Speaker #1Je suis Pauline, j'ai 30 ans aujourd'hui, je suis originaire du sud de la France, donc je vis dans le sud de la France depuis maintenant 25 ans. J'ai grandi avec mes parents, mon frère et ma sœur dans une première maison, donc là j'avais depuis ma naissance jusqu'à l'âge de mes 4 ans. Mon rapport à l'invisible ? et qu'il s'est passé plusieurs choses quand j'étais petite, dont une première fois dans ma première maison, là où je suis née. Je dormais avec ma sœur à l'époque, donc ma sœur avait un lit en hauteur, et moi je dormais en bas. Et en face de mon lit, il y avait un cagibi, où on mettait tout le bazar qui traînait, des outils, tout ça. Et il m'arrivait souvent, presque peut-être pas toutes les nuits, mais une nuit au moins sur trois, de me retrouver enfermée dans ce cagibi. Je me réveille dans ce cagibi, je ne sais pas comment je suis arrivée. Je hurle mes parents parce que je ne sais même pas où je suis. Je ne sais pas où je suis, donc du coup, je crie, je crie. C'est toujours mon père ou ma mère qui vient m'ouvrir. Ça m'est arrivé plusieurs fois. Un jour, pour justement arrêter que je rentre dans ce cagibi, mes parents avaient mis une grosse caisse, là où on livrait des courses à l'époque, remplie de livres. et il fallait que je tire la porte vers moi pour ouvrir ce cagibis et du coup ils avaient mis cette grosse caisse pour coincer la porte qui était très très lourde, enfin pour une petite de 3 ans c'était impossible à ouvrir et je me suis quand même retrouvée dedans sans que cette caisse ait bougé donc du coup ça reste encore un mystère, j'en parle encore à mes parents aujourd'hui les deux n'ont aucune explication Et ça reste quand même une anecdote dans ma famille. Même mon frère et mon soeur m'en parlent encore aujourd'hui en disant Rappelle-toi quand tu étais enfermée dans le cagibi. Donc ça, ça a été vraiment mon premier rapport à l'invisible. À l'âge de mes 4 ans, on emménage dans une maison à côté de l'ancienne. Mes parents achètent très très vite. Il n'y a pas eu beaucoup de visites. Ils achètent très vite. Ils ont eu un peu un coup de cœur pour cette maison. Cette maison est... très très très très grande. Elle est sur trois étages. Il y a un très grand jardin. On peut retrouver un poulailler, des grandes haies. Quand on rentre dans la maison, tout en bas, il y a le garage avec la chaudière. On peut garer une voiture, un garage assez grand. Quand on monte, il y a l'entrée. On arrive à l'entrée. À droite, il y a la cuisine. Juste après, il y a la chambre de mes parents. Et moi à cette époque je dors avec mes parents dans un lit en hauteur. Ensuite toujours au bord de l'entrée, à gauche, le salon. avec le coin télévision, la salle à manger. Et après, on monte à l'étage qui fait un étage un peu un grenier aménagé avec des escaliers en bois. C'est important pour la suite. Et quand on arrive au-dessus des escaliers, à droite, c'est un lit de ma soeur. Et à gauche, on va dire, il y a comme un grand couloir avec une moquette grise. Il n'y a pas de parois. Et il y a la chambre de mon frère. Donc voilà, ça, c'est pour la description de la maison. Dans cette maison, il fait assez froid. La première chose dont je me rappelle, c'est qu'il fait vraiment très très froid. Donc on emménage dans cette maison avec ma mère, mon père, ma grande-sœur et mon grand-frère. Il faut savoir que ma sœur déjà, quand elle rentre dans cette maison, elle a déjà du mal. Ma sœur a deux ans de plus que moi, donc à l'époque elle a à peu près 5-6 ans quand on arrive dans cette maison. Donc ma sœur c'est quelqu'un qui a... assez réservé, plutôt introverti, qui ne parle pas tellement, donc un peu du mal à exprimer. Mes parents ont un peu du mal à comprendre pourquoi cette maison ne l'attire pas. Au début, dans cette maison, tout se passe super bien. Ils