- Speaker #0
Salut les expats, bienvenue dans Vivre A, très heureux de vous retrouver. Nous partons loin cette semaine, très loin dans une cité-état sur une île, entre la Malaisie au nord et l'Indonésie au sud, dans un autre monde en fait à mon appart. Nous partons à Singapour ! Et comme vous, je suis très impatient d'en savoir plus parce que j'ai failli m'y expatrier moi-même il y a quelque temps. Alors au sommaire de vivre à Singapour, le résumé des infos à savoir sur ce petit pays en 3 minutes, l'artiste... Liste du coin, ce sera Gentle Bones. Il a presque 30 ans, il a fait un carton là-bas. On va aussi passer du temps avec la présidente de Accueil Singapour dans le cadre du partenariat de la Radio des Français dans le Monde avec la FIAF. Ce fameux réseau international de 160 accueils présents dans 90 pays est dédié aux Français expatriés. Et puis, une guide pas tout à fait comme les autres va nous rejoindre et nous aider à mieux comprendre Singapour. Elle s'appelle Ariane Nabarro.
- Speaker #1
Vous écoutez Vivre à Singapour sur la radio des Français dans le Monde.
- Speaker #0
Bonjour Ariane, merci beaucoup d'avoir accepté de nous faire découvrir Singapour. On a beaucoup de chance de t'avoir parce qu'il se trouve que tu es réellement une guide touristique à Singapour. Et ton profil LinkedIn précise même que tu es la seule guide française à être accréditée par l'Office du tourisme national de Singapour. Alors comment en es-tu arrivé là exactement ? Raconte-nous un peu ton parcours en quelques mots s'il te plaît.
- Speaker #2
Bonjour Olivier et puis merci de m'accueillir aujourd'hui à la radio des Français de l'étranger. Je dirais que je suis partie pour trois ans, j'ai suivi mon mari et 26 ans plus tard, je suis toujours à Sayapour. Classique ! Rien ne me destinait à devenir guide touristique puisque j'étais tout simplement attachée de presse dans une grande maison de mode, de parfum et de cosmétique. Et je m'étais dit que trois ans de parenthèse, ce serait formidable, l'occasion de faire une famille. Et puis après ça, j'ai estimé que ce qui était le plus luxueux dans la vie, puisque moi je travaillais dans le luxe, c'était le temps. Et comme j'avais du temps, j'allais l'offrir aux autres et c'est ce que j'ai fait. Et puis après, j'ai pensé à moi et je me suis dit que j'avais la chance de vivre en Asie, ce qui n'allait peut-être pas se présenter de nombreuses fois dans ma vie. Et donc, je me suis intéressée à l'Asie. Et pour ceci, j'ai commencé par devenir guide bénévole dans les musées. Un musée, deux musées, trois musées, quatre musées, cinq musées. Jusqu'au jour où je suis devenue guide touristique professionnel.
- Speaker #0
Très bien, donc guide touristique professionnel dans une ville dans laquelle tu habites depuis 26 ans. Donc tu connais Singapour comme ta poche.
- Speaker #2
Oui, je pense d'une certaine façon. Je pense que je connais Singapour beaucoup mieux que les Singapouriens déjà. Pour la simple et bonne raison, c'est qu'à chaque fois que je vois quelque chose, je m'interroge et je recherche. J'adore rechercher. Et donc pourquoi ? Pourquoi ceci ? Pourquoi cela ? Et donc, ça m'a permis d'avancer. Et puis, surtout, je me suis dit qu'avec mon œil de française, eh bien, je regardais la ville peut-être différemment et je notais des choses peut-être que les Singapouriens trouvaient tout à fait normales, mais moi, qui m'interpellaient. Et donc, c'est ce que je fais dans mes tours, c'est que j'essaye d'interpeller mes visiteurs sur quelque chose que je trouve tout à fait extraordinaire, qui pourrait passer comme quelque chose de tout à fait normal, parce que je suis française, parce que je suis née en France, j'ai grandi en France, j'ai été élevée en France, et étudier en France et en fait je suis arrivée un peu plus tard en Asie.
- Speaker #0
Ok très bien, donc on attend de commencer la visite de Singapour avec toi avec impatience, on te retrouve dans quelques minutes.
- Speaker #2
A tout de suite !
- Speaker #1
De Londres à Sydney, de Stockholm à Dakar, bienvenue sur la radio des français dans le monde. Les infos d'Artus. Livre 1.
- Speaker #0
Le tour de Singapour en 3 minutes, c'est maintenant avec Artus. Salut Artus. Salut Olivier.
- Speaker #3
Après s'être attaqué à l'Europe avec Amsterdam, Vienne et Genève, à l'Amérique du Nord avec Montréal et New York, aujourd'hui on change de continent, cap sur l'Asie et direction l'une des cités-états les plus connues de l'hémisphère sud, Singapour. À Singapour, cet archipel de 63 îles, Et depuis son indépendance en 1965, devenu un véritable Eldorado pour les expatriés du monde entier. Pays anglophone doté d'infrastructures de qualité, d'une biodiversité foisonnante et d'un cadre de vie unique en son genre, Singapour est LA destination de rêve pour y tenter l'expatriation. En quête d'une vie luxueuse et d'un climat de type équatorial, près d'1 500 000 expatriés ont sauté le pas et se sont installés à Singapour. 1 500 000 expatriés, ça représente près de 30% de la population du pays. C'est énorme.
- Speaker #0
Effectivement. Et les Français, non tout ça ?
