- Speaker #0
Bonjour Vincent, ravi de te recevoir sur Voice of Industries aujourd'hui.
- Speaker #1
Bonjour Mathieu, ravi que tu m'aies invité, merci beaucoup.
- Speaker #0
Avec plaisir, et on va parler d'un sujet un peu, je dirais qu'il sent un peu de l'ordinaire par rapport à notre podcast qui est l'industrie. On va parler de photographie et de photographie panoramique à 360 degrés et de ses usages dans l'industrie. Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter et nous présenter l'activité de Vertis ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Je suis Vincent Bonnigène et je suis cofondateur de Vertis. Vertis, on est éditeur de logiciels et on édite la solution Spheric. Spheric, c'est un écosystème logiciel qui permet à nos clients de facilement créer eux-mêmes des street views documentés de leurs infrastructures. On s'adresse essentiellement à l'industrie. J'ai un passé dans l'édition et la qualité logicielle du coup, et aussi beaucoup via mon expérience chez Color GoPro. Donc Color qui était les premiers outils d'assemblage de photos panoramiques et de création de visites virtuelles. Donc je suis beaucoup aussi dans l'image, et on est persuadé chez Vertis et avec notre solution sphérique que l'image c'est quelque chose qui parle à tout le monde et qui est très utile aussi pour documenter nos belles industries.
- Speaker #0
J'imagine, ça permet d'être dans le concret, dans le réel, l'image ça nous parle à tous. Pour commencer, qu'est-ce que c'est la photo panoramique à 360 degrés ? Et au final, à quoi ça peut servir pour l'industrie ?
- Speaker #1
Tout le monde, je pense, connaît Street View, a déjà été voir une adresse sur Street View. C'est ça, en fait, la photographie panoramique. On se place au milieu d'une sphère et on est capable de venir tourner la tête à 360 degrés pour voir la sphère qui nous entoure. En fait, quand j'ai su que j'étais invité, j'ai... par curiosité, était voir un petit peu, c'est quoi l'histoire du panorama ? Et en fait, j'étais assez étonné, puisqu'en fait, le panorama, l'inventeur, celui qui a repris le terme de panorama, c'est Barker, ça date du XVIIIe siècle, donc vers à peu près la période de la Révolution, et ça a commencé par des peintures panoramiques. Et Barker, en fait, il a créé des premières expériences immersives, il a construit tout un bâtiment à Londres, dans lequel il a exposé une peinture à 360 degrés. Et en fait, c'est lui qui a repris aussi ce mot de panorama, qui initialement du grec veut dire panorama, vision globale. Après, il y a eu l'argentique. Les photographes ont voulu s'emparer effectivement de ça et représenter le monde aussi à 360, comme on le voit. Et donc, il y a eu beaucoup d'expériences aussi avec l'argentique, de comment associer... les photographies qu'on fait pour en créer des panoramas. Et puis il y a même eu des expériences d'appareils photographiques durant le XXe siècle pour tout de suite prendre des photos panoramiques avec ces appareils. Il y a eu vraiment une révolution avec l'arrivée du numérique au début du XXIe siècle. D'un point de vue captation déjà, c'est vrai qu'aujourd'hui pour créer des photos panoramiques, on a vraiment des outils très simples d'utilisation, des caméras. commerce, comme la GoPro Max, la gamme Ricoh, etc. Donc c'est des petites caméras avec deux lentilles, et en un clic bouton, on arrive à capturer une image à 360°. Mais on peut aussi venir faire de la haute résolution, parce qu'on en a besoin de définition. On a vu par exemple des projets comme Paris 26 gigapixels, etc., qui permettaient vraiment d'avoir une vue 360° de Paris, dans lequel on pouvait vraiment aller zoomer pour avoir du détail. Et ça, c'est plutôt fait avec des têtes des réflexes classiques et des têtes panoramiques, et on vient du coup prendre tous les points de vue et on assemble ça comme de la couture, finalement, pour créer cette photographie panoramique. D'un point de vue software, justement, il fallait des outils pour créer ces coutures, c'était ce que faisait Autopano de la société Color. Et après, t'arrivais aussi, finalement, les outils de comment on navigue au sein de ces sphères panoramiques et la visite virtuelle telle qu'on la connaît.
- Speaker #0
Merci pour ce retour historique et hyper intéressant sur la naissance de la photo panoramique. Alors quand on parle d'industrie, aujourd'hui on a pas mal de tendances différentes qu'on voit émerger. On a des jumeaux numériques 3D avec de la captation, on va dire, digitalisation 3D des usines. Il y a la photo panoramique. Comment les usines se positionnent par rapport aux autres et quelque part, quel est le rôle de chacune de ces technologies ? en fonction des usages.
