- Patana
Hello et bienvenue chez WePotes, le podcast où on papote entre potes. Parce qu'après mes parents, ce sont mes amis qui m'inspirent le plus dans ma vie. Ici, nous partagerons sans filtre des histoires personnelles qui ont marqué mes amis et moi, ainsi que nos réflexions sur la vie de trentenaire. Et pour ce nouvel épisode, je reçois mon date en ce jour de la Saint-Valentin. Ce n'est pas mon chéri, mais c'est ma plus vieille amie, celle qui a su garder son âme d'enfant. Ma bestoune et la marraine de mon enfant, ma Cassandre d'amour. Ma Cassou. Comment tu vas ?
- Cassandre
Ça va.
- Patana
Comment tu te sens ?
- Cassandre
Super. Comme une Saint Valentin. Super.
- Patana
C'est clair. Franchement, on a trop bien mangé. C'était trop bien. Merci d'avoir accepté mon invitation pour cet épisode de WePotes. Avant de démarrer, j'aimerais te proposer un petit icebreaker des familles. Première question, peux-tu te présenter en quelques mots ?
- Cassandre
Alors, comme l'a dit... Très bien, Patana, on se connaît depuis très longtemps. Je m'appelle Cassandre, Cassandre Marchetti. J'ai toujours eu une âme d'enfant que j'ai gardée malgré ma trentaine. Et ce qui m'a toujours fascinée, c'est les dessins animés, le monde de l'enfance. C'est pour ça que j'ai eu la chance et j'ai pu accéder pendant dix ans au métier du film d'animation. Je faisais de la 3D, donc peut-être on va en parler juste après. Mais voilà, j'ai pu pratiquer le métier de modeling 3D, donc faire des décors en trois dimensions pour des films d'animation. Et voilà j'ai toujours regardé mon enfant, j'aime beaucoup les dessins animés, j'aime beaucoup les jeux de construction, les figurines, les peluches et j'en passe, tout ce qu'il faut mais à l'âge adulte. Je suis en quelque sorte je vais utiliser un terme plutôt récent un kid adulte.
- Patana
Je ne connaissais pas le terme, ça existe du coup ? Ah ok je ne connaissais pas c'est trop bien. Et du coup effectivement tu as touché dans le mille parce que ça va être le thème de l'épisode. Est-ce que tu te rappelles comment on s'est rencontré et la première fois qu'on s'est vu ?
- Cassandre
Alors, on s'est rencontré au collège, ça c'est sûr, mais la première rencontre…
- Patana
Ou est-ce qu'il y a un truc qui t'a marqué ? Moi, j'ai préparé ma réponse, je te dirai après la mienne.
- Cassandre
Je ne me rappelle pas. Honnêtement, en toute sincérité, je sais que c'était au collège et que c'était… Une période très animée, quand on est au collège, on est jeunes, je ne me rappelle plus exactement du jour où on s'est rencontrés, vraiment la première impression, je ne l'ai plus, je déplore la chose, mais je ne me rappelle plus, je vais être honnête, je suis très honnête.
- Patana
Je ne sais pas si c'était exactement la première fois qu'on s'est vus, en tout cas on était dans la même classe en cinquième je crois. Je ne sais pas pourquoi, j'ai l'image de toi seule sur un banc, habillée en noir, des cheveux longs et bouclés. À l'époque, ils étaient détachés. Ils n'étaient pas… Parce que du coup, tu as des super nattes super longues. Et du coup, j'avais déjà le sentiment que tu avais justement cette âme d'artiste un peu solitaire, mais en fait hyper solaire. Du coup. Et juste pour la petite anecdote, tu te mettais du crayon sous les yeux au collège. Et du coup, moi, c'est grâce à toi. La première fois que je me suis mis du crayon, je me suis dit, ça peut être sympa. Du coup, depuis, tu es full naturelle. Et depuis, j'ai continué à mettre du crayon sous les yeux. C'est l'image que j'ai de toi au collège. Et alors, en un mot, comment tu décrirais notre relation aujourd'hui ? Pétillante comme le champomy. J'adore merci ma Cassou, en tout cas je pense que tu l'as bien décrit dans ton intro mais moi ma volonté pour cet épisode c'était justement de parler de ta vocation et ton univers créatif qui t'a mené vers, je ne sais pas si tu m'as dit le nom de la boîte juste avant, mais c'est Illumination du coup, la boîte qui produit Moi moche et Méchant et les Minions. Et ce qui m'intéresse aussi à travers l'épisode, c'est de capter comment tu arrives à garder cette âme d'enfant qui te définit et qui t'anime au quotidien. Mais avant de rentrer dans tout ça, commençons par la genèse. Est-ce que tu saurais dire quand et comment tu as su que le dessin, ça deviendrait ton métier passion ?
- Cassandre
J'aimais dessiner comme je pense la plupart des enfants. Lorsqu'on est enfant, on aime beaucoup faire d'abord du coloriage. J'aimais énormément, c'est des énormes feutres de coloriage dans des barils. Je ne sais pas si c'est toujours ça en Internet. Mais j'adorais déjà colorier. C'était un peu la base. Des coloriages à la fois des personnages de Disney, évidemment. C'est ce qui a bercé notre enfance. Et j'ai eu la chance en fait de savoir assez tôt un peu les débuts du processus de fabrication d'un film d'animation. Il faut savoir qu'on était plus jeunes, donc ça remonte déjà à un petit moment, plus de 20 ans, voire 30 ans. Les dessins animés étaient faits en 2D, donc à la main. C'étaient les classiques Disney. Et à l'époque, les DVD, lorsqu'ils sortaient, il y avait des cassettes également, il y avait souvent des bonus où les artistes montraient comment ils dessinaient un personnage.
- Patana
Je m'en rappelle, j'aimais trop, ça.
- Cassandre
Et en fait, c'était assez fabuleux. Et bon, j'essayais maladroitement, évidemment, sans avoir le talent des artistes, mais de reproduire certains personnages. Et je me suis dit, c'est super en fait, ça vient de là. Du dessin, vraiment du dessin de base qu'on fait, mais adapté à un dessin animé. Et en apprenant petit à petit sur le processus de 25 images par seconde, donc 25 images pour créer une seconde d'animation d'un personnage par exemple, ça m'a donné envie de creuser ça et de me dire... Et c'est un métier, ça existe. En fait, il y a des personnes derrière ça. C'est un processus assez complexe. Je l'ai appris bien plus tard, mais qu'on pouvait passer d'un dessin, entre guillemets, d'enfant, d'une pratique courante des enfants, à un métier. Donc, c'est ça qui m'a donné envie peut-être de participer à l'aventure, de dire peut-être faire un Disney à l'époque.
- Patana
Justement, à l'époque, c'était vers quel âge que tu as commencé à te dire tout ça ?
- Cassandre
C'était assez tôt, dès la primaire. Ouais, je le savais, je disais, je vais faire des dessins animés. Après, le deuxième déclic, c'est qu'à l'époque, il y avait la 2D, les classiques de Disney, comme Blanche Neige etc. Et il y a un nouvel acteur qui est arrivé dans le monde du cinéma d'animation, c'est Pixar, qui a été racheté par Disney bien plus tard. Et ils ont sorti un film d'animation novateur pour l'époque, c'est Toy Story. Et ça a amené la 3D. Si vous regardez aujourd'hui le premier Toy Story, ça a vieilli. Mais à l'époque, c'était une révolution.
- Patana
Du coup, le Toy Story, c'était en 3D, du coup ? Oui. Déjà, le premier ?
- Cassandre
Oui, le premier.
- Patana
Je ne l'avais pas en tête.
