Speaker #0Bienvenue dans le podcast « Viens, on prend notre place » , un podcast lancé en 24 heures, sans fioritures, pour prendre la mienne aujourd'hui et la partager avec vous. Je vous remercie déjà pour vos votes sur la réflexion que j'ai lancée en story sur Instagram, sur le fait de plus oser m'exprimer par là-bas. Aujourd'hui, j'ai vraiment ressenti un élan, un besoin et beaucoup d'émotion. J'avais envie d'aller plus loin parce que... Peu importe vos situations personnelles, que ce soit les femmes autour de moi, mes amis, ma famille ou mes clientes, je me sens révoltée. Révoltée de voir qu'aujourd'hui c'est si compliqué pour une femme de pouvoir prendre sa place, d'être elle, pour elle, par elle, dans elle, juste elle, pour tant de raisons différentes, la première étant cette société, patriarcale de m****, l'éducation, les injonctions qu'on reçoit à tous les niveaux, macro comme micro. De génération en génération, et quel putain de poids en fait. Je me sens poussée aujourd'hui à l'exprimer quelque part, où ça a du sens. Parce qu'à force de travailler sur moi ces dernières années, j'ai plus envie de me taire. Que ce soit par peur de ne pas être aimée, par besoin d'être validée, acceptée. Et j'ai surtout vraiment envie d'être moi, parce que cette facette de moi, elle existe. Elle a besoin de place, elle prend de plus en plus de place et d'espace d'ailleurs. Elle a besoin d'être réveillée, intégrée, aimée par moi en première. Et je l'ai tue trop longtemps. Et aujourd'hui, je me sens vraiment prête à la montrer, à ne plus la cacher. J'ai vu ma psy mardi et je lui partageais des choses. Et elle m'a répondu, « Et qu'est-ce que vous diriez à vos clientes si elles étaient à votre place ? » J'avoue que j'ai buggé, j'ai bégayé, je ne savais pas quoi lui dire, j'ai eu mille trucs qui me sont passés par la tête. La première chose qui m'est passée par la tête, c'est d'abord « merde, c'est ma psy, il faut que je lui réponde et que je lui montre bien que j'ai une posture correcte en séance » parce que j'avais peur qu'elle me juge dans ma pratique. Je lui ai répondu dans ce sens d'ailleurs en me justifiant plutôt. Je lui ai dit qu'en séance, je gardais toujours une posture d'accueil et d'écoute. Je partage souvent mes connaissances liées à mes pratiques, mais je ne conseille pas, je parle peu, je ne parle pas ou très peu de moi. Et puis en fait, je ne suis pas psy, je ne suis pas coach, je ne suis absolument pas légitime de pouvoir intervenir. Et je respecte surtout ma cliente dans cet espace qui est le sien. Et c'est important pour moi quelque part de garder cette posture en séance, mais parfois je m'enferme aussi dedans, en dehors des séances. Et en fait justement parce que je ne suis pas psy et que je ne suis pas coach, j'ai encore plus de liberté à prendre cette place car je suis moins enfermée dans un cadre et je sais que j'aurai quelque part toujours cette posture juste parce que ça fait partie vraiment intégrante de qui je suis. Je suis une personne d'écoute, je pense que je n'abuserai jamais d'un quelconque égotripe me donnant un pouvoir quelconque sur l'autre, me permettant de mieux savoir ce qui est juste pour elle ou pas. Je suis un peu trop humble pour ça, heureusement, parfois. Mais à trop vouloir bien faire par manque de légitimité, j'éteins vraiment aussi une partie de moi, une partie qui me permet de prendre ma place. Et avec cette question, ma psy a vraiment levé un tsunami. J'ai réalisé qu'en fait, si ma psy me demande ce que je dis à mes clientes, c'est qu'en fait, j'ai le droit de dire des choses aussi. de partager et que je suis légitime et humaine quelque part, qu'il ne faut pas forcément être psy ou coach pour pouvoir avoir le droit de s'exprimer. Et puis ça parlera peut-être de façon juste à certaines personnes et moins à d'autres. Et c'est comme ça et c'est OK en fait. Et on m'a souvent dit quelque part aussi, c'est un autre point qui m'a beaucoup travaillée, quelque part on m'a souvent dit que j'étais douce dans mes soins, après mes soins, en séance. Et c'est un super beau compliment. Et d'un autre côté, je crois que les personnes qui sont proches de moi en riraient. Ce n'est pas le premier mot qui vient généralement pour me décrire. Étant vierge, il y a toujours le côté vierge folle et vierge sage, mais en dehors de ça, j'ai les deux côtés, je pense. Mais j'avais peur de casser cette image de douceur si je vous parlais plus franchement et si je choisissais aussi de vous partager des choses, pas en séance, mais du moins par