- Speaker #0
Bienvenue dans Wave, les ailes de l'auto. Dans l'automobile, les véritables révolutions ne se cachent plus uniquement sous le capot. Elles prennent forme dans les usines, les ateliers, les bureaux et sur les circuits, grâce à des femmes qui osent, innovent et tracent de nouvelles trajectoires. Pourtant, pendant longtemps, cette filière a été perçue comme un univers très technique et masculin. Ce manque de modèles féminins visibles, alimentés par de nombreuses idées reçues, crée une barrière dès le plus jeune âge. Notre rôle est précisément de casser cette image, car pour se projeter dans un secteur, il faut avant tout pouvoir s'y reconnaître. Dans ce podcast, nous parlons de mixité, d'opportunités, d'avenir. Nous décryptons les métiers en pleine évolution, les compétences essentielles et la manière dont les entreprises pionnières ouvrent concrètement la voie à plus de mixité. Notre ambition ? Vous donner la preuve que, peu importe votre âge, votre histoire ou votre chemin professionnel, si ces femmes l'ont déjà fait, Vous aussi, vous pouvez le faire. Ce milieu est accessible à toutes celles qui souhaitent l'explorer, car oser, c'est déjà avancer. Envie de prendre le volant de votre carrière professionnelle et de contribuer concrètement au changement ? Pour cela, vous pouvez agir tout de suite. Si cette mission vous parle, aidez-nous à grandir. Laissez-nous un avis 5 étoiles et un commentaire sur votre plateforme d'écoute. C'est simple, mais c'est un pas essentiel. Regardez d'où nous venons. Le secteur est passé de 8% à 25% de femmes en quelques années. Alors si nous continuons à nous mobiliser, pourquoi pas viser les 50% ? Votre soutien fait de vous le moteur de cette accélération. Ne manquez rien, abonnez-vous au podcast Wave les ailes de l'auto et rejoignez le mouvement. Nous rayonnons de Paris à Marseille en passant par Lyon et Bordeaux. Alors où que vous soyez, suivez nos actualités et avancez avec nous. Bonjour à tous, bienvenue dans le nouvel épisode de WAVE, donc qu'attend la nouvelle génération ? Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Marion Allard, chargée Business Development Vente Entreprise chez Hyundai. Bonjour Marion, comment tu vas ?
- Speaker #1
Bonjour Sabrina, très bien et toi ?
- Speaker #0
Très bien, merci. Donc Marion, est-ce que tu peux présenter un petit peu ton parcours en quelques minutes ?
- Speaker #1
Bien sûr. Alors d'abord, merci de me recevoir. Donc je m'appelle Marion, j'ai 29 ans et je suis chargée de Business Development Vente Corporate chez Hyundai Motor France. Mon expérience professionnelle dans l'automobile est assez courte, puisque j'occupe ce poste depuis un petit peu plus d'un an. Mais en réalité, j'ai un lien bien plus fort et bien plus ancien avec l'industrie automobile, puisque je suis une grande passionnée depuis bien longtemps. Et j'ai eu la chance de grandir et d'évoluer dans une famille très liée à l'automobile. Côté études, j'ai commencé par un bachelor en entrepreneuriat, puisque à l'époque, je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire. Je m'étais dit que c'était un bon moyen d'avoir une vision sur toutes les facettes de l'entreprise. Puis j'ai continué avec un master. en marketing digital et stratégie commerciale. Pendant ces années d'études supérieures, j'ai eu la chance de réaliser plusieurs stages, dont un qui a bouleversé mon parcours, un stage chez Unimoteur France. Un stage qui s'était très bien déroulé et c'est vrai qu'à la fin de ce stage, je me voyais vraiment continuer dans l'industrie automobile. Bon, en réalité, ce n'est pas vraiment passé comme ça. Ce stage a eu lieu en 2019 et l'année d'après, on la connaît tous. 2020. Oui, malheureusement. Voilà, et donc ça ne s'est pas vraiment passé comme je le voulais. J'ai dû terminer ma deuxième année de master en pleine année Covid. Et en avril 2020, il m'a fait aller chercher un stage, un stage de fin