- Ombeline
Vous aspirez à plus, plus de liberté, plus d'espace, plus de fluidité dans votre expansion, plus de prospérité, mais autrement. Ici, on ne cherche pas à faire plus, on cherche à créer mieux, à trouver un mouvement qui nourrit au lieu d'épuiser, un chemin où l'ambition ne s'oppose plus à la conscience.
- Stéphanie
Bienvenue dans un nouvel épisode de Vérité.
- Ombeline
Il y a des parcours qui ne suivent aucune ligne droite. Ils avancent par couches, par révélations, par muses successives. Celui de Stéphanie Le Fevre en fait partie. Diplômée de l'EDHEC en 2018, elle aurait pu suivre la voie toute tracée, mais très tôt quelque chose en elle appelle autre chose. Plus de sens, plus de vivant, plus de vérité. Elle crée COSM en 2019. De la cosmétique aux plantes médicinales, de l'herboristerie à la thérapie somatique. Stéphanie a construit son écosystème entrepreneurial comme on construit un chemin de guérison. Au rythme de son corps, de ses traumas, de sa sensibilité, de ses évidences. Et puis un jour, tout s'est resserré. La confiance s'effrite, la peur financière s'installe. Elle se demande si elle va tenir, si elle doit continuer, si elle est encore capable. C'est depuis cet endroit qu'elle est venue vers moi. Un endroit que beaucoup reconnaîtront. Celui où l'on croit avoir tout essayé et où l'on ne peut plus tenir seule. Dans cet épisode, on va explorer ce qui l'a amené à perdre à un moment donné sa sécurité intérieure, ce qui s'est ouvert pendant notre travail ensemble, et surtout tout ce qui a émergé depuis. Une posture retrouvée, la foi, des décisions stratégiques, un épisode sur la renaissance d'une posture, sur ce qui devient possible quand on cesse de survivre, et qu'on choisit enfin de se laisser soutenir par la vie. Bienvenue dans Vérité, ma chère Stéphanie.
- Stéphanie
Merci pour cette introduction.
- Ombeline
Comment vas-tu aujourd'hui ?
- Stéphanie
Aujourd'hui, c'est une journée qui est particulière pour moi, puisque c'est... je vais rentrer directement dans le concret. C'est la journée où j'ai décidé d'ouvrir la dernière vente de mon entreprise pour liquider les stocks et terminer cette entreprise. C'est aussi le jour d'anniversaire de mon père que j'ai perdu il y a cinq ans. Le choix des dates ne s'était pas fait volontairement, ça s'est imposé de cette façon-là. Il n'y a pas de hasard finalement, donc c'est une journée qui est pleine de sens pour moi et je suis très heureuse en fait d'être aujourd'hui ici pour témoigner de tout ça, de tout ce cheminement et de te retrouver. Je me disais aussi qu'il y avait quelque chose de plus que je ne savais pas aujourd'hui.
- Ombeline
Ce que j'essaie avant de démarrer, on est... Alors, normalement, je demande à mon invité de décrire là où il est. On peut dire à nos auditeurs qu'on n'est pas très loin l'une de l'autre. On est toutes les deux dans le Var. Et juste avant d'enregistrer, il a commencé à neiger. Donc, c'est un espace qu'on sait déjà magique. Donc, quand tu as commencé Cosme, juste pour qu'on donne un contexte, pour que les auditeurs te connaissent mieux, tu as commencé par la cosmétique avant d'arriver à l'accompagnement. avec le recul que tu as aujourd'hui qu'est-ce que Cosme a révélé à l'époque de ta sensibilité ? Comment ça t'a préparée à celle que tu es devenue maintenant ?
- Stéphanie
C'est une grosse question. Ça m'a préparée déjà sur le plan purement entrepreneurial, business, dans la mesure où j'ai fait un peu la stratégie inverse que celle que j'adopte aujourd'hui, dans le sens où j'ai choisi au départ, à travers la cosmétique, de commencer sur... un projet très gros, avec directement des grosses ambitions, avec des gros stocks, et de me dire « je trouverais bien une solution pour faire en sorte que ça marche » . Et aujourd'hui, je suis plus dans le chemin inverse, et dans le fait de construire des fondations stables, et plutôt dans ce qu'on appellerait le « lean management » , de grossir au fur et à mesure. Donc ça, c'est vraiment la partie plus business. Et moi, en tant que personne, la cosmétique, ça a été un premier pas. vers moi, vers ma guérison aussi, d'une certaine façon, je dirais, parce que ça a été ma première approche pour prendre soin de moi. J'ai eu beaucoup, beaucoup de problèmes de peau. J'ai fait trois cures de Roaccutane, donc les soucis de peau, tu vois, ça a été un gros chapitre pour moi. Et ensuite, j'ai eu l'eczéma, donc en fait, la partie soins, la partie skincare, ça a vraiment été une première étape dans mon chemin. à moi personnelle qui m'a amenée ensuite vers tout un autre univers qui s'est révélé au fur et à mesure.
- Ombeline
Ok,
- Stéphanie
est-ce que tu as envie d'en dire plus ? En fait, depuis la cosmétique, mon intention, puisque j'ai créé une marque à l'origine qui était une marque de beauté in and out, donc de prendre soin de soi à travers le soin extérieur mais aussi intérieur, ma volonté a été d'avoir un impact plus profond, de soutenir plus en profondeur les personnes qui venaient vers moi. Et c'est comme ça qu'en fait je suis passée de la cosmétique à ensuite les plantes médicinales et aujourd'hui la thérapie. C'est parce que, et je pense que j'avais vraiment besoin de passer par ça pour aller chercher cette profondeur, pour me sentir peut-être aussi légitime d'une certaine façon. Ça a été un gros sujet pour moi, mais surtout de découvrir ce que je voulais vraiment.
- Ombeline
Et qu'est-ce que tu voulais vraiment ?
