- Speaker #0
Bienvenue dans Walkie Talkie, parce que je crois que c'est plus simple en marchant. On suit un chemin, on se perd un peu et on se dit beaucoup. Bonne écoute. Bienvenue Guillaume sur Walkie Talkie.
- Speaker #1
Merci pour l'invitation, je suis trop content.
- Speaker #0
Je suis ravi de faire cette balade avec toi aujourd'hui. Tu vas m'expliquer dans quelques secondes où on se trouve. Mais avant, je voulais te remercier d'avoir pris le temps en ce beau dimanche matin en collégué à Paris. de venir avec moi je le dis souvent en début de podcast mais moi le fil conducteur de mes interviews c'est qu'il faut vraiment que les personnes m'inspirent et je suis ton contenu depuis quelques années et je m'étais toujours dit ce gars a l'air méga sympa, il faut que je lui parle tu vois et moi il y a vraiment ce truc qui se passe dans mon coeur quand j'aborde des gens de me dire est-ce que je pourrais parler à cette personne hors caméra ... Et c'est ce qu'on vient de faire là, en prenant un café avant de commencer. Ouais, c'est cool. Trop bien. Et ouais, je sens déjà que tu as une bonne vibe, donc je ne me suis pas trompé. Et je sens que tu vas avoir plein de choses à nous raconter. Donc merci pour ta confiance et la lumière que tu apportes à ce podcast aujourd'hui. Wow, dis donc,
- Speaker #1
la journée commence bien avec autant de compliments. Ça me fait super plaisir ce que tu me dis. Mais je comprends en plus quand on suit des personnes sur les réseaux, on essaye de se projeter un peu et de se dire est-ce qu'il est pareil dans la vraie vie, tu vois ? Et je pense que parfois ça diffère un peu, mais pour le coup, je pense être le même de ce que tu vois sur les réseaux et ce que je suis en réel. Mais je suis content de te rencontrer,
- Speaker #0
je pense qu'on va bien matcher. Yes, c'est cool. Est-ce que tu m'expliques un peu où on se trouve et pourquoi tu as décidé de m'emmener sur cette balade aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors, je me suis dit le canal Saint-Martin, c'est pas mal. Pourquoi ? Parce que je trouve que c'est un endroit où on respire un peu à Paris, en vrai. Et je trouve qu'il y a plein de vie. Tu vois, là, il y a des gens qui courent, il y a plein de chiens. Il y a parfois des gens qui font des petites soirées, des apéros sur le bar. Il y a déjà fait des petits dates. Tu sais, moi, je suis assez contemplatif. Donc, en vrai, quand je suis ici, je trouve ça un peu romantique.
- Speaker #0
C'est vrai, c'est assez, en plus, aéré. Et je trouve qu'en plus, été comme hiver, il se passe toujours des trucs par ici. Et c'est très, très agréable. Donc, merci. Et j'ai plein de souvenirs aussi, moi, perso, en habitant à Paris avant. Et ça me fait trop plaisir. C'est un endroit dans lequel je me sens bien. Et puis,
- Speaker #1
je promène un peu mon chien aussi.
- Speaker #0
Ne revenez pas là,
- Speaker #1
puisque comme je te disais, il aurait fait le foufou et j'avais pas le focus.
- Speaker #0
La prochaine, on se fera une balade doggy et ce sera cool. Yes,
- Speaker #1
grave.
- Speaker #0
On en a parlé un peu en préparant cette interview. Donc toi, ça fait quelques temps que tu es à Paris.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Mais tu as grandi à Charleville-Mézières. absolument donc c'était à côté de Reims à côté de Reims exactement tu connaissais de base ? je ne connaissais pas du tout mais je me suis renseigné du coup pour l'occasion mais en fait ce qui m'a sauté à l'esprit c'est que j'ai aussi grandi en province et à la campagne entre guillemets et je me demande toujours comment ça se passe le développement d'un enfant aussi créatif que toi et aussi passionné et du coup gay déjà étant petit comment ça se passe ? passe ton développement, toi, en tant qu'enfant, en campagne, loin de Paris et loin des Flaches.
- Speaker #1
Charlesville reste une... Ce n'est pas une grande ville, effectivement. Ce n'est pas la campagne non plus. Mais comment te dire ? C'est vrai que j'ai toujours été très créatif, un peu perché sur ma petite lune, tu vois. Et quand j'étais très, très jeune, je te dis ça, j'avais peut-être 4, 5, 6 ans, tu vois. J'étais un enfant, mais... très extraverti, le clown de la maison, je me déguisais, je faisais des pestacles. Incroyable. Et ce qui est marrant, c'est que... Après, il y a eu une vraie dissonance, c'est-à-dire que je suis devenu un enfant qui a pris le contre-pied, qui est devenu très reclus sur lui-même, très introverti.
- Speaker #0
Il y a eu quelque chose qui a fait que, ou c'est naturellement ?
- Speaker #1
Écoute, je ne sais pas, j'ai toujours cherché la réponse à cette question.
- Speaker #0
Et par rapport à ta passion, du coup, pour... la musique et encore plus la musique pop. Moi, ma question, c'est pourquoi la pop à ce moment-là ?
- Speaker #1
Quand j'étais petit ? Oui,
- Speaker #0
et pourquoi pas autre chose ? Qu'est-ce qui t'a attiré dans ce style-là musical ?
- Speaker #1
En fait, depuis que je suis enfant, c'est marrant que tu me poses cette question parce que l'autre jour, je suis rentré chez mes parents et je regardais un peu les albums photos de quand j'étais jeune et j'avais toujours mon petit radiocassette dans les mains. Incroyable. Comme mon doudou. Et...
- Speaker #0
C'était en quelle année ça ? C'était en...
- Speaker #1
Ah ouais, 90... Ah, 92 pardon ! Ouais,
- Speaker #0
non mais c'était ça, presque pareil. Comment on a fait 3 ans de différentes 95 ? Ah ouais !
- Speaker #1
Génération 90.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça.
- Speaker #1
On avait les cassettes.
- Speaker #0
Incroyable !
- Speaker #1
Et j'étais obsédé ! Enfin, c'était mon doudou à moi, tu vois. Et j'écoutais un peu les musiques qui passaient à la maison. Et puis après, j'ai développé une passion pour la pop culture parce que c'était un peu mes super-héroïnes à moi. C'est ces divas pop qui te montrent qu'elles peuvent être exubérantes, ultra-quaines. Là où aussi, tu vois, dans leur prise de parole, dans ce qu'elles dégagent, elles ont confiance, elles te poussent à t'émanciper. Puis elles ont des chansons avec des messages d'empowerment qui te poussent à accepter qui tu es. Et en fait, dès ton plus jeune âge, elles te disent, tu es comme ça et c'est très bien et tu es parfait comme tu es. Et je pense que moi, étant donné que j'étais un garçon qui cherchait plutôt à s'effacer, à être discret, à ne pas prendre trop de place, voir ces figures-là, ça m'a beaucoup inspiré. Je me disais, putain, en fait, c'est possible, tu vois.
- Speaker #0
C'est possible de shine bright. Ouais,
- Speaker #1
exactement.
- Speaker #0
Et c'est ça, moi, tu sais que ce goût-là pour la musique aussi pop, etc. C'est vraiment venu quand j'ai commencé à regarder la Star Academy, la première, où je vois d'un coup Jennifer qui gagne ce truc et qui fait des concerts, qui devient un célèbre et qui, en fait, vit de sa passion. Et du coup, après, j'ai commencé aussi à m'intéresser plus aux stars américaines, etc. Et je me suis dit, genre, ça s'est venu connecter à un truc à moi, un peu comme toi, de... En fait, je me déguisais dans mon salon, mais peut-être que je peux me déguiser et shiner sur une scène ou quoi plus tard. Ça te montre. que c'est possible de vivre d'assumer son exubérance qui est peut-être enfouie pour toi à ce moment-là peut-être aussi renfreignée etc.
