- Speaker #0
Salut, salut, j'espère que vous allez bien, comme je suis heureuse, mais comme d'habitude, en fait, de vous retrouver sur Wellness Impact. Et aujourd'hui, je suis trop contente aujourd'hui parce que d'abord, je reçois Tiffaine Lamblin, fondatrice de Sister Conseil. Elle accompagne les personnes, les hommes et les femmes, là où on ne va pas jamais, mais où on n'en parle pas souvent. On va dans le corps, on va dans l'invisible, on va surtout dans l'émotionnel, dans ce qui bloque. sans s'en rendre compte. C'est un échange qui a été très fort, très riche, très intense aussi pour moi, vous le verrez. On y parle de transformation intérieure, on y parle évidemment émotionnelle, de reconnexion à soi, d'alignement. Vous le savez, sur Wellness Impact, on en parle beaucoup. Et avec Tiffen, on en a beaucoup parlé à maintes et maintes reprises, mais aussi de sa posture de chef d'entreprise. parce qu'avant, elle était praticienne. Tiffane, elle va tout vous raconter. C'est typiquement le genre de conversation qui m'a fait énormément de bien et je suis sûre, t'apportera énormément de conscience par rapport à ce que tu peux peut-être vivre, par rapport à ton corps, par rapport à tes émotions. Bref, vous allez tout savoir dans quelques instants.
- Speaker #1
J'espère que ça pourra aussi vous inspirer sur ce qui peut coincer dans ce que vous entreprenez ou juste dans votre vie.
- Speaker #0
Allez, j'arrête de parler, je vous laisse à l'épisode. N'oubliez pas de vous abonner pour recevoir tous les prochains épisodes, de liker, bien sûr, de commenter. Et c'est parti !
- Speaker #1
Si on parle du fait que j'ai ma maman ou ma fille, je peux pleurer tellement... Je l'aime, je l'aime, mais je suis folle de ma fille. Eh ben tu vois,
- Speaker #0
c'est une bonne intro. Bienvenue sur Wellness en Pâques, Yves-Edouard. Salut Léa,
- Speaker #1
merci beaucoup.
- Speaker #0
Je suis trop contente de te recevoir et en plus ça a peut-être commencé par des larmes, je sais pas.
- Speaker #1
Tu parles de... fille me te dit, c'est pas possible. Si on veut me faire pleurer, on me parle de ma fille, c'est tellement mon trésor, c'est mon bonheur. Voilà, il faut que je m'arrête parce que je suis trop heureuse.
- Speaker #0
On y reviendra sur ta fille, sur moi.
- Speaker #1
Voilà, on ravale alors que je dis tout le contraire à chaque fois. Non, on laisse sortir, mais bon, on y reviendra.
- Speaker #0
Moi, je suis contente aussi parce que tu m'as dit tout à l'heure en off que c'était ton premier passage. télévisuelle, enfin publique, depuis que tu es maman ?
- Speaker #1
Depuis que je suis maman. Elle va avoir 8 mois demain, ma fille, et j'ai rien fait. J'étais cachée derrière parce que j'étais en backstage à pôner, à m'occuper du compte Instagram, à m'occuper de tout ce qui est derrière, à être bien bien occupée dès que ma fille dort. Quand elle dort pas, je joue avec elle, je tiens vraiment à... Voilà, elle est avec moi tout le temps, donc je tiens vraiment à avoir mes deux rôles et à m'occuper bien de chacun et à pas mixer les deux. Je ne voudrais pas pas que ma fille, elle commence, tu vois, à m'appeler, que je sois sur mon portable. C'est hors de question. Donc, quand je suis avec ma fille, je suis avec ma fille. Et dès qu'elle dort, je suis à fond. Tic, Post, tic. Donc, c'est... Tu vois, c'est sport. Mais j'aime bien. J'aime bien ce nouveau rythme.
- Speaker #0
On va en reparler, je pense, parce que c'est intéressant. Il y a beaucoup de mamans entrepreneurs qui nous écoutent. Donc, on y reviendra, si tu veux bien. Est-ce que tu peux te présenter ? Est-ce que tu peux nous dire un petit peu en deux, trois phrases qui tu es ? Qui est Sister Conseil, dont tu es la fondatrice ? Et surtout, nous dire un peu plus parce qu'il y a plein de personnes qui ne te connaissent pas encore. Bon, tu as quand même beaucoup de monde qui te connaît, mais pour celles qui ne te connaissent pas, est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus ?
- Speaker #1
Alors, Sister Conseil, c'est un compte que j'ai ouvert il y a très longtemps, mais avant ça ne s'appelait pas comme ça. Ça s'appelait Tiffen vers une vie sereine. Je faisais déjà du yoga, je faisais déjà la thérapie. Et à partir d'un moment, j'ai changé en sister conseil parce que j'ai vraiment eu envie que les gens s'identifient à ça, de leur donner des conseils, surtout qui venaient d'Inde. Parce que je suis fan de l'Inde, je suis fan de yoga et je suis fan de la thérapie qui vient d'Inde, donc par le corps. Donc vraiment, sister conseil, ça parle de tout ça. Mais je ne suis pas seule. Quand j'ai commencé, j'étais seule. Donc c'est sister, une sœur conseil. Donc c'est pour les femmes, mais c'est aussi pour les hommes. mais bon, du coup... on peut s'y méprendre parce qu'il y a le sister dedans, mais c'est pour tout le monde. C'est pour tout le monde quand même. Les conseils sont vraiment pour tout le monde. Pour l'être humain. Pour l'être humain en général. Et j'ai des petites filles qui travaillent avec moi. Les gens les appellent comme ça, mais c'est des thérapeutes qui font tout pareil que moi et qui travaillent avec moi un petit peu partout en France et en Suisse. Et donc, on est de base plusieurs sister conseils, mais c'est resté sister conseils au singulier.
- Speaker #0
J'adore ce truc, un truc un peu de sororité, ce côté sister ou pas du tout ?
- Speaker #1
Complètement, complètement. C'est une petite famille. Les filles, elles sont hyper différentes les unes des autres. Elles n'ont rien à voir. On n'a rien à voir. On est sept, on n'a rien à voir. Et pourtant, c'est incroyable. Lorsque je les ai vues dès la formation, elles étaient comme ça, collées comme ça. Et là, on était toutes ensemble pour hier, pour un tournage pour Sister Conseil. Et je les vois, elles sont... J'ai l'impression qu'elles s'emboîtent les unes avec les autres par terre en câlin tellement elles s'aiment. Et je suis trop contente. Je suis trop contente. C'est gagné. Ça fait gagner.
- Speaker #0
Tu as une espèce de sororité. Au-delà de la sororité, tu as une espèce vraiment d'équipe hyper soudée. C'est chouette. Et d'où ça t'est venu cette idée de Tiffen conseil avant Sister Conseil ? Pourquoi aujourd'hui t'accompagne et qu'est-ce que tu voulais apporter au monde en fait ?
- Speaker #1
En fait... c'est très simple je voulais m'aider moi
- Speaker #0
Ok,
- Speaker #1
donc je voulais m'aider moi parce que j'ai vécu comme absolument tout le monde, je pense, des moments difficiles. Donc, je pense que d'arriver dans la thérapie, parce qu'il y a eu plusieurs facteurs dans la thérapie. En thérapie, j'ai commencé par l'hypnose, la sophro et après, il y a eu la sexothérapie que j'ai ajoutée. Le déblocage émotionnel, il arrivait derrière et il y avait le yoga en même temps que les premiers, tu vois. Mais tout ça, j'ai commencé parce que le yoga, je pense que j'ai eu envie, quand j'y repense, je pense que j'ai eu envie de m'y mettre. Parce que j'avais, on dévoile tout, des troubles du comportement alimentaire pendant de longues années. Et le yoga m'a appelée un jour. J'ai détesté une première fois, j'ai détesté une deuxième fois, j'ai arrêté. Je me suis dit, mais qu'est-ce que font ces gens ? C'est une torture, ça fait mal. Je ne comprenais pas le but. Et un jour, je me suis dit, je veux être prof de yoga.
- Speaker #0
Ah ouais ? Comme ça, un matin ?
- Speaker #1
Prof.
- Speaker #0
T'étais animatrice radio avant, évidemment, rien à voir avec vous.
- Speaker #1
Rien à voir. Rien à voir et c'est drôle parce que tu sais, j'ai fait une école de communication et de marketing. Et en fait, dans cette école de communication, j'habitais quelque part, j'étais à Lyon lorsque je faisais cette école-là, Lyon et Paris d'ailleurs. J'ai fait la même école, mais un cursus à Lyon et un cursus à Paris. Et en fait, c'est drôle parce que j'habitais un peu loin de l'école, mais là où j'habitais, c'était à côté d'une école de psy. pour être psychologue.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et chaque jour, je me disais, je me suis trompée.
- Speaker #0
Ah ouais, tu t'es trompée de voix. Je ne te trompe pas.
- Speaker #1
Et en fait, je suis contente d'avoir fait communication parce que ça m'a amenée à la radio et à pouvoir parler. Et en fait, quand je parlais dans la radio, j'ai toujours cet exemple d'une petite mamie un jour. Mais il y a eu plein de cas comme ça. Mais une dame en maison de retraite qui m'a dit, cette petite dame, à ce moment-là, je faisais une émission de quatre heures. en direct, donc à chaque fois de 4h en direct, mais sur différentes radios. Et à ce moment-là, j'étais sur M Radio, de 20h à minuit. Et elle disait, je ne peux pas éteindre sa radio avant minuit, avant que vous n'ayez dit au revoir, c'est fini, c'était des chansons françaises, et je parlais entre deux, je faisais des dédicaces. Et elle ne pouvait pas, elle ne voulait pas arrêter la radio avant que ça se finisse. C'était son petit rendez-vous chaque jour, son petit bonheur chaque jour.
- Speaker #0
C'est trop mignon.
- Speaker #1
Juste ça, ça suffit. Donc finalement, c'était un petit peu, tu vois, thérapeutique déjà. Ça m'a amenée un petit peu... Il y a toujours eu quelque chose dans ma vie qui m'a fait comprendre que je voulais aller vers ça. Mais je ne m'en rendais pas encore compte. Et à chaque fois, j'y pensais. Je me dis, j'aurais dû me lancer. Aller, tu sais, arrêter. Dire à mes parents, en fait, l'école de com dans laquelle je suis, ça ne me plaît pas. Ça ne me plaisait pas. Ce n'était pas mon truc. Et j'aurais dû en parler avec eux pour leur parler de cette école psy, tu vois. Et finalement, les choses sont bien faites. Et c'est mon expérience de vie qui m'a amenée à ça. Une expérience de vie où... Il y a eu un moment compliqué, donc j'ai été vers le yoga avec ces TCA. Et j'ai été vers la thérapie parce que j'ai eu une relation très toxique.
- Speaker #0
Tu peux le dire.