- Stéphanie
Aujourd'hui, je suis très au clair là-dessus. Ma volonté, c'est d'accompagner avec le plus de justesse. et de profondeur et d'avoir l'impact le plus juste et le plus profond auprès des personnes qui viennent vers moi. Ce n'est plus du tout de rester en surface. En fait, je me suis rendue compte que ça ne m'a jamais convenu et je pensais que ça me conviendrait et que l'effet de masse supplanterait sur l'effet de profondeur. Et en fait, c'est l'inverse. Moi-même, dans ma vie personnelle, dans la façon dont je suis, je me dis que ça fait sens. Mais j'ai mis du temps à accepter ce besoin de profondeur, de vérité, d'impact profond.
- Ombeline
Et ce que j'entends, c'est que dans cette profondeur, il y a aussi un changement de rythme, il y a aussi un besoin de ralentir,
- Stéphanie
de créer de l'espace. C'est un autre rapport au temps aussi, d'aller dans la profondeur. 100%. Tu vois, dans la préparation de notre échange, je réfléchissais à ce qui avait changé pour moi. Et l'une des choses qui a beaucoup... beaucoup changé, c'est mon rapport à mon emploi du temps. C'est-à-dire qu'avant, dans mon emploi du temps, j'étais très rigoureuse parce que je pense que c'est aussi le fait que j'ai commencé tout de suite après mes études. Et donc, j'avais peur d'échouer dans mon entreprise, d'échouer dans cette aventure entrepreneuriale. Et j'ai eu tout de suite une rigueur, mais très intense en termes d'horaire. De, il faut que je travaille de telle heure à telle heure parce que c'est ce que je vois mes copines faire. qui sont dans des parcours plus classiques d'employés. Et donc, du coup, j'ai vraiment suivi ce modèle-là parce que je me disais, en fait, je ne connais pas d'autres modèles, donc je vais suivre celui-là. Et j'étais très rigoureuse, ce qui m'a énormément servi. Et en même temps, ça m'a aussi beaucoup pesée parce qu'aujourd'hui, en fait, je retrouve et j'ai retrouvé cette liberté de temps, de prendre le temps sur ce que j'ai besoin de faire, de prendre le temps pour moi aussi. parce que la profondeur demande aussi un espace de profondeur pour moi avant tout. C'est de cette façon-là, je pense que je peux être la meilleure dans ce que je fais. Et donc, du coup, c'est accepter que je n'ai pas forcément des horaires classiques par rapport à d'autres personnes. C'est accepter que, en fait, non, là, je vais aller marcher et je ne vais pas enchaîner une autre tâche de matelou, etc. Et en fait, cette liberté que j'ai retrouvée dans mon rapport au temps, elle fait beaucoup de bien. Je vois beaucoup d'entrepreneurs qui, parce que c'est du travail, parce qu'on doit gagner de l'argent, on doit générer de l'argent,
- Ombeline
donc il y a une légitimité à les trouver, qu'on accepte des compromis, on accepte le chantage derrière l'argent et qu'on croit que plus on en fait, plus on travaille, plus on fait d'heures, plus ça va être bénéfique pour l'activité. Quand on plonge dans ce piège, on se rend assez vite compte, ou pas d'ailleurs, il y en a, elles ne s'en rendent jamais compte. On se rend compte à un moment donné que c'est un cycle infernal et qu'on est en train de s'épuiser, d'épuiser notre énergie, alors qu'on est la personne source de l'entreprise et que notre énergie est liée à l'énergie de l'entreprise. Comment ça s'est passé pour toi, cette prise de conscience ?
- Stéphanie
Ma prise de conscience par rapport à ça, c'est une séance qu'on a faite ensemble et où j'ai encore une métaphore de cette séance. Je ne sais pas si tu t'en souviens, c'est la métaphore de j'avais la sensation d'être le buff ou la vache, je ne sais pas. qui traîne le chariot pour labourer le champ. Du coup, j'étais sans cesse en train de tirer ce chariot pour labourer le champ. À travers ce labourage, en fait, je ne semais pas et que je ne récoltais pas, surtout. Je m'en souviens. Et à partir du moment où j'ai vu cette image, ça a changé mon rapport à ça. J'ai réussi à me donner cette autorisation de pouvoir faire les choses différemment. de « je dis non à ce modèle de je fais que labourer » en espérant qu'il y ait quelque chose qui prenne à un moment donné. Et en fait, ça a été le point de départ. Oui, c'est une autorisation aussi à recevoir, à récolter pour toi. Oui, à récolter, mais sur tous les plans. Au niveau de mon entreprise, bien sûr, c'est lié avec la façon dont je reçois aussi dans ma vie et dans ma sphère privée. Et où je me suis rendue compte que j'avais beaucoup de mal à recevoir, en fait. Tout simplement. Recevoir, surtout financièrement, la façon dont ça s'illustre, c'est une contraction. Je me sentais me contracter. Quand on m'offrait quelque chose, je me sentais toute contractée, toute resserrée. Comme si c'était mal, comme s'il ne fallait pas. Donc bien sûr, j'ai fait le travail, je sais d'où ça vient et aujourd'hui c'est différent. Ça a été tout un travail de pouvoir apprendre à recevoir avec ouverture, avec gratitude.
- Ombeline
Et apprendre à recevoir et même oser élargir notre contenant. Oui. Donc, la question que je te posais au départ, c'était qu'est-ce que le premier chapitre de Cosme a révélé de ta sensibilité et comment ça t'a préparé à celle que tu es devenue maintenant ? Est-ce que tu aimerais ajouter d'autres choses par rapport à ce que tu as déjà partagé ?
