- Speaker #0
Vous aspirez à plus, plus de liberté, plus d'espace, plus de fluidité dans votre expansion, plus de prospérité, mais autrement. Ici, on ne cherche pas à faire plus, on cherche à créer mieux, à trouver un mouvement qui nourrit au lieu d'épuiser, un chemin où l'ambition ne s'oppose plus à la conscience. Bienvenue dans un nouvel épisode de Vérité. Aujourd'hui, j'ai la joie de recevoir une femme que je suis depuis longtemps et dont le parcours me touche profondément. Yumna Tarazi est auteur, coach, fondatrice de la méthode S'habiller vrai, une approche pionnière qui aide chacun à révéler son essence à travers le vêtement. Formée aux arts appliqués, à la gestalt-thérapie, Yumna conjugue sensibilité artistique et conscience psychocorporelle. Depuis 2013, elle a accompagné des milliers de personnes à renouer avec leur authenticité et à... construit un écosystème entrepreneurial florissant en dehors des sentiers battus. Elle est également l'autrice de « S'habiller vrai » , « Les calpiliers de l'abondance » et « L'oracle des couleurs » . Ses méditations guidées « Méditer en couleur » ont déjà été écoutées plus de 100 000 fois. Mais aujourd'hui, au-delà du succès visible, c'est une Yumna traversée, transformée et profondément ancrée que je reçois. Dans cet épisode, on parle de la tempête, de la foi, de ce qui reste quand tout se suspend. et de cette force étrange qu'on appelle la grâce qui parfois nous pousse à continuer alors même que rien n'est assuré. On parle aussi d'un monde entrepreneurial en pleine bascule et de ce que ça demande de rester debout, aligné et sans plan B. Bienvenue dans Vérité, ma chère Yougna.
- Speaker #1
Merci. J'ai des frissons qui me traversent de part en part sur chaque mot que tu prononces. Dans ce rendez-vous... Et juste, et dans le bon timing, je pense que, voilà, c'est énorme cet espace que tu crées. Voilà, on peut partager des choses, je pense, qui se disent nulle part ailleurs.
- Speaker #0
Merci, merci, Léona. Avant de démarrer, tu sais, on a un rituel dans le podcast. Est-ce que tu peux nous décrire ton environnement, juste maintenant, pour qu'on puisse t'imaginer ?
- Speaker #1
Je suis dans ma maison, je suis dans mon bureau, qui est dans ma maison. Donc, j'ai une pièce dédiée pour mon bureau. Et notre maison, elle est immergée en pleine nature. en pleine campagne du Portugal. Je me souviens, je crois que c'était il y a huit ans, j'avais mis une image sur Facebook où il y avait un bureau qui donnait sur une baie vitrée, qui donnait sur un jardin. Et j'avais mis ça sur Facebook en me disant à mes contacts, bon, je sais que c'est utopique de trouver ce genre de bureau à Paris, mais si jamais quelqu'un a, voit ce genre de bureau, faites-moi signe parce que je voudrais louer un espace de travail en dehors de mon appartement. À l'époque, j'habitais... J'étais à Paris dans un immeuble sous les toits, au sixième étage sans ascenseur, dans un tout petit appart de 30 mètres carrés. Et aujourd'hui, j'ai ce bureau avec plusieurs baies vitrées entourées de verdure. Et il n'y a pas que ce rêve-là qui s'est réalisé, il y a plein d'autres rêves qui se sont réalisés aussi. Donc voilà où je me situe là tout de suite.
- Speaker #0
Et comment vas-tu vraiment aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors aujourd'hui, je suis très excitée parce que je suis allée visiter un lieu à côté de chez moi dans lequel je vais faire des nouvelles retraites, des nouvelles immersions. Donc ça m'a mis en joie, ça m'a mis dans l'excitation et ça a confirmé ce que je ressens très profondément dans mon corps, avec évidence, cette bascule dont on va parler tout à l'heure. je démarre un nouveau cycle et qu'il y a des nouvelles choses qui vont démarrer là notamment commencer à proposer des des retraites, s'habillerait et entrepreneur au Portugal.
- Speaker #0
Et oui, parce que cette bascule, comme on le disait aussi en introduction, c'est vrai que dans l'appel de préparation pour ce podcast, on se disait que ces dernières années, beaucoup avaient quitté l'entrepreneuriat, mais que toi, moi, on était encore là. Et dans cette première partie, de notre épisode, j'aimerais qu'on explore cette grande bascule que toi, tu as ressentie dans l'industrie du coaching, de l'accompagnement, mais aussi dans ta vie personnelle. Et on va se rendre compte par ton témoignage que c'est vraiment multifacette. Tu disais que la tempête avait commencé il y a à peu près cinq ans, qu'elle t'avait demandé de mettre en pause ton entreprise, de naviguer un peu avec peu de visibilité. Mais voilà, est-ce que tu t'es prête aujourd'hui à nous dire ce que cette tempête tempête a révélé en toi. D'ailleurs, pourquoi ce mot tempête ?