- Speaker #1
Voilà, toxique, des violences conjugales. Et donc, du coup, ça a toujours été très, très dur pour moi après ça. Je n'ai pas réussi à me relever toute seule. Donc, j'ai fait plein, plein de choses. J'ai été voir plein de monde. C'était génial. Je crois que j'ai tout essayé, sincèrement. Je demandais de l'aide de partout, je toquais de partout. J'essayais de travailler moi aussi toute seule. Mais il y avait un petit truc encore derrière qui bloquait. Et en fait, du coup, je suis arrivée dans tout ça et notamment au déblocage émotionnel parce que j'ai voulu inventer une méthode pour me soigner. Mais c'était vraiment de base pour moi. Et en fait, bien sûr, ce n'était pas possible. Ça s'est retourné vers les autres et je me suis dit, il faut aider tout le monde.
- Speaker #0
t'as eu cet appel et tu l'as senti viscéralement c'est à dire tu sais sur Wellness Impact on parle beaucoup d'alignement et de forcément désalignement de déséquilibre de perte de sens etc moi j'ai vécu la même chose que toi avec ton école de commerce j'ai fait une école de commerce aussi spécialisée en communication des industries créatives et tout ça je voulais travailler dans la musique à la base et en fait j'ai fait ça mais pour suivre tu vois sans se poser de questions parce qu'à À 20 ans, qu'est-ce que tu...
- Speaker #1
Tu sais pas.
- Speaker #0
Tu sais pas ? Non,
- Speaker #1
je sais pas, c'est trop tôt.
- Speaker #0
Non, c'est trop tôt. Et puis, moi, je m'étais dit, bon, bah, OK, je vais là-dedans. Et c'est après, tu vois, c'est comme toi. Après, j'ai basculé vers quelque chose qui me ressemblait plus. Et qui... C'était un appel, en fait. C'était un appel du cœur, voire du corps. Et moi, ce qui m'intéresse aussi avec ton histoire, c'est comment... Comment tu l'as senti en fait ce « ok, je veux aider tout le monde » ? Tu l'as senti viscéralement en fait ?
- Speaker #1
Oui, parce qu'en fait, j'ai un truc, c'est que j'ai fait de l'insomnie, des nuits d'insomnie pendant des années, parce que je pensais aux gens qui souffraient dans le monde. Et en fait, c'était l'époque en plus où j'étais sur Facebook et tout. Et tu sais, tu vois, c'est aussi sur Instagram, mais sur Facebook, tu voyais vite des vidéos passer. Et tu vois les gens, mais chez nous aussi, dans la rue, faire la manche. Tu les vois aussi dans la rue faire la manche. Et ça, c'est un truc qui me tue absolument. Tu les vois partout dans le monde, en fait, en souffrance. Et en fait, je n'endormais pas la nuit. Et je me disais, mais tu n'as pas le droit, toi, d'être dans cette vie-là, d'être bien, d'être dans ton lit, au chaud, d'avoir un toit, de quoi manger. Alors qu'il y a des gens qui souffrent, ils sont dehors. Je vais en commencer à en parler, je vais pleurer parce que c'est toujours d'actualité. Mais vraiment, à ce moment-là, je n'arrivais pas à endormir. Il s'est rajouté ensuite aussi les animaux. Et du coup, je faisais des nuits blanches. Ma vie a été pleine de nuits blanches parce que justement, je me suis dit c'est pas possible en fait. C'est pas possible. On ne peut pas vivre dans ce monde-là. On ne peut pas laisser les choses pourrir comme ça. Et je disais à ma mère, je ne peux pas, je ne peux pas. Je dois sauver le monde et je ne peux pas sauver le monde. Donc ça me tue. Ça me tuait de l'intérieur. Mais ça me faisait vraiment mal. J'avais l'impression de pourrir de l'intérieur tellement j'avais mal.
- Speaker #0
Et c'est... Et c'est ça vraiment la bascule, le déclic qui t'a dit « Ok, je lance un truc là, je fais quelque chose » .
- Speaker #1
Non, c'est le moment où j'ai réfléchi toute ma vie à ça et je pense que j'ai semé une graine en pensant à ça. Tu vois, à dire « Je veux vraiment aider le monde » . Et ma mère passait son temps à me dire « Tu ne peux pas sauver le monde, Tiffaine » . Et je lui disais « Mais pourquoi tu dis ça ? Si je peux, si je peux » . Et je ne peux toujours pas. Mais maintenant, j'ai compris quelque chose. C'est que chacun a notre rythme et a notre envergure. tous de par ce qu'on fait. On peut sauver le monde parce que rien que de faire un sourire à quelqu'un, ça lui donne une bonne énergie, ça lui fait du bien. Elle va faire la même chose à quelqu'un d'autre dans la rue, à quelqu'un d'autre, à quelqu'un d'autre. On peut toucher 50 personnes facilement. C'est possible en fait.
- Speaker #0
Une personne après l'autre.
- Speaker #1
Une personne après l'autre. Et c'est ce qu'elle voulait me dire, je pense. Mais je ne l'acceptais pas parce que je me disais, on ne peut pas laisser les gens comme ça dans la... Tu vois, c'est pas possible. Et je ne sais plus quelle était ta question de base, mais...
- Speaker #0
Je parlais d'alignement et de déclic pour te dire, OK, j'y vais.
- Speaker #1
Ça me parle tellement quand tu dis alignement, désalignement, parce qu'en fait, là, pour le déblocage émotionnel et la technique que je fais aujourd'hui, j'ai été complètement portée par la vie. J'ai senti que j'étais portée dans le sens où tout était fluide. En fait, c'est comme si j'avais fermé les yeux, que je m'étais laissée faire. Et qu'on m'emmenait sur le chemin du déblocage. Et que ça s'est fait tout seul. Et en revanche, dès que je forçais sur des choses, dès que je forçais sur un autre projet, par exemple, à un moment, tu sais, moi, je suis très loin de l'attraction. Donc, je fais mes petits mood boards et tout. J'adore ça. Dans toute ma maison. Ma modeste demeure, c'est pas une maison, mais bon, c'est un duplex.
- Speaker #0
C'est déjà cool. En ma grande maison,
- Speaker #1
à la campagne,
- Speaker #0
avec tous mes animaux. Ouh, le rêve. Ah ouais,
- Speaker #1
c'est gentil. J'avais mis des photos un petit peu partout, tu sais, autant dans la cuisine que sur les murs et tout, de studios de yoga, plages, profs de yoga et tout. Et en fait, je rêvais d'avoir mon petit studio de yoga sur la plage. Ça a été mon rêve de toujours. J'ai commencé à le manifester quatre mois plus tard. Quatre mois plus tard, c'était trois ou quatre mois plus tard. J'ai un appel d'une personne que je connais, j'ai déjà été faire des cours dans leur studio au Maroc. Il m'appelle en disant, Tiffaine, est-ce que tu veux reprendre l'un de nos lieux de yoga qu'on ouvre là à Tarazout, donc au Maroc, un endroit surf, yoga, donc plus moi, tu peux pas. Trop contente, dans un hôtel cinq étoiles sur la plage. T'as ton studio, t'es la gérante.
- Speaker #0
Ah le kiff !
- Speaker #1
J'étais en mode, pardon ?
- Speaker #0
Mais oui,
- Speaker #1
j'arrive ! Et en fait, c'était tellement mon rêve, j'en rêvais tellement. Eux, je les adore. Leur studio, là où je pratiquais, c'est à Casablanca. J'ai toujours vécu à l'étranger toute ma vie, donc c'est plus à l'étranger qu'en France quand je parle. Et le studio à Casablanca, je l'aimais énormément, je les aimais énormément. Mais le projet n'était pas le mien. C'est-à-dire que je suis arrivée là-bas, c'est mon rêve sur le papier. Et en fait, je me sentais tellement mal. J'avais tout ce que je voulais et je me sentais tellement mal. Dans mon cœur, ce n'était pas juste. J'avais mal au ventre, j'avais une boule dans la gorge. Je n'avais pas envie, quand j'allais dans le studio de yoga pour donner des cours, je n'avais pas, tu vois, normalement je suis toujours très inspirée dans mes cours de yoga. Il y a toujours beaucoup, beaucoup de monde dans mes cours de yoga parce que... C'est pas créatif en fait. J'étais pas créative, j'étais pas fluide, j'avais pas envie. Je ressentais pas, normalement je ressens l'énergie, je ressentais pas. Et n'importe qui m'aurait dit, mais en fait tu vis mon rêve. Et c'était mon rêve. Et bah ça n'allait pas. C'est pour dire vraiment que là, quand j'ai monté les déblocages émotionnels, c'était l'inverse. Je suis partie en Inde, dans un endroit vraiment limite glauque, dans un ashram, mais vraiment noir, froid. Vraiment rien à voir avec le paradis dans lequel j'étais. Et là, j'ai passé, mais c'était le meilleur, le plus beau voyage de ma vie. Parce que c'était aligné.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais te dire. Tu reparles d'alignement. Mais tu sais, c'est ce que je vois souvent dans les femmes que j'accompagne. C'est que je leur dis souvent que le vrai alignement, ça commence vraiment le jour où tu n'arrives plus à tricher. En fait, je ne peux plus tricher. C'est terminé, en fait. Et là commence pas ta vraie vie, mais ta vraie place.
- Speaker #1
Ton vrai toi.
- Speaker #0
Exactement. Ton vrai toi. certaines parlent d'essence ou de vérité intérieure, je ne sais pas. Mais en tout cas, ton rôle ou en tout cas ton étiquette, si je peux dire ça comme ça, ça y est, allez, on la dépose. On lui fout la paix, celle-là. On la met un peu de côté. Et là, c'est un peu ce qui s'est passé pour toi. Avec ce déblocage émotionnel. Et d'ailleurs, tu en parles, j'aimerais bien que tu nous racontes un peu c'est quoi cette méthode du déblocage émotionnel dont tu parles. plus de 150 000 personnes aujourd'hui sur le compte. Et à je ne sais pas combien de personnes, parce que tu fais aussi des retraites, tu transmets énormément par plein de formats différents. Tu nous parles de cette méthode.
- Speaker #1
Tu sais ce que j'ai envie de te dire. Je vais t'expliquer. J'arrive. C'est tellement impossible de l'expliquer. Et chaque personne qui vient nous voir en séance le disent. C'est impossible à expliquer. Les thérapeutes, pareil. Les personnes que je forme, pareil. Tout le monde. C'est tellement dur à expliquer. Mais pour essayer. Je vais essayer, parce qu'en plus, je ne suis pas très concise comme personne. Je m'étale rapidement. Mais vraiment, c'est une méthode sur le corps. Donc, on ne prend pas en considération le mental. On le laisse complètement de côté. On n'a même pas besoin de parler. Lorsqu'on vient en séance, les gens qui viennent, ils peuvent parler s'ils ont envie. On est à l'écoute et on est là pour les aider et pour les écouter. Mais en somme, vraiment, on n'est pas là pour parler. On est là pour laisser le corps parler. Il n'y a pas de technique. proprement dit, qui laisse le corps parler. Alors qu'en Inde, vraiment, je suis fan de l'Inde. J'ai vraiment, sincèrement, tout appris là-bas. J'ai eu plein de formations en France aussi, mais pour moi, j'ai tout appris là-bas. Le plus important, le plus vrai, je l'ai appris là-bas. Et du coup, le corps. Le corps, c'est le cœur, c'est l'âme. Le mental, c'est l'ego. Tu vois ?