- Speaker #1
Oui, alors déjà, la photo panoramique dans l'industrie, ça permet effectivement de très rapidement se projeter sur les lieux. Et nous, on pense que c'est un support pertinent à l'information. Qu'est-ce que tu as d'autre ? Effectivement, tu as évoqué la 3D. Alors, quelle est la différence entre la 360 et la 3D ? Parce que pour la petite anecdote, il y a plein de gens, nous, quand on leur parle de 360 ou de Street View... Ah oui ! c'est de la 3D, non c'est pas de la 3D la 3D effectivement on peut se naviguer dans les 3 dimensions donc je sais pas si t'as connu les jeux vidéo au début bien sûr ouais Jack Newcomb, Quake etc donc on a vraiment cette dimension où on peut venir explorer toute la 3D d'un lieu en translation etc selon les 3 dimensions contrairement à 360 où on peut juste tourner la tête Moi, il y a quelque chose que j'aime bien dire, c'est qu'effectivement, c'est en fonction des usages que tu vas avoir un intérêt à une information de plus en plus détaillée ou qui va de plus en plus vers la 3D. Aujourd'hui, en fait, qu'on parle de photos 360, de 3D ou de maquettes numériques, tout ça s'intègre, on va dire, dans une démarche BIM. Et c'est vrai que c'est important pour les industriels d'utiliser le bon média au bon niveau. Il y a quelque chose que j'aime bien... Ce que j'aime bien expliquer, justement, c'est que pour se projeter dans un lieu, il y a des gens, c'est papier, crayon et je décris le lieu. Après, il y a des gens, ils viennent prendre des photos, ils les partagent sur un SharePoint ou un dossier partagé, etc. Donc ça, ça permet de se plonger sur un site. Et à l'extrême droite de ce graphique, on pourrait avoir effectivement la 3D avec du nuage de points. de la photogrammétrie, etc. Et là, c'est sûr que tu peux te projeter complètement sur site. Par contre, en termes de coût de mise en place et d'acquisition, voire même quand tu as un site qui vit dans le temps, il faut repasser, il faut faire des mises à jour. Et là, tu n'es pas du tout sur les mêmes niveaux. Donc, nous, aujourd'hui, avec la photo panoramique, qui est finalement une technologie connue, c'est de la photo. Donc, ça reste simple de mise en œuvre. Ça reste simple à mettre en œuvre. Au départ, une photo panoramique, c'est... C'est un planisphère que tu viens reprojeter sur une sphère pour pouvoir le voir. Donc c'est une technologie éprouvée, avec un coup de mise en place et de maintenance maîtrisée par les industriels. Bien sûr, en fonction des besoins, notamment des nouvelles constructions, etc., la 3D sera importante. Par contre, aujourd'hui, pour des entreprises qui ont à gérer tout un patrimoine avec des sites très étalés sur un territoire, Modéliser, avoir un jumeau numérique, on va prendre un exemple d'un petit poste-relais au milieu de la campagne qui fait 10 mètres carrés, la 3D, elle est overkill, tu n'as pas besoin de ça. Donc tu utilises la photo 360, tu te déplaces, un technicien en déplacement prend la photo 360, La fin intégrée, le référentiel. numérique de l'entreprise, mais avec un coût très simple, il a pris le matériel, l'application qu'on propose par exemple, et on peut se projeter après à distance dans cette installation, en obtenant les informations pertinentes.
- Speaker #0
Alors, quand on est industriel, qu'est-ce qu'on fait avec cette photo panoramique 360 ?
- Speaker #1
Il y a un véritable intérêt à se projeter sur les lieux pour différents cas d'usage. Il y a aller chercher de l'information. Donc nous, en gros, avec notre solution, en plus de la photo 360, tu peux venir documenter cette photo en ajoutant de l'information spatialisée. Donc tu peux, si dans ton lieu, tu as de l'équipement, tu peux venir ajouter une notice PDF, une vidéo qui explique un équipement, etc. Donc il y a de la prise d'information. Il y a des cas d'usage, d'exploitation et de maintenance. Par exemple, je te reparlerai peut-être, mieux. Beaucoup de nos clients l'utilisent pour la préparation de travaux, justement. Pour venir obtenir l'information avant de se déplacer pour les travaux. Ça leur évite des déplacements inutiles.