sont contents. On est contents d'avoir acheté une maison. Ils louaient avant, donc là, ils sont vraiment contents d'avoir cette maison. Et assez vite, je dirais un mois, on a tous des problèmes de santé. Mon père se casse la cheville. Ma mère se casse les deux genoux. Mon frère, qui fait du bicross à haut niveau, a un grave accident. Il se pète toute la mâchoire. Il est hospitalisé pendant longtemps. Ma sœur, on n'a pas trop d'explications, des gros maux de tête où elle perd un peu la vue. Et moi, je me casse tout le temps les chevilles. Donc, il y a ça qui arrive très, très, très vite dans cette maison. Je ne sais pas si c'est important, mais je suis quelqu'un qui aime beaucoup beaucoup les animaux. Et cette maison était dans une résidence. Et c'est vrai que comme habitant aussi avant dans une résidence, il y a toujours des animaux. Des chiens, des chats, tout ça. Et là, c'est vrai qu'il n'y avait aucun animal dans cette maison. Aucun. La première expérience vraiment... bizarre qui m'est arrivé dans cette maison, c'est que j'ai repris mes crises de somnambulisme au bout de deux mois, enfin si ça reste du somnambulisme. On m'a retrouvé derrière la chaudière dans le garage plusieurs fois. Et là c'était un peu différent du cas Jibi parce que c'était vraiment le garage, c'était plus loin, c'était pas en face de mon lit tout ça. Il fallait quand même faire du chemin pour arriver quand même dans ce garage parce que la maison est vraiment très grande. Mais pareil je crie, j'appelle mes parents. Mais je me retrouve bloquée derrière cette chaudière. Il y a quelque chose qui me bloque. Parce qu'il n'y a pas de mur. Il y a quelque chose qui me bloque. Ça, je me rappelle bien. Ensuite, je jouais beaucoup avec un petit garçon. J'ai su par la suite que ce petit garçon n'existait pas. Je l'ai su bien après en discutant avec ma mère. Mais c'était quelqu'un avec qui j'aimais bien être. Je jouais beaucoup au Barbie. Et il jouait avec moi au Barbie. Et c'était cool. ce petit garçon il était donc blond plutôt mignon ses vêtements je pourrais pas tellement le dire mais pas quelqu'un de sale ou quelqu'un de malpropre enfin vraiment rien de choquant une peau assez pas blanche pas blanche blanche vraiment et sa particularité c'est vraiment que Il a les yeux, c'est comme s'il n'avait pas d'yeux, il a le regard noir, mais rien de méchant. Je pense que ça a commencé, où je jouais avec mon frère et ma soeur dans le jardin, dans ce grand jardin, et que de loin, je vois ce petit garçon. Je pense que c'est là la première fois que je l'ai vu, et après, dans la chambre de mes parents, donc ma chambre aussi, en dessous de mon lit à hauteur, j'avais plein de jouets et tout ça. Et au début, il n'était pas proche de moi. Il était toujours un peu loin. Et petit à petit, il est venu jouer avec moi. Mais ça a peut-être été entre une et trois semaines. Ce n'est pas arrivé direct. Quand je jouais au Barbie, souvent, il était à côté de moi. Souvent. Et après, il ne me regardait plus jouer. Peut-être que jouer avec moi, en fait, à la fin. C'était vraiment ça. C'était pas... Peut-être qu'on jouait pas ensemble, mais il me regardait jouer. Il me regardait jouer, puis j'étais bien, j'avais pas peur en tout cas. Je lui parlais, et puis... Ça me paraissait normal, même avec les souvenirs que j'ai. 25 ans après, franchement, ça me paraissait normal. Et surtout que j'avais un voisin, du coup, qui était aussi... qui avait mon âge, peut-être un an ou deux ans de plus que moi, qui je trouvais ressembler à ce petit garçon. Peut-être que des fois, je... Je pensais jouer avec mon voisin, mais c'était pas mon voisin. spécialement. Vraiment, il est resté avec moi, ce petit garçon, tout le long où j'ai habité dans cette maison. J'ai jamais compris qu'il n'était pas vraiment là, en fait. Je l'ai