- Speaker #3
Ah, les Français, c'est vrai. Combien sont-ils à Singapour ? Tu as une petite idée, Olivier ?
- Speaker #0
Je dirais au moins 10 000 quand même.
- Speaker #3
Ah, c'est bien joué. Tu as vu juste. Selon les derniers chiffres de l'ambassade de France à Singapour, la communauté tricolore établie dans l'archipel est composée de près de 13 000 personnes. 20 000 en comptant tous les noms. Nombreux étudiants, à vrai dire c'est plutôt pas mal. Bien que le pays ait perdu plus de 10% de ses expats français pendant la pandémie du Covid, Singapour reste le troisième pays d'Asie à accueillir le plus de français, derrière la Chine et la Thaïlande. En effet, les nombreuses restrictions sanitaires ont poussé les étrangers à fuir, mais aujourd'hui Singapour retrouve une attractivité grandissante et tente de faire revenir un grand nombre d'étrangers. Cette grande campagne de retour est synonyme de nouveaux visas. mais également de procédures administratives simplifiées.
- Speaker #0
C'est très bien ça. Alors justement, Artus, quels sont les visas pour s'installer à Singapour ?
- Speaker #3
Eh bien, première chose à dire, les visas pour Singapour, il y en a énormément. J'en ai retenu quelques-uns que je vais vous présenter, mais sachez qu'en fonction de votre statut, il y a forcément un visa fait pour vous. Aujourd'hui, je vous en présente deux, mais vous pouvez consulter les autres visas disponibles sur le site françaisdanslemonde.fr dans la rubrique « Vivre à Singapour » . Le premier visa le plus demandé, l'Employment Pass. Ce permis de séjour permet à tous les travailleurs d'exercer leur profession dans la cité-état. Attention tout de même, avec ce visa, il y a des conditions économiques à remplir. Pour l'obtenir, il faut gagner au minimum 5000 dollars par mois. Si vous remplissez cette unique condition, l'Employment Pass sera à vous pour une durée de 2 ans et pourra être renouvelé pour 3 années supplémentaires. Il y a aussi l'Entrepass. Pour tous les entrepreneurs souhaitant s'implanter sur le marché singapourien, pour ce permis de séjour, aucun critère économique n'est à remplir. A noter que ce visa est délivré pour une année, avec deux en option. Pour les visas créés post-Covid, il y en a un en particulier qui a retenu mon attention, l'Oversea Network and Expertise Pass. Ce visa d'une durée de 5 ans offre la possibilité aux conjoints d'expatriés de pouvoir travailler. Cette condition, c'est vrai, peut paraître assez étonnante, je vous l'avoue. Mais dans la majorité des cas, peu de visas singapouriens offrent cette possibilité. Pour obtenir ce précieux sésame, il faut donc gagner près de 30 000 dollars par mois ou travailler dans le secteur de la science, de l'art, de la culture ou encore de l'high-tech. Pas donné à tout le monde, dis donc.
- Speaker #0
En effet, c'est assez élevé quand même comme salaire. Et puis, un mot pour finir ?
- Speaker #3
Eh bien oui, j'ai un dernier mot à te dire. Pour plus d'informations sur le cadre de vie à Singapour, écoutez bien entendu la fin de l'émission. ou rendez-vous tout de suite sur le site francaisdanslemonde.fr sur la page Vivre à Singapour.
- Speaker #0
C'est parfait, merci beaucoup Artus, à très vite.
- Speaker #1
Retrouvez Vivre A en replay sur le site de votre radio francaisdanslemonde.fr Vous écoutez Vivre à Singapour sur la radio des Français dans le Monde et notre guide personnel,
- Speaker #0
on a de la chance, Ariane Nabarro qui vit sur place depuis 26 ans. Alors Ariane, on commence la visite par quoi ?
- Speaker #2
Ah, à Singapour, tous les jours à 7h du matin, le soleil se lève. Alors je dirais qu'à Singapour, on se lève avec le soleil et le soleil va se coucher à 7 heures, puisqu'en fait on est à 80 kilomètres au nord de l'équateur, donc on est presque sur l'équateur et c'est pour ça qu'on a des journées qui sont à peu près similaires tous les jours. Alors moi je commence par une balade, je commence par marcher au bord de la rivière, j'aime beaucoup la rivière. La rivière c'est à la fois le centre historique de Singapour, mais c'est aussi... Le centre où on s'amuse. Alors, on s'amuse le soir, on sort beaucoup autour de la rivière le soir, mais on y va aussi le matin pour prendre un petit déjeuner. Un petit déjeuner traditionnel. Le petit déjeuner traditionnel de Singapour, c'est quoi ? Eh bien, c'est à la fois des toasts avec du beurre. Alors, les toasts, ça vient des Anglais, puisque pendant très longtemps, Singapour a été anglaise, une colonie anglaise. Et puis, voilà, on va avoir dessus une confiture qui s'appelle la confiture de Kaya. qui est fait à base de noix de coco, de feuilles de pandan, qui sont des grandes feuilles qui sentent délicieusement bon et qui ont une couleur verte absolument incroyable. Et puis, avec du jaune d'œuf. C'est un peu le lemon curd des Anglais, mais version locale. Et puis, sur cette eau, je mets du beurre. Sur cette eau, je mets de la confiture de kaya. Et puis, je vais prendre ça avec des œufs. Ça, c'est le lait de l'Angleterre, des œufs mollets. Mais par contre, ils vont être salés avec de la sauce soja, puisque à Singapour, il n'y avait pas de sel. et puis du poivre parce que le poivre c'est vraiment la culture historique de la région. On va prendre ça avec du thé ou du café. Alors le café on l'appelle le kopi et le thé on l'appelle le thé. Et puis c'est le petit déjeuner de Singapour. Donc au cours de ma marche, je vais m'arrêter à un moment donné pour prendre ce petit déjeuner. Alors souvent je vais m'arrêter dans une adresse qui m'est chère qui s'appelle Kiliné. Et Kiliné on en trouve à peu près partout puisque c'est aujourd'hui une chaîne d'endroits où on prend son petit déjeuner.
