- Speaker #0
Bienvenue dans Walkie Talkie, parce que je crois que c'est plus simple en marchant. On suit un chemin, on se perd un peu et on se dit beaucoup. Bonne écoute. Ok, let's go ! Bienvenue Juliette, dans mon premier épisode de Walkie Talkie. C'est très très spécial pour moi de t'avoir là. Pourquoi ? Parce que t'es ma thérapeute, déjà depuis un an et demi je dirais.
- Speaker #1
C'est pas vite.
- Speaker #0
Ça va hyper vite. Je ne sais pas combien de séances on a fait, mais...
- Speaker #1
On a commencé...
- Speaker #0
En juillet de l'année dernière. Putain ! Et rappelle-toi que quand j'ai commencé les séances avec toi, j'étais au plus mal. Je n'arrivais pas à marcher dans la rue, j'étais en angoisse H24, enfin je pense que je n'ai jamais été autant angoissé de ma life. Et en fait, me retourner... Ouais, faire mes tours, c'est tout. Je ne pouvais pas descendre, déposer les poubelles dans le container. Enfin une fois, c'est chaud. Et du coup, là, je me retrouve avec toi ici, dans la nature, pour faire mon podcast. C'est quand même fou. Je me dis, il y a quand même une belle évolution. Et c'est que ça a quand même bien fonctionné par un travail commun, je dirais. Donc, c'était important pour moi de t'avoir parce que déjà, je pense que tu es hyper accessible. Et je trouve que tes connaissances, tu les mets au service des autres de manière hyper ludique et décomplexée. Et ça me disait bien de venir en savoir un peu plus sur toi pendant cette balade. Oui, voilà, parce que j'ai envie de déconstruire un peu encore quelques trucs avec toi aujourd'hui. Et aussi que les gens qui écouteront ce podcast en ressortent peut-être avec un truc en plus. Donc là, on est sur la balade de Sugiton dans le parc national des Calanques à Marseille. Et première question, pourquoi t'as choisi cette balade ?
- Speaker #1
Je pense que c'est une des toutes premières que j'ai fait en arrivant à Marseille. Et celle-ci, j'aime trop parce qu'elle est douce. Et puis après, tu longes un peu, tu sais, la mer. Et t'as un endroit où tu peux descendre un peu et t'as l'arbre. Un arbre et t'es juste en haut de sujet. Ouais, j'adore.
- Speaker #0
Puis la vue, c'est incroyable. On va y arriver après, je pense que ça va être époustouflant. J'aimerais qu'on parle d'un truc. Je sais pas, toi ? Mais moi, je me trompe toujours sur la première impression que j'ai des gens. Je suis toujours... Soit je t'adore dès le début, mais en fait, quelques semaines après, je m'aperçois que t'es genre méga lourde et qu'en fait, ça ne va pas du tout le faire.
- Speaker #1
C'est vrai ça.
- Speaker #0
Soit au contraire, je me dis, cette fille, ça ne va pas du tout ma vibe. Et en fait, après coup, je me fais avoir. Et grosse leçon d'humilité parce que je me dis, en fait, elle est méga cool et on va trop bien s'entendre. Tu vois, c'est ça. Tu découvres et du coup, beaucoup plus en douceur.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Du coup, j'aurais voulu savoir, qu'on s'avoue un peu toi et moi, ce qu'on a pensé l'un de l'autre quand on s'est rencontrés.
- Speaker #1
C'est trop drôle, qu'est-ce que c'est un plan ? Si j'étais là, je me suis dit, est-ce que je lui en parlerais ?
- Speaker #0
Non, non, mais il faut, parce que moi j'ai plein de trucs à te dire par rapport à ça. Attends, on va rester deux heures sur le même.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Faut savoir qu'à la base, on se connaît du monde du yoga à Marseille. Parce que je ne te l'ai pas présenté au début, mais tu es aussi professeur de yoga. Et on a travaillé dans les mêmes studios, donc en fait des fois...
- Speaker #1
Oui, tu te côtoies, tu te crois. Voilà, tu te côtoies,
- Speaker #0
tu te crois, tu fais des cours parfois ensemble. Donc ouais, je ne sais pas, peut-être que je commence.
- Speaker #1
Vas-y.
- Speaker #0
Moi, je me suis dit... Grosse folle. En fait, je me suis dit... En fait, au début, je me suis dit, elle est bizarre socialement.
- Speaker #1
Ah ouais ? En fait, je pense que...
- Speaker #0
En fait, dans le sens qu'au début, je pense que... Moi, dans un groupe, j'ai tendance à prendre de la place, à aller parler aux gens, etc. Toi, je pense qu'au contraire, à ce moment-là, peut-être à ce moment-là de ta vie aussi, tu es peut-être plus réservée, peut-être aussi plus anxieuse socialement.
- Speaker #1
De base, je suis beaucoup plus introvertie qu'extravertie et je vais vers...
- Speaker #0
Et c'est fou ce shift que tu as au PNL parce que je n'ai pas l'impression d'avoir la même personne. Après, du coup,
- Speaker #1
on se connaît et tu évolues. C'est ça qui est trop cool aussi, tu vois.
- Speaker #0
De ouf.
- Speaker #1
C'est que tu te connais de plus en plus et je trouve que plus tu sais comment tu fonctionnes...
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Plus du coup, tu sais où sont tes faiblesses et là où tu auras absolument besoin de toi-même pour être accompagné. Mais oui, moi, dans un groupe, à la base, on m'a appelé plante verte quand j'étais petite.
- Speaker #0
Oui, horrible. En plus, c'est un truc qui te... Quand on te dénomme de cette manière-là...
- Speaker #1
Ça te colle à la peau.
- Speaker #0
Ça te colle à la peau. Et en fait, ton esprit, il est en mode, je suis une plante verte. Tu vois ? Ou alors...
- Speaker #1
Peut-être que tu rigoles à toutes les blagues que les gens font.
- Speaker #0
Je me fous de la gueule de Thomas et ma sœur des fois, parce que des fois, ils se font ça, genre... Ils ne disent rien, ils rigolent. Je dis, qu'est-ce que vous avez à faire les rires de fond ? Au début, je me suis dit, bon, elle est strange. mais tranquille vas-y va pas juger et après je t'ai ajouté sur insta et là j'ai commencé à juger parce qu'en fait c'est là que tu t'aperçois tellement que ça peut très mal être utilisé les réseaux parce qu'en fait selon comment la personne communique en vrai tu peux directement lui apposer des choses moi je me disais en fait elle est instable genre elle partage trop de trucs si je suis vrai avec toi
- Speaker #1
Je pense que, tu vois, c'était quoi du coup, c'était il y a deux ans ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
C'était des périodes où j'étais encore... Enfin, rien à voir avec, tu vois, la sécurité à laquelle je goûte aujourd'hui. Et tu vois, avant, ça pouvait m'arriver de faire une story, je la recommençais dix fois.
- Speaker #0
Ouais, mais oui. Mais en vrai, c'est normal parce que t'avais des insécurités et tout. Et puis surtout,
- Speaker #1
la théorie, t'as pas... T'sais, t'as le laps de temps entre la théorie et comment est-ce que t'incarnes. Bien sûr, ouais, ouais, ouais. Parce que j'étais encore fou dans la théorie, je me vois au tout début. Au début, tu parles de chakra, d'énergie, des trucs basiques. Des grandes idées,
- Speaker #0
bien sûr. Oui, mais après, je trouve que c'est facile aussi pour... Moi, je ne m'en veux pas d'avoir jugé parce que je sais que chacun a son chemin par rapport à ça. Et j'en étais là à ce moment-là de ma vie.
- Speaker #1
C'est trop cool de le reconnaître. Oui, de ouf. En fait,
- Speaker #0
je me dis, je suis content d'avoir eu tort parce que je me dis, en fait, elle était trop cool et ça demandait juste de... Et après, on a déconstruit ça en séance, l'idée du bien et du mal, comment on impose des jugements aux autres. Comment on juge les autres aussi par rapport à nos jugements personnels. Du coup, je suis content d'avoir changé d'avis par rapport à ça. Et après, je me rappelle, en fait, avant...
- Speaker #1
Le switch, du coup ?
- Speaker #0
Le switch, j'étais tellement désespéré quand ça n'allait pas. Et au final, du coup, je me suis dit, vas-y, en fait, tu n'as rien à perdre. Au pire des cas, tu auras dépensé 100 balles et ce sera tout. Et en fait, je me souviens avoir été méga surpris parce que j'ai eu en face... en face de moi, quelqu'un qui était hyper posé, hyper décomplexé, qui parlait le même langage que moi. Je ne me suis pas senti toisé, je ne me suis pas senti... Je me suis senti en confiance. Et je pense qu'à ce moment-là, en fait, j'avais vraiment besoin de ce cadre de sécurité pour ensuite m'ouvrir et rentrer vraiment dans le travail thérapeutique. Voilà pour ma part. Donc franchement, grosse claque d'humilité, bam bam ! des deux côtés celle-là et je suis trop trop content et du coup tu te retrouves là à faire mon podcast ouais d'ailleurs en vrai ça me touche de haut c'est trop bien moi je suis ravi d'avoir trouvé ça et en fait je sais pertinemment au fond de mon coeur que si on était pas ma thérapeute etc genre on pourrait très bien hangout et aller boire un café et je pense que ça se passerait trop bien je peux le faire avec des gens t'as pensé quoi toi ?
- Speaker #1
ouais En fait, la première fois, moi, j'étais jugée quand tu avais organisé un cercle de prom. Et c'est trop drôle parce que le sujet était déjà tombé. Après, tu vois, on se dénonce quand on travaille ensemble. Mais à l'époque, je me souviens, j'avais vu, je me suis dit, mais qui ? Enfin, qui ?
- Speaker #0
Alors qu'en fait, c'était hyper en mode, les gars, on va être ensemble et tout.