- Cassandre
En 3D, et j'ai dit, waouh ! La 3D, ça a mis une autre dimension, c'est qu'il y a de le dire. Et je me suis dit, oh ! Mais j'aimerais bien faire ça, développer en place de la 3D. Je me suis dit, c'est possible, ça amène une nouvelle chose à découvrir. Et en plus c'était des jouets animés, moi qui adorais les jouets, en plus la thématique des jouets qui prennent vie, c'était bon quoi. Donc c'est arrivé très très jeune. Pour l'anecdote, avant de vouloir faire des animés, je voulais faire équilibriste sur le dos d'un cheval. Là c'était au tout début, parce que j'avais eu l'expérience d'une séance de voltige au salon du cheval. Si vous voulez vraiment une anecdote fondatrice, vraiment, à la base, c'était ça, très naïvement. J'étais très petite, ça me faisait rêver, les chevaux et tenir debout sur le dos d'un cheval, c'était fabuleux. Mais très vite, avec le dessin et le fait que c'était possible de transformer une passion, une activité enfantine en un métier, tout est venu de là.
- Patana
C'est dingue.
- Cassandre
Expliquer la chose.
- Patana
Mais moi... Le tout premier métier que je voulais faire quand j'avais 5 ans, c'était peintre. Et je vendais des peintures à mes voisins. Du coup, j'étais trop saucée parce que j'arrivais à avoir des sous. Mais en fait, je pense qu'ils avaient juste trop pitié de moi. Ou empathique, je ne sais pas. On va dire que j'avais du talent et que du coup, je savais vendre des peintures. J'étais trop fière. Et bon, ça a passé parce que du coup, après, je voulais être vétérinaire, médecin, architecte, tout ce que tu veux. Je n'arrivais pas à me fixer. et justement moi je suis... C'est pour ça que, du coup, j'admire trop, et encore plus que tu me disais, parce que je n'étais pas du tout au courant que tu étais si jeune, mais tu vois, les personnes qui trouvent des vocations, j'admire trop, parce que moi, justement, je n'ai jamais réussi à trouver de... Enfin, jusqu'à aujourd'hui, en tout cas, je n'avais jamais trouvé de métier, passion, vocation. Et j'ai une de mes copines, je ne sais pas si tu te rappelles, de Kathy, mais du coup, je la connais depuis la maternelle, depuis la première section. Dès la maternelle, elle me disait qu'elle voulait être avocate. En maternelle, te dire que tu veux être avocate, c'est quand même assez particulier. Et aujourd'hui, tu vois, elle est avocate au barreau de Paris. Donc, c'est ouf, quoi. C'est-à-dire que tu tiens un truc... tout jeune et t'arrives à concrétiser. Moi, j'adore ça. Je suis trop admirative de ça.
- Cassandre
C'est une très belle histoire.
- Patana
Et donc, du coup, comment tes parents t'ont soutenu dans ça ? Est-ce que tout de suite, ils t'ont dit, vas-y, fonce dedans ? Comment... Je te vois hocher la tête.
- Cassandre
Ah oui, ils m'ont toujours soutenu. Merci, j'ai eu la chance de pouvoir prendre des cours, des activités le samedi après-midi. Au début, pour revenir à l'histoire du cheval, j'avais pris des cours d'équitation, mais c'était soit l'un, soit l'autre. Je me suis tournée ensuite vers des ateliers. J'ai eu la chance de pouvoir accéder à un atelier près de chez mes parents à l'époque. Au début, je faisais de l'atelier BD, parce que c'était plus orienté jeunesse. Ensuite, faire le cours adulte en grandissant. Il y a déjà le soutien de mes parents qui m'ont inscrite, qui m'amenaient tous les samedis à ce cours. Et ils m'ont toujours soutenue. Alors, le deal que j'ai eu, on va dire, avec plus mon papa, qui avait fait des études scientifiques, c'est « Tu as un bac S et après, tu fais ce que tu veux. » Heureusement, ça s'est fait. Pour la petite anecdote, il voulait quand même que j'aie une base solide en termes d'études, de baccalauréat, pour avoir un maximum de possibilités ensuite, entre guillemets, si ça se passait mal. Et il avait raison. C'était très sympa de sa part de penser à mon avenir, parce que moi, je voulais faire ça, mais il faut être réaliste. Le monde d'artiste peut un peu effrayer. On se lance dedans. Aujourd'hui, il y a pas mal d'écoles. Je ne sais pas si on va parler juste après, mais c'est un métier qui est devenu à la mode et il y a eu l'ouverture de ces métiers, de la connaissance des différents postes dans un studio de film d'animation. Et aujourd'hui, on a beaucoup, beaucoup de formations en France. On est très bien placés au niveau des écoles, même de manière mondiale. Et donc voilà,
- Patana
j'ai pu faire mes études et avoir une petite sécurité derrière.
- Cassandre
C'était un peu le deal, mais ils m'ont toujours soutenue. J'ai toujours pu découvrir un maximum de choses, aller à des ateliers, me former, pour attiser la flamme de la passion du dessin et du monde de l'animation pour en arriver jusqu'à ce que j'ai pu faire en tant que carrière aujourd'hui. Je ne veux pas prendre trop d'avance sur les prochaines questions mais j'ai
- Patana
eu un soutien je suis toujours très contente de ce que j'ai fait, il n'y a aucun doute. Et tu ne regrettes pas d'avoir fait ce chemin et justement tu as ton bac S en poche du coup. Comment tu choisis ton école, du coup, vu que tu as un peu le choix des possibles ? Comment tu te diriges vers la suite ?
- Cassandre
Alors, c'est lors d'un salon des formations artistiques. Là, je me souviens bien. J'y suis allée avec ma maman. Et voilà, c'était une concentration d'école qui proposait des formations dans le jeu vidéo, dans le graphisme, dans l'animation. Voilà, pas mal de domaines. Et en fait, je suis allée sur le stand de LISAA. Je ne sais pas si on va en parler juste après, à l'Institut supérieur des arts appliqués, excusez-moi, donc LISAA avec deux A à la fin. Et ce qui m'a motivée à aller dans cette école, c'est que l'étudiant qui était présent sur le stand qui m'a fait l'apprentissage de l'école était tellement plein d'énergie et passionné que sans dire moi, il ne m'a pas vendu l'école, mais vraiment, il y a eu un très bon premier contact avec l'école via cet étudiant. C'était Victor, Victor Laloux. Merci à toi, parce que c'est ce qui m'a convaincu. Et donc, il y avait déjà des salons de formations artistiques. Il y avait déjà un intérêt à l'époque. Ça remonte déjà à quelques années. Mais voilà, il y avait déjà des formations, des écoles ouvertes qui permettaient d'avoir des formations spécialisées pour faire le métier que j'ai pu réaliser. Donc, voilà, j'ai eu mon coup de foudre sur l'école au moment de ce salon. Alors, j'ai passé plusieurs entretiens. en fonction des réponses j'ai choisi mon école j'ai choisi LISAA de cette manière. Je ne sais pas si on va parler de la formation en elle-même mais mon école je l'ai bon choisie. Mais tu peux. Je peux je veux avoir l'autorisation. C'est libre. Donc voilà une fois que j'ai mon école tu m'as posé la question comment je fais l'école une fois qu'on a eu le bac. Alors c'est un peu le schéma inverse, il y avait un peu de pression c'est que j'ai eu la place dans l'école, donc l'inscription garantie, avant d'avoir mon bac. Et enfin, les conditions, c'était d'avoir le bac. Donc, ça m'a bien motivée à avoir mon bac parce que j'avais reçu l'enveloppe d'acceptation. Alors, la formation était en trois ans, au final, en quatre ans. C'est-à-dire qu'il y avait une année de prépa. intégrée à l'école, où il y avait déjà pas mal de brassages et de personnes qui n'étaient pas gardées. Au final, j'ai eu la chance de pouvoir les garder. Ce que j'ai fait ensuite, c'est une formation jeux vidéo. À la base, j'ai fait une formation de jeux vidéo pendant deux ans. Ce qui m'a permis de me former au film d'animation, au logiciel Maya.
- Patana
Quand tu choisis ton cursus jeux vidéo, tu savais que c'était pour faire du film d'animation ou vraiment au début tu étais vraiment concentrée sur les jeux vidéo ?
