Speaker #1Bonjour, je m'appelle Mélissa, j'ai 25 ans, je viens d'Auvergne. Quand j'étais petite, j'ai vécu quand même pas mal d'histoires paranormales. Il faut savoir que mes parents ont aménagé dans un appartement. En fait, c'était dans une grande maison, il y avait deux appartements qui étaient mitoyens. Il y avait seulement un escalier qui nous séparait. En fait, on avait chacune notre escalier séparé. à côté de nous on avait une petite mémé qui était très gentille qui avait à peu près 80 ans c'était vraiment j'ai considéré comme ma grand-mère on a dû faire ses courses m'apprenait à tricoter tout ça c'était vraiment une très bonne personne en fait mes parents dans cet appartement surtout ma maman entendait très souvent toquer à la porte la nuit c'était trois coups vraiment paf paf et quand elle se levait, qu'elle allait voir, il n'y avait personne. Mon père lui disait tout le temps, non mais c'est bon, arrête, c'est dans ton rêve. Et ma maman travaillait à l'usine à cette époque-là, elle travaillait en poste les 3-8. Donc elle rentrait souvent à 4h ou 5h du matin. Et une fois, elle a entendu la mémé d'à côté à 5h du matin appeler. Donc ma maman, elle a été chercher mon père parce qu'elle avait très peur d'aller dans l'appartement de la mémé qui, elle, disait déjà avoir vécu des choses comme des gifles. Elle voyait que dans sa chambre, il y avait un homme qui venait la voir au pied de son lit, qui n'avait pas d'œil, mais il avait dans sa main une boule rouge comme du feu, en fait, comme une boule de feu. Donc mon père, il disait, bon, c'est une mamie, elle délire un peu, la mamie, elle est toute seule, enfin voilà, elle sent seule, voilà. Et quand ils sont rentrés dans l'appartement, la maison, elle était sans dessus dessous. On aurait dit qu'il y avait eu une tempête dans la maison. Donc il faut imaginer quand même une mamie de 80 ans qui ne sort pas de chez elle, qui ne peut pas prendre les escaliers, rien du tout. Il faut bien s'imaginer les anciens meubles, les grosses armoires, les gros lits. Donc les gros matelas, la mémé, son matelas, il était carrément... Mais relevée de son lit, l'armoire était tombée sur le lit. C'était vraiment sans dessus-dessous. La pauvre, elle était carrément allongée dans son couloir. Elle était tombée de peur et elle s'était fait pipi dessus tellement qu'elle avait eu peur. Donc ça, ça a été déjà l'un des éléments qui a fait un petit peu plus cogiter mon père. Ensuite... Moi, pour les expériences que j'ai vécues personnellement dans cette maison, donc j'avais 9 ans à cette époque-là. Je dormais dans une chambre avec mon frère. On se partageait la chambre. Mon frère, il a 4 ans moins que moi. Donc, il avait 4-5 ans à cette époque-là. Moi, j'en avais 8-9 à peu près. Et en plein milieu de la nuit, donc je ne sais pas trop vers quelle heure parce que je n'avais pas de réveil à cette époque-là, je me suis réveillée. Et dans l'encadrement de ma porte, donc on dormait toujours la porte ouverte avec la lumière des toilettes qui nous faisait une petite veilleuse. qui était allumée. Dans l'encadrement de porte, je vois une femme. Je ne sais pas comment je peux savoir que c'est une femme, parce qu'en fait, c'était une silhouette noire, mais j'avais l'impression de voir vraiment des longs cheveux noirs, un visage fin, pas très grande, un peu comme ma mère, mais comme si c'était l'ombre de ma mère. Et du coup, je lui dis « Maman, maman ! » Bon, ben, j'ai pas de réponse. Donc, en fait, moi, je me suis dit « Bon, ben, voilà, elle veut pas réveiller mon petit frère. » C'est rien, je me rendors. Je referme les yeux. Et en fait, au moment où je rouvre les yeux, je sais pas pourquoi, peut-être 10-20 minutes plus tard, je vois un homme qui est pendu à ma porte. Alors, l'homme, il est pas pendu partout. Il est pendu un peu comme le Christ en fait, il est vraiment pendu par les bras. Les pieds qui pendent. Je me rappelle très bien, il était en habit de travail, vraiment une salopette bleue avec un t-shirt blanc. Et il avait la tête baissée. Et en fait, ça m'a marquée rien que d'en parler, j'ai encore des frissons. Ça m'avait vraiment fait extrêmement peur, surtout à nouveau. On n'attend pas vraiment à voir des choses comme ça. Et du coup, j'ai refermé les yeux. Quand j'ai refermé les yeux, j'avais tellement peur que j'avais peur de rouvrir les yeux. Du coup, je rouvre les yeux pour voir, parce qu'on a toujours cette curiosité de voir si c'est parti ou pas. Il n'y avait plus rien. Il n'y avait plus rien du tout. Dans cette maison-là, on avait quand même pas mal de petites choses. Mon frère qui avait toujours 4-5 ans, parce qu'ensuite on a déménagé, on a quand même vécu pendant 8 ans dans cette maison. 