- Speaker #1
En mode, putain, et tout. Et après, je vois ton premier appel et je me dis, trop bizarre. Franchement, je n'y croyais pas. Je me suis dit, mais genre, il a envie qu'on travaille ensemble, tu vois. Et en fait, je vais toujours jusqu'au bout des appels. Après, il y a des personnes, tu vois, je sens vraiment que ça m'est déjà arrivé de ne pas renvoyer des emails à des personnes que je n'avais vraiment pas envie d'accompagner. Et en fait, je ne sais pas, il y a quelque chose qui m'a dit que non, vas-y.
- Speaker #0
Ok, ouais.
- Speaker #1
Et c'est marrant parce que, du coup, sur ce sujet général, tu vois, on se fait tellement tout le temps des idées, mais moi aussi.
- Speaker #0
Et c'est affolant. Après, tu t'aperçois avec le temps que tu fais peut-être de moins en moins ou de manière moins intense aussi, que ça te prend moins le cœur.
- Speaker #1
Et que tu es plus vrai avec toi-même. Ok, je me suis déjà fait avoir, entre guillemets, par le passé. Oui. Je sais que ce que la personne montre peut ne rien avoir à voir avec qui elle est. Absolument. et je me laisse découvrir mais après il y a des personnes qui mettent des barrières tellement fortes moi ça m'est déjà arrivé d'accompagner des personnes tu vois sur les réseaux t'as une grosse image et tout et en fait dans la réalité rien à voir rien à voir je te dis putain le gap il est énorme c'est
- Speaker #0
la la puissance de la communication et comment on peut faire croire des choses aux autres. Et après, je pense que...
- Speaker #1
Comme toi et moi aujourd'hui, là, on parle. Oui, oui, bien sûr. Je pense que c'est des parties de nous, évidemment, qu'on va encore dorer quelques trucs, etc.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
De là à se mettre totalement à poil. Oui,
- Speaker #0
c'est compliqué, mais c'est vrai que... Après, c'est bien que l'expérience arrive à nous servir et à se dire, là, j'ai été con, franchement, cette fois, à juger comme ça, c'est débile, parce qu'en fait, je me suis fait du mal à juste ruminer les trucs en mode, ouais, troller. Ça sert à rien, en vrai.
- Speaker #1
En vrai, comment tu fais ? Aussi, comment ça fonctionne ? Je trouve que ça change la donne parce que tu te responsabilises aussi plus.
- Speaker #0
Carrément, oui.
- Speaker #1
Qu'est-ce que je n'aime pas chez moi ?
- Speaker #0
Clairement. Je sais que tes posts, ça venait toucher un truc chez moi, d'image, de rapport aux autres. Je me disais, mais comment oses-tu se mettre sans maquillage devant ? Alors que maintenant, je suis là, je m'en bats les couilles. C'est chaud, j'en ai rien à foutre. C'est fou. comment on évolue et comment tu peux être différente de personne et même dans des laps de temps parfois très courts ouais en fait il suffit des fois d'une rencontre d'une prise d'inconscience ou de parfois en fait s'apercevoir que ça ne fonctionne pas pour toi d'être de cette manière là dans la dureté, dans le jugement de toi, des autres parce qu'en fait au bout d'un moment on pense que ton être reprend le dessus en mode c'est plus possible donc symptômes physiques ou autre Merci. t'arrives à ta limite en fait il y en a qui arrivent à leur limite peut-être 20 ans après,
- Speaker #1
d'autres 6 mois après donc je souhaite aux gens quand même de s'en rendre compte rapidement parce que ça fait mal ouais mais tu sais j'en parlais avec une amie et on se dit elle elle a fait vraiment tout le cursus écoute ton corps et tout c'est quelqu'un avec qui j'adore parler parce que je sais que il n'y a aucun jugement que tu peux être abordé et c'est tellement agréable c'est trop cool de prendre l'air. Et tu vois, on en parlait et elle me disait, mais c'est pas parce que, tu vois, telle personne a vécu telle expérience qu'en fait, elle est censée comprendre un moment ou un autre. Et c'est pas parce que tu as avancé sur telle blessure que ça veut dire qu'en fait, elle va... C'est pas guérir, parce que pour guérir une blessure, je pense qu'il faut vraiment, vraiment, vraiment beaucoup de temps, voire peut-être plusieurs vies. Mais tu vois, elle me disait, tu peux donner la théorie à cette personne et en fait, elle va strictement rien en faire parce que juste, elle peut pas. Mais elle peut pas ou elle veut pas.
- Speaker #0
L'idéopathe, tu ne peux pas faire descendre l'information parce qu'en fait, le risque, il est tellement grand derrière toi. Tu vois, de lâcher le jument, de lâcher prise, etc. En fait, tu restes dans ton mental parce qu'en fait, ça t'a tellement protégé pendant tellement d'années que c'est plus facile de juger les autres que d'aller se regarder soi et se dire, attends, qu'est-ce qui ne va pas ? Tu vois ? Donc, ouais, gros, gros sujet. Et justement,
- Speaker #1
genre...
- Speaker #0
En fait, c'est parce que pour moi, c'est la base. Je me dis, en fait, on doit se le dire. Oui ! Je le savais. Tu vois ? Et toi, justement, dans ce parcours-là d'aider les gens, etc., parce que tu fais du quotidien dans tes deux jobs au final, que ce soit le yoga ou la thérapie, qu'est-ce qui t'a poussé à un moment de te dire en fait, la connaissance et les connaissances que je suis en train d'acquérir, j'ai envie de les mettre au service des autres. C'est quoi qui te motive derrière tout ça ?
- Speaker #1
Je pense que... J'ai tellement souffert que j'ai toujours eu une espèce d'utopie. Tu vois, d'un monde bisounours, etc. Genre quand j'étais petite, c'était mon monde parfait. Il y avait des fées, des lutins et des animaux, tu vois.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Il y avait l'amour sur terre partout, etc. Et je pense que quelque part, ça m'a vachement... Toi, c'est resté. Juste la forme a changé.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Et je sais qu'au travers de ce que je fais, il y a quand même cette... Cette utopie qui me suit. Et toi, l'autre jour, c'est trop drôle parce que j'étais tombée sur un article qui parlait justement de c'est quoi l'utopie. Mais l'utopie, ce n'est pas forcément quelque chose qui n'est pas réel.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
On regarde la perfection du mot, ce n'est pas forcément un truc irréel, etc. C'est sûr. Là, je ne l'ai plus, mais j'avais halluciné parce que je m'étais dit « Tiens, en fait, je ne suis pas folle, quoi. »
- Speaker #0
En fait, ce que je pense est capable d'être vrai.
- Speaker #1
Oui, mais carrément. Ça prend du temps de fou, mais en fait, je me dis, plus il y a de monde qui est bien, et profondément bien. Et en fait, plus le monde va changer et du coup, ça partira, tu vois, meilleur.
- Speaker #0
En fait, c'est surtout, je pense que toi, l'action que tu as thérapeutique sur les gens.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
En fait, on a tendance à l'oublier qu'en fait, la thérapie, c'est pas se regarder le nombril. En fait, c'est se faire aider avec beaucoup d'humilité déjà.
- Speaker #1
Oui, c'est clair.
- Speaker #0
Dire j'ai besoin d'aide.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Et ensuite, grâce à ce que tu as acquéri, en fait, tu vas pouvoir ensuite agir dans d'autres pans de ta vie. Comme par exemple le plan écologique, le plan environnemental, tes relations, etc. En fait, ça a tellement d'impact autour de toi parce qu'en fait, tu vas tellement mieux. Pourquoi tu irais refaire du mal si tu vas mieux ? Et en fait, je pense que toi, en tant que psy, tu te dis... thérapeute, t'as un impact qui est tellement plus grand que seulement la personne. Tu sais que derrière, c'est comme une goutte d'eau que tu déposes. Ça va se diffuser. En fait, t'es tellement cool.
- Speaker #1
Mais tout le monde ne prend pas la goutte d'eau de la manière. Toi, par exemple, t'as vraiment été une des personnes qui t'a pas lâché.
- Speaker #0
Ah,
- Speaker #1
j'ai pas eu le choix. T'en as. Pour qui c'est trop dur ?
- Speaker #0
Oui, en fait, oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et quand même tu leur donnes tous les ingrédients pour faire le gâteau au chocolat, ça peut ne pas... Tu vois ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Peut-être que ce sera dans 5 ans qu'ils le feront, peut-être que ce sera dans 10 ans ou... Et ça, je sais que c'est un truc qui est difficile à accepter pour moi, soit plutôt pour la partie un peu plus utopique.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ma petite fille, quoi. Et je me dis, bon, en fait, t'es pas responsable et c'est comme ça. Je pense que ça, c'est vraiment... Non,
- Speaker #0
oui. Je pense que c'est quelque chose que tu fais bien aussi dès le début de nous dire, le temps, on ne le gère pas. combien de temps ça va prendre ? Moi, je sais que depuis le début...
- Speaker #1
C'est dur, ça.
- Speaker #0
Oui, mais en fait, ça rajoute aussi un peu de réalité dans le processus de te dire, attends, là, j'attaque un travail thérapeutique. Oui,
- Speaker #1
c'est vrai.
- Speaker #0
Je ne sais pas pour combien de temps je vais en avoir, en vrai. Parce que, est-ce que c'est gros, ce que j'ai en moi ? Est-ce que c'est simple à gérer ? Et en fait, au fur et à mesure que les séances...
- Speaker #1
Ça se délie, c'est vrai.
- Speaker #0
Oui, ça se délie. Et puis, en fait, il y a des trucs qui... Tu vois, moi, un an et demi après, Et les gens qui écoutent la vidéo, ne croyez surtout pas... que j'ai fait un an et demi d'accompagnement avec Juliette et que tout va bien. Absolument que non. En fait, ça va toujours. Non, je rigote. Mais il y a encore des trucs sur lesquels je bloque et on avance ensemble. Mais du coup, c'est beaucoup plus léger. Les séances, ça se passe plus. Et en fait, toi-même, tu prends...