- Stéphanie
Ça m'a appris la résilience, ça c'est sûr. Je pense que c'est quelque chose que j'avais déjà beaucoup en moi. Pendant mes études, tu vois, mes profs me disaient toujours « Ah, vous êtes vraiment une balle rebondissante, super ! » Donc, j'ai... toujours eu cette capacité à rebondir, à faire en sorte de, bon, quand t'es au plus bas, t'as pas d'autre choix que de remonter. Je pense que c'est assez commun de toute façon à tout le monde et en particulier aux entrepreneurs. Mais vraiment de prendre la mesure de mes capacités, de prendre la mesure de ma résilience et de force que je ne soupçonnais pas. Ça, ça a été un de mes gros apprentissages et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui, j'ai la capacité de prendre du recul sur les situations. plus que ce que je l'avais avant, de prendre un recul et de me dire, ok, même si là, il y a un bas, en fait, ça ne sera pas éternel, ça ne veut rien dire, il n'y a pas de vérité là-dedans, à l'instant T, il n'y a pas de constat vrai. Alors oui, peut-être à l'instant T, mais pas dans l'absolu. Et du coup, cette résilience, je pense que c'est une énorme force, c'est aussi beaucoup de fatigue, parce que parfois, on en a marre d'être résilient, il faut le dire, surtout que... J'ai eu l'impression de me prendre claque sur claque sur claque pendant très longtemps, avec des hauts et des bas. Et à chaque fois qu'il y avait un haut, il y avait un bas qui revenait, qui était d'autant plus violent. Vraiment des polarités très stretchées, très opposées. Et où du coup, à chaque down, à chaque bas, c'était d'autant plus difficile pour moi de repartir. Jusqu'au moment où je me suis tournée vers toi et où j'ai dit... pas continuer comme ça. Mais je pense que cette résilience, voilà, ça m'a beaucoup forgée, ça m'a beaucoup aidée et ça m'a aussi appris à avoir cette confiance en moi dont j'avais désespérément besoin d'avoir cette confiance qui me porte aujourd'hui différemment.
- Ombeline
Cette confiance, qu'est-ce qu'elle a ouvert ? Qu'est-ce qu'elle a rendu possible pour toi ?
- Stéphanie
D'oser suivre ma joie. C'est vraiment ça. C'est d'oser suivre ce qui me met en joie. ce qui me rend vivante, là où je me sens à la fois en expansion, mais à la fois en paix. Et du coup, j'ai testé plein de formats différents, j'ai osé tester des choses, j'ai osé aussi fermer l'entreprise de produits Cosme, pour me recentrer sur ce qui était dans mon cœur, c'est-à-dire l'accompagnement, la thérapie, dire aussi adieu à une forme d'identité, parce qu'avec la fermeture d'une entreprise, vient aussi la fermeture d'une certaine identité. identité, identité d'entrepreneur. Moi, tu vois, c'était aussi beaucoup lié à une forme d'ambition. J'ai l'impression d'avoir dû faire le deuil d'une version de moi ambitieuse, alors que je suis juste devenue une version de moi ambitieuse différemment, qui a envie de construire les choses différemment. Et cette confiance-là, aujourd'hui, elle m'a permis d'être au plus proche de qui je suis. Et je suis émue en le disant, en fait. Ouais. Tu partages ? que fermer une entreprise, c'est une forme de deuil, d'une identité que tu as incarnée.
- Ombeline
Mais cette entreprise, et pas anodin qu'on enregistre ce podcast aujourd'hui, cette entreprise, elle était aussi liée à ton père. Fermer cette entreprise, ça vient aussi toucher quelque chose sur ce sujet-là. Est-ce que tu as envie de partager quelque chose par rapport à ça ?
- Stéphanie
C'est très juste qu'on en parle aujourd'hui ensemble, parce que tu as été là. personne qui m'a permis de mettre le doigt sur le lien vraiment énergétique, spirituel, entre mon entreprise et mon père, puisque j'ai perdu mon père quasiment au même moment où j'ai reçu ma première production et où du coup j'ai envoyé mes premiers colis et où l'entreprise a vraiment démarré. Les deux, c'était il y a 5 ans, au mois de juin 2020. Et aujourd'hui, tu vois, il y a ce côté clôture dans tous les sens du terme, puisque c'est la dernière vente, ça s'ouvre le jour de son anniversaire. Et ce qui est marrant, c'est que ça fait des mois que j'essaye d'organiser aussi le fait de répandre ces cendres avec tous ces amis qui sont un peu éparpillés. Et en fait, à partir du moment où j'ai acté la date de la fin de Cosme, est venue s'acter la date du fait de répandre les cendres, et ça sera demain. Waouh ! Ouais ! Donc, énergétiquement, tu vois, j'ai l'impression d'être dans un énorme vortex de clôture, de tout qui arrive à une fin. Et effectivement, c'est très lié à mon père aussi, même dans le nom, même dans l'identité, au début, que j'avais choisi pour Cosme, parce que Cosme, c'est une racine de cosmique. cosmique, ça fait référence à mon père qui était astrophysicien et qui toute sa vie avait la tête dans les étoiles, dans les observations, dans les étoiles, littéralement dans le ciel. Et du coup, je pense que vraiment, c'est comme si là, il y avait tout un alignement qui reprenait sa place et où moi aussi, je reprends ma place dans ma vie, dans ma posture, dans tout ça.
- Ombeline
Tout ce qui ne t'appartenait pas vraiment est en train de s'extraire de cette entreprise.
- Stéphanie
Ouais, 100%. Et c'est marrant parce qu'énergétiquement aussi, on est dans une année neuve en numérologie. Du coup, c'est aussi une grosse année de clôture pour beaucoup de personnes. Donc, ce n'est pas anodin. Je pense que ça tombe à ce moment-là non plus. Après cinq ans de bataille, dans tous les sens. Comme tu le racontes,
- Ombeline
c'est ce chemin qui t'a amené à un moment crucial où tu as choisi ce qui te ressemblait vraiment maintenant.