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'il veut dire ce mot tempête ? J'ai mis sur pause pendant uniquement un an. Il y a eu le congé sabbatique en 2022 et ensuite il y a eu un congé maternité fin 2023 pendant trois mois à peine. Les cinq dernières années, c'est quand même les cinq dernières années où j'ai opéré la plus grosse croissance et puis il y a eu une croissance fulgurante, un plateau, un congé sabbatique. Un bébé Donc, décroissance du chiffre d'affaires et maintenant je renais de mon postpartum. La recroissance redémarre et pour moi c'était une tempête à plusieurs niveaux et j'ai presque envie de dire que c'était une très joyeuse tempête. J'en ai eu des tempêtes, on va dire, douloureuses dans ma vie. Là, pour le coup, c'était des tempêtes vraiment très joyeuses et à la fois qui généraient de l'inconfort parce que ça m'amenait... à faire différemment dans mon entreprise, ou en tout cas, ça m'amenait à devoir faire quand même, même si je n'avais pas assez de temps, même si tous mes repères changeaient. Donc, ce qui s'est passé, c'est qu'en 2020, à la veille du confinement, mais quand je dis à la veille, c'est-à-dire c'est vraiment une semaine avant, on a signé une offre d'achat de maison au Portugal. Donc, nous, on habitait en France avant, avec mon compagnon. Moi, j'ai toujours habité Paris. J'ai habité au Liban et à 24 ans je suis allée à Paris, donc j'ai vécu ma deuxième tranche de vie à Paris pendant une vingtaine d'années. Et là, le Portugal, on avait décidé d'y vivre avant qu'il y ait le confinement. Et on trouve une maison, on signe l'offre et on rentre chez nous pour trouver un prêt et on se retrouve confiné. Et donc déjà le chaos commence avec le confinement, on l'a vécu sur le plan collectif, ce chaos, cette tempête. Pour moi, je l'appelle tempête parce que ces cinq dernières années, j'ai vraiment eu le sentiment de me prendre des vagues sans avoir le temps de respirer. Et même si c'est des vagues joyeuses, je dis toujours que la joie aussi nous demande de sortir de notre zone de confort pour créer suffisamment d'espace pour l'accueillir. Les émotions qu'on a tous envie de vivre, comme la joie, l'amour, la grâce, même si c'est des belles émotions, Elle nécessite aussi cet apprentissage de faire suffisamment d'espace à l'intérieur de soi pour les accueillir, au même titre que la tristesse, la colère, le choc désagréable, etc. Et donc, moi, j'avais l'impression de me prendre les vagues les unes après les autres sans avoir le temps de respirer. Déjà, de rencontrer quelqu'un après des années et des années de relations tendues, de rencontrer quelqu'un avec qui c'est... extrêmement facile et quelques mois après, on décide d'aller vivre tous les deux dans un pays inconnu ensemble. On achète une maison au bout d'à peine un an de relation. Le confinement arrive, ça nous demande de recréer des choses dans notre entreprise. Moi, ça arrivait à un moment où j'étais en pleine construction et justement, j'étais en train de créer énormément de choses et il a fallu s'adapter très vite. Beaucoup de clients qui n'allaient pas bien, il a fallu être là. Et puis, ça a été suivi par l'emménagement dans la maison. qu'on venait d'acheter. Ensuite, on a décidé d'agrandir cette maison. Donc, deux ans après, on a travaillé pendant deux ans sur les plans de la maison, avoir obtenu le permis de construire. Et après, on s'est lancé dans deux ans de chantier, un très gros chantier à la maison. Donc là aussi, j'avais l'impression que toute ma vie était dans un garde-meuble. On a vécu dans un tout petit appart pendant deux ans, mais avec vue sur la mer. Donc évidemment, ça aide au bord de la mer. C'était vraiment beau. mais Il y avait ce côté un peu fou d'avoir toute ma vie dans un garde-meubles pendant deux ans de travaux. Et c'est pendant ces deux ans de travaux où toutes mes affaires étaient dans un garde-meubles que j'étais enceinte au moment où je m'y attendais le moins. Et après un congé sabbatique. Justement, comme j'avais l'impression que ça allait tellement vite, à un moment, j'ai senti l'épuisement avant d'être en burn-out. Là, je m'estime vraiment très chanceuse d'être capable de repérer les signes du burn-out et de m'arrêter avant. Donc ça, ça a été super parce que je me suis arrêtée à un moment où j'ai vraiment pu profiter de mon congé sabbatique. Je n'étais pas clouée au lit comme le burn-out de niveau très avancé. Et j'ai pris neuf mois de congé sabbatique. Je pensais que j'allais pouvoir avoir un bébé à ce moment-là, mais évidemment, ça n'arrive pas quand on le veut. Et donc, neuf mois de congé sabbatique pour prendre du recul, démarrer le chantier de notre maison. Et à un moment, j'ai ressenti la sève revenir, cette envie de revenir au travail, cette énergie qui revient. Et comme par hasard, c'est à ce moment-là que je suis enceinte. au moment où on avait fait le deuil, où on n'y croyait plus. Et donc, ça faisait à peine trois semaines que j'avais repris mon activité, où là, je suis enceinte. Donc, nouvelle vague, parce que tout ce que je projetais de nouveau dans mon entreprise, je vais commencer à le différer, à rechanger les plans en faisant une année, on va dire, de maintien plutôt qu'une année de croissance. En même temps, je n'osais pas en parler parce que j'avais peur de faire une fausse couche. J'en avais déjà fait une. J'ai fait un parcours de PMA pour être enceinte, donc un parcours de PMA pendant quatre ans. Donc ça aussi, tu te prends les vagues les unes après les autres, en plein business. Donc voilà, ça faisait beaucoup de vagues, des joyeuses, des plus difficiles avec la PMA. J'ai ce sentiment depuis quelques années, et depuis que j'ai un enfant, ça s'est démultiplié, ce sentiment, que je n'arrive pas à retrouver la rive et juste bronzer au soleil, sécher au soleil, dans le sable chaud, tu sais. Et là, je me dis, mais il est où le sable chaud ? Depuis que je suis au Portugal, je pense que quand on fait des changements comme ça dans notre vie, c'est obligé que dans le subtil, tout change de place en fait. C'est notre centre de gravité qui se déplaçait d'un pays à un autre. Déjà, je suis déplacée du Liban vers la France, et puis maintenant de la France vers le Portugal. Et je vois que ça m'a pris cinq ans. vraiment pour me dire, là, je me sens chez moi. On a emménagé dans notre maison finie depuis dix mois maintenant, au moment où on fait ce podcast. Et vraiment, c'est que maintenant, je pense qu'au bout d'un an, c'est là que je vais me dire, ça y est, j'ai atterri ici, j'habite vraiment au Portugal et je commence à faire mes retraites au Portugal. On a basculé dans autre chose. Moi, déjà sur ma vie personnelle, j'ai clairement basculé sur autre chose maintenant. Cette année, vraiment l'année 2025. Et il y a plein de choses comme ça qui arrivent, qui se mettent à jour pour me montrer que ça a changé. Même pour avoir des clients, je vois que ce n'est plus du tout de la même manière qu'avant. Il y a quelque chose, dans mon cas, qui s'est beaucoup simplifié en fait. Alors, est-ce que c'est parce qu'il y a 12 ans d'entrepreneuriat derrière ? Je ne sais pas.