- Speaker #1
mais ça te montre que t'es possible et ça te fait rêver grand en tant qu'enfant c'est trop beau ce que tu dis et surtout que l'exubérance dont tu parles je pense que je l'ai au fond de moi même si je peux paraître un peu introverti et timide j'ai toujours eu du mal avec ma timidité maintenant je l'accepte et je l'adore Mais j'ai ce côté aussi où j'aime bien briller. C'est mon côté lion, peut-être. Mais autant je peux être très timide dans des interactions sociales assez basiques, autant tu me mets sur une scène devant mille personnes, je passe le meilleur moment de ma life.
- Speaker #0
Ton métier aussi fait que tu es exposé au regard de l'autre et que la couverture de ton contenu aussi fait aujourd'hui que oui, tu es sur ta propre scène. Il faut aussi aimer avoir cette lumière-là sur toi, je pense, de la base pour pouvoir ensuite la vivre de la meilleure des manières, je crois.
- Speaker #1
Tu as choisi le bon mot, c'est vrai, créer sa propre scène.
- Speaker #0
Oui, c'est génial avec les réseaux et YouTube, tu vois.
- Speaker #1
Mais en fait, j'ai toujours eu la sensation de chercher ma place, tu vois. Tu disais, commencer de grandir dans une petite ville comme ça, et quand on comprend qu'on est queer, on se sent un peu à côté, on se sent... pas forcément au bon endroit parce que les personnes autour de toi ne te ressemblent pas. Et je ne pense pas être le seul à toi à ressentir ça.
- Speaker #0
Ah ouais, c'est universel je crois.
- Speaker #1
Et donc j'ai toujours eu l'impression de devoir prouver que je méritais une certaine place. Et j'ai mis du temps à la trouver. Et aujourd'hui je fais un travail où je me sens aligné avec ce que je fais, qui pour moi a du sens. Et j'ai l'impression d'avoir enfin trouvé... une classe qui me correspond.
- Speaker #0
C'est incroyable. Et puis, je trouve que quand c'est aligné à l'intérieur de toi comme ça et que ça marche ensuite, que ça marche, c'est cool parce que c'est double victoire pour toi. Mais moi, je me demande, tu sais, justement, quand tu grandis enfant comme ça et que ces stars-là, la pop, etc., c'est un peu ton wow à toi, quoi. Et tu kiffes. Au plus profond de toi, c'est que du kiff. Mais je trouve qu'en grandissant, tu t'apprécies. peut t'apercevoir à certains moments, je ne sais pas si tu l'as ressenti, mais moi je l'ai beaucoup ressenti, que la pop, de manière générale, ça peut être un peu shame dans certains milieux, un peu intellectuel, etc.
- Speaker #1
C'est drôle quand on parle, parce qu'effectivement, j'étais ultra fan, c'était ma passion, mon obsession, pour autant, tu regardais ma chambre, il n'y avait pas de poster de Madonna et Janet Jackson, parce qu'effectivement, je ressentais un peu, comme tu dis, de la... honte parce que c'était vu comme quelque chose peut-être d'un peu féminin.
- Speaker #0
Et mainstream aussi.
- Speaker #1
C'est vrai que je ne l'exposais pas aux yeux des autres. Je ne dirais pas que j'en avais honte, mais je gardais ça un peu pour moi. Aujourd'hui, je fais complètement l'inverse puisque je la partage. Il y a une certaine fierté d'aujourd'hui se dire j'en ai plus honte.
- Speaker #0
C'est incroyable.
- Speaker #1
C'est clairement l'objectif aussi de mon taf, c'est de montrer que La pop n'est pas que mainstream, elle peut aussi sauver des gens, elle peut nous faire rêver.
- Speaker #0
Carrément, ouais.
- Speaker #1
Elle est pleine d'histoires et elle a un impact considérable.
- Speaker #0
C'est ça, et je pense qu'elle souffre et elle souffrira peut-être toujours un peu de ce regard apposé par une certaine classe, un peu de snobisme, tu vois. Et c'est dommage parce qu'en fait, derrière ça, et moi je m'en rends compte en suivant ton contenu, en regardant tes vidéos sur YouTube, qu'en fait, derrière plein de chansons que je connais et que je kiffe juste musicalement, il y a... tellement de profondeur au niveau des paroles, de la composition, etc. Et c'est pour ça que ton contenu, je pense, est important aujourd'hui. Il est important qu'il existe parce qu'en fait, ça vient juste remettre tout le monde à sa place. Guys, ça mérite d'être déconstruit aussi. Qu'est-ce qui se cache derrière ces paroles ? Qu'est-ce qui se cache derrière cet artiste-là ? Et ça nous fait du bien, tu vois, d'assumer enfin que la pop, c'est méga cool, quoi.
- Speaker #1
Qui sont tes divas préférés,
- Speaker #0
toi ? Mes divas préférés ?
- Speaker #1
Qui sont tes pop girls, je te dirais qui tu es.
- Speaker #0
Ah, c'est une bonne question. On ne peut pas enlever l'intervieweur qui est en toi, en fait. Je n'avais pas préparé ça. Écoute...
- Speaker #1
Dans mon rap, dans tes chansons. Dans mon rap ? Je te rappelle.
- Speaker #0
Écoute, cette année, ça fait deux ans d'affilée Billie Eilish. Moi, je suis Billie Eilish, mais même si ce n'est pas... Elle n'est peut-être pas considérée comme une... diva à proprement dit etc c'est l'anti popstar c'est vrai c'est ouais et après en terme de diva diva moi je suis très OG's tu vois Diana Ross tu vois vraiment un peu disco un peu disco ouais ça tourne par là et en fait je suis en permanence dans un truc où je vais pas écouter directement les tubes maintenant ouais de certaines stars, mais en fait, dix ans après l'album, je commence vraiment à l'apprécier, je reviens sur les choses, et je pense par exemple à Nelly Furtado, où j'ai vraiment tout repris, sa discographie, où en fait je kiffe encore plus qu'il y a dix ans, tu vois. Et je sais pas, parce que je suis un peu peut-être nostalgique et mélancolique aussi, sur certains points, et ouais, les albums, quand ils vieillissent, me font encore plus de bien, je dirais.
- Speaker #1
Trop bien, ça correspond avec ton... Ton rythme un peu slow life,
- Speaker #0
tu prends le temps ? Ouais, je prends le temps de découvrir les choses et ça me plaît.
- Speaker #1
En vrai, il y a des centaines et des milliers de musiques qui sortent chaque vendredi. Je trouve que ça va un peu vite. Moi, j'aimais trop les moments où tu appréciais d'aller au store du coin pour écouter les albums qui étaient plaqués contre le nid.
- Speaker #0
Ou alors juste, tu allais à la FNAC et tu mettais le casque. Oui, c'est ça. Les vieux qui parlent. Le podcast soit une autre tournure qu'on n'avait pas avant. mais justement moi je me demande aujourd'hui ça fait 4 ans que t'as lancé Popslay d'un point de vue extérieur t'as 4 tonnes on va en parler après plus toi de ton point de vue mais t'as atteint plus de 160 000 abonnés sur Youtube ce qui est énorme aujourd'hui dans un environnement très concurrentiel où en fait le contenu il y en a partout tout le temps sur toutes les plateformes. Tu le vis comment, toi, aujourd'hui ? Ce que je définis, moi, en tant que succès, mais toi, cette expérience-là professionnelle et ce stade-là, aujourd'hui, de ta vie professionnelle, tu le vis comment de l'intérieur ?
- Speaker #1
Moi, ça a été un levier pour me permettre d'aller mieux et me sauver dans un sens. C'est peut-être too much de dire ça, mais tu sais, quand j'étais en label de musique, j'y suis resté plusieurs années. Et en fait, j'étais tellement frustré à la fin parce que c'était le job de mes rêves. J'étais chargé de marketing digital dans un gros label de Paris. Et en fait, je me disais, putain, t'es arrivé à ton job de tes rêves et au final, t'es pas heureux. What the fuck ?