d'études, puis un premier emploi. Ça a été un petit peu plus compliqué que prévu. Je n'ai pas forcément trouvé les opportunités qui m'intéressaient. J'ai donc, enfin, j'ai quand même trouvé un poste, je ne vais pas me plaindre, mais pas exactement dans le secteur qui m'intéressait, dans l'industrie de la mesure. Un poste qui m'a énormément appris. c'est très clair, pour autant c'est vrai que je rêvais de l'industrie automobile et donc j'ai quand même eu la chance d'y retourner quelques années après j'ai vagabondé entre plusieurs entreprises avant et l'année dernière j'étais restée en contact avec mon ancienne manager de stage Isabelle, on s'est recontacté et les planètes se sont alignées un poste s'est libéré génial ! et j'ai pu rejoindre l'une des Motors France l'année dernière
- Speaker #0
Belle opportunité pour toi, puisque c'est arrivé au bon moment. Finalement, tu as renoué avec ton plus grand amour, l'automobile.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Une belle passion, parce que tu l'as dit tout à l'heure, tu as eu la chance de baigner dans cette passion. Je pense que l'automobile, pour toi, c'est une affaire familiale.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus ?
- Speaker #1
Oui. L'automobile a toujours été très présente dans ma vie. C'est une passion qui a été transmise par mes parents. D'un côté, grâce à mon père, qui est un vrai passionné. Je ne sais pas s'il y a un mot plus fort que passionné. psychopilote il organise des ah oui ah oui oui vraiment passionné ah oui c'est un vrai passionné et d'un autre côté par ma mère qui travaille dans l'automobile J'ai plus de 30 ans, je suis un célèbre équipementier, à un poste assez technique en recherche et développement. Et donc en fait j'ai eu la chance de grandir et d'évoluer dans la famille du sport auto. Pour être plus précise, mon père pilote, il pilote depuis de nombreuses années et il a démarré en course de côte. Une course de côte c'est une course, un peu comme un rallye, qui a lieu sur une voie publique fermée, et là où il y a un déliverné important, d'où le nom course de côte. Donc il a démarré en course de côte, à l'époque on allait souvent le voir, du coup notamment à Gisors. puisqu'il est passé pas mal de temps et donc on allait ma soeur, ma mère et moi pour l'encourager donc ça a été une belle partie de mon enfance par la suite il a évolué en circuit sur différents challenges comme la coupe de france des circuits donc avec des courses qui ont lieu au circuit Bugatti au Mans et donc j'y ai passé énormément de temps également en fait j'ai eu la chance de faire beaucoup de circuits avec lui parce que j'ai je me suis pris de passion aussi pour ce sport Pour cet environnement aussi familial. Parce que pour moi, le sport auto, c'est un peu comme une grande famille. J'ai vraiment évolué dans cette famille. On revoit toujours les mêmes gens aux courses. C'est un peu comme tous mes tontons. On les revoit chaque année. À chaque fois, tu les vois. À chaque course. C'est un peu comme une grande famille pour moi. Et donc, j'ai eu la chance de faire plein de petites expériences avec cette grande famille. J'ai appris à conduire sur circuit. J'ai appris à piloter. Parce que pour le coup, ce n'est pas du tout la même chose. J'ai appris à piloter par la suite. J'ai eu la chance de... de découvrir plein de voitures. Alors, pas forcément des voitures de luxe, mais des voitures exceptionnelles, des proto, proto-grac. J'ai eu la chance de conduire ce que j'appelle une toon car, les voitures qui ont servi de démonstration à Disney Studios pour les événements qui avaient des cascades. C'est génial. C'est une sacrée expérience. C'est génial de conduire ça sur le circuit. Et en fait, j'ai eu la chance de faire plein de choses. Donc, c'est vraiment une passion avec laquelle je suis née. que j'ai découvert quand j'avais 5 ans en course de côte et après qui m'a poursuivi depuis tout ce temps.