- Speaker #0
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les équipes de maintenance vont aller se balader dans l'installation au travers de ce Street View 360, en amont de l'intervention, pour pouvoir la préparer, voir comment sont configurées les installations, etc.
- Speaker #1
Exactement. Surtout que je rajouterais que tu as quand même plein de... de cas où les installations ne sont pas forcément accessibles facilement. Par exemple, dans le cas de Defidro, qui est un de nos plus gros clients, tu as des installations qui sont sous la neige en hiver. Ils utilisent aussi la visite virtuelle pour avoir un double numérique de lieux qui d'habitude sont sous l'eau. Et donc, sans arrêter ton exploitation, tu es capable de dire je profite d'une intervention où j'ai coupé ma production. pour venir justement capturer ce double numérique à ce moment-là, qui pourra être consulté du coup, après coup, via l'application, alors que c'est en train de tourner, tu ne peux pas rentrer dans la pièce. Oui,
- Speaker #0
donc ça permet de se projeter dans des installations qui ne sont, on va dire, pas accessibles tant que l'intervention ne démarre pas, et en fait d'avoir tous les éléments en amont et pas devoir attendre que ce soit à l'arrêt pour faire un premier passage. Et en fait, il y a un gros gain de temps, j'imagine, sur les maintenances de ce fait-là. Un gain de temps et une fiabilisation d'intervention.
- Speaker #1
C'est surtout en fait que tu y as accès. Tu peux justement la préparer parce qu'avant tu n'avais pas la possibilité d'avoir cette information, en dehors du fait de la visiter une fois.
- Speaker #0
Ce qui fait que si elle est préparée correctement, ça veut dire que l'intervention va être plus rapide.
- Speaker #1
Exactement. Globalement, tu économises du temps, tu économises des déplacements par tes techniciens en amont pour préparer ces travaux. Donc voilà, du temps, de l'argent et du CO2.
- Speaker #0
Aujourd'hui, concrètement, on a évoqué ce sujet de facilitation de la préparation. Est-ce qu'il y a d'autres choses sur lesquelles vous aidez vos clients à mieux gérer leur patrimoine et leurs installations ?
- Speaker #1
Alors, on les aide. Je vais aller un peu au-delà, justement, des sites documentés. Nous, pour mieux gérer leur patrimoine, justement, on a vraiment développé... Une réelle plateforme logicielle qui permet de manière très concrète aussi de redémarrer d'une carte géographique de l'ensemble des installations, qui permet de gérer les différents droits que tu peux avoir pour venir gérer ton patrimoine, le construire, ton patrimoine virtuel j'entends, et puis le maintenir à jour dans le temps. Le maintenir à jour dans le temps, c'était une contrainte très forte. des industriels, c'est parce que leur patrimoine il évolue constamment donc il faut que les doubles numériques évoluent aussi constamment. Donc avec nos applications, on a rendu beaucoup plus simple la mise à jour donc comment je peux venir me redéplacer sur site venir reprendre une photo parce que la peinture a changé mon équipement a changé et en même temps venir consulter l'historique. Je ne sais pas si tu vois sur Google Street View, tu as la voiture qui est passée, tu as accès à plus de dates. Nous aussi On a toutes ces fonctionnalités qui permettent aussi de suivre l'installation.
- Speaker #0
C'est un genre de way back machine où on va être capable de revoir des versions antérieures liées aux captations qui ont été faites précédemment.
- Speaker #1
D'ailleurs, ça leur sert aussi en suivi de travaux, puisque lorsque tu fais des gros travaux, tu peux directement venir... Je prends un exemple. Lors des travaux, tu fais passer, bien sûr, des gaines, de l'électricité, du gaz, etc. Et puis derrière, tu as le placo où tu as... Tu as les éléments plafond, tu peux très bien venir avec l'outil, te mettre en mode comparaison et venir observer. quel est l'état des réseaux en dessous des éléments visibles.
- Speaker #0
Tu viens capter à différents moments du chantier.
- Speaker #1
Tu viens capter à différents moments et tu y as accès après.
- Speaker #0
Tu nous as parlé d'EDF Hydro avec ce cas d'usage sur la préparation des interventions. Est-ce que tu peux nous partager d'autres cas concrets d'usage dans l'industrie et ce que ça a apporté à ces clients industriels d'avoir ce type d'outils ?
