômes.
- Speaker #2
Ouais.
- Speaker #1
Faire des enfants dans le monde d'aujourd'hui est un acte égoïste. On peut se sentir aussi désirable à 60 ans qu'à 30 ans. Vrai !
- Speaker #0
Vrai ! Vrai, ben vrai, vrai !
- Speaker #1
Si tu nous entends, Fantin... Les parents doivent être les amis de leurs enfants.
- Speaker #0
Vrai.
- Speaker #1
T'es raison, pourquoi ?
- Speaker #2
Parce qu'on n'est pas des amis, la relation parents-enfants, c'est quelque chose d'unique, qui ne néglige pas les relations amicales dans le sens agréable ou sincère. Mais il y a autre chose.
- Speaker #0
Pour toi, c'est vrai, je comprends.
- Speaker #2
Et puis on ne choisit pas ses parents, on choisit ses amis.
- Speaker #1
C'est certain.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Partir à la retraite, c'est... Ah bah tiens ! Partir à la retraite, c'est commencer à mourir socialement.
- Speaker #0
Vrai.
- Speaker #1
Vrai ?
- Speaker #2
Je vais dire faux.
- Speaker #1
Comment est-ce qu'on pourrait changer ça ? Qu'est-ce qu'il faudrait à tes yeux qui change pour que... Pour moi,
- Speaker #0
il faut qu'on prépare plus les personnes à partir en retraite. J'ai l'impression que là, du jour au lendemain, tu es à la retraite, mais qu'il n'y a rien avant qu'il s'est préparé à cette retraite. Et je dois bien avec mon père, lui là. Il va bientôt avoir 60 ans, il a encore quelques années. Mais il n'y a pas de projet. Il n'y a aucun institut, il n'y a pas d'organisme qui vient et qui dit « Tiens, après, vous pouvez faire ça. Il faut trouver par soi-même. » Et je pense que tout le monde n'a pas le courage de trouver par soi-même parce que soit c'est compliqué de rechercher, soit il manque d'envie, mais qu'au final, ça ferme les choses.
- Speaker #1
Et tu penses que c'est un travail à faire pour la personne en elle-même ou pour son entourage ?
- Speaker #0
Pour moi, c'est l'entourage en entreprise. Oui, il faut mettre une petite... étincelle au moins.
- Speaker #1
Pour la personne ?
- Speaker #0
Oui, pour la personne. Après, la personne, oui, est libre ou pas de choisir son parcours. Mais selon moi, il y a vraiment quelque chose à faire juste avant.
- Speaker #1
Tu sais que ça se fait de plus en plus des préparations, on appelle ça les 3e parties de carrière. Comment ça sonne pour toi, cette phrase les 3e parties de carrière ?
- Speaker #0
J'ai hâte !
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
je rigole ! Non, mais ça ne m'inquiète pas du tout. La vieille, ce n'est pas quelque chose...
- Speaker #1
On appelle ça la 3e partie de carrière, ça veut dire que ce n'est pas forcément la préparation à la retraite, mais c'est on rentre. Je pense que... soit ce sera à 55 ans, 56, je pense, troisième partie de carrière, c'est qu'est-ce qu'on fait jusqu'à 64 ans ? La plus belle,
- Speaker #0
parce qu'en fait, c'est une période où tu n'es pas en recherche de besoins financiers, normalement. C'est-à-dire que tu as fait ta carrière, imaginons que tu te chartes à tout économiser. En fait, tu peux vraiment te dédier à des projets qui sont toujours tenus à cœur, dans lesquels tu veux vraiment t'investir, mettre ton énergie, sans attendre de contrepartie parce que ta famille, tes rentes, c'est bon, en fait.
- Speaker #1
Oui, moi,
- Speaker #2
enfin... Moi, je pense que c'est un choix et une démarche individuelle. Moi, je serais moins en attente de l'entreprise que de... Ça va de toi à ce que je disais.
- Speaker #1
Ah oui, tu es plus autonome, toi, dans ta prise.
