Speaker #0Bonjour mes belles bébites, ici Isabelle et bienvenue dans cet épisode du podcast Vie de TDAH. Le masking, c'est quoi ça ? C'est pour décrire, c'est un mot qui sert à décrire quelque chose que beaucoup de TDAH font depuis l'enfance sans même le savoir. C'est se modeler, s'effacer, jouer un rôle pour être accepté. Comme par exemple dire comme tout le monde, faire comme tout le monde. Ou rester derrière son masque pour ne pas déranger. Se retenir par exemple. Et aujourd'hui, on va mettre des mots là-dessus ensemble. On va comprendre pourquoi ton cerveau fait ça. Et qu'est-ce que ça te coûte vraiment ? Et surtout, comment commencer à enlever ce costume-là, un morceau à la fois ? Donc, je vais te poser une question. Est-ce que tu as l'impression de t'auto-surveiller, genre, tout le temps ? Voir tes réactions, quel effet que ça a fait sur les gens, etc. Ou à peaufiner chaque réaction que tu as, chaque mot que tu dis ou chaque expression que tu fais. Ou par exemple, tu vas essayer de te faire petit, de prendre le moins de place possible. de déranger le moins possible. Et tout ça, à quelque part en chemin, tu finis par croire que c'était une façon d'exister en te modelant aux autres ou en tentant de faire comme tout le monde. Le masking, c'est un outil qui permet de passer au travers de la vie. Ça te permet de survivre. Ça permet de survivre dans un monde où on ne se reconnaît pas. Mais moi, je veux dire une chose. vive ! C'est pas vivre. Et prendre ta place, ta vraie place, c'est ce à quoi tu as droit. Et ça, on aurait dit que notre cerveau ne le sait pas. Donc moi, je suis là pour vous le montrer. Je vais vous partager, ben en fait, je vous partage toujours comment moi j'ai fait. Je vais commencer, je vais vous conter une anecdote. Je le sais pas si vous vous souvenez, j'en ai déjà parlé en conférence, mais sûrement aussi dans un autre épisode. L'histoire d'Éric quand j'avais 5 ans à la maternelle. Juste pour vous rappeler, en maternelle... Il y avait un moment donné, l'enseignante nous avait demandé d'aller s'asseoir en rond, puis il n'y a pas personne qui voulait s'asseoir à côté d'Éric. Parce qu'Éric, il souffrait d'un bon point, puis il avait aussi des lunettes super épaises. Donc, tu sais, il n'était pas comme la majorité des gens. Puis moi, je sentais son inconfort, ça me fait vraiment comme un pincement au cœur. Puis je sentais le regard du rejet que les autres lui envoyaient. Donc moi, j'avais décidé d'aller m'asseoir à côté d'Éric parce que... Ça me faisait souffrir de voir ça. J'avais l'empathie dans le tapis. Mais après ça, c'est moi qui ai subi le même sort. Donc déjà à 5 ans, j'ai appris que la bonté pouvait coûter cher. Alors j'ai commencé à porter un masque, à longer les murs, à me taire. Moi qui suis extrovertie, qui aime ça échanger avec les gens. Je suis une personne super authentique. Je pense que j'ai des valeurs à bonne place depuis que je suis toute jeune. Mais pour fêter, je me suis modulée. au comportement des gens, des gens qui étaient plus populaires, pour être acceptés. C'est vraiment là que mon masking a commencé. Puis j'aurais pu faire, tu sais, avec l'histoire d'Éric, j'aurais pu faire comme tout le monde. Mais moi, je suis allée m'asseoir à côté de lui pour qu'il ne souffre pas. Puis ce genre de comportement-là, c'est pas un comportement normal en société. Moi, j'ai toujours eu l'impression que les gens regardaient ailleurs quand ils voyaient ce genre de situation-là. J'en ai déjà parlé dans un autre épisode. Puis même les profs, ils ne se rendaient pas compte de ça, je ne comprends pas. Moi, j'avais 5 ans, puis je m'en suis rendue compte. Puis en 2026, c'est encore pareil. Les gens, les adultes autour, le rejet, tout ça, c'est très accepté dans la société. Donc tout ça pour vous dire que le masking, ça commence souvent à l'école, à la petite école même. Comme moi, en tant qu'enfant, j'ai appris que ma façon naturelle d'être moi-même, ce n'est pas l'attitude populaire à avoir. Donc, moi, j'ai observé les autres, j'ai copié, je me suis ajustée. Petit à petit, ça est devenu comme un réflexe automatique. Puis, c'était tellement automatique que je ne m'en rendais plus compte que je faisais ça, que j'étais comme sur une image. J'avais un habit de camouflage. Combien de fois j'ai fait semblant de comprendre alors que je ne comprenais pas ? Je ne voulais pas passer pour une niaiseuse. Combien de fois j'ai dit que ça ne me dérangeait pas, mais que ça me dérangeait ? Ou encore... combien de fois j'ai dit oui alors que c'est non. Alors que tout le monde sont comme ça, donc je dois fonctionner comme ça. Ça, ça veut dire qu'une bonne partie de ma vie, là... je me suis mis en surcharge pour compenser. Toujours en faire plus, toujours en donner plus, toujours faire mieux, toujours faire comme finalement je ne suis pas vraiment. Parce que je ne voulais pas rester en arrière, je ne voulais pas être rejetée. Je ne voulais pas non plus que les gens voient que j'avais des difficultés. Moi, je voyais ça comme des difficultés parce que je n'étais pas capable de fonctionner ou de fêter, d'être comme eux. Ça, ce n'est pas juste un masque que j'ai porté, c'est des pirouettes que j'ai faites tout le