- Stéphanie
Oui, et aujourd'hui, je me sens plus à ma place que je ne me suis jamais sentie. Et ça a mis du temps à ce que ça vienne, cette place, parce que j'avais toujours l'impression de ne pas être assez. Très longtemps, j'avais l'impression de ne pas être assez, de ne pas faire assez. C'est ce qui s'est traduit aussi dans ma façon de gérer mon emploi du temps, mais aussi dans la relation avec mes clientes, où j'avais l'impression qu'il fallait que j'en fasse toujours plus, que je donne toujours plus. Et aujourd'hui, je suis sortie de ce don permanent. de devoir faire plus pour retrouver aussi moi, mon espace, mon énergie, mon intégrité. Je sais que tu parles beaucoup de cette notion d'intégrité. Et en fait, aujourd'hui, je pense que je sens cette bulle d'intégrité autour de moi et où je ne suis plus dans un don pour prouver que je suis assez, parce que ça vient de l'intérieur. C'est complètement ancré aujourd'hui. Tu le ressens en toi, tu le vis, tu l'incarnes. Cette décision-là de prendre ta place à toi et d'oser laisser aller ce qui n'était plus toi,
- Ombeline
comment tu l'as vécu dans ton corps ?
- Stéphanie
C'est un soulagement. Dans mon corps, c'est vraiment au niveau de la poitrine. C'est une expansion. C'est comme s'il y avait une mue, tu vois. Rien que là, d'en parler, je peux sentir cette mue et cet espace-là dans la poitrine qui s'ouvre. Ça a été challengeant aussi parce que plein d'émotions, de prendre cette décision de l'acter et en même temps tellement plus de paix. En fait, je me suis dit, est-ce que je me vois encore dans quelques années, dans cinq ans, dans dix ans, avoir cette entreprise de produits ? Non, pas du tout. Est-ce que ça m'apporte encore de la joie aujourd'hui ? Non plus. Du coup, j'avais ma réponse, c'était assez évident. Et après, c'est juste le temps que ça fasse son chemin, que je puisse l'acter. Tu vois, à partir du moment où j'ai pris cette décision et jusqu'à aujourd'hui, ça a pris à peu près six mois. Donc, ça a été une petite graine qui a poussé. Mais dans mon corps, dans mon espace, c'est vraiment plus de lumière, plus de légèreté, une forme de paix. Et c'est marrant parce que tu vois, moi, mon accompagnement, c'est aussi pour amener les femmes, en particulier celles qui souffrent des conséquences des traumas ou juste de l'anxiété, à retrouver cette paix. Et du coup, tout ce chemin et ce cheminement que j'ai fait, finalement, ça fait sens aussi avec ce que je propose aujourd'hui. Est-ce que tu aurais des exemples à nous partager aujourd'hui de ce que ça change dans ta posture, dans tes décisions,
- Ombeline
dans peut-être les résultats que tu manifestes aussi, de tenir ta place à toi aujourd'hui ? Alors, même si on sait que c'est encore en cours. L'intégration n'est peut-être pas encore complète, mais déjà maintenant, qu'est-ce que tu observes ? Qu'est-ce qui a changé dans ce que ça manifeste autour de toi et dans ta façon d'agir et dans ta façon de décider ?
- Stéphanie
Ce que ça change déjà, le première chose, c'est ce dont je te parlais juste avant, c'est dans mon emploi du temps. très concrètement. Et ensuite, c'est dans ma manière de créer. Je ne crée plus par la peur. Je refuse de créer par la peur. Ça, c'est très fort. Parce que j'ai beaucoup créé sous la contrainte financière, sous la peur du manque, la peur de manquer financièrement, sur la peur de l'échec. Et aujourd'hui, je ne suis plus dans cette posture-là ou en tout cas, j'essaye de ne plus l'être. J'essaye de refuser de me mettre dans cette posture-là. donc je crée à partir de la joie à partir de ce que j'ai envie de créer de ce qui me fait plaisir et ça ça change énormément de choses et ça ramène beaucoup de fluidité pour moi ce que ça change aussi je pense c'est au fait de mes clientes dans ma manière d'accompagner je pense c'est plus juste à la fois pour moi comme pour elle aussi peut-être avec toujours autant de proximité mais plus d'espace tu vois dans cette notion d'intégrité que je te partageais Merci. C'est aussi, moi, d'être en capacité de mettre des limites. Ça, c'était difficile pour moi avant, de poser des limites saines. Et ensuite, de façon très concrète, ce qui change beaucoup en ce moment, et c'est ce qui, je crois, est le plus fou de ce que je vis, c'est la sensation d'être soutenue par la vie. C'est marrant parce que récemment, j'ai commencé à parler à mes guides, à leur demander. vraiment directement. J'ai toujours eu, tu vois, cette notion de spiritualité dans mon entreprise, dans ma vie personnelle, etc. Mais c'était très différent. À nouveau, ce n'était pas depuis un espace de complétude, c'était depuis un espace de peur. Et peut-être que c'est ça qui a changé et qui fait qu'aujourd'hui, j'ai l'impression d'avoir du répondant. Je ne sais pas, j'ai l'impression que j'ai du répondant. Un exemple tout bête, c'est il y a deux jours, je vais marcher au bord de la mer au coucher de soleil, Et je les ai demandées à mes guides. Moi, je les appelle mes cheap mugs. J'aime bien avoir cette petite image de plein de petits écureuils, tu vois, en haut d'un théâtre, qui tirent les ficelles, qui ouvrent les rideaux, qui les referment, etc. Je trouve ça trop mignon. Et donc, je parle à mes fameux cheap mugs. Et je leur demande, est-ce que vous pouvez m'envoyer des nouvelles clientes, tout simplement ? Et en fait, dix minutes après, je regarde dans mon agenda et je vois... de réservation, mais dans les dix minutes qui ont suivi, de nouvelles clientes, des nouvelles personnes qui sont venues à moi de je ne sais où. Et en fait, ça fait un mois que j'expérimente ça et où j'ai l'impression que ça répond, qu'il y a quelque chose. Et c'est marrant parce que cette fois, en