Speaker #0Bienvenue dans le podcast, viens, on prend notre place, un podcast lancé en 24 heures, sans fioritures, pour prendre la mienne aujourd'hui et la partager avec vous. Déjà, merci pour vos votes sur les sujets proposés en story Instagram, donc let's go pour incohérente et ou juste multiple, et je serais super curieuse de savoir ce qui vous a traversé l'esprit ou comment vous l'avez interprété quand j'ai mis ce titre. C'est un titre qui, moi, m'a parlé par rapport à l'idée que j'avais en tête. Mais je serais super curieuse de savoir qu'est-ce qui vous est venu en tête quand vous avez vu ça. N'hésitez pas à me faire ces partages par MP. Et donc avant de commencer, je vais faire un petit disclaimer par contre, pour que vous sachiez que ce podcast, et pas juste cet épisode, mais le podcast en général, n'est pas fait pour que je vous donne des éléments de réponse, ou que soudainement vous soyez transformés avec cinq clés pour trouver ta place. C'est pas du tout l'idée, parce que de un, qui suis-je pour prétendre avoir la science infuse, et de deux, c'était vraiment pour créer un espace de partage de pensées, de piste de réflexion, pour planter peut-être des petites graines chez vous autant que chez moi, et pour creuser au final toujours plus cette volonté de prendre notre place. Dans cette idée-là aussi, je voudrais vous partager un... Un effet que j'aime bien, c'est l'effet Dunning et Kruger, qui sont deux psychologues, auquel peut faire référence la phrase « plus tu sais, moins tu sais » . L'idée est donc que plus on apprend, plus on réalise l'immensité de ce qu'on ignore, ce qui conduit à vraiment être dans une forme d'humilité et de prise de conscience de sa propre ignorance. Et voilà, c'est avec vraiment ce... Cette ligne de conduite-là, en partie, que j'ai choisie de lancer ce podcast. Mais donc, pourquoi je vous cause alors ? Pour vous partager aujourd'hui mes réflexions par rapport au fait d'être incohérente. C'est quelque chose qui me bouffe énormément. Je ne sais pas vous, mais c'est compliqué pour moi de pouvoir rejoindre toutes les différentes parties de moi qui peuvent parfois sembler incohérentes, opposées. Peut-être pas. Je pense qu'au cours d'une vie, on vit de multiples crises identitaires. L'adolescence étant souvent la plus visible, je pense que vous pourrez peut-être vous rappeler de la vôtre. Mais au final, chaque grosse étape en engendre quelque part, que ce soit changer de boulot, une reconversion, déménager, changer de statut, faire un gros voyage après nos études ou même n'importe quand, partir un an quelque part. Se mettre en couple ou quitter une personne, perdre un être cher ou même son animal de compagnie, devenir mère ou choisir de ne pas l'être. Qui est-ce qu'on est finalement sans l'autre, sans ce boulot, sans ce diplôme, sans cette famille, sans ses amis, sans notre logement ? Dans quelles cases on rentre ? Est-ce qu'on rentre dans des cases pour les autres ? Est-ce que je peux être bobo nature mais aller danser dans des endroits de p... péteux ? Est-ce que je peux être féministe et bichée ? Est-ce que je peux soutenir l'écologie dans mes valeurs et être matérialiste ? Est-ce que je peux faire de mon corps un temple sacré et parfois avoir juste envie de me bourrer la gueule ? En tant que grande perfectionniste, je me ronge à vouloir rentrer dans des cases et à trouver de la cohérence, une logique, quelque chose que je peux moi-même valider. dans l'idée qu'en fait je ne me valide finalement pas sous toutes ces nuances-là. Mais d'ailleurs, quelle est la définition de l'incohérence ? Alors, selon le dictionnaire de l'Académie française, il s'agit d'un manque de cohérence, de suite, de liaison logique dans les idées, les paroles, les actes. Selon Charles Gepetet, d'un point de vue de la logique, il le prend comme ça aussi, mais... Il m'a aussi dit qu'on pouvait voir cela d'un point de vue plutôt psychologique ou existentiel, en considérant finalement que l'incohérence peut être lorsqu'une personne agit contre ses valeurs profondes, et là, ça commence vraiment à me parler, ou vit des contradictions internes non reconnues, ou encore l'incohérence apparaît quand nos pensées, émotions et comportements ne sont pas alignés. C'est quand même dix fois plus parlant. Alors je laisse la parole au psy pour cette partie-là, et je serai ravie un jour d'inviter notamment par exemple Antoinette, si tu m'écoutes, je trouve que ce serait génial de pouvoir parler de