- Speaker #0
Bienvenue dans Wave, les ailes de l'auto. Dans l'automobile, les véritables révolutions ne se cachent plus uniquement sous le capot. Elles prennent forme dans les usines, les ateliers, les bureaux et sur les circuits, grâce à des femmes qui osent, innovent et tracent de nouvelles trajectoires. Pourtant, pendant longtemps, cette filière a été perçue comme un univers très technique et masculin. Ce manque de modèles féminins visibles, alimenté par de nombreuses idées reçues, crée une barrière dès le plus jeune âge. Notre rôle est précisément de casser cette image, car pour se projeter dans un secteur, il faut avant tout pouvoir s'y reconnaître. Dans ce podcast, nous parlons de mixité, d'opportunités, d'avenir. Nous décryptons les métiers en pleine évolution, les compétences essentielles et la manière dont les entreprises pionnières ouvrent concrètement la voie à plus de mixité. Notre ambition ? Vous donner la preuve que, peu importe votre âge, votre histoire ou votre chemin professionnel, Si ces femmes l'ont déjà fait, Vous aussi, vous pouvez le faire. Ce milieu est accessible à toutes celles qui souhaitent l'explorer, car oser, c'est déjà avancer. Envie de prendre le volant de votre carrière professionnelle et de contribuer concrètement au changement ? Pour cela, vous pouvez agir tout de suite. Si cette mission vous parle, aidez-nous à grandir. Laissez-nous un avis 5 étoiles et un commentaire sur votre plateforme d'écoute. C'est simple, mais c'est un pas essentiel. Regardez d'où nous venons. Le secteur est passé de 8% à 25% de femmes en quelques années. Alors si nous continuons à nous mobiliser, pourquoi pas viser les 50% ? Votre soutien fait de vous le moteur de cette accélération. Ne manquez rien, abonnez-vous au podcast Wave les ailes de l'auto et rejoignez le mouvement. Nous rayonnons de Paris à Marseille en passant par Lyon et Bordeaux. Alors où que vous soyez, suivez nos actualités et avancez avec nous. Bonjour à tous, bienvenue dans le nouveau podcast Wave les ailes de l'auto. Donc aujourd'hui j'ai le plaisir de recevoir Elora, peintre carrossière chez Bulgar Evi. Bonjour Elora, comment tu vas ?
- Speaker #1
Ça va bien, merci.
- Speaker #0
Bon Elora, est-ce que tu peux nous présenter un petit peu qui tu es ?
- Speaker #1
J'ai fait un bac scientifique et après je me suis tournée vers un BTS automobile. Et en faisant des stages en mécanique et en carrosserie, je me suis plutôt tournée vers la carrosserie. Et de là, j'ai fait un apprentissage, donc un CAP en un an et un CQP en deux ans. Ça fait un an et demi que je suis à la carrosserie Bulgarélie et en poste en tant que carrossier peintre.
- Speaker #0
Super. Et d'où elle vient cette passion pour l'automobile ? Si on retourne à ton enfance un petit peu. Comment t'as fait pour être attirée par ce milieu ?
- Speaker #1
C'est vrai que dans mes souvenirs, ce qui se rapproche le plus, c'est quand j'allais chez mes grands-parents. Mon grand-père, il travaillait au fond du jardin, dans son garage tout le temps. Et j'allais souvent le voir, j'étais curieuse, un peu admirative.
- Speaker #0
Tu voulais toucher les outils ? Oui,
- Speaker #1
je lui posais plein de questions. Voir comment il réparait, comment il touchait un peu à tout. Ça partait des vélos et puis après, il faisait pareil sur les voitures et ça parait tellement facile à l'époque.
- Speaker #0
Quelle relation tu as avec ton grand-père ? que... De ce que j'entends, il t'a transmis un peu ce goût de la mécanique, de toucher les voitures, de bricoler.
- Speaker #1
Mes grands-parents, ils ont toujours été vraiment adorables avec moi. Et je leur ai toujours posé plein de questions parce qu'ils avaient l'air tellement de savoir plein de choses. J'étais admirative envers eux et tout. Et du coup, ça a développé un peu mon sens de la curiosité.
- Speaker #0
Et ta maman, du coup, parce que ton grand-père, c'est le papa de ta maman.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Non ?
- Speaker #1
De mon père. De ton père. Oui, ça me porte un peu à confusion, mais on n'a rien à voir.
- Speaker #0
Mais du coup, ta mère, est-ce qu'elle a aussi cette passion pour l'automobile ? Comment elle t'a accompagnée justement dans ton éducation ?