l'univers, en la vie, ça fait très longtemps que j'essaye de développer cette relation de foi, de confiance et que je ne la sentais pas et que j'avais l'impression qu'il n'y avait pas de répondant, que j'étais seule. qu'il n'y avait personne pour me soutenir, personne pour m'entendre, qui était là pour me soutenir. Et pendant longtemps, j'avais cette forme de rancœur, d'amertume, de colère, d'avoir l'impression d'être seule, de ne pas être soutenue. Je m'étais dit « Ok, je vais faire des pas et je vais voir si l'univers, si la vie vient à ma rencontre et si on est capable de se rencontrer à mi-chemin. » Et en fait, à ce moment-là, ça a été le cas. Mais il y a tellement d'autres moments où ce n'était pas le cas. J'avais l'impression de jamais recevoir, que du coup j'ai beaucoup douté. Et vraiment, tu vois, ce cheminement sur la foi en la vie, en l'univers, en ce qu'on veut, en Dieu, ça a mis du temps à ce que j'arrive à ça. Et là, ça fait un mois que je suis en plein dedans, en fait. Un mois où, en fait, j'ai jamais aussi peu travaillé ce dernier mois, parce qu'il y a des événements de la vie qui ont fait que je ne pouvais pas, tout simplement. J'ai organisé ma première retraite. qui a été incroyable. Donc, c'était du présentiel. Donc, je n'avais aucune possibilité d'être présente en ligne. Je n'ai pas du tout posté, communiqué, envoyé des e-mails ou quoi que ce soit, ni répondu à des clientes, etc. Juste avant ça, j'étais en plein déménagement. J'ai changé de lieu de vie. Donc, pareil, c'est quand même assez prenant. La veille de mon déménagement, j'ai perdu ma grand-mère. Donc, émotionnellement, tu vois, j'étais complètement désengagée de mon entreprise. Pas désengagée de mon entreprise, minutes désengagée dans ma présence, dans mon temps. Et suite à la retraite, je suis directement partie aux Pays-Bas pour être en famille, pour lui dire au revoir, etc. Et donc du coup, j'ai vraiment eu trois semaines quasiment d'absence. Et en fait, je n'ai jamais autant reçu, je n'ai jamais été autant soutenue. Je veux continuer pendant ces temps-là à demander à mes chipmunks, à mes guides. Et c'est à ce moment-là où je me suis dit, mais c'est fou, parce que juste le demande... Et je le reçois. Et c'est à ce moment-là où j'ai commencé à avoir mes... plein de demandes d'accompagnement, plein de nouvelles séances, plein de nouvelles clientes que je ne connaissais absolument pas qui sont venues vers moi. Et là, je suis vraiment en train de me dire « Ok, en fait, je ne suis pas toute seule. En fait, on m'écoute vraiment. Ok, c'est bon, c'est bon, je vous vois. »
- Ombeline
C'est vraiment cette transformation que tu as vécue pour t'ouvrir à recevoir qui fait qu'aujourd'hui, quand tu demandes, tu te mets aussi en posture d'ouverture. Peut-être qu'avant, comme il y avait ce doute et comme il y avait ce besoin de tester le soutien, peut-être que tu n'étais pas vraiment ouverte à recevoir.
- Stéphanie
Sûrement. Parce qu'avant, justement, comme je te disais, je sentais qu'il y avait de la contraction. J'avais peur de cette redevabilité. J'avais peur de cette redevabilité et j'avais peur de ce côté superficiel, en fait. Parce que pendant longtemps, pour moi, recevoir trop, ça voulait dire... pouvoir tomber dans la superficialité et d'avoir une étiquette de pourri gâté. Parce que c'est ce que j'ai entendu quand j'étais plus jeune, ce truc de pourri gâté, qui était du côté de mon père et qui était injustifié. Et peu importe, je n'ai pas besoin de me justifier sur ce point-là aujourd'hui, mais pendant longtemps, c'était le cas. Et qu'est-ce que ça voulait dire pour toi, être pourri gâté ? C'était de trop, justement, de recevoir. Ah, OK. C'est vraiment dans le schéma familial, tu vois. Mon père m'avait dit à un moment donné que... que j'étais pourri gâté, que j'étais superficielle, etc. Et où en fait, ça n'a jamais été le cas, mais c'était juste sa perception et sa vision des choses. Et où j'ai dû vraiment déconstruire ça. Mais c'est marrant parce que l'entreprise a vraiment suivi, moi, mon chemin personnel jusqu'à ce que je te rencontre. Je n'avais pas conscience que mon entreprise était une entité à part entière. Pour moi, c'était juste moi. C'était un. Je pense que c'était l'une des premières séances qu'on a faites ensemble où tu m'as dit, en fait, tu sais que ton entreprise, elle peut survivre sans toi. Elle pourrait vivre sans toi, juste avec d'autres personnes, quelqu'un d'autre. Et c'est à ce moment-là où j'ai compris que je n'étais pas mon entreprise et qu'elle n'était pas non plus le reflet de moi. Et où nos cheminements, peut-être, sont parallèles, mais que du coup, il peut y avoir un échange. Et je pense que tant qu'il y a cette fusion, il ne peut pas y avoir cet échange, cet échange d'énergie, justement. peut donner à mon entreprise et elle peut me donner en retour. En fait, il y a des flux en tous les sens, parce qu'il y a des flux aussi envers les clients, envers les partenaires. C'est vraiment une systémique large. Pour s'ouvrir au trop,
- Ombeline
c'est aussi important d'élever ses standards minimums. Parce que si on reste à accepter vraiment le minimum du minimum et du coup à nous garder en survie et à continuer d'accepter ce qui est inacceptable, et ce qui va à l'encontre de notre intégrité, on a beau élever notre vision, élever nos ambitions, s'ouvrir à recevoir plus, si on continue d'accepter moins que le minimum acceptable, ça ne peut pas fonctionner en fait. Ça crée des incohérences entre ce qu'on désire et là où on agit réellement. Comment tu l'as vécu, toi, ça, cette remise à jour de tes standards, de tes minimums, de ce que tu n'étais plus prête à accepter ? et de ce qui devenait non négociable.