- Cassandre
J'aimais bien les jeux vidéo, j'étais pas réticente à ça parce qu'ils offraient pas mal de thématiques. Il faut savoir que le film d'animation, alors j'aime pas dire pour enfants, mais ça reste un public large et le jeu vidéo, on le voit bien aujourd'hui les thématiques plus ou moins pour les adultes, il y a énormément d'univers et il y a même que la 3D est presque, je dis presque avec des pincettes, des fois plus poussée que la 3D des films d'animation. Ça va très loin aujourd'hui. À l'époque, évidemment, je n'avais pas en tête les jeux vidéo qui sortent aujourd'hui, mais au niveau de la thématique, ça ne me dérangeait pas d'élargir mes possibles. Au niveau des publics cibles du média, du jeu vidéo.
- Patana
Je vais peut-être dire des conneries, mais en tout cas, ma perception, pour rejoindre ce que tu dis, c'est que j'ai l'impression pour les jeux vidéo, comme tu as vraiment le joueur qui doit être immergé, il faut vraiment que ce soit le plus réaliste possible. J'imagine que c'est pour ça qu'il y a des enjeux sur la 3D à vraiment être le plus réaliste possible. Je ne sais pas.
- Cassandre
Pas vraiment réaliste, mais déjà, anecdote. Le jeu qui a bercé mon enfance, c'est Pokémon. J'avais ça aussi en tête, et Final Fantasy, et bien d'autres. Donc, potentiellement, avec toute la réserve, peut-être que j'ai la possibilité de travailler sur un jeu qui pourrait ressembler à ce jeu-là. Ça m'a motivée aussi. Je me dis, si c'est un film d'animation, ça peut être comme du Disney, parce que c'était vraiment le meneur à l'époque. Il y a beaucoup de studios que je salue aujourd'hui. Mais je pouvais me dire, je peux faire du Pokémon et je peux peut-être faire du Disney. Donc, je n'étais pas fermée à... cette possibilité. Et il faut savoir que le jeu vidéo, ce qu'il y a en plus du film d'animation, c'est le code. C'est ça qu'on va apprendre à coder. De manière très en surface, il faut bien sûr pousser si on veut se lancer dedans, mais ça donnait encore plus de possibilités potentiellement plus tard, si jamais je ne pouvais pas faire du graphisme, au moins faire du code, donc l'appliquer peut-être à la programmation de jeu au-delà du graphisme. Ça ouvrait les portes. J'aimais beaucoup le côté interaction du joueur. Pour les films d'animation, c'est les spectateurs. Et là, on interagit avec le média. J'aimais bien ce concept aussi.
- Patana
Je me dis,
- Cassandre
tiens, c'est possible. L'école offrait cette formation. Je peux faire de la 3D parce qu'il y avait aussi un apprentissage de la 3D. Le logiciel était complètement dépassé aujourd'hui. Maintenant, il faut savoir que Maya, que j'ai énoncé juste avant, qui est utilisé pour le film d'animation, est également aujourd'hui utilisé pour le jeu vidéo.
- Patana
Ah ouais ? Il y a des passerelles, quoi.
- Cassandre
À l'époque, je ne le savais pas. On avait appris sur 3ds Max,
- Patana
beaucoup vont sourire,
- Cassandre
parce qu'évidemment, il est très peu utilisé aujourd'hui. On a appris là-dessus. Je faisais quand même de la 3D, donc j'étais gagnante dans tous les cas.
- Patana
Je me dis,
- Cassandre
ça m'ouvre des possibilités, j'apprends quand même de la 3D, il y aura du graphisme, etc. Donc, je dis, OK, super, je vais essayer.
- Patana
OK. Et comment t'as amené justement à dire « Ok, maintenant, j'ai plus envie de me spécialiser sur les films d'animation. » Et comment t'arrives justement chez la boîte qui fait les Minions ?
- Cassandre
Alors, ce qu'il faut savoir, c'est que j'ai fait deux ans de jeux vidéo, une fois que j'étais dedans. Et l'école proposait une année supplémentaire de spécialisation dans le film d'animation, une quatrième année. C'est ce que j'ai fait parce que j'y ai accédé et c'était super, où on apprenait ce fameux logiciel Maya, que je n'avais malheureusement pas pu apprendre parce que j'ai fait du jeu vidéo et on avait le logiciel 3ds Max. Et surtout, ça nous apprenait à travailler, on apprenait à travailler en équipe sur un jeu vidéo, mais avec le cahier des charges et les contraintes d'un film d'animation. Et je voulais pouvoir travailler dans les deux. Encore une fois, ça permettait d'élargir le champ des possibles, une fois le diplôme de l'école en poche. Il faut savoir que le monde artistique, ça peut effrayer à juste cause. C'est-à-dire, si je n'arrive pas là, avoir une porte de sortie, avoir un maximum de possibilités et de bagages pour trouver un travail, parce que c'est un métier de passion, mais il faut quand même trouver un travail à la sortie de l'école. Et à juste titre, mes parents m'avaient dit, tant que tu peux faire des études, fais-le. Et c'était dans la même école. Je connaissais les personnes avec qui j'ai pu faire la quatrième année, je connaissais le lieu et les professeurs. Je me sentais bien dans l'école, je me dis, autant continuer un petit peu. Et en fait, c'est ce qui m'a permis donc je vais passer sur la deuxième partie de la question, d'accéder au studio parce que on a des jurys de fin d'année. J'ai oublié d'en parler chaque année on a un jury de professionnels, ça veut dire que l'école a des partenariats avec des studios et il faut bien des représentants de studios et de boîtes, de professionnels et il faut savoir que à la fin de mon jury de quatrième année il y avait un représentant de Illumination Studio Paris, à l'époque il s'appelait Animation McGuff, il était renommé, et c'était Goumi, donc les personnes qui le connaissent dans le milieu le reconnaîtront. Il s'appelle Goumi, il était là et je ne sais pas si c'est lui qui m'a recommandé, mais c'était le représentant du studio à l'époque, et j'avais, grâce à Hugues qui était déjà, c'était mon petit ami à l'époque, on était ensemble, on a gardé contact, il avait une année scolaire supérieure, on s'est rencontré à l'école, voilà. En fait, il était déjà au studio et bon, il m'avait donné le contact de quelqu'un en prestation pour postuler. Est-ce que c'est le cumul des deux et un peu de chance parce qu'il a recruté à ce moment-là qui m'ont permis d'accéder au studio ? Tout cela étant, j'ai été rappelée par le studio donc peu après la fin de mes études pour enchaîner avec un stage de validation donc de l'école et un stage intégré au studio et qui s'est continué par dix ans de carrière. Pratiquement 10 ans de carrière.
- Patana
Oui, donc toi, c'était le jackpot.
- Cassandre
Donc, peut-être des étoiles qui sont alignées, mais voilà.
- Patana
Moi, j'aime bien croire en ça. Le destin. Et le talent aussi.
- Cassandre
Voilà. Et vraiment, je pense que je suis tombée au bon moment. Je suis tombée au bon moment. Le feeling est bien passé, peut-être. Mais voilà, j'ai eu des bons... J'ai eu un contact. Il y avait quelqu'un au jury de fin d'année. Ça s'est aligné au niveau des planètes. Ils m'ont rappelé. Et je n'ai pas bougé jusqu'à... Jusqu'à l'année 2025, j'ai enchainé les projets dans ce studio.
- Patana
Justement, est-ce que tu peux nous dire sur quels films tu as travaillé ?
- Cassandre
Pour commencer, la petite anecdote, c'est que j'étais embauchée à l'époque sur Le Grinch. Le Grinch qui est très connu aux États-Unis. Il y a eu un film avec Jim Carrey que j'aime énormément. C'était pour Le Grinch et c'était vraiment au tout début. Alors, il faut savoir que la 3D n'était pas encore mise en place par rapport à l'avancée du projet. Il y a beaucoup d'étapes de fabrication dans un film animation. Vous pouvez revenir dans un second temps et vous pouvez le présenter, mais il y a pas mal d'étapes pour mener à bien un projet. Et donc l'état d'avancement jusqu'à ma spécialisation qui était la 3D n'était pas encore concrète et en cours. Et donc j'ai eu la chance de travailler comme premier projet avec mon nom au générique, avec toute l'humilité que j'ai. Sur Comme des bêtes, premier du nom, c'était l'éclate totale. J'ai commencé par Comme des bêtes pour ensuite revenir sur le projet initial qui était le Grinch. Ensuite, il y a eu d'autres projets. J'ai plus ou moins travaillé longtemps sur chacun des projets. Il faut savoir qu'on peut se prêter d'un projet à l'autre au sein du studio.