- Speaker #1
Tu vois, en fait, tu évolues tout le temps.
- Speaker #0
Vraiment.
- Speaker #1
Et je trouve, moi, en tout cas, mon évolution, tu vois, c'est ça. Parfois, il y a des personnes sur Insta qui me disent, mais je me souviens de comment tu étais à tes débuts.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et aujourd'hui, t'as une évolution de ouf. Et du coup, c'est toujours exponentiel. Mais c'est un peu la même image que si t'avais un enfant ou un animal, tu ne penserais pas à le laisser un mois tout seul. Pourquoi tu fais ça avec toi ?
- Speaker #0
Ouais, non,
- Speaker #1
c'est... Mais du coup, évidemment, plus t'es là avec toi, plus t'es en conscience avec toi. Bien sûr. Forcément, plus tu vas savoir te gérer. Et du coup, tu seras bénéfique. Ah, carrément. T'as mal, ou t'es désespéré, ou t'as peur de l'échec, etc. Du coup, tu vas savoir te prendre par la main de plus en plus. Mais oui, mais moi aussi, il y a des périodes encore parfois difficiles et tout. C'est quand même moins agréable.
- Speaker #0
Oui, oui,
- Speaker #1
oui. Oui, et puis après, je trouve aussi,
- Speaker #0
je trouve ce qui est cool, nous, en tant que client de ta thérapie, on voit aussi que tu es humaine et qu'en fait, jamais tu nous as dit, ben moi, ça y est, j'ai atteint le truc, je suis thérapeute, nickel. En fait, on sait aussi que tu as... On s'aperçoit aussi qu'en fait, tu peux atteindre une certaine forme de sérénité et de paix. Moi, je pensais là, mais si tu veux aller là...
- Speaker #1
Tu veux aller au Belvédère ?
- Speaker #0
Ouais, je me disais. Ah, vas-y. Donc ouais, non, en vrai, trop, trop cool de voir que... Enfin, je trouve que l'humilité reste au centre de ton accompagnement. Je trouve ça trop cool. Ouais. Parce que parfois, je trouve que dans des psy... Dans des psychothérapies, du coup, plus conventionnelles, on va dire, plus connues aussi. Ouais. On voit un peu ça, le psy un peu tout puissant qui donne des conseils et qui, du coup, en fait... cette distance aussi avec tes patients. En fait,
- Speaker #1
c'est la distance qui tue. Alors que c'est exactement ce qu'il faut tuer, justement.
- Speaker #0
Tu as tout compris, en fait. Moi, l'espace que tu m'as offert en arrivant, en mode, voilà ton espace calme, je t'ouvre mes bras, en restant professionnel, etc. Évidemment, tu vois, et en instaurant un cadre, etc., des séances, du temps, tout ça. En fait, tu te sens accueilli. pas supporté, tu vois, c'est pas pareil. Et du coup, tu penses que, qu'est-ce qui différencie du coup en quelques mots, ton approche d'une psy plus conventionnelle ? Parce que souvent, on m'a posé la question en moi, mais qu'est-ce que tu fais avec Juliette ? Pourquoi tu vas pas chez une psy qui est remboursée ?
- Speaker #1
La différence ?
- Speaker #0
Parce que je pense qu'on te demande peut-être.
- Speaker #1
Premier point, c'est toujours dur parce que on me demande, tu fais quoi ? Du coup, je dis, je suis thérapeute.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et parfois, il y a des personnes très condescendantes. Thérapeute de quoi ? C'est le connard.
- Speaker #0
Ouais, c'est grave ça.
- Speaker #1
Visiblement, tu ne connais pas la thérapie.
- Speaker #0
Non, ça ne me fait pas manque de temps. D'être un petit tour, ça ne te ferait pas de mal. Ouais, je suis genre... On a dit non, je suis manquée. Non, non, c'est bon.
- Speaker #1
C'est une réalité. Et du coup, ça s'appellerait thérapie de l'être, mais ça ne veut rien dire. Enfin, ça ne veut rien dire. C'est vraiment toute cette logique de tu es un être humain. Tu n'es pas un faire humain ni un avoir humain. Donc en fait...
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
T'as besoin de te reconnecter à ton être. Et tu vois, c'est marrant, les derniers appels que j'ai faits, à des personnes qui veulent commencer.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
J'ai une prise de conscience de ouf où je me suis rendu compte qu'en fait, la problématique de quasi tout le monde, c'est cette déconnexion à soi-même. Et cette sensation où tu arrives à un moment où ton mental a pris toute la place, tu ne te connais pas, tu ne te ressens pas, tu as la sensation d'être perdu, tu ne sais pas où tu vas, tu as peur, etc.
- Speaker #0
Oui, tu ne sais plus que tu aimes, tu ne sais plus en fait.
- Speaker #1
Et vraiment, ça ne va pas. Il y a un espèce de malaise un peu tout le temps, tu vois. Et en fait, c'est comment tu viens te reconnecter à toi au final.
- Speaker #0
Bien sûr. Ouais, ouais. En mode vraiment recréer cette connexion-là.
- Speaker #1
Comme je disais, l'enfant, ça ne te viendrait pas à l'esprit de laisser un petit enfant un mois tout seul, même une journée tout seul.
- Speaker #0
Bien sûr. Et c'est fou comment on l'abandonne de notre être. C'est certainement très long, mais c'est tellement rapide. Tu vois, on laisse pas, toi et moi, on a 30 ans. Je pense qu'on s'est abandonnés très tôt, en fait. Parce que...
- Speaker #1
C'est 15 ans, la période, tiens.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Je pouvais pas.
- Speaker #0
C'est ça, en fait, c'est qu'à un moment, tu peux plus faire autrement. En fait, s'abandonner, ça va très vite. Parce que si tu t'es fait certainement abandonner avant, bien sûr.
- Speaker #1
On en parlait l'autre jour avec Ous, et on se disait... Regarde, quand... Moi, j'adore regarder les parents avec leurs enfants dans la rue. c'est fascinant mais en fait j'apprends je ne vais pas être dans le jugement je sais que c'est vraiment trop dur et la culpabilité du parent par rapport à quand ton enfant il arrive et qu'il dit y'a ça, y'a ça, y'a ça tu t'es sacrifié, tu t'es oublié franchement ça va dans les deux sens c'est compliqué et en fait ce qui est terrible c'est que tu vois pas la tristesse chez l'enfant quand il vit des micro-traumas tu le vois pas il reste joyeux il reste bien du coup forcément moi je sais ça m'est arrivé parfois quand je parlais à ma mère de certains trucs de je comprends pas t'étais une petite fille joyeuse tu rigolais tout le temps mais ouais mais ça se voyait et oui en attendant elle t'accumule des choses à l'intérieur et tout mais oui ça se voit pas et puis après c'est à la dos à l'essence et là ça et là ça commence à être lâché sinon ça reste mignon encore 7 8 ouais ouais ouais phase de pré-ado ça commence à être un peu Là, tu commences à voir la séparation.
- Speaker #0
C'est comme un peu une jauge à l'intérieur. C'est comme l'enfant à la base. Il a toute sa pureté, toute son innocence, sa joie. Il accumule quand même les choses qui lui font mal. Mais la jauge de la joie est encore tellement grande qu'en fait, ça prend le dessus. Mais à un moment, comme tu dis, la limite est presque atteinte et du coup, ça bascule. Et du coup, là, il y a symptômes, réactions à l'adolescence, etc. C'est vrai que c'est dur.
- Speaker #1
Tu vois, plein de fois, ça m'est déjà arrivé de me dire mais quelle légitimité tu as ? à parler d'éducation et d'enfants alors que tu n'en as pas.
- Speaker #0
C'est compliqué, je pense.
- Speaker #1
Et ça m'est déjà arrivé même de me prendre des réflexions de personnes. Mais en fait, ce n'est pas vraiment l'attaque pure et dure parce que je sais que la personne est blessée maintenant et que tu vois, ce n'est pas ce que je dis. Elle, elle se voit dans un miroir qu'elle n'est pas quelque part. Bien sûr,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Mais ça reste dur parce que toi, forcément, tu es le truc de l'imposteur où tu dis, putain, mais j'ai pas d'enfants.
- Speaker #0
Surtout, en plus, encore en début de carrière ? Enfin, c'est des questions qui sont, je pense... compliqué à aborder pour une thérapeute comme toi dans ces moments-là. Mais après, c'est vrai que grâce à tes connaissances et à ta passion surtout, outre les connaissances que tu as, je trouve que derrière, tu as vraiment une passion de l'être humain et de toute cette thérapie, etc.
- Speaker #1
Je dis que c'était les humains petits.
- Speaker #0
Tu vois, on peut se reconnecter à quelque chose de tellement cool. Oui, c'est ça en fait. Non mais, carrément.
- Speaker #1
C'était les animaux, tu vois, c'était... C'était incroyable les animaux.
- Speaker #0
les animaux ça peut être un très grand refus moi je regarde que des documentaires animaliers parce que je crois que ça m'apaise les gens qui me connaissent ils savent que quand tu regardes un documentaire animalier c'est incroyable ça peut être un très grand refus qui nous fait du bien et sur ça je crois que les êtres humains s'entourent d'animaux aussi parce qu'en fait c'est
- Speaker #1
la pureté d'une relation c'est incroyable ma théorie sur les parents et les enfants enfin toi ce sujet où je me sens pas légitime par rapport à ça c'est que Merci. En fait, je me dis que déjà, si tu ne sais pas te gérer toi et tu ne te comprends pas dans ta sensibilité, en fait, ce serait aussi déjà un peu pareil. Tu vas forcer un enfant parce qu'on n'est pas non plus plus différent. C'est juste qu'en fonction de son cerveau, etc., tu es encore plus sensible, plus réceptif. Mais je me dis que c'est déjà à soi-même de savoir se gérer. La parentalité, pour moi, elle commence là. Et après, ça m'arrive d'avoir des parents en mode « oui, mais tu ne te rends pas compte » . les nuits où tu dors pas, t'es fatigué et après c'est clair qu'il y a une partie de moi où j'en ai pas c'est clair qu'il y a une partie de moi je connais pas, c'est clair et net mais t'en as aussi une autre déjà toi tu sais pas gérer tes émotions On va appuyer avec les deux doigts et on va trigger.