- Speaker #1
Ma mère, c'était plus, elle m'a élevée un petit peu seule avec mes sœurs. Et du coup, il fallait toujours aussi se débrouiller, rebondir. On faisait plein de choses, évidemment, d'où la curiosité aussi. Mais aussi le fait de toujours s'en sortir, d'être persévérant, de faire plein de choses et de toujours rebondir, de toujours aller chercher. plus loin et à s'améliorer.
- Speaker #0
Et quand tu étais jeune, justement, enfin petite, est-ce que tu aspirais à travailler dans l'automobile ? Est-ce que tu te voyais... Pas spécialement.
- Speaker #1
En fait, c'est vraiment arrivé fin lycée, après mon bac, quand j'ai vraiment dû choisir vers quoi me tourner.
- Speaker #0
OK,
- Speaker #1
voilà.
- Speaker #0
Et tu me dis...
- Speaker #1
Ça s'est imposé.
- Speaker #0
Un peu. Le bac, tu as passé un bac avant l'apprentissage ?
- Speaker #1
Oui, j'ai fait mon bac S avant de choisir d'aller dans l'automobile. Après, c'est vrai que mes parents, j'ai toujours beaucoup été dans la moto, l'automobile, avec la passion de mon grand-père et de ma mère pour un peu les voitures anciennes. Tout ça et du coup, le fait de devoir se débrouiller et de vouloir les aider aussi, en quelque sorte, je me suis dit que ça serait assez utile. Puisque tout le monde a une voiture et moi aussi, j'arriverais à avoir une voiture, enfin un véhicule quoi. Donc voilà, pour l'utilité aussi.
- Speaker #0
Et le bac, tu avais fait un bac scientifique, il me semble. Oui, scientifique. Tu voulais être kiné.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu voulais être dans le milieu de la santé.
- Speaker #1
Parce que ma mère est infirmière aussi, d'où le milieu de la santé. Mais oui, aussi le fait de faire du bien aux gens, d'aider. Et puis après, les choses ont un peu changé. Je ne me suis pas sentie d'aller en médecine parce que ça a l'air très compliqué. Donc voilà, le choix s'est imposé.
- Speaker #0
Et donc, tu as rebondi. Est-ce que le fait de passer d'un apprentissage, tu avais fait quand même un bac scientifique, est-ce que ça a été perçu comme négatif ? Est-ce qu'au contraire, ça t'a permis de faire différemment ? Comment tu l'as vécu justement cette transition ?
- Speaker #1
C'est plus dans le sens où ma mère, je voulais effectivement faire un CAP pour l'apprentissage, pour avoir ce côté manuel. Et en fait, ma mère m'a poussée à faire un BTS pour justement pas régresser, entre guillemets. Et du coup, je l'ai écouté. Et au jour d'aujourd'hui, même si je ne m'en sers pas spécialement de ce diplôme, je suis quand même fière parce que, voilà, un BTS, c'est quand même plus valorisant. Et voilà, le fait d'en être capable, d'avoir un certain niveau, malgré le fait que j'ai rebondi sur un CAP parce qu'il me fallait de l'expérience. Et l'apprentissage, ça permettait les deux, en fait, l'école et d'avoir une place dans un garage pour m'améliorer.
- Speaker #0
Oui, c'était plus le côté pratique qui te manquait quelque part. Oui, c'est ça. Normalement, en fait,
- Speaker #1
ceux qui faisaient le BTS, ils avaient d'abord fait l'apprentissage en CAP ou autre. Et c'était plus dans ce sens-là et c'était ce qui me manquait. Et je l'ai vu en cherchant du travail, on me disait que je n'avais pas assez d'expérience. Parce que le manuel, ça demande justement du temps.
- Speaker #0
La pratique.
- Speaker #1
Et de la pratique, oui.
- Speaker #0
Et comment tu t'es dit que tu allais devenir carrossière ? Tu t'es intéressée, tu as fait des salons, on t'en a parlé ?
- Speaker #1
Non, pas du tout. C'est à la suite d'expériences en fait, en apprentissage. J'ai fait d'autres diplômes qui m'ont permis de faire des stages dans la carrosserie. Du coup, je me suis tournée vers la carrosserie parce que ça me plaisait plus que la mécanique.
- Speaker #0
En alternant, est-ce qu'on te donne des responsabilités ? Est-ce qu'on te laisse prendre des initiatives ? Comment tu évolues pendant l'apprentissage ?
