- Speaker #0
Hello, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui, je reçois une nouvelle invitée, Émilie Molikon. Émilie accompagne les femmes entrepreneurs là où tout se joue vraiment, mais où on ne regarde jamais à l'intérieur. On va parler de plein de choses qui concernent les transitions identitaires, le réalignement également. Alors évidemment, forcément, on va parler de feu intérieur, de perte de sens, de burn-out, de dépression, mais surtout de ce qu'on change quand on ne veut plus réussir en s'éteignant. Avant qu'on commence l'interview... N'hésite pas à t'abonner à ma chaîne. Si tu aimes l'interview, tu me laisses un petit like, un petit commentaire. Tu partages à tous les entrepreneurs que tu connais. Et bien sûr, je mettrai toute l'actualité et les infos d'Emilie en description. Bon épisode. Salut Emilie.
- Speaker #1
Salut Léa.
- Speaker #0
Tu vas bien ?
- Speaker #1
Ouais, super. Merci et toi ?
- Speaker #0
Bah oui, ça va. T'as bravé la tempête, la neige pour venir du sud.
- Speaker #1
C'est ça. Et puis là, je repars avec la bombe météorologique. Le vent, c'est génial.
- Speaker #0
Mais bon,
- Speaker #1
je suis là.
- Speaker #0
Je suis très contente que tu aies réussi à arriver jusqu'à moi. C'est la première fois que tu viens sur Wellness Impact, donc sois la bienvenue.
- Speaker #1
Merci, je suis trop contente d'être là.
- Speaker #0
Alors pour celles et ceux qui ne te connaissent pas, est-ce que tu peux nous dire un petit peu ton parcours, qui tu es, ce que tu fais, nous dire ce que tu veux en fait.
- Speaker #1
Alors moi, je suis coach et thérapeute holistique. Mais avant ça, j'ai eu un parcours, on est en 2026 et ça fait maintenant 10 ans que je suis entrepreneur. J'ai créé ma première entreprise en 2016. De couture, c'est ça ? De couture, à la naissance de ma fille. Donc j'ai trois enfants. Ma première fille, quand elle est née, elle était vraiment très fine, une enfant très très fine. Et du coup, c'était très compliqué de l'habiller. Je n'arrivais pas à lui trouver des... Des petits pantalons, des petits shorts, rien ne lui allait. Donc, je me suis dit, OK, je vais essayer de lui coudre un petit bloomer. Tu sais, ces espèces de petites culottes bouffantes trop mignonnes que tu mets sur les bébés et tout. Donc, du coup, j'ai dit, OK, je ne sais pas coudre. Je n'ai jamais touché une aiguille de ma vie, une machine à coudre, mais j'ai trop envie de lui faire ça. J'ai envie d'essayer. En plus, c'était les débuts sur Instagram en 2016. Les entrepreneurs commençaient un peu à se montrer et moi j'étais pas du tout entrepreneur à cette époque-là mais je me suis dit j'ai envie de mettre mes petites photos de mon bébé avec mes petites créations alors que je sais pas du tout comment ça marche. Du coup j'étais acheté une petite machine à coudre et j'ai regardé des tutos sur YouTube et je me suis dit ok allez vas-y je me lance. Donc j'ai posté mon premier petit bloomer sur Instagram en photo. Et puis, au bout de deux, trois jours, au fur et à mesure que je postais, c'est trop beau ce que tu as fait. Moi aussi, je veux la même chose. Ok, en fait, je ne sais pas coudre. Tu sais, j'ai juste fait ça pour ma fille. Et au bout d'un mois, j'ai monté ma société parce qu'en fait, j'avais trop de demandes. C'était un délire. Je faisais juste des petits bloomers au début. Et en fait, tout le monde me disait, je veux la même chose pour mon enfant. C'est trop beau ce que tu fais. Bon, écoute, ok. Et en fait, en un mois, j'ai monté ma société. Et après, je me suis perfectionnée au fur et à mesure. En fait, je faisais après des petites chemises et tout ça. Et j'ai vraiment appris sur le tas. Parce que pour moi, c'est vrai que j'ai toujours une facilité à apprendre rapidement. Et en fait, quand j'aime quelque chose, quand je le fais avec passion, avec amour, quand ça vient vraiment du cœur, du coup, c'est facile. C'est vraiment trop facile et du coup, je kiffais. C'était trop bien. Tu faisais ça à
- Speaker #0
100% ?
- Speaker #1
Oui, parce qu'avant, j'étais dans le salariat et j'ai fait 10 000 métiers. Vraiment, je suis passée de là à là. Mais rien ne me plaisait parce qu'en fait, moi, j'ai toujours voulu faire quelque chose qui vibre depuis mon cœur. Tu vois, vraiment, c'est hyper important pour moi de travailler. de faire ce que j'aime vraiment. Et du coup, dans le salariat, je n'ai jamais vraiment kiffé. Je ne me sentais pas à ma place. Donc du coup, je voguais d'entreprise à entreprise. Et quand je suis tombée enceinte, j'ai dit ok, j'arrête tout. Je me mets en pause, c'est ma grossesse. Et du coup, c'est là où l'idée est née, quand ma fille est née, de monter après mon entreprise. Ça s'est fait malgré moi, finalement.
- Speaker #0
Et ça ne s'est pas arrêté là, puisque ça, c'est ta première société.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui s'est passé après ? Alors moi, je sais, tu as été plutôt dans le wellness. Tu es passée par plusieurs étapes. Est-ce que tu peux nous raconter un petit peu ce parcours ?
- Speaker #1
C'est ça. Du coup, j'ai continué mon entreprise de couture. Après, je me suis vraiment orientée sur les habits de baptême, de mariage, d'anniversaire et tout ça. Donc, je faisais vraiment des belles petites tenues. C'était trop bien parce qu'en fait, à cette période-là, j'ai aussi explosé sur les réseaux sociaux. J'avais énormément de demandes et j'étais contactée par des gros influenceurs comme Lucie de Baby à tout prix, Lola Rossi. J'avais pas mal de contacts qui venaient à moi pour me dire « est-ce que tu peux me faire ça aussi pour ma fille ? » C'était trop cool, ça venait à moi facilement. C'était trop bien. je travaillais beaucoup puisque c'est moi qui faisais tout à la main Donc, je me tapais des journées de 8h à 22h, sachant que j'avais deux enfants.
- Speaker #0
Et en plus, tu faisais, j'imagine, l'acheminement aussi, le colisage, le transport.
- Speaker #1
Parce que forcément, c'est les réseaux sociaux, la compta, les prototypes, les patrons, la découpe, la couture. Pour finir, après l'emballage, l'envoi, c'était de A à Z. Vraiment, je passais mes journées à faire ça. C'était cool, j'aimais ça. Et après, en fait, là où c'est au bout de six ans, après, c'est parti en cacahuètes.