- Speaker #0
Je pense qu'il y a de ça parce que de toute façon, l'entrepreneuriat, dans son aspect initiatique, nous ramène à l'essentiel. Comment tu as su que tu avais basculé ?
- Speaker #1
Déjà, c'est une sensation corporelle. C'est quelque chose à l'intérieur qui dit « on y est » . De la même manière que cette chose-là, à l'intérieur, disait « on traverse le guet » . Là déjà, c'est une perception intérieure. Sur le plan personnel, je suis de l'autre côté de mes rêves. C'est-à-dire, tout ce que je rêvais de vivre dans ma vie, il est là. Quand je dis de rêve, c'est des choses qui, moi, pendant 20 ans, m'ont paru, mais totalement inaccessibles. Je me suis dit « je ne suis pas faite pour le bonheur » . Mon destin, il y a un moment, à 40 ans, j'ai accepté de dire « Ok, je suis célibataire » . J'ai accepté que ma vie, c'était de la construire en célibataire, de ne pas avoir d'enfant, de vivre à Paris, dans une ville très chère, donc dans un lieu qui ne me représente pas forcément. Ces cinq dernières années, il y a tout ça qui s'est manifesté. Alors, j'ai travaillé dessus un moment. Ça a été un travail vraiment conscient de le manifester, de le créer, de le construire et d'avoir l'espace de l'accueillir, d'accepter qu'on mérite de ressortir. de voir ces choses auxquelles on aspire. Donc déjà sur le plan personnel, je sais qu'il y a ça. Sur le plan professionnel, l'année dernière, 2024, j'ai observé auprès de vraiment le premier cercle d'amis entrepreneurs, quasiment la moitié ont arrêté leur activité ou totalement en veille, en pause, en réflexion de restructuration, en remise en question profonde. Mais 2024, j'ai eu l'impression comme un arbre qui perd toutes ses feuilles. Et je me dis, donc 2025, on y est, parce que je vois que ceux qui sont encore là, c'est des personnes pour qui c'est viscéral d'être là. Ceux qui n'avaient pas quelque chose de suffisamment fort, pour qui le pourquoi n'était pas suffisamment fort, eh bien, ils ont trouvé autre chose qui correspond mieux aujourd'hui. Les signes qu'on a basculés aussi, c'est que je vois que chez mes clients et chez mes prospects, Il y a beaucoup plus de conscience, beaucoup plus d'awareness, de recherche de liens. Après le boom des formations en ligne, où il y avait ce côté frénétique, les gens étaient vachement dans la demande d'apprendre, d'avoir soif d'apprendre, de se reconvertir, d'apprendre sur soi, d'évoluer, etc. De remise en question. Il y a eu tellement de solutions miracles décevantes. que les gens aujourd'hui, ils ont développé une sorte de clairvoyance. Il y a beaucoup plus de discernement chez les clients, chez les prospects, mais aussi chez nous, même moi en tant que chef d'entreprise. Je faisais partie de ce mouvement. Je me posais très peu de questions à lâcher 10 000 euros pour faire un coaching, c'était mon quotidien. C'était, allez, c'est 10 000, c'est 15 000, allez, c'est 20 000. Il y a un moment aussi, on ralentit parce que... On a quand même appris un tas de choses et on a pu aller réapprendre. Et je continue à me faire accompagner, mais plutôt en supervision. Et à un moment, on n'a plus besoin d'avoir de nouvelles informations. On a besoin juste d'accompagner le changement organique qui a lieu au jour le jour, ou la réflexion, etc. Continuer une croissance avec les acquis qu'on a, on va tout le temps refaire les mêmes coachings. plus de conscience que la solution est à l'intérieur, mais de manière plus incarnée. Une sorte de simplicité, tu vois, une sorte de simplicité concernant l'argent, la vente. J'observe que les gens sont beaucoup plus décomplexés par rapport à ça et plus responsables. Voilà. Il y a quelque chose où ils sont plus responsables vis-à-vis de ça.
- Speaker #0
Alors, quand tu dis les gens, tu parles de qui ?
- Speaker #1
Les prospects que je côtoie.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Il y a quelque chose de plus responsable au niveau de l'argent. dans le fait d'investir oui j'ai beaucoup moins de gens qui vont venir descendre mes services parce que c'est de l'arnaque on va être plus dans bah j'y vais où je sais que c'est le prix, mais ce n'est pas pour moi aujourd'hui, ce n'est pas cohérent avec là où j'en suis aujourd'hui. J'observe quelque chose qui a changé au niveau de l'argent à ce niveau-là. C'est peut-être moi, peut-être moi qui ai changé de vibration aussi et qui attire d'autres types de personnes.
- Speaker #0
Oui, je pense, parce que je suis certaine que des clients qui cherchent à négocier ou à dévaloriser, etc., il y en a certainement encore. Toi, tu es dans ton entièreté et tu as arrêté de te prostituer aussi.
- Speaker #1
Voilà, sûrement, voilà, clairement.