- Speaker #1
Oui, c'est plus une évolution au fur et à mesure de la confiance, de l'assiduité avec laquelle tu apprends, la rapidité, l'intéressement. Tout ça, il faut se dépasser. C'est ça qui est bien dans l'apprentissage aussi, c'est qu'on a vraiment toujours l'impression d'avancer, de s'améliorer. Donc, au fur et à mesure, on prend effectivement des responsabilités, on fait plus de choses.
- Speaker #0
Et tu dirais que ça t'a permis d'être employable plus rapidement quand tu as justement ce diplôme en main ?
- Speaker #1
Oui, parce que même si des fois, on nous dit que les diplômes ne comptent pas et tout, en fait, on n'a pas le choix de faire ça en apprentissage parce que sinon, en fait, ça coûte. coûte trop cher à l'employeur de t'apprendre comme ça le métier. Donc, on passe par là.
- Speaker #0
Ok. Et est-ce qu'il y a plus d'opportunités ? Tu sens qu'en fait, si tu as envie de changer d'entreprise ou que tu veux avoir une spécialisation, est-ce que tu as vu que c'était beaucoup plus possible en termes d'opportunités d'emploi ?
- Speaker #1
Oui, parce qu'il y a beaucoup de demandes en carrosserie.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et du coup, en fait, quand tu arrives avec un bagage, évidemment, la question... Enfin, l'entretien est plus facile, en fait, effectivement. On te propose de suite de faire un essai, et puis on voit si ça colle, quoi. Il n'y a pas cette question de... Il faut... Il faut prendre du temps pour cette personne, tout ça.
- Speaker #0
On entend bien qu'on est au garage Bulgarie-Lila. Ah oui, en bas.
- Speaker #1
Malheureusement, ce n'est pas non plus en sonorisé. Oui.
- Speaker #0
Donc, dans ta promo, si on vient plutôt côté école, parce que là, on est plutôt dans le côté garage, le côté employabilité, ce que j'entends, c'est que c'est quand même très intéressant parce que ça permet d'avoir plus d'opportunités d'emploi, ça permet d'évoluer, ça permet de… être mis, enfin, de vraiment pratiquer le métier. Mais justement, dans ta promo, vous étiez combien de filles ?
- Speaker #1
On était deux.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
À l'école et dans l'école.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Dans tout le CFA.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc, ouais, en fait, c'est juste un peu ça qui est difficile, en fait. Moi, j'étais déjà grande, j'avais 20 ans passé. Donc, la... Comment on dit ? Que les gens te regardent et tout. Ce n'était pas vraiment ça le problème. Mais tu es un peu comme un OVNI au milieu de plein de garçons. Et des fois, il faut faire sa place. On peut avoir tendance à se demander est-ce que je fais bien d'être là ? Tout ça. Mais... J'ai toujours été à ma place dans le manuel, je trouve. Ça me plaisait de réparer, de confectionner des choses. La sensation du travail accompli, en fait. Et du coup, je ne me posais pas trop ces questions. Il y a quand même plus de garçons, tout ça. Moi, j'étais vraiment dans le truc.
- Speaker #0
Tu étais plus focalisée sur... Oui, sur mon parcours, voilà.
- Speaker #1
Et c'est vrai que les professeurs, eux, par contre, n'ont jamais donné un sentiment d'être à part ou de ne pas avoir ma place dans ce milieu de l'apprentissage et dans le CFA.
- Speaker #0
Est-ce que justement, les garçons de ta promo, il y avait un peu ce sentiment-là, où des fois, on a l'impression, peut-être par des remarques, des réflexions...
- Speaker #1
Non, plus au niveau professionnel, dans les garages, oui. Mais à l'école, pas du tout, parce que c'est assez détendant, tout le monde apprend, donc tout le monde se jauge un petit peu. Il faut rester au niveau et tout le monde s'entremotive. Donc non, il n'y avait pas ce problème-là.
- Speaker #0
Il n'y avait pas de concurrence ou de réflexion déplacée ? Non, vraiment. Tu tentais bien dans ta promo ?
- Speaker #1
Oui, vraiment.
- Speaker #0
Ce n'était pas ce souci-là. Qu'est-ce qui est le plus fatigant dans ce métier ? Parce que, bien évidemment, vous avez l'apprentissage, donc vous faites une partie école, une partie entreprise. Qu'est-ce qui est fatigant dans ce métier ?
- Speaker #1
Après l'apprentissage ?