- Stéphanie
Effectivement, j'ai élevé mes standards, mais je pense que je les ai élevés sur tous les plans en fait.
- Ombeline
Mais je pense que de part aussi l'espace qu'on avait ensemble, naturellement, tu as osé dire non, tu as osé redéfinir tes limites, redessiner tes frontières, redéfinir ta façon de réussir. C'est un petit peu plein de choses déjà que tu nous as partagées. Mais il y a aussi tous tes standards qui se sont élevés. Quand j'ai eu la joie de t'accompagner, il y avait un mariage aussi qui se préparait. Donc tout ça, tu vois, ça fait partie de monter tes standards. Et effectivement, dans toutes les sphères de ta vie, on ne parle pas que du business, mais c'est dans ta gestion du temps, c'est dans ta relation à ton entreprise, c'est dans ton couple, c'est dans tes relations amicales et professionnelles, c'est dans ta façon de prendre soin de toi, dans ton énergie, c'est dans la manière que tu as eu de créer cette retraite que tu avais en vision depuis un certain temps et tu l'as créée. avec tes propres règles et avec tes propres standards ? Est-ce que tu en prends conscience ?
- Stéphanie
Je commence à en prendre conscience, mais c'est assez nouveau. Tout n'est pas encore, tu vois, complètement aligné et ajusté. C'est encore en chemin. Effectivement, les standards sont plus élevés. Mes exigences sont plus élevées. Est-ce que c'est envers moi-même aussi ? Oui, certainement, mais différemment. Pas sous une forme de pression.
- Ombeline
mais sous une forme de vérité. Dans ce que tu sens qui n'est pas encore totalement aligné, est-ce qu'il y aurait un exemple qu'on pourrait analyser ensemble ?
- Stéphanie
Sur le plan financier, dans la mesure où, avec la perte de vitesse et le ralentissement, avec mon désengagement de mon entreprise de produits, ça a été aussi une perte financière que je n'ai pas encore réussi à compenser de l'autre côté par les accompagnements. accompagnement que je faisais déjà et qui était déjà en cours, mais une forme aussi qui était différente. Et du coup, aujourd'hui, tu vois, il y a encore besoin que cette partie-là se rattrape, me rattrape.
- Ombeline
Et qu'est-ce que ça vient te montrer, cette partie-là financière ? Qu'est-ce que ça vient te montrer en termes d'ajustement à faire dans ta posture à toi, dans ton leadership à toi, dans ta relation à l'argent à toi, pour que ça soit... tout le modèle de l'accompagnement qui puisse prendre son expansion financière.
- Stéphanie
C'est marrant parce que quand tu parlais, l'image qui m'est venue, c'est vraiment une image de déploiement. C'est un peu une image de déploiement et de « on ouvre les ailes » . C'est vraiment ça. Et moi aussi, d'assumer cette posture. Il y a vraiment cette notion d'assumer ce rôle, d'assumer cette casquette, cette posture-là. Et ça, c'est encore encore. pour même si je suis avancée sur ça quand même, heureusement, depuis le temps. Mais je sens que ce n'est pas encore complètement assumé de ma part.
- Ombeline
Est-ce qu'on pourrait parler de ton leadership spirituel ?
- Stéphanie
Avec plaisir.
- Ombeline
Dans ce qui a besoin d'être assumé, est-ce que ça serait en résonance avec ça pour toi ? Oui, 100%. De relier aussi ce leadership spirituel à l'argent ? Aussi. À nouveau, d'oser l'incarner pleinement. Et c'est marrant parce que tu vois,
- Stéphanie
pendant la retraite, j'ai eu l'occasion de présenter, de faire voir des facettes de moi que je n'avais encore jamais montrées. Des facettes justement beaucoup plus spirituelles, beaucoup plus énergétiques, je ne sais pas comment on peut dire, mais spirituelles en tout cas. Je pense que je suis en train de rentrer dans ça, de rentrer là-dedans. et en même temps je sens qu'il y a un appel de plus. Il y a vraiment un appel de plus sur ce plan-là. Et du coup, aussi, ça s'implique et ça a des conséquences sur mon leadership spirituel.
- Ombeline
En fait, tu es à un nouveau cycle d'expansion. Totalement.
- Stéphanie
Ce qui est assez excitant, d'ailleurs.
- Ombeline
Ah bah oui, on le sait. Parce que quand ce n'est pas le premier et quand on a commencé à le vivre en conscience, on sait que... c'est les meilleurs moments parce que c'est une vraie évolution aussi. Et on a une telle soif d'évolution, d'aller en profondeur, de transformer, d'alchimiser. C'est excitant. Parce qu'à un moment donné, tu avais ces deux activités en parallèle. Peut-être que les auditeurs n'ont pas vraiment compris ça. C'est-à-dire que tu avais vraiment l'activité des produits où tu vendais notamment les cosmétiques. Après, il y a eu toutes les potions. les tisanes que tu fabriquais toi avec tes propres formules. Et donc, en parallèle, tu as commencé à développer les accompagnements et les programmes en ligne pour les femmes qui souffrent d'anxiété. Tu as développé ta propre méthode, ton approche, etc. Tu as affiné les formats d'accompagnement. Voilà, donc tout ça, peu à peu, tu développes aussi ton expertise et ta posture d'accompagnante. Et donc, pendant ce temps, tu as eu les deux activités en parallèle. Qu'est-ce que t'aimerais transmettre en fait ? Qu'est-ce que t'aimerais partager aujourd'hui par rapport à ça ? Parce que moi, ma lecture, c'est qu'en fait, ce sont deux identités qui se bâtissaient en même temps. Et aujourd'hui, c'est comme si pour aller dans ta véritable envergure, il fallait laisser aller une de ces identités-là qui correspond à la partie herboristerie produit. Oui, mais toi, en fait, c'est quoi ta lecture de ça ? Le fait d'avoir été un petit peu dans ces deux postures, dans ces deux activités, et là où tu en es aujourd'hui, et là où tu sais que tu continues à évoluer ?
