- Speaker #0
Le plus dur quand on se balade aux quatre coins du monde pour présenter une émission sur les villes préférées des français expatriés, c'est la valise. Imaginez, Dubaï la semaine dernière, de retour à la maison à Londres juste pour quelques jours et hop, départ pour Hong Kong ce week-end. C'est toute une organisation. Bon, c'est que je ne bouge pas en fait, je fais ça à distance mais ça n'empêche, je prépare ma valise à chaque fois quand même, histoire de me mettre en situation le plus possible. Voilà ! Bref, salut, c'est Olivier Geoffry pour Vivre à Hong Kong, nouvel épisode de la série Vivre A, produit par la première plateforme multimédia d'aide à la mobilité internationale, françaisdanslemonde.fr. Le sommaire, il est très simple, Hong Kong, Hong Kong et un petit peu de Hong Kong aussi. Avec les infos d'Artus, dans quelques minutes, le podcast Ripley un peu plus tard, qui pour une fois va s'intéresser à un expat français qui a décidé de quitter sa ville d'adoption Hong Kong et de rentrer au pays. Et puis, comme d'habitude, je ne suis pas tout seul. Karine Joachim-Pasquier est à côté de moi dans mon avion virtuel qui est pile à l'heure celui-là. C'est l'avantage des avions virtuels. Et ça tombe bien parce qu'on décolle.
- Speaker #1
Vous vivez dans une ville que vous aimez ? Témoignez dans cette émission. Contactez-nous via la page contact sur le site montezdanslemonde.fr.
- Speaker #0
On y est, Hong Kong, 30 minutes d'arrêt à peu près avec toi Karine pour nous guider à travers la ville. Bonjour Karine !
- Speaker #2
Bonjour !
- Speaker #0
Merci de revêtir le désormais fameux uniforme du guide Vivre-à de françaisdanslemonde.fr. Ça fait 5 ans que tu habites là-bas maintenant donc on attend ton retour d'expérience avec impatience. Et Hong Kong en plus ce n'est pas n'importe quelle destination, je suis certain qu'il y a beaucoup à dire. Mais avant, est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur toi, sur ton parcours ?
- Speaker #2
Je m'appelle Karine, je suis une petite Suissesse perdue à Hong Kong et je suis arrivée ici il y a 5 ans. Moi, à la base, j'ai une formation en tant que bibliothécaire et quand je suis arrivée à Hong Kong, j'ai un peu changé de métier. Je travaille à temps partiel comme chargée de projet e-learning et ma grande passion c'est l'écriture donc j'y participe. depuis Hong Kong, je me suis plongée dans cette passion. Et depuis j'écris des romans, des pièces de théâtre, je mets en scène des spectacles, je donne des cours d'impro. Donc ça m'a permis de creuser toutes ces passions.
- Speaker #0
Donc Multicast, quel type de roman tu écris ?
- Speaker #2
J'écris à la fois des romans pour enfants et à la fois j'ai écrit un roman pour adultes, un drame. J'écris de tout et j'écris également des pièces de théâtre.
- Speaker #0
Et on peut trouver ça où ? Sur le web par exemple ? Acheter tes livres ?
- Speaker #2
Vous pouvez les trouver dans tout. vos librairies préférées sur le web.
- Speaker #0
Très bien et ça vient d'où cette passion ?
- Speaker #2
Alors j'ai toujours eu cette passion de l'écriture depuis toute petite, j'aime écrire des histoires, je pourrais même pas dire quand ça a commencé et puis bon au début j'écrivais des histoires pour ma maman bien sûr que j'imprimais et que je lui offrais à la fête des messes.
- Speaker #0
Excellent !
- Speaker #2
Et puis en Après, j'ai commencé à écrire un peu plus sérieusement et j'ai commencé un gros projet de roman quand j'étais en Suisse. Mais je travaillais à 100%, je faisais pas mal de trajets pour aller au travail, donc c'était compliqué. Et quand je suis arrivée à Hong Kong, j'ai suivi mon mari qui a eu un poste à Hong Kong. Donc en arrivant là-bas, j'ai eu un grand vide et c'est à ce moment-là que je me suis dit que c'est l'occasion jamais de t'y mettre à fond. Et c'est là où j'ai écrit mon premier roman, le roman adulte « Oubliez Gabriel » .
- Speaker #0
Très bien. Et qu'est-ce que tu nous as réservé de beau en quelques mots pour cette visite de Hong Kong, pour cet épisode Vivre à Hong Kong ? On va parler de quoi ?
- Speaker #2
Alors je me réjouis de vous emmener dans des endroits peut-être un peu moins connus que les dix choses incontournables à faire qu'on peut trouver sur le net concernant Hong Kong. Et j'espère qu'on aura un peu le temps de parler de culture, d'opéra cantonais, de cuisine, du cantonais lui-même, de la langue cantonaise, etc.
- Speaker #0
On a tout le temps du monde Karine, t'en fais pas ! Parfait, à tout de suite pour commencer la balade. Ce sera juste après les infos d'Artus.
- Speaker #1
Les infos d'Artus. Livre 1.
- Speaker #0
Salut Artus, cette semaine tu nous emmènes faire le tour de Hong Kong en 3 minutes.