- Speaker #0
Et quel regard tu avais quand tu voyais ton père ? Est-ce qu'il y a un souvenir qui t'a marqué ? Je ne sais pas, peut-être quand il rentre dans la voiture avant d'être sur les starting blocks ou quand il sortait ou quand il gagnait des courses. Comment tu avais vécu ça ?
- Speaker #1
Alors, il n'a pas aimé ce que je vais dire. Il a tout gagné. Donc, le fait de gagner, ce n'est pas le souvenir qui m'a le plus marqué. Par contre, le fait de faire des bons temps, de voir le nom affiché au circuit Bugatti, donc au Mans, sur le grand panneau Michelin, quand on voit le nom à l'arc, tu me dis, ah, quelle fierté, quoi. Moi, je trouve ça, c'est...
- Speaker #0
Il a tout gagné, là,
- Speaker #1
quand même. Alors, il n'était pas premier, mais il était sur le marché. Ce n'est pas grave. C'est une sacrée fierté.
- Speaker #0
J'imagine.
- Speaker #1
Et il y a un souvenir qui m'a profondément marqué, donc aux intérêts curés au Mans. fin octobre, pour bien mettre dans le contexte parce que du coup il fait froid c'est nuit parce que exactement on avait les qualifs le samedi et donc en fait c'est une course qui a lieu sur plusieurs jours donc généralement c'est vendredi, samedi et dimanche et donc on casse la distribution le samedi enfin ils cassent la distribution le samedi en pleine qualif et donc à l'époque j'avais 16 ans donc j'étais encore relativement jeune c'est vrai que la mécanique j'ai touché de très très très loin Donc je n'avais pas du tout les connaissances. Mais j'ai accompagné quand même, j'étais là sur place, parce que j'adorais l'ambiance, notamment. Et du coup, ce qu'il se passe, ils cassent la distribution, et l'équipe passe une grosse partie de la nuit, vraiment une grosse partie de la nuit, à réparer sa distribution, parce que du coup, les soupapes étaient cassés. Et à réparer ça, et en fait, je m'en rappelle parce que c'est un moment d'entraide. En fait, le sport automobile, oui, c'est de la compétition, oui, c'est du challenge, c'est tout ça. Mais c'est une famille, il y avait tout le monde qui était là. mais on devait être une vingtaine dans le box, être tous en moteur. Enfin, j'ai une photo où il y a genre dix personnes autour du moteur qu'on essayait de réparer. Et en fait, c'est un souvenir qui est fou et que j'adore garder en tête. Donc, je faisais des karaokés à côté. Ça a duré jusqu'à quatre heures du matin à peu près.
- Speaker #0
Vous étiez vraiment du coup engagée autour de ton père pour qu'il réussisse, pour faire ta préparation.
- Speaker #1
Ça aurait été mon père ou n'importe qui d'autre. C'est une vraie famille. En fait, on se soutient les uns les autres. On est là et oui, on veut performer. Oui, on veut passer devant, etc. Mais demain, il n'y en a rien qu'un problème. Et bien, on est là et on aide. J'ai grandi dans cette famille, dans cet amour, cette fraternité. Et c'est des formidables moments que j'ai passés, franchement.
- Speaker #0
Et justement, tu parles d'engagement. Et tu m'avais expliqué aussi que tu étais engagée dans une association. Et je trouve que c'est de plus en plus important de parler du bénévolat parce qu'il y a de moins en moins de gens qui s'engagent dans les associations. Notamment chez Wave, on a besoin de bénévoles sur toutes nos antennes. Est-ce que tu peux un peu nous partager justement cette expérience de bénévole ? Parce que je comprends que l'engagement est très fort, il est très présent dans le sport. et notamment dans toute cette expérience que tu as eue à travers l'accompagnement de voir ton père avec son équipe. Comment toi tu vis le bénévolat ?