- Stéphanie
Ta lecture, elle est 100% juste. Ce que j'ai construit avant, la partie produit, donc cosmétique et phytothérapie, ça m'a servi parce que c'est ce qui m'a amenée à celle que je suis aujourd'hui, à ce que j'ai construit aujourd'hui. Donc, ça n'a pas été tout ça pour rien. Donc ça, c'est hyper précieux. Peut-être que c'est aussi, tu vois, de faire confiance finalement au chemin qu'on prend, aux décisions qu'on prend. Peut-être qu'à un moment donné, on se dira « Ah tiens, ok, je comprends pourquoi ça s'est passé comme ça » . Je pense que c'est qu'un seul chemin finalement. Effectivement, même si j'avais un pied dans l'un et un pied dans l'autre, En réalité, c'était un seul chemin. C'était unique. C'est juste qu'à un moment donné, ça a fait une fourche et j'avais besoin de prendre à droite plutôt qu'à gauche, par exemple. Je pense que l'un des trucs que je retiens le plus et que je voudrais tellement crier sur tous les toits pour que tout le monde entende. Parfois, on a l'impression qu'on essaye, on essaye, on essaye, on ne trouve pas les solutions, il n'y a rien qui marche, etc. Et en fait, c'est... OK de demander de l'aide. C'est OK de dire, en fait, au bout d'un moment, si je n'ai pas trouvé les réponses pour telle ou telle problématique, alors que ça fait peut-être des mois, des années qu'on les cherche, on a besoin de se tourner vers quelqu'un d'autre pour trouver les réponses, pour nous accompagner. Parfois, on perd trop de temps à attendre. Et en même temps, c'est le temps dont on a besoin pour être prêt, pour recevoir aussi un accompagnement et pour être prêt aux changements que ça implique, etc. On en a besoin et c'est une citation qui dit, je ne vais pas réussir forcément à la dire de façon correcte, mais la folie c'est de faire toujours la même chose et d'attendre un résultat différent. Et en fait, moi c'était ça mon constat à un moment donné, c'est je ne peux pas continuer comme ça en attendant un résultat différent. J'ai besoin que je change ma manière de faire, j'ai besoin de changer les choses et si je n'en ai pas été capable juste là, pourquoi est-ce que d'un coup... je serais capable de sortir un truc de mon chapeau et de faire des choses différemment. Et c'est à ce moment-là qu'on s'est rencontrés, c'est à ce moment-là qu'il y a eu notre rencontre et le démarrage de notre accompagnement parce que j'ai compris que je ne pouvais pas sortir les solutions de mon chapeau. Et que c'est précieux d'avoir ces moments où on est soutenu. Et je le dis dans l'entreprise, pour une entreprise, pour les entrepreneurs, je le dis aussi aux personnes Merci. qui vivent des choses dans leur sphère perso, qui sont dans des boucles et dans des cycles et dans des souffrances qui se répètent. En fait, parfois, on a juste besoin d'être soutenu et d'accompagner et du coup, d'éviter d'attendre trop longtemps. C'est un soulagement sur tous les plans.
- Ombeline
Tu viens de toucher quelque chose qu'on ne dit pas dans le développement personnel et qu'on va dire aujourd'hui. C'est que les personnes... qui ne s'engagent pas dans une forme d'accompagnement, dans une forme de soutien, quel qu'il soit, c'est parce qu'au fond, ces personnes-là n'ont pas encore pris la décision de vraiment changer ce qu'ils voulaient changer. Ces personnes n'ont pas vraiment pris la décision de recevoir ce qu'ils voulaient vraiment recevoir. Quand tu t'engages dans un accompagnement, pas tous évidemment, mais quand tu t'engages dans un accompagnement, tu fais un investissement. Et cet investissement, c'est comme une décision que tu prends. de répondre à l'intention que tu as, l'intention consciente et surtout inconsciente que tu as à travers cet investissement que tu fais. Et tout le processus entre le moment où on commence, où il y a un malaise, quel qu'il soit, et où on se dit peut-être que j'aurais besoin d'aide, mais je ne sais pas trop quoi, comment, qui, nan, nan, nan, nan. En fait, toute cette période jusqu'au moment où vraiment on va trouver la bonne personne, le bon format, le bon espace, le bon moment et où on va faire l'investissement et on va s'engager. Toute cette étape-là, ça fait complètement partie du processus de transformation. Parce que c'est, je me transforme pour être prête à m'engager, à savoir vraiment ce que je veux et à m'engager à le réaliser vraiment. Et c'est pour ça que ça crée beaucoup d'inconfort d'aller chercher de l'aide, d'aller s'engager dans un accompagnement, parce que ça vient générer tout ça inconsciemment.
- Stéphanie
Oui, c'est très juste. Il y a aussi plein de freins inconscients qui ont besoin d'être... démanteler avant de pouvoir s'engager dans ce genre de choses. Dans la thérapie que je fais, on parle beaucoup de protecteurs. C'est des parties à l'intérieur de nous qui nous protègent. Et tu vois, il y a des personnes avec qui j'ai travaillé où, en fait, au début de nos échanges, on a eu besoin d'aller voir les parties protectrices qui ne voulaient pas, par exemple, que la personne aille mieux. Parce que ça impliquait des risques. marquait des dangers, de l'insécurité, de l'inconfort, etc. et qui avait un avantage à rester dans la situation. Et ça, c'est vrai dans tout, en fait. Effectivement, il y a un processus de maturation interne et en même temps, c'est intéressant de se poser la question quel est le risque ? Ce serait quoi cette partie protectrice à l'intérieur de moi ? Cette partie-là, quel est le risque, à son avis, que j'atteigne cet objectif, par exemple ?