su bien plus tard, d'ailleurs, par ma mère. Quand j'en ai discuté avec ma mère, je me suis posé des questions par rapport à ses fameux yeux. Et après, j'en ai discuté avec ma mère, quand bien plus tard, on en a reparlé. Et c'est là où, en fait, on a compris qu'on ne voyait la même personne, avec les mêmes caractéristiques. Et donc, c'est là où j'ai compris que... C'était pas quelqu'un de réel. Peut-être qu'à l'époque, il y a eu une ou deux fois où on me disait à qui tu parles. Ouais, on m'a demandé une ou deux fois à qui tu parles et avec qui tu joues. Dans cette maison, y'a la salle à manger comme j'explique au début. Juste à côté, il y a le canapé et en face, il y a la télé. Et à côté de cette télé, quand on est assis sur le canapé, à droite, il y a les escaliers pour monter. Dans la chambre de mon frère et ma soeur, il y a cette espèce de rurie. Et là, je vois souvent une tâche un peu floue. Moi, j'ai appelé ça du brouillard à l'époque. Je pense que c'était une vieille femme parce que plus le temps avançait et plus ce brouillard se matérialisait. Et c'était vraiment comme une... une âme qui erre dans la maison, mais toujours dans ce même coin. Télé, escalier, toujours dans ce même coin. Et pareil, rien ne sentit vraiment de méchant. Après tous ces petits événements, mes parents divorcent. Et quand mes parents divorcent, ça a été un peu, on va dire, oui, violent pour moi, dans le sens où mon frère et ma sœur n'étaient pas là. J'étais toute seule avec ma mère. Mon frère et ma soeur étaient en Cologne de vacances. Et c'est vrai que mon père est parti. Et avec le recul, j'ai l'impression que c'est là où un peu tout a augmenté. Tout le long de notre vie là-bas, tout s'accentue de jour en jour. Je me retrouve tout de suite avec ma mère pendant quelques temps. Je dors avec elle dans le même lit. C'est comme si... ça reste une grande maison donc maison très très vide et très très très très très très froid en fait j'ai l'impression que ce froid s'augmente à ce moment là un jour j'invite une copine à moi et je demande à ma mère comme je dors avec ma mère je demande à ma mère d'aller dormir avec mon frère et ma soeur pour faire un petit peu la grande et dormir avec ma copine toute seule dans le lit on s'endort assez vite Et dans la nuit, ma copine me réveille et me dit, Pauline, il y a quelqu'un qui ne fait que passer dans le couloir. Je lui dis, ben non, ce n'est pas possible tout ça. Et puis je sens qu'elle a peur. Je sens qu'elle a peur, du coup, ça me fait peur. Et je lui dis, écoute, on va monter et on va aller voir ma mère pour voir si elle peut dormir avec nous ou si nous, on peut dormir avec elle. Donc, je monte avec ma copine à l'étage. Je réveille ma mère et je lui dis, maman, on a peur. Est-ce qu'on peut venir dormir à côté de vous ou est-ce que tu peux venir dormir avec nous ? Ma mère étant une grande dormeuse, impossible qu'elle se lève. Elle me dit, allez chercher des couettes en bas. et remonter et comme ça après on tombera tous là-bas. Avec ma copine, on se poste devant l'escalier prête à descendre pour aller chercher nos couettes et c'est vrai que là on a très vite peur, c'est froid, c'est glacelle et on a peur. Il y a une présente et très très vite il y a quelqu'un qui nous court dessus, qui nous court vraiment, qui monte les escaliers en rond et qui nous court dessus. Sarah, ça n'a pas été possible, moi j'ai peur mais il faut quand même aller chercher nos couettes. Je me rappelle que je dévale les escaliers et qu'en fermant les yeux, ça je me rappelle très très bien, je prends vite les couettes et on remonte et ce soir-là, après on dort avec ma mère, tout ça, mais on a eu peur. D'ailleurs, ma copine n'est jamais revenue dormir chez moi. Jamais, jamais. Puis petit à petit, il se passe des petites choses, toujours des petites