- Speaker #1
Alors effectivement je me suis engagée dans une asso. Alors c'est assez particulier puisque mon père a lancé ses propres journées de circuit en 2019 je crois. Donc à l'époque j'étais très jeune. Et je suivis ça de très loin mais je l'accompagnais quand même sur toutes les journées de circuit. et quand j'avais à peu près 16 ans en fait j'ai vu qu'il avait du mal à ramener du monde parce qu'en fait à l'origine il avait créé ses journées pour partager du moment avec ses amis aussi, avec ses amis pilotes donc c'était vraiment un cercle assez fermé puis l'envie est venue de se dire je vais ouvrir à plus de monde il y a plus de gens qui ont l'envie de venir à ses journées donc je vais ouvrir à plus de monde, en fait pour ouvrir à plus de monde il faut se faire connaître, il faut communiquer c'est vrai que les réseaux et mon père, pardon papa mais c'est pas trop son truc Merci. C'est ton talon d'Achille. Voilà, exactement. Puis à l'époque, j'avais 16 ans, donc j'étais en plein dedans. Et je lui dis, écoute, je vais m'en occuper. Donc j'ai commencé à m'engager par ce biais, donc en créant la page Facebook, le site Internet également, parce que je commençais à développer un petit peu. Et donc je suis rentrée dans l'assaut par ce biais-là, de base, pour l'aider en fait, dans un premier temps. Et en fait, j'ai vraiment pris goût. Par la suite, je m'amusais à... Je ne sais pas si c'est mot amusé, mais je rédigeais les documents de briefing. Je participais au briefing sécurité lors des journées circuit. Vraiment, je me suis prise dedans. Et après, j'ai géré les inscriptions, les réglementations, les traders. Parce qu'à un moment donné, quand il y a 80 personnes qui viennent sur un circuit, le midi, on mange quoi ? Il y avait beaucoup de choses à prévoir. Et petit à petit, je suis devenue…
- Speaker #0
Tu es devenue un pilier de l'association. Oui,
- Speaker #1
un pilier de l'association, très clairement. On était deux. Après, on a ouvert à plus de monde. Mais effectivement, au départ, on était deux.
- Speaker #0
Et vous étiez beaucoup de filles ou pas ? Parce que justement, on dit le papa, les amis.
- Speaker #1
Oui, c'est un vrai sujet. Dans le sport auto au global, je ne sais pas. Mais c'est vrai que nous, dans les journées de roulage qu'on faisait, il y avait très peu de femmes. Franchement,
- Speaker #0
1%,
- Speaker #1
2% max.
- Speaker #0
Oui, donc tu l'as reçue aussi, mais elles n'étaient pas nombreuses.
- Speaker #1
Et c'est marrant parce qu'avec ma place un peu de privilégiée, si je peux dire, grâce à mon père, je ne m'en rendais pas compte. parce que je me sentais hyper à ma place à l'époque, mon papa était là je le suivais partout j'étais un peu une privilégiée je ne ressentais pas du tout tu n'avais pas conscience de cet écart de ne pas avoir de femme ça ne t'a pas posé tant de soucis que ça en grandissant et en reprenant les reines de l'assaut quand je voyais les gens qui s'inscrivaient j'ai commencé à me poser des questions J'arrive à la majorité, tu te poses des questions, tu grandis, tu te dis ok, il n'y a vraiment aucune femme. Sur les circuits, il y en avait certaines qui venaient pour accompagner leur conjoint ou leur frère. Je me dis que c'est fou parce qu'elles n'ont pas envie. J'ai fait 8 ans dans l'association, les années sont passées. et puis à un moment donné j'ai commencé aussi à me mettre en tant que... promotrice, si je puis dire, de l'assaut et d'aller voir les gens qui accompagnaient, qui étaient sur le paddock et qui attendaient toute la journée. Je lui ai dit, en fait, vous ne voulez pas tester ? Parce que c'est des journées de roulage, donc en fait, vous pouvez aussi monter en passager, tester et puis, alors pas forcément conduire si ce n'est pas votre voiture, mais au moins monter en passager. Puis il y a des femmes qui m'ont dit, en fait, oui, grave, j'aimerais bien, je peux. Oui, bien vivre l'expérience,
- Speaker #0
eh oui. Ils n'avaient jamais osé quelque part.
