Speaker #0Bienvenue dans le podcast Une vie en équilibre, le podcast pour te sentir mieux dans ton corps, dans ta tête et dans ta vie. Je suis Marine, naturopathe spécialisée dans la perte de poids et l'équilibre hormonal. Et ici, on va parler de bien plus que d'alimentation. On va parler du corps bien sûr, mais aussi des émotions. de la relation à soi, de confiance, de fatigue, de motivation. Bref, de tout ce qui influence ton équilibre au quotidien. Je partagerai avec toi mon expertise, mon expérience et aussi beaucoup de mon vécu avec une approche simple, concrète et bienveillante. Parce qu'au fond, être bien, ce n'est pas chercher la perfection. C'est apprendre à s'écouter. se comprendre et avancer petit à petit vers une vie plus équilibrée. Alors, installe-toi tranquillement et on commence. Tu sais, ce moment où ton corps te dit stop, mais toi, tu continues quand même. Pas parce que tu n'as pas compris, mais parce que tu refuses de ralentir. Parce que tu as des choses à faire, parce que tu veux être efficace, parce que tu as appris à tenir. coûte que coûte. Et au fond, tu le sais. Tu sais très bien que tu es en train de tirer sur la corde. Mais tu continues quand même. Eh bien, dans cet épisode, j'ai envie de te parler de ce moment-là, celui où tu ne t'écoutes plus au nom de la performance et du contrôle. Et je sais à quel point c'est important de s'écouter, de faire attention aux signaux, de sentir quand il faut y aller ou quand il faut ralentir. Et pourtant... Même avec cette conscience, c'est hyper facile de passer à côté, de forcer alors que ton corps te dit stop, de continuer alors que tu sais très bien que tu devrais t'arrêter. Et dans cet épisode, je vais te montrer que lorsque tu vas au-delà des limites, les conséquences ne sont pas que mentales. Ton corps le ressent, ton énergie aussi, et ton poids en est souvent le reflet. Et surtout... Je vais te montrer comment éviter de retomber dans ce piège. Mais pour que tu comprennes vraiment à quel point c'est facile de tomber dedans, je vais te raconter une situation très concrète que j'ai vécue pas plus tard que la semaine dernière. Lundi dernier, c'était férié. C'était Pâques. Franchement, j'ai passé une super journée à profiter en famille, au soleil, à bien manger. Et vraiment, ça m'a fait un bien fou de ralentir. Mais mardi matin, je me suis réveillée avec une sensation désagréable. Un peu comme si... Avec un décalage. Comme si j'avais perdu une journée de travail. Comme si j'étais déjà en retard, alors que ma semaine venait à peine de commencer. Et là, sans même m'en rendre compte, je me suis mise une pression énorme. Parce que dans ma tête, c'était immédiat. Il fallait compenser, rattraper, optimiser. Faire en... quatre jours, ce que je fais normalement en cinq. Et là, si tu m'écoutes bien, eh bien je suis sûre que tu vois déjà arriver le piège. Sauf qu'il y a eu un détail supplémentaire que je n'avais pas du tout pris en compte. J'étais à la veille de mes règles et clairement, je le sentais dans tout mon corps. Zéro énergie, fatiguée, à fleurs de peau et incapable de me concentrer comme d'habitude. Et ça... Eh bien, je ne l'avais pas prévu dans mon planning. Donc, j'ai fait comme si ça n'existait pas. Parce que, tu vois, le truc, c'est que déjà, même quand tout va bien, eh bien, j'ai déjà tendance à vouloir en faire trop, à sous-estimer le temps que prennent les choses et à remplir mes journées un peu plus que ce que je peux réellement faire. Et tu vois, je me dis toujours, ça va passer. Alors, j'ajoute encore un truc, puis un autre. Et en vrai... des fois ça passe. Mais seulement quand je suis en forme. Et là, mardi dernier, ce n'était pas du tout le cas. Donc, malgré ces alertes, je commence ma journée comme si de rien n'était. Et je m'acharne, je force, je tire sur la corde dès le début. Et en milieu de matinée, mon chéri descend et il me parle de tout ce qu'il a déjà fait. Et à ce moment-là, je fais exactement ce qu'il ne faut pas. Je me compare à lui. Je regarde ce que moi j'ai fait, et là dans ma tête, c'est hyper violent. Lui, il a gravi dix étages et moi, j'ai à peine monté une marche. Et