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'il te passe ?
- Speaker #1
Aïe,
- Speaker #0
aïe, aïe.
- Speaker #1
Et puis, je te la fais courte, mais il y a eu le Covid. Il y a eu le retour au bureau post-Covid. La dépression qui a sonné à ma porte. Et je me suis dit, en fait... Je pense que le Covid, ça a été un peu une révélation. Bien sûr. Triste de conscience.
- Speaker #0
Triste de conscience réelle.
- Speaker #1
Et je me suis dit, OK, si tu veux faire quelque chose qui te plaît et quelque chose qui te ressemble, assume ce qui te fait envie et mets le plan d'action en main. Et vas-y, quoi. Et c'est vrai que j'en parlais d'ailleurs à un pote la dernière fois, petite rêve pop culture, mais Madonna disait que les gens avaient toujours peur de dire haut et fort ce dont il avait envie et que c'était l'unique raison pour laquelle il n'avait pas ce qu'il désirait ce qu'il désirait vraiment il m'a fallu un peu une dose de courage pour me dire ok vas-y maintenant je me lance et c'est comme ça que j'ai trouvé j'ai retrouvé un peu du sens dans ce que je faisais j'avais une vision très business de la musique et je voulais y apporter un peu plus d'émotion et d'histoire Et forcément, aujourd'hui, je suis trop heureux parce que c'est une chance, c'est un privilège aussi de pouvoir en vivre.
- Speaker #0
Ça fait réellement sens pour toi. Dans la manière dont tu en parles, on sent que c'est vraiment connecté. Tu sais, cette partie un peu très enfouie en toi, en fait, de Guillaume, c'est ça qu'il aime faire.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
grave. Et je trouve que tu en parles avec la même énergie de cette première version de toi, enfant, tu sais, très innocente, qui se déguise, qui rêve grand, qui... qui est passionné par tout ça. Et en fait, je pense que cette passion-là, aujourd'hui, tu arrives à la mettre au service d'une carrière professionnelle. Et c'est beau, je trouve.
- Speaker #1
Je ne savais pas que j'allais avoir rendez-vous avec mon psychologue. J'adore. Mais c'est vrai. C'est ça.
- Speaker #0
Mais moi, ça me... Je ne sais pas, ça m'émeut. Et je trouve ça vraiment cool que tu donnes ce message-là aujourd'hui. Ça a fait flipper un moment de se lancer. Mais à un moment, quand le chemin emprunté n'est pas le bon, tu l'as vraiment senti ? Il était plus bon pour toi à ce moment-là ?
- Speaker #1
Tu sais, parfois, ton corps te le dit quand tu n'es pas au bon endroit. Tu le sens, en vrai.
- Speaker #0
Vraiment. C'est inexplicable, je n'arrive pas à poser des mots là-dessus, mais quand tu n'es pas au bon endroit, ton corps te le fait. Moi, je suis hyper sensible à ça. Et tu t'assoies parfois aujourd'hui, en mode, tu t'assoies deux secondes sur ton canapé, peut-être avant d'enregistrer une grosse interview ou de lancer une super vidéo. Ouais. En mode, waouh, je suis fier de moi. Ah !
- Speaker #1
J'ai toujours un peu de mal à m'autoriser à être fier de moi, parce que je suis un peu perfectionniste dans l'âme, mais un peu, pas de manière obsessionnelle, mais j'ai mis longtemps à comprendre qu'on ne pouvait pas être parfait.
- Speaker #0
Ok, gros chemin.
- Speaker #1
Ouais, gros chemin.
- Speaker #0
Tu parles à un convaincu.
- Speaker #1
Ah c'est vrai ?
- Speaker #0
Ah ouais.
- Speaker #1
On ne peut pas être parfait, je ne vais pas te l'apprendre.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Et puis on ne peut pas... contrôler ce que les gens vont penser de nous. La seule chose qu'on peut contrôler, c'est son intention, c'est sa passion et la personne que l'on est. Et donc, du coup, j'arrive maintenant à être fier de moi quand je lance un projet où j'ai été bien avec moi-même, en cohérence avec ce que j'avais en tête. Mais il y a toujours une petite part de stress que tu as sur le petit saboteur qui est là. Hey, t'es une grosse merde. Et pour moi, c'est un peu ça l'échec. C'est quand je vais lancer quelque chose qui va confirmer Ce que ma petite voix intérieure peut me dire parfois.
- Speaker #0
Je crois que c'est vraiment un choix conscient de se laisser emporter vraiment par cette petite voix ou pas, tu vois. Et en fait, bien sûr, on se laisse tous emporter par son mental à un moment. Et moi, le premier, quand je lance des trucs, je me dis, en fait, je suis nul, je suis nul, je suis nul, je suis nul, mais... Après, il suffit vraiment de se poser deux minutes et de vraiment se dire, est-ce que je choisis d'écouter cette voix-là ou pas ? C'est pas qu'elle réussisse notre vie,
- Speaker #1
je suis d'accord.
- Speaker #0
C'est ça. Puis les choses, elles se passeront. En fait, je trouve qu'emprunter le bon chemin pour soi, comme toi, par exemple, cette carrière professionnelle, ça ne veut pas dire que ce sera facile. Ça veut dire que ton lot de challenges et de merde, tu l'auras.
- Speaker #1
Tu passes forcément par des échecs.
- Speaker #0
Oui, tu passes par des échecs. Et en fait, tu peux aussi appréhender tes échecs et tes... Et ouais, t'es fail de manière beaucoup plus apaisée. Il faut tendre vers ça, parce que sinon, je crois qu'en tant que perfectionniste, on se rend trop malade. C'est pas bon. Mais concrètement, parce qu'il y a un truc dernièrement dans tes projets, tu as fait et tu t'es dit, là, je suis fier de moi. Quelque chose que t'as obtenu, fait.
- Speaker #1
Ah, mon passage à la Star Academy.
- Speaker #0
Incroyable. Mais moi,
- Speaker #1
si j'avais été toi à ce moment-là... j'aurais pris ma retraite sur cette note là bravo pour ça merci c'était une petite intervention mais je me suis dit les gens qui sont dans cette entité Starac m'ont fait confiance tout a été assez long à se mettre en place tu arrives dans un environnement télé le château c'est très produit on te dit comment tu vas bouger on te dit qu'est-ce que... qu'est-ce que tu vas faire, dans quel sens tu vas te mettre pour la caméra, n'oublie pas de dire ça, il ne faut pas que tu oublies de faire ci, de faire ça. Beaucoup d'infos, la sonnerie retentit, les caméras se mettent en marche, t'es baigné là-dedans. Et moi, je suis assez anxieux de base, mais je me suis laissé emporter par le truc et je me suis dit, ok, je me perds de moi. Ah ouais,
- Speaker #0
incroyable.
- Speaker #1
Je me suis dit, c'est cool.
- Speaker #0
Parce que tu crois qu'à ce moment-là, t'as vraiment réussi à connecter d'humain à humain avec eux ? Tu as oublié les caméras et cette posture un peu d'intervenant ?
- Speaker #1
J'ai oublié les caméras, j'avais en face de moi effectivement des gens qui sont passionnés de musique, qui sont jeunes, qui ont des étoiles plein les yeux, ils sont au château de la Star Academy. Je ne sais pas, il y a une certaine candeur qui est Man 2 et moi j'étais très touché de voir ça. Et puis peut-être cette reconnaissance vis-à-vis de professionnels m'a fait me dire ok en fait tout ce que j'ai fait depuis ces quatre ans, ce qui peut paraître long, Ok, ça a du sens et ça m'a mené à ça. Qui pour moi, en plus, Château d'Astar Academy, c'était un peu un rêve, un peu comme toi.
- Speaker #0
C'est tellement un rêve et un peu ce truc féerique que tu vois de loin, que tu ne peux pas imaginer dans le concret.