choses. Les tiroirs, quand on se lève les tiroirs, sont ouverts. Ce qui s'est passé peu de temps après aussi, je prenais un bain. Et ma mère me laisse dans le bain et fait quelque chose à côté. Et de là, en fait, la porte s'ouvre une fois, je la referme. La porte s'ouvre une deuxième fois, je la referme. Et de là, je vois quelqu'un dans la salle de bain. Et je hurle. Je hurle et ma mère monte les escaliers, me sort de la salle de bain. Elle n'avait rien vu, mais elle m'a toujours dit que ce jour-là, elle a senti quelqu'un qui n'avait jamais eu autant peur de sa vie. Ma mère me l'a toujours dit. Je vois quelqu'un, je vois un homme. Je vois un homme, mais pareil, pas net. Mais je vois quelqu'un qui est avec moi. C'est sûr et certain. Et en fait, je regarde quelque part. Ma mère me l'explique plus tard. Je regarde quelque part. Ma mère, petit à petit, avec ses événements, comme elle n'est pas du tout là, elle ne croit pas du tout, du tout au monde de l'invisible, au paranormal, tout ça. Petit à petit, elle doute. Sachant qu'elle a une meilleure amie à l'époque, qui est pédopsychiatre. et qui lui fait comprendre déjà que sa maison, il y a quelque chose de pas sain. Il y a plusieurs personnes, enfin plusieurs personnes, deux, trois personnes de notre entourage qui nous dit que dans cette maison, il y a quelque chose de pas sain. Mais voilà, comme ma mère n'y croit pas, on ne fait pas spécialement attention. Beaucoup, beaucoup de passages, on va dire, dans cette maison, dans les couloirs. Et un couloir, en fait, quand on rentre à l'entrée, il y a un grand couloir. Avec donc à droite ma cuisine et juste après la chambre de mes parents, ma chambre. Et c'est vrai qu'il y a du passage dans ce couloir. On le ressent, peut-être que des fois on ne le voit pas forcément, mais on le ressent. Je resitue la maison, on est à l'entrée, il y a la cuisine à droite et à gauche il y a ma salle à manger. Donc du coup quand on mange tous ensemble, ma mère fait à manger, fait la cuisine. Il faut qu'elle passe dans ce couloir et après il y a la table à manger où on mange tous les quatre. Ce qui arrive très très souvent, on est à table. On mange, et quand ma mère rentre dans la cuisine, la lumière s'éteint, et quand elle sort, la lumière s'allume. Et pareil dans la salle à manger. Et en fait, tout le temps, ça fait ça. Tout le temps, ça fait ça, et il n'y a pas trop d'explications, et d'un coup, ça s'arrête. Ce qui nous est arrivé aussi, c'est que le matin, quand on se levait, déjà la nuit, on entendait des bruits. On se demandait toujours ce que c'était. Et c'est vrai que quand on se levait, il y avait toujours soit des tiroirs ouverts, la télé qui s'allumait, qui s'éteignait, des rideaux ouverts, des fenêtres ouvertes aussi. Des choses qui se passaient la nuit. Je ne faisais que me casser la fille. J'avais tout le temps des plâtres. Et ma mère, du coup, on avait un grand évier dans la cuisine. Et j'étais petite, elle me nettoyait dans l'évier. Donc la cuisine est en bas, les chambres sont en haut. J'ai mon plâtre avec le pied en l'air, ma mère me nettoie tout ça. Et mon frère, un jour, avait invité un copain à lui, à jouer dans la maison. Et quand on est petit, nous, notre jeu, c'était de faire des cabanes entre la housse de couette et le drap. Et ma mère me lave. tout bien et là on entend les deux garçons crier crier vraiment fort et alors ma mère me laisse elle me sort vite chez elle et elle me demande et en fait mon frère sort de ce drap et dit à ma mère mais pourquoi tu as fait ça nanana et en fait comme si des gens les avaient frappés pote qui s'en va tout ça ça a été un peu compliqué pas eu trop de suite à ça Mais ma mère était vraiment avec moi. C'est ça que je me rappelle très très bien. D'ailleurs, on a même une photo de ce moment-là. Donc, je suis sûre que