- Speaker #2
Oui, en moins que toi, je me suis toujours préparée à l'après, tout à l'heure. Et ça, c'est moi qui me dicte la conduite et mes envies et mes projets. Et je pense que je ne m'en manquerai pas quand le moment sera venu. Je ne sais pas, malheureusement.
- Speaker #0
Après, ce sont tes convictions, toi.
- Speaker #1
et moi aussi je pense aussi que je serais comme toi que je saurais quoi faire mais je pense qu'il y a beaucoup de gens qui ne savent pas en fait je m'inquiète pour eux mais alors c'est pas moi mais voilà c'est plus une question parfois ils ne le savent pas parce qu'il n'y a pas d'énergie parce que l'entreprise parfois crée de la cistana on ne s'est pas forcément préparé pour la suite on a été pris en main toutes les années on te montre des projets à 2-3 ans et tout d'un coup on te dit il faut que tu te prépares ça
- Speaker #0
existe aussi mon père ça fait 35 ans qu'il est journaliste et donc depuis 35 ans que c'est son métier.
- Speaker #1
Donc c'est difficile pour un de se projeter ?
- Speaker #0
Je pense que pour quelqu'un qui a fait toujours la même chose, ça peut être plus compliqué de se projeter. On a de la chance d'avoir des carrières, peut-être internationales, peut-être on change d'entreprise, mais on n'est pas tous confrontés à ce changement-là, et je pense que ça peut être très brutal quand ça t'arrive d'un seul coup.
- Speaker #1
C'est certain, donc il faut le préparer. Je continue mes questions. Le féminisme d'aujourd'hui est allé trop loin ?
- Speaker #0
Je trouve que ça dépend.
- Speaker #2
On n'a pas le droit de dire ça.
- Speaker #0
On n'a pas le droit.
- Speaker #1
Les seniors jugent les jeunes parce qu'ils ont oublié comment c'était d'avoir 25 ans.
- Speaker #2
C'est vrai.
- Speaker #1
C'est OK de donner mon salaire et connaître celui des autres.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Les tatouages nuisent à ton ascension professionnelle. OK. On apprend aussi vite à 55 ans qu'à 25 ans. Oui. Vrai ? Faux ? Pourquoi ?
- Speaker #0
Moi, je me base sur, par exemple, le piano. Je pense que c'est par... Ou un instrument de musique, je pense que c'est plus facile de l'apprendre quand t'es jeune. Donc avant 25 ans, que si tu te mets à débuter le piano, à la retraite, par exemple.
- Speaker #1
Ça dépend. Alors, les neurosciences te montrent que ça dépend si tu es passionné ou pas. Si c'est forcé, de toute façon, ça va faire les circuits neuronaux habituels, mais ce qui est important, c'est d'être passionné. Si t'es pas passionné, tu vas trouver du plaisir dans l'apprentissage.
- Speaker #2
Je pense même qu'il y a des études qu'on a montrées assez récemment que l'apprentissage était plus facile pour les personnes plus âgées qui avaient entraîné.
- Speaker #1
Déjà entraîné, puis tu maîtrises mieux quelque chose que tu vas arrêter plus longtemps, tu vas savoir le faire plus longtemps. Donc tu vois, soit optimiste pour toi et pour les autres. C'est important. Après cette petite séquence vrai-faux, je vous sors mes... Petit papier, que j'ai appelé les petits papiers de carreau. Il y a quelques questions. Vous allez piocher une des questions et vous allez y répondre rapidement, s'il vous plaît. Si on a un peu de temps, vous en tirerez deux chacun. Je te propose d'en tirer une. Sandrine, Luc, tu veux commencer ?
- Speaker #0
Je suis tombé sur premières années de travail. Comment étais-tu ? Je pense que j'étais très focus sur moi-même et peut-être pas assez sur les autres. C'est-à-dire que moi, quand je suis arrivé en entreprise, je ne savais pas et j'ai toujours voulu aller loin. Donc j'étais très focus sur ce que je faisais, il fallait absolument réussir, mais sans forcément prendre en compte le reste de l'équipe. Et ça, c'est une grave erreur, en fait. Et que tu fais quand tu as 18 ans, il vaut mieux la faire maintenant qu'après, je pense. Non, mais c'est vrai. Et je pense que j'ai dû être un peu égoïste. Un peu égoïste et perso, oui.