- Speaker #1
Et puis, quand j'étais petit, je jouais avec ma cousine à être le présentateur télé et avoir un peu cette posture-là. Et je me dis, c'est drôle, la vie est bien faite parfois.
- Speaker #0
En fait, ça t'est revenu. Ça t'es revenu dans la figure. C'est incroyable, dans le bon sens du terme.
- Speaker #1
Donc je l'ai bien vécu, c'était un petit succès pour moi.
- Speaker #0
Le petit Guillaume, je pense, au fond de toi, devait sauter de joie. Ah grave ! Moi, en tout cas, quand je l'ai vu de loin, et en fait, je savais que pour toi, je ne sais pas, je devais sentir que c'était quelque chose d'important. Je me suis dit, là, il doit kiffer. Et je suis content de voir quand ça marche comme ça pour les gens. Tu parlais, là, tu arrives à la Starac. Et tu arrives du coup à connecter vraiment l'humain à l'humain. Et je trouve que dans ta profession, c'est peut-être pas simple de connecter vraiment avec les humains que tu as en face de toi. Que ce soit des élèves de la Starac ou une star internationale en passant par une star de la pop française. Est-ce que justement, il y a un exemple que tu as en tête d'une personnalité avec laquelle tu as travaillé, avec lesquelles tu as senti vraiment une connexion ? C'était Guillaume et cette personne.
- Speaker #1
Je pense mon interview avec Nelly Furtado.
- Speaker #0
Yes.
- Speaker #1
C'était l'année dernière. Et un peu dans le même esprit que l'Astarak, c'était un peu le petit enfant qui sommeille en moi, qui était heureux parce que j'ai écouté toute ma jeunesse. Et je lui ai fait part de tous ces rêves que j'avais quand j'étais plus jeune et ô combien elle a compté pour moi lorsque j'étais ado. Et pareil, j'ai vécu ça un peu comme une boucle. Et j'ai toujours eu ce regret quand j'étais plus jeune de ne pas pouvoir aller là-bas en concert parce que j'étais un peu jeune. Et je me suis dit, en fait, tu as eu mieux que ça.
- Speaker #0
Tu as eu un moment avec elle.
- Speaker #1
Et il y a toujours cette crainte quand tu rencontres tes idoles de se dire, peut-être qu'ils sont horribles dans la vraie vie. Et en fait, trop adorables.
- Speaker #0
Il y a même cette phrase en anglais qui dit, never meet your heroes. Parce qu'en fait, souvent, quand tu rencontres tes héros ou les stars que tu adores, comme tu dis, tu peux être déçu. Et j'espère que ça se passera le moins possible pour toi. Parce que c'est dommage que quand je t'aperçois, la personne que tu interviews, ce n'est pas génial. Après, bien sûr, tout le monde a ses jours, j'imagine. Il y a encore plus dans cette industrie-là qui est féroce.
- Speaker #1
Mais l'exercice de l'interview, en vrai, n'est pas facile. Je pense que tu dois t'en rendre compte. Parce que tu arrives avec une personne que tu ne connais pas, qui s'installe comme ça, et tu dois poser des questions. pour que la personne puisse montrer une certaine vulnérabilité. Ce n'est pas facile pour instaurer un climat de confiance. Donc, ça m'est arrivé de faire des interviews où il n'y a pas eu de connexion émotionnelle.
- Speaker #0
Il y a un truc que tu fais pour briser la glace un peu, parce que j'imagine que tu veux mettre en confiance les personnes avec lesquelles tu travailles, donc les personnes que tu interviews. Est-ce qu'il y a quelque chose qui, toi, va t'aider ou eux, va les aider à instaurer cette valeur-là ?
- Speaker #1
Je pense, dans la manière de poser les questions, pour moi, il y a plusieurs types d'intervieweurs. Tu as ceux qui vont essayer d'avoir vraiment les punchlines, tu vois, avoir les phrases chocs, un peu à l'aléa salamé. Tu as ceux qui vont plutôt être très froids, tu vois, questions-réponses, bam, bam, bam. Et puis ceux qui vont essayer justement de plutôt faire briller la personne qu'ils ont en face d'eux et d'essayer de créer cette ambiance plus axée sur l'émotion. Moi, ce que je fais, c'est déjà d'essayer de leur laisser la place. Ce que j'ai vraiment honte, c'est dans les médias, tout va très vite, tu vois, c'est très saccadé. Même quand t'es sur, je sais pas, Quotidien, TF1, t'as très peu de temps de parole, en fait, quand t'es invité.
- Speaker #0
C'est ça, je vois certaines promos, tu sais, aujourd'hui, par exemple, d'invités secondaires qui sont pas invités peut-être en premier sur certaines émissions, mais qui arrivent après un certain stade de l'émission. En fait, j'ai de la peine pour eux, parce que je me dis, ils ont pas eu le temps d'expliquer. Ils vont avoir pour poser deux questions, en fait. Et en fait, du coup, le projet derrière, réellement artistique et musical, est-ce qu'il est vraiment mis en avant ? Je ne sais pas. On cherche un peu la phrase, comme tu dis, qui va faire du clic, etc. À certains moments, oui, et je trouve que c'est bien la posture que tu abordes aujourd'hui de laisser la place. Et ton format le permet aussi, bien sûr.
- Speaker #1
C'est exactement ce qu'on est en train de faire. Oui,
- Speaker #0
c'est ça. Oui, je suis tout de même. C'est cool, je fais pareil.
- Speaker #1
Non, mais en fait, c'est vrai qu'on est un peu dans l'ère du scroll où tout se consomme hyper rapidement.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et de prendre le temps, ça change et ça fait du bien. Donc, j'essaie d'instaurer ce climat-là avec les artistes et eux, ils adorent pouvoir parler de leur art, de leur musique. c'est bien sûr
- Speaker #0
Tu reviens un peu à l'essence de pourquoi ils sont avec toi.
- Speaker #1
Et puis, j'essaie toujours de faire le parallèle avec ce qu'ils racontent en chanson. Et c'est comme ça que tu creuses les failles, puisque les artistes ont toujours du mal à s'exprimer. Mais dès lors que c'est fait en chanson, c'est beaucoup plus simple.
- Speaker #0
C'est ça. Donc,
- Speaker #1
c'est un peu l'accroche pour les choper.
- Speaker #0
C'était ça. Je la garde en fait celle-là. Un jour, j'aurai une grande star à mes côtés,
- Speaker #1
je te le souhaite,
- Speaker #0
mais tu es déjà la première grande star qui est sur le podcast, William, donc mission déjà accomplie pour moi au-delà. Mais je ne chante pas. C'est pas grave.
- Speaker #1
Vaut mieux pour toi.
- Speaker #0
Tu shines, c'est tout ce qu'on veut à the end of the day, tu vois. Comme je te l'ai dit en début de podcast, je sens vraiment une grande sensibilité chez toi et on sent une certaine douceur, une chaleur. Et je sais que les gens qui ont ce petit truc en plus, humain, cette vulnérabilité aussi qui est assumée et montrée, souvent derrière, il y a des trucs qui sont venus un peu vous titiller et parfois même vous traumatiser dans certains moments de vos vies. Et toi, tu as parlé d'un événement sur ta chaîne. On en a aussi un peu discuté en préparant cette interview aujourd'hui. Et je crois savoir où... Je crois que tu sais où je veux en venir.
- Speaker #1
Je t'autorise à aller sur ce terrain-là.
- Speaker #0
Oui. Et en gros, tu as subi une agression en 2013. Oui, c'est ça. Je ne sais pas où ça se situait, mais est-ce que tu serais d'accord pour moi de revenir un peu sur cet événement et à quel point il a été déterminant pour ta vie après ?
- Speaker #1
Oui. En fait, comment dire ? Je pense que cet événement-là a été un catalyseur, mais je pense que j'étais comme ça un peu de base, très sensible. Bien sûr. Très créatif, sensible. Je pense que tout est un peu lié parfois. Et j'étais déjà un peu comme ça dans mon enfance. Quand j'ai commencé à prendre du poids, j'étais cet enfant qui... C'est horrible, mais j'étais cet enfant qui se donnait des baffes en se regardant dans le miroir parce que je détestais l'image que j'avais.