- Speaker #0
Comment tu veux que... Non, mais c'est là aussi le pouvoir de la transmission par enfant. En fait, comme tu dis, si tu n'arrives pas à gérer toi, comment tu veux ensuite gérer les émotions de l'enfant que lui-même peut les gérer après ? Oui, c'est ça. En fait, il n'y a personne de la finesse du coup.
- Speaker #1
Il y a une logique quand même dans le process.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Mais du coup, c'est cool. Tu te dis que quoi qu'il en soit, les parents que tu accompagnes, etc., Les mini déblocages qui seront dans leur tête seront du coup bénéfiques à eux.
- Speaker #1
Je vois pas qu'ils arrivent et me disent « Putain, en fait, là, je lui ai parlé. » Ou alors « On a ouvert cet espace de communication. » Ou alors « Je comprends mieux par rapport à ça. » Ou alors « Je lâche prise par rapport à ça. » Tu vois aussi les changements. Et je pense qu'avec le temps,
- Speaker #0
ça prête. Et là, c'est là que ça devient beau. C'est incroyable. Non, sur ça, je pense que c'est vraiment la beauté de la thérapie en général. C'est que derrière, ça bénéficie à... à tout un cercle autour, quoi.
- Speaker #1
On fait comment, là ?
- Speaker #0
Attends, c'est ouf. Je pense qu'il faut que je tourne la caméra. On voit ça.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Incroyable. On peut passer là, viens. C'est un peu derrière moi, ça va, je crois. OK, trop bien, ce sujet, en tout cas.
- Speaker #1
Oui. Et justement,
- Speaker #0
tu sais, quand tu commences l'accompagnement, enfin, de te faire accompagner dans une thérapie, enfin, que ce soit la tienne ou une autre, d'ailleurs. Oui,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
Est-ce que j'ai une question un peu générale par rapport à ça ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Est-ce que tu crois que la spiritualité, c'est un choix ? Oh ! Vous avez quatre ans. Ouais. On s'entend.
- Speaker #1
Mais tu sais que j'aimerais... Je suis sûre, au jour de... Un, deux, trois, je vais arriver à parler. Un moment ou un autre de ma vie, je reprendrai des études de... Je reprendrai. La meuf, elle n'a jamais repris.
- Speaker #0
Elle n'a jamais attaqué.
- Speaker #1
Mais tout un sac de philo.
- Speaker #0
ouais ouais je me dis si je ne vais pas passer mon bac philo maintenant je vais être mince et du coup est-ce que c'est un choix bah c'est forcément je
- Speaker #1
pense que t'as pas le choix quand ça va pas et après t'as différentes phases soit ça va pas et t'as pas le choix et là du coup tu prends soit tu vois une opportunité business ou c'est un peu à la mode Ou, tu vois, je ne sais pas, juste, tu sens que ça te plaît aussi, tu vois, mais ce n'est pas forcément le besoin viscéral.
- Speaker #0
Oui, oui, oui, ça t'est venu un peu à l'esprit. Oui, c'est ça. Parce que quelqu'un en a parlé. Oui,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Viens, on peut se poser un peu là-bas. C'est bon. On est à l'abri du vent.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai qu'il n'y a pas de vent, là.
- Speaker #0
Non, mais attends.
- Speaker #1
Ça fait longtemps que je ne suis pas venue là.
- Speaker #0
C'est incroyable.
- Speaker #1
Un jour, je suis venu aller beaucoup devant, j'avais trop peur de tomber.
- Speaker #0
On est sur le toit du monde, là. Et ouais, je pense que c'est ça. C'est ce que je me suis dit aussi, tu vois, en préparant l'interview, que la spiritualité, ça peut être un choix, mais c'est souvent, je trouve, qu'une spiritualité qui est vraiment du cœur, qui est vraiment connectée à toi, c'est qu'à un moment, tu n'as pas eu le choix que de t'ouvrir à plus grand et de t'ouvrir aux autres et de t'ouvrir au monde qu'il y a autour de toi. Parce qu'en vrai... On vend beaucoup, comme tu disais, cette spiritualité sur les réseaux. C'est à la mode.
- Speaker #1
Même dans les formations de yoga, tu vois.
- Speaker #0
Mais carrément. T'as l'impression que ça va sauver ta vie juste parce que tu vas appliquer telle et telle chose. Et il y a beaucoup de règles aussi dans certaines spiritualités, dans certaines idées qu'on se fait de la spiritualité. Alors qu'en vrai, je trouve que c'est tout sauf des règles.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Que d'être spirituel.
- Speaker #1
C'est construit petit à petit.
- Speaker #0
Ouais, ouais, de ouf, de ouf. Moi,
- Speaker #1
je vois au début rien à voir avec aujourd'hui.
- Speaker #0
Oui, c'est assez simple. Puis justement, je trouve qu'après, quand on parle de ce genre de sujet, est-ce que la spiritualité, c'est un choix ? Est-ce que justement, on n'a pas le choix qu'à un moment, s'ouvrir à l'univers ou à Dieu, ou comment on veut l'appeler selon ses croyances ? Il y a une notion que toi, tu as beaucoup abordée pendant l'accompagnement, qui est la notion d'ego spirituel. qui est moi une notion qui me terrorise.
- Speaker #1
Moi aussi, ça me terrorise.
- Speaker #0
Parce que je me dis...
- Speaker #1
Ma hantise de l'être.
- Speaker #0
Rien ou cette spiritualité-là. Je préfère ne pas être spirituel et être limite mathématicien plutôt que de me développer un égo spirituel plein de règles. Et en fait, tu m'as tellement appris à déconstruire toutes les règles spirituelles que j'avais dans ma tête en mode ne juge pas, ne sois menti. Limite un peu monacale. Oui.
- Speaker #1
Bah, attends, comment on dit judéo-chrétien ?
- Speaker #0
Judéo-chrétien, c'est exactement ça.
- Speaker #1
Les règles, tu sais, qu'on t'apprend même quand t'es petit.
- Speaker #0
Ouais. Le bien, le mal.
- Speaker #1
Il faut être bien à l'école, il faut être bon.
- Speaker #0
Et comment tu vois, justement, parce qu'on voit tout, et on se surprend parfois aussi nous-mêmes à tomber dans une forme de règle d'égo spirituel ou d'honneur de leçons, etc. Quel est l'œil que t'apportes, toi, aujourd'hui ? par exemple sur les réseaux, à tous ces gens. Et en fait, j'en ai des milliers en tête. Et encore nos jugements, parce que...
- Speaker #1
Oui, c'est clair.
- Speaker #0
Chacun a fait son chemin. Chacun a les armes qu'il peut à un moment donné. C'est peut-être leur façon à eux de survivre dans ce monde aujourd'hui.
- Speaker #1
Je me dis pareil. Parfois, je vais juger. Et après, je me dis, Juliette, c'est pas ta réalité. Et en fait, le jour, j'ai eu une prise de conscience. Tu vois, je me suis dit, mais chacun, ses expériences. Chacun vit. Ce qu'il est censé vivre. Et il n'y a pas forcément de meilleur ou de moins bon. Juste, si cette personne doit gagner 2 millions par an.
- Speaker #0
Juste en vendant du sport de pique. Oui.
- Speaker #1
Et bien en fait, c'est comme ça. C'est son expérience et elle a ses trucs à apprendre. Et si à l'inverse, tu vas avoir quelqu'un qui est passionné par la thérapie et qui ne gagne pas sa vie ou peu importe le métier, c'est aussi son expérience. Elle a des trucs à apprendre. Oui, c'est son chemin.
- Speaker #0
elle aura ses apprentissages au sein même de ce chemin. Donc, le regard que tu apposes là-dessus, toi, à des conscrits au quotidien... Tu prêtes Dieu.
- Speaker #1
Vraiment, je sors de... Pour moi, l'égo spirituel, c'est je sais mieux que les autres.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Du coup,
- Speaker #0
à partir du moment où tu juges,
- Speaker #1
tu es en position haute, donc forcément, tu sais mieux que quelqu'un d'autre. Ouais. Et là, c'est fini. On n'a pas à dire qu'on a tout le temps raison.
- Speaker #0
Je pense que tu te trompes encore aujourd'hui. Et n'importe quelle personne dans la vie, quel que soit son métier, se trompe et fait des erreurs. Et c'est OK. C'est juste un moment. Baisser les armes et se dire... Je parlais de ça avec ma manager il y a deux jours. En disant franchement, les gars, des erreurs, on en fera encore. Mais arrêtons de se... Dès que je fais une erreur. Tu vois, la mitraillette en mode... Moi, je fais mieux, mais je te juge. Et surtout dans une société aujourd'hui, en 2025, qui essaye d'avancer dans des valeurs d'acceptation de l'autre, etc. Alors oui, arrêtons de juger, acceptons les autres dans leurs différences, mais ne mitraillons pas les gens qui font des erreurs. Et justement, essayons de les guider en disant, on va avoir la conversation, on peut en parler. Qu'est-ce que tu penses ? Qu'est-ce qui te fait penser ça ? Comment tu te sens quand tu la poses ? Parce qu'en fait, on se...
- Speaker #1
On ne sait pas s'intéresser aux autres, vraiment.
- Speaker #0
Oui, et puis en fait, dans une logique d'acceptation de l'autre en 2025, universelle, et au final qui est très vendeuse, on vient à ne pas être les autres aussi.
- Speaker #1
Oui, oui, oui.