- Speaker #0
Ou pendant l'apprentissage, est-ce que c'est un métier physique ? Parce qu'il y a des jeunes filles, peut-être, qui écouteront le podcast, qui diront, c'est peut-être pas pour moi, parce que ça peut être fatigant, c'est pas adapté. Comment tu le vis, toi, justement ? Adapté,
- Speaker #1
on ne peut pas dire que ce n'est pas adapté, parce que maintenant, au jour d'aujourd'hui, on a beaucoup de machines, on a beaucoup d'aides, il y a les ponts, il y a tout qui... Il y est fait assez pour ne pas forcer. Et moi, je me débrouille toujours pour faire en sorte de ne pas me faire mal. C'est pour ça que c'est bien d'avoir une équipe et de ne pas être seule aussi, de toute façon. Et tu peux toujours te faire aider. Mais par contre, c'est vrai qu'il n'y a pas que dans l'automobile que le métier manuel est difficile. Quand tu es toute la journée debout, tout le temps à porter des choses, à travailler les bras, tout ça, voilà. C'est un peu comme un sportif de haut niveau. C'est à force de toujours un peu se surpasser, se muscler, tout ça. On finit par avoir une forme physique, mais ça reste quand même fatigant. Et puis, on travaille dans la poussière aussi. Voilà. Et à chaque métier, si tu es agriculteur, tu vas travailler un peu dans la boue. Voilà. C'est à chaque métier. problème et c'est le bon côté.
- Speaker #0
En tout cas, tu dirais qu'il n'y a rien d'insurmontable, en fait, puisqu'il y a quand même pas mal de postes adaptés et vous travaillez en équipe, donc ça se fait bien. Voilà,
- Speaker #1
oui, quand même.
- Speaker #0
Et est-ce que tu te vois tout au long de ton parcours travailler en atelier ? C'est quoi la suite pour toi ?
- Speaker #1
Pour moi, la suite, c'est prendre des responsabilités, mais pour ça, il faudrait que je tombe sur sur une opportunité, ou alors développer peut-être ma propre entreprise avec mes propres contacts, ou effectivement peut-être changer de... pas vraiment de métier, mais changer de poste en fait. Voilà, c'était ça. Je n'ai pas vraiment d'idée précise au jour d'aujourd'hui, mais j'y réfléchis.
- Speaker #0
Oui, ça te trotte.
- Speaker #1
Oui, ça me trotte parce que je ne me vois pas être dans un atelier à 40 ans quand même. Et puis après, on cherche toujours aussi l'évolution. L'évolution du salaire, l'évolution du travail. Il ne faut pas s'arrêter au diplôme. Il ne faut pas s'arrêter au dernier diplôme qu'on a fait.
- Speaker #0
Ce qui t'intéresse, c'est de pratiquer, de voir les opportunités qui peuvent se créer.
- Speaker #1
Oui, voilà.
- Speaker #0
Parce qu'il me semble aussi que tu avais parlé, quand on s'était appelé, des nouveaux métiers dans l'automobile. Parce que quelque part, il y a des métiers comme dans le digital, d'autres métiers qui peuvent être intéressants aussi pour les femmes.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Est-ce que toi, tu as identifié des nouveaux métiers ? Pas spécialement.
- Speaker #1
Pas spécialement.
- Speaker #0
Ok. Qu'est-ce qui manque selon toi aujourd'hui pour que les filles restent dans ce métier, dans la carrosserie ? De quoi les entreprises... Qu'est-ce que les entreprises pourraient mettre en place pour aider ces jeunes femmes à rester dans ce métier ?
- Speaker #1
Je pense que c'est un peu changer les mœurs. Parce qu'en fait, quand tu arrives dans un atelier qui a plus d'hommes que de femmes, enfin pas de femmes, en fait, ils ont... Ils jouent entre eux, ils ont des jeux entre eux, ils ont une manière de travailler. Et toi, tu arrives un peu comme si tu étais une petite aiguille qui va poser problème. Donc voilà, un cheveu dans la soupe. Et du coup, il faut montrer que ça ne change rien au travail, qu'effectivement, il faut qu'ils s'adaptent parce que tu ne rigoles pas pareil avec une femme qu'avec tes collègues. Mais que ça ne pose pas de problème en soi. Il faut juste bien vouloir que ça évolue.
- Speaker #0
Il faudrait accompagner les équipes à être préparées quelque part à la venue d'une femme.
- Speaker #1
Plus un peu de la préparation, de l'intégration en fait. Parce que moi, le problème, c'est qu'à chaque fois, on me présente et puis c'est tout. mais il n'y a pas... Il n'y a pas de la prévention derrière avec, voilà, vous ne pouvez pas faire ça aussi, vous pouvez faire ci ou ça. Oui, c'est plus un certain accompagnement qui manque un petit peu parce que les garçons, ils sont toujours un peu bourrus dans les garages, ils ont leurs habitudes et tout. Voilà, c'est un peu ancestral. Et du coup, c'est un peu se réhabituer à être dans une société, comment on dit ? Plus mixte. Voilà, mixte, tout à fait.