8 ans où on vivait vraiment des faits extraordinaires. Franchement, maintenant avec le recul, je me dis que c'était quand même un truc de dingue. Et on a vécu quand même 8 ans, quoi. 8 ans là-dedans. Mon petit frère qui avait 4-5 ans se réveille en pleine nuit. regarde dans le couloir et voit en fait... Il sait pas trop comment le dire parce qu'à cette époque là il était petit mais il se voit lui en fait, il voit un petit garçon un peu blondinet aux yeux bleus même âge que lui qui le regarde en souriant dans le couloir. Et quand mon frère se lève, le petit garçon part dans la chambre de mes parents en courant et a disparu quoi. Donc voilà, des fois, il se réveillait la nuit en hurlant. Maman, j'ai peur, j'ai peur, j'ai peur. De toute façon, il ne pouvait pas dormir sans ma mère. Il ne dormait qu'avec ma mère parce qu'elle avait extrêmement peur dans cette maison-là. Il faut savoir qu'à cette époque-là, ma mère, elle ne nous en parlait pas du tout. Elle ne nous parlait pas. En fait, on y croyait, on en parlait subtilement, mais elle ne nous a jamais dit qu'il y avait quelque chose dans cette maison. Parce que je pense qu'elle ne voulait pas nous faire peur, on était 16 enfants, on avait 4-5 ans, 8-9 ans, on était vraiment petits. Ma mère se réveillait très souvent la nuit avec trois griffures dans le dos. mais du haut du dos, vraiment de la nuque jusqu'en bas, donc des endroits que nous-mêmes on ne peut pas atteindre, rien qu'en voulant se gratter. Et mon père au début disait, tu as dû vouloir te gratter parce que ma mère se grattait au sang. Tu as dû vouloir te gratter et tout ça. Et en fait, il s'est bien rendu compte que non, c'était des endroits qu'on ne pouvait pas atteindre de nous-mêmes. Du coup, ma mère a commencé à vraiment avoir peur, à plus vouloir dormir dans sa chambre. Mon père s'endormait de fatigue dans le canapé, donc finalement, tout le monde dormait dans le canapé. Enfin, eux, ils dormaient dans le canapé et nous, dans notre chambre. Ça arrangeait bien tout le monde. Très souvent, la nuit, on entendait des pas de talons aiguilles dans la maison de la mémé. Donc chose qui est impossible parce qu'elle a 80 ans, je le rappelle. Vraiment des talons aiguilles. Dans notre cuisine, on entendait de la vaisselle tomber comme si carrément le meuble à vaisselle était tombé. Vraiment un très gros boucan. Quand on se rend dans la cuisine, rien n'a bougé. Rien du tout a bougé. Il n'y a aucune vaisselle qui est tombée. Les placards sont fermés. Enfin vraiment, il n'y a rien du tout. La dernière chose pour cette maison-là, le jour où on a voulu rendre les clés, quand on sort d'un appartement, on fait l'état des lieux avec le propriétaire à la fin. Mon père y va avec le propriétaire et au moment où il veut ouvrir la porte, il rentre. Il met la clé dans le barillet, il tourne, impossible d'ouvrir la porte. Ils ont été obligés de dégonder la porte pour pouvoir rentrer et faire l'état des lieux de la maison. On avait fait venir une médium dans cette maison pour voir ce qu'était une médium de famille qu'on connaît depuis très longtemps. Ce qui se passait, ce que ça nous voulait, pourquoi ça voulait qu'on parte alors qu'on n'était pas méchants, rien du tout, qu'on ne faisait rien. En fait, ça serait une vieille mamie qui était dans cette maison et qui ne comprenait pas ce qu'on foutait là, très clairement. Elle se disait, qu'est-ce que vous faites chez moi ? Elle était vraiment dans le couloir, dans les escaliers. elle était elle était posée, quand la médium, elle a même pas eu besoin de rentrer dans l'appartement, rien que dans les escaliers, elle lui disait, qu'est-ce que vous foutez chez moi ? Dégagez d'ici. Dans ma famille, j'ai eu beaucoup de décès d'hommes. Donc, surtout les frères de ma grand-mère. Une nuit, j'étais C'est chez ma grand-mère et en fait, ma grand-mère, elle a trois chambres. Une chambre où mon grand-père