- Speaker #0
C'est terrible, ouais, ouais. Ça nous montre à quel point on peut se détester.
- Speaker #1
Ouais, j'avais du mal à me trouver beau. Donc j'étais un peu déjà... Pas fucked up, tu vois, j'irais pas jusque là.
- Speaker #0
On n'était pas sur une base hyper... Ouais.
- Speaker #1
Et effectivement, donc en 2013, je suis en stage à Barcelone. Je suis dans ma vingtaine, je découvre la vie gay. Assez naïf, peut-être, et je te la fais courte, mais en gros, je me suis fait tabasser par 5-6 mecs en même temps. J'étais roué de coups, en sang, et j'ai cru. Tu sais, on dit toujours, on voit sa vie défiler. Et en fait, les... Les secondes s'étirent comme ça et tout. Bref. Et du coup, effectivement, quand je me suis réveillé, déjà, je me suis dit, thank God, j'ai un ange gardien.
- Speaker #0
Ouais, je suis en vie déjà. Je t'en fais la première chose que tu viens de cliquer.
- Speaker #1
Et puis après, bon, je te passe les détails, j'étais aux urgences, machin. Puis je ne savais pas ce qu'ils avaient fait. Je me suis dit, peut-être que c'est un viol. Je lui ai demandé de vérifier. Enfin, tu sais, tu t'imagines des choses.
- Speaker #0
Tu imagines le pire.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Même si... Même si ce que tu as déjà vécu est déjà le pire, j'imagine.
- Speaker #1
J'essaie de relativiser. Parfois, je sais qu'il y a beaucoup de personnes à une certaine échelle qui ont vécu des choses plus graves, peut-être. Mais ça a eu un impact assez considérable sur moi. Et c'est à partir de là aussi que j'ai commencé à développer plus d'anxiété, de la phobie sociale. La peur d'être dans le métro, dans le cinéma, certaines claustrophobies, la peur du monde extérieur. Oui,
- Speaker #0
c'est une hyper-vigilance en vrai.
- Speaker #1
Exactement, une hyper-vigilance, du stress post-traumatique et très sensible au bruit aussi. Dès qu'il y a un bruit comme ça, je vais sursauter. Donc c'est une hyper-vigilance qui parfois peut être très fatigante. Et effectivement, je pense que cet événement a changé pas mal de choses en moi. Et je refusais un peu au début, j'avais une certaine rage en mode... Vas-y, j'ai pas choisi d'être comme ça, j'ai pas choisi de changer.
- Speaker #0
Tu sens réellement le poids de l'injustice à ce moment-là ?
- Speaker #1
Absolument. Et pour autant, tu vois, en discutant un peu avec les gens autour de moi, on est beaucoup à avoir traversé ce type d'événements, agressions ou autres, mais des choses qui nous ont heurtés.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Et ce que je remarque, c'est que...
- Speaker #0
Ça a tous, pour tout le monde, ça nous forge aussi dans un sens. Et ça m'a rendu, oui, peut-être plus sensible, plus... Je ne sais pas, en vérité, mais ça m'a rendu aussi plus méfiant au premier abord. J'avais peur du monde extérieur, des interactions sociales. Ça entravait pas mal de choses, même dans mon travail. Et même lorsque je suis revenu sur... Je suis revenu en bureau après le Covid, tout ça est revenu de plus belle, et j'étais impossible de regarder quelqu'un dans les yeux. Et là je me suis dit, waouh ! Ou même passer devant des gens qui pouvaient être attablés comme ça, ou statiques devant un passage piéton.
- Speaker #1
C'est cool, on a eu exactement les mêmes peurs, et en fait ce que tu parles, ça prend encore plus de sens, parce que c'est vraiment des peurs que j'ai ressenties, et qui en fait paraissent tellement anodines pour des gens qui ne les ressentent pas, et qui n'ont pas eu... Ces événements-là traumatisants ou cette sensibilité-là qui s'est développée. Et en fait, comme tu dis, parfois juste traverser un passage béton ou être regardé par une terrasse qui ne te regarde même pas quand tu passes devant peut être un challenge horrible. Et c'est bien que tu en parles aujourd'hui parce que ça montre à quel point on part loin parfois dans son mental et à quel point ça peut... Ça peut nous bousiller la vie et te gâcher la vie concrètement.
- Speaker #0
Et puis, c'est des choses au départ dont on a honte. Et c'est aussi pour ça que j'en parle. Parce qu'en fait, c'est moi-même en me rendant... Enfin, en en parlant autour de moi, je me suis rendu compte que j'étais absolument pas le seul. Je ne suis pas en train de prétendre que j'ai vécu la plus chose, la plus grave de ma life et que je suis le soleil unique à traverser ce genre d'épreuves. Mais plus on en parle et plus on se rend compte qu'on n'est pas les seuls. Et en fait, ça nous aide aussi à... à comprendre qui on est et puis à relativiser peut-être dans un sens, à savoir qu'on traverse des choses similaires. Et puis être mieux pris en charge aussi du coup. Complètement.
- Speaker #1
Et tu sais, tu parles, je te pose la question tout à l'heure de comment tu instaures un climat de confiance avec les gens avec lesquels tu travailles et je pense que cette sensibilité-là qui est venue se réveiller en toi à ce moment-là, en fait, alors oui, elle fait du mal en premier parce que ça vient très très fort. et ça réveille des peurs qui sont tellement immenses mais après tu te connectes à quelque chose de tellement beaucoup plus puissant et tellement beaucoup plus supérieur et profond en toi qui fait en fait que tu sais tu sais ce que c'est la peur peut-être chez quelqu'un tu sais ce que c'est peut-être la timidité le regard de l'autre qui est apposé sur quelqu'un la confiance qu'on peut accorder à quelqu'un et je pense que toi aujourd'hui qui es confronté du coup en permanence à rencontrer des gens avec lesquels tu ne connais pas à la base Tu sais comment les mettre en confiance et tu sais parce que tu sais que cette personne, peut-être à ce moment-là, elle est fatiguée, elle enchaîne une tournée ou elle vient de finir un projet musical qui est très demandeur. Et en fait, peut-être qu'elle est juste fatiguée émotionnellement. Et toi, tu vas lui permettre d'arriver dans une zone safe, où Guillaume va t'offrir un espace où on va prendre le temps. Je vais te poser les bonnes questions et on ne va pas rusher. Et je pense que ça, je l'explique avec des mots, mais je pense que... Les gens que tu interviews le ressentent avant tout. Ils ne pourraient peut-être pas l'expliquer, mais ils sentent, comme moi j'ai senti en venant avec toi aujourd'hui, qu'il y a quelque chose chez toi qui nous rassure et qui nous fait du bien en se disant qu'avec Guillaume, ça va bien se passer. Et je trouve que c'est incroyable de regarder ce cadeau-là.
- Speaker #0
Ça me fait trop plaisir ce que tu dis, parce que j'ai l'impression que tu lis dans mes pensées et que tu m'as concerné à 50%.
- Speaker #1
C'est cool, mission réussie pour moi du coup.
- Speaker #0
Mais tu parles de timidité, ça aussi c'est hyper intéressant, parce qu'au départ, je la détestais parce qu'elle t'empêche de faire tellement de choses. Et puis en fait, comme tu dis, je pense que les gens qui sont timides, c'est des personnes, comme tu dis, profondément empathiques, qui vont se projeter aussi sur la personne, se questionner sur les rictus qu'elles peuvent avoir. Je ne sais pas comment on appelle des personnes comme ça, mais je pense que... Les personnes de base qui sont timides sont profondément empathiques, sont profondément sensibles, créatives.