- Speaker #0
Puis c'est comme ça, quoi.
- Speaker #1
Il y a quelque chose d'intransigeant là-dessus et du coup, le rapport est très simple.
- Speaker #0
Tu me disais que de toute façon, tu n'avais pas le choix, tu n'avais pas de plan B, donc il fallait que ça fonctionne.
- Speaker #1
C'est ça, parce que quand j'ai décidé de prendre mon congé sabbatique, au moment où je décide ça, il faut que je génère le revenu de deux années dans les six mois qui me restent avant le congé sabbatique. Donc oui, c'était chouette de prendre le congé sabbatique, oui, c'était chouette de prendre un congé maternité, sachant qu'il a été très court. Du fait que la grossesse est arrivée dans la foulée du congé sabbatique, c'était le moment où j'étais supposée renflouer les caisses. Et je n'ai pas de plan B, dans le sens où je n'ai pas d'héritage, je n'ai pas de job salarié. Quand j'ai démarré mon entreprise, je n'avais pas de compagnon ou de mari. Donc, j'étais toute seule et je devais compter sur moi financièrement, sachant que je suis quelqu'un d'ambitieux. Je sais, j'ai conscience que je n'ai qu'une seule vie et donc j'ai envie de m'offrir la plus belle vie qui soit, de m'offrir toutes les formations qui m'attiraient. Je voulais gagner cet argent qui me permettait de réaliser mes rêves et de vivre dans le confort que je souhaitais. Et du fait qu'il n'y ait pas ce plan B, ça m'a obligée que malgré le fait que je n'avais jamais les conditions idéales pour construire une entreprise, parce que quand j'ai démarré mon entreprise, j'étais en plein dans ma thérapie et le fait de me déconstruire pour me reconstruire, j'étais en chantier. je sortais de stages de thérapie ou de séances individuelles, je pouvais mettre trois jours ou quatre jours à être en sanglots, pliée en deux dans mon lit en sanglots parce qu'il y avait tellement de choses qui se métabolisaient, tellement de choses qui se conscientisaient que mon corps libérait des émotions qui étaient enfouies pendant des décennies. Donc, j'ai créé une entreprise prospère dans des conditions vraiment pas idéales, dans des moments où j'étais très seule, j'ai dû compter sur moi-même. Et après, il y a de la fatigue, après il y a des contraintes. Il y a eu des moments où il y a eu des épisodes de guerre au Liban pendant que moi j'étais ici avec toute ma famille au Liban. Il y a toujours des choses de la vie qui viennent, des ruptures amoureuses, très douloureuses à répétition. Et tout ça, je pense que mes clients ne se doutaient de rien. Et c'est ça, ne pas avoir de plan B. C'est qu'il y a un moment, il faut y aller. Et s'il faut y aller de toute manière, autant y aller avec quelque chose qui me nourrit le cœur et l'âme, autant y aller avec quelque chose dans lequel j'excelle et de trouver le moyen de vivre de ça. Et c'est ce moment-là aussi où j'ai pris conscience que justement, c'est parce que je fais quelque chose que j'aime que je vais gagner encore plus d'argent. Et non pas parce que je l'aime qu'on ne gagne pas sa vie avec ce qu'on aime. Si, c'est parce qu'on l'aime qu'on va... en gagner beaucoup plus parce que les gens adorent travailler avec des personnes passionnées. Ils préfèrent donner leur argent à des personnes passionnées et impliquées que des personnes qui le font de manière distante. Et à un moment, pourquoi c'est important de le faire ? J'avais le compagnon, j'ai eu un bébé, et je me retrouvais en mode, mais je n'arrive pas à travailler. C'est compliqué de... de générer du chiffre d'affaires en travaillant à peine 10 à 15 heures par semaine, en ne faisant pas de nuit, en étant fatiguée, etc. Et à un moment, mon compagnon m'a dit, tu sais, tu peux arrêter de travailler et tu peux compter sur moi financièrement pendant un temps.
- Speaker #0
Donc, il t'a proposé un plan B.
- Speaker #1
Il m'a proposé un plan B. Et là, quelle ne fut pas ma surprise quand je découvre que, OK, ça me soutient psychologiquement, c'est très chouette, mais... Même si je n'avais pas besoin d'argent, j'ai ce besoin viscéral quand même de travailler et d'œuvrer pour mon entreprise. J'ai regardé ça avec beaucoup d'étonnement parce que je me suis dit « Ah, je ne travaille pas que pour l'argent. Il y a quelque chose en moi qui s'accomplit, qui cherche à s'accomplir à travers cette mission. Et quelle est cette part qui cherche à s'accomplir à travers cette mission qui fait que même si j'avais pas besoin d'argent, je continuerai à le faire quand même parce que ça me nourrit parce que ça me construit parce que ça me relie aux autres ça me met dans la danse et cette danse d'appartenir au monde et de faire partie du monde et d'être au service et le mot c'est la grâce C'est on le fait, je le fais, pour être lié à la grâce finalement. Parfois, c'est une chance de ne pas avoir de plan B. Parce que quand on est forcé à le faire, on se rend compte que c'est loin d'être une corvée. Et c'est justement ce chemin-là, le chat de l'aiguille, on se dit mais c'est impossible, je ne vais jamais pouvoir gagner ma vie de ça, personne ne l'a jamais fait, de gagner sa vie avec ce type de métier. Et bien c'est le chat de l'aiguille qui fait que quand on arrive à le traverser, Au-delà du mental, c'est une réussite au-delà des stratégies. Ce n'est pas ce que j'ai fait pour réussir, c'est qui j'ai décidé de devenir pour réussir. C'est là le changement. Je pense que quand tu fais des coachings ou quand j'en fais, je sais qu'on travaille sûrement d'une manière très similaire. On amène les personnes à devenir leur choix.