c'est là que tout devient trop. Trop de choses à faire, trop de pression, et la sensation que je n'y arriverai jamais. Résultat, je craque. Je me sens à bout, fatiguée, pas à la hauteur, et je remets tout en question. Alors qu'en vrai, si je prends juste un peu de recul, tout ça n'a aucun sens. Parce que le problème, ce n'est pas que je n'avance pas assez, c'est que je refuse d'avancer au rythme qui est bon pour moi. Et avec mon chéri, nos journées n'ont rien à voir. Pas le même rythme, pas le même niveau d'expérience, pas la même vitesse d'exécution, et surtout, pas la même énergie ce jour-là. Et ça, normalement, je le sais. Parce que quand c'est mon chéri qui est fatigué ou malade, je suis la première à lui dire de s'écouter, à lui dire de ralentir. à lui dire que c'est ok. Mais quand il s'agit de moi, tout disparaît. Plus de principe, plus de bienveillance. C'est un peu, fais ce que je dis, mais surtout pas ce que je fais. Et ça, évidemment, sur le moment, je ne le vois pas du tout. Parce que je ne suis plus du tout rationnelle. Je suis juste dans mes émotions, dans mon ressenti. Et je dirais même que c'est comme si j'avais enfilé la mauvaise paire de lunettes. Tu vois, celle qui te déforme tout, qui te montre tout en négatif. Donc à ce moment-là, moi je ne vois qu'une seule chose. Je n'avance pas assez et pas assez vite. Et du coup, là, je m'effondre. Les larmes, la frustration, tout. Et tu vois, il y a quelques années, c'est exactement à ce moment-là que je me serais répudiée dans la nourriture. Alors... Aujourd'hui, ce n'est plus le cas, mais ça ne veut pas dire que tout va bien. Parce que je reste dure avec moi-même, et quoi que je fasse, j'ai toujours l'impression que ce n'est pas suffisant. Alors que, factuellement, si je regarde bien la situation, il n'y avait vraiment aucun problème, aucun retard. Rien qui ne justifie de me mettre dans un état pareil. Mais sur le moment, je n'étais vraiment plus du tout lucide. Et du coup, en me voyant comme ça, mon chéri m'a proposé d'aller marcher. Juste une petite demi-heure pour m'aérer, pour me reconnecter. Et il me dit un truc tout simple, que la seule vraie priorité, aujourd'hui comme tous les autres jours, c'est d'être bien, d'être heureuse. Et je te le dis honnêtement, malgré ces belles paroles, ma première réaction c'est non, non, direct. Parce que dans ma tête, j'ai pas le temps, je suis déjà en retard. Et toi, tu veux encore que je perde une demi-heure pour aller marcher ? Sauf qu'au fond de moi, je le sais qu'il a raison. Et je sais même que c'est exactement ce que moi, je conseillerais à une amie ou à une cliente. Je sais que ça va me faire du bien. Et même en fait, je sais que c'est exactement ce dont j'ai besoin. Un moment pour moi, un moment pour redescendre, un moment pour me reconnecter à mes sensations. Parce que la vérité, c'est que ce n'est pas une demi-heure de travail en plus qui va changer la face du monde. Par contre, je sais très bien que cette demi-heure de marche, dans l'état où je suis, eh bien, elle peut complètement changer ma journée. Donc bon, je me fais une raison et j'accepte sa proposition. Alors, à contre-coeur, c'est vrai, et j'ai vraiment dû lutter contre moi-même. Mais j'ai dit oui. Donc on est sortis, on est allés marcher, on a pris l'air. Et vraiment, petit à petit, il y a la pression qui est redescendue. Et c'est vrai, au début j'étais tendue, j'étais frustrée, mais vraiment au fur et à mesure ça a commencé à devenir plus léger. J'ai arrêté de penser à tout ce que je n'avais pas encore fait. Je me suis remise à parler, à sourire, à rire. Et là... Je me suis reconnectée à moi et j'ai pu mettre des mots sur la raison qui fait que je n'avais pas d'énergie, mais surtout sur ce que je ressentais au fond de moi. Et franchement, entendre tout ça de ma propre voix, ça m'a aidée à mieux accepter la situation. Et d'un coup, tout s'est remis en place. Je me suis dit, ok, c'est juste une journée et demain sera différent. Et surtout, je me suis dit, eh bien, aujourd'hui, je fais de mon mieux. Et en fait, c'est ça l'essentiel. Parce que ton mieux, il peut changer tous les jours. Et il dépend