- Speaker #0
Tu parles beaucoup de l'Inde. Qu'est-ce que tu as appris en Inde que tu n'as pas appris ailleurs ? En Occident, par exemple. Tout !
- Speaker #1
C'est catastrophique ! Non, mais tout est important. Je suis très liée à tout ce qu'on fait ici aussi. Et tout est très important. Et on ne peut pas marcher l'un sans l'autre. Mais juste, je les trouve quand même sacrément en avance sur ce système de santé qu'ils ont, eux. Tu as des médecins, en fait, là-bas, la médecine indienne, ça s'appelle l'Ayurveda. Oui. Et on a de la médecine aussi plus traditionnelle, selon nous, ce qu'on connaît en médecine. Mais la Yorveda, ça existe depuis... plus de 5000 ans et ça dévoile et délivre des secrets vraiment assez incroyables de ce que tu as à l'intérieur de toi mais ce que tu as aussi autour de toi dans la nature des choses vraiment toutes simples comme la respiration ou comme l'eau et une façon de boire l'eau mais qui font tout et qui font tout au niveau de ta santé, de ton bien-être physique et mental.
- Speaker #0
Tu sais, tu dis un truc là, tu parles de respiration tu parles d'eau, tu parles de plantes parce que la Ayurveda c'est aussi... Les épices, il y a énormément de choses. Tu as dit, ils sont en avance. Tu ne penses pas que c'est plutôt l'Occident qui est complètement en retard ?
- Speaker #1
Oui, tu as raison, parce que 5000 ans, c'est quand même... On avait le temps.
- Speaker #0
C'est ça ?
- Speaker #1
On avait le temps. Oui, et ils sont... Donc, c'est bien avant la médecine chinoise, c'est bien avant tout le reste. Du coup, ils sont vraiment, vraiment en avance. Mais en soi, on aurait pu les rattraper. J'ai l'impression, sincèrement, que chez nous... On cherche des solutions un peu partout, on cherche beaucoup de solutions dans la tête, mais c'est comme si on n'avait pas envie d'aller trouver cette vérité ou la vérité. Tu sais, quand je suis rentrée avec ma technique, j'ai appris plein de bases en Inde et j'en ai concocté. J'ai vraiment fait ma recette et après j'ai testé, j'ai réessayé tout ce que j'avais appris en Inde et je me suis dit, c'est pas possible. Moi, j'aime ce qui est simple, j'aime parler simple, j'aime expliquer simple, j'aime comprendre simple, j'ai très image. Et donc, je me suis dit, ce n'est pas possible que chez nous et qu'en Occident, on n'ait pas trouvé ça avant moi. Je ne comprenais pas. Pourquoi on ne travaillait pas sur le corps comme ça ? Je ne comprenais pas. Je me suis dit, est-ce qu'on le fait exprès ? Il y a un moment, je me suis dit, non, on le fait exprès.
- Speaker #0
Oui, parce qu'en fait, tu peux dire, mais pourquoi nous, on s'est coupé autant du corps ? Pourquoi ?
- Speaker #1
Le regard des autres. C'est vraiment le regard des autres. Tu sais, pour moi, tout est malheureusement dirigé par notre égo. Alors, égo, ce n'est pas forcément mauvais, mais c'est ce qui fait qu'on se montre à nu aussi en soi, donc qu'on cache ou qu'on montre ou qu'on dévoile. Et du coup, le fait est que dans notre société, on a trop peur de se montrer nous-mêmes parce qu'on a trop peur d'être jugé. Et on est tous des petits enfants blessés au fond de nous parce que parfois, il peut y avoir une phrase, un mot qui nous a blessés. carrément un traumatisme, une expérience de vie. Ça peut être d'un point de vue extérieur énorme ou tout petit, mais en fait le corps, comment il a pris la chose ? Mais ça peut être un tsunami pour lui. Même juste une phrase, ça peut avoir changé et gâché toute la vie d'une personne. C'est possible. Et en fait, on n'est pas des adultes. C'est drôle, on est des enfants dans des corps d'adultes. Moi, en thérapie et en déblocage émotionnel tout court, quand les personnes viennent, en séance, je vois les enfants. Je vois des petits-enfants devant moi, mais vraiment, au début, ils arrivent avec vraiment, tu sais, donc on arrive, on est habillé, on a un certain style pour se démarquer, on a une aisance ou pas.
- Speaker #0
Ton masque.
- Speaker #1
Ton masque de la société. Exactement comme tu disais. Et ensuite, au fur et à mesure du temps, parce qu'on travaille directement sur le corps, on n'a pas besoin d'aller parler, on n'a pas besoin d'aller mentir ou se mentir, parce qu'on fait aussi ça en thérapie pour passer bien aux yeux de sa thérapeute, qu'on pense totalement alignée, alors qu'elle non plus, elle ne l'est pas.
- Speaker #0
En séance, il y a plein de femmes qui arrivent avec des certitudes énormes, une espèce de posture, tu vois. Ou d'ailleurs, le problème, il n'est jamais là où il doit être. Mais on en reparlera.
- Speaker #1
Exactement. Et ces personnes-là, souvent, elles te disent « J'ai fait le travail, j'ai énormément travaillé, mais il reste un petit quelque chose. » Mais souvent, c'est vraiment mini. Mais là, je me dis, ouh là là, ça va être une séance intense.
- Speaker #0
Ah mais c'est ça. Déjà, quand il y a quelqu'un qui te dit, non mais j'ai fait le taf. Qu'est-ce que tu veux me prouver ? Et en fait, quand tu creuses, tu te rends compte qu'en fait, il y a encore tellement, tellement à soulever. Après, moi, je parle du mental. Parce qu'évidemment, dans mes accompagnements, c'est du mental, c'est du mindset. Toi, c'est le corps. C'est pour ça que c'est trop intéressant, cette discussion. Parce que c'est hyper complémentaire. Donc, je ne sais plus ce que tu étais en train de dire. Non,
- Speaker #1
mais je trouve ça trop bien. Ta phrase, elle m'a vraiment accrochée. Qu'est-ce que tu veux me prouver ? De demander à la personne qui vient de voir et qui arrive comme ça qu'est-ce que tu veux me prouver ? C'est vrai en fait. C'est vraiment ça. Mais on est tous humains donc on va tous le faire avec une personne qui nous impressionne un petit peu. Et malheureusement, c'est cet égo en fait qui empêche d'aller plus loin. Tu sais, les enfants comme les animaux, on peut aller rapidement rentrer, tu vois, dans l'esprit. dans le mental, pour aller travailler en hypnose. C'est très facile avec des enfants. Il y a plein de techniques où c'est très facile. Parce que justement, ils n'ont pas d'égo. Ils sont vrais. Nous, on a tellement de couches et de couches et de couches que c'est hyper compliqué de rentrer à l'intérieur pour aller travailler. Et puis en plus, on rajoute des lockers un peu partout. Et du coup, c'est impossible. Donc oui, comment faire ? Tout est important. Je dis toujours... Comme tu me disais, toi, tu es dans le mental, tu travailles sur le mental. Je dis toujours, il faut travailler le conscient, l'inconscient, le corps et le transgénérationnel.
- Speaker #0
Et pourquoi toi, tu as choisi justement le corps spécifiquement et pas le mental ?
- Speaker #1
Parce que j'ai toute ma vie eu un problème avec mon corps. Avant, quand j'avais des TCA, tu vois, j'étais vraiment en guerre avec mon corps. Alors que je te disais tout à l'heure, là, je suis à plus 20 kilos avec ma grossesse que je perds. pas et je pense que c'est mon mental qui bloque parce que je n'ai pas envie de perdre, parce que je suis bien dans mon rôle de maman aujourd'hui, donc ce n'est pas quelque chose qui m'importe. Donc, c'est quelque chose qui est aujourd'hui qui est parti depuis que... C'est incroyable, c'est avec le yoga. Vraiment, je n'arrêterai jamais pas de parler du yoga, mais le yoga m'a vraiment sauvée. Et en fait, je suis partie dans le yoga parce que j'avais besoin justement de guérir cette relation avec mon corps et de par cet amour que j'ai eu pour mon corps et que j'ai depuis pour mon corps, vraiment je lui parle, je le caresse, je me dis ma Titi, mon petit chou, ma chérie, t'es trop mignon, tu fais ce que tu peux, mais vraiment je me parle sincèrement comme ça toute seule. Et bien de par le yoga, j'ai tellement aimé mon corps, qu'en fait je voulais l'aider. Je me suis dit mais on ne pense pas du tout à notre corps. Tout le monde vient me voir en séance en disant, mon corps il est comme ci, j'ai plein de kilos en trop, j'ai des boutons. Mais on le maltraite en fait. On le maltraite, on en parle trop mal. mais je dis mais ton corps C'est juste le résultat de ce que tu lui donnes ou de ce qu'il vit. En fait, de toute cette vie aussi dans la société, de la pollution extérieure sous toute forme. Ce n'est pas de sa faute, lui, il n'est que le résultat. Et pourtant, imagine tous les petits cyclistes à l'intérieur qui sont en train de pédaler, pour que tu te lèves, pour que tu digères, pour que tu marches, pour que tu ailles bien. Genre, ton corps, il est de ton côté. Si on doit trouver un ennemi, ce n'est pas le corps. Je dis, ce n'est pas du tout le mental non plus, mais ce n'est pas le corps. Peut-être que le mental parfois, de par le fait que... Tu sais, on a cette peur du regard des autres. C'est toujours une peur du regard des autres. C'est une peur d'avoir peur, une peur du regard des autres dans notre société, encore une fois. Et je me dis toujours, ce mental, on peut parfois lui en vouloir un petit peu, peut-être, même si lui aussi, il fait vraiment de son mieux, parce qu'il essaye de te protéger, de te sauver. Mais le corps, vraiment, c'est la victime. Donc, je voulais pouvoir aider cette victime-là.
- Speaker #0
En fait, tu dis quelque chose d'hyper vrai. Et à la fois, c'est difficile quand... T'es une personne qui ne connaît pas exactement ce que tu peux faire subir à ton corps. Parce que tu sais, les entrepreneurs que je peux accompagner, ou même moi je l'ai vécu, c'est que t'es dans l'esprit, et tu fais subir à ton corps énormément de choses, mais tu le vois une fois que le résultat, le verdict tombe, c'est j'ai mal aux pieds, bon pour ma part, j'ai mal aux pieds, j'ai mal à l'épaule, j'ai des cervicales en vrac. Et c'est déjà trop tard, ou je ne sais pas si c'est déjà trop tard. T'en penses quoi, toi ?
- Speaker #1
Non, c'est pas trop tard. Ce qui m'embête, c'est que j'ai pas envie de te dire c'est pas trop tard, parce que du coup, dans ce cas-là, quand on dit c'est pas trop tard, on se dit bon, ok, je peux supporter encore plus alors.
- Speaker #0
C'est ça qui se passe.
- Speaker #1
C'est ça qui se passe.
- Speaker #0
T'écoutes pas... En fait, c'est ton esprit, il te dit pas, mais meuf, arrête en fait. Et du coup, c'est ton corps qui essaie de te le dire. Comment tu peux nous aider ?