- Speaker #0
Oui, à la vérité en fait.
- Speaker #1
À être vrai avec soi-même.
- Speaker #0
C'est aussi cette prise de conscience qu'effectivement, on n'a pas entrepris pour l'argent, mais pour bâtir une œuvre. Et c'est en toute humilité. Enfin, tu vois, c'est de dire ça, mais c'est beaucoup d'humilité. Ce n'est pas quelque chose de supérieur ou quoi que ce soit d'autre. C'est juste une œuvre qui ne nous appartient pas, qui n'est pas à propos de nous.
- Speaker #1
C'est notre cathédrale.
- Speaker #0
Exactement. Pour clôturer ce sujet du plan B, tu vois, je trouve que vraiment l'apprentissage de ça pour les auditeurs du podcast... Ça serait de dire, mettez-vous en situation de ne pas avoir de plan B. Avoir un plan B ou toujours avoir cette possibilité, mais bon ça fait partie de mon chemin aussi entrepreneurial, de toujours me reposer la question, est-ce que je continue ou est-ce que je fais autre chose ? Et à chaque fois, ça me ramène à me réengager dedans parce que c'est la grâce qui me remet dedans. Il y a quelque chose qui revient, qui se renouvelle et je vois tellement d'entrepreneurs pour qui ça ne fonctionne pas ou qui ne décollent pas ou qui se sacrifient ou qui s'épuisent. Parce que quelque part, il y a une décision qu'elles n'ont pas prise. Tu vois, c'est à ça que ça me fait penser quand tu dis, je n'avais pas de plan B. En fait, ta décision, elle était prise. Tu as arrêté de perdre ton énergie et ton temps à te poser la question, en fait, t'y vas.
- Speaker #1
C'est ça, exactement. En fait, inconsciemment, quelque part, j'avais décidé effectivement de ne pas avoir de plan B parce que ça poussait trop fort d'aller sur ce chemin-là. Et je le vois dans mes accompagnements. Les personnes que j'accompagne, qui ont un plan B, ce sont ceux qui tournent en rond, qui ont toujours du mal à décoller. Parce qu'on sait, on sait en fait, on sait qu'on ne va pas tomber dans un trou. On sait qu'on a d'autres solutions et on a beau se dire non, je n'ai pas d'autres solutions, on sait très bien dans un coin de sa tête qu'un jour il y a un héritage qui va tomber. On sait très bien qu'un jour il y a les charges qu'on avait cotisées, les cotisations, machin, qui vont nous revenir, la retraite, le mari. On sait au fond de nous qu'il y a quand même quelque chose. Et j'ai vu les personnes qui décollent vraiment, ce sont celles qui n'ont plus de plan B. Le chômage, elles n'ont plus personne sur qui compter dans leur vie. Elles sont ambitieuses et elles se bougent. Et ce n'est pas facile. Ce n'est pas facile, mais elles ont l'énergie et elles y vont.
- Speaker #0
Oui, parce que la décision est prise.
- Speaker #1
La décision est prise.
- Speaker #0
Quand on sait que la décision n'a pas encore été prise, c'est de quoi on aurait besoin pour vraiment prendre cette décision ? J'aimerais qu'on plonge encore un petit peu plus loin dans le lien entre la spiritualité et l'entreprise, la foi et l'action, la grâce et le mouvement. Est-ce que tu aurais, je ne sais pas, un exemple, une situation à nous raconter de ce moment où les résultats n'étaient pas là, mais tu as continué ?
- Speaker #1
Ah oui, chaque année, chaque année, ce n'est pas un moment. Je dis toujours ça à mes clients, mais qu'est-ce que vous imaginez ? Que le résultat, le chiffre d'affaires que je fais à la fin de l'année, il est tombé tous les jours ? Non. Il faut savoir qu'au quotidien, quand on est dans une espèce de zoom, de loop, où on a l'impression qu'il ne se passe rien. Mais si on fait vraiment notre travail du quotidien, c'est-à-dire qu'on déroule la stratégie qu'on avait dit qu'on allait faire, on fait les lives qu'on avait prévues. On continue à vendre les offres qu'on avait dit, on continue à tous les jours améliorer l'alignement, le positionnement, on continue tous les jours, tous les jours un petit pas. Si on a vraiment continué ces petits pas, ne serait-ce qu'à dose homéopathique, à la fin de l'année, je mets ma main à couper que tout le monde aura des résultats. Je peux te donner l'exemple de tous mes lancements qui ne fonctionnent jamais comme prévu et je vois très bien la part de moi qui pourrait se dire Ça fait une semaine que j'en parle, rien, encéphalogramme plat, il ne se passe rien. Je leur dis à mes clients, mais quand vous ouvrez quelque chose, c'est normal. Parce que déjà, le prospect, il a besoin de voir l'offre sept fois, il a besoin de digérer.
- Speaker #0
C'est parce que ça a doublé maintenant.