- Speaker #1
Exactement, c'est exactement le terme, c'est oser. Elles n'osaient pas et puis elles ne se sentaient pas forcément à leur place. Donc il y en a qui ont commencé en tant que passager. l'année d'après, tu les vois. Et j'ai trouvé ça formidable. Mais c'est vrai qu'il y en avait peu. On commence à en avoir plus. Mais à l'époque, il y en avait peu. Oui,
- Speaker #0
il n'y en avait pas beaucoup. Ça rejoint par rapport à ce que tu nous partages. Justement, Wave, les ailes de l'auto, on est là pour faire évoluer la place des femmes, d'avoir plus de mixité dans la filière de l'automobile et de la mobilité. Et donc, je vais rebondir avec le programme Génération de l'aide auquel tu participes. Comment t'es venue l'idée de participer à ce programme justement ?
- Speaker #1
Alors pour être tout à fait honnête, je ne connaissais pas le programme il y a encore quelques semaines. En fait c'est grâce à une connaissance, Myra. Myra si tu passes par là.
- Speaker #0
Myra notre sauveuse. Exactement.
- Speaker #1
Qui est bénévole au sein de cette association. Et en fait que j'avais rencontré à l'époque en 2019 chez Hyundai notamment. Et en fait elle m'a parlé de l'association. Et je me suis dit en fait go. hyper intéressant mais voilà je connaissais pas du tout je me suis inscrite et j'ai intégré le programme de mentoring gen z et voilà ça fait quelques semaines maintenant je crois que ça a démarré le 11 février donc c'est très récent quand même mais ouais J'ai intégré ce programme grâce à Mira.
- Speaker #0
Génial. Et du coup, tu as participé à la soirée qui avait eu lieu, je crois, chez Neubauer.
- Speaker #1
Exactement. C'était la soirée de lancement du programme, là où j'ai pu découvrir mon mentor. Et moi, c'était une superbe soirée. Et j'ai rencontré aussi beaucoup de personnes comme moi, de jeunes femmes. Alors, il n'y avait pas que des jeunes femmes, il y avait aussi des hommes. Mais voilà, qui avaient envie d'apprendre, de découvrir. Et c'était hyper passionnant.
- Speaker #0
Ça t'a donné vraiment envie d'avoir un mentor. Parce que tu as participé à l'événement, tu as pris des informations. Et en quoi consiste alors le programme ? Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus ? Et qui est ta mentor, si tu peux nous dire ?
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Ce n'est pas un secret.
- Speaker #1
Non, ce n'est pas un secret. Je ne pense pas. Je ne lui ai pas demandé, mais normalement, elle ne m'en voudra pas. Donc, elle s'appelle Doria. Et alors, le programme, pour le coup, est encore très récent, comme je le disais, parce que ça fait un peu plus d'un mois. Et en un mois, en fait, j'ai eu... qu'un seul vrai échange avec Doria. Donc, je n'ai pas beaucoup de recul. Pour autant, ce que je peux déjà dire, c'est qu'avec le premier échange que j'ai eu avec elle, qui date de lundi, en fait, cet échange, il a été extrêmement précieux. Et l'idée du programme, c'est assez simple, c'est d'être accompagnée par une personne plus expérimentée de l'industrie, avec des rendez-vous réguliers, je crois que c'est un par un mois, pour échanger, poser ses questions et prendre du recul sur son parcours. Et lors de notre première rencontre, on a beaucoup parlé de trajectoire professionnelle, mais aussi de doute. Et ce qui m'a frappée, c'est que je me suis rendue compte, en fait, quand je lui ai exposé mes doutes, elle me disait qu'en fait, à l'époque, quand elle avait mon âge, en fait, elle avait les mêmes. Et c'est marrant de se retrouver en quelqu'un qui a énormément évolué, qui aujourd'hui, en fait, qui a un super parcours, qui est impressionnante.