- Speaker #1
C'est un entraînement. En fait, c'est un entraînement. C'est à partir du moment où... Tu arrives à te connecter un petit peu plus à ton corps, de part le yoga notamment, mais des choses même plus simples de pouvoir prendre le temps avec ton corps un petit peu de ressentir. Là, tu vois, tu te poses chez toi ou en écoutant ce podcast, tu fermes les yeux, tu prends une grande inspire, mais simplement grande inspire et tu ne forces pas ni tu vas trop vite sur l'expire. Tu prends une longue expire, mais encore plus longue l'expire que l'inspire. De faire durer l'expiration par rapport à l'inspiration, ça te détend. Donc là, tu vois, je suis stone. Il m'a fallu une seconde et demie.
- Speaker #0
J'aurais fait en cohérence cardiaque, ça.
- Speaker #1
C'est génial. Et juste ça, tu vois, quand vous le faites en cohérence cardiaque, juste ça, de se connecter, de ressentir, OK, est-ce que j'ai mal quelque part dans mon corps ? Est-ce que ça me gêne quelque part dans mon corps ? Est-ce que ma tête est lourde ? Est-ce que j'ai des picotements ? Est-ce que j'ai mal au ventre ? Ou est-ce que ça bloque ? Juste, tu vois, visuellement, toi, à l'intérieur, tu peux simplement essayer de voir ce qui ne va pas. comme ce qui va, mais nous on veut aller adoucir un peu ce qui ne va pas, donc on va aller se focus quand même sur ce qui fait mal à l'intérieur et emmener ta respiration. En fait, on visualise toujours l'inspiration qui va venir, mais ça tu connais, l'inspiration qui va venir rentrer, c'est l'air frais qui vient amener du nouveau, de la fraîcheur, du bien-être et sur l'expiration, on laisse sortir cet air qui est plus chaud et qui sort et c'est tout l'ancien, le vieux, le désagréable, ce dont on n'a plus envie et on laisse sortir. Juste d'emmener la respiration dans des endroits où c'est pas confortable et de laisser sortir petit à petit à force de pratique, on va apprendre à entendre notre corps parler bien avant qu'il envoie un signal d'alarme parce qu'il envoie plein de petits hello non-stop de part, t'as une angine c'est pas anodin en fait c'est pas anodin, il y a quelque chose qui bloque t'as peut-être quelque chose à dire tu vois complètement
- Speaker #0
Qui sont d'ailleurs souvent liées au chakra.
- Speaker #1
Oui, qui sont liées au chakra, exactement. Mais en tout cas,
- Speaker #0
qui sont liées à une émotion qui est refoulée. Oui,
- Speaker #1
un organe. Pour moi, il n'y a pas de hasard dans le corps. Il n'y a vraiment pas de hasard. Et ils nous envoient plein, plein, plein de signaux. Mais effectivement, si on ne les écoute pas, ces signaux, c'est comme une voiture. On ne met pas d'huile, on ne met pas de liquide, on ne change pas les pneus s'ils sont crevés. Au bout d'un moment, elles cassent la voiture. En fait, ça ne peut plus marcher. et donc... Il a beau nous dire help, help en non-stop, si on ne l'écoute pas, on va crever en fait, on va s'arrêter.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que tu observes ? Je ne sais pas si tu accompagnes aussi des entrepreneurs, des gens à leur compte.
- Speaker #1
Bien sûr, on a tout le monde en séance.
- Speaker #0
Et tu observes quoi qui revient un peu les patterns de choses, tu vois, bloquées ? Qu'est-ce que tu observes le plus ?
- Speaker #1
Le contrôle.
- Speaker #0
Le contrôle, le fait qu'on me dise je ne sais pas lâcher prise, j'arrive pas à lâcher prise, j'ai peur de ne pas pouvoir lâcher prise là. Mais ça veut tout simplement dire aussi je ne veux pas lâcher prise parce que ces personnes-là sont dans le contrôle. Parce qu'effectivement, on ne peut pas lâcher. Quand on est entrepreneur, c'est du non-stop, on le sait. Il n'y a pas de week-end, il n'y a pas de vacances. C'est du 24 sur 24, on n'a pas d'horaire en fait. Donc voilà, on n'a que nous sur qui compter. Donc c'est fatigant, c'est stressant. plein de surprises aussi, mais c'est stressant parce que il faut dire ce qu'il faut dire. Il y a des factures à payer. Bien entendu, il faut gagner sa vie aussi. Donc, il y a du stress que la boîte ne coule pas. On a des échos sur des boîtes qui coulent autour. Donc, on se dit il ne faut pas que ça m'arrive, ça me fait peur.
- Speaker #1
On a fait une petite pause bébé pour être complètement honnête. Donc, on a dû faire un raccord parce que sa fille est au-dessus.
- Speaker #0
Elle a eu besoin un petit peu de lait.
- Speaker #1
Donc, on ne va pas lui en vouloir. Donc, on était en train de parler des entrepreneurs que tu peux recevoir ou que ton équipe peut recevoir des personnes de manière générale et moi ce qui m'intéresse de savoir c'est qu'est-ce que t'observes chez les profils d'entrepreneurs tu disais que c'était vraiment ce lâcher prise dont elles ne t'autorisaient pas, c'est ce que je constate aussi tu vois très régulièrement c'est attends je réussis moi j'ai pas envie de tout va s'effondrer si je m'arrête etc donc elles sont vachement j'en ai fait partie, j'assume total. Donc, est-ce que toi, tu as pu observer d'autres à part ce contrôle, cette peur de lâcher ?
- Speaker #0
Mais en fait, là, quand tu me demandes ça, est-ce que tu parles des gens qui viennent me voir en séance de déblocage émotionnel ? Oui, absolument. Il y a cette peur de lâcher qui est forte. La peur de lâcher dans le sens où on sait faire avec notre tête. On sait et continuer, continuer, continuer. Mais en fait, là, ces personnes-là, elles ont super peur parce qu'elles se disent c'est le corps qui lâche à ce moment-là. Mais ça veut dire quoi ? Et là, elles n'ont plus le contrôle, en fait. Parce que quand le corps, il lâche, il ne lâche pas. Ce terme, il est un peu fort, mais il lâche.
- Speaker #1
Si, il lâche. Non, mais disons-le. Enfin, en tout cas, pour ma part et pour les femmes que je vois, ça commence toujours par mon corps m'a lâchée. Alors, c'est un mot fort. Mais c'est exactement ce qui se passe. On a des signes, on commence à avoir des problèmes hormonaux, ou génécaux, ou peu importe. Mais pour ma part, je te le disais tout à l'heure, c'est mon pied, c'est mon épaule, c'est mes cervicales. Bref, mais si, c'est notre corps qui nous lâche.
- Speaker #0
Et toi, qu'est-ce que tu fais du coup par rapport à ça ? Qu'est-ce que tu as mis en place ?
- Speaker #1
Je peux passer par le corps ? Mais je compte bien venir te voir aussi, avec une des filles de Paris. Mais je suis repassée par le corps, je n'ai pas eu le choix.
- Speaker #0
Tu as fait quoi du coup ?
- Speaker #1
Ce que j'ai fait, c'est que j'ai attendu le dernier moment. Comme celles que tu as peut-être observées aussi, qui sont venues te voir. On attend le dernier moment.
- Speaker #0
Les entrepreneuses, entrepreneurs, c'est toujours le dernier moment. C'est régulièrement pour tout le monde le dernier moment, parce qu'on s'occupera de soi plus tard.
- Speaker #1
C'est ça, on ne passe pas en priorité.
- Speaker #0
Voilà, c'est toujours ça. Mais pour les entrepreneurs encore plus, c'est le dernier moment. Et c'est le moment où on se dit, j'ai plus le choix, en fait. Et j'entends souvent, t'es ma dernière chance.
- Speaker #1
Oh, c'est violent, ça.
- Speaker #0
Mais beaucoup,
- Speaker #1
Mais en fait, tu vois, moi, ce qui m'a reconnectée à mon corps, tu parlais de Bali tout à l'heure et tes voyages. Mais moi, j'ai passé deux mois à Bali l'année 2025. Et ce qui m'a reconnectée à mon corps, ça a été les thérapeutes que j'ai pu voir à Bali, qui sont passés par la méditation, par des massages, des massages énergétiques, par la parole aussi à certains moments. Beaucoup, beaucoup de méditation, j'avoue. Mais ça, c'est parce que voilà, c'est Bali, quoi. Ils passent beaucoup par ça, par la spiritualité, etc. Mais j'ai attendu le dernier moment parce qu'en fait, je me suis dit, mais en fait, si mon corps n'existe pas, Je ne suis plus là et donc je ne peux plus faire marche arrière, mais je ne peux surtout plus faire marcher ma boîte. Donc, il y a quelqu'un qui disait, qui s'appelle Alexandre Dana, qui a écrit un livre qui s'appelle La chestue sur la sédentarité, etc. Et il dit souvent, le premier actif de l'entrepreneur, c'est sa santé. Mais moi, je rajouterais, c'est aussi le corps.
- Speaker #0
C'est complètement le corps. Mais c'est carrément la santé. C'est carrément le corps. En fait, heureusement. Maintenant, on se rend compte à quel point le corps est aussi important que le mental. Mais avant, c'était complètement mis de côté. Le corps, c'était ça. Le mental, c'était ça. Et pour une maladie comme pour un malaise physique ou mental, on ne pense jamais au corps. On va toujours prendre des règlements à ce niveau-là. Non, peut-être que la personne, en fait, elle ne mange pas bien. Peut-être qu'elle ne dort pas assez. Peut-être que... Il y a eu dans son système digestif, les parois qui sont encore hyper sales parce que ça n'a pas été nettoyé suffisamment au niveau du côlon notamment. Il y a plein de possibilités. Il y a des choses vachement simples et nous, on va chercher super loin. On va se créer d'autres problèmes parce que du coup, on cherche un problème là où il n'y a pas parfois un problème. Du coup, on rajoute un autre problème. Une toile d'araignée, Ça fait une énorme toile d'araignée. On rajoute par-dessus là des médicaments, En fait, là, on est en train de se pourrir. On est en train de se pourrir le corps encore plus que ce qu'il n'était. Alors, je ne suis pas anti-antidépresseur ni anti-médicament du tout, du tout. Je trouve que c'est une super béquille quand on a besoin. Enfin, vraiment, je... Surtout, n'arrêtez pas vos traitements comme ça. Et puis, c'est là pour une raison. Il y a eu des études. Ça aide vraiment. vraiment des gens, mais c'est juste que oui, effectivement, ça masque. Ça masque le problème au lieu d'aller vraiment le chercher. Et le corps sait faire ça, en fait. Le corps, en fait, le corps, c'est simple. Tu l'actives, tu lui dis OK, t'as ta place, fais le taf. Comme on fait en déblocage émotionnel, vas-y. Mais nous, on est juste un outil. Mais on dit un peu toujours ça en thérapie. Mais on n'est vraiment qu'un outil. On fait vraiment un process de A à Z. qui est complètement terre à terre, qui n'est pas foufou. Vraiment un process appris de par ces techniques en Inde et que tu peux voir aussi probablement à Bali. Je suis fan de ces pays-là. Et de par là, le corps va travailler pendant la séance et après pendant minimum six mois, un an et tout. Mais il va continuer à travailler tout seul. Mais lui, il n'a besoin de personne. Il va super vite et il fait les choses super bien. Le corps, pour moi, c'est la clé. C'est la petite clé manquante.