- Speaker #1
Déjà pour être un peu plus précis sur EDF Hydro, Il faut savoir que toutes leurs installations hydroélectriques ont été cartographiées avec nos applications. En gros, ils ont estimé des gains en déplacement d'un peu plus d'un demi-million de kilomètres juste avec le cas d'usage de la préparation de travaux. On a d'autres cas d'usage avec d'autres clients. Il y en a qui l'utilisent par exemple pour faire des préplans de prévention ou diffuser pour une préparation d'audit. ou faire des visites simplement à distance à des fournisseurs ou des clients qui sont à des milliers de kilomètres de l'installation. On a aussi des entreprises qui font des visites virtuelles pour des cas d'usage de formation, d'inventaire. On a par exemple Engie Solutions qui gère un ensemble de chaufferies. Eux, c'est vraiment pour préparer... Ils ont beaucoup de turnover en fait dans leurs équipes d'intervention. Il y a un aspect formation assez fort chez eux lorsque les équipes changent pour maîtriser tout le patrimoine des chaufferies qu'ils ont à gérer. Il faut savoir que pour Angie par exemple, un déplacement dans une chaufferie évité grâce au fait qu'il se projette dans le double numérique, c'est déjà rentabilisé.
- Speaker #0
C'est vraiment le fait d'avoir en permanence sous la main ce... Ce jumeau numérique de l'actif et qui permet de se projeter pour préparer, on va dire on est vraiment dans l'anticipation, c'est-à-dire préparer une intervention de maintenance, présenter l'installation j'imagine à un fournisseur, ce dont tu parlais tout à l'heure, pour préparer des devis d'intervention de travaux, des choses comme ça ?
- Speaker #1
Pour ça je pensais aussi à la SNR qui est l'autorité de sécurité nucléaire, qui justement quand on parle de montrer l'installation, eux l'organisat c'est vraiment la valorisation de tous leurs actifs scientifiques. leurs laboratoires, etc., auprès de la communauté scientifique mondiale. Donc ils vont beaucoup plus tourner les visites virtuelles de leurs sites, faire des aspects pédagogiques, avec une information scientifique derrière les équipements qu'ils ont envie de partager avec la communauté.
- Speaker #0
On a parlé de tous ces cas d'usage. Est-ce que c'est difficile de mettre ça en place ? Et globalement, comment... Je dirais, avec ces solutions logicielles que vous avez développées, et je pense à Spheric, votre produit, comment est-ce que vous permettez à ces industriels de passer outre ces difficultés ?
- Speaker #1
C'est une vraie bonne question. Et c'est vrai que ça s'inscrit toujours dans le temps long. Pourquoi ? Parce que pour qu'un vrai gain soit mesuré, il faut un certain déploiement de la solution. Ce n'est pas parce que tu as fait une visite virtuelle d'un local que tu vas pouvoir mesurer le ROI. Donc il faut une véritable démarche d'entreprise pour aller couvrir un certain pourcentage de ton patrimoine. Donc c'est pour ça qu'on aime beaucoup, premièrement, fonctionner par POC, pour montrer l'intérêt sur un petit périmètre. Et la deuxième chose qui est super importante, c'est qu'en fait, un des freins qu'on a au début, c'est, vu qu'on veut rendre notre client autonome, c'est oui, mais je n'ai pas le temps de venir faire comme ça un double numérique de... de mes installations. Et nous, ça, ça a toujours été vraiment... Notre mantra, c'est faire simple. Et vraiment, pour passer cette difficulté-là de l'adoption par les clients, il faut leur donner des outils très simples. Et notamment, l'application mobile qui leur permet, justement, en quelques clics, en quelques minutes, quand ils se déplacent sur une installation, elle est clé dans ce mécanisme. Il faut que le technicien profite de réaliser son métier de tous les jours. Pour faire quelques clichés supplémentaires, donc il ne doit pas perdre de temps avec la mise à jour du référentiel numérique. Et c'est vraiment, aujourd'hui je mesure à quel point c'est une condition nécessaire que ça ne prenne pas de temps à l'acquisition. Ce qui a de la valeur, c'est la consultation du référentiel ensuite.
- Speaker #0
Il n'y a pas de sérieux. Donc j'imagine que vous allez travailler énormément avec vos clients pour adapter votre solution, votre approche, pour lever tous ces freins sur la phase de captation.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. On a énormément travaillé avec eux sur ces phases-là d'ergonomie, je dirais, de nos applications. Et justement, avec nos gros clients industriels, on prend vraiment le temps avec eux de les écouter pour développer justement les fonctionnalités industrielles qui répondent à leurs besoins et à leurs cas d'usage. Voilà, on n'est pas diversifié sur plein de secteurs, donc on est vraiment à l'écoute des industriels pour venir enrichir. tous ces doubles numériques selon leurs besoins à eux et leurs contraintes métiers, j'allais dire.