- Speaker #3
Salut Olivier, et oui, dans ce nouvel épisode on débarque à Hong Kong, la perle de l'Orient, ville chérie par des milliers d'expatriés. Le port parfumé, traduction française de Hong Kong, est un véritable joyau asiatique. Ce petit archipel d'une superficie de 2755 km², 4 fois plus petit que la Corse, est depuis quelques années l'approi de milliers d'expatriés français. A titre d'exemple, en septembre dernier, on comptait 12 000 personnes inscrites au registre des Français à Hong Kong. En réalité, c'est bien plus que ça. Depuis la fin des restrictions liées à la pandémie du Covid-19, la diaspora française ne cesse de s'agrandir en Asie et tout particulièrement à Hong Kong. A vrai dire, au vu des nombreux avantages qu'offre la ville, ce n'est clairement pas étonnant. Alors si vous aussi vous souhaitez tenter l'expatriation à l'autre bout de l'Asie... Vous êtes au bon endroit. Tâches administratives à connaître, infos pratiques et plein d'autres petits tips pour préparer au mieux votre expatriation dans l'archipel hongkongais. C'est ici que ça se passe. Donc comme dans de nombreuses régions du monde, si vous souhaitez rester durablement à Hong Kong, c'est-à-dire plus de trois mois consécutifs, il vous faudra un visa. Attention, l'obtention des visas à Hong Kong n'est pas qu'une partie de plaisir. Les démarches sont réputées pour être longues et fastidieuses. A ce titre, je vous conseille de vous entourer d'un avocat spécialisé pour vous accompagner pendant les démarches administratives. Étant donné que les Hongkongais contrôlent tout, que ce soit vos ressources financières ou bien les offres d'emploi et les postes vacants dans votre secteur d'activité, il est préférable d'avoir un dossier béton. Concernant maintenant les visas, il y a plusieurs types. Le plus répandu, c'est bien entendu le visa de travail valable pour une durée d'un an et renouvelable. Le visa de travail, c'est le sésame qui vous ouvrira les portes des entreprises de l'archipel. C'est simple, sans celui-ci, vous ne pourrez pas travailler sur place. Autre titre hyper privé, c'est le visa d'investissement d'une durée de deux ans et renouvelable plusieurs fois. Comme vous êtes censé le savoir, Hong Kong est l'un des centres financiers les plus puissants du monde et pour les investisseurs du monde entier, une politique hyper séduisante a été mise en place pour continuer à les attirer.
- Speaker #0
Très bien, ça c'est fait. Et au niveau des démarches administratives, c'est OK, Artus ? Oui et non.
- Speaker #3
Il y a une dernière chose à savoir, c'est peu importe le visa que vous possédez, il est primordial de posséder une Hong Kong ID Card, véritable carte d'identité des expats. Ce titre est gratuit mais surtout obligatoire pour tous les étrangers vivant à Hong Kong pendant plus de 180 jours. Réputés pour leur lenteur administrative, nous vous conseillons de débuter les démarches pour la Hong Kong ID Card Un mois après votre arrivée sur le sol national pour obtenir ce sésame, il vous faut prendre rendez-vous via le site web du gouvernement hongkongais. Le rendez-vous se fait dans l'un des cinq bureaux d'enregistrement. A noter qu'il faut ramener absolument votre passeport, un justificatif de domicile et une photo d'identité.
- Speaker #0
C'est très important. En effet, toutes les autres infos liées à la vie sur place à Hong Kong, c'est à retrouver où Arthus ?
- Speaker #3
Tout ce qui est logement, école pour vos enfants, système politique local, tout est à retrouver sur françaisdanslemonde.fr, rubrique Vivre à Hong Kong. C'est tout pour moi, à très bientôt.
- Speaker #0
A bientôt Artus, merci.
- Speaker #1
en replay, rensez dans le monde.fr Bien,
- Speaker #0
première étape de notre promenade au bout du monde à Hong Kong avec Karine les incontournables Le principe est simple Karine, on se met dans la peau d'une amie, d'un ami, d'un membre de ta famille qui débarque à Hong Kong pour la première fois tu l'emmènes voir quoi et où et pourquoi pas dans quel ordre ?