- Speaker #0
Ah oui, quand même six ans. Je pensais que c'était plus court.
- Speaker #1
Non, non, non. Donc,
- Speaker #0
tu as fait six ans avec ta première société. Et comment tu es arrivée à cette bascule du burn-out, dont on va parler un peu plus en détail ? Qu'est-ce qui a déclenché le j'arrête tout, en fait ?
- Speaker #1
Donc, du coup, je faisais beaucoup, Et puis ma société prenait de l'ampleur. Donc j'étais passée à un stade, est-ce que j'importe ? Je fais fabriquer, en fait, parce que je n'arrivais plus à suivre la cadence, c'était vraiment trop hard, tu vois. Est-ce que je fais fabriquer à l'étranger, au Portugal ? Je m'étais renseignée, sauf qu'en fait, ce n'était plus du tout éthique à mes valeurs, parce que moi, c'était vraiment hyper important que ça reste. Made in France, du français, authentique, tu vois, vraiment, moi c'est fait. Oui,
- Speaker #0
c'était toi qui étais en train de coudre pour les gens.
- Speaker #1
Si j'avais ma petite phrase, c'est fait avec amour, tu vois. Donc comment ça peut être fait avec amour quand c'est cousu par quelqu'un d'autre, tu vois. Donc j'arrivais en fait vraiment à un palier où c'était hardcore. Et puis, du coup, j'ai voulu aussi, parce qu'à un moment donné, ok, j'étais carrément légitime dans tout ce que je faisais, mais je me suis dit, j'ai envie... Juste pour moi, de me prouver que je peux faire un CAP couture aussi. Je peux y aller. Du coup, je me suis inscrite en candidat libre. J'ai passé mon CAP couture et j'ai eu 19 sur 20. J'étais trop contente.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #1
Et j'ai fait aussi de la haute couture. J'ai fait une petite formation de haute couture. C'était vraiment du fait main. Je faisais tout à la main. Je passais, par exemple... peut-être une semaine entière juste pour faire une robe haute couture avec les plumes, avec les perles et tout. Je kiffais, c'était trop beau. Et puis du coup, j'ai été contactée pour exposer aux Galeries Lafayette à Paris Haussmann. Donc pour moi, c'était... C'est bon. C'est trop stylé. Le sommet, c'est trop cool. Franchement, c'était le rêve. Sauf que forcément, il me fallait un stock énorme parce que moi, je faisais... à la commande, tu vois. Donc, je faisais en fonction des commandes qui arrivaient. Sauf que là, il fallait vraiment que je fasse un stock énorme pour Paris, quoi. Donc, je me suis tuée pendant plusieurs mois. Voilà, du coup, je faisais que ça.
- Speaker #0
En plus de ta société, du coup ? Non, là,
- Speaker #1
je faisais que ça. J'avais arrêté. OK. Vraiment, parce que sinon, je n'arrivais pas. Je n'arrivais pas. Et donc, je suis partie à Paris. Donc, c'était en 2021 pour exposer. C'était la folie, franchement, c'était trop bien. J'ai rencontré beaucoup de monde parce que du coup, je restais aussi sur Paris pour présenter mes collections. Donc voilà. Mais en fait, je ne me suis pas rendue compte qu'au fur et à mesure, depuis toutes ces années, j'avais déjà un petit peu perdu cette passion aussi, tu vois, aussi cette envie. Parce que je ne me suis pas rendue compte, mais je m'épuisais. Vraiment, je m'épuisais.
- Speaker #0
Quand tu dis que tu ne t'es pas rendue compte... C'est-à-dire qu'au quotidien, tu étais en train de t'épuiser et tu ne savais pas que tu étais en train de te fatiguer ? Non,
- Speaker #1
non, non.
- Speaker #0
Parce que, tu vois, moi, j'ai vécu ça, les burn-out, j'en ai vécu plein. Plein. J'en ai pas vécu dix non plus, tu vois, heureusement. Mais j'en ai déjà vécu suffisamment pour le savoir. C'est que, en vrai, tu le sais, tu vois. Tu as ta petite voix et tu as ton corps, et on va y revenir sur ces symptômes-là, mais qui te parlent et que toi, tu ne veux pas écouter. Est-ce que... Tu ne le savais pas ou est-ce que tu ne voulais pas le savoir ?
- Speaker #1
Je le mettais de côté. OK, en fait, ce n'est pas le moment là.
- Speaker #0
OK, ce n'est pas le moment. Ce n'est pas le moment de penser à ça. D'accord.
- Speaker #1
Ce n'est pas le moment. Et ouais, en fait, du coup, j'ai été au Gare de la Fête, j'ai exposé. Et en rentrant, là, il y a tout qui est parti en cacahuètes. Genre vraiment, je me suis effondrée. J'ai vite deux sens, en fait. Vraiment, j'étais une autre personne. J'étais à bout. En fait, mon corps, il y a tout qu'à lâcher.
- Speaker #0
J'allais te demander comment ça s'est traduit corporellement, psychiquement.
- Speaker #1
Alors moi, j'ai eu de la chance parce que ça n'a pas été forcément physiquement. Je n'ai pas eu de problème. J'avais des troubles intestinaux, mais ça va, c'était rien. Mais c'est surtout mentalement. Une dépression, vraiment, où je pleurais, H24, où j'ai dit, mais en fait, c'est quoi ma vie ? Je fais quoi dans la vie, en fait ? Je suis qui ? Je sers à quoi ? Vraiment, j'en étais là, genre, mais qu'est-ce que je vais faire de ma vie ? Vraiment, une perte de sens totale et fatiguée tout le temps. Et ça faisait un moment que ça durait et que je ne me rendais pas compte, tu vois. Et dans ma vie de famille, c'était la catastrophe. Je ne m'en suis pas rendue compte. Je passais mon temps à crier sur mes enfants.
- Speaker #0
T'étais pas bien, t'étais pas heureuse.
- Speaker #1
Dans mon couple, ça n'allait plus du tout. Mais moi, je m'étais voilée la face. Pour moi, ça allait. Sauf qu'en fait, on n'avait plus du tout de communication. On ne se parlait plus. C'était bonjour, au revoir. Genre la routine, mais genre l'horreur. Sauf que mon mari, lui, il était là. Je suis là, mais moi, je ne le voyais plus. J'étais complètement déconnectée.
- Speaker #0
Et tu penses que ce burn-out est lié à la perte de sens ? Parce que tu sais, quand on est en situation de burn-out, dans l'entrepreneuriat, c'est un peu différent, je trouve, du salariat, dans la mesure où c'est notre projet. Donc, on avance, on avance, on avance, tu vois, tête dans le guidon. C'est ça. Et comme tu disais tout à l'heure, on ne voit pas. Enfin, on met de côté ce côté, je ne suis pas bien et je verrai plus tard. Est-ce que tu penses que... Quand on est en situation de burn-out, on se rend compte tout de suite que c'est la perte de sens qui nous a amené là. Tu vois ce que je veux dire ? Est-ce que toi, tu t'es dit, c'est à cause de la perte de sens, c'est à cause du fait que je n'aime plus ce que je fais aujourd'hui ? Ou est-ce que d'abord, c'était... Tu vois, ça a été quoi ton processus à toi ?