- Speaker #0
Et tu fais ça en terrasse par exemple ?
- Speaker #2
Alors absolument, je fais ça en terrasse parce que moi j'aime beaucoup être dehors malgré la chaleur et l'humidité puisque Singapour est extrêmement humide, on peut avoir jusqu'à 95% d'humidité mais bon c'est comme tout, on s'y habitue, on s'y habitue.
- Speaker #0
Tu as commencé par nous parler du matin et du soir, est-ce que c'est pour échapper un petit peu à la chaleur ?
- Speaker #2
Non, on n'y échappe pas à la chaleur, le seul moyen d'y échapper à la chaleur c'est de se mettre à l'air conditionné mais moi je me dis, qui est à vivre dans un pays équatorial, il faut en prendre le meilleur. Donc, c'est pour ça qu'on sort le matin et qu'on va sortir, on va dire, le soir. Alors, moi, dans mon cas, je suis dite touristique, donc je suis dehors une grande partie de la journée. Le reste de la journée, on essaye de se mettre un peu à l'ombre, ou à l'air conditionné quand on travaille dans des bureaux.
- Speaker #0
Alors, qu'est-ce que tu fais de bon ensuite, alors ?
- Speaker #2
Alors, ensuite, qu'est-ce que je fais ? Si je dois visiter Singapour, eh bien, ensuite, ce que je fais, c'est que je vais aller dans les quartiers. Alors, on a différents quartiers, puisqu'on a différentes communautés. On est dans un pays qui est... multiracial, multiculturel, multimulti. Et donc, soit je vais aller faire une balade à Chinatown, c'est-à-dire c'est la ville des Chinois, soit je vais aller faire une balade à Little India, c'est-à-dire c'est la ville des Indiens, soit je vais aller faire une balade à Kamponglam. Kamponglam, Kampong, c'est le mot pour dire village, et Glam, c'est un art qu'il y avait à profusion dans ce quartier. Et ça, c'est le quartier malais, c'est le quartier musulman. de la ville et c'est un quartier qui est aussi extrêmement joyeux et extrêmement heureux. Alors on va trouver différentes activités. Si je suis à Kampong Lam, j'irai visiter la grande mosquée du sultan qui est absolument magnifique, c'est une mosquée royale. Si je suis à Luthal India, j'irai visiter le temple hindou avec sa multitude de dieux. Et puis si je suis à Chinatown, j'irai visiter le temple saint-crétif, c'est-à-dire qui va regrouper trois religions qui sont respectivement Merci. le taoïsme, le confucianisme et qui sont le bouddhisme. Et puis, ça je dirais que c'est des incontournables, si vous venez visiter Singapour. Et puis à un moment donné, je vais aller dans le quartier colonial, là où on a tous les bâtiments qui sont, on va dire blancs, parce que Singapour elle était blanche. Je dis souvent Singapour, c'est un peu comme Alger, Alger la blanche, Singapour colonial était toute blanche. Et puis ce que je recommande de faire, c'est de prendre des petits bateaux, des anciens petits sampang. qui étaient les bateaux pour transporter les marchandises. Aujourd'hui, c'est un peu les bateaux mouches de Singapour. Donc, je vais recommander de prendre ces petits bateaux pour avoir une autre perspective de la ville, puisqu'on va regarder la ville de la rivière et, encore une fois, de la rivière Singapour.
- Speaker #0
C'est toujours très différent, au point de vue.
- Speaker #2
Alors, les rivières, oui. Les rivières, dans toutes les villes, font qu'en fait, un bâtiment, on va le regarder d'en bas, au lieu de le regarder d'un niveau. Mais surtout parce qu'à Singapour, très, très souvent, on est sur des rooftops. on passe sa vie sur des toits. Parce qu'en fait, on a des bâtiments qui sont extrêmement hauts dans tout ce qui est le quartier des affaires. Et donc, on est comme un rien sur un 57e étage, un 51e étage. Et on regarde très, très souvent la ville d'en haut. Singapour, il faut aussi la regarder le soir. Je dis souvent, Singapour est une ville qui vit encore plus le soir grâce à ses illuminations. Alors pour ça, je recommande d'aller sur un rooftop. Alors par exemple, c'est quoi ? eh bien, on va aller à la National Gallery de Singapour. Alors là, on va avoir deux options. On peut y aller gratuitement, c'est-à-dire que je prends l'ascenseur, je monte au cinquième étage et puis là, j'ai un espace où je peux admirer la ville totalement gratuitement. Mais moi, j'aime bien aussi aller prendre un petit verre. Donc, j'y vais vers 6h30 et puis je prends, pourquoi pas, un cocktail de Singapour qui s'appelle le Singapour Sling. Ça me paraît très bien. Et puis, je sirote mon cocktail. en regardant le coucher du soleil sur la Marina, avec ce magnifique bâtiment qu'on appelle le Marina Bessinde, qui est ce bâtiment, si vous tapez sur votre moteur de recherche Singapour, vous voyez apparaître cette espèce de grand bâtiment avec ses trois tours et ce bateau qui est au-dessus, avec cette piscine qui est la plus haute, plus longue piscine au monde. Et donc j'admire ce bâtiment de l'autre côté de la Marina en sirotant mon Singapour Slim. Mais si je veux aller prendre un Singapour Slim là où il est né, en fait, je vais aller à l'hôtel Raffles. Vous savez, il y a un livre, Olivier, il y a un livre qui s'appelle « Les mille et une choses à faire avant de mourir » . Alors, je ne suis pas du tout en train de demander aux auditeurs de mourir, hein. Moins de là.