- Speaker #0
Genre, guys, en fait, battez-vous pour vos valeurs, mais ne détestez pas ceux qui ne les ont pas. Alors, ça ne veut pas dire approuver ce que font les autres.
- Speaker #1
Tu peux accepter et ne pas être d'accord.
- Speaker #0
Exactement. Mais est-ce que de là à juger, à rabaisser et à... complètement déshumanisé l'autre. Je ne suis pas forcément d'accord et je me dis en fait, on continue la boucle du coup et c'est dommage.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
j'essaye de plus aujourd'hui, face aux gens qui n'ont pas les mêmes avis que moi sur telle ou telle chose, d'être beaucoup moins réactionnaire que ce que je l'étais avant. Et en fait, ça fait du bien. C'est l'économiste de la salive. Tu économises de l'énergie.
- Speaker #1
De l'énergie.
- Speaker #0
Et en fait, tu te dis genre, OK, on va en parler.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et ça ne veut pas dire qu'on va être d'accord à la fin. Ouais. Mais à the end of the day, on est tous les deux humains. Et si tu as ces idées-là aujourd'hui, ça s'explique par A plus B, en fait, que tu as cette haine de l'autre, etc.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
c'est ça. Mais tu as la haine des autres, je ne vais pas te rajouter la mienne encore plus. Ouais, c'est ça. En fait, du coup, après...
- Speaker #1
Convaincre.
- Speaker #0
Comment alors ?
- Speaker #1
Mais si tu cherches à convaincre l'autre de ton point de vue, c'est que tu doutes.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Tu sais quelque chose profondément toi, pourquoi est-ce que tu as besoin ? Ça,
- Speaker #0
tu m'as appris ça. Oui. Depuis que je me la ferme. Mais c'est vrai. Toi, moi,
- Speaker #1
je me dis, je crois aux faits. Ça m'arrive parfois, franchement. Je suis dans la nature, je fais des trucs, mais tu me fais un peu de folle.
- Speaker #0
Ça, j'avais vu ce poste avant de faire la thérapie. Comment tu veux pas que je me dis, je vais aller voir cette fille, je crois aux faits.
- Speaker #1
Oui, mais au final,
- Speaker #0
tu es venue. Je dis, elle croit aux faits, putain de merde. Je suis venue quand même. Tout le monde est venu. Ma sœur. C'est terrible. et qui plus est je sais pas si il fallait dire ça non non non et en vrai ça n'a aucune importance tes croyances sont les tiennes j'ignore si je les partage ou pas aujourd'hui et je me dis en fait à quoi bon parce qu'à un moment donné toi et moi en tant qu'être humain au delà à travers la thérapie, mais aussi au-delà de la thérapie, et juste d'humain à humain, de cœur à cœur, on a un centre commun. On a des conversations communes qui font que, boum, à un moment, il se passe un truc, il se passe une connexion, et il y a un rapprochement émotionnel. Il se passe quelque chose. Donc en vrai, est-ce qu'on a vraiment besoin de se mettre d'accord sur le fait qu'on croit au fait ou pas ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Je ne pense pas. Puis tu vois, comme là, on fait là, le prendre avec humour. Je pense que quand j'ai vu que tu croyais aux fées, c'était chaud, tu vois. Je ne sais toujours pas si j'y crois. Peut-être que j'y crois. Quand j'étais petit, je croyais aux fées, tu vois. À quel moment j'avais des fées ?
- Speaker #1
C'est ça la vraie question qu'il peut se poser. Quand tu étais petit, tu croyais à des trucs de tarés.
- Speaker #0
Et ça me faisait tellement de bien.
- Speaker #1
Ben ouais.
- Speaker #0
Mais justement, toi, en tant que thérapeute, mais aussi... en tant que Juliette, est-ce qu'il y a des sujets aujourd'hui sur lesquels tu es en galère ? Par exemple, je sais que tu t'es pas mal exprimé sur le fait que tu t'agrandis avec des TCA, etc. Je sais que ce n'est pas un parcours facile pour les gens qui ont eu ça, ce genre de symptômes-là, et qui aussi l'ont dépassé à un certain moment. Quel est, toi, aujourd'hui, déjà... Est-ce qu'il y a des zones encore... Un peu de noirceur. Tu sais, dans l'âme délivrée, le livre que tu m'as conseillé, il dit ça, il dit le... Attends, je vais noter. Il dit, ce que nous appelons noirceur n'est qu'en fait un obstacle à la lumière.
- Speaker #1
Oui. Donc, c'est trop et ça coule.
- Speaker #0
Et je me dis, est-ce que toi, aujourd'hui, tu as encore des obstacles à la lumière, premièrement ? Oui. Et est-ce que, deuxièmement, tu serais OK de me dire quel est ton rapport aujourd'hui, justement, à la nourriture, par exemple ?
- Speaker #1
nourriture ça va maintenant ok tu sens que ça c'est un truc que t'as réussi à c'est plus insulé ou avoir des bribes mais parce que ça va être la semaine avant mes règles où je sais que je vais avoir des fringales supplémentaires ou l'hiver je sais que il y a un paquet de chocobons dans le tiroir j'ai 10 chocobons dans la journée mais je suis pas en train de me peser à la fin de la journée je suis beaucoup plus en paix parce que je pense que aussi toutes mes crises d'eczéma ça m'a beaucoup aidé à A voir que mon corps est juste une enveloppe. Et que ce n'est pas moi. Et en fait, ça m'a vachement aidée aussi sur cette apparence physique, etc. J'ai à voir un peu ça parfois au début de l'été, où j'ai quand même envie d'être un peu plus fit, ou un peu plus ferme.
- Speaker #0
Puisqu'il y a ce retour aussi à méditer dans la société,
- Speaker #1
etc. Mais je m'observe, je me vois. Je me vois là-dedans de... Attends, pourquoi tu fais ça ? Qu'est-ce que tu cherches ? Et du coup... Je remets du sens dans ma démarche. Du coup, soit après, je reviens au sport parce que ça me fait vraiment plaisir, soit en fait, tu vois, je lâche. Oui,
- Speaker #0
soit tu laisses tomber. Oui, la locomotive, mais peut-être moins de... S'arrête peut-être plus vite.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Avant que ça tourne en mode hamster dans ta tête. En fait,
- Speaker #1
je mets de la conscience de plus en plus rapidement.
- Speaker #0
Oui, OK.
- Speaker #1
Je m'observe, je me vois vraiment. C'est ça. Parfois, je m'entends parler.
- Speaker #0
Bien sûr. Oui, oui. En fait, je pense qu'en rapportant ma conscience, et c'est ce qu'il explique dans le livre, tu vois.
- Speaker #1
Oui, il en parle trop bien. Ah,
- Speaker #0
mais c'est incroyable. Mais tu ne peux pas, tu vois... Donc, si jamais les personnes écoutent le podcast, ils se disent, l'âme délivrée, trop cool. Trop cool. Mais moi, je l'ai lu deux fois, technique. Et tu te dis, au début, moi, j'étais en mode... En fait, j'étais tellement inconscient de moi-même. J'étais en mode, je ne comprends pas ce qu'il veut dire. Genre, juste, OK, me dites, OK. Après, je ne sais pas, tu arrives à... Au plus, tu es conscient, au plus, tu comprends la conscience. Et encore une fois, je suis loin, loin, loin d'être conscient à 100%. Je ne serai certainement jamais. Mais au plus, je suis familiarisé à ça, au plus, le livre devient agréable à lire et beaucoup plus ludique aussi parce qu'au début, c'est un peu... Oui,
- Speaker #1
ça se dévoile un peu plus. C'est compliqué, oui. Tu sais, je ne sais pas, tu le relirais, tu le comprendrais différemment.
- Speaker #0
Il faut le faire comme ça, le religner, faire des fiches et tout.
- Speaker #1
Mais après, c'est pareil, du coup, je vais ficher des passages qui me semblent importants, mais ça se trouve, j'en oublie d'autres qui en sont, tu vois, beaucoup d'informations et que je comprendrais peut-être ce tournage de deux ans, je te dirais. Putain, mais c'est ça qu'il voulait dire et je me tilte pas,
- Speaker #0
tu vois, à l'époque.
- Speaker #1
Et ça, quand ça me le fait, j'adore parce que du coup, je me sens humble, tu vois. Putain, je suis encore en apprentissage. Si tu me demandais aujourd'hui mon plus gros point noir, ce serait ma relation à l'argent.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Vraiment, je l'ai laissé traîner pendant un bon bout de temps. Et là, je me rends compte que, en fait, ça vient vraiment toucher ma foi. Et cette idée de partenaire supérieur avec l'univers.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Plus. t'es connecté à toi et plus tu sais que t'as cette foi inébranlable du coup tu sais que la vie elle est tout le temps avec toi, c'est pas genre toi qui fais un truc mal c'est comment est-ce que tu loues avec la vie et en fait l'argent je l'ai remarqué vraiment c'était c'est très difficile pour moi et là aujourd'hui par exemple est-ce que concrètement du coup pour
- Speaker #0
moi que je le comprenne et que la personne qui écoute ce podcast comprenne, concrètement ça se manifeste comment ta relation à la plus aujourd'hui par exemple Merci.
- Speaker #1
je vais dire que j'ai pas d'argent pour payer des trucs etc ou des potes et tout et je sais que pendant longtemps j'ai été perçue comme une radine ok c'était terrifiant pour moi de dépenser mais j'ai de l'argent de côté j'ai de l'argent de côté parce que j'ai besoin de ce Ce matelas, j'ai besoin de cette sécurité.
- Speaker #0
Ça te sécurise.