- Speaker #2
En fait Hong Kong est composé de plusieurs parties donc il y a l'île de Hong Kong qui est la plus connue, qu'on découvre à chaque fois qu'on arrive et puis il y a effectivement La partie qui s'appelle Coloune, qui est rattachée à la terre, à la Chine. Donc là, Coloune, c'est une partie plus grouillante avec des bâtiments emblématiques, etc. Et puis on a les nouveaux territoires qui sont riches en nature. Moi par exemple, ce que j'aime bien faire quand j'emmène mes amis en vadrouille, mon itinéraire parfait c'est de mixer un petit peu tout. Tout d'abord, je commence par les emmener au fond des nouveaux territoires à Ausha. Et j'aime bien commencer la journée au 10,000 Buddha Monastery. C'est un monastère qui est perché un petit peu en one chatting. En fait, on y accède, il est caché derrière un cimetière et on y accède par des escaliers qui grimpent le long de la montagne et le long de ces escaliers, il y a plein de statues de Bouddha. Elles sont toutes différentes et donc il y a 10 000 statues de Bouddha. En fait, il y en a 12 800 et ces 12 800 statues ont toutes un visuel différent. Donc c'est assez impressionnant, on monte ces escaliers avec tous ces Bouddhas Il y a la partie basse qui est avec les Bouddhas hommes, la partie haute qui est avec les Bouddhas femmes. Et puis il y a ce monastère qui est perché sur la montagne où il y a un hall géant avec plein de Bouddhas dorés. C'est très joli. Et puis après la petite virée, en redescendant, il y a souvent des marchands qui fabriquent des figurines en papier que les Hongkongais brûlent sur les cimetières pour amener ce qui manque à leurs êtres chers de l'autre côté. Donc on peut trouver... Des petites voitures en papier, de quoi manger, des maisons en papier, des pantoufles en papier. C'est assez rigolo. Donc on se faufile un peu dans ces ruelles pour revenir au métro. Puis après, en général, j'aime bien aller faire une petite pause au marché de Taipo pour aller goûter quelques spécialités. Taipo, c'est aussi une ville des nouveaux territoires qui est assez grouillante, qui a ce marché énorme en plein centre. Et une fois qu'on a fait ça, qu'on s'est ratasié, là je redescends sur la partie colonne. Et donc mon premier arrêt, parce que j'ai une petite passion pour les temples, je m'arrête au Chili de Nône-Nomé. Oui, c'est un couvent qui est tenu par des non-bouddhistes. Et donc à l'avant du couvent, il y a un immense jardin qui est très joli, qui a une petite ambiance japonaise. Comme ça, il y a une petite pagode en or, des petits bonsaïs, etc. Puis à l'arrière, il y a ce couvent bouddhiste qui est très particulier parce qu'il est très paisible. Et en même temps, il y a des grosses autoroutes autour. Donc ça donne un effet un peu surréaliste. Donc ça, c'est très sympa. Si mes invités n'en ont pas marre des temples, j'aime bien m'arrêter au Wong Tai Sin qui est le dernier sur la route, qui est un temple particulier parce qu'il mélange le taoïsme, le bouddhisme et il est très vivant comme ça. Il y a des dix heures de bonne aventure sur le côté, il y a beaucoup de gens qui viennent prier, donc ça claque parce que les gens ils ont des bâtonnets dansants puis ils les secouent devant le temple, il y a de la fumée dansant partout, donc c'est aussi une autre ambiance beaucoup plus vivante. Et puis juste un arrêt de métro à côté du mont Taï-Sin. Après, on s'arrête au marché aux fleurs à Prince-Édouard. Et alors là, c'est aussi une autre ambiance. Donc là, en général, il y a quelques ruelles. Parce qu'à Hong Kong, la particularité, c'est que les commerçants sont classés par rue. Donc vous aurez la rue des fleurs, la rue des poissons rouges, la rue des vendeurs de toilettes, etc. Donc là, c'est le marché aux fleurs. Donc on a quelques rues autour desquelles on attend. tous les marchands de fleurs de la ville et donc ça sent bon, c'est très joli. Il ne faut pas y aller trop tôt parce que avant midi, il y a la moitié des magasins qui sont fermés et puis c'est très beau, c'est très coloré et au bout du marché aux fleurs, il y a le marché aux oiseaux, en dessous du marché aux fleurs, il y a le marché aux poissons donc c'est un endroit où c'est assez sympa de se perdre ou si vos invités aiment faire des photos, c'est l'endroit parfait.
- Speaker #0
En dehors du côté un peu traditionnel, évidemment, de tous ces endroits, c'est un moyen de s'évader aussi du centre-ville très busy de Hong Kong peut-être ?
- Speaker #2
Je dois dire que tout est relativement busy à Hong Kong. L'endroit où j'habite, moi j'habite à Wan Chai, est moins busy que Prince Edouard. Donc non, ce n'est pas trop un moyen de s'évader du côté busy, mais c'est un moyen de se retrouver, en tout cas plonger dans un autre monde. Surtout si on vient d'Europe auquel on ne va pas avoir l'habitude parce que toute la zone qui est... de Mong Kok, Prince Edward. C'est la zone qui est la plus densément peuplée au monde. Le Guinness Book dit qu'il y a 30 000 personnes au mètre carré. J'ai un peu de mal à imaginer mais c'est vraiment très très très dense. Donc c'est aussi une plongée assez folle. Il y a plein de néons partout. Plein d'odeurs. Quand on dit que Hong Kong s'appelle le port au parfum, il porte bien son nom parce que les rues sentent bon. Ça sent la nourriture, ça sent les fleurs. Enfin, il y a des odeurs partout quoi. Un truc que j'adore à Hong Kong et qui est très intéressant, qui est très lié à l'histoire de Hong Kong, c'est les villages mûrés. Dans les nouveaux territoires, il y a énormément de villages mûrés qui sont des villages qui appartiennent au Hakka, qui sont un des premiers peuples qui sont arrivés à Hong Kong. C'est un peuple de Chine qui a énormément migré dû aux changements de dynastie à diverses raisons historiques. et qui sont arrivés à Hong Kong et qui se sont installés là. Ils ont ces villages mûrés, qui appartiennent à toute la famille, et qu'on peut encore visiter dans les nouveaux territoires. Donc ça j'adore aller m'y promener, c'est assez particulier architecturalement parlant, parce que c'est vraiment des villages qui sont entre quatre blocs, construits les uns à côté des autres de manière tout serrée, et on peut mêler ça avec des randonnées très très sympas.
- Speaker #0
Et on continue dans quel coin après alors du coup ?