- Speaker #1
En fait, je me suis dit, mais moi, j'ai toujours fait par passion, comme je t'ai dit, il faut que ça vibre. Et en fait, je me suis dégoûtée de la couture. Je suis arrivée à un stade où je ne pouvais plus voir une aiguille.
- Speaker #0
Ça ne m'étonne pas, c'est exactement ce qui se passe. En fait, on est tellement en train de bosser comme des malades, à s'en rendre malade, qu'on se dégoûte de ce qu'on est en train de faire au quotidien. C'est fou, mais on est beaucoup à faire ça. C'est quand même dingue, il n'y a plus qu'on n'arrive pas à se...
- Speaker #1
Parce que c'est vrai que l'entrepreneuriat, c'est difficile. On doit être multitâche. On doit être partout, tout le temps. et en fait, si on s'arrête... Souvent, c'est compliqué. Ça, c'était une croyance que j'avais, que je n'ai plus. Et du coup, je ne m'autorisais pas à m'arrêter. J'étais toujours dans le faire, Et j'étais complètement déconnectée de moi, de tout ce qui pouvait se passer dans mon corps, dans ma tête. Je me disais, non, non, là, je dois faire ça. Il faut que je le fasse, il faut que je le fasse, il faut que je le fasse.
- Speaker #0
Il faut que l'injonction.
- Speaker #1
C'est ça. C'est souvent guider par ça.
- Speaker #0
Et avec le recul, aujourd'hui, en 2026, Ça a été quoi tes premiers signaux que tu aurais peut-être aimé plus appréhender ou qu'à l'avenir, tu seras mieux appréhendée ?
- Speaker #1
Déjà, juste la fatigue quand tu te réveillais au matin. J'ai fait une bonne nuit. J'avais deux enfants. C'était pareil de là. Maintenant, j'en ai trois. Je l'ai eu après. Pourtant, ils faisaient encore une seule heure de nuit. Mais j'étais épuisée quand je me réveillais. J'étais vraiment... OK, non, comment... Et puis, je criais. Je n'avais plus aucune patience. Vraiment, je n'avais plus aucune patience. et le mental qui tourne tout le temps en boucle où en fait je m'écoutais plus, j'écoutais plus j'avais plus d'intuition tu vois j'avais complètement perdu toute mon âme en fait elle était absorbée quoi tu vois, il n'y avait que le matériel en fait finalement, il n'y avait plus rien d'autre quoi l'énergie elle avait disparu c'était après chacun le ressent différemment mais c'est vrai que ça se ressemble quand même beaucoup on vit un peu les mêmes expériences c'est à... Comme je disais, moi, ce n'était pas du tout physique, ça a vraiment été psychologique. Mais cette perte de sens, pour moi, ça a été tellement violent où je me suis dit « mais qu'est-ce que je vais faire de ma vie ? » Vraiment, je pleurais tous les jours où je me disais « mais à quoi je sers ? » Vraiment, d'arriver à ce stade-là, c'est dur. Mentalement, c'est vraiment dur.
- Speaker #0
En plus, j'ai cru comprendre que tu étais de nature anxieuse depuis petite. Donc comment t'as géré une période comme ça, aussi intense qu'un crash comme le burn-out et la perte de sens ?
- Speaker #1
Ah bah je l'ai pas géré en ce moment. Clairement, non bah du tout. J'étais de nature anxieuse parce que c'est vrai que depuis toute petite, j'ai toujours été très très anxieuse. Ma maman... a fait une grave dépression aussi. Donc du coup, c'est vrai que j'ai évolué dans cet environnement, même si ce n'était pas de sa faute, tu vois. Et maintenant, j'en remercie parce que finalement, grâce à tout ça, moi, j'ai compris en fait tout ce qui pouvait se jouer en moi. Donc du coup, j'ai grandi avec ce système-là, vraiment de stress, de peur et tout ça. Et quand j'ai eu ma fille, d'ailleurs, ce n'est pas pour rien, j'ai été très stressée. C'est pour ça que j'ai arrêté le salariat direct, parce que je me suis dit, oh non ! Il ne faut pas que je sois stressée quand je travaille et tout, tu vois, je veux vraiment vivre une grossesse super, donc j'ai tout arrêté.
- Speaker #0
Lol.
- Speaker #1
Ouais, carrément. Ah ouais, c'est contre-intuitif quoi. Non mais genre, c'était du n'importe quoi, vraiment, j'étais stressée, genre je ne voulais pas aller voir ma belle-mère parce qu'elle avait un chat et que j'avais peur d'attraper la toxoplasmose. D'accord, ok. C'est n'importe quoi. Bref, du coup, ma fille a développé un trouble de l'anxiété. Un trouble de l'anxiété, un trouble de l'attachement et un trouble du mutisme extra-familial. C'est les termes des neuropédiatres qui ont mis dessus. Et clairement, je sais que c'est parce que quand elle est née, moi j'étais toujours dans cet état anxieux. Je suis déjà très fine, je faisais 53 kilos pour 1m74. J'étais rendue à 48 kilos après la naissance. Genre vraiment parce qu'en fait, quand je stresse, du coup je perds de fou. Et du coup, ma fille a vraiment... Son système nerveux s'est adapté à mon système nerveux. Parce que jusqu'à l'âge de 7 ans, entre 0 et 7 ans, il se calque vraiment. C'est le modèle. Il prend le modèle de la maman. Et du coup, elle a développé ses troubles. Maintenant, ça va beaucoup mieux. Mais en ayant eu mon deuxième enfant, où là, je n'étais plus du tout stressée, ça allait mieux. J'ai vraiment compris là où tout s'est joué. Et donc, oui, j'ai toujours été anxieuse, même dans mon travail, dans la couture. Donc, c'était vraiment un gros frein et un gros problème.
- Speaker #0
Mais tu as réussi quand même à dépasser ça, parce que l'anxiété et l'entreprenariat, c'est ça.
- Speaker #1
Ça ne fait pas bon ménage.
- Speaker #0
C'est ça, mais finalement, est-ce que l'entreprenariat t'a permis d'apaiser cette anxiété finalement ?
- Speaker #1
Maintenant, oui, parce que je l'ai compris.