dort, une chambre où elle dort, et une chambre où c'est les amis. Et donc c'est une famille portugaise du côté de mon père. Donc il y a vachement de vierges, tout ça dans la chambre. Et moi déjà je ne pouvais pas dormir avec les vierges, je ne sais pas pourquoi. Alors que je suis chrétienne, j'y crois vraiment. Je ne pouvais pas dormir avec les vierges, je faisais tout le temps que je les enlève. Et je suis en train de m'endormir dans la chambre, et à ce moment-là je sens une présence à côté de mon dos. Mais je ne sais pas... Je ne la voyais pas en fait. Je sens vraiment juste qu'il y a quelqu'un à côté de mon lit qui veut me parler et qui me regarde. Donc ça, ça a été vraiment les premiers signes pour moi de la clairsentience. Donc quand on ressent les choses, quand on sait qui c'est. En général, on sait ce qu'on veut, mais à cette époque-là, j'avais 11 ans peut-être. Donc j'étais très jeune et j'avais très très peur. J'ai compris avec le temps que c'était le frère de ma grand-mère qui venait de décéder, qui venait certainement me voir pour me dire que tout va bien, parce que ma grand-mère ne devait pas être bien vu que c'était la grande sœur. Il est décédé d'un cancer, donc certainement qu'il voulait expliquer ou dire à ma grand-mère que c'était ok, que tout allait mieux. Et toutes les nuits, j'ai dormi là-bas peut-être une semaine, toutes les nuits, il venait me voir. Donc ça, ça a été... J'ai essayé d'expliquer à ma grand-mère, « Mamie, je ressens quelque chose, j'ai l'impression qu'il y a quelqu'un. » Elle me disait « Oh, arrête tes conneries ! » Parce qu'en fait, elle a été éduquée dans cette culture-là. Chez les Portugais, c'est très courant tout ça. Et en fait, elle en avait peur. Tout simplement, elle en avait très peur. Et du coup, elle ne voulait pas en parler. C'était vraiment sujet tabou de ce côté-là de ma famille. Du côté de la famille de ma maman, c'est vraiment très ouvert. Sur ça, je ne pouvais vraiment plus s'en parler. À l'âge de mes 15 ans à peu près, j'ai un de mes oncles qui s'est suicidé. Et en fait, le soir où il s'est suicidé, j'étais avec sa femme, donc ma tante, qui est la sœur de mon père. Et c'était une personne qui était malade, qui était bipolaire et qui avait des tendances suicidaires déjà depuis très très longtemps. Et en fait, il a dit à ma tante ce soir-là, il lui a dit à mon fils que je l'aime, voilà, au revoir quoi. Et moi je disais, non mais c'est bon, il nous l'a fait plein de fois quoi, c'est bon, tu vois. Et même ma tante elle disait, c'est bon, il l'a fait plein de fois, voilà quoi. Et le lendemain, en fait, elle me dit écoute, j'ai pas de nouvelles de ton oncle, viens on va chez lui. On va voir ce qui se passe parce que j'ai peur qu'il ait fait quelque chose, on sait pas quoi. Effectivement, on est arrivé chez lui, il était déjà décédé. Je m'en suis beaucoup voulu, mais vraiment pendant trois mois, j'ai pleuré. Déjà la perte, bien évidemment, mais surtout le sentiment de culpabilité de lui avoir dit non. En fait, laisse, c'est bon, il l'a déjà dit. alors que je me dis peut-être que si j'aurais pas dit ça peut-être qu'il serait encore là aujourd'hui Mais finalement, on n'aurait rien pu changer. Cette fois-là, ça aurait été peut-être une autre fois. Trois mois plus tard, je ressentais sa présence à côté de mon lit encore une fois. Cette fois-ci, c'était chez mes parents. Je pense que ma chambre est un lieu de passage parce que je suis la seule déjà à pouvoir dormir dans cette chambre. Alors que c'est une maison d'oeuvre, donc il n'y a rien. Je suis la seule à pouvoir dormir dans cette chambre, mes frères dorment dans cette chambre que si je suis là. Enfin dormez, parce que maintenant ils sont grands. Dans cette chambre-là, mes frères se sentent très oppressés. Ils se sentent vraiment mal, ils ont l'impression d'être observés, ils ne savent pas trop comment l'expliquer, mais vraiment ils ne se sentent pas bien, ils peuvent dormir que quand je suis là. Si je ne suis pas là, ils n'osent même pas rentrer dans la chambre. Le soir, ils ne rentrent pas dans la chambre. Moi, je dors très bien dans ma chambre, je sais qu'il y a du passage, je le ressens, mais ça ne me gêne pas plus que ça maintenant, ça me gênait beaucoup quand j'étais jeune. Trois mois après que mon oncle soit