- Speaker #2
Alors après, j'aime bien redescendre. Justement, redescendre en direction de l'île de Hong Kong. Moi, je fais les choses un petit peu à l'envers. Donc, on redescend vers Bangkok, toute la zone de Yomaité. C'est cette zone qui est peuplée où finalement, là, ce qui est intéressant, c'est plus de se perdre dans les ruelles plutôt que de visiter des choses. C'est plus de goûter à l'ambiance. Si vos invités sont prêts, faire une shopping ? La zone est intéressante aussi. Vous avez le mall qui s'appelle le Langham Place, qui est un mall immense. Je ne sais pas combien d'étages de haut il fait, mais il est énorme. Et les étages de tout en haut sont assez sympas parce que c'est dédié à des petites boutiques plutôt asiatiques. Donc j'aime bien souvent aller m'y promener. Et puis dans les ruelles adjacentes à Mong Kok, vous avez des immeubles qui sont dédiés à des produits spécifiques. Donc vous avez l'immeuble pour acheter des appareils photo de seconde main l'immeuble pour acheter des Legos. Donc, selon les intérêts de vos invités, vous allez trouver en fait tout ce qui va leur plaire. C'est assez sympa.
- Speaker #0
On retrouve là aussi le concept de rue spécialisée, mais version immeuble.
- Speaker #2
Exactement. C'est assez rigolo de s'y perdre. Il y a des fois des immeubles entiers qui sont dédiés aux jeux vidéo, etc. Donc voilà, c'est un bon endroit si on a envie de comparer les prix, de ramener quelque chose.
- Speaker #0
Alors ça, c'est pour... visiter avec quelqu'un qui ne connaîtrait pas bien hong kong il ya plein de choses je suis sûr a ajouté mais toi par exemple ta routine ce serait quoi il ya des endroits où tu vas te reposer par exemple et des endroits où où tu sais qu'il y a ton restaurant préféré ou le café préféré ? Il y a une routine chez Karine et sa famille ?
- Speaker #2
Oui, il y a une routine. Après, il y a la routine du week-end et puis la routine de la semaine. Il y a plusieurs endroits. Le week-end, quand je suis un peu fatiguée de la ville et justement du côté foule et dense, ce que j'adore faire, c'est d'aller sur l'île de Chengshao C'est une île qui se trouve à 45 minutes de l'île principale de Hong Kong. On y accède en bateau. Et alors là, on a l'impression d'être complètement dépaysé. C'est une petite île de pêcheurs. Il n'y a pas de véhicule dessus. Il y a la plage. C'est très, très relax. Donc souvent le week-end, c'est là-bas qu'on me trouve. Et puis sinon la semaine, alors moi j'ai un endroit où j'aime bien aller boire un café et travailler. C'est le Kubrick Café qui se trouve tout près de Yomaité. C'est en fait à côté d'une cinémathèque. et donc il y a cette librairie, c'est un café-librairie. Ils ont des bons gâteaux. Donc ça, c'est un endroit où j'aime bien aller me poser.
- Speaker #0
Je pense que j'aimerais bien aussi.
- Speaker #2
Et quand c'est ouvert, il y a un autre café qui est vraiment génial, qui s'appelle le Mum's Not Home. Mum's Not Home, c'est le café qui est dans un building, qui est un peu caché, qui a été ouvert par deux artistes peintres. Et cet endroit est complètement déjanté, plein de des plantes et puis des spots de toutes les couleurs, des sortes de figurines partout. Et ils sont spécialisés en cheesecake, ils font des super cheesecake et des sortes de limonades faites maison très sympas. Et donc c'est un petit endroit arctique à chez Hong Kong que j'aime bien mais ils ont des horaires un peu spéciaux. Il faut surveiller sur Instagram quand est-ce qu'ils sont ouverts ou pas en fonction de leurs expos, de leur voyage etc. C'est un petit bric-à-brac en fait !
- Speaker #0
Ça me fait penser, la nourriture, il y a quelque chose à essayer absolument ou toi il y a quelque chose que tu adores ?
- Speaker #2
Alors bon le classique c'est les dimsums bien sûr. C'est ces petites bouchées qu'on prend souvent, que les hongkongais mangent pour le petit déjeuner ou pour la pause de l'après-midi. Donc ça j'adore. Mon dimsum préféré il se trouve à Prince Edward tout près du marché aux fleurs, il s'appelle le one dimsum. Si on a envie de tester des dimsums un peu revisités, j'aime bien aller au Manmo Dim Sum qui est plutôt à Centrale et qui est particulier parce que c'est un chef suisse qui a décidé de mixer des plats occidentaux avec les dimsums. Donc on va trouver des dimsums à la ratatouille par exemple, il y a le dimsum au reblochon...
- Speaker #0
Ah oui !
- Speaker #2
C'est ce mélange effectivement ! Ils ont vraiment fait un mix. Par exemple, la tarte aux oeufs traditionnelle de Hong Kong, ils l'ont mixée avec une tarte au citron meringuée. Et le résultat est incroyable. C'est très sympa.
- Speaker #0
Donc à essayer absolument aussi. Un joyeux mélange.
- Speaker #2
Exactement. Et puis sinon, moi j'ai un petit penchant pour le char siu. C'est du porc laqué qui mange sur du riz et qu'on peut trouver dans tout ce qu'on appelle les cha-tsan teng. C'est des petits cafés qu'on trouve un petit peu dans tous les coins de rue et où ils servent ça sur du riz. C'est tout simple. C'est fondant, c'est délicieux.