- Speaker #1
D'accord, ok. C'est bien de se rendre compte, de se dire. Sandrine.
- Speaker #2
Alors, ce que tu conseillerais à ton toi du passé ? Moi, je me conseillerais d'être plus indulgente vis-à-vis de moi-même, de me mettre moins de pression, de faire davantage confiance.
- Speaker #1
Tu en penseras ça, à plus tard. Allez, une autre question. Luc ?
- Speaker #0
Allez, le métier que tu aurais rêvé ou rêverais de faire ? Quand j'étais petit, je rêvais d'être ingénieur dans les remontées mécaniques, les deux sièges, etc. Ah,
- Speaker #2
c'est drôle !
- Speaker #0
Non, mais c'est vrai, j'adore ça. et je suis passionné maintenant moi j'aime skier mais j'aime la machine et quand j'étais petit tous les étés j'étais conducteur de télésiège avec un monsieur dans ma station de ski qui s'appelle Pierre et je mettais les vélos sur le télésiège, on réglait la vitesse et en fait moi tous les étés pendant un mois où j'étais à la montagne tu faisais pas de ski, t'étais dans le télésiège comme c'était l'été je faisais pas de balade et moi je passais ma journée au télésiège et je faisais Je faisais mes carnets de vacances là-bas.
- Speaker #1
C'est drôle.
- Speaker #0
Mais j'adore ça.
- Speaker #1
Écoute, il faudrait comprendre ce qu'il y a derrière ça.
- Speaker #0
En France, on a un énorme constructeur qui s'appelle Poma. On est les leaders dans le monde.
- Speaker #1
On a appris quelque chose. Merci, ma chère.
- Speaker #2
Alors, un échec ou une erreur qui t'a fait croire que tu allais te faire virer un jour ?
- Speaker #0
C'est drôle, ça.
- Speaker #2
Alors oui, c'est arrivé. Je me souviens d'avoir... J'ai organisé pas mal d'événements, des événements corporels, tout le monde en public. Et celui-ci... J'ai organisé, je devais avoir moins de 30 ans. C'est un gros truc, plus de 1000 personnes. J'avais vraiment envie de faire un truc hyper différent, assez disruptif dans le choix du lieu, du format, etc. Et j'avais réussi à convaincre mon président de l'époque, ce n'était pas une mince affaire de sortir un peu du cadre. Et voilà, on avait un truc super. Et en fin de compte, tout a dérapé. C'était... Les commissions de sécurité ne validaient plus le format, la manière dont ça allait se passer. J'avais essayé de tout cadrer. Bordeaux, etc. Mais il y a toujours des choses que tu ne maîtrises pas. Et la météo, en l'occurrence.
- Speaker #1
Mais c'est le jour de l'événement où ça ne s'est pas passé, finalement ? Oui,
- Speaker #2
le jour de l'événement, le problème avec l'orage. On pilote, on se déplace différemment. Dans un lieu public, c'était très, très compliqué.
- Speaker #1
Et tout reposait sur ton idée de départ qui avait poussé pour faire fin. Et c'était quoi ?
- Speaker #2
C'est quoi l'idée ? En fait, c'était un événement pour 1000 personnes dans un stade, au stade Charletti, avec un travail de 1000 personnes en format ruche. Je ne sais pas si toi tu connais, quand on fait travailler...
- Speaker #1
Ah, avec plein de petites sessions.
- Speaker #2
Plein de petites sessions, simultanées en même temps, et une retranscription du travail fait. Techniquement, à l'époque, c'était très compliqué. et puis une installation sur une pelouse qu'on pouvait plus faire à cause de la météo. Bref, l'horreur, rien n'allait. Et moi, je me suis liquéfiée tout au long de la journée parce qu'on me portait des trucs des mois et des mois.
- Speaker #1
Tu t'es fait engueuler ?