- Patana
Je ne savais pas ça.
- Cassandre
C'est-à-dire qu'on a des équipes formées au début du projet. Telle équipe va travailler plusieurs fois. personnes, ça peut aller jusqu'à 10 en fonction des besoins. C'est un projet, il y a plusieurs projets en parallèle dans le studio. On en sort plusieurs par an ou sur deux ans. Mais on n'a jamais, rarement, un seul projet en cours. Il y a plusieurs équipes qui travaillent en parallèle. Et donc, j'ai pu, par exemple, travailler sur la fin de Moi moche et méchant 3. Mais vraiment sur la fin, parce qu'il y avait une grosse période de rush, on avait une deadline. Une deadline, c'est une date butoir obligatoire à respecter. Donc, j'ai pu travailler sur celui-ci. Mais pas toute la durée du projet, mais j'ai pu quand même travailler assez de temps pour être reconnue en tant que graphiste sur le projet.
- Patana
Et quand c'est comme ça, si tu arrives à la fin du projet, du coup, tu es quand même citée dans les crédits du film à la fin ?
- Cassandre
Alors, je vais te dire un peu, pour ça, je peux en parler, il faut travailler trois mois.
- Patana
OK.
- Cassandre
Pour être légitime au générique de fin, il faut travailler trois mois sur le projet.
- Patana
OK.
- Cassandre
Je vais revenir juste après parce que j'ai travaillé sur des projets, mais mon nom n'est pas dessus parce que je n'ai pas travaillé assez. Mais j'ai quand même travaillé dessus. Je vais essayer de lister rapidement. J'ai eu de la chance. Alors ça, c'est mon projet préféré. J'aime tous les projets, mais c'était vraiment une fierté de travailler dessus. C'est Tous en scène 2.
- Patana
Oui, tu m'en avais parlé de celui-là.
- Cassandre
Quand je suis arrivée dans le studio, le premier film Minions, basé sur les capsules jaunes en salopette, était en train d'être produit. Avec Tous en scène premier du nom, moi j'étais sur le grinch mais je voyais les collègues travailler dessus et quand j'ai découvert tout ça j'ai dit c'était novateur et très mature. Je salue Garth le réalisateur qui avait une vision incroyable sur le film et je voulais vraiment travailler dessus, j'ai eu la chance d'être sur le deuxième qui est fabuleux une grande fierté mais j'aimais travailler sur tous les films. J'ai pu aussi travailler sur « Moi,moche et méchant 3 » , « Moi, moche et méchant 4 » , qui est sorti il n'y a pas si longtemps. Maintenant, je peux le dire, parce qu'il y a eu le premier thriller. J'ai travaillé sur le prochain « Minions » , donc « Minions 3 » .
- Patana
Vous avez déjà vu « Minions 3 » ?
- Cassandre
C'est ça, c'est vite. Je ne dirai rien, je n'ai pas le droit. Je garderai la confidentialité, mais voilà, j'ai travaillé sur celui qui va sortir cet été. J'espère qu'il va vous plaire. Et j'ai eu la chance de… Je voulais citer un projet merveilleux qui est Mario. J'ai travaillé un mois et demi à peu près. C'était passé, mais j'ai quand même pu travailler un petit peu dessus et c'était fabuleux. Je vous invite à aller voir le deuxième volet, Mario Galaxy, qui sort le 1er avril. J'aurais voulu travailler dessus, mais j'ai pu voir des images au-dessus des épaules avec les collègues. Il faut savoir que toute l'équipe modeling travaillait dans le même labo.
- Patana
dans la même pièce donc ça permet en fait de regarder ce que font les autres. Ah c'est trop bien quand même. Voilà bon c'est ça, bon c'est le cas évidemment mais ça permet de voir un peu ce que font les copains après tu voyais que des petits bouts. C'est à dire que quand tu découvres le film par exemple sur lequel tu n'as pas travaillé, en fait tu découvres le film en même temps que tout le monde au final non ?
- Cassandre
Tout à fait et même celui sur lequel on travaille parce qu'il faut savoir qu'à notre stade de fabrication en fait on travaille sur des éléments en 3D, mais on ne voit pas l'animation. On voit des animations, du layout, je ne vais pas rentrer dans le détail, mais on ne voit pas les images finies. Il y a après un travail de lumière, un travail de compositing, un travail pour glorifier et rendre l'image encore plus... Donc, un travail de montage également. Il faut savoir qu'il y a des procédés qui sont identiques au live, au cinéma live. Donc, on le découvre aussi en même temps que les spectateurs et la famille, etc. On a des séances de projection avec l'état d'avancement du projet mais on le découvre réellement comme les autres personnes. C'est toujours la surprise. On doit attendre que le film sorte en salle. Pour l'anecdote, Minions 3 sort cet été mais j'ai fini ma mission en début d'année 2025. Ah ouais !
- Patana
C'est fou parce qu'en fait, un film, tu le regardes hyper rapidement en une heure et demie, mais en fait, il se passe tellement de choses avant que ça sorte. Il y a beaucoup de travail. C'est vrai qu'on ne se rend pas forcément compte de tout ce qu'il y a derrière.
- Cassandre
Tout à fait.
- Patana
Et ouais, en fait, je reparlais des crédits parce que je me rappellerais toujours de l'invitation que tu m'avais donnée pour l'avant-première de Comme des bêtes 2 et j'étais en train de guetter jusqu'au générique, je me suis dit mais quand est-ce que je vais voir Cassandre et tout sur le truc. Et tu étais hyper humble en mode je sais pas je dois être vers la fin et tout ça, et en fait je suis vraiment restée jusqu'à la fin du générique pour te voir. Et
- Cassandre
j'étais trop contente de dire "il y a ma pote et tout". Alors c'est vrai que bon je reproche pas ça aux spectateurs mais la plupart du temps c'est vrai alors quand on commence à voir le générique de fin, le réflexe, c'est de quitter la salle.
- Patana
Sauf quand c'est les Avengers et tu sais qu'il y a une scène à la fin.
- Cassandre
Petite anecdote, en fait, alors ce n'est pas forcément fait pour ça, mais le fait de mettre une scène post-credit ou des bétisiers, ce qui a été amené par exemple par Pixar, si vous regardez les Toy Story, il y avait toujours, en même temps que le générique, une sorte de bétisier des personnages. Et c'est très innovateur. Pourquoi ? Parce que ça gardait les spectateurs en salle. Les personnes regardaient évidemment l'image animée et non pas les crédits mais ça permettait de garder un peu les personnes, les habitués à rester au moment des crédits et c'est bon. A juste titre, on se dit, bon, le film est fini, on s'en va de la salle. Mais ça permet d'habituer les personnes à peut-être regarder et se rendre compte, surtout sans lire évidemment tous les prénoms, mais se rendre compte de la longueur des crédits. Parce que, à ce moment-là, on se dit, on a appuyé, je vais appuyer sur un bouton et ça se fait tout seul. À l'heure où l'IA a pris un pas monumental, il y a des pubs qui sont entièrement faites en IA, on se dit ah entre guillemets que c'est facile. En fait, non, ça monopolise énormément de personnes talentueuses dans énormément de domaines. Et au moins pour ça, on remercie les scènes post-génériques parce que les personnes, même si elles ne lisent pas tous les noms, elles se rendent compte quand même de la longueur. Il y a encore des noms, ça défile encore. C'est déjà merveilleux quand même de se rendre compte qu'il y a beaucoup de personnes qui travaillent, sur, effectivement, un projet qui dure en moyenne une heure et demie.
- Patana
Tu te dis qu'une chanson post générique, ça ne suffit pas. Tu es obligée de mettre deux ou trois chansons pour faire défiler tous les noms. C'est fou.