- Speaker #0
Ça donne envie tout ça. Il y a autre chose que tu voulais ajouter pour cette partie un peu touristique ?
- Speaker #2
Alors sinon moi, ma routine, j'y vais toutes les semaines et c'est mon gouffre financier, c'est mon passage à la librairie française Parenthèse qui est à Centrale. Bon alors j'aime beaucoup les libraires qui sont trop sympas mais j'aime bien aller, c'est tout petit, c'est un peu niché dans un immeuble et voilà, c'est un petit peu l'endroit où j'aime bien aller fouiner et il n'y a pas de... plein, plein, plein de livres.
- Speaker #0
En tout cas, Hong Kong, ça a l'air d'être une belle destination des paysannes aussi, comme on les aime. Karine, tu ne bouges surtout pas. On a encore besoin de toi dans la dernière partie de cet épisode pour cette fois-ci aborder d'autres aspects du Hong Kong. Ce sera juste après le podcast Replay, comme d'hab. Un peu différent cette semaine d'ailleurs, puisque c'est la rediff d'une interview de Gauthier avec Vincent qui lui a décidé de rentrer en France après 20 ans à Hong Kong. Comment ? Pourquoi ? Réponse maintenant.
- Speaker #3
Un Français dans le monde, le podcast.
- Speaker #4
Bonjour Vincent. Bonjour Gautier. Merci d'être avec nous en direct sur cette antenne. Bonjour à Aracide Sud qui nous a mis en relation. Toi, depuis 20 ans, tu vis l'expatriation. Tu as décidé de quitter Montpellier, ta ville d'origine, pendant 5 ans à Madrid. Ensuite il y a eu les USA. Et l'Asie, avec une installation à Hong Kong. Hong Kong qui a beaucoup évolué ces dernières années. Quand tu es arrivé, il y avait peu de Français qui s'expatriaient là-bas ?
- Speaker #5
Effectivement, quand je suis arrivé, ce n'est pas partie des premiers non plus, mais c'était une communauté beaucoup plus restreinte que celle d'aujourd'hui, même si celle d'aujourd'hui est déjà un peu plus restreinte. plus restreinte que celle d'il y a deux ans.
- Speaker #4
On peut en parler tout de suite, le Covid est passé par là, il y a eu une politique de zéro Covid. Toute la période, toute la zone Covid, les deux ans de crise sanitaire ont été relativement difficiles à gérer pour les expatriés.
- Speaker #5
Alors elle a été particulièrement difficile à rencontrer, elle a été précédée d'une crise politique dès 2019, espérée arriver au bout et avec laquelle le Covid a enchaîné très directement. Donc c'est un peu plus que les deux dernières années que l'on vit en crise à Hong Kong.
- Speaker #4
Alors ta vie cependant est là-bas, ta femme est hongkongaise, tu as monté deux entreprises basées en Hong Kong. Mais malgré tout ça, la décision est prise, vous allez revenir en France.
- Speaker #5
Alors effectivement, ma femme est hongkongaise, mes enfants sont nationaux. Ça fait effectivement 20 ans que j'y suis. J'ai été un entrepreneur puisque j'étais au départ expatrié et puis j'ai décidé de quitter la société pour laquelle je travaillais pour créer ma propre société. d'autres sociétés ont suivi. Effectivement, malgré tout ça, j'ai fait le choix de revenir sur mes terres d'origine parce que c'était déjà un vieux projet avec ma femme et notamment celui de donner la possibilité à nos enfants de connaître et de vivre la France et le Midi en particulier, comme je l'ai moi-même vécu puisqu'il est aujourd'hui très attaché. Donc je tenais à esquiser... cette empreinte-là.
- Speaker #4
Donc en effet, les enfants vont venir dans le système éducatif français. Justement, quitter autant d'années d'expatriation pour revenir s'installer dans une France qui a quand même beaucoup bougé depuis, est-ce que, comme on me le dit souvent, c'est une véritable expatriation de revenir dans son pays au bout d'autant de temps ?
- Speaker #5
Alors effectivement, c'est une sorte d'expatriation à la mesure où, pour moi, ce n'est pas un retour. vers la France ou un aller simple, en tout cas pour le moment parce qu'il n'est pas impossible non plus qu'on reparte un jour, qu'on ne fasse que transiter par la France comme on a transité ou comme j'ai transité à Hong Kong, aux Etats-Unis ou en Espagne auparavant. Donc c'est plus qu'un retour, c'est effectivement une nouvelle expatriation pour moi après 30 ans dans différents pays.
- Speaker #4
dans le monde.