- Speaker #0
Tu te connais de beaucoup plus avec ces phases-là. Et quel a été pour toi le point de bascule quand justement tu pleures tous les jours, tu te sens terriblement mal, où tu te dis je n'y retourne pas ? Qu'est-ce qui a fait que tu t'es dit ? Parce que moi, je t'avoue, j'ai fait deux, trois, peut-être plus de burn-out ou de surmenage et j'y suis toujours retournée. J'avais un rapport très malsain avec mon entreprise et à chaque fois, je me disais non, je vais diminuer. Et en fait, je ne diminuais jamais ma charge de travail, je ne diminuais jamais la pression que je me mettais sur les épaules. Et j'y retournais comme si j'avais un partenaire un peu toxique qui était mon entreprise. Et ça, on ne le vit pas tous de la même manière. Et j'aimerais bien que tu puisses me dire un peu comment tu as appréhendé les choses. Qu'est-ce que je fais ? Est-ce que j'y retourne ? Est-ce que je n'y retourne pas ? Comment tu as vécu ça ?
- Speaker #1
Il y a eu quand même plusieurs mois où les troncos étaient très durs, où je suis restée chez moi, je ne faisais rien. Vraiment rien du tout.
- Speaker #0
Silence radio ?
- Speaker #1
Oui. J'ai tout stoppé, les réseaux et tout, j'ai tout stoppé. Parce qu'il fallait. Il fallait en fait. Donc j'ai pleuré, j'ai beaucoup pleuré, j'ai beaucoup dormi, j'ai rien fait. Et puis à un moment donné, c'est vrai que moi j'ai un tempérament où je rebondis. En fait, d'avoir vu ma maman en dépression pendant des années, je me suis toujours dit, jamais de ma vie je refais la même chose. Je veux pouvoir être joyeuse, je veux pouvoir vivre. Et pour moi c'était primordial qu'à un moment donné je me suis dit, ok en fait là stop, il va falloir que tu fasses quelque chose. Donc ça a mis du temps. J'ai commencé par lire beaucoup de livres, comme beaucoup de monde je pense, sur le développement personnel, tout ça. Je me suis beaucoup informée pendant un an, j'ai fait que de lire et tout ça. J'ai commencé à consulter des thérapeutes pour essayer de m'en sortir, pour comprendre ce qui se passait. Donc des naturopathes, des réflexologues, l'EMDR. J'ai fait vraiment toutes les thérapies possibles, je suis vraiment passée partout. Et puis... Et puis en fait, je me suis dit, mais tout ce que je mets en place là, je change mon alimentation, je me fais des petites méditations, je me fais des petits trucs, je prends du temps pour moi. Mais en fait, qu'est-ce que ça me fait du bien ? Je me suis dit, mais en fait, je me retrouve. Et je me suis dit, mais moi aussi, je veux faire ça. Moi aussi, je veux pouvoir aider les autres, en fait, parce que je ne veux pas. Ce n'est pas possible, on ne peut pas sombrer comme ça. Alors qu'il y a plein de solutions, il y a plein de choses possibles. Donc je me suis dit, OK, là, maintenant, j'ai envie de me former. Et j'ai envie de pouvoir aider les autres. Donc du coup, j'ai démarré une école de naturopathie et réflexologie. Et ça a vraiment été le point de basculement. C'est là où j'ai compris énormément de choses. Parce que, oui, Abad sur l'anxiété, surtout sur toute ma façon d'agir, sur toutes mes croyances, sur tous mes biais que je pouvais avoir, mais vraiment surtout sur mon système nerveux, comment il fonctionnait, pourquoi est-ce que finalement j'étais en mode survie tout le temps et que j'étais en pilote automatique ? Pourquoi ? comment ça marche. Donc, ça a mis du temps. Ça n'a pas été au début, tu vois. Maintenant, ça fait quatre ans. Et au bout de quatre ans, avec tout ce que j'ai construit, tout ce que j'ai appris, maintenant, j'arrive à pouvoir... Dès que ça arrive, je le sens, tu vois. Et je sais comment agir.
- Speaker #0
Tu as les réflexes. Tu connais tes schémas, en fait. Et en fait, tu as traversé ce que moi, j'appelle une transition identitaire, slash un réalignement qui prend du temps. Et dans cette phase, toi, tu t'es vraiment documentée sur ce qui t'intéressait, mais aussi tu as travaillé énormément sur toi. Comment tu as fait pour passer d'une identité de « on va mettre des étiquettes » , ce n'est pas vraiment comme ça que tu te décrirais, mais de couturière avec une marque haute couture, etc. à aujourd'hui coach, thérapeute, je ne sais même pas d'ailleurs comment tu te définis, guide.
- Speaker #1
Oui, voilà. Même moi, je suis encore dans cette évolution constante, en fait, puisque c'est un chemin. C'est un chemin. Et du coup, c'est vrai que...
- Speaker #0
Ce qui m'intéresse de savoir, c'est quelles questions tu t'es posées dans cette zone-là ? Ce que moi, j'appelle la zone un peu grise, tu vois, la zone neutre entre ton ancienne identité et la nouvelle. Quels ont été tes moteurs, d'une part, et les questions que tu t'es posées ? posé ? Comment tu as cheminé jusqu'à devenir naturo, réflexologue, puis coach ?
- Speaker #1
Alors oui, il y a eu beaucoup de faire, beaucoup de lecture et tout ça, mais le plus important, c'était l'action. Et c'est ça qui m'a sauvée. L'action. Parce que je me suis enfermée aussi beaucoup dans la... Ok, je lis, je lis, j'apprends, j'apprends, j'apprends. Ah ouais, alors là, par contre, je t'avoue que du coup, je sais énormément de choses. Parce que je me suis formée en coaching, en réflexologie, en sophrologie, en naturopathie, donc PNL, EMDR, non pas EFT, pardon, en psyché. Vraiment, j'adore apprendre, j'adore. Mais, ok, c'est cool en fait le savoir, mais si tu ne l'appliques pas, ça ne sert à rien.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #1
Ça ne sert à rien du tout. Donc vraiment, c'était ça en fait. Je me dis, ok, maintenant je me mets en action. Qu'est-ce que je peux faire ? Un tout petit truc, tu vois.
- Speaker #0
Mais tu savais à ce moment-là que tu voulais être dans l'accompagnement de l'autre ?
- Speaker #1
Non, parce que ça a été extrêmement dur de passer de la couture à le fait d'être coach naturopathe. Ça a été très dur parce que pour moi, pendant très longtemps, je ne sais faire que de la couture, je ne sais rien faire d'autre. Et j'ai fait un petit coaching professionnel pour essayer de comprendre, pour essayer de voir. Quelles étaient mes valeurs ? Où est-ce que j'avais vraiment envie ? Et en fait, ce qui ressortait tout le temps, c'était l'accompagnement, dans le bien-être et tout ça. Mais non, mais attends, mais moi, je ne connais rien à tout ça. Je ne suis pas formée. Non, mais pas du tout. Genre moi, c'est de la légitimité. Ce n'était pas possible. Il faut que je sois experte dans quelque chose pour pouvoir... Tu vois, c'était ces biais-là. Non, ce n'est pas possible. Les croyances, c'est de merde. Alors que non, pas du tout. Donc, ça a été très dur, tu vois. Donc, au début, je me disais, allez. Bah écoute, en fait, je lâche surtout, ce qui a été très bénéfique, c'est que je lâche la perfection, tu vois, parce que je suis quelqu'un de très, très perfectionniste. Et du coup, je me suis dit, ok, je lâche la perfection, je lâche le fait de vouloir être experte dans tout et je me lance. Donc, du coup, je me suis dit, ok, allez, première étape, je vais m'inscrire dans une école de naturopathie. Donc là, ça m'a pris un an et demi, tu vois, pour être formée.