- Cassandre
Et de voir son prénom en générique, forcément, on est humble, mais ça fait plaisir quand même. Et tu parlais de me voir très bas dans le générique. En fait, il n'y a pas un code ou un processus, il y a toujours un peu des étapes de présentation des équipes. Il y a toujours un ordre, pas respecté, mais de convenance au niveau de l'ordre d'apparition des prénoms, des noms et des équipes. C'est pour ça qu'en fait, je suis plutôt vers le bas. Ce n'est pas qu'on dénigre dans le travail, c'est qu'il y a un ordre convenu. Je tiens à le dire, on est mis en avant, mais il faut bien mettre en ordre. Il faut bien qu'il y ait un premier, un deuxième, un troisième, mais c'est pour que ce soit ordonné. Donc voilà, c'est pour ça que généralement, je dis, vous inquiétez pas, vous verrez, et ça va, il y a tous les noms. Et encore, nous, l'équipe de modeling, je vous l'ai dit un peu plus tôt, on est à peu près une dizaine, donc pour repérer le prénom au moment où l'équipe s'affiche, ça va. Les animateurs, par exemple, des fois, il y en a peut-être 40. C'est une moyenne, ça peut rien approcher d'autre. Et retrouver le prénom quand l'entièreté de l'écran peut être les grands déjà. Donc, on remercie les familles et les amis vraiment de rester là et de nous soutenir et de bien nous voir. Merci vraiment pour votre soutien. C'est merveilleux et on vous en remercie.
- Patana
Merci à vous parce que c'est vous qui faites les films d'animation et qui nous font rêver et justement, si on revient sur le thème de l'âme d'enfant. On en parlait en introduction et c'est vraiment un point qui m'intéresse. C'est ancré en toi depuis hyper longtemps. Est-ce que c'est tes parents qui t'ont inculqué ça ou c'est vraiment toi, ta personnalité, tu t'es forgée comme ça en regardant tes films Disney, tes jeux vidéo ? Comment tu décrirais ton univers ? Ce qui fait que tu arrives justement à garder cette âme authentique d'enfant que j'admire particulièrement.
- Cassandre
Ah c'est très gentil ! Alors je recommence par le plus facile en premier. Alors les jeux vidéo, il faut savoir que mes parents ont tenu avec beaucoup de motivation à m'offrir ma première console de jeu. Alors le nom va être inconnu pour les plus jeunes, mais bon, les affinados des consoles reconnaîtront et se trouveront au nom de la console, c'est la Game Boy Advanced SP. Qu'est-ce que c'était cette console pour l'époque ? Elle était révolutionnaire. Il faut savoir qu'aujourd'hui, on peut jouer à un jeu exceptionnel en 3D sur un smartphone. J'admire l'évolution. Il faut savoir qu'à l'époque, la Game Boy Advanced SP, qu'est-ce qu'elle a apporté ? Elle a apporté le rétro-éclairage. Ça paraît évident aujourd'hui, mais à l'époque, il fallait savoir qu'il fallait utiliser la lumière du soleil pour éclairer l'écran des consoles portables comme la Game Boy Color et la Game Boy Advanced, la première. C'était une petite révolution et il faut savoir que j'ai voulu avoir une première console au moment de la Game Boy et la Game Boy Color. Pourquoi ? Parce que'il y avait Pokémon et que je voyais que les enfants y jouaient. Ça m'a donné envie, c'était fabuleux d'avoir un jeu vidéo au creux de sa main. Mes parents ont tenu, ils étaient très courageux, j'ai eu ma première console à 10 ans. Je me suis lancée vraiment dans les jeux vidéo à 10 ans.
- Patana
C'est fou.
- Cassandre
Mais pourquoi j'ai aimé les jeux vidéo ? Il faut savoir qu'avant que je naisse, mes parents avaient acheté une Sega Megadrive. Les métro-gamers souriront. Les plus jeunes, il y a moyen de se renseigner sur Internet, très bon. C'était une console fabuleuse parce qu'à l'époque, quand un film d'animation Disney sortait, il y avait des jeux vidéo sur ce film d'animation. Notamment, un des jeux vidéo qui m'a manqué, c'était Aladdin. À l'époque, il y avait le jeu Sega Aladdin et je regardais mes parents y jouer. Par peur car j'étais trop petite, mais j'ai vu mes parents y jouer, mon papa. Et déjà, il y avait un intérêt. Je me dis, si mes parents manipulent cette espèce de télécommande et que ça fait bouger un personnage sur l'écran, c'est qu'il y a un intérêt. Il y avait également, je ne vais pas citer tous les jeux, mais Castle of Illusion, qui était un jeu avec Mickey et Minnie. L'attrait pour Mickey, je dis « Oh, on peut faire bouger Mickey sur un écran avec une télécommande. » C'était une manette. Pour moi, c'était une télécommande. On était petits. Donc, c'était très jeune déjà le jeu vidéo. Et le film d'animation, voilà. Quand un Disney sortait, c'était l'événement. Mes parents aimaient beaucoup regarder les films. Les films à grands spectacles américains, etc.
- Patana
C'est vrai que tes parents sont très fans de Disneyland. Et quand on a fêté tes 30 ans, parce qu'on a quand même fêté tes 30 ans à Disneyland, c'était ouf. Et il y avait aussi tes parents. Et ils étaient à fond, à fond. C'était dingue.
- Cassandre
J'ai eu la chance d'avoir des parents qui aimaient le cinéma. Donc, ils n'arrêtaient pas d'aimer les jeux vidéo. Et ils regardaient des films. Pas forcément des films d'animation, mais ils m'emmenaient voir Toy Story, ils m'emmenaient au cinéma aussi. L'expérience du film et du cinéma.
- Patana
Oui.
- Cassandre
D'aller au cinéma, de voir sur grand écran, de partager peut-être avec d'autres enfants dans la salle, ça alimente. Ah ben, c'est sûr.
- Patana
Tu vois, moi, typiquement, ce n'était pas ça chez nous. Ma culture cinématographique, moi, je sais qu'elle est zéro, ça, mes amis le savent. Et je sais que tu vas me dire que je n'ai toujours pas vu Astérix mission Cléopâtre.
- Cassandre
Je ne dis rien.
- Patana
Et plein d'autres choses comme Le Seigneur des Anneaux. Mais oui, tu as raison. Je pense que c'est quand même... Parce que du coup, depuis, je suis quand même allée au cinéma. Et c'est vrai que tu as une expérience différente quand tu regardes des films au cinéma que quand tu regardes sur une tablette.
- Cassandre
Le mieux, je vais faire de la pub, mais il faut aller au cinéma. L'expérience au cinéma, c'est quand même quelque chose. Donc voilà, j'ai eu la chance d'avoir des parents qui regardaient beaucoup de films. Petite anecdote, ce n'est pas un film d'animation, mais j'aime beaucoup les dinosaures et mes parents ne voulaient pas me montrer trop jeune Jurassic Park. J'ai réussi à me glisser à un moment donné, à me faufiler et à regarder d'un coin de l'œil Jurassic Park quand j'avais, je ne sais pas, 3-4 ans. Et bon, ça ne m'avait pas effrayée. C'est vraiment curieux. J'ai la chance d'avoir des parents qui m'ont montré beaucoup de films à l'âge approprié, évidemment, et qui allaient au cinéma. Donc, moi, je n'ai rien dit aussi parce qu'en plus, c'était une expérience partagée avec mes parents. C'était un moment de convivialité. Donc, ça a alimenté la chose. Ça fait beaucoup. Ils m'ont transmis leur passion. L'acte de regarder un film et d'aller au cinéma. Ça fait pas mal, je pense. Ça fait quand même pas mal.
- Patana
Et puis, quelque part, finalement, ça répond aussi à la question. On sait que tes parents, ils ont aussi gardé leur âme d'enfant. Au-delà de la passion du cinéma, si je reviens sur les 30 ans à Disney, tu sens qu'ils ont le petit regard qui pétille quand ils voient un personnage Disney qui apparaît. C'est cool.