temps, en tout temps. Je surveillais chacune de mes réactions. Tu sais, le soir, mettons, je me couchais, puis là, je scannais tout ce qui est arrivé dans la journée, puis « Ah, là, j'ai-tu bien répondu ? » « J'ai fait ça comme ça, j'aurais peut-être pas dû, etc. » C'était lourd, là. Puis même, souvent, aussi, ben, je cachais ma sensibilité. Donc, tu sais, j'avais l'air plus d'une... d'une... d'une rough and tough, là, mettons, là. En fait, je gérais toujours ce que je ressentais, en tout temps. Au niveau neurologique, le masking, ça mobilise beaucoup de ressources, toutes tes ressources cognitives. Ça fait que c'est dur après ça de réussir, de prendre des bonnes décisions quand ton système est toujours en train de gérer ça en arrière-plan. C'est comme faire tourner quatre applications en arrière-plan en permanence dans un ordinateur ou des grosses applications dans ton ordinateur ou dans ton téléphone. À un moment donné, ta batterie allâche. Tu sais, mettons, tu fais jouer des vidéos toute ta journée sur ton téléphone. C'est sûr que ton téléphone ne t'offre pas toute la journée. C'est la même chose pour le cerveau TDAH qui fait du masking. Puis, tu sais, souvent, ça fait qu'on s'épuise. Quand on dit épuisement, on dit l'anxiété qui s'invite. Puis, on peut aussi aller jusqu'à ce qu'une dépression s'installe. Parce qu'à un moment donné, trop, c'est trop. Surtout en vieillissant, ça devient encore plus difficile de faire du masking parce qu'on a moins d'énergie. Donc, c'est important de cibler où on met son énergie. Si jamais cet épisode résonne en toi, si tu t'es reconnu dans ce que je viens de décrire, j'ai deux choses pour toi. Premièrement, mon conseil de TDAH en TDAH, arrête de longer les murs et ne reste pas seul avec ta différence. Viens te questionner, viens te poser des questions avec nous. plein de belles bébites dans le même bateau. Viens faire ton tour sur TDAH en cavale sur les réseaux sociaux. Et je te donne un défi qui va te prendre 1% de ton temps par jour. 1%, c'est pas beaucoup. Faut juste que tu le répètes. Fait que dis-toi, mettons, répéter, on va se dire 365 jours. Imagine après 365 jours, comment tu vas être devenu bon ou bonne. Donc, le défi, tu peux le mettre à ta sauce. Mais le défi, moi je te dirais, essaie de dire non au moins une fois à quelque chose que tu aurais tendance à dire oui en temps normal. Que tu aurais tendance à dire oui, mais que ça ne te tente pas du tout, mais que souvent tu vas dire oui pour ne pas déplaire, pour faire partie de, etc. Ou ça peut être un autre défi que toi tu penses, que ça va te prendre juste 1% de ton temps par jour, mais que tu sais que ça va travailler ton masking. Si jamais tu veux un coup de pouce, savoir comment rentrer en contact avec ta vraie nature. Parce que si t'es comme moi, moi je le savais pas, c'était quoi ma vraie nature. Parce que j'avais caché ça tellement derrière des façades, des masques, qu'il a fallu que je me pose des bonnes questions. Pour pouvoir faire des bons choix, puis pour pouvoir arriver à m'affirmer. Savoir qu'est-ce que j'aime, qu'est-ce que j'aime pas, pourquoi que je réagis à ça, pourquoi que ça j'aime ça, pourquoi que ça j'aime pas ça. Et je te conseille... si jamais tu as besoin d'un coup de pouce, j'ai le mini coaching qui est ma charte de valeur. Ça, c'est une rencontre en visio ensemble. On travaille. Après ça, tu repars avec quelque chose de concret. Le lien est dans la description en bas du podcast. Si jamais ça t'intéresse. Et pour finir, si je peux faire une analogie, porter un masque toute une journée, c'est comme conduire ta voiture avec le frein à main enclenché. Tu vas avancer, mais... Je ne sais pas si ça t'est déjà arrivé d'avancer avec le frein à main, mais ce n'est pas facile. Tu brûles de l'énergie deux fois plus vite. Et à un moment donné, ton moteur est là. On a mis des mots aujourd'hui sur quelque chose que tu fais peut-être depuis longtemps, sans le savoir, le masquer. Ce costume que tu as enfilé pour survivre. Là, c'est sûr qu'il t'a protégé pendant longtemps. Sûrement que tu vas remarquer aussi qu'il peut t'avoir épuisé. Et aujourd'hui, je veux que tu te dises. que t'as pas besoin d'être une autre personne pour mériter ta place. T'as juste besoin de t'aligner à ta vraie nature si tu veux vraiment être heureux et bien dans ta peau. Et là, comme je te disais, si tu ne sais pas c'est quoi ta vraie nature, tu n'as aucune idée, bien viens en parler sur les réseaux sociaux de TDAH en cavale ou encore prends le mini coaching Macha de valeur. Ça va vraiment t'aider. Au prochain épisode, on fait la rétroaction de la saison. Avant le deux semaines de pause pour bien consolider les trucs que j'ai donné pour un mode de vie TDAH friendly. On va se faire un petit refresh pour être sûr que notre cerveau a bien assimilé tout ce qu'on a dit dans la saison 2. Et ne t'inquiète pas, je ne te lâche pas la main. Je vais juste partir un, deux semaines pour pouvoir créer encore du bon contenu pour la prochaine saison, la saison 3. En attendant, n'hésite pas à liker cet épisode, t'abonner, mettre un 5 étoiles pour encourager Vite TDAH. acquis. podcast en évolution sur le TDAH à l'âge adulte. À bientôt, mes belles bébites