décédé, je pleurais beaucoup parce que voilà, c'est toujours ce sentiment de culpabilité. Et toutes les nuits, il venait à côté de mon lit et en fait, quand il était là, je pouvais pas respirer. Très clairement, j'avais le souffle coupé. Je sais pas trop si c'est la peur ou si c'est plutôt que je ressentais les émotions qu'il a vécues étant en vie encore. J'avais extrêmement peur. Et en fait... Donc mon lit, ma tête était dos au mur et en face de moi, j'avais ma penderie. Et lui venait toujours sur ma gauche. Moi, je dormais du côté gauche du lit et lui venait toujours sur ma gauche. Donc vraiment debout. Je savais que c'était lui. Je savais qu'il était là. Je ne savais pas pourquoi, parce qu'encore à cette époque-là, je n'essayais pas vraiment de chercher. J'avais trop peur en fait. Et quelques minutes plus tard, j'étais vraiment en apnée, en trouille. Une angoisse, mais phénoménale. J'avais mon autre oncle, celui qui venait chez ma grand-mère me voir. qui venait au pied de mon lit. Et à partir du moment où il était là, je pouvais re-respirer. C'était un truc de dingue. Et en fait, cinq secondes plus tard, peut-être, ils partaient tous les deux. Donc comme si, en fait, ils venaient le chercher en lui disant écoute, là, tu lui fais peur. Stop, en fait. Et j'en ai des frissons encore. Et en fait, donc ça, ça a duré peut-être une semaine. Peut-être même plus, je ne me rappelle vraiment plus trop de ça. Jusqu'au jour où j'ai dit à ma mère, je lui ai expliqué ce qui se passait. Et je lui ai dit, maman, j'ai trop peur. Je n'arrive plus à dormir la nuit. J'ai angoisse d'aller dans ma chambre le soir. J'ai trop peur. Qu'est-ce que je peux faire ? Elle me dit, écoute, tu sais ce que tu n'as qu'à faire ? Tu lui parles, en fait. Tu n'as qu'à lui dire, écoute, là, j'ai trop peur. Stop. Arrête. Si tu veux me dire quelque chose, tu viens me le dire dans mes rêves. Mais stop, en fait, arrête de venir me voir parce que là, j'ai trop peur. Donc chose que j'ai faite le jour même. Avec ma maman, dans ma chambre, on a fait ensemble. Il est revenu me voir la semaine qui a suivi, une fois dans mon rêve. Et en fait, je le revoyais en fait, la même situation. La dernière fois que je l'avais vu, c'était aux 40 ans de mon père en fait. Et je le revois dans mon rêve, on était re aux 40 ans de mon père. on est devant le buffet vraiment c'était exactement la même salle tout était pareil et je le vois en train de me parler il est en train de me parler et moi je sens dans mon rêve que j'ai envie de lui dire mais pourquoi tu as fait ça est ce que c'est bien toi qui venait me voir en fait je sens ça et je vois qu'il est en train de me parler et tout ça et quand je me réveille impossible de savoir ce qu'il m'a dit impossible de me rappeler ce qu'il m'a dit mais je n'ai plus jamais ressenti enfin je l'ai ressenti voilà mais j'en avais pas peur il ne m'oppressait pas comme avant Il ne venait pas me voir toutes les nuits dans ma chambre. Ça a vraiment été totalement différent. Pas longtemps après cette histoire avec mon oncle, peut-être quelques mois, on va dire six mois peut-être, j'étais dans le salon avec ma mère en pleine journée. Donc ma mère se réveillait de la sieste. Et moi, en fait, j'étais face. à la baie vitrée qu'on a, et sur le côté de la baie vitrée, on avait une petite commode avec des plantes dessus. Et ma mère, elle était face aussi. Mon père était dans l'autre sens du canapé, donc de dos. Donc on est en train de parler et tout ça, on regarde vraiment le vide, la baie vitrée, enfin voilà. Et tout à coup, on entend un chien comme ça, et en fait, on voit le pot de fleurs qui se déplace. En lévitation au-dessus, qui était vraiment au bord de la commode, qui en lévitation au-dessus du vide, et en une fraction de seconde, il s'éclate par terre. On n'a jamais compris. Mon père, il s'est foutu de notre gueule. Ça, c'était dans la nouvelle maison. La maison neuve, c'était vraiment pas longtemps après que mon oncle soit décédé. Alors, est-ce que c'était lui ou pas ? Moi, j'ai eu l'impression que c'était lui pour nous dire, je suis là, t'inquiète, tout va bien. Mais je ne sais pas. Mais vraiment, en fait, ça nous a fait halluciner parce que c'était un en pleine journée. de vraiment flagrant devant nos yeux on avait jamais vu de choses qui bougent on