- Cassandre
Je confirme. Je vais encore au cinéma. Ça m'arrive d'aller découvrir un nouveau film au cinéma avec mes parents. On s'organise. C'est fabuleux. On a toujours la même surprise, la même envie de découvrir avec un regard d'enfant, c'est une passion qu'on partage encore aujourd'hui. Je n'ai pas envie de le nier, au contraire. Même les jeux vidéo, on joue à Pokémon Go. C'est-à-dire qu'on partage encore cette passion du jeu vidéo et du film d'animation. Donc, ça alimente la chose. Ça permet de se sentir soutenu et de continuer à alimenter aussi notre âme d'enfant. Vraiment, je les remercie parce que ça fait beaucoup. Et les amis également, d'aller voir au cinéma, en famille, c'est un moment de partage, de convivialité et après de transmission avec d'autres enfants, les enfants de la famille, que vous partagez pour la première fois un film avec eux. On transmet ça, voilà, il y a l'honneur de transmettre ensuite cette passion. aux futures générations. Non, non, vraiment, garder son âme d'enfant au maximum. Ce n'est pas une obligation, mais ça permet d'avoir toujours cette surprise non pudique de s'émerveiller. En voyant quelque chose, c'est super.
- Patana
Et comment, justement, avec ton âme d'enfant, tu as vécu ton, entre guillemets, ton passage à l'âge adulte ?
- Cassandre
Alors, je pense que j'étais plus sérieuse avant. T'en as parlé au début de notre relation quand on s'est connus au collège. Au fond, j'étais habillée en noir, je mettais du crayon, j'avais les cheveux lâchés. Je suis beaucoup plus en forme. Je pense que je suis plus en forme aujourd'hui que pendant l'école. Alors, il faut savoir que je m'investissais beaucoup dans l'éducation, voilà, mes études parce que on m'a dit très tôt qu'il fallait résister, réussir ses études pour avoir un avenir, ce qui était très juste. J'avais peut-être moins de temps et de liberté d'esprit pour ça. Et il faut savoir qu'on est jeune, même si on assume, au collège, on se moque beaucoup. C'était plus difficile d'assumer.
- Patana
J'allais te poser la question, est-ce que tu as déjà senti un jugement ou des regards ? Parce qu'au final, ce que tu dis, c'est qu'au collège, tu te faisais comme une carapace. Au final, tu ne te dévoilais pas à 100%, en gros.
- Cassandre
J'assume beaucoup plus aujourd'hui. Je dis jouer à Pokémon Go. Je pense, par exemple, même de porter un t-shirt Pokémon, je pense que je n'aurais pas assumé. C'est horrible. J'aurais dû, peut-être. Mais on essaie de...
- Patana
Se ranger dans le groupe.
- Cassandre
Je comprends tellement. Pas les potes, mais aujourd'hui, malheureusement, on fait parler de harcèlement avec les réseaux sociaux, l'image.
- Patana
Et encore, avant, on n'avait pas les réseaux, mais quand même, de manière générale, on est tous hyper... Je veux dire, les jeunes, ils sont hyper méchants.
- Cassandre
Pas tous, heureusement.
- Patana
C'est pour ça que j'ai enlevé le « on » parce que je considère qu'on n'est pas méchants. Mais c'est vrai qu'on est durs.
- Cassandre
Je pense que c'est très compliqué au collège, au lycée, d'assumer, d'avoir un côté enfant. Je pense qu'on essaie de se glisser dans la masse, d'être discret. Je pense que j'assume beaucoup plus aujourd'hui, ouvertement, d'aimer les humeurs enfantins. Je pense que cette démocratie, ça s'ouvre un peu plus aussi.
- Patana
Je pense que c'est grâce à des personnes comme toi. Parce que moi, typiquement, le fait d'être avec toi assez souvent, parce que tu es l'une des personnes que je vois le plus, je ne me sens plus libérée justement de dire « je garde mon âme d'enfant et c'est OK » . Et en fait, c'est trop bien. Et dans ça, c'est aussi, tu arrives toujours à tout positiver. Moi, tu expliques-moi, tout à l'heure, on était allés à la Cité des Sciences ensemble avec bébé et tu étais hyper zen, alors que franchement, t'as fait trois heures d'attente pour aller à la Cité des bébés. Puis il y avait plein de parents. Franchement, moi, avec le recul, je les ai trouvé hyper relou. Et en fait, tu trouvais toujours le côté positif, tu étais toujours empathique. Et j'adore. En fait, c'est hyper frais. C'est juste, ça fait du bien de justement de ne pas tout le temps axer sur le négatif. Et je trouve que ça rentre dans la partie âme d'enfant parce que c'est l'innocence, c'est le fait de ne pas axer sur les problèmes.
- Cassandre
Pour revenir à la situation, j'étais un peu dégoûtée. J'ai essayé de maîtriser la chance, mais c'était surtout pour le petit poisson, Clément. Quand c'est pour un enfant, on se donne beaucoup plus quand c'est pour un enfant. Pour le bonheur d'un petit, on est prêt à se dépasser, aller au-delà des problèmes. C'est ce qui motive, aller au-delà des pans négatifs, il ne faut pas les ignorer, mais ça permet de les dépasser. Le monde de l'enfance, on a passé plus d'une heure dans la cité des bébés, c'était merveilleux de découvrir.
- Patana
C'est trop agréable.
- Cassandre
Je vais être honnête, je découvrais en même temps que les bébés, on apprenait d'eux, on les observait. C'est fabuleux d'avoir une ouverture, de pouvoir les regarder, de partager avec eux, d'apprendre. Apprendre également d'eux aussi. Le monde de l'enfance, je pense qu'il faut avoir une ouverture d'esprit, de se dire qu'on peut encore apprendre. Le monde d'enfance, c'est un monde où on peut encore apprendre. Je pense que c'est ça qui m'attire beaucoup, c'est de garder ce regard d'enfant où je peux toujours apprendre. Je peux toujours m'émerveiller et apprendre des plus jeunes. Je ne veux surtout pas me fermer cette possibilité. On a un monde d'enfance. En plus, aujourd'hui, on a des supports d'apprentissage fabuleux. Je ne parle pas des écrans, ça peut être un outil, mais l'idéal, c'est de les éviter. Mais la quantité de jouets d'éveil, de supports, des musées, des ateliers, c'est fabuleux. C'est vraiment fabuleux. Moi, je m'intéresse au monde de l'enfance parce que quand on était plus jeunes, on n'avait pas forcément tout ça. On redécouvre le monde de l'enfance parce que aussi... « Oh, j'aurais eu ça quand j'étais plus jeune ! » Mais ça n'était pas bien.
- Patana
Je trouve qu'on ne te pousse pas à être créatif, ou en tout cas pas assez, tu vois. Et je pense que même moi, de mon côté, c'est un peu ça qui m'a un peu détournée de ça, c'est que moi, j'adorais dessiner aussi. Alors, je pense que je n'étais pas aussi passionnée que toi au point de me dire que j'en faisais un métier, mais tu vois, avec le temps, je me suis rendue compte que pourtant, ça me détendait vachement de dessiner, mais... J'avais toujours un truc à faire plus important que ça et je me mettais toujours de côté, en fait. Et j'avoue que depuis que Clément est là, je redécouvre du coup à travers ses yeux tout ce qu'il apprend. Et je trouve ça impressionnant comment un cerveau humain apprend vite. Et c'est merveilleux, justement. Tu parlais d'émerveillement. Et en fait, c'est pareil, c'est le moindre truc. Cette semaine, par exemple, je lui ai donné un trousseau de clé et j'ai ressenti... Il vivait sa meilleure vie. Parce que ça faisait du bruit, parce que ça brillait et tout. Et je me suis dit, waouh, c'est fou. Il y a plein de trucs comme ça où je me dis, on retourne en fait sur les basiques, mais c'est tellement important parce que ça part de là, en fait.
- Cassandre
Oui, c'est vrai. Il y a des choses très pareilles. Mais oui. C'est ça.