- Speaker #0
Mais est-ce qu'au début, tu te formes pour te servir toi ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ou tu as déjà le... Ok, c'est souvent le cas. Tu sais que j'ai accompagné pendant des années les professionnels du Burnett. C'est souvent le cas, c'est s'aider soi-même et après aider l'autre. Ça devient pas une vocation, mais en tout cas une envie de beaucoup de femmes et d'hommes d'ailleurs.
- Speaker #1
Complètement. Je savais que j'avais envie d'aller par là, mais je ne savais pas où est-ce que ça allait aboutir. C'est pour ça que je n'ai commencé pas la naturopathie. Et puis, je me suis passionnée dans plein de choses, dans la médecine chinoise. Vraiment, je me suis passionnée pour plein de choses différentes. Et puis, ce qui est bien, c'est que du coup, j'ai réussi à apprendre chaque truc un petit peu, tu vois. Vraiment, et à construire moi, en fait, tout ce qui me fait du bien pour moi, tu vois. Et tout ce qui m'a aidée. Parce qu'effectivement, la naturopathie, c'est génial. C'est l'hygiène de vie. Donc, tu travailles sur beaucoup de choses. Mais l'alimentation et tout, ça ne suffit pas. Clairement, ça ne suffit pas, tu vois. Donc, j'ai construit plein de choses autour. Travailler sur toutes mes croyances limitantes, sur mon système nerveux, surtout vraiment de comprendre pourquoi est-ce que j'agis comme ça, pourquoi est-ce que je suis toujours bloquée, j'étais toujours en mode survie et que je n'arrivais pas à relâcher. Et ça, ça a été vraiment un gros pilier.
- Speaker #0
Et quand tu t'es décidée à te lancer pour accompagner les autres, est-ce que tu t'étais... Déjà, moi, je voulais savoir... Première question, c'est comment tu te sens à ce moment-là quand tu te lances ? Est-ce que ce feu intérieur était là ?
- Speaker #1
Ah oui, sinon je n'aurais pas pu.
- Speaker #0
Oui, j'imagine. Et qu'est-ce que tu ressentais physiquement, psychologiquement à ce moment-là ?
- Speaker #1
Alors...
- Speaker #0
Par rapport à ta situation précédente.
- Speaker #1
Du coup, en école de naturopathie, je suis retombée enceinte. J'ai eu mon troisième bébé. Du coup, j'ai été certifiée à 8 mois et demi de grossesse.
- Speaker #0
Oh purée !
- Speaker #1
C'était trop cool. Je passais mon truc qui était comme ça. C'était trop génial. Donc, du coup, je me suis laissée une petite pause parce que pour moi, c'était vraiment important de pouvoir accueillir mon bébé et tout. Et sept mois plus tard, je me suis dit OK, maintenant, je vais ouvrir mon cabinet. Ça y est, c'est parti. Je me sens prête. Et en fait, je le sens. J'ai cette énergie où je sens que je suis en feu. Vraiment, où il y a tout qui... qui vibrent en moi et je suis pleine d'idées. Et en fait, surtout, c'est que tout s'aligne. C'est que dès que je le fais depuis mon cœur, depuis qu'il y a cette énergie-là, il y a tout qui est magnétique autour de moi. Et du coup, j'ai relancé. J'avais créé un petit Instagram quand j'étais en école de natureau. Je posais quelques trucs parce que forcément, je ne me sentais pas encore très légitime. Donc, j'ai recommencé mon petit Instagram. Quand j'ai ouvert mon cabinet, j'avais 700 abonnés. Et là, j'étais tout feu, tout flamme, pleine d'énergie. J'ai recommencé à créer des petits re-ails, des petits posts et tout ça. Et puis, très vite, magnétique, il y a tout qui s'est enchaîné. J'ai fait plein de posts viraux. J'ai pris énormément d'abonnés et beaucoup de personnes sont venues à moi.
- Speaker #0
Tu es passée, il faut quand même le dire, de 700 à 68 000 aujourd'hui, c'est ça ? Oui,
- Speaker #1
68 000 aujourd'hui. Donc, c'était assez dingue. Mais en fait, pour moi, je le faisais depuis l'espace du cœur. Donc, c'était facile puisque je savais exactement où je voulais amener l'autre.
- Speaker #0
Oui, donc tu penses que cette énergie, elle s'est propagée sur les personnes qui lisaient tes contenus et qui potentiellement avaient envie de venir te voir.
- Speaker #1
Oui, et je le sais puisque... Et parfois, dans cette année 2025 que j'ai vécue aussi, parfois où je n'étais plus forcément alignée, là, ça ne vibrait plus. Et je n'avais plus cette énergie-là, tu vois. Et dès que je suis déconnectée, en fait, de mon intuition, de moi, de mon cœur, ça ne vibre plus. Et du coup, il n'y a plus rien qui est magnétique et ça ne marche plus, tu vois.
- Speaker #0
Et comment tu fais pour rester connectée alors ? Parce que tu ouvres ton cabinet, ça se passe... plutôt bien.
- Speaker #1
J'ai plein de clientes du coup parce que ça m'a rapporté plein de clientes grâce au réseau et tout. J'étais trop contente. C'était la folie. Donc, je fais beaucoup de réflexologie, de naturopathie. Et à un moment donné, c'est cool. Je suis encore dans cette phase d'identité. Où est-ce que je vais ? Je me dis masser des pieds. Moi, j'adore la médecine chinoise mais ça va deux minutes. En fait, ça m'a saoulé. Non mais c'est trop bien. Franchement, là, je te le fais, je l'adore. Mais je ne me voyais pas faire des massages des pieds toute la journée. En fait, ce n'était pas possible. Ce n'est pas ce qui me fait vibrer non plus. Je veux quelque chose de plus loin, tu vois.
- Speaker #0
Et puis peut-être un peu plus polyvalent pour toi, pour tout ce que tu connais.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ça. C'était trop centré. Donc, c'est pour ça que du coup, j'ai fermé ce cabinet.