avait entendu mais jamais de choses qui bougent rien et là vraiment de voir le pot de fleurs vraiment ce mouvement de se déplacer d'être en lévitation une fraction de seconde Au-dessus de rien et de s'éclater par terre, ça a été un truc de dingue. Il n'y a aucun doute quand on le voit de nos yeux. C'est vrai que comme tu dis, quand on entend des choses, on peut se dire « Écoute, arrête de regarder la télé, c'est bon. » À un moment, tu te fais flipper pour rien. Alors que finalement, quand on le voit de nos propres yeux, on se dit « Ah ouais, non, en fait, c'est réel. » C'est réel. Même quand on ressent les personnes. Moi, pendant très longtemps, je me suis dit « Mais Mélissa, arrête de te faire des films. » Non mais t'es complètement barrée ma pauvre fille, arrête de te faire des films. Tu peux pas, enfin, voilà j'en avais chopé tellement une trouille en fait, que je me disais, je me suis convaincue que non, c'était, c'était, non en fait, y'avait rien, stop, arrête de regarder des films. Donc j'ai arrêté tous les trucs paranormaux, j'ai jamais rien regardé. Après j'avais peur vraiment de tout, les films d'horreur, je regardais plus, plus rien quoi. Maintenant, on fait un bond à mes 19 ans. Je pars en week-end en vacances avec une de mes meilleures amies, ma mère, et une de mes tantes. On part à Sainte-Marie-de-la-Mer, toutes les quatre. On part, il est à peu près 22h parce que ma mère terminait le travail à 21h. Et donc on roule quand même une bonne partie de la nuit. On arrive, il est 4h du matin, donc c'était pour mon anniversaire. On arrive dans une maison que ma mère a louée au père d'une amie à elle. C'était leur maison de vacances qu'ils louaient comme ça de temps en temps. On arrive là-bas. Déjà, il faut savoir qu'on a galéré pendant une heure à 4h du matin pour trouver la maison. Parce qu'en fait, c'était une zone piétonne, mais c'était un labyrinthe. Mais un labyrinthe ! Tu rentrais dans une allée, tu ressortais dans l'autre. Et en fait, la rue s'appelait... Enfin, le lotissement, c'était un lotissement. Mais il y avait plusieurs maisons qui avaient le même numéro. Nous, on se dit, à 5h du matin, on ne va pas commencer à essayer de rentrer chez nous. Enfin, ils vont se dire... On ne sait pas, quoi. Donc, on a vraiment galéré pendant une heure à trouver la maison. Au final, elle n'était pas loin de là où on était, de base. Donc vraiment, on était exténués, on avait roulé toute la nuit, on avait passé notre journée, tout le monde avait travaillé, on était vraiment très fatigués. Et on se dit, on va aller se coucher directement, on verra demain, on prend vraiment le nécessaire, on verra demain. Donc moi, j'ai les clés en main, je prends la clé, je la mets dans un premier portillon. On rentre, donc là, on découvre une petite cour avec un barbecue, très sympa. On voit qu'il y a un grand rideau qui est fermé, style baie vitrée. Donc on se dit, super, il y a une baie vitrée, bien éclairée, tout ça, ça va être bien. On avance, donc ça fait un L, en fait, dans la cour. Vraiment, la maison, elle est en L. Et la cour, ça fait un petit passage en L pour aller jusqu'à la véranda. On arrive dans la véranda. et moi déjà je commençais à me dire je sais pas pourquoi je commençais à me dire ouais c'est bizarre un peu quand même ici J'ouvre la véranda, fermée à clé, encore une deuxième clé, on ouvre la véranda, tac, tac, tac. On arrive dans la véranda, donc vers la porte d'entrée qui était fermée. Tu sais, à l'ancienne, il y avait vraiment des volets partout, les portes, tout ça, il y avait des volets. Donc il y avait un volet à la porte. Je vais pour mettre la clé dans le barillet et là, on entend PAF ! Un truc qui tombe. Je regarde ma mère, je dis bon, ça commence bien. Ma mère elle me dit, oui, imagine, il y a des esprits. Je dis, maman, commence pas en fait. Commence pas parce que là, j'ai juste envie de dormir. Donc j'ouvre le petit volet et là, je vois qu'en fait, il y a un balai qui nous barre la route. Un balai qui est tombé vraiment, qui barre la porte de tout son travers. Je pousse le balai, je dis bon allez. On s'imagine pas, c'est vraiment le truc quand on a mis la clé, voilà, ça fait tomber, on s'imagine pas de... Donc j'ouvre la porte et tout ça, on rentre, le tiroir découvert ouvert. On se dit c'est rien, ils ont