- Patana
C'est ça. Et en fait, j'en parle sur le podcast d'avant, sur le burn-out, mais j'étais toujours sur le toujours plus. Et là, j'avoue que maintenant, j'essaye de me dire, OK, maintenant, j'essaye de me contenter des choses simples. Non pas que j'étais matérialiste, tu vois, mais plutôt, j'avais toujours envie que mes vacances soient incroyables. Maintenant, j'accepte que mes vacances ce soit, genre, passer une semaine à la maison. Et en fait, ça me fait trop du bien, juste de me reposer, de rien faire. Pas nécessairement de faire cinq jours de rando pour rentabiliser mes vacances, quoi, tu vois.
- Cassandre
Non, c'est ça.
- Patana
Et du coup oui on revient sur comment t'es passé sur le monde adulte et aussi sur la trentaine. Est-ce que le fait d'avoir eu 30 ans sachant que symboliquement tu l'as passé à Disney, et je trouve ça super comme symbolique, est-ce que t'as senti une différence toi dans ta manière de vivre ou enfin est-ce que t'as eu une pression particulière de te dire que je suis adulte ou justement le fait de te dire que je suis une kid adulte, ce que tu disais au départ, ça t'a permis justement de laisser un peu couler entre guillemets, de dire qu'en fait, il n'y a pas matière à faire un événement de ça.
- Cassandre
Ah, clairement. Alors, je n'apprendais pas du tout d'avoir trente ans. Au contraire, c'est pour ça que je dis, allez, on va le faire à Disney parce que, non, justement, il faut continuer. Ça donne encore plus de possibilités. le fait d'avoir 30 ans, il ne faut pas que ça mette une barrière. Au contraire, il faut se dire qu'il y a encore des possibilités, j'ai 30 ans. Justement, je peux encore plus continuer avec la nouvelle génération. Je peux encore plus partager ça. Non, justement, je n'appréhendais pas du tout les 30 ans de manière négative par rapport à la passion qu'on a de l'enfance. Au contraire, ça m'a donné plus de possibilités. Parce que j'évoluais professionnellement, ça m'a donné plus de moyens aussi. De pouvoir réaliser des projets, faire du cinéma plus souvent, etc. Par exemple, des projets très, très grands à l'échelle du monde, mais d'être posée, de se dire « je peux me permettre, je peux le faire » . Tiens, il n'y a plus aussi ce besoin de se dire est-ce que j'ai les moyens peut-être financiers ou les moyens dans l'emploi du temps de le faire ? C'est-à-dire que là, on a 30 ans, on est plus organisé, normalement, on a un boulot. Tout ça, le travail, un peu la routine, mais ça apporte aussi se dire ok, ça, c'est géré et de se dire ok, il y a un moment où j'ai un peu de temps libre et justement, ça peut être ok, ça peut être un peu plus chill, un peu plus la surprise, la déco et non, au contraire. Les 30 ans, je ne les appréhendais pas du tout. Au contraire, j'ai l'impression que plus je grandis, plus en proportion de mon âge, j'ai l'impression de rajeunir dans ma tête. C'est trop bien,
- Patana
J'adore.
- Cassandre
Au contraire, j'essaye d'être la plus curieuse possible, vraiment, à ne pas me fermer des portes. Vraiment, il ne faut pas avoir un blocage. Je sais, il y a beaucoup de personnes qui abordent les dizaines, entre guillemets, avec peut-être une certaine pression de la vie. C'est ça qu'on a, on a une image un peu idéalisée, mais à 30 ans peut-être, d'être déjà mariée, avoir des enfants, une maison, d'être peut-être propriétaire, etc. Moi, je me suis pas imposée ça, tant mieux si ça se fait. Alors là, je vis seule, mais je suis pas du tout, je prends l'opportunité, je me dis c'est ça, ok, ça m'ouvre des possibilités, je vais le prendre du point de vue positif, je me dis ok, ça m'ouvre des portes, ça va pas m'enfermer, au contraire. Et s'il y a des changements, on s'adapte et ça offre peut-être des nouvelles expériences à vivre. Donc vraiment, les 30 ans, je sais pas si j'ai été claire. Mais vraiment, il ne faut pas se mettre une barrière à 30, 40, 50 ans, etc. Je pense que ça joue vraiment dans la tête. Et tant que vous êtes jeune, vous avez envie de découvrir, la soif de découvrir, il ne faut pas la biaiser, il ne faut pas l'enfermer. Je prends. Ça paraît facile de le dire. Je sais qu'après, on a des contraintes du travail, etc. Mais si vous avez la possibilité de le faire, mais si, vraiment, il ne faut pas que ce soit une barrière. Vraiment, les 30 ans, au contraire, je l'ai commencé entouré de mes amis, mes parents, à Disney. Je veux que ça continue comme ça. Pas de vivre à Disneyland, évidemment, mais dans l'image de continuer à s'offrir des moments de retour en enfance comme ça. possible, que ce soit en voyant des personnes à la maison, comme ça, des petites soirées, des journées entre nous, il faut continuer à le faire. Venir à la condition possible avec les emplois du temps de chacun, évidemment. Il y a ça aussi à prendre en compte, chacun avance dans sa vie, on n'est pas autant disponible qu'à l'école ou qu'on était ensemble en cours, évidemment, il faut être réaliste, mais vraiment de pouvoir souffrir ces petits moments, de lâcher plus, d'avoir l'âme d'enfant. Je pense que c'est important. Ça n'a pas besoin d'être très nombreux, mais il faut le vivre intensément. Si on peut le vivre, il faut le vivre intensément.
- Patana
Franchement, j'adore. Et pour répondre à ta question, oui, le message est très clair. Et moi, justement, ça me parle et ça fait écho parce que je fais justement partie de cette catégorie qui passe les dizaines et qui dit « Oh putain, oh putain, putain ! » Et là, j'essaie justement de souffler, relativiser, de me dire ok, c'est pas une fin en soi. Mais je travaille là-dessus, je sais que, voilà, je pense que quand je passerai mes 40, je serai toujours dans un état de... Mais ouais, franchement, j'adore la mentalité. Et tu sais quoi, j'avais plein d'autres questions en vrai. Mais j'aime bien finir là-dessus, sur ce que tu dis, parce que je trouve que c'est hyper important. Et c'est ça vraiment encore une fois en fait à chaque fois tu disais quelque chose, je me disais oh j'admire parce que j'aimerais tellement être comme toi justement d'arriver à me dire ok en fait le monde est merveilleux et comme tu dis, c'est pas un monde Disneyland mais ça a quand même beaucoup de ressources et la vie elle a plein de choses à offrir et c'est ça qui est plus important. Et j'aime bien cette conclusion. Alors j'ai une petite image c'est vrai que j'avais. Merci.
- Cassandre
Un exemple très simple, des enfants dans une classe, par exemple des enfants de maternelle ou de primaire, vous allez leur dire qui sait danser, qui sait dessiner. Ils vont presque tout se lever la main. Quand on arrive au collège ou au lycée, il y a très peu de personnes qui vont le faire. Osez lever la main. Je pense que c'est un bon exemple. Osez lever la main. C'est merveilleux d'être créatif. Je pense qu'il ne faut pas avoir honte de l'âme d'enfant. Je pense que c'est une bonne image. Oser lever la main. Ce n'est pas physiquement, évidemment, mais prenez cette image quand vous étiez enfant. Vous et moi, qui veut danser ? Qui veut dessiner ? Qui veut chanter ? Levez la main. Je pense que je peux finir là-dessus. Vraiment, allez-y. N'ayez pas honte. Allez-y. Et amusez-vous. Vraiment.