de ton état. Quand tu es à 100%, ton mieux, c'est 100%. Mais quand tu es à 20%, ton mieux, c'est 20%. Et ça, ça doit être ok. Parce que sinon, tu passes ta vie à être dure avec toi-même, à avoir des attentes irréalistes, et donc à ne jamais te sentir suffisante. Et tu vois ? Malgré ce que j'ai ressenti le mardi à cause de cette comparaison complètement inutile, eh bien le jeudi j'ai eu une réplique. Sauf que bon, cette fois, je ne suis pas tombée dedans. Je te la raconte, tu vas voir, tu vas rire. J'étais à la salle de sport, sur un vélo, et j'étais en train d'écrire cet épisode justement. Et comme mon chéri était juste à côté de moi, eh bien évidemment j'ai jeté un coup d'œil à son compteur. Cadence plus élevée, plus de kilomètres. Plus de calories. Et là, je l'ai senti au fond de moi, ce réflexe, cette comparaison. Sauf que cette fois, j'étais lucide. Parce que, clairement, je n'étais pas dans ma meilleure semaine. Mais même sans ça, on n'a pas le même corps, on n'a pas les mêmes muscles, et on n'a pas les mêmes capacités. Donc vouloir me comparer à lui, c'est absurde. Et pourtant, malgré ça, tu vois, le réflexe, il était là. Et donc je regardais discrètement en essayant de me convaincre que c'était pas grave d'être derrière. Mais factuellement, les vélos n'avancent même pas pour de vrai. Donc j'étais pas derrière, j'étais juste à côté de lui. Tu vois un peu le ridicule de la situation. Et donc, au bout de 50 minutes, comme si l'univers voulait me faire passer un message, son vélo s'est éteint. Plus d'écran, plus de chiffres, plus de données, et donc plus de comparaison. Et en fait là, ça m'a fait un bien fou et... Et je me suis mise à rire parce qu'en fait, d'un coup, tout est redevenu plus simple. Plus rien à prouver, plus rien à mesurer et juste moi en train de faire de mon mieux. Et tu vois, ça m'a rappelé un truc tout simple. Le problème, en fait, ce n'est pas ce que l'on fait, c'est quand on se compare. Parce que quand tu te compares, tu sors de toi et tu ne regardes plus ton énergie, ton état, tes besoins. Tu regardes l'autre. Et forcément, tu te sens en décalage. Alors qu'en réalité, la seule personne avec qui tu es censé te comparer, c'est toi. Pour voir ton évolution, ton chemin, ton rythme. Et c'est tout. Et ça, c'est exactement ce que je répète à mes clientes. S'écouter et arrêter de se comparer. Et tu vois, même moi qui passe mes journées à transmettre ça. Si je ne suis pas attentive. Je peux très vite retomber dedans, replonger dans mes vieux réflexes, me mettre la pression et me couper de moi. Et encore une fois, pas parce que je ne sens pas, mais parce que je choisis de ne pas écouter. Parce que ça dérange, parce que ça ralentit, parce que ça vient casser cette illusion de contrôle. Et ça, vraiment, on le fait toutes, moi la première. Et c'est pour ça que ça demande une vraie vigilance. Bah ! Une fois de temps en temps, mais tous les jours, parce que tu vois, ça va très vite. Parce qu'on veut faire bien, parce qu'on veut être performante, constante, disciplinée. Mais sans s'en rendre compte, on bascule. Et là, on ne s'écoute plus. On s'impose un rythme que notre corps ne peut pas tenir, on dépasse nos limites et on fait taire les signaux. Et le pire dans tout ça ? C'est qu'on appelle ça de la motivation, de la discipline. Alors qu'en vrai, c'est juste une forme de violence. Une violence silencieuse qu'on s'inflige à soi-même. Donc maintenant, je suis sûre que tu as des tonnes d'exemples en tête. Et de ces moments où tu as voulu en faire plus que ce que tu pouvais. Et justement, maintenant, on va parler des conséquences. Parce que, continuez à ne pas t'écouter. à dépasser tes limites souvent en te comparant aux autres, ça a un vrai prix. Un coût physique, avec de la fatigue, de l'épuisement, des dérèglements. Un coût émotionnel, avec de l'irritabilité, de l'hypersensibilité, de la charge mentale. Mais surtout, un coût invisible. Parce que quand tu es dans cet état-là, tu te déconnectes de toi. Tu n'écoutes plus ton corps. Tu ne te fais plus confiance, tu fonctionnes en pilote automatique. Et quand tu es en pilote automatique, tu ne te poses