dû oublier de le fermer, enfin vraiment on essaie vraiment d'être relative et de pas penser au surnaturel quoi. Là on fait vite fait un tour, vraiment on se sent pas très à l'aise dans une des pièces, bah justement là où on avait vu la baie vitrée. on se sent pas très à l'aise et tout ça. Il faut savoir que tout le monde ressent des choses. Donc je suis vraiment pas la seule, tout le monde ressent des choses. Tout le monde a déjà vécu des choses paranormales dans sa vie, dans les quatre qu'on était, tout le monde a vraiment déjà vécu des choses. Donc en fait, on arrive, il y a une petite cuisine, c'est vraiment tout petit. Il y a un salon, donc là où il y a la vie vitrée, c'est un salon. Un peu plus en arrière, il y a une chambre avec un lit double, donc là où dormiront ma mère et ma tante. Il y a un petit escalier style meunier pour monter dans une espèce de grenier, où il y a un autre lit double, là où on dormira avec ma copine, et un lit simple qui est très bizarre. Il est dans un recoin, vraiment l'agencement est extrêmement bizarre de ce lit simple, ça donne pas du tout envie de dormir dedans, donc on a dit on va dormir ensemble, de toute façon c'est pas grave, c'est pas la première fois. Tout le monde part se coucher, on est vraiment très fatigué. Et j'entends ma mère et ma tante en bas qui rigolent. Je les entends, je pense qu'elles se font flipper en fait. Et elles rigolent de nerfs. Donc tout le monde commence à s'endormir. Et on commence par entendre dans l'escalier. Moi je me lève, ma mère me dit « Mel, arrêtez, c'est bon, on a peur, il est tôt, il est 6h du matin, on aimerait bien dormir. » Et là, du coup, je me lève et je dis, non mais maman, c'est pas moi. Maman, je te promets que c'est pas moi. Arrêtez de me faire une blague, c'est pas drôle. J'avais ma copine qui dormait, moi j'étais à moitié endormie. Enfin voilà. Bon, on va se recoucher, on se dit tant pis. Et là, on entend. Dans les escaliers, comme si ça montait en courant quoi. Ah bah là, j'ai réveillé ma copine. De toute façon, je l'ai réveillée, mais elle était déjà à moitié réveillée du coup. Mais un truc de dingue, quoi. Et on se dit, bon, il doit y avoir une bête sous l'escalier, c'est pas possible, il doit y avoir quelque chose. Vraiment, on essaie encore de chercher quelque chose. On a fouillé toute la maison. On n'a rien trouvé. Rien trouvé. Sauf que du coup, vu qu'on avait peur, on s'est un peu monté le bourrichon, nous. On a décidé d'aller terminer notre nuit dans la voiture. Sauf qu'en fait, arrivé dans la voiture, on était plus fatigué, sous l'excitation. Et on n'a rien trouvé de meilleur que de se raconter nos histoires paranormales. Donc on a continué à avoir peur. Arrivé 8h du matin, on s'est dit, bon, on va déjeuner. Et après, on va aller essayer de redormir peut-être un peu. Donc on va dans la véranda et on avait peur de rentrer dans la maison, du coup, de peur de revoir d'autres choses. Et on s'est dit, bon, on va déjeuner dans la véranda. Comme on avait ressenti vraiment dans la véranda, voilà. On avait tout ouvert, vraiment lumière du jour. C'était au mois de mai, donc vraiment fin mai, il fait beau. La lumière est déjà là depuis un moment à 8h. On est en train de déjeuner, donc moi je suis dos à la cuisine. Je ne vois pas la cuisine parce que derrière moi, il y a un mur en lambris. Et ma mère, elle est en bout de table, donc ça veut dire qu'elle a vraiment vu sur la véranda. On est en train de déjeuner, on parle et tout ça, et ma tante commence à faire des photos. Elle fait des photos vraiment de tout en fait. Elle me dit, elle se dit écoute, s'il y a quelque chose, peut-être qu'on verra sur les photos, tu vois. Et là, d'un coup, ma mère voit une ombre noire. mais pas une ombre, une silhouette, une ombre vraiment trapue, un truc qui fait peur, mais bas. Un peu comme les loups-garous qu'on voit dans les films. Elle voit une ombre lui foncer dessus et vraiment, elle se retire de la chaise et elle dit « courez ! » . Il faut savoir que ma mère, ce n'est pas le genre de femme qui flippe. Elle n'a pas peur pour tout et n'importe quoi. En fait, sachant qu'il y a ses enfants, c'est de maman. Donc elle va se montrer forte, elle va pas dire, forte pardon, elle va pas dire, j'ai peur, elle va pas trop s'exciter quoi. Du coup là elle s'est