- Speaker #5
mais tout simplement pour ce qu'est la France, pour sa diversité de paysages, les possibilités qu'on a de voyager sans aller trop loin non plus. Quand on est aux États-Unis, quand on va de la côte Est à la côte Ouest, c'est un long voyage. Ici, quand on va de la France à l'Espagne, à l'Allemagne, l'Italie, à la Belgique, à l'Angleterre, ce sont des petits voyages. C'est quand même une grande variété à proximité, une grande variété sur le territoire français. On en a parlé hier aussi, à savoir sa gastronomie, son diplôme. C'est un pays assez extraordinaire, on en prend mieux la mesure quand on vit à l'étranger. Et puis sur le plan effectivement des acquis, à Hong Kong, on n'est pas tellement aidé qu'en cas de Covid. On n'a pas de très peu d'aide végétale si ce n'est aucune, très peu de soutenue. Et puis le coût de la vie aussi est très différent, parce qu'on paie peut-être plus d'impôts en France, mais on paie beaucoup moins les institutions privées que sont les assurances pour le médical, que sont les écoles pour l'éducation, ou encore les propriétaires pour les loyers. Il y a beaucoup de choses qui coûtent beaucoup plus cher à l'étranger. C'est le cas aussi aux États-Unis, c'est ce que j'ai vécu là-bas aussi. On est dans des systèmes très comparables, plus libéraux encore que la France. Donc, effectivement, on a le sentiment que les Français ne se rendent pas très bien compte de la chose qu'ils ont ici, d'être dans un beau pays et avec pas mal d'acquis et d'avantages.
- Speaker #4
Il y a presque 3 millions de Français qui vivent hors du territoire et sans doute ce sont les plus français de tous.
- Speaker #5
Oui, peut-être. Bon, après, il y a deux types aussi d'expatriés. On m'a souvent posé la question de savoir ce qui m'avait fait partir, mais moi, il n'y a rien qui m'a fait partir. C'est l'envie d'aller ailleurs qui m'a fait partir, mais pas l'envie de quitter la France. Non, à aucun moment. D'autres, c'était peut-être le cas. Certains pensent que pour des raisons fiscales, ils préfèrent aller vivre ailleurs. Moi, je n'ai jamais raisonné comme ça. Moi, c'est toujours été l'envie de découvrir ailleurs qui me fait partir ailleurs, mais sans aucun renoncement.
- Speaker #4
Alors, la France, tu as fait le premier confinement puisque tu étais revenu et tu t'es retrouvé coincé ici. Retrouvé.
- Speaker #5
D'être coincé en France, à Shanghai ou je ne sais où.
- Speaker #4
J'imagine, puisqu'on est dans cette séquence qui s'appelle « Un Occitan dans le monde » , le sud de la France garde un charme inégalé ?
- Speaker #5
Je ne veux pas dire le contraire. Ce sud-là en particulier, parce que c'est un sud qui est encore très préservé, si je compare avec le sud-est, la côte d'Azur... Pour le sud-ouest et le pays basque, ça reste une région un peu moins touristique. Je parle de l'Occitanie, de l'Aude en particulier. Un peu moins touristique, un peu moins fréquentée. Donc peut-être un peu moins abîmée aussi.
- Speaker #4
En tout cas Vincent, je suis désolé mais Météo France aujourd'hui, et ça doit être un des seuls jours de l'année, annonce qu'il fera plus beau à Lille. Là où se trouvent nos studios qu'à Montpellier, là où tu te trouves. Je suis désolé. De temps en temps, il faut que le Nord ait quand même quelques points d'avance. Dernier petit mot, tu t'appelles Vincent de Saint-Exupéry. Évidemment pour les auditeurs ça parle un tout petit peu. Alors tu m'as dit hier, il y a un lien familial par le nom, mais tu ne fais pas partie des Ayens-Droits par exemple. C'est un nom qui est facile ou qui est difficile à porter ? Parce que pour le coup, ça tombe bien, Saint-Exupéry c'est connu sur toute la planète !
- Speaker #5
Il y a probablement des noms beaucoup plus difficiles. Non, c'est plutôt une chance, effectivement. C'est un joli nom, c'est surtout une jolie personne. Donc, une personne qui attire plutôt les sympathies. Effectivement, préconnue, un petit peu moins en Asie, si ce n'est au Japon. Mais bon, toute personne ayant côtoyé la communauté francophone, ayant appris le français, aura été au contact du Petit Prince et d'Antoine de Saint-Exupéry. Généralement. Donc c'est sûr que de ce point de vue là, c'est un nom qui est plutôt sympathique à porter et... il faut pas se plaindre. Après évidemment, il y a le revers de la médaille, c'est-à-dire qu'on est parfois sollicité pour de mauvaises raisons, on peut même être par ses mains tout concisés d'une certaine façon, donc en tout cas on est toujours questionné. Donc, il y a des aspects qui sont un peu moins positifs. Mais bon, c'est normal. C'est le temps. Et le yoga. Voilà. On n'apprend pas de mon avis.
- Speaker #4
Même moi, je t'ai fait le coup. Donc, tu vois comme quoi, on ne peut pas passer à travers. Merci beaucoup, Vincent, pour ce témoignage. Bon retour en France. Et j'espère que ta femme et les enfants vont profiter de ce petit chant des cigales. À bientôt.
- Speaker #1
Merci, à bientôt. Somme sur une ville d'expat avec Olivier Joffry.
- Speaker #0
Vivre à Hong Kong, de quoi ça a l'air ? Comment ça se passe ? Que faut-il savoir ? Que faut-il éviter de faire peut-être aussi ? C'est un peu à toutes ces questions qu'on essaye de répondre dans l'épisode de cette semaine avec Karine qui vit là-bas depuis 5 ans. Alors Karine, comment tu t'es intégrée toi parmi les Hongkongais, la vie locale, les différentes cultures ? C'est facile ? Ça se demande juste du temps ? Comment on fait ?