- Speaker #1
Oui, ça a été complètement mon erreur, tu vois. Parce que quand je t'écoute, évidemment, ça fait quelques mois maintenant que je travaille dessus. Tu vois, tout à l'heure, tu me demandais ce que j'avais fait. Je suis passée par le yoga, la méditation, la thérapie aussi. Je suis passée par le mental aussi. Mais je suis passée par, effectivement, le corps, les kinés, les ostéos, l'énergie, les massages énergiques, enfin bref. Et en fait, là où moi, j'ai envie de comprendre comment toi, tu penses que notre corps... À un moment donné, tu vois, quand on n'est pas au point de nos retours, je ne peux pas dire ça, parce que point de nos retours, ça veut dire bon, ciao, bye. Mais comment, en fait, quand tu transformes ta manière de voir ton corps et qu'on vient de voir ou ton équipe en thérapie, comment ça peut être un outil de transformation pour nous faire avancer ? Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #0
De prendre le corps comme allié pour avancer ?
- Speaker #1
Absolument. Comment ça peut nous aider, nous, entrepreneurs indépendants, comment, en prenant conscience de notre corps, ça peut nous faire avancer pour la suite ?
- Speaker #0
Alors, je n'ai pas envie de te parler que du déblocage émotionnel, mais c'est vrai que c'est la première chose qu'on nous dit après un débloco, par exemple, et c'est vraiment parce que c'est le corps qui bosse lui-même. Encore une fois, je nous mets derrière parce que ce n'est pas nous qui faisons, c'est votre corps lors d'un débloco. Mais lors d'un débloco, on nous dit toujours qu'il y a une avancée fulgurante. On nous parle, je n'arrête pas de le dire, mais... parce que j'ai une patiente qui a dit ça il y a quelques semaines, on nous parle de Mario Kart. Mario Kart, c'est vraiment le déblo, c'est Mario Kart. Ça fait... Tu vas de dix ans en avant, ça va super vite dans tous les aspects de ta vie parce que ça débloque des choses coincées en toi. Ça débloque littéralement tes blocages, en fait. Et je vois vraiment ça comme... Je regarde beaucoup mon corps en te le faisant, mais je vois vraiment ça, tu vois, comme des vrais blocages, comme des gros cailloux de partout. Ça vient débloquer et fluidifier sous ça. Tout se passe par le corps. Donc la respiration, ça permet par exemple pour les personnes comme ça dans l'entrepreneuriat, qui ont envie de pouvoir avancer, pouvoir aller de l'avant et qui ne savent pas quoi faire. La respiration, par exemple, comme le yoga, ça crée de l'espace à l'intérieur du corps. Donc du coup, comme tu as vu avec la méditation, donc ça, la méditation, on fait le ménage à l'intérieur. On est seul avec soi-même lorsqu'on ferme les yeux. On se ressente sur soi, sur ses ressentis, sur son corps. Donc ça fait le ménage, donc égal, ça crée de l'espace. Pareil pour la respiration qui vient créer de l'espace. C'est comme si tu ouvrais les fenêtres, en fait, vraiment, littéralement. En Inde, on dit vous êtes tous malades chez vous parce que vous n'ouvrez pas assez les fenêtres. Mais c'est vrai. Prenons l'air. Prenons l'air. Et c'est pareil avec la respiration. Tu vois, hop, on met de l'air. Et alors le yoga. Juste ces postures, si elles sont là depuis 5000 ans et qu'elles font autant de trucs de dingue, c'est parce que chaque posture a minimum 15 bénéfices. Et sur les ouvertures, moi j'aime énormément les ouvertures de cœur et les ouvertures de hanche parce qu'effectivement, tu ouvres ton corps. Donc tu crées de l'espace également. Et si je parle d'espace ici, ce n'est pas juste pour parler d'espace, c'est juste qu'à partir du moment où tu crées de l'espace dans ton corps, tu crées de l'espace dans ta tête.
- Speaker #1
Et ça te permet de te réancrer, j'imagine.
- Speaker #0
Et puis d'avoir de l'espace pour créer. Parce que quand ta maison, elle est en bazar de partout, ton mental, il est en bazar aussi. Dès que tu ranges, tu te sens un peu mieux. Tu sens que ça fait du bien. Moi, perso, je suis grave bordélique. Je ne suis pas sale, mais je suis assez bordélique. Dès que je range, j'adore ranger, par exemple, un placard. Dès que ça me prend, je dors mieux derrière. Ça fait vraiment du bien. Tu sens dans la tête que ça crée de l'espace. En Inde, dans la philosophie indienne, On dit que dès qu'on range un espace à l'intérieur de nous, donc dès qu'on prend une inspiration, dès qu'on ouvre les jambes, et tu le verras, les personnes qui sont fermées au niveau des hanches, par exemple, qui n'arrivent pas à ouvrir les hanches, c'est parce qu'il y a plein de choses bloquées au niveau des hanches. À partir du moment où tu deviens plus souple, ça fait pareil dans la tête. C'est pour ça qu'on ne fait pas le grand écart pour des photos Instagram. C'est vrai, c'est pas ça le but. C'est peut-être le but pour certaines personnes, mais le but, c'est vraiment... Lorsque tu vois des anciens yogis dans les vieux livres traditionnels faire le grand écart et mettre la jambe derrière, c'est parce que plus tu ouvres le corps, alors attention, sans se casser le corps à se faire des incongruations, ce n'est pas du tout le but.
- Speaker #1
Faites attention !
- Speaker #0
On fait attention. On ouvre le corps avec la respiration. Donc à chaque fois qu'on ouvre le corps, on inspire et on expire. Puis on inspire sur l'ouverture. On va toujours tout doucement et au fur et à mesure du temps et au fur et à mesure des respirations, Ton corps, il va s'ouvrir, tu vas prendre de la souplesse, mais du coup, égale souplesse du mental. Je t'ai dit, je travaille beaucoup avec l'image et j'aime parler simple, mais c'est vraiment littéralement ça. Souplesse du corps amène la souplesse de l'esprit. Et de par cette souplesse de l'esprit et cette place que tu crées, tu as la place pour réfléchir, pour créer, pour imaginer. En fait, tu te sens tellement bien que tu as tout le chemin des possibilités qui s'ouvre à toi.
- Speaker #1
Mais en fait, tu parles de... parce que dans ta méthode, tu as plusieurs piliers. dont tu parles, tu as la respiration, du coup, l'ouverture, la méditation, le yoga ?
- Speaker #0
Alors, dans la méthode, on a vraiment trois moments clés, voire quatre moments clés, on va dire. On a un moment où on a des pressions dans le corps, dans les endroits vraiment stratégiques par rapport à ce qu'on ressent. On arrive à capter le corps des gens et savoir exactement où ça bloque.
- Speaker #1
Donc, il y a une partie énergétique ?
- Speaker #0
C'est pas énergétique. Non, on est vraiment dans, on pourrait appeler ça Alors, comme de l'acupression, même si... La kinésio ? Non, ça n'a rien à voir. Rien à voir. Rien à voir avec la kinésio. Ça ne se décrit pas, quoi. Ça ne se décrit pas, c'est terrible. Mais c'est vraiment, on est sur des points de blocage, donc vraiment là où il y a des gros, gros blocages en ton corps, on va au charbon à ce niveau-là. Et ensuite, il faut qu'on fasse remonter tous ces blocages. Donc ensuite vient la respiration pour faire remonter... Souvent, je dis un gros mot, mais tu vois, la boue, on va dire... Alors, remontons de l'autre côté pour qu'elles sortent de par la respiration et par plein d'autres techniques. Ça peut être la transpiration, les éternuements, ça peut être les pleurs, ça peut être les cris, ça peut être l'ébaillement. Ça peut être fort comme tout doux. Ça dépend comment ton corps décide de l'extérioriser par respect pour toi.
- Speaker #1
T'as du monde qui vient te voir, j'imagine. Est-ce que tu vois des évolutions dans les problématiques qui arrivent ? Est-ce que tu as de plus en plus de monde ? Est-ce que ça stagne ? C'est quoi ce qui se passe dans notre société ? Parce que c'est symptomatique aussi, tu reçois les personnes qui sont dans d'autres mondes, donc tu vois bien, je ne dirais pas en avant-première, mais tu vois bien les conséquences de notre modèle.
- Speaker #0
En fait, je leur dis toujours aux gens, dès qu'ils arrivent, je leur dis, alors moi, je ne reçois plus directement en séance. C'est mes thérapeutes, les six thérapeutes qui reçoivent elles en séance. Moi, je m'occupe vraiment maintenant de former les thérapeutes et de faire les retraites et de gérer tout l'Instagram et le back-up et les événements, etc. Parce que justement, je voulais laisser la place à mes thérapeutes de pouvoir faire leur preuve parce que les gens ne voulaient prendre rendez-vous qu'avec Tiffen. Sauf que oui, j'ai créé la technique, mais elles font exactement pareil que moi. Donc, je voulais leur laisser la chance de pouvoir montrer ce qu'elles savaient faire. Et elles font exactement pareil. Et elles ont exactement les mêmes cas. Et on est sur WhatsApp tous les jours à se parler, à s'appeler. Donc, je vois exactement ce qui se passe. Et les retours sont pareils. Il n'y a pas de différence. Donc, c'est hyper intéressant. Mais en tout cas, par rapport aux gens que je reçois, que je recevais du coup moi-même et qu'elles reçoivent aujourd'hui, c'est vraiment des gens qui sont matrixés par la société. Je te disais tout à l'heure, dès qu'ils arrivent, Je leur dis, ok, dehors, là, en dehors de la porte, c'est la société. Là, dans le cabinet... C'est la jungle. C'est la jungle. C'est en dehors de la société. On est dans une pièce à part. Tu t'imagines, tu es comme un animal, en fait. En fait, c'est difficile pour eux quand je leur dis ça, mais je leur dis, on s'en fout dehors. Et souvent, je peux être un petit peu vulgaire dans mes mots parce que j'ai vraiment envie de rigoler, en fait, de ce qui se passe dehors. On s'en fout. Le m'as-tu vu ? Le si, le ça. On se regarde, on se compare. On fait attention à comment on se montre. C'est triste, je trouve, qu'on vive comme ça. C'est triste parce que je trouve que tout le monde se rend compte à la fin de sa vie que, mais mince, alors j'ai passé toute ma vie comme ça à penser au regard des autres, alors qu'en fait, je suis toute seule ou tout seul là maintenant. Et j'ai eu plein de rêves que je n'ai pas réalisés parce que je voulais faire bien par rapport à papa, maman, que je voulais faire bien par rapport à mon rang social. Et c'est toujours ça tout au long de ta vie. Et c'est à la fin de ta vie que tu te rends compte ou quand tu as une maladie que tu te rends compte et que c'est la fin. Mais mince, en fait, j'aurais dû vivre pour moi. Et c'est hyper triste parce que c'est ce que je vois tous les jours du coup au cabinet. Et ces gens-là, je leur dis, vas-y dehors, on s'en fout. Ça te dit dehors, on s'en fout. Là, tu t'imagines vraiment dans un endroit où tu te sens finalement comme dans ta chambre, où tu es seule, même pas avec ton conjoint. Parce que finalement, on peut aussi se montrer un petit peu sous notre meilleur jour, parfois. Oui, avec nos fameux masques. C'est possible avec ce fameux masque. que, bah, Parce qu'il y a de la comparaison extérieure, toujours. Donc, quand toi, tu es vraiment tout seul, toute seule dans ta chambre, face à toi-même, face au miroir d'ailleurs. Comme en yoga, tu es face à un miroir en yoga. C'est vraiment une thérapie de yoga. Mais là, littéralement, quand tu es face à un vrai miroir, qui es-tu, quoi ? Qui es-tu vraiment ?