- Speaker #0
Et puis là, je me suis plus orientée sur des accompagnements plus holistiques, vraiment dans le 360 degrés. Vraiment, on travaille sur le système nerveux, sur l'alimentation, l'hygiène de vie, sur le mindset avec toutes les croyances limitantes que tu peux avoir, sur le spirituel, les valeurs, l'énergie. Tu vois vraiment parce que tu ne peux pas travailler juste sur un point. Que ce soit professionnel ou personnel dans ta vie. En fait, tu vois, là, ce que je vous rencontre beaucoup, c'est qu'il y a beaucoup d'entrepreneurs. Ouais, je veux développer ma stratégie. Ouais, mais en fait, si tu ne travailles pas tout le reste autour, ça ne sert à rien.
- Speaker #1
Oui, c'est quoi que tu vends et puis pourquoi, pour qui, pour quelles problématiques ? Je passe ma vie à parler de... Enfin, j'ai passé ma vie à parler de ça, effectivement. Tu as complètement raison.
- Speaker #0
Donc, c'est là, en fait, vraiment que j'ai compris que dès que je commence à me déconnecter et que je suis trop dans le faire, en fait, je perds tout. et c'est là où je me dis ok là stop, je ralentis et en fait je m'autorise à ralentir chose que j'ai jamais voulu accepter avant, parce que pour moi en fait de ralentir bah du coup tu vois t'es sur les réseaux, il faut poster tous les jours nanani nanana pas du tout même moi j'en suis la preuve, parfois j'arrête pendant un mois ou deux, je reprends et ça redémarre si je le fais depuis mon coeur et ça redémarre, donc ouais on a des injonctions, il faut faire ci, il faut faire ça mais non en fait autorise-toi à le faire depuis ce que... Parce qu'en fait, ça se ressent. C'est énergétique. Tout ce que tu vas transmettre, en fait, les gens le ressentent. Si tu le fais pas depuis ton cœur, depuis... Enfin, moi, je parle vraiment depuis du cœur, parce que pour moi, c'est là, c'est la vibration la plus profonde, tu vois. Et en fait, les gens, ils le ressentent, quoi. Ils ressentent quand c'est pas fait depuis ton cœur et que c'est... Parce que c'est stratégique, parce qu'il faut le faire et il faut... Parce qu'il faut.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Ils le ressentent, carrément.
- Speaker #1
Je suis d'accord avec toi. dans la mesure où ça résonne beaucoup avec ce que j'ai pu vivre, tu vois. D'une part, de faire pour faire, comme tu disais. C'est-à-dire cette injonction de je fais, mais l'intention du faire, de l'action que tu es en train de faire, tu la perds. Tu ne sais pas pourquoi tu fais ce que tu fais, en fait.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Tu as fait plein de trucs dans ta journée, mais pourquoi je les ai faits, en fait ? C'est ça. Voilà, c'est l'injonction de faire, pour rester au top, pour que ça marche. Pour blablabla.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
J'avais vraiment envie de dire blablabla. Et la deuxième chose qui résonne beaucoup dans ce que tu dis, c'est de pouvoir s'autoriser à ralentir sans que tout s'effondre. Et souvent, quand tu es successful dans le business, tu as du mal à ralentir parce que tu penses que tout va s'effondrer. Alors qu'au final, comme tu l'as tellement bien dit, c'est très juste, je trouve, de sens, c'est ralentir ou en tout cas se reconnecter à son cœur. pour mieux sauter et mieux attirer et donc être magnétique et donc réussir. On s'entend, on a toutes une définition différente, mais en tout cas, être alignée et dans le sens des choses. Je suis mille fois d'accord avec toi, Émilie.
- Speaker #0
Donc là, tu vois ce qui est vraiment hyper important, quand je tombe dans cette énergie du faire, quand je sens que je commence à me déconnecter parce que finalement, je me suis mis une to-do list à rallonge et que j'ai trop d'objectifs. Là, du coup, je ralentis. Et le truc qui est hyper important que j'ai compris, c'est vraiment de toujours être disciplinée aussi. Je me garde toujours mes routines. OK, on n'est pas obligé de faire des routines d'une heure ou machin. En fait, tu fais vraiment en fonction de toi, ce que tu ressens, de ce dont tu as besoin. Mais moi, c'est vraiment quelque chose qui m'aide de faire quelque chose tous les jours, la même chose qui me fait du bien, tu vois, et pas de le faire une fois de temps en temps. Parce que c'est vraiment tous les jours où finalement je réussis à m'expanser. Et ça c'est hyper important. Je me fais mes petites routines, je me fais ma petite cohérence cardiaque, j'écris beaucoup, je fais du journaling, je mets tout ce que je ressens. Et après je fais beaucoup de petites pratiques qui me font énormément de bien et qui me permettent de me ralligner aussi. Et là je m'autorise à ralentir parce que ça c'est vraiment le truc le plus difficile à faire, de pouvoir ralentir parce qu'on est dans cette... Cette société où il faut toujours aller plus vite. Mais en fait, non, il n'y a pas besoin d'aller plus vite parce que tu finis par te désaligner et tu finis en burn-out.
- Speaker #1
Oui, complètement. Et est-ce que toi, tu as des non négociables justement dans ta manière de travailler aujourd'hui par rapport à ce que tu as vécu ? Est-ce que tu as une checklist de non négociables dans ta manière de travailler mais aussi de vivre ta vie d'entrepreneur ?
- Speaker #0
Ah bah oui, quand le travail commence à empiéter sur la vie de famille déjà, ça c'est mort. Mon mari est très bien là pour me le répéter. Ok, là tu vas être calmée parce que c'était pas possible, là maintenant stop. Donc ouais, et quand je sens que je me déconnecte, en fait je pourrais pas vraiment t'expliquer comment c'est, mais je sens que je me sens un peu oppressée et que tu vois, il y a quelque chose qui se passe plus, enfin ça vibre plus quoi. Et là je me dis ok, là il va falloir que je ralentisse, c'est pas possible. Mon emploi du temps du coup, je coupe et je me dis ok, bon. Là, on retire, ce n'est pas grave. En fait, ce n'est pas la priorité. Et je pense à moi avant tout. Donc, non négociable aussi, c'est de me faire mes séances de sport. Là, en fait, ce n'est pas, je dirais, quand j'ai le temps, je me le mets dans mon agenda et il n'y a pas moyen. En fait, j'y vais, tu vois. Et mes routines aussi, j'ai mes routines. Je me bloque mon temps, en fait. Il n'y a pas moyen non plus. C'est obligatoire. C'est ce qui me fait du bien. Et ouais, c'est ça. Mais en même temps, c'est ça qui marche. Ce n'est même pas la motivation, c'est vraiment la discipline. Parce que parfois, je n'ai pas envie. Mais en fait, après, ça fait tellement du bien et tu te sens tellement bien. C'est ça qui est important. Et ma mère me disait la dernière fois, c'est vrai que dès que je vais mieux, je relâche tout. Non, en fait, c'est là où il ne faut surtout pas. Ce n'est pas parce que tu vas mieux que là, il faut tout relâcher les efforts que tu as fait. Non, en fait, il faut continuer sur la durée. C'est ça qui est hyper important.