- Speaker #2
Alors moi ma particularité c'est que à l'inverse de... de personnes qui travaillent dans un bureau et qui ont des collègues hongkongais, moi je travaille essentiellement de la maison. Donc je n'avais pas cette facilité-là d'avoir des collègues hongkongais avec qui s'intégrer, qui peuvent me présenter d'autres gens. Du coup j'ai dû être un petit peu plus inventive. Donc j'ai d'abord été dans un co-working space, ce qui a été assez compliqué parce que sans le savoir je me suis mise dans un co-working space spécialisé en informaticien qui faisait des jeux vidéo ce qui était assez cool mais ils n'étaient pas trop bavards donc je me suis fait deux amis dans ce co-working space donc ça c'était déjà un bon début dont une australienne et Andy qui est un créateur de jeux vidéo hongkongais donc ça a été un premier petit pas pour me faire des amis mais ça a pris un petit peu de temps Le moyen que j'ai eu et le moment où ça s'est un peu décoincé, c'était le moment où j'ai commencé à progresser en cantonais. Donc assez rapidement, j'ai pris des cours de cantonais et au bout d'un moment, quand j'ai eu un petit niveau, je me suis inscrite sur l'application Tandem. C'est une application qui permet de relier des gens qui veulent apprendre une langue avec d'autres gens qui veulent apprendre la langue qu'on parle naturellement. Donc en fait, je me suis mise là-dessus pour chercher des personnes qui parlaient cantonais et qui voulaient apprendre le français. Et là, je me suis fait tout plein d'amis et c'était vraiment la porte d'entrée pour me faire tout un réseau de Hong Kongais. Mais alors le cantonais, il faut s'accrocher, ce n'est pas impossible, il faut travailler assez régulièrement. Moi, ce que j'ai fait en fait les premiers temps, c'est que j'ai décidé de ne pas fréquenter de francophones pour éviter ça et de faire tout ce que je pouvais en cantonais. Donc quand j'allais au marché, je ne parlais pas en anglais. Au début, les gens ne comprenaient rien. Après, ils ont commencé à rigoler et Et puis maintenant, c'est bon, ils comprennent ce que je dis et j'arrive à commander mes pak choi et mes aubergines sans problème.
- Speaker #0
L'essentiel !
- Speaker #2
Exactement ! Mais du coup, là, ça fait cinq ans que je l'apprends et je ne peux toujours pas dire que je suis fluente. Mais j'arrive à avoir une conversation, disons, basique en cantonais. Mais c'est difficile et ce qui est aussi particulier, c'est qu'il y a la partie orale et il y a la partie écrite qui est différente. qui ne se prononce pas comme la partie orale, donc c'est comme apprendre deux langues. Donc moi jusqu'à présent je sais lire un menu au restaurant, mais je sais davantage parler quand même. On peut vivre à Hong Kong sans parler le cantonais, ça serait mentir que de dire le contraire. Il y a déjà... D'ailleurs je pense que les trois quarts des expatriés ne parlent pas du tout un mot de chinois. Donc c'est faisable pour la vie de tous les jours. Mais c'est vrai que moi ça m'a permis déjà de me faire tout un réseau d'amis. Ça m'a permis aussi d'aller un petit peu me faufiler dans des endroits où je n'aurais jamais pu aller. Je me suis fait inviter par la tante d'une amie à aller voir un opéra cantonais, par exemple. Je me suis fait inviter par une autre copine à aller dans une fête de famille où il n'y avait personne qui parlait anglais. Donc j'ai l'impression d'avoir accès à plus de choses et surtout d'avoir une meilleure compréhension de l'endroit où je vis. Mais si on ne parle que l'anglais, on s'en sort. Donc ça va.
- Speaker #0
D'accord. Si on parlait de la culture un peu plus précisément justement ? Je t'entends pas mal parler d'opéra, évidemment tu baignes toi-même un peu dans la culture, t'es écrivaine. Qu'est-ce que tu aimes bien toi côté culturel à Hong Kong ?
- Speaker #2
Alors moi ce que j'adore c'est qu'ils ont tout plein de festivals sur lesquels en fait ils vont décorer toute la ville. Donc ils ont effectivement le Nouvel An chinois, mon préféré le festival de la mi-automne qui est en septembre et puis là ça prend toute la place. Il y a tous les commerces qui se décorent, toute la ville qui s'arrête l'espace d'un instant. Pour le festival de la mi-automne notamment, il y a justement des marchés aux fleurs partout. Les gens se retrouvent à l'extérieur pour pique-niquer dans les parcs. C'est très sympa. Donc ça, c'est une chose que j'aime bien. Après, moi, j'ai une petite passion pour l'opéra cantonais que j'ai découvert justement via quelques amis qui m'ont emmenée à l'opéra cantonais. Et là, j'ai découvert tout un monde de costumes, de... La musique est très particulière, il y a des grosses percussions, c'est presque hypnotique comme ça. Et donc si vous voulez découvrir l'opéra cantonais, moi je vous conseille d'aller au Situ Center, c'est le West Kowloon Theatre qui est à Hong Kong, et qui propose notamment des initiations à l'opéra cantonais qui ne durent qu'une heure, parce qu'il faut savoir qu'un opéra cantonais classique ça dure environ quatre heures, donc ça peut être un peu intense ! quand on n'a pas l'habitude, mais donc ce West Column Center, il propose des initiations avec explications en anglais et puis explications des costumes. Donc ça c'est très sympa. Ça c'est quelque chose que j'apprécie tout particulièrement. Après les histoires en elles-mêmes, ça dépend de l'opéra qu'on regarde. J'ai été voir un opéra classique qui s'appelle Tai Loi Fa, dont l'histoire est typiquement chinoise parce que ça se passe effectivement sous la dynastie Ming, avec des traditions, etc. Donc ça c'est très chinois. Mais après il y a des artistes hongkongais qui se réapproprient cet art. Donc l'année dernière je suis allée voir une réinterprétation de l'opéra cantonais où c'était un hongkongais qui vivait au Canada, qui revenait à Hong Kong pendant le Covid et qui se retrouvait en quarantaine dans le grenier de son oncle et qui découvrait toutes sortes de choses liées à l'opéra cantonais. Donc là effectivement ça a été réinventé et moderniser.