- Speaker #1
En fait, tu es dans un espace, quand tu les reçois, où tu déconstruis quelque part. Pas leur identité, c'est pas ça, mais leurs masques sociaux. Et c'est marrant parce que ça fait vraiment... Alors, c'est pas marrant de faire ça, c'est pas ce que je veux dire, mais tu fais miroir avec ce que moi, je fais en séance. Je déconstruis leur croyance, leur peur, le regard des autres. Ça peut être aussi tout ce qu'elles pensaient ne pas pouvoir abandonner. Souvent, c'est des entrepreneurs qui réussissent, tu vois, en tout cas sur le papier, sur Instagram, qui font du chiffre d'affaires, etc. mais dans l'intimité. L'espace mental, pas par le corps que je leur offre, c'est vraiment ce côté. Là, on va déconstruire ce qui t'éteint et on va reconstruire ce qui t'allume. Ce qui te fait vraiment vibrer. Ton espace est hyper complémentaire. Vraiment, avec cette discussion, depuis tout à l'heure, j'ai envie de dire comment c'est possible qu'on en soit là. Je te jure, comment c'est possible qu'on en soit là aujourd'hui ? Vous avez des cabinets remplis de gens, que ce soit moi sur le parti mental ou toi sur le parti corps, et blocage émotionnel, qui du coup se traduisent avec le corps. Tu vois, c'est triste un peu d'une certaine manière. C'est hyper triste, c'est dur.
- Speaker #0
C'est dur de vivre ça. Alors toi, tu es là, tu veux aider les autres, donc tu es là pour ça. mais tu... quand tu vois le nombre de personnes qui vont mal, tu te dis, mais comment est-ce que c'est possible ? Chaque jour, je me souviens, parce qu'il y a un moment où j'ai eu... Les déblocages émotionnels, j'ai toujours offi. C'est aussi ça qu'il faut prendre en compte, c'est que c'est tellement intense pour nous de faire un déblocage émotionnel. On transpire énormément. On se casse la voix et tout, vraiment, parce qu'on coach la personne. On ne la laisse pas tomber. On l'emmène jusqu'au bout. La personne a toujours peur de ne pas lâcher prise. On lui dit, t'inquiète, on est là. On est là, on sait, on a tout vu. Ne t'inquiète pas, ne t'en fais pas. Donc du coup, on ne peut pas faire plus de trois déblocages par jour. C'est impossible. Et même parfois, je dis aux filles, pas tous les jours. Ne faites même pas forcément tous les jours. À voir selon ce que vous pouvez faire. Parce qu'à un moment, quand mon cabinet a été pris d'assaut, j'avais cinq déblocages par jour, six jours sur sept. Et c'était tellement dur d'ouvrir la porte à chaque personne. Et toi, j'ai une personnalité assez... assez joyeuse. Je souris beaucoup et tout. Très solaire. Oui, mais sans le cacher. Tu vois, plus jeune, j'ai toujours été très solaire, mais plus jeune, je cachais une tristesse et tout. Maintenant, je ne sais plus sourire pour rien. Quand je souris, c'est réel. Ce n'était pas le cas. J'avais des masques. C'est sincère. Le déblocage émotionnel est passé par là. Je ne sais plus me faire genre. C'est terrible. Il ne faut pas faire un déblocage émotionnel si tu ne veux pas être vrai. Parce que ça va te rendre vrai,
- Speaker #1
mais vrai de chez vrai. Tout à l'heure, tu as... parlé de cette méthode que tu as transmise à ton équipe. Comment tu as fait pour avoir ta méthode, le transmettre, mais sans Tu vois, changer l'essence du projet, tu vois, tes valeurs. Ouais, l'essence en fait, le parfum de ce que tu voulais transmettre. Comment ? C'est quand même un pari.
- Speaker #0
C'est un sacré pari. C'est un sacré pari et je me suis moi-même attendue au tournant. C'est-à-dire que lorsque j'ai décidé de former des personnes, j'en ai formé deux au début, qui ont été formées vraiment quelques années après que je commence. Avant les licenciés, j'ai formé deux personnes, Anne et Coralie. Et ces personnes-là travaillent. Il y en a une qui est infirmière et qui fait des déblocages de temps en temps à côté. Il y en a une autre qui est dans l'énergie. Et en fait, c'est grâce à elle que j'ai réussi à voir que comme elle faisait exactement comme je faisais, que j'ai pu en former d'autres en me disant c'est bon, elles font pareil. Comment j'ai réussi à transmettre cette essence ? C'est vraiment parce que je donne tout. Je donne tout. Déjà, le programme est hyper intense. Mais je donne... tout, je ne fais pas semblant. Donc, je leur donne vraiment qui je suis. Totalement, tu vois, je ne vais pas leur donner que de la théorie. Donc, on est beaucoup dans la pratique. Au début, on travaille à fond l'intuition. Au début, pendant trois jours, limite de formation, on est uniquement dans l'intuition. Et même avant, là, sur des temps d'échange, avant, sur Zoom, intuition. Je leur demande d'aller voir des gens, d'essayer de ressentir, même de décrire ce qu'elles pensent les unes sur les autres. le premier jour lorsqu'elles se rencontrent, puis ensuite à la fin, et de voir quelle est la différence. On travaille énormément sur l'intuition, puisque c'est quelque chose qui m'anime énormément et avec quoi je travaille. Et donc du coup, je pense que c'est le fait de rester vraiment vrai dans ce que je transmets.
- Speaker #1
Jusqu'au bout.
- Speaker #0
Jusqu'au bout du bout, mais du minimum d'être avec elle comme je suis, avec ma famille, avec mes amis.
- Speaker #1
Alignée.
- Speaker #0
Ouais. Ancrée. Ancrée.
- Speaker #1
t'as mis le doigt et tu disais que maintenant toi tu t'occupes de la partie communication ça ressemble à quoi la vie d'entrepreneur tu sais que je vais aussi te poser des questions là-dessus ça ressemble à quoi ta vie d'entrepreneur aujourd'hui ? c'est pas du tout cadré c'est tu vois et en fait c'est drôle les gens de l'extérieur me disent non-stop c'est trop bien c'est trop beau c'est incroyable je t'ai dit tout à l'heure votre compte il est trop bien votre site il est trop bien c'est lisible c'est communication ça se voit
- Speaker #0
que tu sais faire. Et pourtant, derrière, je me dis pas, je me mets pas des horaires de travail, tu vois, le matin, je m'arrête le midi, puis je recommence l'après, et je continue, tu vois, après, jusqu'au soir. Non, en fait, je travaille quand j'ai de l'inspiration. Il y a des jours où j'ai pas du tout d'inspiration, où j'ai pas envie, où je suis fatiguée. Et là, franchement, je te dis, je laisse tomber. Ça sert à rien, en fait, de travailler dans le vide comme ça, parce que tu te forces et il n'y a rien vraiment qui va sortir. Et il y a des moments où je sens un feu qui monte et où là, je sens que je vais être créa et où j'ai envie de monter plein de projets, de faire plein de trucs. Je contacte plein de monde et peut-être que le lendemain, les gens vont me recontacter. Je vais être genre, non, est-ce que ça ne sera pas le jour ? En fait, c'est en dents de scie. Cyclique, c'est normal. C'est cyclique. C'est cyclique selon les saisons, selon les semaines, selon mes cycles à moi aussi. En fait, selon la lune.
- Speaker #1
Il n'y a pas vraiment de quotidien.
- Speaker #0
Il n'y a pas de quotidien. J'essaye... Vraiment, comme je te disais tout à l'heure, de travailler comme un fit d'or, mais de faire la part des choses. Donc, de me dire aujourd'hui, est-ce que tu travailles sur l'insta là ce matin et tout à l'heure, t'écris des articles ou tu contactes des marques. C'est comme ça vient. Je laisse un peu venir les choses et je travaille selon l'inspiration et le monde.
- Speaker #1
Tu le sens quand on parle. Je ne sais pas si vous le sentez à travers votre écran ou le micro, mais tu sens ce feu, tu l'as ce feu. Les femmes que j'accompagne, souvent elles ont perdu ce feu sacré pour ce qu'elles faisaient. C'est-à-dire qu'elles réussissent sur le papier, elles font du chiffre d'affaires, tu vois, la boîte tourne, elles font du bénéfice, elles vivent bien. Bon, voilà. Mais elles ont perdu ce feu. Et toi, quand je t'entends, c'est waouh. T'es connectée à ça. Et c'est ça qui te fait créer aujourd'hui des trucs incroyables pour ces gens-là.
- Speaker #0
Tu sais pourquoi ? Parce qu'en fait, je peux m'ennuyer très vite. Donc, j'invente toujours des nouvelles choses. En fait, si j'arrête de créer et que je reste toujours dans mon truc et dans mon quotidien, au jour le jour, tu vois, le même quotidien, les mêmes choses, tu t'enfermes et du coup, tu perds de cette créativité. Je crée, encore une fois, que quand j'ai ce feu qui est vraiment mon intuition, comme on disait, l'alignement, l'ancrage aussi, qui est super important. Je crée à ce moment-là. Mais vraiment, s'il y a un truc qui me barbe, autant avant, je laissais tomber direct, autant là, je prends un peu le temps de réfléchir en me disant... On va peut-être switcher, mais ça se compte en petits mois. S'il y a un truc qui m'embête, hop, ça switch et hop, je me réaligne. Et on se réancre là. Et puis voilà, ça fait ça. Je n'ai pas totalement besoin de changer de projet parce que je sais que ce projet-là, c'est le mien à vie. Mais juste, on réaligne, on réaligne, on réaligne pour que ça continue à me passionner. Parce qu'il y a des moments où ça m'a saoulée aussi.