- Speaker #0
S'il te plaît.
- Speaker #2
Voilà. Mais dans ce livre, si je prends le chapitre Singapour, qu'est-ce que je lis ? Eh bien, je lis qu'il faut aller voir l'hôtel Raffles, qui est à la fois un hôtel, mais qui est aussi un monument historique. Alors moi j'ai un petit truc à vous donner, je vous recommande d'aller au Writer's Bar. Pourquoi le Writer's Bar ? Et bien tout simplement parce que c'est le bar des écrivains et vous avez de très grands écrivains comme Joseph Conrad ou encore Somerset Maugham ou encore Joseph Kipling qui sont allés à l'hôtel Raffles et qui sont allés dans ce bar pour écrire leur fameux livre. et en fait, le Singapour Sling qui est en fait un Un cocktail à base de jus d'ananas, un jus d'ananas qui va venir, l'ananas viendra de l'île de Sumatra, juste à côté, qui est en Indonésie, dans lequel on va ajouter un peu de gin, un peu de Cointreau, un peu de Grand Marnier, un peu de Sherry Brandy, une touche de bénédictine et une trace de grenadine pour pouvoir déguster ce fameux Singapour Slim. Alors il a une histoire ce cocktail. Figurez-vous qu'il y avait des petites dames qui venaient passer leur après-midi à l'hôtel Raffles Merci. À l'époque, l'hôtel Raffles était au bord de la mer. Alors aujourd'hui, la mer, vous savez, à Singapour, on l'a énormément repoussée, puisque plus de 25% du territoire a été pris sur la mer, à peu près comme à Monaco d'ailleurs. Et puis, ces petites dames, elles prenaient du jus de fruits l'après-midi. Puis au bout d'un moment, elles trouvaient que le jus de fruits, c'était un peu plat. Alors elles ont demandé à leur barman, vous ne pourriez pas me rajouter un petit quelque chose ? sans que ça en ait l'air, qui anime mon jus d'ananas. Et c'est comme ça que le Singapour Sling est né en 1915, à l'hôtel Raffles. Si vous voulez aller au Wright's Bar, alors c'est un tout petit bar. C'est un tout petit bar. Et à chaque fois que vous allez vouloir le retenir, on va vous dire fully booked. Mais Ariane va vous donner un petit truc. Eh bien, il suffit d'y aller à partir de 21h. Et puis, à partir de 21h, on n'a plus besoin de retenir. Et vous pouvez... Allez prendre votre cocktail, ni vu, ni connu.
- Speaker #0
Ça, ça m'intéresse, je le note. On sent que tu as la fibre de guide touristique. C'est très intéressant de t'écouter. Ça fait combien de temps que tu es guide exactement ?
- Speaker #2
Alors, je suis guide accrédité par l'Organisme National du Tourisme depuis 12 ans. Mais en fait, je suis guide bénévole depuis une vingtaine d'années. Et je continue toujours à être bénévole parce que je trouve toujours qu'on reçoit beaucoup plus quand on donne. Donc je continue toujours mes activités de guide bénévole dans les musées. Je le fais toujours avec très grand plaisir, ce qui me permet de rencontrer des gens aussi de tout horizon.
- Speaker #0
Parfait, c'est vraiment un endroit unique Singapour. Et ce n'est pas fini, deuxième partie de la visite dans quelques minutes avec toi. On va aussi échanger avec Marjorie tout à l'heure, qui est la présidente d'Accueil Singapour, qui fait partie de la FIAF, la fameuse Fédération Internationale des Accueils Français. et francophone d'expatriés.
- Speaker #1
Découvons les accueils de la FIAF sur la radio des Français dans le monde.
- Speaker #4
La radio des Français dans le monde. Le podcast. Venez avec moi, on va aller faire une petite marche dans les jardins ou dans la jungle. On va à Singapour avec notre invitée de Accueil Singapour. C'est la présidente qui est avec moi, Marjorie de Cartanguay. Marjorie, bonjour.
- Speaker #5
Bonjour Gauthier,
- Speaker #4
ravi d'être là. Pareil, content de faire ta connaissance grâce à ce partenariat avec la FIAF. Je me promène dans le monde et je découvre des lieux formidables. Tu vas m'en parler, mais avant on va parler de ton parcours si tu veux bien. Tu es originaire de Lyon, tu as fait des études de pharmacie, tu es donc devenu pharmacien avec une officine à Paris et tu as rencontré ton mari qui était pharmacien.
- Speaker #5
Voilà, assez logique
- Speaker #4
Et tout se passe bien Il y a deux filles qui arrivent 14 et 10 ans Ton mari travaille dans une entreprise pharmaceutique Une grosse société Qui lui propose De faire une petite expatriation On ne va pas se mentir Ce n'était pas complètement ta target
- Speaker #5
Non, voilà Gauthier Ce n'était pas complètement Le rêve absolu pour moi Quand il m'a annoncé ça J'étais très implantée dans ma vie parisienne avec mon métier que j'adorerais, que j'adore toujours, ma ville que j'adorerais. Et cette perspective d'expatriation et d'exotisme, moi personnellement, ne m'a pas enchantée. Globalement, pour une raison, c'est que je savais que je n'avais plus pouvoir exercer mon métier étant en profession libérale.