- Speaker #1
Je suis assez d'accord avec ce que tu dis. C'est illusoire de penser que ça va, donc tu ne continues plus. Au-delà du sport, tes lectures, tout ce qui te fait du bien.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Parce qu'en plus, ce qui te fait du bien à un moment ne te fera plus du bien à un autre moment. Et inversement, tout est cyclique en mouvement.
- Speaker #0
Tout est cyclique.
- Speaker #1
Bon, alors maintenant, Émilie, t'en es ouf. Et dans cet alignement, donc t'as fermé ton cabinet. T'es sur des accompagnements pluridisciplinaires ou holistiques ?
- Speaker #0
Holistiques, ouais. J'ai créé des programmes en ligne pour essayer de toucher effectivement... pas mal de femmes qui ont vécu comme moi ce burn-out, cette anxiété, vraiment qu'elles puissent se réaligner. Donc j'ai créé des accompagnements en ligne. Mais après, moi, c'est vrai que je suis aussi très cyclique, comme tous les êtres, on est très cyclique, mais j'adore avancer et vraiment m'expandre. Du coup, là, je suis un peu dans une phase aussi où j'ai fait un petit shift. Là, je connais tout ça. J'ai beaucoup travaillé sur les personnes qui ont de l'anxiété, le burn-out, mais voilà, maintenant, moi, ça y est, j'ai travaillé dessus. Et là, j'ai envie de plus d'expansion, tu vois, et d'aller plus dans cette phase. OK, comment on peut évoluer finalement, tu vois, comment on peut aller vers plus de cette expansion, quoi. Et cette année 2025, même avant... J'ai eu beaucoup, beaucoup d'entrepreneurs qui sont venus à moi.
- Speaker #1
J'allais te demander si tu en avais eu.
- Speaker #0
Qui sont venus me dire, mais comment tu fais pour avoir autant de visibilité, pour réussir tout ce que tu fais ?
- Speaker #1
Je t'ai posé la question. Je plaide coupable, je sais aussi poser la question.
- Speaker #0
Donc, j'ai toujours mis de côté parce que pour moi, ce n'était pas le moment. J'avais besoin de faire... ce que j'étais en train de faire. Il fallait que je le finisse. Donc, j'ai mis de côté. Et là, maintenant, je me sens beaucoup plus alignée avec toutes ces demandes. Parce que ça revient, Je me dis, bon, là, maintenant, il va falloir que tu écoutes un peu les signes. Parce que là, il se passe quelque chose. Donc là, je suis vraiment dans cette phase de transition d'accompagner les entrepreneurs pour les aider, finalement, depuis vraiment mon expérience, tu vois. Vraiment de tout. de tout ce que j'ai vécu, comment est-ce que j'ai mis les choses en place, comment c'est facile finalement pour moi d'attirer les gens, d'être visible. Donc voilà, je suis plus dans cette phase-là.
- Speaker #1
Et qu'est-ce que tu vas faire avec les entrepreneurs du coup, exactement ?
- Speaker #0
Vraiment pour les aider à attirer, d'être plus magnétique, et de la visibilité et d'oser se montrer.
- Speaker #1
Ok, génial. Oui, effectivement, ça peut être utile pour les entrepreneurs de savoir se montrer.
- Speaker #0
Mais je ne veux pas rester bloquée dans la stratégie, tu vois. Parce que tant que tes croyances, ton système nerveux n'est pas OK avec ça, ça ne marchera pas. Et c'est ça que souvent les entrepreneurs ont du mal à comprendre. Ils disent, il faut faire des stratégies, il faut faire du marketing, il faut faire ci, il faut faire... Non, en fait, c'est ton corps d'abord qui parle, tu vois. Et si tu n'es pas aligné avec ton corps, avec ton système nerveux, avec toutes tes croyances qui restent bloquées là, tu n'évolues pas et ça stagne.
- Speaker #1
Ah ouais, complètement. Je voudrais juste qu'on revienne sur quelque chose que tu as dit, qui me semble primordial de rappeler à nos chers entrepreneurs qui sont déjà à un stade. Tu vois, moi, j'accompagne plutôt les entrepreneurs avancés. Quand je dis avancés, c'est plusieurs années d'entrepreneuriat, 10 000, 15 000, 20 000 euros de chiffre d'affaires par mois. En fait, ce que j'ai souvent observé et vécu aussi, c'est que, et c'est ça qui m'impressionne chez toi, tu vas voir où je fais lien, c'est qu'en fait, tu suis le flot de qui tu es en train de devenir. Et en fait, moi, mon business, ma première société ne me ressemblait plus. Tu vois, il ne ressemblait plus à la personne que j'étais devenue. Et ce qui m'impressionne avec ton parcours, c'est qu'à chaque fois, tu suis tes envies, tu suis tes besoins. tes aspirations. Et donc, tu es dans le flot de ton cycle, en fait, de vie, quelque part. Tu vois, je fais ça parce que pour moi, c'est une ligne, le chemin que tu prends. Tu sais saisir les opportunités. Tu es quelqu'un qui ose prendre des risques, qui est résiliente en plus de ça, tu vois, avec tous les changements que tu as pu opérer. Et ça, je pense, c'est important de le souligner, c'est que tu es capable de suivre la personne que tu es à un instant T. Ça me fait penser à un livre que j'ai lu, je ne sais pas si tu es au courant, tu lis un peu sur les neurosciences, etc.
- Speaker #0
Oui, je suis passionnée.
- Speaker #1
Je lisais un livre qui s'appelle Neuromania. Je fais un petit peu de pub à cet auteur. Je suis en train de le lire, je n'ai pas terminé, mais là, il défonce le développement personnel avec les neurosciences. C'est OK, ce n'est pas le propos que je voulais te parler. Mais il dit quelque chose de très juste, il parle des tests MBTI, tout ce qui est bilan de compétences, etc. Et en fait, il parle du fait que les tests de compétences ou de personnalité, tu vas les faire à un moment T, mais demain, tu ne mettra pas les mêmes réponses. Donc en fait, c'est complètement biaisé, ces tests-là. Je ne sais pas, c'est complètement... Enfin, tu vois, si je te dis ça comme ça, ça te paraît logique, tu vois. Mais en fait, on y pense pas.
- Speaker #0
Oui, c'est clair.
- Speaker #1
On nous fait tous faire des tests, là, depuis le collège.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
On nous fait des tests de personnalité, de truc, de quel métier tu veux faire plus tard.
- Speaker #0
Non, mais c'est ça, mais moi, je n'ai jamais compris, en fait.
- Speaker #1
Non, mais c'est ça ?
- Speaker #0
Parce que c'est vrai que moi, j'ai toujours attiré finalement ce qui... Enfin, tu vois, quand j'étais gamine, mon principal objectif, c'était d'avoir des enfants avant 30 ans avec un mari. Je l'ai obtenu facilement. Mais par contre, ce n'était pas genre, qu'est-ce que tu veux faire de ta vie ? Ce n'était pas ma priorité, tu vois. Ben oui. Mais ce n'est pas notre priorité.