- Speaker #1
Oui, j'allais te demander si tu avais perdu le feu sacré. Bien sûr,
- Speaker #0
parce que tu faisais plusieurs fois. Et plusieurs fois, et même au cabinet parfois, parce que quand j'enchaînais et que toute la journée, tu sais, tu ouvres la porte et les gens, ils vont mal. Tu vois des gens mal toute la journée et qui pleurent et qui crient et qui hurlent. Tu te dis, waouh, enfin, t'entends des trucs, des horreurs parce que t'entends au cabinet des horreurs, clairement. Parfois, en fait, t'as envie juste de rigoler. Parfois, je repensais à mon métier à la radio où je rigolais toute la journée à dire des âneries. Je me disais, en fait, est-ce que ça te manque pas ? Tu vois ? Et du coup, dans ce cas-là, tu... te réalignes aussi parce que tu te dis bon bah alors je vais faire moins de déblocages et à côté je vais faire des retraites. Donc des moments de partage avec des femmes, parfois des hommes, mais c'est vrai que les retraites c'est vraiment plus les femmes. Des moments de partage, de vie et ça, ça m'anime. Donc ça fait moins de temps au cabinet et des temps, tu vois, sur le terrain avec des vrais échanges, des moments agréables dans ces moments qui ne sont pas désagréables en soi. Mais c'est dur de voir les gens souffrir. Ce n'est pas fun, il n'y a personne. Non,
- Speaker #1
évidemment, tu ne le fais pas pour ça.
- Speaker #0
Je le fais pour l'après, le moment où justement les personnes retrouvent leur flamme. Oui, exactement. L'après-séance, quand tu les revois, au bout d'une heure et demie, tu vois leurs yeux, leur visage. Ils ont changé ce moment-là ou ce moment où ils se prennent dans les bras. Ce moment-là, tu fais pour ce moment-là. Mais sinon, oui, tu as envie de partir. plein de fois. Et puis, à un moment, je me suis dit, ça tombe bien, je vais faire des formations. Et ça tombe bien, je vais laisser la place aux filles et moi, je vais faire autre chose. Ça me permet tout le temps d'évoluer, de changer et du coup, de ne pas m'ennuyer et de continuer à surkiffer ce que je fais.
- Speaker #1
Mais en fait, tu nourris ta perte parfois de feu par le côté, OK, je vais faire autre chose, je vais diversifier. Je vais créer, en fait, je vais créer autre chose. Tu restes quand même dans le même domaine. Parce que t'as ta vision. Elle t'a posé ta vision. Tu sais, j'imagine où tu seras dans 10 ans. En tout cas, à peu près ce que tu feras.
- Speaker #0
J'ai fait un rétro-planning. Je me suis carrément fait un rétro-planning. Dans ce rétro-planning, il y a autant ma famille que mon taf. Parce que tu vois, ça parle aussi de voyage, de déménagement, d'étranger à nouveau. Mais en fait, c'est bien parce que tu... tu as un fil rouge. En fait, ce fil conducteur, je n'ai pas envie de le perdre dans le sens où je sais, je suis alignée dans ce que je fais. J'ai toute ma vie voulu créer quelque chose en me disant, oh, je créerai un produit un jour. Mais tu sais, comme on se dit ça à chaque fois, ça doit être trop bien de créer un truc. Mais je ne pensais jamais vraiment le faire. Et ça m'est venu comme ça parce que c'était aligné. Donc, je dis toujours, c'est venu à moi. Ce n'est pas moi qui suis venue à ça. Et de ça, donc, OK, c'est là. Maintenant, j'en fais quoi ? Eh bien, je suis ce fil rouge. Et puis, il y a des déviations, comme la vie qui fait ça. Il y a des déviations, mais on y revient.
- Speaker #1
Oui, mais finalement, tu vois, je dis toujours que le luxe, en fait, le vrai luxe, c'est de grandir, tu vois, d'évoluer, évidemment, de faire évoluer ta société, ton entreprise, mais sans te perdre. Et toi, finalement, tu as eu des baisses de motivation, des baisses d'énergie, mais tu n'as jamais eu de baisse de... de, ok, là, je me suis perdue en route. Je ne sais plus pourquoi je fais ce que je fais quand je me lève le matin. Ça n'est jamais arrivé.
- Speaker #0
Pas du tout. Alors, j'ai eu, je t'avoue, quand j'ai eu beaucoup, beaucoup de rendez-vous.
- Speaker #1
Ah ouais, ok.
- Speaker #0
Quand j'ai eu beaucoup, beaucoup de rendez-vous. La charge. La charge. Et de me dire, ok, donc en fait, là, tu gagnes bien ta vie. Mais en fait, je n'étais pas heureuse. Parce que toute la journée, en fait, je ne vois pas mes proches. Ma mère, à ce moment-là, était très malade. Et elle habitait pas loin de chez moi. Et moi, j'avais mes rendez-vous pris toute la journée. Donc, j'étais là pour les autres. Et ma mère était très malade et j'étais même pas avec elle. Et je me disais, il faut que j'assure ces rendez-vous-là parce que les gens l'ont pris, les gens comptent sur moi et qu'ils en ont besoin, ils l'attendent. Et je peux pas replacer le rendez-vous parce que j'ai pas de place sur deux ans. Donc, je peux pas replacer le rendez-vous, en fait. Et j'avais que le dimanche de dispo. Les gens me demandaient de travailler le dimanche, en plus. Je disais, non, mais excusez-moi, j'ai vraiment besoin de souffler. Mais du coup, j'avais que le dimanche. Je n'avais pas le temps pour ma famille. Je n'avais pas le temps pour mes amis. Ça te faisait culpabiliser,
- Speaker #1
ça ?
- Speaker #0
Ça me faisait grave culpabiliser. Et puis, je me dis, pourquoi tu vis ? En fait, tu vis pour travailler, finalement, parce que ça reste un travail, parce que ça nous prend énormément d'énergie, un déblocage émotionnel. Vraiment, on est épuisé. Entre les séances, on ferme les yeux, on se recharge et tout, et on respire, on se secoue le corps et tout pour essayer de, tu vois, retrouver notre énergie. Mais c'est très fatigant. Et du coup, je me suis dit, OK, donc tu gagnes bien ta vie. Mais pourquoi, en fait, pour avoir un compte en manque rempli, mais ne pas être heureuse à côté ? Donc aujourd'hui, j'ai switché. Certes, je travaille moins. Mais je travaille mieux et je profite plus de la côté.
- Speaker #1
Tu es passée de praticienne aussi à chef d'entreprise. Est-ce qu'aujourd'hui, ça t'épanouit d'être chef d'entreprise ? Et qu'est-ce que ça t'a appris, tu vois ?
- Speaker #0
Que je suis nulle en chef d'entreprise. Je suis nulle, mais je l'ai toujours su. Je suis nulle. Je suis vraiment nulle. Non, mais c'est... Tu dis que tu es nulle. Ah non, mais ça ne me dérange pas. C'est super drôle. Alors, les filles ne travaillent pas pour moi. On travaille ensemble, mais je reste quand même à la tête de ce projet. Et moi, je suis... très copine-copine. Et donc, du coup, je n'ai pas ce truc de mon père. Tu vois, c'est un chef d'entreprise de ouf. Et lui, tu vois, il a ce recul nécessaire qui est très important, qui amène beaucoup de respect aussi. Mais on le sent hyper bienveillant et tout. Moi, vraiment, je suis limite trop proche. Je ne sais pas faire, en fait, la part des choses vraiment entre le pro et le perso.
- Speaker #1
Ouais, donc tu mélanges tout, mais ça ne fait pas de toi quelqu'un de mou.
- Speaker #0
Non, mais parce qu'on a chacun un rôle, en fait. Tu sais, on est bon dans certaines choses. Moi, je sais que je suis bonne dans certains trucs dans le chef d'entreprise parce que j'ai toujours été leader dans ma vie. Donc, dans ce sens-là, voilà. Dans ce sens-là, oui. Mais là-côté, l'organisation, ce n'est pas mon truc. Je t'ai dit, je suis bordélique. Donc, je ne suis pas organisée.
- Speaker #1
Mais tu as staffé, j'imagine que tu n'es pas toute seule, toute seule avec ton équipe de thérapeutes.
- Speaker #0
Alors oui, j'ai staffé, mais je me suis trompée. Donc j'ai mal staffé. Tous. Donc finalement, je me suis rendue compte et les filles m'ont dit, Tiffaine, tu as créé ça toute seule, tu t'en es sortie toute seule. S'il te plaît, reviens toute seule parce qu'en fait, c'est mieux quand tu es toute seule. Donc je suis revenue toute seule et finalement, même avec un bébé sous le bras et peu de temps à moi. Il se passe plein de choses et on fait plein de choses. Et ça tourne très bien. Donc, t'es pas si nulle,
- Speaker #1
en fait. Oui,
- Speaker #0
non, mais l'image que t'avais du chef d'entreprise,
- Speaker #1
c'est très carré. Il sait tout faire, c'est vraiment...
- Speaker #0
Je trouve qu'il y a des chefs d'entreprise qui sont hyper inspirants, desquels je m'inspire, que j'aime bien écouter, que j'aime bien voir et tout. Moi, je trouve que c'est pas... T'as un exemple de mon meilleur rôle ? Mon père. Mon père, je le trouve incroyable. Je le trouve incroyable. Mon chef d'entreprise, il est incroyable. Il est... un peu moins bon. Il n'était pas très disponible pour nous à la maison. Il passait vraiment tout son temps dans l'entreprise. J'étais un peu jalouse de ce qui se passait en entreprise. On ne peut pas être partout non plus. Mais en tout cas, extrêmement humain dans l'entreprise. C'est-à-dire que c'est vraiment un grand, grand chef d'entreprise d'une multinationale. Et il connaissait tout le monde jusqu'aux usines. Vraiment tout le monde. jusqu'à la femme de cette personne qui travaillait dans l'usine, qui était malade, et lui dire comment va ta femme et tout.
- Speaker #1
C'est un bon chef d'entreprise.
- Speaker #0
Il est incroyable. Et c'est vrai, c'est vraiment son cœur qui parle. Il n'a jamais fait genre ou quoi que ce soit. Ça, c'est un super chef d'entreprise.
- Speaker #1
Mais toi aussi, tu es inspirante. Tu es inspirante, tu vois. Ce n'est pas parce que tu n'es pas organisée que tu es mauvaise. Alors,
- Speaker #0
je pense que c'est beaucoup ça. C'est le fait que je ne sache pas prendre vraiment une stature de chef d'entreprise.
- Speaker #1
Mais tu l'as, tu es leader.
- Speaker #0
Oui, je suis leader. Mais tu vois, Léa, là, tu me challenges. Mais c'est vrai, t'as raison.
- Speaker #1
On te voit, t'es rayonnante, on a envie de te suivre parce que t'as tellement envie de donner, d'aider. T'en parlais tout à l'heure avec ta vision. Maman, je veux aider le monde. On a envie de te suivre. Et en plus, tes projets, moi, j'ai regardé, tu parles d'énormément de choses qui me touchent beaucoup et qui ne touchent pas que moi, qui touchent des milliers de personnes aujourd'hui. T'emmènes, t'embarques un mouvement. Donc, pour moi...