- Speaker #4
Et tu es devenue ce qu'on appelle un conjoint suiveur et tu as découvert toute l'amplitude de ce terme du coup.
- Speaker #5
Le vrai conjoint suiveur qui doit se réinventer et trouver des ressources pour faire en sorte que cette expatriation se passe bien parce que... Mon mari et mes filles étaient complètement excités par l'aventure, donc j'ai été obligée d'être excitée par cette aventure.
- Speaker #4
Et finalement, c'est grâce en partie à Accueil Singapour que tu vas trouver cette aventure fabuleuse. Tu vas... intégrer le réseau de la FIAF dès ton arrivée et puis tranquillement gravir les marches puisque te voit la présidente.
- Speaker #5
Voilà, exactement. Effectivement, je suis arrivée... Alors, nous sommes arrivées juste avant le Covid, je précise, en novembre 2019. Et en janvier 2020, je me suis tournée vers l'association pour ce formidable réseau. Et j'ai été accueillie magnifiquement, évidemment, par tous ces bénévoles. Et je suis rentrée au pôle sponsor. Voilà. pour essayer de faire rentrer un petit peu de sous. Et donc, c'était formidable.
- Speaker #4
Sauf que la pandémie est allée en mars. En mars, tout va changer puisque ça va être une période très difficile, en Asie particulièrement. Et c'est vrai, quand on préparait cette interview, on a oublié certains trucs. Quand on rentrait dans le pays, il fallait être coincé 15 jours dans un hôtel et tout ça. C'était une période qui a été un petit peu difficile.
- Speaker #5
Oui, un peu. Oui, si, mais je pense qu'on en parlait tous les deux. On est assez résilients et on oublie un peu comme un accouchement presque. Et oui, on a été en Asie du Sud-Est et à Singapour en particulier, contraint à des restrictions à l'intérieur du pays, à 5 à 2 et de voyage. Donc pendant deux ans, oui, ça a été plus compliqué. Mais on a su, dans la communauté française et à Kei Singapour, être... être combattif et ne pas se laisser abattre. Mais oui, ce n'était pas l'expatriation rêvée où on voyait... On voyageait dans la zone magnifiquement les week-ends, c'est sûr que ça a changé ça.
- Speaker #4
Et justement là où Accueil Singapour s'occupe d'animer le réseau, de mettre en relation les gens, vous avez une fonction d'aide et d'accompagnement de ceux qui ont traversé les trucs un peu les plus difficiles. Vous vous êtes adapté à la situation ?
- Speaker #5
Oui, c'est vrai que pendant cette période, il fallait nous qu'on se réinvente avec Singapour. Attendez, on ne pouvait plus organiser des grands événements, même des cafés, des visites, tout ça. En revanche, on a fait des zooms comme beaucoup et on avait mis en place des aides pour effectivement les expatriés qui arrivaient à Singapour et qui étaient bloqués dans leur hôtel. On leur apportait une écoute téléphonique, on leur apportait des petites bagues et on essayait d'apporter un peu de réconfort. On essayait de les aider.
- Speaker #4
Septembre 2022, ça y est, on est tranquille. La pandémie est derrière nous. On va donc s'intéresser à la vie à Singapour. 13 000 Français qui sont installés.
- Speaker #5
Oui.
- Speaker #4
C'est une belle petite communauté.
- Speaker #5
Oui, je pense que c'est une grosse communauté en Asie du Céax. C'est un tout petit pays, mais c'est une grosse communauté parce que Singapour attire son dynamisme économique, son système de soins, de santé, d'école. Voilà, donc les boîtes sont assez friandes et viennent s'installer beaucoup à Singapour. Donc 13 000 Français, oui. Le lycée français est très gros.
- Speaker #4
Alors justement, autour du lycée français, c'est plutôt là que se trouve le quartier français, même si ça a tendance à un petit peu évoluer avec l'augmentation des loyers.
- Speaker #5
Exactement. Au départ, historiquement, effectivement, les Français étaient, comme dans beaucoup de pays expatriés, autour du lycée français. Mais là, les prix ont flambé depuis un an. Et autour du lycée français, ça flambe aussi. Les nouveaux arrivés maintenant se dispatchent les maisons, les appartements dans la ville entière.
- Speaker #4
Je vais te donner deux expressions qu'on utilise couramment pour Singapour. Tu vas me dire si c'est vrai ou pas. Un véritable hub pour l'Asie ?
- Speaker #5
Oui, ça c'est vrai. C'est un hub pour les voyages, un hub pour le monde des affaires. Il y a beaucoup de colloques, de choses comme ça qui viennent. Un hub multiculturel aussi. Singapour, c'est vraiment une diversité culturelle aussi.
- Speaker #4
Et une autre expression, c'est la Suisse de l'Asie.
- Speaker #5
Ouais, ça aussi c'est vrai, parce que c'est très très très très très sécure. Je ne ferme jamais ma maison, moi par exemple, jamais. Je ne ferme pas ma maison à clé. Donc quand on arrive de Paris, on se dit, où là ? Ah ouais, tu vas... Ah ouais, c'est de fou ! Je ne ferme pas, on ne se ferme pas à notre maison. Vous pouvez laisser votre portable dans un resto partir et revenir, il sera toujours là. Et ils sont très civilisés, très polis, très... Les Singapouriens sont très civiques. C'est un peu la Suisse de l'Asie. Et puis économiquement, je pense aussi.