- Speaker #0
Oui, c'est une super femme. Je me suis dit,
- Speaker #1
en fait, on est d'accord. Je me dis, ok, en fait, elle était un peu frais comme moi à l'époque. Bon, je ne vais pas dire que je pourrais lui ressembler, mais ça donne une idée de là où on peut aller. Bien sûr.
- Speaker #0
Et pourquoi pas même.
- Speaker #1
Oui, c'est hyper inspirant.
- Speaker #0
Ça t'a rassurée quelque part d'entendre qu'il y a eu d'autres femmes qui ont des carrières et qui ont eu aussi ces moments un peu de questionnement, de doute comme toi. Et du coup, ça t'a rassurée d'être accompagnée ?
- Speaker #1
Oui, exactement. Alors du coup, on est encore au début de cet accompagnement. Mais pour donner un exemple concret de cet accompagnement, justement, quand je lui ai fait part, quand il m'a proposé ce podcast, ma première réaction, c'était de me dire... Pourquoi ?
- Speaker #0
Pourquoi moi ?
- Speaker #1
Qui suis-je ? Pourquoi maintenant ? Je n'ai pas grand-chose à raconter. Je ne me sentais pas du tout légitime. C'est un problème de légitimité, de manque de confiance. C'est un mix de tout. Je lui en ai parlé. Elle m'a répondu, pourquoi pas toi ? Pourquoi pas moi ? C'était une bonne question. Je n'ai pas su répondre.
- Speaker #0
Sacrée question.
- Speaker #1
Franchement, je me suis dit, pourquoi pas ? Je suis là aujourd'hui. J'ai pris mon courage pour venir parler. Donc, soyez gentils. Soyez indulgents avec
- Speaker #0
Marion. Et quel rôle le mentor peut jouer quelque part dans ta carrière ? Bon, là, tu as Doria qui va t'accompagner dans le programme Génération Z avec Wave. Mais est-ce que justement, tu as un mentor dans ta vie professionnelle ?
- Speaker #1
Alors oui, effectivement, déjà, il y a Doria qui va m'accompagner. Je crois que c'est pendant un an. Donc, on va se voir assez régulièrement. Et après... Je ne pense pas que j'ai un mentor qui soit défini. Pour autant, je pense qu'on rencontre tous, à un moment de notre vie, quelqu'un qui peut jouer le rôle de mentor. Et d'ailleurs, je ne sais pas si elle est au courant, mais dans mon entreprise actuelle, j'ai ma manager, qui, je pense, a vraiment un rôle de mentor pour moi. Déjà parce qu'à l'époque, quand j'étais en stage, elle m'a tendu la main. Je ne sais pas si c'est le rôle d'un mentor, mais je la remercie déjà pour ça. Et puis, elle m'a donné confiance en moi. Elle m'a fait comprendre que c'était possible. Et donc, en fait, j'ai réintégré la société après. Et encore aujourd'hui, pour moi, elle a un petit peu ce rôle de mentor à m'encourager quelque part, à m'aiguiller quand ça ne va pas et à m'écouter. Et je pense que c'est vraiment, c'est primordial en fait dans cette relation manager-collaborateur.
- Speaker #0
Oui, l'écoute, c'est vraiment fondamental. Et qu'est-ce qui te donne envie vraiment de travailler à ses côtés, de rester à ses côtés quelque part ?
- Speaker #1
Alors, beaucoup de choses, beaucoup de choses. Alors j'ai de la chance, enfin je sais pas si c'est de la chance d'ailleurs Mais on a la même manière de travailler On a les mêmes valeurs, en fait je trouve qu'on se ressemble sur beaucoup de points Et pour la petite blague Quand j'étais en stage en 2019 Donc ça remonte un petit peu mais je travaillais du coup avec elle Et on disait souvent que j'étais la mini Isa Parce qu'elle s'appelle Isabelle Et c'est vrai que je trouve qu'on a un peu les mêmes valeurs On se ressemble sur beaucoup de points Souvent on est très alignés, on pense la même chose On a pas forcément besoin de se dire les choses Et puis on se fait confiance en fait Alors évidemment moi je lui fais confiance Mais surtout elle me fait confiance Merci. elle me laisse gérer en autonomie divers sujets et elle me fait confiance et je trouve que la confiance c'est quelque chose d'hyper important puis elle écoute les valeurs comme je le disais et en fait j'ai pas peur de lui dire quand ça va pas quand il y a un sujet sur lequel je rame un petit peu ou juste quand ça va pas des fois aussi le côté perso C'est important, je pense, de se sentir en sécurité, de pouvoir parler. Et puis quand ça va, je suis contente de pouvoir le dire aussi.