même plus la question de ce dont tu as vraiment besoin. Alors qu'en réalité, par exemple, dans une journée comme celle-là, où je suis fatiguée, complètement HS, eh bien, j'aurais juste besoin de ralentir, de respirer, de prendre un moment pour moi. Mais si je ne m'écoute pas, je vais compenser autrement. Et souvent comment ? Eh bien, par la nourriture. Pas parce que j'ai faim, mais pour me calmer, pour m'apaiser. pour faire redescendre la pression. Et c'est exactement comme ça que les compulsions s'installent, parce que tu es déconnecté de toi. Alors, comment on fait concrètement pour arrêter d'en arriver jusque là et éviter de compenser avec la nourriture ? Déjà, première chose, arrêtez de croire que ton énergie est linéaire. Tu n'es pas censé être au même niveau tous les jours. et encore moins en tant que femme. Ton énergie fluctue et c'est normal. Elle dépend de ton sommeil, de ton cycle, de ton niveau de stress, mais aussi de ce que tu vis émotionnellement, de ta charge mentale, en fait de tout ton corps tout simplement. Et il y a des jours où tu es alignée, fluide, efficace, et d'autres où tout te demande plus d'efforts. Ou tu es plus lente, moins concentrée, moins disponible. Et le problème, ce n'est pas ces jours-là. C'est le fait de vouloir fonctionner comme si rien ne changeait. De t'imposer le même rythme, les mêmes exigences, le même niveau de performance. La deuxième des choses, tu dois apprendre à adapter plutôt qu'à compenser. Tu vois, par exemple, quand tu as un jour de moins dans ta semaine. Ça ne veut pas dire que tu dois en faire plus les autres. Parce qu'en plus, parfois, ce jour en moins, il peut aussi se transformer en deux jours, voire plus. Un jour férié, un imprévu, une urgence, un enfant malade, ou simplement toi qui ne te sens pas bien, ou de la fatigue qui s'accumule. Bref, la vraie vie. Et pourtant, ton réflexe, c'est de vouloir rattraper, compresser, accélérer. Alors que parfois, la vraie solution, ce n'est pas d'en faire plus. C'est d'accepter d'en faire moins. Parce que oui, tu as le droit d'en faire moins. Et oui, ce n'est pas forcément confortable, mais c'est essentiel. Et la troisième des choses, de poser une question simple dans ta journée. Est-ce que là, je m'écoute ou est-ce que je me force ? Et surtout, essayer d'y répondre avec honnêteté. Parce que très souvent... Tu as déjà la réponse, mais tu continues quand même. Et enfin, il faut vraiment comprendre que ralentir, ce n'est pas perdre du temps. C'est même souvent ce qui t'en fait gagner. Parce que quand tu respectes ton corps, tu récupères plus vite, tu repars plus vite. Et surtout, tu vas plus loin. À l'inverse, quand tu luttes, tu avances, oui. Mais avec plus de fatigue, plus de résistance. et jusqu'au moment où ton corps te dit stop. Tu vois, c'est un peu la même chose que lorsque tu es en randonnée. Quand tu commences à être fatigué, si tu prends 10 minutes pour t'arrêter, respirer, récupérer, tu repars plus légère. Mais si tu continues à forcer, tu ne gagnes pas du temps, tu en perds. Et vraiment, ça, ça vaut pour tous les domaines de ta vie. Donc, le vrai piège, ce n'est pas de manquer de discipline, clairement pas. c'est de vouloir garder le contrôle même quand ton corps te demande de lâcher. Parce que, crois-moi, s'écouter, ce n'est pas un acquis. Surtout dans notre société. Et donc, c'est une vigilance de chaque instant. Et moi la première, je dois me le rappeler encore et encore. Et c'est vraiment essentiel. Parce qu'à chaque fois que tu ne t'écoutes plus, tu t'éloignes un peu plus de toi. Et ton équilibre, il ne se joue pas dans les grands changements. Il se joue dans ces moments-là. Dans ces moments où tu choisis de te forcer ou de t'écouter. Je te remercie de m'avoir écouté. Si cet épisode t'a plu, tu peux soutenir le podcast en lui laissant une jolie note et un commentaire. Et si tu as envie d'aller plus loin, tu peux me retrouver sur Instagram ou dans mon univers. le cercle des corps réconciliés. Et rappelle-toi, l'équilibre ne se cherche pas dans la perfection. Il se construit chaque jour, un pas après l'autre. A très vite dans une vie en équilibre. Bisous !