- Speaker #2
Il y a eu un peu de tension le jour, mais en final, je n'étais pas responsable des événements indépendants de la météo.
- Speaker #1
Pour que tu t'en souviennes, tu ne meurs jamais.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
et Dieu sait si il y a des fois où moi aussi je me suis dit c'est maintenant je peux plus même à mon âge il y a des choses des fois ça peut être stressé mais c'est au delà du stress c'est à dire qu'il y a des moments tu te dis là ça passera pas allez une dernière alors ce que ça m'a appris c'est à gérer l'inattendu maintenant je me suis préparée à ça tu vois aussi tu vois toujours mais oui mais c'est peut-être ça qui t'a fait peut-être allez la dernière
- Speaker #0
Luc le meilleur conseil que tu aies reçu Merci. se sert encore aujourd'hui ? Je pense que c'est quand tu veux aller quelque part, avoir de la dextérité jusqu'au bout, il ne faut pas lâcher au premier obstacle. Ça, tu m'en dis.
- Speaker #1
La persévérance ?
- Speaker #0
Exactement. Je cherchais le mot, je ne le trouvais pas. C'est comme ça. Oui, c'est exactement ça, la persévérance. C'est quelque chose que j'essaie de m'appliquer aujourd'hui.
- Speaker #1
Tout en étant en capacité à affronter l'imprévu.
- Speaker #0
Ah bah toujours
- Speaker #1
Je m'adapte à tout Ça ça va à toi C'est important de savoir
- Speaker #0
Non faut pas être ta raison Faut pas être psychorigine en fait Mais quand tu veux quelque chose La direction Le vent dans lequel Faut rien lâcher Faut réussir à mobiliser tout le monde Faut aller jusqu'au bout Ma grande peur c'est de regretter quelque chose Où j'aurais pas pu Tout donner en fait En fait ça me dérange pas que ça ne fonctionne pas Mais au moins, tu n'as aucun regret. Exactement.
- Speaker #1
Tu comprendras mieux, vieille âgène. Oui. Et toi, ma chère ?
- Speaker #2
Ce que tu te permets de faire aujourd'hui, que tes parents n'ont jamais osé faire, c'est prendre du plaisir, être moins dans l'obligation, se laisser du temps. Moi, j'ai pris un congé sabbatique, par exemple, il y a quelques années de ça. Je me suis autorisée ça. je pense que mes parents n'auraient jamais fait parce que j'avais envie de vivre une expérience personnelle à un moment donné entre parenthèses de ma vie professionnelle et ça les générations d'avant moins c'est incroyable parce que moi c'est l'inverse je
- Speaker #0
trouve que je suis beaucoup plus rigide que mes parents par exemple à l'époque avec mes parents des fois mon père partait en reportage à l'étranger et donc on séchait l'école si on faisait un mot tiens Luc sera absent pendant deux mois Bon, voilà. Et toi, c'est la liberté professionnelle, c'est tes passions, ces choses. Tandis que moi, je suis vraiment en recherche de quelque chose de solide. J'aimerais monter des étapes, devenir peut-être responsable. Et mon père, c'est quelque chose, par exemple, il n'a jamais voulu être responsable. Pour lui, ce serait le pire enfer de sa vie que ça arrive, ce moment-là.
- Speaker #1
Parfois, tu te construis par opposition aussi.
- Speaker #0
C'est drôle parce que quand tu entends ce que tu as dit, c'est un peu l'inverse aussi. C'est ce que j'aurais pu dire, mais inversement.
- Speaker #1
En fait, c'est aussi dédouaner du regard social aussi. Faire ce qui te plaît. On clôt cette partie-là et on ouvre la dernière partie. On va se quitter dans 9 minutes et 11 secondes. Quel est le dernier film que vous avez vu au cinéma ?
- Speaker #0
Qui vous a plu ? Moi, j'ai bien adoré. C'est pas au cinéma, mais c'est pas grave. C'est dans l'avion. Je verrai toujours vos visages.
- Speaker #1
Euh, c'est quoi déjà ça ?