- Speaker #1
Et très observatrices aussi au final. Parce que si on ne parle pas, on observe. Et du coup, on cerne un peu les non-dits et les non-paroles, tu vois. Et c'est cool. Et je crois que cette sensibilité-là, elle est incroyable.
- Speaker #0
Bonne promenade. Désolé. Aucun problème.
- Speaker #1
C'est cool. On voit que Paris est un village en réalité. Depuis qu'on a commencé cette interview, il faut dire que... On a croisé peut-être 3-4 personnes que Guillaume connaissait de près ou de loin. Et ça fait plaisir. Je me dis quand même, le monde d'Internet n'est pas juste un monde virtuel. En fait, tu es bien dans le réel, Guillaume. Et que tu connectes avec les gens autour de toi. Et ça, c'est cool. C'est cool. Tu parlais juste avant de... ce retour post-Covid au travail, et ce qui t'a un peu frappé, d'une dépression, etc. C'était comment à ce moment-là pour toi ?
- Speaker #0
C'était une claque. J'ai l'impression de me reprendre tout dans la gueule, tout le travail que j'avais fait sur moi, tout parti en fumée, parce que le Covid, je l'ai trop bien vécu, dans le sens où j'étais seul chez moi. Infobics Social adore !
- Speaker #1
En regardant des vidéos YouTube, tu es au max !
- Speaker #0
Grave ! Et en fait, le fait d'avoir été réhabitué à vivre seul et être... très isolé du monde, le fait de revenir comme ça et de tout se reprendre dans la gueule, je ne ressentais pas vraiment de la joie, mais plutôt une claque immense dans ma gueule. Et il y avait ce truc où je me disais, comme tout à l'heure, je faisais le taf de mes rêves et je n'étais pas heureux. Et puis il y a ça en plus qui s'est accumulé. Et en fait, j'ai pété un câble. Et du coup, j'ai quitté mon... mon travail, ce qui était assez vertigineux parce que c'était un CDI. Et puis, qu'est-ce que j'allais faire ensuite ? Oui,
- Speaker #1
c'est le cours dans le vide, on ne sait pas trop.
- Speaker #0
Un peu, mais je me suis dit, vas-y, pour une fois, choisis-toi et puis soigne-toi. Première étape et après, on voit. Donc, j'ai commencé à refaire une thérapie cognitive comportementale, à prendre des antidépresseurs et ça a été ma béquille. Ça m'a donné, ça a été un levier pour moi pour me remettre. sur me remettre en action et puis apaiser un peu toutes les angoisses et la profonde tristesse que je pouvais ressentir. Et puis après, j'ai lancé mon activité.
- Speaker #1
Tout ça,
- Speaker #0
je te disais, ça m'a sauvé, ça m'a surélevé.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Et j'en suis très content.
- Speaker #1
Et tu parles justement de béquilles par rapport à ta prise de médicaments à ce moment-là. Comment tu le vis, toi, de l'intérieur ? Parce que c'est surtout en France. On n'est pas aux États-Unis, on n'est pas dans un pays anglophone. C'est un sujet qui est très, très tabou, sur lequel on communique très peu. Et que ces béquilles médicamenteuses-là, pourtant, elles existent et elles font du bien à certaines personnes. Je ne suis pas du tout en train de faire l'apologie du médicament ou dire que je suis contre. Je veux juste ouvrir la conversation avec toi, de voir comment toi, parce que je pense que c'est vraiment un chemin personnel et c'est vraiment du cas par cas, et encore plus, je pense, quand on est accompagné par de bons professionnels. que de prendre des médicaments pour aller mieux mentalement. Comment tu le vis, toi, à l'intérieur ?
- Speaker #0
C'est ma dernière chance. J'avais tout testé, une psychothérapie, la thérapie cognitive comportementale, le MDR. Je me suis dit, je n'ai pas d'autre choix. Et puis, il faut accepter, au bout d'un moment, quand on est malade, prendre soin de soi. Et je dis toujours, quand on tombe par terre et qu'on a un bobo, on se met un petit pansement. Et là, c'est la même chose. qu'on a. Un bobo, mais qui n'est pas, je l'explique avec des termes très enfantins. Il faut, il faut. Parce que c'est clairement ça, quand on a une blessure invisible, elle peut avoir tout autant d'impact qu'une blessure physique. Et donc, il faut, enfin non, parce qu'on a le choix, mais je pense qu'il est parfois nécessaire et accepter le fait que prendre un médicament peut nous aider. Donc, je les prends toujours, tu vois, ça fait partie de mon quotidien. J'ai aussi un régulateur d'humeur pour éviter que ce soit trop haut et trop bas. Et aujourd'hui, je me sens tellement plus laid, mieux.
- Speaker #1
Et je trouve que c'est bien que tu parles de béquilles parce que souvent, on peut imaginer le médicament comme la solution miracle. Mais dans ce terme béquilles-là, si on fait la métaphore du vélo, tu vois, la béquille, tu la mets pour supporter un moment un poids qui va être un peu trop lourd. Mais elle ne fait pas tout. Ou une petite pause. Elle ne fait pas tout et tu sais qu'à un moment, tu vas peut-être l'enlever pour redémarrer le vélo, tu vois.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
et ça veut tout dire de ton rapport du coup aux médicaments aujourd'hui oui c'est pas la solution miracle,
- Speaker #0
c'est important de le rappeler,
- Speaker #1
t'as raison parce qu'il y a un vrai travail à faire derrière mais effectivement ça aide beaucoup ouais et c'est un bon sujet que d'ouvrir des conversations comme ça, je pense qu'à un moment donné aussi en tant que personne de rendre un peu les armes et de se dire là j'ai besoin d'un petit plus j'arrive pas et je pense que c'est la plus grande preuve de vulnérabilité et de courage que de... Un monde s'avouer un peu vaincu, tu vois. Et paradoxalement...
- Speaker #0
Ça prend du temps de se l'avouer.
- Speaker #1
Ouais, ça prend du temps de se l'avouer, mais paradoxalement, c'est un acte de force, tu vois, que de s'avouer vaincu à ce moment-là en disant, guys, j'ai besoin d'aide, je vais aller voir quelqu'un, et je vais prendre un truc en plus, le temps d'eux. Tu vois, et le temps d'eux, surtout en termes de thérapie, etc., on sait pas combien de temps ça va durer. On a... pas la main sur ça et pas le contrôle.
- Speaker #0
On réagit tous différemment aussi.
- Speaker #1
C'est ça, c'est du cas par cas et je pense que c'est vraiment… Un accompagnement. Et aujourd'hui, du coup, Guillaume, comment ça va ? Si toi et moi, ça se voit à une terrasse de café, c'est un peu ce qu'on vient de faire aujourd'hui en quelque sorte, sauf qu'on a marché. Et comment ça va ta santé mentale, etc. ? Comment tu te sens ? Beaucoup mieux.
- Speaker #0
Mais tellement mieux. Ça fait... En fait, j'ai commencé un nouveau traitement il y a deux mois. Ça s'appelle le Lamictal et qui régule l'humeur. pour éviter, comme je disais d'abord, pas trop de dinde et pas trop de hup non plus.
- Speaker #1
Yes.
- Speaker #0
Et ça fait deux mois que même mes amis me le font remarquer. Et il y a un truc que mon meilleur ami m'a beaucoup touché. Il m'a dit, j'ai l'impression de retrouver le vrai toi. Et on a toujours l'impression que les médicaments viennent un peu à nous mettre un peu de l'ombre sur notre personnalité. Et là, en fait, j'ai juste l'impression de retrouver le vrai Guillaume. Et en ce sens-là, je me sens tellement mieux et plus léger. C'est bien. Ça va très bien.
- Speaker #1
Donc, c'est un Guillaume qui va bien que j'ai en face de moi aujourd'hui. Les choses pourraient toujours aller mieux. Mais c'est clair.
- Speaker #0
Ça va super bien.
- Speaker #1
Génial. C'est comment d'être un homme gay à Paris en 2026 ?
- Speaker #0
Oh, c'est une question très large.