- Speaker #1
On nous met cette priorité.
- Speaker #0
C'est ça. Qu'est-ce que je veux ? À 16 ans, je ne sais pas moi ce que je veux faire. Du coup, j'ai touché à tout. Mais effectivement, j'ai toujours été là où le vent me porte un peu. Et au rendez-vous. Voilà. Et j'écoute. C'est hyper important pour moi. J'écoute mes ressentis et ce qui m'appelle. Et je ne vais pas... J'ai été dans un burn-out justement parce que là, je n'ai pas écouté mes ressentis. Mais sinon, c'est hyper important pour moi d'entendre. Ok, là, je ne suis plus alignée avec ça. Je sens que ça commence. Il y a un peu de, tu vois, tu contractes les épaules. Tu sens que ça ne va plus. Il n'y a plus d'expansion, il n'y a plus d'ouverture. Donc là, non, en fait, je me réadapte forcément.
- Speaker #1
Bravo.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Parce que je te dis, malgré le succès, beaucoup d'entrepreneurs, je parle du succès financier, je parle de l'exposition sur les réseaux sociaux. C'est dur aujourd'hui pour beaucoup d'entrepreneurs. Et je parle des femmes et des hommes entrepreneurs. de dire à voix haute en public j'ai envie de faire autre chose. Et à chaque fois, toi, en plus j'ai l'impression que ta communauté, elle te suit.
- Speaker #0
Oui, oui, mais oui. Mais elle me suit depuis très longtemps, c'est ça qui est génial. Et parfois on peut me dire ouais, non mais attends, tu changes tout le temps. Bah ouais, mais en fait c'est comme ça, c'est moi. C'est comme ça. Et puis bah je vous emmerde. Non mais clairement, j'ai besoin de... Je vis pas pour les autres, je vis pour moi déjà. Et après, c'est hyper important pour moi. J'ai besoin d'expérimenter, de faire tous ces échecs. Parce que je suis contente d'échouer parfois. C'est ça qui est super. Avec le cabinet, ça a marché. Puis j'ai échoué parce que finalement, ce n'est pas ce qui me plaisait. Mais ça me permet de construire vraiment ce que j'ai envie après. Et de pouvoir après le transmettre et de partager. Et ça, c'est hyper important. C'est pour ça que je marche beaucoup sur les réseaux. Parce que je partage aussi mon vécu. Et ce qui me plaît, et c'est comme ça que ça marche, vraiment de le faire depuis son cœur et de ses propres expériences. Maintenant, c'est ce qu'on veut aussi. On veut connaître les expériences des gens, de ce qu'ils ont vécu et pas de ces intelligences à tir artificiel, là où tout est lisse, où tout est plat et on se fait chier. Et voilà, quoi.
- Speaker #1
Ce qui va rester, c'est ça. C'est l'authenticité. Ce que tu partages et tes contenus, c'est vrai. Moi, je les suis. Je les ai beaucoup regardés ces derniers temps, forcément aussi pour préparer l'interview. Et ce qui transpire, c'est que ça marche pour toi parce que ce n'est pas des process. Alors, j'imagine que tu as des structures derrière et que c'est carré. Tu es utilisé pour ta vie. Perso, je pense que tu as la même chose pour ta vie.
- Speaker #0
Oui, parce que je suis quelqu'un de très organisé aussi.
- Speaker #1
Voilà. C'est hyper important. On ne va pas mentir aux auditeurs. Non, ce n'est pas tout.
- Speaker #0
Oh, c'est cool. Non, forcément, il faut de la structure, il faut de l'organisation. Ça, ce n'est pas négociable. clairement.
- Speaker #1
Mais quand même. Les gens te suivent. Je parle de te suivre, c'est-à-dire, intègrent tes programmes, viennent te voir en séance, peut-être vont suivre tes nouvelles offres demain, parce qu'ils te font confiance. Et cette confiance, tu l'as basée sur dire les choses telles qu'elles sont et suivre.
- Speaker #0
C'est ça, parce qu'en fait, je n'ai jamais rien caché. Tout ce que je vis, je le partage, parce que pour moi, c'est hyper important. Et les gens viennent à moi pour qui je suis.
- Speaker #1
Est-ce que ce ne serait pas ça, un peu le leadership, du coup ?
- Speaker #0
Je pense, oui. Mais toujours dans cet esprit de... On est tous égaux. Et de partager, en fait, tout ce qu'on... Depuis le cœur, en fait, pour moi, c'est le plus important, tu vois.
- Speaker #1
J'ai cru comprendre aussi que tu suis les cycles des saisons. Donc là, on est en hiver, alors on parle, début 2026. C'est ça. Et là, tu es plutôt en prise de... T'es en coucoune, la réflexion. Oui, carrément.
- Speaker #0
Parce que souvent, on se dit, ouais, 2026, ça y est, on fait les nouveaux projets, allez, vas-y, en hiver... Non, non, en fait, pas du tout. On est en hiver, là, je reste calme. Et tu vois, même sur les réseaux, je suis moins sur les réseaux. Je m'en fous, mais réellement, quoi. Parce que je sais que les gens, ils seront quand même là quand je vais revenir, tu vois. Et je prends mon temps et je recentre, je réactive, en fait, mon énergie, tu vois, vraiment. Parce que moi, je fonctionne vraiment comme ça. Je vais avoir des phases où vraiment de feu, d'expansion, où là il y a tout qui sort, c'est explosif, et après ça redescend, tu vois. Et là, il faut vraiment que je puisse régénérer tout ça, et donc du coup j'en ai besoin. Et c'est ça que j'ai vraiment compris quelque chose, que je ne faisais pas avant, c'est qu'il n'y avait pas de stop. Et là, je prends le temps vraiment de pouvoir me régénérer, d'être avec ma famille, d'aller vers toutes les ressources qui me font du bien, tu vois, pour revenir encore plus sur le devant de la scène, quoi. carrément, c'est ce qu'il faut en fait, vraiment
- Speaker #1
Merci beaucoup Émilie, c'était trop intéressant et bravo pour tout ce que tu... enfin c'est hyper inspirant, toutes ces phases cette résilience que t'as tous ces projets que tu mènes, je te dis dans ton flot intérieur en fait c'est trop cool Merci Léa,
- Speaker #0
merci beaucoup d'avoir fait cette interview, je suis trop contente d'être venue jusqu'ici te voir
- Speaker #1
Avec grand plaisir, merci à toi Merci. Et si vous avez aimé l'épisode vous activez la petite... cloche pour ne jamais louper les prochains vous liker vous commentez vous partagez à tous les entrepreneurs qui ont besoin d'écouter le message des milieux aujourd'hui et je vous dis à bientôt