- Speaker #0
Oui, et tu dirais que ce que tu viens de nous partager, c'est ce qui donnerait envie aux jeunes de rester dans une entreprise. Tout cet aspect que tu viens d'évoquer, les coûts de se sentir en sécurité, de pouvoir partager librement ce qui va, ce qui ne va pas, les soucis peut-être personnels quelque part, quand on a besoin d'avoir peut-être un peu d'aide dans l'entreprise.
- Speaker #1
Ça,
- Speaker #0
ça joue fortement ?
- Speaker #1
Oui, en fait, je pense qu'un bon manager, ça fait tout. Honnêtement, je ne sais pas si elle n'avait plus été dans l'entreprise, est-ce que je serais revenue ? Certainement que oui, mais j'avoue que ça a été un des facteurs qui m'a poussée à revenir, en me disant, en fait, trop bien, je sais sur qui je vais tomber, je sais comment ça va se passer. Je pense que quand on change de job ou quand notre manager change, on a toujours un petit peu peur. Et la relation avec le manager, c'est précieux, en fait, ça fait tout. Ça va conditionner vraiment les conditions de travail. Est-ce que ça va bien se passer ? Est-ce qu'on va être à l'aise ? Donc, le bon manager, c'est hyper important. Puis, je pense que ce qui peut donner aussi envie, on ne va pas se mentir, le salaire, un salaire adéquat avec nos compétences. Et puis, il y a la charge de travail, hyper important. Puis, dans les autres points...
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a l'entente aussi entre les collaborateurs du même service ?
- Speaker #1
Bien sûr, arriver à s'intégrer, à être bien intégré dans l'équipe. Il y a le manager, évidemment, puis il y a les autres. On n'est pas que deux. Il y a l'équipe au complet. Je pense que c'est important de se sentir... Mais comme avec le manager, je ne dis pas de se faire des amis, parce que ce n'est pas forcément toujours le cas, mais se sentir bien, être content d'aller travailler parce qu'on sait qu'on va avoir des gens avec qui on a envie de parler. Ça, c'est hyper agréable.
- Speaker #0
Génial. Et Marion, tu sais qu'on va bientôt arriver à la fin de ce podcast. Si tu devais partager un message Merci. pour les jeunes femmes qui nous écoutent et qu'elles hésitent à se lancer dans l'automobile. Qu'est-ce que tu aimerais leur dire ?
- Speaker #1
Je leur dirais simplement d'oser pour être très originale. Mais en fait, oser parce qu'un peu comme moi à l'époque, même si j'avais cette passion automobile et cette expérience qui n'était pas vraiment professionnelle, mais une expérience auto, je ne me sentais pas légitime. Et je n'avais pas...
- Speaker #0
Ce n'était pas une évidence quelque part.
- Speaker #1
C'était pas une évidence. Et je n'avais pas forcément les bons contacts. Et c'est bête, mais quand j'avais vu à l'époque le stand Youndale à mon forum entreprise de stage, je m'étais dit, en fait, je vais postuler, mais pas pour moi. C'est bête, je pense que c'est un nom de l'imposteur, et je pense que beaucoup de femmes ont, se dire, je pense que ce n'est pas forcément ma place, je vais tenter, mais je ne suis pas sûre. Mais en fait, tente, tente, et puis voilà.