- Speaker #1
Oui, en plus, ça ne m'étonne pas. Ça ne m'étonne pas. Oui, ça, c'est parmi les choses qui ont changé. Les gens réfléchissent à deux fois plus avant de s'inscrire. Ça aussi, ça fait partie des choses qui ont changé. Donc, le temps... de décision des clients est beaucoup plus prolongée. Donc, c'est pire qu'avant. Donc, oui, tout le temps, ça ne marche jamais comme je l'ai imaginé. Moi, ma plus-value, c'est la créativité. Donc, la vie m'apporte tout le temps des situations où je suis obligée d'être créative. Si je prends une stratégie qui a déjà fonctionné, que je reproduis, ça ne marche jamais. Donc, ça me permet d'initier quelque chose, mais tout le temps de rectifier en cours de route. Et à chaque fois que je suis en train de vendre, Ça me demande d'aller chercher des ressources dans mes tripes. Et je vois que si je n'ai pas relié ces tripes, tu parlais de grâce et de mouvement, si je ne vais pas me relier à la grâce quand je communique, il ne se passe pas grand-chose. Et ça me rappelle à chaque fois de me dire, Yumna, rappelle-toi que ce n'est pas les stratégies que tu as faites qui ont marché, ce n'est pas cette pub Facebook, ce n'est pas cette vidéo, ce n'est pas le webinaire, c'est l'état dans lequel tu étais au moment où tu l'as fait. T'es déconnectée dans tes tripes, il y a quelque chose qui brûle et qui fait du bien et qui te rend vivante et qui te donne envie et qui te met en appétit. Et c'est ça qui va faire aussi que les gens viennent. Évidemment, il y a aussi comment je présente l'offre, est-ce qu'elle correspond vraiment au public ? Bien sûr. Voilà, être à l'écoute et être à l'écoute. Donc moi, la plupart du temps, j'ai envie de dire, c'est presque la norme de dire que… Et quand je parle de réussite, j'en suis très très fière parce que je sais que derrière, le mot réussite… pour moi, égale traverser les difficultés et l'incertitude 365 jours et de se dire je ne sais pas quels vont être les résultats, mais je continue.
- Speaker #0
Parce qu'en fait, tu dis incertitude, mais en fait, ce n'est pas de l'incertitude. C'est juste que c'est le comment qu'on ne sait pas.
- Speaker #1
Exactement. Et je vois, tu vois, pour être très précise sur des ventes que j'ai pu faire, j'ai ma formation phare, la formation professionnelle, ça vivrait. qui était jusqu'à maintenant mon produit le plus cher, qu'il est jusqu'à maintenant. C'est la dernière année que je le fais sous ce format, donc je ne sais pas encore comment il... Justement, je suis dans cette nouveauté, donc je ne sais pas encore quelle forme aura mon business après. Cette année, c'est la dernière année où c'est comme ça. C'est ma formation entre 10 000 et 12 000 euros. Et chaque année, je me dis, je ne vais pas y arriver. Je sors d'une formation où il y a eu 20, 30 élèves. On a vécu vraiment des moments de grâce, mais là, en cascade. pendant 15 jours en présentiel, trois fois, trois semaines en présentiel. Et à chaque fois, je sors de ça confiante en me disant, mais c'est tellement fou ce qu'on a vécu, ça va se remplir comme ça. Et je commence à communiquer, et là, j'ai une inscrite. Et puis, j'ai deux inscrites. Puis, j'ai 15 personnes intéressées, mais qui mettent... Une qui met six mois à répondre, l'autre qui met trois semaines à répondre, l'autre qui met six mois à répondre. Et malgré les échéances de temps. Et je me dis non, mais là, ça a marché, mais là, ça ne va plus marcher. Et je ne sais pas comment je me retrouve à nouveau le premier jour de formation avec un groupe complet devant moi, des groupes magnifiques à chaque fois parce que c'est magique. Et chaque année, j'ai l'impression que ça ne se remplit pas. Mais comme il y a 20 ou 30 places et que moi, je vais vendre, on va dire pendant la moitié de l'année, pendant 100 ou 120 jours, je ne vends pas tous les jours, je vends 20 jours sur les 120 jours. Donc, les 100 autres jours où je ne vends pas cette formation, j'ai l'impression que ça ne marche pas. J'ai l'impression qu'il faut que je change de voie, que je ne suis pas faite pour ça, que je suis trop chère. Et donc, 100 jours pour se remettre en question, face aux 20 autres jours où je fais mes 20 ventes ou mes 30 ventes. Moi, mon objectif, c'est un jour arriver à un moment où j'arrive à vendre tous les jours.
- Speaker #0
que ce soit des programmes en ligne ou voilà. J'étais arrivée à ça avant mon congé sabbatique quand j'ai généré deux chiffres d'affaires en une seule année et que ça avait dépassé le million parce que forcément, j'avais travaillé autant que deux années dans la même année. Je vendais tous les jours. J'avais des rentrées d'argent sur 365 jours quasiment tous les jours. L'ambition, c'est de revenir à ça, mais avec une hygiène en travaillant pour une année et pas pour deux. Aimer d'avoir ses rentrées d'argent tous les jours avec un chouette bénéfice. Parce qu'on parle beaucoup du chiffre d'affaires, mais peu parlent du bénéfice qu'on fait et de la marge qui est plus importante que le chiffre d'affaires.
- Speaker #1
En fait, heureusement, heureusement que finalement, à chaque fois, on est dans une forme d'impasse. Je vois ça comme une stratégie divine, ces impasses, ces doutes. Parce que t'es obligée de reconnecter à tes tripes, t'es obligée de reconnecter à la grâce, t'es obligée de revenir à ta vérité.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Alors, je pense que ce n'est pas le cas de tous les entrepreneurs. Mais les entrepreneurs leaders spirituels, on va dire, ça fonctionne comme ça.
- Speaker #0
Oui, on a ça en commun. On a ça en commun. On est beaucoup à avoir ça en commun.
- Speaker #1
Tu ouvres maintenant ton propre lieu. Tu vas recevoir en tout cas chez toi. Aujourd'hui, c'est ça le besoin. C'est comme si les gens avaient besoin de venir chez toi. Parce qu'il y a toi, il y a ta présence, mais il y a aussi le lieu qui opère. Et c'est un peu comme si les personnes avaient besoin de venir nous voir, mais au sein aussi de notre de temple.