- Speaker #1
Parce que j'ai tellement... Justement, en étant introvertie, j'ai tellement grandi en étant seule que je pouvais difficilement compter sur l'extérieur et que je ne pouvais que compter sur moi-même. Et du coup, l'argent est vraiment devenu mon... S'il y a le moindre souci, c'est bon. Je n'aurai pas besoin de dépendre de quelqu'un d'autre. Du coup, je n'aurai pas de compte à rendre. Je coupe de tout lien possible. Et en fait, je me rends compte que aujourd'hui, ça a été ma survie pendant longtemps. Ça m'a aidée. Et en fait, là, j'arrive vraiment à le... au point de... Il faut arrêter. En fait, parce que en coupant du lien aux autres, en faisant pas confiance, en étant peur, tu vois, que je me retrouve seule et qu'on me punisse aussi, tu vois. Du coup, je me coupe aussi de l'univers. Parce que,
- Speaker #0
par exemple, sur le fait, qu'est-ce qui va t'handicaper aujourd'hui ? Est-ce que, du coup, c'est le fait de dépenser qui te fait peur ? Est-ce que, du coup, au contraire, tu économises compulsivement ? Moi,
- Speaker #1
j'économise au max.
- Speaker #0
T'économises au max.
- Speaker #1
par peur ouais et après c'est aussi toi j'ai un projet dans ma tête donc je me dis c'est pour ça ok ça n'empêche que toi si vraiment t'as une foi inébranlable ouais en fait demain tu peux rencontrer un mec qui te dit j'ai de l'argent trop ou alors tiens j'ai hérité de ça ou
- Speaker #0
d'un coup avoir un super projet professionnel qui va au supermarché tout est possible mais du coup c'est un peu double entrée pour toi parce que si t'économises par peur du coup parce que ça te sécurise etc et ça je le comprends donc là c'est vraiment une action que tu fais par peur mais si derrière tu économises aussi pour un projet qui émane de ton coeur c'est aussi par amour, tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
pendant longtemps c'était par peur, j'avais pas de projet maintenant il y a ce projet de coeur et du coup j'essaie beaucoup plus de me chiller je fais ce qu'il faut à côté aussi pour être accompagnée par rapport à ça et nous on fait de sécurité beaucoup trop dans mon coeur après je vois que ça évolue Ouais. Mais euh... Mais même dans mon couple, l'argent, nous, c'est le sujet qui va cristalliser toutes nos blessures. C'est pas l'infidélité, c'est pas la confiance, l'argent.
- Speaker #0
Mais tu sais, c'est fou parce que quand j'ai fait une séance avec Fabienne, il faut savoir que quand Juliette ne sait plus quoi faire avec moi, elle me dit, va voir ma thérapeute. Et du coup, des fois, c'est rigolo parce que je suis au taf. Et je lui dis, après, on a rendez-vous avec la thérapeute de ma thérapeute. Les gens, ils vont se dire, mais lui, il va mal, le gars. En gros, une fois, I'm OK. Je me rends OK avec ça.
- Speaker #1
C'est savoir où est-ce que tu sais que tu es bon. Et puis, quand il y a des fois où ça dépasse tes compétences, il faut savoir déléguer.
- Speaker #0
C'est ça qui est génial avec toi. C'est qu'en fait, à combien j'aurais économisé de science dans ma vie si un psy, à un moment, m'avait dit « Attends, ce sujet-là, je ne suis pas au max, mais va voir cette personne. » Comme un spécialiste, en vrai. Tu as un cancer, tu vas chez le cancérologue. Tu ne vas pas chez un dermatologue. Ce n'est pas rien à voir. En fait, elle parlait de ça. Elle me dit, première question qu'elle me pose, elle me dit, ça va avec Thomas au niveau de l'argent et tout ? Et en fait, moi, non sujet. Vraiment, je me dis, ben ouais et tout. Je me dis, mais trop bizarre, pourquoi elle me pose cette question et tout ? Mais première question. Elle me dit, je te la pose parce que chez beaucoup de couples, en fait, c'est un sujet de cristallisation, de dispute, de cœur, voilà. Et du coup, ça m'intéresse de savoir, genre, qu'est-ce que, justement, t'allais dire, qu'est-ce qui, toi, Merci. À quel point ça peut cristalliser ta relation avec Rousse ?
- Speaker #1
Je réfléchis par quel point le prendre. C'est marrant parce que tu vois, c'est vrai, l'autre jour je me disais, on n'a vraiment aucun problème de confiance, de fidélité, etc. Vraiment, ça c'est un non-sujet. Mais en fait, l'argent a cristallisé le partenariat. Comment est-ce que tu fais confiance à ton partenaire ? Comment est-ce que tu apprends à le soutenir sans attendre forcément à ce qu'il soit là en retour pour toi, sans qu'il fasse des efforts pour toi ? En fait, l'argent est vraiment la porte d'entrée pour déconstruire une espèce d'amour conditionnel. Ah ouais, C'est à toi de gérer, c'est à toi de faire ci, c'est à toi de faire ça. Et moi, je dis à moi, c'est bon, je fais assez. Alors qu'en fait, c'était que des trucs que moi, je devais déconstruire.
- Speaker #0
Bien sûr, ouais. Et c'est fois qu'elle, moi, on met la responsabilité sur l'autre à ce moment-là.
- Speaker #1
Et ça, ça prend du temps. Mais c'est à cause de ça, tu vois, que j'ai eu la crise d'eczéma. J'ai tenu, j'ai tenu. Et en fait, au bout d'un moment, je suis séance avec Fabienne. Et j'éclate en pleurs. Mais genre, j'ai pleuré pendant une heure en boule dans mon lit.
- Speaker #0
Ouais, gros sujet.
- Speaker #1
Le lendemain, je commence à avoir l'eczéma qui arrive sur mon visage. J'étais en mode, putain, j'ai chié. Et puis là, c'était parti après pour trois mois.
- Speaker #0
C'est fou l'instantanéité du truc. Tu lâches ton truc.
- Speaker #1
Ouais, direct.
- Speaker #0
T'as besoin d'un coup de pouce. Ouais. tu vas voir Fabienne, tu le verbalises, tu l'émotionalises, tu le ressens, et boum.
- Speaker #1
T'as un timing, mais tu vois, pareil, on s'est pris la tête. Juste, il y a deux jours avec Ous, c'était l'histoire de Lily. Je me fais un décodage. C'est la première fois que ça m'arrive, tu vois, ça fait presque deux ans et demi que j'ai vraiment cette approche où la personne a gagné en conscience et tout. Je me fais mon décoder alors que d'habitude j'arrive pas à le faire. Je tombe sur mon besoin et là, l'émotion qui sort direct alors que ça me grattait. Tu vois, j'étais en démangeaisons. D'un coup, je décode et là, je sens que ça commence dans mon corps à sortir. Ça s'apaisait, ouais. C'est génial.
- Speaker #0
Et c'est génial le... parfois du coup sur certains sujets parce que j'imagine que c'est pas aussi fluide comme ça sur tous les sujets mais que tu aperçois aussi la capacité que tu as de directement venir genre calmer un truc quoi putain et en fait si on apprenait ça à le faire tellement plus tôt on se débarrasserait tellement de moments gâchés à ruminer ou avoir des symptômes etc mais tu vois par rapport à l'argent j'espère que tu sens du coup que toi tu sens que ça ne devienne plus nous en toi.
- Speaker #1
Oui, largement. Tu vois, hier, par exemple, Lily qui se coince la patte, depuis que c'était mon chat.
- Speaker #0
Oui. Oui, non. Ne guette.
- Speaker #1
Du coup, vétérinaire, obligé. Qui dit vétérinaire, dit...
- Speaker #0
Qui s'emballe.
- Speaker #1
Heureusement, c'était moi. Genre, je crois que j'en ai eu pour 168 au total. Et tu vois, j'étais dans la salle d'attente, elle est partie lui faire sa radio. Je sens, tu vois, moi, le... putain fais chier et là je me dis toi pareil prise de conscience attends attends qu'est-ce qu'il se passe donc là t'es en résistance ça va pas ferme les yeux ouvre ton coeur fais confiance à la vie tu sentais que c'était une résistance déjà à l'argent à ce moment là parce
- Speaker #0
que je pensais aussi à Lily et son problème évidemment mais est-ce que tu sentais de putain ça va me coûter combien et puis
- Speaker #1
Ous l'avait déjà aussi un peu verbalisé parce qu'il me disait « Oh, mais ça va, tu vois, c'est pas grave. » Toi, tout de suite, tu minimises.
- Speaker #0
Oui, alors que pour toi, c'est tellement douloureux de te dire « Putain, il y a 200 balles qui vont partir. » Et en fait, quand une personne qui va écouter va dire « Non, mais n'importe quoi. » En fait... encore une fois chacun de ces sujets ça pourrait être 20 balles que ce serait douloureux pour toi autant enfin si c'est ton sujet c'est ton sujet et puis il y en a qui vont aborder des sujets où moi ce serait un non sujet et je serais en mode oui bien sûr et te toucherait à toi bien sûr et du coup comment tu gères dans la salle d'attente ça ?
- Speaker #1
j'ai fermé les yeux j'ai ouvert mon coeur et là j'ai vraiment j'ai arrêté de me dire que je suis tout seul que je dois tout porter etc en ouvrant mon coeur j'ai senti une connexion autre et je me suis connectée aussi vraiment Et en fait, je me suis dit, je ne suis pas toute seule. Je ne suis pas toute seule, cet argent-là, en fait, c'est trop fou.
- Speaker #0
Ok, je l'ai. Tant mieux,
- Speaker #1
et je me suis remerciée de l'avoir eu. Bien sûr, ouais. Du coup, je me suis aussi remerciée. C'est con, mais dans un laps de temps, je me remercie de tous les efforts que j'ai faits, toutes les peurs que j'ai dépassées pour en être là où j'en suis aujourd'hui. Ouais, bien sûr. Je dis, putain, mais meuf, tu te rends compte ? Tu as les moyens, donc remercie-toi, et c'est trop bien. Et puis, oui, c'est de l'argent qui est dépensé, mais ce n'est pas grave.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
En fait, si vraiment ta foi en toi et ta foi en la vie, ça reviendra sous une forme ou sur l'autre.