- Speaker #1
Ça prend 4 heures. Prends ton temps.
- Speaker #0
Je me démerde. OK.
- Speaker #1
Quand je suis arrivé à Paris, c'était il y a 10 ans, non ? Oui. 2016.
- Speaker #0
J'étais dans ma vingtaine, je découvrais un peu le monde gay, et ça me paraissait un peu excitant, tu vois, d'avoir affaire à autant de personnes,
- Speaker #1
où le nombre de rencontres peut être quasi infini, tu vois, par rapport à Charles-Levin Mazur.
- Speaker #0
Plus de temps libre, tu fais plus de rencontres, c'est excitant. Mais aujourd'hui, à 30 ans, enfin à 30 ans de passé, je vois aussi les personnes qui ressentent de la solitude et qui ont peur de s'investir. Tu vois, c'est des cœurs un peu plus solitaires. qui ont peur de l'engagement. Et je vois aussi la solitude. Donc, il y a un terrain un peu excitant et fou.
- Speaker #1
Et à la fois,
- Speaker #0
il y a aussi beaucoup de solitude malgré la masse de personnes qui existent, qui sont présentes à Paris. Donc, moi, je le vis... Comment dire ? Je suis toujours un cœur à prendre. Mais je ne sais pas, je suis tellement investi dans mon travail que c'est... C'est pas dans mes objectifs premiers, mais je suis quelqu'un de, comme je te disais, très romantique, très contemplatif. Ça me fait rêver.
- Speaker #1
Oui, fort. Je reviens assis là, par exemple, sur un petit banc, une dimanche matin, en train de boire un latté avec ton futur mec. Supplément Pinot de Bata, que tu m'as fait découvrir.
- Speaker #0
Et mon petit corgi. Ça me fait rêver, mais à la fois, c'est compliqué à Paris. Tu sais, même moi, parfois, je me sens seul. J'ai beau voir parfois des mecs, tu vois, des petites romances comme ça ou des choses qui sont beaucoup plus légères, ça remplit pas le vide que je peux ressentir parfois. Bien sûr. Parce qu'on a tous de l'affection et d'amour. J'ai beaucoup d'amour en moi. Mais je cherche pas un garçon pour combler un vide, mais plus pour nourrir un peu un élan, tu vois. J'aimerais trop avoir quelqu'un avec qui on peut se tirer vers le haut. Ouais.
- Speaker #1
Ça serait trop kiffé. C'est ça, surtout dans une ascension personnelle, je crois que tu vas bien de mieux en mieux, etc. Personnellement et professionnellement, ça fonctionne de plus en plus pour toi. Et je trouve que quand tu peux avoir un petit plus sentimental sur le côté, c'est génial parce que c'est une personne qui va venir te pousser, t'apaiser dans des tourmentes aussi professionnelles et personnelles à certains moments parce que ce n'est pas facile que de grandir dans ces deux domaines-là, tu vois, le pro et le perso. Et je trouve qu'avoir un espèce de compère à ses côtés, ça vient apaiser certaines angoisses. À un moment, il ne vient pas les régler, c'est sûr. Mais ça peut être une épaule à un moment où tu peux dire là, ça m'a fatigué ce projet. C'est génial de le faire seul et c'est hyper courageux. Mais c'est vrai que se rendre disponible pour avoir quelqu'un dans sa vie, une fois qu'elle est rentrée, après, je crois que ça nous fait beaucoup de bien. malgré qu'on se soit un peu peut-être endurci à certains moments, je vais y arriver tout seul, etc. Et on y arrive, bien sûr. Mais après, on s'aperçoit qu'être deux, ça apporte beaucoup plus de douceur, quelque part. Et tu te sens... Parce que je trouve que dans la communauté gay, de manière générale, la vulnérabilité, c'est un sujet qui est très sensible. On croit qu'il y en a beaucoup, mais en réalité, je crois qu'il y en a très peu. Tu te sens assez vulnérable dans le bon sens du terme, ouvert à la rencontre, etc. toi, Jean-G.
- Speaker #0
Oui, pendant un temps, j'ai essayé de cacher un peu cette partie parce que je ne voulais pas faire peur aux personnes que je rencontrais.
- Speaker #1
Le mystère fait vendre.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Je suis Guillaume, je suis un peu mystérieux, je suis peut-être un cœur à prendre. On croit que ça peut attirer l'autre aussi, je crois.
- Speaker #0
C'est un peu casser le fantasme. Ça m'est arrivé d'être dans des relations où il y avait cette part de mystère et ça nourrit un peu l'excitation et le fantasme.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Et puis dès lors que tu commences à avoir des rapports beaucoup plus... intime, je pars de discussions, connecter émotionnellement, les âmes qui s'entremêlent, tout ça. Je trouve que le désir peut shifter sur un truc, il peut s'éteindre. Je trouve ça un peu triste. Mais maintenant, j'essaye de porter ça comme une force. C'est ce que j'utilise et je n'ai pas envie de me lisser pour plaire à quelqu'un parce qu'au final, il va peut-être aimer une personne qui ne me ressemble pas. C'est rintant de ne pas être soi. C'est pour ça que je pousse toujours les gens à... à assumer qu'ils sont vraiment et à dire haut et fort ce dont ils ont envie. Et à la fois, je trouve qu'être gay à Paris, c'est aussi faire face à des... Enfin, ça peut venir un peu ternir le rapport qu'on a avec son image. C'est peut-être un sujet un peu tabou, parce que je fais une généralité, là. Je suis en train de dire que tous les gays vont un peu... Sur les applications de rencontres et tout ça.
- Speaker #1
Oui, oui, c'est pas une généralité que tu fais, mais c'est aussi une... majorité de gens qui font ça aujourd'hui bien sûr il n'y a pas de...
- Speaker #0
Tu ouvres une application, tu vois surtout des corps musclés qui sont à la salle et tout et ça, ça peut venir un peu ramener quelques fissures dans la confiance que tu peux avoir en toi mais bon après je pense qu'il ne faut pas projeter sa valeur sur l'image de son corps mais je ne sais pas, je dure du mal à apprécier le reflet que je voyais dans... dans le miroir. Aujourd'hui, je ne saurais pas te dire que je me trouve beau, mais en tout cas, il y a une chose que j'aime et c'est pour ça que ça m'a trop touché tout à l'heure quand on en a parlé. J'aime l'énergie que je dégage.
- Speaker #1
C'est incroyable. En fait, je te couffe, mais j'ai le regard complètement objectif sur ton histoire que tu viens de me raconter. Le chemin qui est parcouru, Guillaume, tu en viens à dire de là. En fait, moi, aujourd'hui, Là, je suis face à quelqu'un qui s'assume, qui est complètement assumé dans ses choix pros, dans ses choix persos, dans ses relations amoureuses, etc. Et qui en vient à dire, j'aime ce que je dégage. Et tu aimes l'énergie que tu as, tu vois. C'est juste magnifique parce que tu t'es connecté à quelque chose d'hyper profond en toi et c'est pur de penser comme ça. Et encore plus quand... dans ta profession, etc. Tu pourrais simplement être concentré sur ton contenu et ce que tu produis, mais tu arrives à rester là et à parler d'une énergie que tu dégages. C'est incroyable.
- Speaker #0
Ça me fait trop plaisir ce que tu dis. Encore une fois, j'étais très touché parce que ce que tu décrivais faisait sens et corrèle parfaitement avec ce que je pense être. Que ça puisse résonner chez quelqu'un et qu'il puisse avoir cette même vision-là, ça me touche parce que... que les autres apprécient de moi, c'est aussi quelque chose que j'ai appris à aimer.
- Speaker #1
Ça fait trop plaisir. On va finir cette interview sur quelques mini-questions qui en sont en réalité pas minimes. S'il y a un rêve pour Popslay dans les prochains mois, c'est quoi ? Qu'est-ce qu'on fait là ?