- Speaker #4
Alors, dynamisme économique important, même si là, l'inflation s'est invitée autour de la table.
- Speaker #5
Beaucoup, beaucoup, beaucoup. Les expatriés en pâtissent forcément au niveau des loyers. Et puis le niveau de vie, le panier moyen au supermarché a augmenté. Le moindre resto, tout ça est beaucoup plus cher. Et puis les voyages aussi. Quand avant on pouvait aller à Bali pour 80 euros, ça a vraiment flambé. L'inflation a... Un petit peu changé, je pense, quand même, à la donne de l'expatrié.
- Speaker #4
Aujourd'hui, tu es une femme heureuse à Singapour ?
- Speaker #5
Oui.
- Speaker #4
Très bien.
- Speaker #5
Oui, parce que c'est formidable. C'était une expérience familiale, même professionnelle. Enfin, professionnelle, c'est du bénévolat et c'est de l'associatif. Mais c'est une ouverture d'esprit magnifique. C'est voyager, découvrir d'autres cultures. Je le souhaite vraiment. Je me souhaite à tout le monde, c'est une chance dans une vie de faire cette parenthèse-là en tout cas.
- Speaker #4
Eh bien, si vous arrivez à Singapour, direction Accueil Singapour du réseau FIAF, et c'est Marjorie, la présidente, qui pourra s'occuper de vous et toute son équipe qu'on salue. D'ailleurs, vous êtes combien à travailler à Accueil Singapour ?
- Speaker #5
Alors là, on doit être une petite cinquantaine de bénévoles. Et pour... On va atteindre 300 familles membres. Et bien que les embrasses tous.
- Speaker #4
Et qu'ils écoutent tous la radio des Français dans le monde et ton interview. Marjorie, merci beaucoup pour ta disponibilité.
- Speaker #5
Maintenant,
- Speaker #1
je te remercie, Gauthier. C'était super. Merci beaucoup et vive Singapour et accueille Singapour.
- Speaker #0
Vous faites quoi en ce moment, vous ? Non, parce que nous, nous sommes à Singapour et on n'est pas tout seul. C'est Ariane Nabarro, guide française officielle du Singapour Tourism Board, qui nous fait découvrir cette ville pays unique en son genre. Alors, Ariane, on dit souvent que Singapour est une ville béton très urbanisée. Tu confirmes ou pas ?
- Speaker #2
Oui, oui, oui. Alors, à Singapour, on va trouver pléthore d'immeubles, de bâtiments absolument incroyables, avec des architectes aussi incroyables que ces bâtiments comme Pei, celui qui a fait la pyramide du Louvre à Paris. Il a fait moins de cinq bâtiments à Singapour. On va trouver des Norman Foster, Sir Norman Foster, celui qui a fait le Gurkhi à Londres. Il a fait lui-même trois bâtiments à Singapour. On va trouver des Kenzo Tanguay, on va trouver les plus grands architectes du monde entier à Singapour pour justement ces bâtiments. Mais à Singapour, ce n'est pas uniquement du bâtiment, c'est aussi de la verdure. En fait, il est dit dans le plan de l'urbanisme que chaque Singapourien doit se trouver à moins de 10 minutes ou 400 mètres d'un parc ou d'un jardin. Alors, il n'est pas dit que le jardin doit forcément être sur terre. Le jardin peut être suspendu, le jardin peut être vertical. Mais cependant, on a de magnifiques parcs à Singapour. On a plus de 60% du territoire qui est recouvert de verdure.
- Speaker #0
C'est énorme !
- Speaker #2
D'ailleurs, on appelle Singapour la ville dans un jardin. Parmi les plus connus, je vous invite à visiter le jardin historique qui s'appelle le jardin botanique. Classé à l'UNESCO depuis 2015. Et donc, on va avoir ce magnifique jardin. et dans ce magnifique jardin botanique. qui date de l'époque des Anglais, puisqu'il a été créé en 1887, eh bien, on va trouver un merveilleux jardin à l'intérieur, qui est le jardin des orchidées, où vous allez avoir plus de 2000 orchidées, toujours en floraison, qui vous attendent dans ce jardin quand vous allez le visiter. Singapour, c'est la ville de l'orchidée. Le symbole de Singapour, c'est l'orchidée. Elle s'appelle d'ailleurs Vanda Mijoakin. Elle a été créée, c'est une hybride. Elle a été créée au 19e siècle par une mademoiselle Joachim. Et à une époque, quand on prenait une certaine compagnie aérienne du pays, on vous offrait à chaque fois une orchidée. Et puis, il y a le deuxième jardin. Peut-être, Olivier, en avez-vous entendu parler. C'est Garden by the Bay avec les fameux 18 super trees.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. On voit tout de suite la photo dans la tête.
- Speaker #2
voilà les super truies ce sont ces structures métalliques sur lequel pousse de la végétation qui, quand on y va le soir, eh bien en fait, on se croit au pays du film Avatar. Et donc, c'est absolument magnifique. Mais il faut savoir que ces supertris, ils ne sont pas seulement décoratifs. Ils ont des vocations d'écologie. Et par exemple, dans un de ces supertris, juste en dessous, on va avoir une structure d'incinération. Et on va ramener... tous les feuillages de Singapour, tous les bois de Singapour, tout ce qu'on a coupé des arbres de Singapour dans cet endroit d'incinération et puis on va le faire brûler et puis on va récupérer de l'énergie, enfin on va récupérer de la vapeur et cette vapeur, on va la transformer en énergie pour justement l'utiliser dans les deux serres de Garden by the Bay. Et puis, le soir, alors ça c'est un truc que je vous donne, tous les soirs, vous allez à 19h45 à Garden by the Bay Merci. et vous avez un spectacle lumineux gratuit. Et pendant un quart d'heure, vous avez sur les 18 supertrips, vous en avez à peu près 6, qui vont s'allumer et s'éclairer au son d'une musique qui change tous les jours. Et c'est absolument incroyable et c'est gratuit. Vraiment, je recommande.