- Speaker #0
Bien sûr, ouais,
- Speaker #1
Et moi, c'est vachement le truc que je décide, que je bosse en ce moment, tu vois, le côté partenaire supérieur.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Je ne suis pas sur toi, mais c'est vrai. Et c'est une réalité, en fait.
- Speaker #0
Ça, c'est trop cool, en fait, de pouvoir se rapprocher à ça.
- Speaker #1
Mais tous les moments de galère que tu as eus, toutes les fois où tu as eu des moments, trop random.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
L'autre jour, j'étais au balai avec une pote, la vitre de la fenêtre ne monte pas, j'étais en panique parce que j'étais un cassausse. Pour le tourner dans le parking, en plus en Espagne c'est des trois voies, donc je me mets sur la gauche, je me mets à droite et puis je dois retourner sur la gauche. Donc j'ai rendu ouf. Ouais,
- Speaker #0
t'étais en mode.
- Speaker #1
Donc j'étais déjà un peu en taquicardie pendant le parking. La fenêtre qui ne monte pas et j'étais en mode putain vite vite. Et là, personne dans le parking, un mec qui passe, biscotto comme as. Vous voulez de l'aide les filles ? J'étais en mode.
- Speaker #0
Ah,
- Speaker #1
les joueurs ! Mais tu sais, c'est des petits moments comme ça.
- Speaker #0
Je suis pas toute seule.
- Speaker #1
Et du coup, j'ai nourri vachement. Je n'ai jamais été toute seule.
- Speaker #0
Non, mais carrément. Et je pense que, encore une fois, quand tu le vis plusieurs fois sur des trucs minimes, la vie, le style.
- Speaker #1
Mais tu dois le voir.
- Speaker #0
Tu dois le voir. Et une fois que tu le vois, tu te dis, attends, là, je suis en train de paniquer, mais en fait, derrière, ça va aller. On est ensemble. Tu vas recevoir de l'aide. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
En fait, ok, je comprends un peu plus comment ça fonctionne. Et c'est ça, plus qui, au bout d'un moment, t'aide aussi à remplir ton vase. T'as pris le goût, mais jamais ça va se remplir d'un coup.
- Speaker #0
Bien sûr. C'est cette idée de foi que tu m'as aussi apprise. Parce qu'en fait, ce n'était pas du tout un truc que j'étais familier avant, tu vois. De croire. Non, ce n'est même pas croire. C'est de savoir. Là, c'est la merde. J'ai les deux pieds dans la merde. Mie. Et encore une fois, chacun sa merde. Tu peux avoir les deux pieds dans la merde... On peut continuer un peu la balade. Tu peux avoir les deux pieds dans la merde en mode...
- Speaker #1
en mode il t'est arrivé un truc avec ta vitre ou alors avoir une galère hyper émotionnelle encore une fois chacun ses galères ça va être plusieurs en fait ça dépend de la sensibilité de chacun tant à comprise par rapport à ça mais Juliette c'est rien c'est important pour moi de
- Speaker #0
savoir que quand t'as les deux pieds dans la merde de savoir que ça va aller mais tu vois
- Speaker #1
Pardon, vas-y.
- Speaker #0
Moi, de savoir juste qu'il y a... Moi, j'appelle ça la vie ou l'univers, parfois. Chacun trouve un peu son nom. De savoir qu'au plus profond de soi, ce n'est pas savoir mentalement, c'est savoir vraiment que ça va le faire. Et boum, après, tu as des méga surprises. On met un mec hyper musclé qui vient t'aider avec ta vitre. C'est trop génial d'avoir ces mini exemples comme ça.
- Speaker #1
J'en ai plein maintenant. Mais tu vois, en fait, pour moi, la thérapie, c'est comment est-ce que tu retrouves ta foi c'est comment est-ce que tu retrouves ta foi en l'humanité oui c'est ça on parle de spiritualité mais on s'est pas dit c'est quoi pour toi la spiritualité pour
- Speaker #0
moi on s'est pas demandé le mutualité par exemple tu mets quoi derrière la spiritualité moi c'est ça c'est cool qu'on l'aborde maintenant parce que je me dirais c'est ça c'est le fait de C'est le fait de savoir que t'es pas tout seul. C'est de savoir qu'il y a une interconnection entre nous tous. Que ce soit entre moi et cet arbre et toi et moi et moi et ma mère.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
De savoir qu'en fait, il y a ce lien. Et le fait de savoir que... Que ouais, que... Je sais pas.
- Speaker #1
T'imagines, en fait, un jour, c'est Fabienne aussi qui me dit « Imagine, demain, tu vis dans un monde où tous les êtres humains ont des valeurs humaines. » incroyable qu'au niveau de l'être. Tout le monde est dans le respect, dans l'écoute, etc. Est-ce que tu aurais toujours aussi peur ?
- Speaker #0
Bien sûr que non.
- Speaker #1
Il n'y aurait aucun pression.
- Speaker #0
Tu serais à poil en train de courir sur ce mur. Tu vois ? Non, mais c'est ça qui est incroyable.
- Speaker #1
Et si, en fait, le monde était comme ça, est-ce que tu serais toujours pareil ? Bien sûr que non.
- Speaker #0
Bien sûr, c'est comment ? Bien sûr, c'est à retrouver.
- Speaker #1
mais on y tend on y tend même si on se perd au final on y tend plus que la génération de nos parents y tendaient putain ouais et nos grands-parents etc putain c'est clair non non c'est sûr ok
- Speaker #0
trop bien ces sujets j'adore parler de ça ça fait du bien et j'espère vraiment que tu vois quand j'ai l'idée de faire ce podcast en fait j'ai vraiment envie de me dire que tous les petits sujets qu'on aborde comme ça tu vois là ouais Merci. On parle une heure et demie, mais tu vois, de me dire putain, voilà, tant ça va faire du bien à quelqu'un et se dire qu'en fait, ensemble, on avance et tu vois, en déconstruisant certains concepts et en parlant de choses que nous, on vit aussi de l'intérieur en mode, ouais, là, je galère et là, c'est dur pour moi, etc. Et en fait, aussi avoir la vulnérabilité de se l'avouer entre nous, ça nous fait tellement avancer, tu vois. Merci. C'est par ces espaces-là, en fait, je trouve que, que ce soit un podcast ou des conversations avec nos potes ou avec des inconnus parfois, qu'on avance et qu'on se... Et justement, qu'on retrouve ces valeurs humaines entre nous, tu vois, de pouvoir regarder quelqu'un dans les yeux demain et lui dire « ça va pas » . Tu vois ? Avant-dernière question, est-ce que tu as une croyance que tu as complètement remise en question ? Tu te dis genre « putain, j'ai été conne, penser comme ça » .
- Speaker #1
La communication.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Communication, et c'est un sujet qui revient souvent en séance. Je trouve qu'on se ferme hyper vite à la communication. On croit que ça doit tout le temps être dans les deux sens. On ne comprend pas que ça part juste de soi au tout départ. Il y a une personne qui doit initier cette vulnérabilité et cette démarche de « je le fais pour moi, par amour pour moi » . J'ai envie d'être cette personne qui est vraie, qui est vulnérable, qui nourrit ce lien à l'autre sans attendre que l'autre soit disposé et envie de l'écouter sans attendre que l'autre ait à être d'accord avec toi une démarche totalement désintéressée parce que tu le fais pour toi à la base et vraiment encore une fois par amour pour toi et je trouve que ça au début théoriquement c'est déjà très compliqué à intégrer parce que moi à chaque fois les gens me disent oui mais je lui ai déjà dit de cette manière là et ça a rien fait Non mais tu te rends pas compte, c'est beaucoup trop compliqué, et puis vraiment c'est... Le dérouler. Et je comprends parce que c'est terrifiant d'être vrai, de partager un peu ton cœur, etc. Déjà, de savoir mettre des mots sur ce qui se passe en toi, c'est dur aussi. Et par expérience, je me rends compte que plus je suis vraie, plus je suis vulnérable, plus vraiment je parle à partir de l'espace de mon cœur, plus mes relations évoluent dessus. Et ça s'apaise aussi. Rien à voir.
- Speaker #0
En fait, je trouve que la personne en face de toi, si elle voit que tu n'as pas de barrière et que tu as baissé tes armes déjà, Bon. elle n'aura plus que les siennes abaissées, tu vois. Et au moins, tu vas pouvoir lui offrir l'espace et l'opportunité de le faire. Elle le fait, elle ne le fait pas. Et c'est ce que tu parlais là, tu vois, en mode, du coup, être désintéressée aussi dans sa démarche, ne pas attendre d'elle qu'elle s'ouvre, qu'elle se comprenne, etc. Mais le faire, ça lui offre aussi l'opportunité. Après, c'est sa responsabilité que de choisir, tu vois.
- Speaker #1
Tu vois, ne pas sous-estimer la petite graine. Même dans mon cours, c'est pareil. Écoute, il y a plein de fois où j'étais vraie. Et puis bon, ça n'est pas forcément les deux sens. Lui, il ne pouvait pas, il ne savait pas, peu importe. Avec ma mère, pareil, tu vois.
- Speaker #0
Bien sûr, ouais.
- Speaker #1
J'ai eu plein de conversations avec elle où je lui disais des choses vraies. Et puis bon, au début, ce n'est pas forcément pris, tu vois. Ça ne prend pas. Et puis, petit à petit, quelque chose n'a pas été en mode. Putain, mais je n'ai pas forcé, je n'ai pas calculé, je n'ai pas fait le truc. Je ne sais pas comment le faire.
- Speaker #0
Oui, tu l'as fait parce qu'au moment où tu avais besoin de cette ouverture-là, de dire quelque chose à l'autre, d'avouer quelque chose, d'être vrai. Après, ça prend quand ça prend dans l'espace de l'autre. On peut finir la balade par là. En vrai, ça, c'est cool.
- Speaker #1
Je trouve que c'est un sujet... Comme la CNV, ce n'est pas des règles à suivre.