- Speaker #0
Mon rêve ? Ça serait de faire de la télé, peut-être. Me retrouver à la télévision, présenter un show, en créer un, peut-être, pour ma chaîne, je ne sais pas. Et mon rêve ultime, ce serait... Parce que ce que tu as déjà fait,
- Speaker #1
à mon échelle. À ton échelle, attends. Et quelle échelle ? On ne minimise pas. Et après, en vrai, mon rêve, ce serait d'avoir peut-être une boîte de production pour produire des contenus, des formats, des documentaires sur la musique,
- Speaker #0
des shows avec ces très pop cultures. En vrai, moi, c'est ce qui me fait kiffer, c'est ce qui me booste au quotidien. Je kiffe trop faire part.
- Speaker #1
On a hâte. Moi, j'ai hâte et je sais tellement que ça va être bien produit et que ça va être vraiment cool et assumé. Et j'adore ça. On doit se faire une parenthèse, Guillaume, en urgence sur la Star Academy. Ah oui, c'était passé hier soir. Propos non-parle. Sarah est partie. Moi, je ne le vis pas bien depuis ce matin. Je n'ai pas pu regarder la Star Academy. Puis, il y a ressort que j'ai décidé d'aller manger au restaurant en mode week-end à Paris. Enfin, bref. J'aurais dû regarder la Starac après tout. Qui va gagner cette Star Academy cette année ? Qui veux-tu voir gagner surtout ? Ambro Victor. C'était Starac.
- Speaker #0
Elle avait tout pour... Pour gagner, elle a une voix incroyable. Je l'ai tweeté ce matin, je disais Sarah,
- Speaker #1
c'est l'une des plus belles voix de toute saison. C'est incroyable. Confondue. Et les profs le disent. Mais grave. C'est assumé que Sarah fait partie du top de la Starac depuis 15 saisons.
- Speaker #0
Et je trouve que c'est le genre d'artiste... Tu vois, là, elle est partie, OK, fine, mais je suis certain qu'elle va faire son bout de chemin. Et ce genre de voix, je suis sûr qu'elle pourrait péter à l'international si elle commence à chanter en anglais.
- Speaker #1
Je crois qu'elle... Elle a axé quelques-uns de ses paroles comme ça, de ses dires quand elle en parle. Elle a envie, je crois, d'aller à l'international. Je pense qu'elle va accepter. Je peux pas me le surprendre. C'est génial.
- Speaker #0
Donc, ouais, Sarah... Mais après, pour moi, c'était... Oui, j'aurais bien aimé l'avoir gagnée, mais je trouve pas... Là, elle avait tout pour gagner parce qu'elle a fait une saison incroyable. Mais pour moi, c'est pas un profil de gagnante de Sarah Academy parce que je pense qu'elle est pas profil TF1 et qu'elle pourrait aller encore plus loin que ça.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Mais pour moi, là, c'est difficile de dire entre Ambre et Victor parce que... Victor, j'adore son énergie, j'adore sa vulnérabilité, j'adore le fait qu'il était très timide au début et puis on l'a vu déployer un peu plus.
- Speaker #1
L'éclosion de Victor au sein de la Starac, au début, je me dis mais Victor, vas-y, va parler aux gens, tu peux le secouer. Parfois, j'ai envie de le secouer aussi et je vois que là, il est en train de... Ça ne fait pas longtemps, c'est peut-être un mois, j'ai l'impression qu'il couvre vraiment et même artistiquement aussi, qu'il commence vraiment à assumer... Tu vois, il parlait par exemple des show drag qui font...
- Speaker #0
C'est ça que j'allais dire aussi. Il a beaucoup de messages qu'il porte qui sont importants. En 4K sur TF1, donc...
- Speaker #1
C'est trop bien.
- Speaker #0
Tu peux être fier de lui. Et puis Ambre, bah... Ambre, une voix incroyable. Elle n'a que 18 ans. Je ne comprends pas comment on va avoir autant de talent.
- Speaker #1
À 18 ans. Je me dis 18 ans, de maturité. C'est ouf.
- Speaker #0
Et elle, c'est un peu notre Gaga française. J'ai trop hâte de voir son univers et tout. Ah, je ne sais pas. Je crois que Victor, en vrai, j'aimerais bien le voir gagner.
- Speaker #1
Ok. je crois que je suis dans la team Victor j'en parlais ce matin au réveil et je me suis dit en vrai Victor c'est maintenant mon nouveau gagnant, c'était Sarah j'avoue mais je suis passé sur Victor parce que Victor,
- Speaker #0
incroyable mais je crois aussi beaucoup en
- Speaker #1
Ambre et je l'adore je sais qu'elle va faire une carrière incroyable j'ai hâte de voir ce qu'il se passe et j'ai hâte de voir quand tu les recevras aussi certainement j'espère c'est tout ce que je te souhaite Je finis toujours ce podcast avec une question. J'ai souvent trouvé énormément de sources d'inspiration et de soutien dans les podcasts que j'écoutais. Et surtout des podcasts assez internationaux, anglais, etc. Ça m'a apporté beaucoup de bien à des moments où je n'arrivais pas trop, même à sortir de chez moi et à dépasser un peu mes anxiétés. Et en fait, avoir un conseil ou deux sur ces plateformes-là, ça me permettait d'enchaîner peut-être sur ma journée et d'avoir peut-être une once de courage. Qu'est-ce que tu dirais, toi, aujourd'hui, à une personne, peut-être, qui est en galère émotionnelle derrière cette caméra-là et qui va te regarder ?
- Speaker #0
Je leur dirais que... J'ai surtout envie de m'adresser aux personnes qui se sentent très sensibles et qui voient ça comme une entrave dans leur vie, qui se sentent paralysées par ça, par une timidité, par de l'anxiété, tout ça, qu'en fait, ils réaliseront peut-être d'ici quelques années ou plus tard que c'est une énorme force et qu'il faut en être fier, je pense. et qu'il ne faut pas essayer de se lisser ou de se projeter dans un autre personnage parce que la vie est trop courte pour jouer un rôle. Soyez vous-même, kiffez votre vie, assumez ce dont vous avez envie et ce qui vous fait vibrer. Ne vous entourez pas de personnes qui vont vous faire sentir honteux d'apprécier ce qui vous fait vibrer. C'est plus...
- Speaker #1
Incroyable.
- Speaker #0
Et que sur la route, il y aura des échecs, forcément, mais qu'à chaque fois, ce sont des leçons. Et qu'on a tous une vision... une définition différente de la réussite mais que chaque petit succès vous amènera vers un chemin plus lumineux pour ça il faut être en phase avec soi et en phase avec ses projets c'est un peu vaste c'est très bien et ça fait du bien c'est un message rempli d'espoir et de joie beaucoup
- Speaker #1
donc j'apprécie ça de ta part Guillaume merci pour le temps que tu m'as accordé aujourd'hui je sais que c'est pas facile de se dévoiler face cam et surtout avec un inconnu J'espère que j'ai instauré un climat dans lequel tu t'es senti bien. Complètement.
- Speaker #0
Je n'avais pas l'impression d'être avec un inconnu. Tu m'as très bien cerné. J'étais à l'aise. Il y a des choses qui te faisaient écho, que toi-même, tu as dû vivre. Ça m'a fait sentir en confiance. C'était très agréable.
- Speaker #1
J'ai trop kiffé. Trop bien. Merci pour ton temps. Le soleil arrive à la fin de l'interview. C'est incroyable. On finit sur un beau week-end parisien. Merci. Je te souhaite le meilleur pour les projets qui arrivent. Je continuerai de suivre. à fond de ton taf, continue comme ça on a encore croisé ce matin quelqu'un qui t'a arrêté dans un coffee shop, qui adorait ton travail et je crois que ça fait du bien de connecter à des humains comme ça et je crois que ça t'a fait du bien de recevoir ce genre de compliments là donc ouais, continue comme ça, c'est génial Merci beaucoup, on peut te faire un cadeau ?
- Speaker #0
Merci à toi Cam, t'es trop bien Tu gères