- Speaker #0
Oui, exactement. C'est ça. Et pendant longtemps, j'ai fonctionné en ville, en louant des salles. Et c'était super d'avoir ces salles-là et d'avoir l'accès facile à Paris. Le lieu n'était pas important. Et est-ce que c'est la maturité qui fait ça ? Est-ce que c'est l'époque ? Est-ce que c'est les deux ? Je ne sais pas. Mais oui, aujourd'hui, j'ai besoin de travailler en partenariat avec la nature. Et pas n'importe laquelle, ma nature. Ma nature intérieure, mais aussi celle dans laquelle j'ai choisi d'évoluer. Donc, de venir travailler avec cette nature-là, parce que c'est cette nature-là qui me fait croître en ce moment et qui me relie à plus grand que moi, et qui me permet de continuer à produire autant que quand j'étais en ville, mais avec deux fois moins de stress. Je n'ai pas raconté comment on a choisi de venir vivre au Portugal. On est arrivé dans cette région-là. J'ai dit à mon compagnon, évidemment qu'on ne viendra pas vivre ici. Moi, j'étais à Paris. J'avais choisi Paris après avoir vécu la guerre du Liban. Je voulais être dans une ville qui bouge, des rencontres, etc. Évidemment, on ne va pas venir ici. Il n'y a rien. C'est sympa pour une semaine de vacances, de déconnexion. Et on était venus en immersion pour voir comment ce serait de travailler ici. Donc, on est venus vraiment en condition, en louant une maison comme si c'était la nôtre et en travaillant, pas en vacances, pour voir comment le quotidien a deux dans une maison en pleine nature au Portugal. Et donc, on a travaillé pendant une semaine. Et au bout de la semaine, en fait... J'ai regardé mon compagnon, je dis mais j'ai travaillé deux fois plus en étant deux fois moins stressée. Et je dis mais c'est peut-être parce qu'il n'y a rien qu'on va venir vivre ici. Lui, il avait adoré. Déjà lui, il n'a jamais été citadin, il a toujours vécu en Normandie. Donc lui, Paris, la capitale, ce n'est pas du tout son truc. Et moi, j'avais envie de soleil et de campagne. C'est la nature, elle m'a choisie en fait. Elle nous a choisis, ce lieu nous a choisis. Et donc, c'est tout naturellement pour moi qu'aujourd'hui... Je ne peux pas faire l'impasse de ça dans ma transmission et dans mes accompagnements. C'est comme si les clients me payaient pour avoir que la moitié de moi. Et donc aujourd'hui, accueillir mes clients au Portugal et mes VIP en individuel à la maison, parce qu'on a une suite au fond du jardin pour les clients, c'est le fait d'être intègre dans mon offre. J'ai mon centre de gravité après avoir déménagé. Maintenant, c'est mon entreprise qui est en train de déménager ici. Jusque-là, ça fait 5 ans que je fais des allers-retours en France pour animer les séminaires là-bas. Et donc là, maintenant, c'est ça aussi, c'est offrir à mes clients le tout moi, le moi intègre et complet, c'est-à-dire aussi l'immersion dans la nature qui est en train de me construire actuellement et qui fait de moi qui je suis, qui t'a donné envie de venir travailler avec moi. L'entreprise a switché avant moi et je me suis dit, allez, un dernier petit stage à Paris. Et c'est fou parce que quand on a dit qu'on l'arrêtait, J'ai 15 personnes qui étaient outrées, qui m'ont dit « dis-nous quand est-ce que tu le refais ? » Et maintenant que je le refais, ce n'est pas moi qui l'anime, mais ça a toujours été le cas. Il a toujours été sur liste d'attente, même quand c'était ma collaboratrice que j'ai formée qui l'animait. Les gens veulent venir directement au nouveau modèle, ils veulent venir directement en Algarve.
- Speaker #1
Il y a quelque chose qui me venait quand tu parlais de ce lieu, comme si la grâce ou le divin avaient besoin de beaucoup plus d'espace que simplement nous. Il y a besoin d'un lieu entier, en fait.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Effectivement, ça fait aussi partie, je trouve, de cette tempête que de se préparer à accueillir ce lieu. Parce que vibratoirement, il faut s'y préparer aussi. À être gardien de ce lieu, aussi préparé.
- Speaker #0
Oui, complètement.
- Speaker #1
Un peu comme on se prépare à avoir un enfant, en fait.
- Speaker #0
Oui, complètement, parce que ça change. Ça change l'enveloppe physique, ça change les limites physiques. Moi, je le vois. La première semaine, quand on a emménagé dans la maison à Grandy, on se regardait comme ça. On n'avait jamais habité dans un espace aussi grand, même en location. Et on se regardait et on se disait, est-ce que vraiment on a eu besoin de... Pourquoi on a eu besoin de... qu'on soit aussi grand. Et à chaque fois que je devais traverser la maison pour aller d'une pièce à une autre, j'avais l'impression qu'il me fallait une demi-journée. Et aujourd'hui, j'ai plus du tout le sentiment que c'est grand. Et donc le corps, oui, le corps change de repère, d'enveloppe d'aura, d'enveloppe énergétique et vibre différemment. On sait très bien que les espaces intérieurs influent sur l'intérieur et l'intérieur manifeste l'espace extérieur.
- Speaker #1
Il y a une phrase que j'aime beaucoup, qui est dans un livre qui est, je pense, un de mes livres préférés, qui s'appelle The Circle Maker. La grandeur de tes ambitions est à la hauteur de la grandeur de ton Dieu.
- Speaker #0
Ah, c'est beau, c'est beau.
- Speaker #1
Et ça rejoint un peu le fait qu'on soit mise dans une impasse systématiquement, parce qu'on est obligé de faire appel à plus grand, en fait. Nous, toutes seules, petites humaines, on ne peut jamais réaliser ça.