- Speaker #0
Oui, communication non-violente. Non, t'inquiète.
- Speaker #1
Ce n'est pas des règles à suivre. C'est pareil. C'est comment tu ressens ce qui se passe dans ton cœur et c'est comment tu le partages. Si tu le fais avec des règles, c'est... Tu communiques encore dans la peur, finalement. Il faut que ce soit bien fait pour avoir le résultat, finalement, que j'espère aussi obtenir. En tout cas, tu vas aussi récolter l'énergie que tu mets dans ta communication.
- Speaker #0
Ah oui, c'est donnant-donnant, en fait.
- Speaker #1
Non, mais c'est ça... Tu te confiances petit à petit, tu vois, avec le temps sur ce sujet.
- Speaker #0
Ouais. Non mais c'est ça je pense qu'il faut retenir de ce que tu dis de franchement planter vos graines les gars quoi tu vois genre dites les choses quand vous sentez le besoin de les dire avouez-vous vaincu quand il faut le faire
- Speaker #1
Tu le vois ça aussi ? Ah je le vois de ouf en fait dans ma vie je veux dire d'être plus vulnérable dans ma communication Dans ta communication genre ce truc où tu le fais à partir de toi
- Speaker #0
Ouais, ah pour moi Ah ouais En mode des fois de dire, là je te dis que là ça me fait mal, là j'ai besoin de ça, voilà comment je me sens. Et de savoir aussi qu'en face de moi, déjà de savoir qui j'ai en face de moi. Et ça fait beaucoup ça avec les parents, des fois on attend nos parents qui d'un coup nous rassurent, ou soient là pour nous, etc. Quand on leur téléphone et qu'on leur dit nos détresses, ou des amis par exemple. Et ça me fait ça aussi avec des amis. Parce qu'ils sont à des moments de leur vie, ils ne peuvent pas répondre à mon besoin à ce moment-là. Mais en fait, avant, je n'étais pas OK en sachant. Ouais, on est potes, tu devrais me rassurer. Elle n'est pas dispo là. Ou il n'est pas dispo. Et avec Thomas aussi, parfois, des fois, je le fais chier toute la journée à mes angoisses. Il y a des moments où il ne peut pas répondre à ça. Et en fait, à quel moment je devrais lui en vouloir qu'il ne puisse pas répondre ? En fait, je le dis parce que j'ai besoin de le partager à ce moment-là. J'ai besoin de te dire qu'en fait, ce soir, je ne serai pas au max.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
et que je ne serai peut-être pas dans la meilleure des communications avec toi et que je vais peut-être être un peu renfermé, mais je n'attends pas de toi que tu viennes démembrer tout ça avec moi. Je te le dis parce que ce serait horrible d'attendre derrière l'autre. C'est double peine du coup, c'est l'enfer. J'ai une dernière question et je vais toujours finir mon podcast comme ça. Là, derrière toi, on est là, on parle face à la cam. Et à nos micros et tout, on est entre nous. Mais en fait, derrière ça, il y a forcément une personne qui est sur son canapé ou dans sa voiture et qui en galère. Ça ne va pas. Ça ne va pas. C'est genre moi, il y a six mois, où je suis en train d'écouter les podcasts de Jay Shelley et je n'arrive pas à me lever de mon canapé. Je suis là, j'essaye de prendre le truc comme je peux. C'est par là. Et à la fin du podcast, moi, j'aurais aimé entendre ça. Genre là, il y a quelqu'un qui est en galère émotionnelle derrière la caméra. Est-ce que tu as quelque chose à lui dire ? À cette personne ? Qu'est-ce que tu peux lui dire ? Juste pour lui dire que... ça vaut le coup en fait la vie. Et pas que de la merde.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Tu vois ?
- Speaker #1
Waouh ! J'aurais envie de dire à cette personne que déjà, elle n'est pas toute seule dans sa galère. C'est-à-dire que je pense que la mission de l'humain, enfin de l'âme dans, tu vois, une incarnation humaine, c'est d'alchimiser le plomb en or. Donc c'est d'alchimiser ta souffrance. en in fine quelque chose qui est beau. C'est-à-dire que ça, moi, je pars du principe que peu importe l'échelle, on peut tous avoir cette capacité-là. Après, c'est comment est-ce que tu t'y prends, etc., mais le plus... Je pense que moi, ce qui m'aurait fait du bien, en tout cas à l'époque, quand on me dit que t'es capable, t'es capable d'aller mieux. T'es capable d'aller mieux. Tu vas faire des pratiques qui vont t'aider, tu vas en trouver d'autres qui vont te faire arriver à des impasses où tu vas dire « putain, mais comment je vais m'en sortir ? » Mais au final, il y a toujours un espèce de plan, il y a toujours une espèce de cohérence ou un timing. Oui, en fait, c'est ça. C'est ce qu'on le disait. Et que tout ce que tu vis, tu le comprends. Peut-être pas aujourd'hui, mais tu le comprendras plus tard.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. À la fin, tu te dis « putain, en fait, j'ai galéré, mais en fait, ça avait tellement de sens que je galère à ce moment-là » .
- Speaker #1
Mais quand t'es devant et qu'on te dit ça, moi, je me souviens, ça me rendait ouf. C'est la zone. Mais frère, je ne vais pas bien, c'est horrible. Et on te dit ça, oui, mais tu comprendras plus tard.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et c'est aussi le côté, t'as besoin de croire en toi aussi, tu vois.
- Speaker #0
Bien sûr, ouais.
- Speaker #1
T'as besoin de te dire, t'as besoin d'avoir l'envie. Et moi, c'est ce que je souhaite à n'importe quel être humain.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
avoir l'envie de tomber en amour avec soi-même. D'avoir envie d'apprendre à s'aimer. Je ne suis pas en train de dire que tu dois savoir t'aimer, etc. C'est un apprentissage. C'est ce qu'on a perdu petit à petit.
- Speaker #0
Aussi, oui.
- Speaker #1
Mais juste l'envie de... J'ai envie d'être un partenaire ou une partenaire pour moi-même avec qui j'ai plaisir à passer du temps, avec qui j'ai plaisir à m'écouter, à me ressentir. à m'accueillir dans ma vulnéralité, dans mes peurs, dans mes envies, dans mes rêves. Juste avoir cette envie de... Ouais, vas-y, en fait. Et si cette vie-là, finalement, je ne la passais pas à faire de ma relation à moi, tu vois ? Quelque chose de beau où je suis bien avec qui.
- Speaker #0
Ouais, donc en fait, c'est de dire à cette personne qui est peut-être en galère en ce moment qu'en fait, qu'elle est capable.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et que c'est possible. Oui. Surtout d'être bien avec soi.
- Speaker #1
Tu peux aller mieux.
- Speaker #0
Tu peux aller mieux. Bien sûr. OK. Non, mais c'est génial.
- Speaker #1
Je pense que toi et moi, on est quand même...
- Speaker #0
Moi,
- Speaker #1
je suis clair pour ça.
- Speaker #0
Je me dis,
- Speaker #1
ça va mieux,
- Speaker #0
putain.
- Speaker #1
J'étais dans des...
- Speaker #0
Comment je disais, quand t'as les deux pieds dans la merde, c'est... Surtout, je pense à un truc que tu m'as bien expliqué. Quand la vague est là, émotionnelle, quand ça va pas du tout, les idées sont noires, l'espoir n'existe plus.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Laisse-toi aller. va dans la vague, vas-y, vas-y, va dans la noirceur vas-y, ça va, c'est pas permanent ça va se calmer et quand ça va se calmer ramène de la conscience sur ce qui s'est passé, viens me voir développe cette curiosité, etc mais c'est sûr que en plus de curiosité et plaisir c'est accepter aussi la vague quand elle est là vivre cette vague dure quand elle est là et pas là, donc trop bien t'es capable et c'est possible d'aller mieux. Je suis trop content de ça, c'est un bon...
- Speaker #1
À toi d'avoir envie d'être son partenaire de vie. Être son partenaire de vie. C'est pas du narcissisme.
- Speaker #0
Non, carrément pas. C'est juste d'accompagner soi.
- Speaker #1
On pourrait penser que c'est du narcissisme. On ne dit pas que tu dois tomber en amour d'une image de toi-même. Non,
- Speaker #0
de qui tu es. De qui tu es vraiment. Et je trouve que c'est là qu'on atteint cette fameuse... meilleure version de toi-même. C'est horrible cette expression que je déteste. Et qu'au final, en fait, on peut quand même... C'est même pas la meilleure version, c'est la version de toi. Tu vois ? Juste cette soie, quoi.
- Speaker #1
Qui est actuelle. Ouais, de ouf, putain. Arrêtez avec ça, là.
- Speaker #0
Ça abousille les cerveaux.
- Speaker #1
Parce qu'elle sera tout le temps meilleure, en vrai.
- Speaker #0
Ah, mais carrément, c'est génial. C'est exponentiel. Et après, tu t'aimes et c'est trop cool.
- Speaker #1
J'ai trop hâte de gâteau au chocolat, d'ailleurs.
- Speaker #0
Ouais, bon. Bon, moi, je crois qu'on va finir sur ça, sur gâteau au chocolat. C'est très bien. Franchement, merci Juliette d'avoir pris ce temps avec moi.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
J'espère que tu as apprécié. C'est cool, je suis trop content. C'est l'essentiel. J'espère que tu as passé un bon moment. Voilà, pour les personnes qui sont derrière la caméra, n'hésitez pas à nous faire vos retours, ce que vous avez pensé de cet épisode, si ça vous a nourri ou pas. D'ailleurs, peut-être que vous ne raisonnerez pas du tout ce qu'on a dit.
- Speaker #1
Et tant mieux,
- Speaker #0
il y a plein de podcasts pour ça. Comme les cours de yoga, après tout. Voilà, donc merci, On va arrêter là. Je pense qu'on peut faire un gros câlin quand même. Merci pour tout. Merci, merci. Faut qu'on t'en a fait ça.