- Speaker #0
Ça bouge beaucoup aujourd'hui au niveau des technologies de l'information, en particulier de l'intelligence artificielle, où il y a pas mal d'applications au domaine de l'image. On le voit avec l'IA générative en particulier et tout ce qu'elle permet de faire. Qu'est-ce que tu vois, toi, comme tendance sur le marché sur lequel vous êtes et on va dire les applications de ces évolutions technologiques sur votre activité ?
- Speaker #1
Globalement déjà je voulais dire qu'effectivement on voit que l'adoption du jumeau numérique au sens large dans la vie d'une installation est vraiment en train de se développer. Et il y a une forte volonté effectivement de centraliser toutes les données qui sont issues d'une large gamme de captations. On en avait parlé tout à l'heure, ça peut être de l'image simple, de la 3D, de la photo 360 prise par drone ou autre. Donc vraiment les gens veulent capter tout ça. L'IA, oui. C'est sûr qu'il y en a de plus en plus. On est capable, notamment avec l'image, de venir repérer un certain nombre d'éléments. Sur de la reconnaissance. Sur de la reconnaissance et classification. Donc nous, on va aller travailler de plus en plus sur l'IA sur trois axes essentiels. Le premier, c'est la classification.
- Speaker #0
C'est-à-dire que tu as une captation. J'ai identifié des vannes. Je suis capable de dire qu'il y a quatre vannes dans l'image ou des choses comme ça ?
- Speaker #1
Exactement. et on peut aussi en fonction du client utiliser les modèles de nos clients parce qu'ils ont des banques d'images à eux et venir se plugger dessus pour qu'ils aient leur propre modèle il y a tout le travail aussi bien sûr de la puissance aujourd'hui des LLM nous derrière notre application il y a aussi une énorme base documentaire donc issue de l'image ou issue des documents qui sont ajoutés à l'image donc quelque part On ne va pas couper aussi, je pense, à simplifier la recherche d'informations via cette utilisation type LLM de l'IA. Je veux savoir combien de pompes j'ai, etc. On va savoir retrouver ça dans notre banque d'images et de données. Et une dernière utilisation qu'on fait aujourd'hui, on n'en a pas parlé, effectivement, je ne l'ai peut-être pas mentionné quand on a parlé de différence aussi entre la 3D. Et la 360, donc je vais faire un petit aparté là-dessus, c'est qu'aujourd'hui, la 360 suffit souvent pour les cas d'usage pour se projeter visuellement sur un lieu. Souvent, les gens, ce qu'ils vont aller chercher dans la 3D en plus, c'est la mesure. Puisque la 3D, nuages de points, etc.,
- Speaker #0
permet de mesurer des distances, etc.,
- Speaker #1
donc c'est très très très important. Ce qu'il n'y a pas ou n'y avait pas encore dans la photo. Mais du coup, effectivement, l'IA évolue aussi avec tout ça, et on est de plus en plus proche de savoir mesurer. en n'utilisant que la photo. Donc nous, on travaille énormément là-dessus aussi pour pouvoir demain venir mesurer directement dans la photo.
- Speaker #0
En arrivant là, tu m'as montré un petit prototype et tu m'as parlé de l'IDAR. Ça vient aussi jouer là-dessus, le IDAR ? Parce que j'imagine que ça commence à venir rajouter un peu de 3D dans l'image. Tu me lances,
- Speaker #1
Mathieu. Oui, là, elle est juste devant. On s'est lancé aussi dans... dans le hardware, puisqu'on développe, en ce moment on en est à un prototype qui est devant toi, d'une petite tête panoramique motorisée. Et cette petite tête panoramique motorisée, on l'a voulu pour, allez, je réfléchis un peu en live, mais je dirais trois raisons. La première, c'est qu'on voulait être autonome finalement dans toute la chaîne end-to-end de captation jusqu'aux outils de diffusion des visites virtuelles. et au niveau de la captation c'est vrai que Par exemple, on peut dépendre de petites caméras du marché, 360 dont je te disais. Là, avec notre propre tête et l'utilisation d'un téléphone, puisque aujourd'hui le téléphone fait des très belles photos.