- Speaker #0
Il faut oser, il faut tenter. Oui,
- Speaker #1
il faut tenter, il faut oser. et puis se dire qu'en fait l'industrie automobile c'est plein de postes il y a énormément de postes des postes de siège dans lesquels on retrouve de plus en plus de femmes d'ailleurs mais il y a des postes plus techniques également pas un truc à rossier dans tout ce qui est mécanique je pense qu'on manque de femmes et je dis pas qu'il faut des femmes parce qu'il faut des femmes mais en fait je pense qu'il faut se dire que quelqu'un de passionné, de compétent, homme ou femme a sa place dans l'automobile Merci. Donc, femmes ou pas, d'ailleurs, foncez. Et sentez-vous légitime parce que la passion, parce que les compétences, parce que l'envie, la motivation, osez.
- Speaker #0
Et en plus de ça, si on est accompagné par un bon mentor, comme tu as partagé ton témoignage, on se sent plus rassuré, plus confiant et on a envie de s'engager pleinement dans son travail.
- Speaker #1
Oui, le mentor et même le réseau, je pense que ça va plus loin. Le réseau aide beaucoup. Le réseau m'a permis d'intégrer WAVE. Le réseau m'a permis d'intégrer Hyundai quelque part en gardant contact. Je pense que le réseau aussi que je vais créer avec Doria, qui est ma mentor, permettra par la suite d'évoluer. Je pense que le réseau, le mentor et le fait d'être bien accompagné, c'est hyper important,
- Speaker #0
c'est décisif. Et justement, tu parles de l'évolution. Comment tu imagines ta place dans 10 ans dans l'automobile ?
- Speaker #1
Alors dans 10 ans, déjà j'espère être toujours dans l'industrie automobile. Je n'ai pas de poste prédéfini en tête. J'adore ce que je fais actuellement. Donc j'espère pouvoir le faire le plus longtemps possible. Par contre, un point où vraiment je me projette, c'est de, j'espère déjà évoluer au niveau management et pouvoir à mon tour tendre la main à des jeunes, comme on l'a fait pour moi en fait à l'époque, comme Isabelle l'a fait pour moi, pouvoir tendre la main à des jeunes qui sont passionnés, motivés et pouvoir rendre en fait ce qu'on m'a donné quelque part.
- Speaker #0
Pour toi, le programme de mentorat de WAVE pour les jeunes, il est vraiment important, en fait, pour toutes les jeunes femmes qui veulent se projeter dans l'automobile. Oui,
- Speaker #1
carrément. Je pense que c'est hyper important. Ça permet de se construire un réseau, chose qu'on n'a pas forcément toujours. Et encore une fois, je le disais, mais le réseau, c'est hyper important. Ça permet de se construire un réseau, de rencontrer des gens comme nous, d'autres jeunes femmes qui sont dans la même situation, et de se dire, OK, je ne suis pas seule. Et puis, ça permet de prendre confiance et d'être... Alors, pas coaché, parce que je crois qu'on n'a pas le droit de dire que... Ce n'est pas du coaching, oui, c'est vrai, c'est du mentorat. Mais d'être mentoré et d'évoluer. Hyper important.
- Speaker #0
Super. En tout cas, merci Marion, parce qu'avec tout ce que tu nous as partagé, on va repartir bien boostés.
- Speaker #1
Merci Sabrina.
- Speaker #0
Et bravo, en tout cas, d'avoir osé témoigner, parce que je sais qu'il n'y a pas beaucoup... de jeunes femmes qui osent témoigner je sais que c'était un exercice pas simple mais en tout cas bravo et merci d'avoir été là avec nous merci à toi vous venez d'écouter Wave les ailes de l'auto si cet épisode vous a parlé le plus simple pour nous soutenir c'est de vous abonner au podcast et de laisser un avis 5 étoiles ainsi qu'un commentaire sur votre plateforme d'écoute vos retours comptent vraiment ils nous permettent de faire rayonner ces parcours et d'amplifier le mouvement surtout dites Merci. nous ce que vous aimeriez entendre dans les prochains épisodes. Wave est un espace qui se construit avec vous. A très vite pour un nouvel épisode et d'ici là, continuez d'oser apprendre votre place.