tout ça ensemble. Mais vous aurez deviné d'ailleurs que je préfère la deuxième approche. Et quelque part je me dis, mais attends, elle s'oppose aussi à la première, qu'est-ce qui est mieux finalement, l'Académie française ou ChatGPT ? Mais bon, voilà, je ne sais même pas répondre à cette question. Ou est-ce qu'elle se complète au final ? Ce que je tente d'apprendre aujourd'hui, c'est de sortir finalement de ces cases et d'arrêter de vouloir cocher ce que je ne suis pas. Je pense que c'est un sujet tellement vaste. Je pense notamment aux personnes qui ont différentes origines, ethnies. Ça doit être bien plus complexe que ce que je vous aborde aujourd'hui en fonction de chaque personne. Aujourd'hui, l'idée, c'est vraiment de nouveau de juste apporter des pistes de réflexion et que chacune puisse prendre ses pistes pour elle et se poser ses questions. Je pense que derrière tout ça, il y a un tel besoin d'appartenance. Et en même temps, est-ce qu'on appartient vraiment à une case totalement ? Est-ce qu'on arrive à tout cocher dans une case ? Est-ce que c'est faisable ? Est-ce que c'est nécessaire ? Alors, je tente le « et » à la place du « ou » avec des exemples très banals, banaux, banals, aujourd'hui, mais qui peuvent aller plus loin, je pense. Donc, ouais, j'adore bouffer des graines et faire péter un McDo. J'adore les pull oversize et les leggings pas maquillées et puis m'habiller complètement super sexy pour aller danser. J'adore mes valeurs inculquées par mes origines libanaises et celles reçues dans mon éducation en Belgique et ma moitié belge. J'ai toujours en fait au final la sensation de devoir choisir, c'est épuisant. Et quand je me demande pourquoi je choisis finalement. Je réalise que c'est plus pour rassurer l'autre ou pour me rassurer dans le regard de l'autre. Et donc par peur aussi d'effrayer l'autre, par peur d'être seule après, par peur de ne pas être aimée, on tourne autour du même point. Et c'est assez... ça m'apporte beaucoup de... J'ai envie de me donner beaucoup de bienveillance quand je vois ça, parce que j'ai pas besoin d'appartenir à une communauté ou à une façon de fonctionner pour être appréciée. si moi-même je ne m'apprécie pas dans toutes mes nuances. Les étiquettes aussi qu'on nous met au fur et à mesure lorsqu'on grandit sont tellement, tellement, tellement imprégnées qu'elles laissent des traces indélébiles et qu'il est parfois difficile de transcender. Puis-je être douce et mettre des limites ? Puis-je être arabe et européenne ? Puis-je être rationnelle et intuitive ? Puis-je être bienveillante et manipulatrice ? Car, ouais, on va se l'avouer quand même. On a toutes nos parts d'ombre et elles sont clairement inconfortables, mais elles rentrent dans cette palette de nuances. Elles doivent être aussi une nuance dans cette palette finalement parce qu'elles font qui on est et ce qui nous définit. Une autre chose qui m'a vraiment beaucoup parlé, c'est que là je lis le livre d'Esther Perel qui s'appelle « Je t'aime, je te trompe » . J'ai lu son premier et ça c'est la suite. Alors, ici on va aborder plutôt la thématique de l'infidélité, mais je ne creuse pas plus ça en tant que tel, l'infidélité dans un couple, mais je reprends juste vraiment ce qu'elle apporte et ce qu'elle avance, que j'aime beaucoup. Donc j'ai été vraiment marquée par cette observation qu'elle fait. L'infidélité n'est pas toujours une quête d'un autre partenaire, mais la recherche d'un autre soi-même. celui ou celle qu'on a mis en veille pour correspondre à l'image du couple, du parent, du professionnel, etc. Je vous laisse compléter les petits points. Moi, ça m'a un peu transcendée, j'avoue, d'avoir compris ça. Alors, oui, je me fais des infidélités en jouant avec toutes ces nuances de ma propre personne et celles que je continue encore et encore de découvrir grâce aux expériences de la vie. Vous savez, ces fameuses couches de l'oignon. Et je dois avouer que ce sont des vrais plaisirs coupables qui font du bien, ce de finalement rassembler en une personne toute celle que je suis, sans peur de ne plus appartenir pour rassurer, sans peur de ne plus être aimée pour exister, sans repère pour savourer la liberté d'être qui je suis et de prendre ma place. Alors j'espère que ça vous aura parlé, j'espère que ça aura fait émerger des idées, des envies. n'hésitez pas à me les partager en MP je serai ravie d'en discuter avec vous et j'espère que tout ça vous aidera à trouver et prendre votre place