- Speaker #0
Pour conclure, ou presque, Karine, est-ce que si encore une fois on se met dans la peau des auditeurs qui sont en train de découvrir ton aventure à Hong Kong, est-ce que tu as un conseil, ou deux c'est autorisé aussi, très important pour quelqu'un qui aimerait s'expatrier à Hong Kong depuis la Suisse ou depuis la France ?
- Speaker #2
Je dirais que le conseil qui est peut-être le plus basique et que vous devez avoir dans tous les pays du monde, c'est de ne pas sous-estimer le pouvoir de la communauté. la communauté francophone, la communauté française. Les gens expatriés sont très solidaires vu qu'on est tous un peu dans le même panier et du coup moi j'ai découvert ça un peu tardivement parce que j'ai jamais eu l'occasion de m'expatrier avant de cette manière-là et j'ai découvert ça presque un an après être arrivée Et je pense que si j'avais su toute la force des groupes Facebook, tous ces groupes qui existent en ligne sur Instagram, etc., j'aurais peut-être pu trouver des réponses à mes questions de manière plus facilement.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est un bon conseil parce qu'il y a tellement de choses maintenant, que ce soit comme tu disais les groupes Facebook ou même les institutions francophones ou françaises, les accueils de la FIAF qui est un partenaire de la radio qui sont presque partout maintenant. C'est facile d'avoir de l'aide, après ça dépend ce qu'on souhaite. Est-ce qu'on veut garder un lien avec la communauté francophone ? Oui, dans ce cas là bien sûr il y a plein de personnes qui peuvent vous aider. Vraiment couper les ponts au moins au début pour s'intégrer un maximum. Là, c'est une autre approche, mais dans tous les cas, il y a moyen d'être aidé, je pense.
- Speaker #2
Oui, et puis ce qu'il faut se dire aussi, c'est qu'on n'est pas obligé d'être radical. On peut demander un conseil sans passer tout son temps libre et tous ses week-ends avec la communauté francophone. On peut aussi prendre le meilleur des deux mondes, avoir des amis qui viennent de partout, profiter de... de l'expérience tout en profitant par exemple de la scène culturelle française. Et puis après d'aller écouter un opéra cantonais, comme je l'ai dit, ou d'aller sortir avec ses amis qui viennent de partout. Voilà, on peut aussi prendre un petit peu de chaque picorée.
- Speaker #0
Ou aller voir des pièces de théâtre écrites par une Suisse.
- Speaker #2
Exactement !
- Speaker #0
Il y a beaucoup de choses qu'on peut faire.
- Speaker #2
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Merci beaucoup Karine, merci énormément pour cette visite de Hong Kong en quelques minutes, mais visite riche, beaucoup plus qu'une visite même je dirais un partage très intéressant de ton point de vue de résidente sur place et c'est ce qu'on essaye de faire à chaque fois, aller au-delà de la description basique de la ville pour vraiment s'en imprégner. Alors, de ton côté, c'est quoi la suite pour toi ? C'est rester à Hong Kong ? Tu as déjà des projets ? Tu fais ça au fil de l'eau ?
- Speaker #2
Alors, je fais ça au fil de l'eau puisque j'ai un visa dépendant du contrat de mon mari. Donc, on verra ce que l'avenir nous réserve.
- Speaker #0
Merci beaucoup pour ton témoignage et belle continuation à Hong Kong alors.
- Speaker #2
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Bon, Hong Kong en 30 minutes, c'est vrai, c'était un challenge. Mais Karine, notre guide l'a plutôt bien relevé, je trouve ce challenge. Et même s'il est difficile de répondre à toutes les questions possibles et imaginables que vous vous posez sur telle ou telle ville, je pense que là, vous êtes quand même bien paré, bien préparé même. L'idée n'est pas de vous demander chaque semaine de changer vos plans d'expatriation. De toute façon, non, ce ne serait pas très pratique ni très réaliste. L'idée de cette série de podcast, Vivre A, est plutôt de vous donner les clés, d'alimenter votre réflexion, de vous aider à mener à bien votre projet de vie. Parce que c'est ça, je pense, une expatriation en fait. C'est un changement de vie. Et clairement, si je devais retenir une seule chose après avoir écouté Karine nous raconter sa vie à Hong Kong depuis 5 ans tout au long de cet épisode, c'est qu'elle est heureuse. Le reste, c'est un peu secondaire j'ai envie de dire.
- Speaker #1
Salut et bon voyage jusqu'à la prochaine fois.