- Speaker #0
C'est ça. Et ce qu'on pense être une impasse, c'est le chat d'aiguille, c'est-à-dire cet endroit où tu te dis ça ne va pas passer. Ça ne va pas passer. Comme l'enfantement, le passage. Tu crois que c'est une impasse, mais en réalité c'est le passage initiatique dont tu ne voyais pas le bout. C'est avec la grâce qui fait passer ça.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ça. Et tu vois, dans ce côté, ne pas avoir de plan B, ça veut dire ça aussi. Ça veut dire, en fait, je sais que ce n'est pas possible rationnellement,
- Speaker #0
mais je sais que je vais y arriver.
- Speaker #1
Mais ça sera possible.
- Speaker #0
Je sais que je vais y arriver.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Ma chère Yumna, on arrive à la fin de notre épisode. Évidemment, on aimerait que ça dure beaucoup plus longtemps. Qu'est-ce qu'il y aurait besoin d'ajouter pour que ça te semble complet ?
- Speaker #0
Peut-être que le leadership, c'est accepter de ne pas avoir de modèle. C'est accepter que même au fin fond de sa campagne, on peut avoir une posture de leadership et être un leader. confirmé dans la cour des grands qu'il n'y a pas de dictat dans le monde entrepreneurial. Notre entreprise croit à la hauteur de la crédibilité qu'on lui donne nous-mêmes. Donc, si moi, je ne me prends pas au sérieux parce que je vis à la campagne, je ne me prendrai pas au sérieux non plus si je vis dans une grande ville au milieu des businessmen. Donc, j'aimerais rajouter ça, avoir du leadership, tu vois, c'est accepter d'ouvrir une voie. Et de donner suffisamment de crédibilité à cette voie pour que le business puisse avoir cette croissance et cette foi à la hauteur de nos ambitions.
- Speaker #1
Et pour ça, il est peut-être certainement nécessaire de lâcher la quête du mérite.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça, complètement.
- Speaker #1
Parce que si on continue encore à prouver qu'on mérite, c'est impossible en fait.
- Speaker #0
Complètement. Et y être déjà, dire mais je suis déjà. je l'ai déjà en fait et c'est ça mon modèle de business. Tu vois, moi, quand j'ai des clients comme ça qui débarquent, en me disant « oui, je n'arrive pas à faire ce qu'il faut pour mon business » , je sais déjà qu'on va travailler sur les croyances et sur le rapport à soi. Donc oui, j'aimerais finir là-dessus parce qu'on a beau le dire, même moi, j'ai besoin de me le rappeler pour moi.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Je termine là-dessus. Merci à toi. Pour ce moment, merci aux auditeurs.
- Speaker #1
Avec quoi tu repars de cette conversation ?
- Speaker #0
La grâce. La grâce, et oui, la grâce de me dire je ne suis pas seule à être dans cette famille d'entrepreneurs. On fait quand même toutes les deux parties de la famille des entrepreneurs spirituels dont tu as écrit le merveilleux livre. Je repars avec le sentiment de partage.
- Speaker #1
Merci infiniment. C'est tellement mon intention de vous réunir dans ce podcast.
- Speaker #0
Je suis honorée d'y être.
- Speaker #1
Youmna, évidemment, pour les personnes qui ont envie de te suivre, de découvrir encore plus ton œuvre, tout est dans la description de cet épisode. J'espère te revoir très très bientôt en France ou au Portugal ou ailleurs. Encore merci de ta présence, de tout ce que tu nous as transmis et à très bientôt.
- Speaker #0
À bientôt, merci.
- Speaker #1
Merci Youmna, pour ta vérité, ton courage. et cette parole vibrante qui vient éclairer un chemin que nous sommes nombreux et nombreux à arpenter. Parfois seul, souvent fatigué, mais toujours appelé. Si cet épisode vous a touché, c'est peut-être que vous aussi, vous êtes en transition, non pas vers plus, mais vers plus vrai. Vous ne cherchez pas une énième stratégie, vous cherchez un espace qui respecte votre rythme, votre essence, votre vibration. C'est pour cela que j'ai créé Libre. Libre n'est pas un programme, c'est un cadre vivant Un espace d'intégrité, de reconnexion pour celles et ceux qui ne veulent plus se trahir dans leur expansion. Un lieu de reliance, de clarté, d'ancrage stratégique. Notre prochain séminaire aura lieu en octobre et le nouveau groupe du collectif libre démarre en septembre. Le collectif est désormais ouvert aux femmes et aux hommes en chemin vers un leadership vivant et incarné. Si vous sentez l'appel... Je vous invite à une conversation privée ensemble pour sentir quel espace serait le plus soutenant pour vous. Vous avez toutes les informations sur nous.co ou juste ici dans la description de l'épisode. Si la conversation avec Youmna vous a nourri, je vous invite aussi à découvrir l'épisode avec Sophie Aldeman sur les attaques invisibles, la souveraineté, la foi incarnée. Et deux lectures inspirantes pour votre été. The Circle Maker. Ok, avec un mauvais accent anglais de Mark Batterson sur vraiment la foi qui est un de mes livres de chevet et bien sûr mon livre Leadership Spirituel pour entreprendre en conscience et naviguer cet entrepreneuriat initiatique. Vous avez également dans la description de cet épisode à propos de mon livre la campagne Ulule que je viens d'ouvrir pour racheter le stock à l'éditeur. Vous découvrirez le pourquoi du comment et le contexte de cette situation dans la campagne Ulule. Enfin, je vous retrouve pour un prochain épisode avec Aline Gros, fondatrice de la marque Pity Gaia, avec laquelle on parle de leadership sensible et de décision non conventionnelle. Ce que cela implique vraiment de rester fidèle à ses valeurs dans un monde qui pousse à aller toujours plus vite, au détriment de notre intégrité ou de celle de la planète. Un échange fort pour démarrer l'été ensemble et en conscience. Merci d'avoir été là, merci pour votre écoute fidèle et surtout, merci d'oser marcher chaque jour au rythme de votre âme. A très bientôt.