mis à dire courir, ah bah j'ai jamais vu 4 filles courir aussi vite de toute ma vie, franchement. Et ma tante a le réflexe, en sortant, de prendre tout en photo. Et en fait, en regardant les photos, on se rend compte qu'on voit une femme derrière la vitre. Mais une femme, ce n'est pas une femme qui fait notre taille. Ça veut dire, en fait, c'est une vitre, donc c'est une fenêtre. Et la fenêtre, elle est quadrillée. Tu sais, ça fait des vitres en carré, là, des petites vitres. Nous, on arrive, sur la photo, on arrive sur, on va dire, le début du deuxième carreau. Donc vraiment du milieu. Il y a trois rangées. Et sur la photo, la femme, elle arrive tout en haut de la fenêtre. Et on voit une femme avec des cheveux noirs, une robe noire, qui nous regarde les bras sur les hanches en mode « qu'est-ce que vous faites là ? » Blanche, mais qui n'est pas contente en fait qu'on soit là. Donc finalement, on a décidé de se barrer, vraiment, de changer d'endroit parce qu'on n'avait pas dormi, il était 10h du matin.
Speaker #0Je me rappelle qu'on avait même couru tellement qu'on avait peur. On avait couru jusqu'au camping qui était juste à côté, chercher le gars de la sécurité pour lui dire « Vous ne voulez pas venir avec nous récupérer nos affaires parce qu'on a l'impression qu'il y a quelqu'un dans la maison. » Du coup, tout le monde est rentré récupérer les affaires, mais moi, je n'ai pas pu rentrer dans la maison. Impossible de rentrer dans la maison. J'ai attendu devant le portillon et devant le portillon, j'avais tellement peur, mais une angoisse qui était en moi. Je me disais « Si je rentre dans la maison, il va se passer quelque chose et là, par contre, ce ne sera pas la même. » Une fois, j'étais partie avec une amie à moi amener son fils au tennis. Et j'étais restée dans ma voiture parce que je ne me sentais pas à ma place de l'amener carrément jusqu'à dans le court de tennis. Et j'étais sur mon téléphone et en fait, je lève les yeux, je regarde un peu ce qui m'entoure parce que ce n'était pas ma vie, je ne la connaissais pas cette ville. Et je vois une maison. Et dans cette maison, je vois dans ma tête. Je ne vois pas vraiment de mes propres yeux. Je m'imagine, si on peut dire, l'histoire de cette maison. En fait, j'ai l'impression de voir une jeune fille entre 13 et 15 ans qui me regarde de la fenêtre et un gros mal de tête me vient et a mal à l'œil. J'ai très mal dans l'œil. Je me dis, c'est bizarre. Enfin, si tu racontes ça à ta copine, elle va se dire, elle est barrée, elle est là. Donc je lui en parle quand même parce que je trouve que c'est bizarre et elle était un peu là-dedans aussi. Donc du coup, elle savait déjà ce que je ressentais. Donc je lui en parle quand même. Je lui raconte ce que je ressens. Et au début, elle me dit mais non, ce n'est pas vrai. Je dis je t'assure que j'ai l'impression de ressentir une jeune fille. Je lui dis j'ai mal à l'œil, je ne comprends pas. Elle me dit bah écoute, ce n'est pas compliqué. Il y a une jeune fille qui a 15 ans qui est décédée d'une tumeur à l'œil. Et ça, ça a été vraiment ma confirmation en fait. Ça m'a confirmé que c'était vraiment quelque chose que je ne pouvais pas savoir, puisque je ne connaissais pas la ville. Ça m'a confirmé que j'avais ces dons-là. Donc après, j'ai continué à les développer. J'avais été pour arrêter de fumer. Ne fumez pas, c'est pas bien. J'avais été, pour arrêter de fumer, voir un chaman, médium, je ne sais pas trop comment on peut l'expliquer. Et en fait, sur la route, j'y vais avec ma mère et tout se passe très bien. On arrive devant sa maison. En fait, ça fait vraiment une rue avec... C'est un lotissement, quoi, avec des maisons qui sont un peu collées, mais séparées, quoi. Et en fait, vraiment, je passe devant une maison et je pensais que c'était cette maison. Et j'ai dit, il est hors de question que je mette un pied dans cette maison. Parce que j'avais ressenti un mal-être. Mais un truc de dingue. J'avais des frissons partout. Je suis devenue toute blanche. Envie de vomir. Une angoisse. J'ai dit, il est hors de question que je mette mon pied dans cette maison. Et toi, tu as été dans cette maison. Parce que ma mère y avait déjà été avant. Je lui ai dit, mais tu es folle en fait. Tu es folle. Parce qu'il y a là-dedans quelque chose qui est