- Speaker #0
Je sais pas si vous avez vu. Si,
- Speaker #1
si, ça me dit qu'il y a... Ah bah attends, si !
- Speaker #0
Tu sais,
- Speaker #1
ce sont les assistants sociaux qui sont les plus perso en cours. C'est formidable !
- Speaker #0
Quand tu as parlé de film, c'est la première chose qui... Oui,
- Speaker #1
c'est très très très bien. Avec Jean-Pierre Deroussin. C'est très très bien joué, tu as raison. Très bon choix. Et toi ?
- Speaker #2
Moi, je suis très mauvaise pour me rappeler du titre des films. Alors, je vais te dire celui que j'ai vu, le dernier que j'ai vu. Et c'est drôle d'ailleurs par rapport à ce que toi, tu viens de dire, parce qu'on aurait pu s'échanger les films. Mais moi, le dernier film que j'ai vu, c'est Avatar.
- Speaker #1
Le premier ou le dernier ? Le dernier. D'accord. Et tu as trouvé ça comment ?
- Speaker #2
Oui, moi, je me suis éteinté. Tu l'as vu, Avatar ?
- Speaker #0
Non, je n'ai jamais regardé.
- Speaker #1
Ok. Aucun des deux ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Même pas le premier.
- Speaker #1
D'accord, ça marche. S'il y avait trois livres que tu recommanderais, que tu aimes ?
- Speaker #0
En fait, vu qu'on s'est rencontrés, je pense à La rencontre de Charles Pépin, qui est un livre, un philosophe. Après, il dit que justement, en se rencontrant l'autre, on finit par se rencontrer soi-même. Après, maintenant, j'ai envie de retourner dans mon enfance, La guerre des clans, un livre avec des Ausha. Et j'avais tous les tomes, mais ça prenait une place, même les bleueuses à la maison. Et un dernier, là, j'y pense, parce que je le lis en ce moment et j'aime beaucoup, c'est le livre Succession, justement. Les deux journalistes. Oui,
- Speaker #1
mince, je l'ai cliqué par cœur, je les ai tous. Raphaël Baquet.
- Speaker #0
Voilà, je suis nul en nom d'auteur. Mais justement, je trouve que c'est hyper cohérent avec ce qu'on se raconte aujourd'hui. Et quand tu lis les histoires, tu te rends compte qu'en fait, il n'y a pas qu'une question d'argent. C'est une question... C'est que des relations interpersonnelles, de jalousie,
- Speaker #1
de peur, d'angoisse.
- Speaker #0
En fait, on a tous les mêmes problèmes.
- Speaker #1
Souvent, exactement. Et toi ? Trois bouquins. Que tu as aimé, que tu recommanderais ?
- Speaker #2
Alors... Je peux citer des revues aussi. En ce moment, je suis plus dans les revues que dans la littérature. Donc je crois... je recommande L'Audace, une revue trimestrielle qui a été fondée par Natacha Polony.
- Speaker #1
D'accord. C'est très bien.
- Speaker #2
C'est un peu ardu.
- Speaker #1
Il n'y a pas une photo, il n'y a rien du tout. Il y a du texte, mais c'est passionnant.
- Speaker #2
Avec des essayes, c'était vraiment un vrai travail de fond. Je trouve ça, aujourd'hui, à contre-courant de la manière dont on s'informe. Donc l'information sur le temps long, je trouve ça absolument clé aujourd'hui. Et sinon, alors tu prends un pot dépourvu. Oui, je suis désolée,
- Speaker #1
ce n'était pas prévu.
- Speaker #2
Littérature, je ne sais pas quoi traiter. D'accord, c'est pas grave.
- Speaker #1
Je ne veux pas te mettre mal à l'aise. Et si tu avais un conseil à Luc ? donner à Luc pour la suite de sa vie, tu lui dirais quoi ?
- Speaker #2
Sois alignée avec toi-même. C'est la clé dans la réussite personnelle et provisionnelle.
- Speaker #1
Et toi, qu'est-ce que tu conseillerais aux jeunes ? Ils sont plus jeunes que toi.