ma mère était bien avec moi. Après tous ces événements, ma mère a décidé de faire une chambre pour les quatre. Donc, on dormait tous les quatre dans cette chambre d'en bas. Parce qu'elle avait peur. Moi, mon ressenti à l'époque, j'avais très très peur. Parce que je me rappelle que moi, je voulais toujours dormir avec ma mère, parce qu'en fait, il y en avait un qui dormait dans le même lit avec ma mère, il y avait un matelas par terre, et un qui dormait dans mon lit en hauteur. Et de mon ressenti, on avait tous très très peur. On sentait qu'il fallait qu'on reste tous les quatre. On sentait que vraiment, vraiment, il fallait qu'on reste tous les quatre. Par la suite, j'ai beaucoup discuté avec ma mère, qui m'a dit, en fait, à la fin, on est partis vraiment très très vite de cette maison. Un peu du jour au lendemain, bien des années plus tard, elle m'a expliqué qu'en pleine nuit, au bout de son lit, quelqu'un lui dit, pas quelqu'un de méchant, quelqu'un qui lui a dit, il faut partir très très vite. Donc elle a pris ses gosses. Et le matin très tôt, on est partis de cette maison et on n'est jamais revenus. Cette maison s'est vendue très très vite. J'ai su par la suite que cette maison s'était revendue 2-3 mois après. Et après, je n'ai pas eu de retour de cette maison. Après quelques petites recherches, j'ai pu voir que ce village était situé entre deux hameaux. Il y avait eu quand même des guerres de religion. Ou il y avait eu d'ailleurs un ancien cimetière qui n'était pas loin de cette maison. Nous sommes partis dans le sud. où ça se passait bien. Et après, du coup, c'était une location et ma mère voulait acheter. Et c'est vrai que très vite, c'est comme ça que d'ailleurs on en a reparlé de l'épisode de cette maison un peu étrange, c'est que quand on allait visiter des maisons, il y a certaines maisons que je n'avais pas spécialement envie de rentrer dedans, mais pas bonne énergie et je ne voulais pas rentrer. C'est vrai que c'est là où ma mère a commencé à m'en parler, je pense que j'avais 10 ans. On s'est posé des questions. tous, un jour en repas de famille, on en a tous parlé. Donc c'est mon frère, ma sœur, ma mère et moi. Et c'est là où c'est étrange parce qu'on a tous des réactions différentes. Donc ma mère qui n'y croyait pas, je voyais qu'elle essayait de nous en parler pour voir notre ressenti de l'époque. Moi j'étais assez reculée, j'écoutais plutôt. Ma sœur aussi a vécu la même chose que nous. Et mon frère c'était un peu quelque chose où il ne fallait pas en parler, un peu tabou. Et après, j'en ai beaucoup parlé avec ma mère, même aujourd'hui, on a les mêmes souvenirs. Par exemple, je reprends l'exemple du petit garçon, on a la même description. La vieille dame, on a la même description. Ma mère a peut-être un peu plus de souvenirs que moi. Et c'est vrai que du coup, ça m'a ouvert, on va dire, ce rapport au paranormal. C'est quelque chose que je pense ressentir, mais que j'essaye de ne pas ressentir parce que c'est quelque chose qui me fait peur. Pour moi aujourd'hui, le monde invisible, paranormal, c'est quelque chose auquel je crois, mais auquel je me... c'est quand même un domaine auquel je me préserve. Je demande des fois, même si vous l'êtes là, ne soyez pas là, je peux parler comme ça. Je crois... je ne suis pas du tout croyante, je ne suis pas religieuse, tout ça, mais je crois qu'on a tous quelqu'un qui veille sur nous. Je suis quelqu'un qui demande beaucoup de choses à l'univers, à mes ancêtres, à ma famille qui peut être décédée, tout ça. Et pour moi, ça ne m'apporte que du bien. En tout cas, les choses que je veux se réalisent. Le monde de l'invisible, tout ce qui est paranormal, ne me fait pas peur. Et voilà, si c'est quelque chose qu'on ne doit pas voir, qu'on ne doit pas comprendre, pour moi, ce n'est pas pour rien.