- Speaker #0
Singapour est un archipel de 64 îles. Olivier, on se serait parlé il y a une quinzaine d'années, je n'aurais pas dit 64 îles, j'aurais dit bien plus. Parce qu'en fait, on a pris 9 îles, on a regroupé entre elles pour en faire une grande île qui s'appelle l'île de Jurong. Et sur cette île de Jurong, on a mis, Singapour a mis toutes les industries qui étaient dangereuses pour le pays. Et donc, on crée même des îles à partir des petits rochers que Singapour va avoir. au-delà de son île principale.
- Speaker #1
Alors des îles groupées, mais qui sont toutes naturelles, je crois.
- Speaker #0
Alors naturelles ou pas naturelles, je ne sais pas trop quoi dire, puisqu'il a fallu rajouter quand même beaucoup de sable pour pouvoir les constituer. Mais c'est la seule façon qu'a Singapour de survivre. Surtout quand on sait que Singapour veut avoir une population, déjà une population énorme, puisqu'aujourd'hui on est déjà plus de 6 millions d'habitants, et que sur un tout petit territoire, puisque qu'est-ce que c'est Singapour ? C'est simplement Paris et sa petite couronne. Donc, c'est minuscule. Et donc, pour survivre, il faut bien gagner de la terre sur la mer.
- Speaker #1
Alors, tu parlais de la baie. Est-ce que pour admirer toute cette baie, tu as une petite adresse ou deux autour où tu te poses justement pour regarder les gens passer et le temps passer ?
- Speaker #0
Alors oui, oui, j'ai des adresses que j'aime particulièrement. Alors, toujours en hauteur. Alors d'abord, il y a un rooftop qui s'appelle Picotin. Et ce rooftop, il a été fait dans un bâtiment qui est historique. Ça s'appelle la Waterboat House. Et en fait, c'était le bâtiment où on vendait l'eau. Vous savez, quand on est marin, on a toujours besoin d'eau douce. Et donc, c'est là qu'on vendait l'eau douce aux marins qui venaient à Singapour. Et donc, sur son toit, alors aujourd'hui, on n'a plus besoin de vendre de l'eau. Puis de toute manière, aujourd'hui, là où est située la Waterboat House, eh bien, les bâtiments n'y arrivent plus. Mais c'est devenu un rooftop et on peut admirer cette marina de là. Alors, j'ai un autre endroit aussi que j'aime particulièrement. Alors, c'est un endroit qui est bien français puisque… Au bout d'un moment, quand on habite très longtemps à Singapour, on aime bien revenir à ses sources. Et cet endroit, ça s'appelle l'Entrecôte. L'Entrecôte, bistro and french fry. Et là, on a une vue exceptionnelle sur le Marina Besan. Mais ce n'est pas tout. Je vous ai déjà donné tout à l'heure le National Gallery. Et de tous ces endroits, on va pouvoir admirer la Marina. Très bien.
- Speaker #1
Et je rebondis sur ce que tu disais tout à l'heure par rapport à être français. Est-ce qu'on se sent... Loin de tout à Singapour, quand on est européen, on s'y fait.
- Speaker #0
Moi, je dis Singapour, c'est un petit monde qui se retrouve dans un espace extrêmement réduit. On peut rencontrer des Japonais, des Sud-Africains, des Américains. On rencontre de tout. Alors, par contre, pour moi, la grande différence entre il y a quelques années et aujourd'hui, c'est que j'ai l'impression que j'entends du français partout. Il y a tellement de français à Singapour. que j'ai l'impression que quand je me balade sur Raffles Place, qui est le centre des affaires de Singapour, j'entends parler français à tout coin de rue. Ce qui n'était pas le cas il y a encore quelques années. Les Français ont très bonne coque, les Singapouriens aiment beaucoup les Français, pour la simple et bonne raison que c'est historique. Un des premiers pays à avoir reconnu Singapour comme nation indépendante, c'était la France. Et ça aujourd'hui, tout le monde veut venir à Singapour. Mais les Singapouriens se souviennent que... La France a été parmi les premiers pays à leur connaître, ce qui fait qu'on a des relations diplomatiques qui sont excellentes.
- Speaker #1
Alors, ma dernière question, en général, est la même, à chaque fois, dans chaque émission ou presque. Je demande à nos guides, et donc à toi Ariane, de résumer la ville en un ou deux mots. Qu'est-ce qui te vient à l'esprit, toi ?
- Speaker #0
Ce qui me vient à l'esprit, c'est urbanisation, végétation.
- Speaker #1
Très bien.
- Speaker #0
Je pense que Singapour a réussi la balance parfaite entre créer une ville complètement contemporaine sans oublier le fait que la nature est essentielle pour pouvoir vivre et survivre. Et ça, ça vient de quoi ? Ça vient tout simplement du fondateur de la Singapour d'aujourd'hui, M. Lee Kuan Yew. Il a fait ses études en Angleterre, il a tellement aimé les jardins anglais qu'il a voulu répéter à Singapour une ville jardin.