- Ombeline
Oui, tout à fait. Quels sont les risques ? Quelles sont les conséquences néfastes ? Quel est le coût caché d'atteindre cet objectif ? Et donc là, par rapport à ton expansion et à ton prochain niveau de leadership spirituel, évidemment, on peut révéler aux auditeurs que c'est ça que tu es en train de faire déjà. C'est de plonger en toi pour aller regarder ce qui se passe, pour aller regarder les bénéfices, les inconvénients, d'y aller ou pas, l'insécurité que ça peut générer, etc. Tu es avancée dans ton expansion et donc, naturellement, je sais que tu as déjà enclenché tout le système en toi. Oui, c'est vrai. On arrive un peu à la fin de notre épisode, ma chère Stéphanie. On a abordé plein de choses. D'après toi, quelle thématique ou qu'est-ce qu'il y aurait besoin d'être ajouté pour que ça te semble complet ?
- Stéphanie
Je tenais à dire aussi que quand je me suis offert ton coaching, ton accompagnement, je ne pensais pas que ça serait un cadeau que je me ferais sur autant de temps. La réalité, c'est que je sens qu'il y a encore tellement de choses, tu vois, qui s'infusent aujourd'hui. De trucs, mais régulièrement, qui me reviennent, auxquels je repense. Et je ne m'attendais pas à ce que cette décision et ce cadeau que je me faisais allaient être un cadeau sur autant de temps. Pendant l'accompagnement, on ne mesure pas nécessairement tout ce qui se passe et tout ce qui va se passer. Et aujourd'hui encore, j'ai plein de moments où je me dis « Ah, tu vois ! » Ça, aujourd'hui, ça arrive à maturité. Alors que notre coaching, il remonte quand même aussi. Ça fait un an quasiment qu'on l'a terminé.
- Ombeline
C'est ça, ça fait un an ?
- Stéphanie
Oui. Et du coup, c'est hyper précieux de voir la façon dont les choses continuent à s'infuser. Et effectivement, le propre du vivant, c'est d'évoluer, de grandir. Et le jour où on arrête de faire ça, c'est impossible, c'est la mort. Et donc, bien sûr qu'il y a toujours des nouvelles versions, d'expansion. de rayonnement, etc. Et c'est ça qui fait que c'est chouette. C'est ce cycle de recommencement qui nous rapproche un peu plus de nous. Et c'est vraiment ça, cette entreprise à travers Cosme. Je pense que c'est vraiment dans cette entreprise-là. J'avais besoin de ça pour guérir. Moi, j'ai énormément, énormément souffert d'anxiété. Et donc, j'ai beaucoup guéri à travers mon entreprise parce qu'elle m'a permis d'aller explorer plein de choses sous le prétexte de... c'est pour tester pour mon business, tu vois. Mais la réalité, c'est que ça m'a aussi aidée énormément de moi. Et je pense qu'aujourd'hui, je ne suis plus dans cette quête de guérison, tout simplement parce que je me sens en paix, je me sens bien, etc. Et ça rapporte encore plus de justesse sur le fait que c'est juste que ça soit clôturé. Parce que je ne cherche plus la même chose aujourd'hui dans mon entreprise, dans ce que je fais. Tu vois, c'est terminé, ça, pour moi. Même s'il y a plein d'évolutions, ce n'est plus une quête de guérison. Oui, la guérison, elle est actée, elle est intégrée. En fait, à chaque fois, c'est vraiment une mue, un changement identitaire et c'est un chemin tellement divin.
- Ombeline
Un grand merci Stéphanie pour tout ce que tu nous as offert, tout ce que tu nous permets de recevoir dans cet épisode. Si vous raisonnez avec tous ces partages, bien évidemment. Je vous invite à retrouver Stéphanie au-delà de l'épisode. Dans la description, vous pouvez trouver toutes les façons de rentrer dans son univers, de la découvrir. Et puis, si toutes ces conversations vous touchent, j'aurai grande joie de vous accueillir dans un entretien et potentiellement dans le collectif LIBRES. Parce que de tout ce dont on a parlé ici, ce sont les conversations qu'on a dans le collectif LIBRES. Ce sont des vraies conversations. Dans cet épisode, on n'a pas des masses parlé de stratégie business ni marketing. Mais on a parlé de l'espace intérieur et de la posture intérieure à partir de laquelle Stéphanie pense ses stratégies. Et c'est ça qui change tout. C'est ça qui nous permet de ne pas tomber dans le piège du cout de la réussite.
- Stéphanie
Merci beaucoup, Ombeline, de m'avoir reçue sur ton podcast et dans cet espace sacré. A très bientôt.
- Ombeline
Merci d'avoir écouté cet épisode de Vérité avec Stéphanie Lefebvre. Elle nous a partagé ce moment si juste où l'on ne peut plus tenir deux activités, où quelque chose ne fait plus sens et où le corps le sait avant nous. Elle l'a dit simplement, faire mes causes lui a fait du bien. Ça lui a rendu de l'espace, de l'énergie, du souffle. Et parfois, c'est quand on lâche enfin que tout repart plus vite. Si vous sentez vous aussi qu'une partie de votre activité ne vous porte plus, que quelque chose doit évoluer ou que votre corps vous parle depuis un moment, je vous invite à réserver votre entretien de discernement. Le lien est dans la description. Pour prolonger ce thème, je vous recommande l'épisode 48, les trois signes que votre business vous demande d'évoluer. L'épisode 44 avec Lucie Navarro, comment elle passe de solopreneur à dirigeante. L'épisode 46 avec Laura Cagnot-Genevois, dirigeante altruiste qui devient aussi conférencière, inspirante. Et l'épisode 45, Dieu-Argent ou Argent de Dieu. Ces épisodes complètent parfaitement ce que Stéphanie a partagé aujourd'hui. Et je vous retrouve très bientôt avec Gaëlle Griffon qui, elle aussi, recrée son écosystème entrepreneurial après avoir liquidé sa première entreprise. À très vite dans Vérité. Business. Âme. Vivant.