- Speaker #0
Ok bah merci c'est trop gentil du coup tu vas me faire réfléchir un peu différemment je vais brainstormer parce que je me remets tous les jours en question et du coup tout à l'heure quand j'aurai couché ma petite puce je pense que je vais y réfléchir un peu à ce que tu me dis c'est gentil ça me fait plaisir, merci beaucoup je me vois pas comme ça mais je vais essayer de prendre les choses un peu différemment parce que c'est important de changer de spectre un petit peu aussi
- Speaker #1
Et aujourd'hui les projets justement de ta boîte de Spectre Conseil parce que t'en as un milliard
- Speaker #0
Là je suis sur une mouvance euh Là, je suis sur un moment où il se passe plein de choses, mais je suis sur un petit attend. Parce que moi, j'aurais tendance à aller très vite, mais je t'ai dit, je fais attention maintenant. L'expérience au Maroc, à Tarazout, m'a appris à faire attention, tu sais, à ne plus sauter sur des projets comme ça, en me disant, allez, hop, j'y vais, et je pousse les murs et tout. Non. J'attends, je stoppe et je laisse la vie faire. Petit à petit. Et c'est la vie qui m'amène les choses. Alors, je ne reste pas dans mon canapé comme ça, à attendre et à être comme ça. Je travaille et tout, mais je vais plutôt vers des choses qui viennent à moi. Tu vois, toi, tu as insisté plein de fois pour... me dire « viens sur le podcast » et tout. Mais c'est génial ! Mais c'est génial parce que tu vois, il y a tellement de messages sur Sister Conseil que par exemple, je ne vois pas les messages, je t'avais répondu une fois, j'oublie une deuxième fois, j'oublie, je te dis, organisation terrible.
- Speaker #1
Et après, tu reçois beaucoup de messages.
- Speaker #0
Le fait, tu sais, que tu as poussé la porte plusieurs fois et en fait, c'est venu comme ça et je me suis dit « purée, elle en veut et tout, j'adore, j'adore, ça me plaît cette personnalité » . OK, on y va, mais tu vois, c'est toi qui a initié le truc aussi pour qu'on se rende compte. Voilà, je laisse plus les choses se faire. Et dans les projets, je sens que cette année va être cruciale parce que là, je suis comme un peu en hiver. Donc, je laisse un petit peu les choses se faire. Un peu usé. Ouais, je plante des graines un petit peu partout. Et je sens que l'année prochaine, ça va être une année ouf. J'ai plein de changements en tête, mais je laisse mûrir. Mais je sens que ça va être complètement ouf si c'est un conseil. Voilà, en toute humilité.
- Speaker #1
J'adore l'un mais l'autre, mais c'est moi. Effectivement, je t'ai contactée énormément de fois, mais je le fais avec des personnalités, des personnes que j'ai envie de voir sur Wellness Impact. Donc la persévérance, les amis, la persévérance.
- Speaker #0
La persévérance.
- Speaker #1
Je ne veux pas me saucer en disant ça, mais effectivement, c'est l'une de mes premières qualités. C'est quand je veux un truc, tu vois, c'est... j'y vais et je ne te lâche pas. Je me prends des murs, c'est le jeu. Oui, mais normal. Ça fait partie du truc. Mais je ne veux pas lâcher parce que je sais que ce que tu vas amener sur Wellness Impact, il n'y a pas que moi qui ai besoin de l'entendre. Il y a plein d'hommes et de femmes qui ont besoin de se nourrir de ce que tu vas dire. Et je sais. Et tu vois, tu as dit tout à l'heure, je veux servir le monde, je veux aider le monde. Mais c'est ça en fait que... j'étais sûre que tu allais parler de ça et que tu avais cette mission, je ne sais pas, intuitivement. Donc la persévérance, quand on veut, on peut.
- Speaker #0
C'est un truc de fou cette phrase.
- Speaker #1
Quand tu ne peux pas passer par la fenêtre, passe par la porte.
- Speaker #0
Tu peux tout. Tu peux tout faire, tu peux tout avoir. Tu manifestes, tu restes. Voilà, si tu as besoin. Tu persévères, mais effectivement, on disait aussi ne te désaligne pas. Désaligne-toi, tu peux. Mais quand tu sens que c'est plus aligné que... que c'est trop dur, que tu fais trop d'efforts et tout, là, hop, on change de chemin. Il y a un autre chemin qui va te réaligner où ce sera simple. Quand c'est fluide, c'est que c'est bon. Quand il y a trop de barrières, c'est que ce n'est pas fait pour toi. Et je te remercie aussi, Léa, parce que tu m'as dit, tu m'as fait rebondir sur quelque chose de très important. Le fait de dire, quand je dis je suis nulle, je le dis en rigolant, mais je suis la première à dire, ne dites jamais ça, parce que les mots ont un impact absolument. Donc, je le dis en rigolant. Et je sais que j'ai comme cette... Voilà, mon corps sait à quel point je l'aime. Je dis mon corps parce que c'est tout mon être. C'est mon temple. Et c'est mon temple. Et il sait à quel point je l'aime. Donc, je pense qu'il rigole avec moi parce que vraiment, je suis hyper bienveillante avec moi. Donc, je le dis en rigolant parce qu'on sait tous qu'on n'est pas organisé, tu vois. C'est un tout. Donc, je le dis en rigolant. Mais attention parce que les mots ont un vrai impact. Et quand on dit je suis nulle et qu'on le pense vraiment, que c'est sérieux, que c'est dur. Oui, tu le dis en plaisantant. Oui, mais la plaisanterie, ce n'est pas bon non plus. parce que... Le corps, quand il entend quelque chose, il y a quelque chose que tu entends ou que tu vois, il le prend comme argent comptant. Il le prend comme un fait, comme une réalité. Donc, ça lui fait mal. Donc, même en rigolant, c'est moyen, moyen. Donc, c'est bien que tu reviennes dessus. Parce que justement, tout est énergie et tout ce qu'on se dit et tout ce qu'on nous dit, le corps, il l'imprègne. Et ça crée des blocages. Donc, même pour rigoler, ce n'est pas terrible. Donc, je peux m'améliorer. En chef d'entreprise.
- Speaker #1
Tu peux t'améliorer, mais justement, tu veux aller où avec Sister Conseil ?
- Speaker #0
Je veux aller où ?
- Speaker #1
Tu veux l'emmener où, cette entreprise ?
- Speaker #0
Partout dans le monde entier. Partout, avec le yoga et le déblocage. Dans le monde entier. Tu vois grand. Hyper grand. C'est un pas que je vois, c'est que je sais. Je sais. Je sais. Je sais. Je veux aller aider. Je veux aller aider aussi beaucoup d'entrepreneurs. Tu vois, des profs de yoga, des gens qui veulent se lancer pour être thérapeute, pour être prof de yoga. pour les emmener là où je suis, pour prendre leur place, pour prendre leur voix, poser leur voix. J'ai été animatrice radio, donc poser leur voix. J'ai fait du théâtre, donc prendre l'espace, prendre confiance en soi, apprendre à s'ancrer. Tu vois vraiment toutes les choses qui ont fait que j'ai pu remplir mes cours de yoga, que j'ai pu avoir énormément de monde en thérapie, qu'il y a du monde qui me suit sur mes posts aussi par rapport aux réseaux sociaux. Tout ça, je veux l'apprendre dans des mini formations, notamment sur le site Internet. Donc je proposerai bientôt. pour pouvoir donner ces clés aux gens pour qu'ils arrivent. Tu vois aussi un stade où je suis arrivée et où je me suis dit, OK, c'est bon, on est là. C'est bon, c'est moi. Et je suis sûre qu'on est tous capables. Il faut juste ces petites clés parfois.
- Speaker #1
J'ai juste une dernière question. Vous avez plus de 150 000 followers sur Instagram à l'heure où on se parle. Comment on t'explique qu'il y a autant de gens qui vous suivent aujourd'hui et comment vous avez fait en fait ? C'est quoi ta stratégie ?
- Speaker #0
Il n'y a pas de stratégie. Je pense que je suis hyper vraie dans mes posts. je suis réelle en fait je ne suis pas une personne qui parle en passant de la pommade alors je dis je parce que j'écris les postes mais il y a toute l'équipe derrière moi de thérapeutes qui m'inspire au quotidien de par les choses qu'on se dit et les sujets qu'on aborde mais c'est vrai que j'écris mes postes et en fait je ne veux pas brosser les gens dans le sens du poil comme on pourrait faire pour avoir des followers donc justement en fait, ce n'est pas grave si on en perd Mais en fait, je ne veux pas qu'on reste dans ce moule de victimisation. Je veux vraiment pouvoir tirer, comme je te disais, les gens par la main et les emmener en haut, tu vois, avec moi. Et hop, on se tire de là. La vie, elle est courte. En Inde, on dit, on est sur terre pour des vacances. C'est un court instant. Donc, autant en profiter pleinement et ne pas se morfondre, même si, oui, la vie est dure. Clairement, on a tous nos bagages. La vie, elle est compliquée.
- Speaker #1
Oui, oui, c'est sûr. C'est sûr,
- Speaker #0
on ne peut pas se l'enlever.
- Speaker #1
C'est... C'est peut-être pour ça que vous avez autant, parce que moi, je regarde votre compte, vous parlez de plein de thématiques. C'est très visuel aussi. Effectivement, c'est très authentique. On sent, vu que je te connais un peu plus maintenant, on sent que c'est toi et tes valeurs hautes qui sont tout le temps là. Et juste un truc, ça, c'est vraiment pour moi et les entrepreneurs qui peuvent nous écouter. T'es partie d'une stratégie organique, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, les services qui sont vendus, les séances qui sont vendues, Tout part de l'organique. Tu n'as rien fait en payant. Tu as fait grossir le compte Instagram. Tu es partie de ça ? Oui, oui, oui. Ok,
- Speaker #0
d'accord. Oui, oui, oui. Par rapport au compte Instagram, tu veux dire par rapport à la com, la pub et tout ? Non, non. C'est parti d'un compte, je te dis, Tiffen vers une vie sereine. Et de part, les séances de déblocage, les retraites, les journées retraites. Et puis, des posts avec des vidéos qui montrent des exercices corporels pour aider les gens. En fait, c'est tout. tout ce qui a marché sur moi, je le partage et je le donne.
- Speaker #1
Et donc, vos clients aujourd'hui, ce sont souvent des followers ou c'est des personnes qui entendent parler de vous ailleurs ? Sur les médias ?
- Speaker #0
Oui, il y a beaucoup de followers, mais de plus en plus. Donc, il y a du bouche à oreille et il y a aussi des gens qui sont là directement sur le site de plus en plus et qui ne connaissent pas du tout le compte Sister Conseil et qui juste veulent se sauver par le corps parce que ça les a appelés, en fait.
- Speaker #1
Ouais. Tu parles de sauver. Bon, je vais arrêter mes questions parce que j'en ai encore plein.
- Speaker #0
Oui, mais c'est trop bien. J'ai hâte de parler avec toi. C'est génial. Ah ouais, on va prendre l'apéro.
- Speaker #1
On va vous laisser, justement. Merci beaucoup, Tiffany.
- Speaker #0
Merci, Léa, c'était trop bien. Merci beaucoup à toi de faire ce podcast qui est génial.
- Speaker #1
J'ai adoré notre échange. C'est hyper complémentaire avec ce que je fais aujourd'hui. Donc, un grand, grand, grand merci. Si vous avez aimé l'épisode, si vous avez des questions, vous nous laissez des commentaires en bas de l'épisode, que ce soit sur YouTube ou que ce soit sur les plateformes Spotify, etc. Mais surtout, laissez-nous un petit like, un petit cœur. Allez, à bientôt. Aïe.