- Speaker #0
Parfait. Bon, on arrive bientôt à la fin. Et pour les jeunes filles de 15 ans, justement, qui nous écoutent et qui veulent faire un CAP, qu'est-ce que tu aimerais leur dire ?
- Speaker #1
Ça, c'est la grande question.
- Speaker #0
C'est la grande question.
- Speaker #1
Ça, c'est la grande question parce qu'en fait, je ne sais pas trop si je réponds avec moi.
- Speaker #0
Elle a envie de tout dire.
- Speaker #1
Voilà. Si je réponds avec moi, mon expérience, ou comme si j'avais 15-16 ans, parce qu'on n'a pas la même maturité et à 20 ans, on se sent peut-être moins isolé, moins seul dans le grand bain et plus sûr de soi.
- Speaker #0
Oui, plus focalisé sur son parcours professionnel.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Alors, qu'est-ce que tu dirais, si tu dois dire en une phrase...
- Speaker #1
Plus pure de ses choix.
- Speaker #0
Pour 15-16 ans déjà, pour une jeune fille qui rentre en CAP, qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #1
De garder son courage, de garder confiance en elle et de toujours chercher l'évolution sans spécialement écouter l'avis des autres, de suivre sa volonté à soi et de s'améliorer.
- Speaker #0
Et si tu devais parler à une jeune femme qui, justement, a fait comme toi, a fait des études et appris et retourné faire l'apprentissage, qu'est-ce que tu lui dirais, justement ?
- Speaker #1
À 20 ans, c'était le cas de mon amie qui était avec moi en apprentissage. Et justement, on n'est plus sûr de soi et on sait où est-ce qu'on veut aller. On sait qu'il y a du travail dans ce milieu-là et qu'on peut évoluer et qu'on peut trouver sa voie et son avenir.
- Speaker #0
Et quelle est la qualité pour toi essentielle pour réussir dans ce domaine ?
- Speaker #1
La persévérance, la confiance en soi, j'y reviens. Toujours chercher à faire mieux.
- Speaker #0
À faire mieux, à avancer, évoluer. Quelque part, en fait, c'est en faisant mieux, en travaillant, en faisant de l'expérience qu'on arrive à y voir plus clair sur son parcours professionnel.
- Speaker #1
Oui, c'est un peu ça. Ça s'affine et c'est ne pas s'arrêter. quand le diplôme est fini ou à une seule entreprise. C'est chercher plein d'idées nouvelles, de ce qui pourrait nous plaire. Et peut-être, effectivement, ça permet de rebondir et de ne pas rester dans un contexte stagnant.
- Speaker #0
Oui, de rester sur ses actifs.
- Speaker #1
Voilà. Et pour aussi, moi, personnellement, c'est là que je pisse ma force aussi. Parce que je n'ai pas trouvé spécialement... On ne tombe pas toujours... Voilà, c'est aussi la vie. Et moi, ça m'a donné de la force d'être dans ce milieu-là et de la force dans la vie. Mais c'est aussi un parcours qu'il faut... De la niaque, quoi. Il faut de la niaque, comme la vie.
- Speaker #0
Alors, on retient le mot niaque pour la fin ?
- Speaker #1
Ouais, c'est ça.
- Speaker #0
Bon, alors, les filles, si vous nous écoutez, comme vous avez envie de vous lancer dans l'apprentissage, alors il faut avoir la niaque, comme le dit Laura.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
En tout cas, merci à toi pour ton témoignage. Merci à vous. Merci de m'avoir participé. Et puis, on clôture cet épisode. À bientôt.
- Speaker #1
Au revoir.
- Speaker #0
Vous venez d'écouter Wave, les ailes de l'auto. Si cet épisode vous a parlé, le plus simple pour nous soutenir, c'est de vous abonner au podcast et de laisser un avis 5 étoiles ainsi qu'un commentaire sur votre plateforme d'écoute. Vos retours comptent vraiment, ils nous permettent de faire rayonner ces parcours et d'amplifier le mouvement. Surtout, dites-nous ce que vous aimeriez entendre dans les prochains épisodes. Wave est un espace qui se construit avec vous. A très vite pour un nouvel épisode et d'ici là, continuez d'oser apprendre votre place.