- Speaker #1
C'est une belle conclusion. Merci beaucoup, en tout cas, Ariane, pour cette visite très détaillée de Singapour. Moi, je trouve que c'est une partie du monde qui est vraiment à part. Ce n'est pas facile de se projeter dans ce type de destination, comme ça, en écoutant quelque chose à la radio. Nos repères habituels ne fonctionnent pas vraiment. Et pourtant, je trouve que tu as vachement bien réussi à nous transmettre ce que Singapour est vraiment. Et ça donne envie. Bonne continuation, en tout cas, à toi, là-bas. Et puis, à bientôt. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci Olivier et n'hésitez pas à venir à Singapour, c'est une ville très intéressante, pourquoi pas en chemin sur Bali, en chemin sur la Nouvelle-Zélande, en chemin sur l'Australie. Un petit stopover, 3-4 jours, c'est déjà formidable.
- Speaker #1
Surprise, le petit plus qui va bien parce qu'on a du mal à quitter Singapour, du coup on y retourne avec Ariane toujours pour parler d'un aspect qui fait clairement partie de la culture locale, la fameuse street food.
- Speaker #0
Oui absolument Olivier, on ne peut pas passer à Singapour sans... déguster un plat dans la rue. Alors, aucun risque, parce que vous n'allez pas être malade, tout est sain, mais simplement, la nourriture des rues est historique. La nourriture des rues est sociale. Que vous soyez CEO de la plus grande banque de Singapour ou que vous soyez le balayeur dans la même banque, tout le monde va déjeuner au dîner dehors. À tel point que quand on visite les appartements des Singapouriens, la cuisine est minuscule. Parce qu'en fait, on prend son petit déjeuner, on prend son déjeuner, on prend son dîner. dehors. C'est tellement important que, figurez-vous, la nourriture des yeux a été classée depuis l'année dernière au patrimoine immatériel de l'UNESCO. Qu'est-ce qu'on va déguster ? Eh bien, on va déguster ces délicieux satés. Ces satés qui sont ces petites brochettes de poulet, de bœuf, ou pourquoi pas d'agneau, qu'on va manger avec une petite sauce à la cacahuète, un peu relevée, et puis avec un riz qui est complètement compacté. Ça, c'est le saté. Il y a même une rue. le satay street, c'est-à-dire que le soir, cette rue, elle est fermée, elle se trouve dans le quartier des affaires et vous pouvez déguster dans la rue ces petites brochettes. Deuxième chose que vous allez déguster, c'est le Hanani's chicken rice. Vous connaissez la poule au pot ? Eh bien, la version de l'Asie du Sud-Est, c'est ce poulet qui va être cuit dans son jus et qu'on va servir avec un riz qui est aussi cuit dans le même jus avec de la sauce piment, de la sauce gingembre. C'est une tuerie. Et puis, qu'est-ce qu'on prend pour en prendre d'autres ? Eh bien, mes plats favoris, on appelle ça le laksa. C'est une soupe à base de fumée de poisson, dans laquelle on va avoir des nouilles, et puis on va avoir quelques crustacés, un peu comme des coques. Et puis, on va avoir des crevettes. Et puis, elle est cuite, cette soupe. Elle est cuite avec du lait de coco, du piment. C'est absolument délicieux.
- Speaker #1
C'est ton plat street food préféré ?
- Speaker #0
C'est une de mes three street food préférées. Et puis, je termine par quelque chose qui s'appelle le bakouté. C'est un peu la bouillabaisse. à Marseille quand elle était le plat du pauvre. C'est-à-dire que les coulisses étaient tellement pauvres qu'ils prenaient des os, en fait des os de porc, qu'ils faisaient cuire dans de l'eau, dans lequel ils rajoutaient des feuilles de thé, on mettait beaucoup d'ail, beaucoup de poivre, normal dans la région, on a énormément de poivre, et puis on faisait cuire ceci pendant des heures et des heures et des heures et on dégustait le bouillon. Alors aujourd'hui vous n'avez pas que du bouillon, vous avez la côte avec de la viande, et ça aussi c'est une merveille.
- Speaker #1
On aurait presque les odeurs qui nous reviennent là.
- Speaker #0
Ah, les odeurs de l'Asie.
- Speaker #1
Oui, exactement. Merci beaucoup pour ce petit plus Ariane et bon appétit tout le monde.
- Speaker #0
Bon appétit.
- Speaker #2
Vous écoutez Vivre à Singapour sur la radio des Français dans le monde.
- Speaker #1
Voilà, une petite heure d'arrêt à Singapour, c'est ce qu'on vient de faire sur la radio des français dans le monde, dans vivre à Singapour. Clairement, une heure ça ne suffit pas pour bien connaître la ville, mais je pense qu'on a tous une bien meilleure idée de ce qu'est cette ville. pays désormais. Cette ville avec de nombreuses attractions touristiques, son histoire, son architecture, sa culture, sa street food à l'instant, les fondamentaux sont posés. A vous d'en faire ce que vous voulez maintenant, mais il est clair que c'est un gars Gapour est unique, singulière et très attirante à plein de niveaux. Et que ce soit pour 2 ans, 5 ans, voire même 26 ans comme notre guide Ariane, l'expérience vaut le coup. Alors bon voyage, bonne expatriation là-bas si ça fait partie de vos projets et à bientôt ailleurs sur la radio des Français dans le Monde.
- Speaker #2
Vous vivez dans une ville que vous aimez ? Témoignez dans cette émission. Contactez-nous via la page contact sur le site
- Speaker #3
C'est dans le monde