- Speaker #0
Peut-être pour préciser, c'est un système mécanique sur lequel on vient fixer un téléphone générique. Exactement. Donc on n'est pas dépendant d'une technologie particulière.
- Speaker #1
Tout à fait. Et donc le téléphone qui est fixé sur cette petite tête, cette tête tourne autour de deux axes, ce qui fait que le téléphone va aller prendre des photographies sur l'ensemble. d'une sphère 360 pilotée par notre petite application mobile. Qu'est-ce que ça permettra par rapport aux petites caméras justement qu'on pilotait jusqu'à maintenant ? Une forte résolution, puisque ton téléphone, quand tu fais des photos unitaires, tu as déjà une très belle qualité d'image qui te permet de zoomer dedans et des fois même d'aller voir des écritures, de lire des étiquettes. Donc meilleure qualité d'image. Le technicien en mobilité n'est plus obligé de prendre du matériel supplémentaire à la tête. mais pas forcément d'autres caméras, son téléphone suffit. Et effectivement, tu en as parlé, sur les téléphones récents, de plus en plus, il y a des lidars. Donc les lidars, c'est ce qui va venir te permettre, on va dire, de faire un peu de nuage de points et venir proposer une carte de profondeur finalement de ce que tu regardes. Donc on va pouvoir acquérir aussi le signal lidar de l'appareil photo et à ce moment-là, on aura gagné au niveau mesure. Puisque la mesure sera, j'allais dire, gratuite directement, alors qu'on regardera la photographie 360. Par rapport à ce que j'ai évoqué tout à l'heure, où il y a beaucoup de progrès avec l'IA dans la mesure, tout est une question de cas d'usage et de précision qu'on cherche à obtenir à la mesure. Aujourd'hui, avec l'IA, on est loin d'avoir des précisions, on n'est pas métrique, etc. Avec le LiDAR, on sera beaucoup plus proche de valeur réelle.
- Speaker #0
Est-ce que tu as d'autres tendances ou innovations que tu souhaiterais nous partager ?
- Speaker #1
Peut-être juste au niveau des tendances. Moi, ce que j'observe aussi, c'est que vraiment la photo au sens large et la visite virtuelle est en train vraiment de se répandre dans plein de cas d'usage. Et je pense notamment à tout ce qui est sécurité. On travaille avec le CNPP, le Centre National de Protection. qui sont des activités de protection incendie, notamment, utilisent de plus en plus la visite virtuelle 360, à la fois pour caractériser des risques, mais aussi pour faire de la formation par rapport à des scénarios incendies qui ont pu avoir lieu, et vraiment avoir des éléments concrets qui parlent à tout le monde et à tous les apprenants. Et le deuxième point, c'est au niveau de l'inspection, le cas d'usage de l'inspection. Il y a de plus en plus aussi d'utilisation de la photographie 360 pour venir capter l'information et la rematérialiser au plus proche de la réalité, c'est-à-dire dans une visite virtuelle dans laquelle tu peux te plonger. Ça n'empêchera pas le petit rapport à la fin, le PDF que tu dois renvoyer, mais du coup, on développe aussi ces outils qui permettent de générer les rapports, bien sûr, d'inspection par la suite.
- Speaker #0
Merci Vincent pour ces partages. Pour conclure, tu pourrais dire à notre auditoire quels sont un peu les quelques points clés à avoir en tête pour réussir la digitalisation et la mise en jumeau numérique, si on veut, de son patrimoine industriel ?
- Speaker #1
Je dirais que premièrement, il faut effectivement se poser la question de la résolution qu'ils veulent, de laquelle je pense qu'il faut se poser la question, effectivement, pour eux, de vraiment ce qu'ils veulent voir et quel degré de fidélité ils veulent... ils veulent pouvoir se plonger sur leurs différents sites. Donc cette notion va directement venir décider du type de captation qu'il faudra avoir. J'en avais parlé depuis la 360 basse définition avec des petites caméras jusqu'à des appareils très coûteux qui font de la 3D. Et donc ça, c'est vraiment tiré par le cas d'usage qu'on va pouvoir faire ce choix de captation. Deuxièmement, c'est d'y aller en commençant par essayer sur... un périmètre de leur activité, d'aller effectivement mesurer l'intérêt et les gains qu'ils peuvent avoir par rapport à cette utilisation, puis après, déployer.
- Speaker #0
Merci beaucoup Vincent, ravi de t'avoir reçu sur Voice of Industries.
- Speaker #1
Merci à toi Mathieu, c'était avec grand plaisir.