ici, dans cet espace que je crée, que j'ai trouvé. Parce qu'il m'appartient aussi en fait cet espace. J'avais aussi peur qu'en étant moi-même, en me montrant, je déplaise, encore et toujours le même point final qui revient. Parce que j'ai été harcelée et j'arrive enfin à l'avouer, je pense, après avoir pas mal parlé avec ma psy. J'ai été harcelée quand j'étais au lycée français, à l'étranger. Et j'ai toujours peur qu'en me montrant, quand j'ai appris à ne pas me montrer, à ne pas oser me mettre dans la lumière, par peur du jugement, par peur que les choses tournent autour de moi et que je sois blessée. Et voilà, c'est un travail en cours et comme je dis toujours, c'est en cours de téléchargement. Mais en faisant ce que je fais aujourd'hui, c'est vraiment une façon pour moi de prendre ma place. Il y a un autre point qui est venu aussi et qui m'a turlupiné. C'est un jour où je vous ai partagé en story Instagram le fait que j'avais du retard dans mon en vous expliquant l'impact émotionnel sur votre corps, dans ce cadre-là en tout cas. Et j'ai ma maman qui m'a dit que je ne devrais pas partager des choses comme ça. C'est d'ailleurs la seule personne qui a voté aujourd'hui dans le sondage Instagram que je devais continuer à donner des conseils et laisser ça comme ça. Et au fond, sous la couche de la petite fille obéissante, qui doit faire les choses parfaitement, qui ne doit pas déranger, j'ai ressenti beaucoup de colère ce jour-là et encore aujourd'hui avec ce vote qui est simple. Mais ça vient éveiller énormément de colère parce que pourquoi en fait ? En quoi c'est honteux, dérangeant et pas bien de parler de ça ? Et si ça dérange l'autre, d'abord c'est ok, il ou elle peut tout à fait prendre la responsabilité de ne pas regarder ni écouter. C'est très facile, je trouve. Ou est-ce encore à moi de me taire pour ne pas déranger qui que ce soit ? Encore. Donc voilà comment en 24 heures, j'ai décidé de lancer mon podcast. Parce que j'ai trop de choses à vous dire, trop de choses qui me révoltent, et tant de belles personnes à vous présenter, avec qui j'ai envie d'avoir des réels moments de partage. Et vous allez me dire peut-être encore un podcast, et je me suis donné mille excuses depuis deux ans pour ne pas le faire, parce que tout le monde le faisait, parce que je ne voulais pas être comme tout le monde. Et puis là, je me suis lancée sans réfléchir, parce que ce matin j'étais vraiment drivée par la colère et que la colère en tant qu'émotion, elle est belle. Elle vous donne cette espèce de push et d'énergie de passer à l'action. Et ce matin, cette colère, elle m'a vraiment nourrie. Elle m'a nourrie et ça m'a permis de juste me lancer sans réfléchir à tout ce qui fait que ce ne serait pas une bonne idée de lancer ce podcast. Et j'ai dit à une copine, Inesse, en mars 2023, je me souviens très bien quand j'avais un rendez-vous de coaching avec elle, que j'adorais l'idée d'être Oprah Winfrey. Et here I am. Et puis on verra ce qu'il adviendra de cet espace, mais en attendant aujourd'hui j'en avais besoin, je pense que j'en aurais encore besoin. Et j'avais besoin d'un format aussi plus profond, plus long, plus intime, authentique qu'Instagram en fait dans un sens. J'adore Insta, mais pour le mode de consommation de ce média, ça ne convient pas tout à fait à ce que j'avais envie de vous partager comme ça là maintenant. Ça me permettra aussi de scinder les différents contenus que j'ai envie de vous partager et que ces contenus soient mieux valorisés en fonction des différentes plateformes sur lesquelles ils sont hébergés. Alors, finalement, le podcast vient on prend notre place,c'est un espace intime et vrai où je choisis de partager seule ou accompagnée de femmes inspirantes, des réflexions, des vécus, des vérités sur ce que signifie vraiment être une femme aujourd'hui. Entre émotions, corps, mental, quête de sens, je souhaite que chaque épisode, en espérant qu'il y en ait plusieurs, invite réellement à se reconnecter à soi à oser prendre sa place et à s'autoriser à être pleinement qui on est en tant que femme le but n'est pas d'avoir des discours figés ni des leçons de vie mais simplement des voix, des émotions des récits qui résonnent. L'idée est aussi de parler sans filtre de ce que j'observe en séance ou autour de moi et de ce que moi-même je vis. Ce sont des épisodes pour réfléchir, ressentir et se reconnecter à soi. Alors j'espère qu'il vous plaira et qu'au fil des épisodes, il vous aidera à trouver et à prendre votre place. Merci pour votre écoute.