vraiment extrêmement mauvais. Elle m'a dit non mais c'est pas... En fait j'ai tellement parlé que je ne l'ai pas laissé parler. Elle m'a dit non mais c'est pas là, c'est juste à côté. J'ai dit ok. Et du coup on décide de demander au monsieur qu'est-ce qui se passe dans cette maison, où est-ce qu'elle a habité parce que là tous les roulés sont fermés mais le terrain a l'air d'être à peu près entretenu, donc c'est un peu bizarre, on dirait un peu une maison de vacances. Et donc, on y va et tout ça, et on lui demande... Bon, voilà, je lui explique qu'en gros, j'ai eu un ressenti bizarre. Enfin, on ne sait pas trop comment l'aborder, parce qu'on s'est dit, bon, peut-être le mec va me prendre pour une folle, quoi. Il m'explique qu'en fait, à côté, c'est ses voisins, du coup, qui sont extrêmement bizarres. Quand ils ont aménagé dans la maison juste à côté, eux, les voisins ont décidé... Tu sais, autour des terrains, tu as des grands blocs, des terrains de foot, tu as des grands blocs en béton pour vraiment faire les espèces de murs des terrains de foot. Et ben eux ils ont mis ça pour cloisonner entre les deux voisins quoi. Tu vois ? Donc vraiment les gens ils sont un peu bizarres quoi. Et quand le mari est décédé, la femme s'est enfermée dans la maison. Personne ne peut rentrer dans la maison, même son fils. Elle ne sort pas de chez elle. En fait ils n'ont jamais revu la femme depuis que son mari est décédé quoi. J'ai toujours eu cette clairsentience. C'est-à-dire que quand je rentre dans un endroit... En fait, je n'ai même pas besoin de rentrer dans un endroit. Les gens peuvent m'envoyer des photos de leur maison ou d'un endroit et je sais s'il y a quelque chose. Je le sais vraiment sans même... Je ne sais pas comment l'expliquer. C'est vraiment très compliqué, mais je le sais. Je peux savoir si c'est une femme ou un homme. Je peux savoir à peu près l'âge. Ça m'arrive de savoir si c'est... S'ils ont envie aussi, parce que c'est pas que moi. Ça m'arrive de savoir ce qu'ils veulent. Et je sens si c'est bon ou si c'est pas bon. En fait, c'est pas compliqué. Si c'est mauvais, je ne peux pas rentrer à la maison. Je ressens une angoisse dans mon corps. Mais en fait, c'est vraiment mon corps qui parle. C'est même pas mon esprit. J'ai des frissons. Ça peut m'arriver d'avoir la nausée, de sentir des odeurs. Mais des odeurs qui puent, vraiment. Si c'est mauvais, ça sent vraiment l'œuf pourri. Vraiment des frissons qui m'envahissent. Je sens que c'est mauvais, mais à plein nez. Ou alors, si c'est bon, je vais sentir des frissons. Pas aussi forts, des frissons légers. Et par exemple, si la personne va être à côté de moi, par exemple du côté gauche, je vais avoir ma joue gauche qui va avoir des frissons. C'est vraiment... En fait, j'avais la clairvoyance aussi avant. J'avais conscience que je pouvais savoir. J'avais conscience que je pouvais voir. J'avais vraiment cette... Je n'étais pas fermée, mais j'avais peur. Je ne voulais pas les voir. Mais je n'avais pas exprimé le fait que je ne voulais pas les voir. C'était vraiment un sentiment qui me faisait peur parce que je ne savais pas comment le gérer. J'avais peur, en fait, si tu veux, comme j'avais ressenti, tu sais, dans ma chambre quand je dormais, mes oncles. J'avais peur qu'un esprit vienne me voir comme ça et qu'il ne soit pas beau, en fait, qu'il soit vraiment... Par exemple, je vais prendre l'exemple d'un accident de la route, par exemple, qui sera défiguré. J'avais peur qu'en fait, s'il venait me voir, il serait comme ça. Donc du coup, je ne voulais vraiment pas et ça me foutait les cheveux. Je tombe vraiment quoi. Ensuite, un an plus tard, je suis tombée enceinte et j'ai vraiment exprimé le fait que je ne voulais plus y avoir. J'aurais dit, vous pouvez venir me voir, je ne veux pas vous voir. Je veux bien vous entendre si vous voulez. Vous me dites ce que vous avez à dire. Je veux bien ressentir que vous soyez là. Vous laissez ma fille tranquille. C'est un enfant, elle n'a pas besoin de vous voir. Elle n'est pas assez mature pour ça. Moi, vous venez me voir. Par contre, je ne veux pas vous voir dans un état physique. Je sais que vous serez là. Je sais qui vous serez. Vous me direz ce que vous voulez, mais ne vous montrez pas. Et depuis ce jour-là, je n'ai plus jamais rien vu.