- Speaker #0
Pas trop se poser de questions. En fait, aujourd'hui, on a l'impression que quand on est jeune, on se demande ce qu'on peut faire. Il faut choisir sa spécialité. À l'époque, j'avais pris Humanité, Littérature, Philo. SES et géopolitique, etc. On m'avait dit, mais il ne faut surtout pas prendre humanité, littérature, surtout si tu vas aller en école de commerce après. Mais moi, à l'époque, j'avais 14-15 ans, mais j'ai dit, mais j'en ai rien à faire de ce que vous me dites, laissez-moi faire. Et ça ne m'a jamais desservi, en fait. J'ai toujours voulu faire ce qui me semblait être bon, et je ne me suis jamais mis dans une case. J'ai dit, au pire, pas d'école de commerce, on fera autre chose, et c'est la vie, en fait.
- Speaker #2
Ça rejoint ce que je te dis. En fait, il faut... ses envies et c'est la passion il faut être ouvert à l'étonnement je pense que c'est le plus important réussir à continuer à être étonné avec quoi tu repars ma chère Sandrine de ces 50 minutes passées ensemble satisfaction parce que cette discussion était très agréable et je suis très surprise de cette ouverture que tu as d'esprit que tu as partagé avec nous. Je suis assez étonnée par ton analyse, par ta maturité, j'ai envie de dire, plutôt. Je trouve que tu es très mature dans ta manière d'analyser et de voir les choses. C'est chouette.
- Speaker #0
Merci. Ça va être dur de dire un commentaire après.
- Speaker #1
Et toi alors, à quoi tu repars ? Qu'est-ce qui t'a marqué pendant ces
- Speaker #0
50 000 personnes ? J'ai adoré cet échange et je me suis rendu compte qu'en fait, des fois, on a des problèmes un peu similaires. Que des fois, on pense la même chose, que ce soit dans les vrais ou faux. Je trouve qu'on était vraiment plutôt alignés, donc ce n'est pas forcément une question d'âge, mais peut-être de manière d'être.
- Speaker #1
Là, je n'ai pas un problème, en fait. Oui, c'est ça. Ce n'est pas le sujet.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. En fait, on rabat sur l'âge quelque chose qui est plutôt relatif à la culture ou à la manière d'être. Donc, ça m'a fait prendre connaissance. Le cadre de référence. Le cadre de référence.
- Speaker #1
Et la prochaine fois, tu croiseras Sandrine et tu pourras lui demander sans problème « Bonjour, comment vous appelez-vous ? » Et je suis trop bien qu'elle répondra sans problème.
- Speaker #0
Et j'ai adoré quand tu as tiré la question, l'erreur. T'as cru que t'allais te faire virer un jour ? Parce qu'en fait, on se rend compte qu'en fait, tout le monde, on a tous des courbes dans la vie. Il y a des choses qui se passent mal et qu'en fait, même quand ça se passe très mal, c'est pas si grave que ça, en fait.
- Speaker #1
Parce qu'après, on en rigole, en fait.
- Speaker #0
Pourquoi dans quelques années, on va dans un podcast et on raconte ça ?
- Speaker #1
On va t'en raconter un paquet, moi aussi, où j'écris. Bon, bah écoutez, merci beaucoup, en tout cas. C'était top. Merci d'avoir accepté cette invitation. C'était donc un nouveau numéro de ce podcast Une Génération d'Écarts. La prochaine fois, on aura d'autres invités avec encore plein de surprises à nous raconter, peut-être des rencontres inattendues. Mettez des commentaires, n'hésitez pas à proposer des questions que je devrais poser. Pour le oui-non, il y a peut-être encore des affirmations qui permettraient d'enrichir cette étape-là. On se revoit très vite pour un nouvel épisode. Vous pouvez vous abonner à la newsletter qui s'appelle « Osons l'intergénérationnel sur LinkedIn » pour comprendre tout ce qui se joue en entreprise et rejoigner aussi la communauté vivagène qui est en train de se construire avec pour objectif de faire dialoguer les générations. Merci beaucoup. Bonne soirée, bonne journée. À très vite.