- Patana
Écoute, merci. Merci, Cassandre, en tout cas, pour ce partage. Encore une fois, je te dis, tu es vraiment l'une de mes amies les plus importantes. J'étais très contente de t'avoir sur ce podcast qui n'est pas encore fini parce que la tradition chez WePotes, c'est de finir sur trois questions flash, que j'ai personnalisées, du coup, pour toi. Le premier, si tu devais choisir pour ton premier date avec un mec, une meuf, peu importe, entre une journée à Disneyland, la Japan Expo ou aller voir un film Illumination au Grand Rex,
- Cassandre
qu'est-ce que tu choisirais ? Ah, bonne question ! Ah, c'est fait exprès ! Pour argumenter, peut-être mon choix, il faut savoir que Illumination, c'est américain, et que tu as amorcé une thématique que j'aime beaucoup, c'est le Japon. Il faut savoir que j'adore le Japon, j'adore la Japan Expo, les jeux vidéo, etc. Et c'est vrai que, déjà, choisir entre les Etats-Unis ou les films d'animation qui viennent des Etats-Unis, et le Japon, je ne sais plus le terme, là déjà c'est compliqué. J'aime énormément le Japon. Il y a déjà ma chance. C'est la chance des années. C'est déjà compliqué. Je pense que la valeur sûre, entre guillemets, ce serait Disneyland. Parce que ça offre pas mal d'expérience, ça permet de faire des attractions, des spectacles. Je pense que c'est une valeur sûre. Voilà, c'est une valeur sûre. Et je pense que c'est un bon moment garanti, peu importe les affinités ou les goûts de la personne. C'est vrai. Là, c'est le côté pragmatique. Après, je suis ravi.
- Patana
Et si tu devais choisir ?
- Cassandre
Je pense que je prendrais Disney, parce que j'ai vraiment des merveilleux moments dans cet endroit avec la famille. Même en solo, ça m'arrive d'y aller toute seule, mais d'arriver à passer de très bons moments. J'ai vraiment pas peur d'oser. Vraiment, si vous voulez y aller, vous pouvez y aller que tout seul. Encore une fois, allez-y. C'est quelque chose aussi. N'hésitez pas à faire des expériences tout seul. On peut pas étaler sur le sujet, mais n'hésitez pas à y aller. Il n'y a pas de goût. Au contraire, vous faites plaisir. Vous ferez d'autres choses. Au Japon, je prendrais Disneyland Paris, mais je tiens à dire que le Japon est un grand coup de cœur pour moi dans ma vie. La valeur sûre, je penserais Disney Paris. Parce que ça, vraiment, beaucoup d'expériences possibles et on est sûr de pouvoir s'amuser au niveau des spectacles, des attractions. S'il fait un beau temps, c'est encore plus merveilleux. C'est un peu la surprise, évidemment, qu'on ne peut pas contrôler. Alors qu'au cinéma et dans un salon où vous êtes ouvert, je ne vais pas développer autre chose, mais je choisirais Disneyland Paris. Moi, j'ai un peu argumenté le cinéma. Oui, oui. On va dire qu'on peut y aller plus régulièrement.
- Patana
C'est vrai.
- Cassandre
Pour marquer le coup, je dirais à Disneyland Paris. C'est quelque chose. Tu vois,
- Patana
C'est-à-dire que ton premier date, tu marques le coup direct. C'est-à-dire, ton premier rendez-vous en amoureux, tu dis, OK, petit Disney.
- Cassandre
Si c'est possible. Après, voilà, il ne faut pas trop... C'est cool, en vrai. Si c'est possible.
- Patana
OK. Bon, j'espère que les personnes, tes prétendants, vont bien repasser le message.
- Cassandre
Dans le cinéma, c'est trop bien. Je veux dire, c'est marrant.
- Patana
Si vous n'avez pas de thunes, vous pouvez le faire au cinéma.
- Cassandre
Le cinéma passera toujours très bien, à part si le film... Je suis quand même très bon public. Bon, à part si vraiment le film... Je ne sais pas, il n'est pas très bien. Je vais toujours aller au cinéma. Je tiens quand même à nuancer la chose. Si, au meilleur des cas, si c'est possible, Disney, comme pour l'anniversaire, c'est merveilleux. Si c'est possible.
- Patana
Ok, j'accepte. Attention, deuxième question. Parce que la première était dure, mais alors la deuxième... Donc, tu es Elsa de la Reine des Neiges. Tu as un choix cornélien à faire. Sauver le royaume d'Arendelle,
- Cassandre
Mais sans ta sœur, sauver ta sœur Anna mais uniquement ta sœur Anna ou dormir paisiblement pour sauver tout le monde mais tu ne te réveilles plus ?
Je pense que je ferai je dors mais je sais que je dors paisiblement parce que tout le monde va bien. Je pense que de se déchirer dans tous les cas parce que ça pourrait être égoïste de sauver que ma sœur mais il y a de l'amour porté à un membre de sa famille mais très important. Et laisser tout un royaume, tout un peuple dans la galère, si je puis dire. Je préférais entre guillemets me sacrifier, mais ça, en sachant... Alors, ça ferait du mal à ma soeur. Mais je me dis au moins, tout le monde est sauvé. C'est pas facile, mais je préfère sauver tout le monde. Dans tous les cas, si je peux sauver tout le monde.
- Patana
Je trouve que c'est vrai quand tu en parles, je me dis... C'est vrai que c'est plus simple de dire « Ok, je peux m'imaginer un monde où je ne suis pas là parce que de toute façon, je dors. » Je ne suis pas là pour attester ou témoigner.
- Cassandre
Il y en a qui croient, mais peut-être au moins si j'avais une sœur. Je m'en excuse si j'étais dans cette situation, mais je pense que concrètement, oui, je pense que je dormirais et au moins tout le monde est paisiblement. Je dormirais paisiblement.
- Patana
Petite question, parce que tu as ouvert la porte dessus. Tu disais, si j'avais une soeur, est-ce que tu aurais voulu avoir des frères et soeurs ?
- Cassandre
On m'a posé la question, quand j'étais beaucoup plus jeune et que j'étais dans ma période où j'avais toujours un poupon, une petite poupée, un petit poupon dans les bras. Mon père m'a dit, tu aimerais bien une petite soeur. J'étais très égoïste enfant. Vraiment je tiens à le dire. C'est vrai que tu m'avais dit ça j'étais choquée quand tu m'as dit que tu étais possessive. Et c'est vrai je suis fille unique, c'est pour ça que Patana me pose la question. J'ai toujours été fille unique à moins que mes parents m'aient cachée ça. Ça m'étonnerait parce qu'ils l'auraient très très bien caché. Ils l'auraient très bien caché mais voilà j'ai vraiment grandi seule et mes parents me posaient la question et je n'ai pas hésité, j'ai dit non, j'ai dit non je me rappelle. Je me rappelle j'étais aussi je ne sais pas, j'étais peut-être par égoïsme. Aujourd'hui je pense ça aurait été merveilleux par rapport à mes oncles et mes tantes, ma maman qui a deux frères qui sont des oncles merveilleux et mon papa qui a un frère qui est un oncle incroyable je pense que c'est merveilleux. Alors je ne l'ai pas connu je n'ai pas connu donc je peux le dire j'ai grandi très bien sans je pense que ça aurait été merveilleux, l'expérience était merveilleuse et je pense que si. Par rapport à ce que m'ont raconté mes parents, ma maman par exemple, ils se chamaillaient beaucoup quand ils étaient petits, mais ils apprennent à comprendre et à aimer et à glorifier leur fraternité en grandissant. Je pense qu'on se rend compte de l'importance et de la richesse d'avoir des frères et sœurs en grandissant, qu'on arrive à garder un contact et un lien très fort avec eux. Je pense qu'à l'époque, j'avais dit non. Mais avec le recul, oui, je pense qu'il aurait été merveilleux d'avoir un frère, une soeur, petit, grand. Ça aurait été un partage fabuleux. Je pense qu'à l'époque, j'aurais chamaillé. On ne m'en avait pas dit. Ce n'est pas facile tous les jours. Comme peut-être tous les frères et soeurs, je sais. On se rend compte avec du recul plus tard. Des fois, ça peut prendre la distance, notamment avec les aléas de la vie, l'avancement de la vie. Je pense sincèrement. J'aurais apprécié, je pense. Ça aurait été un partage. J'aurais peut-être été différente. Je pourrais jamais le dire, avec des si on peut refaire le monde. Mais je pensais, oui, c'est très précieux. Une soeur, c'est merveilleux. J'ai un collègue, pour une anecdote, il parlait de ses deux garçons. Nico, je te salue si tu écoutes ce podcast. Il a deux garçons et il leur a dit, prenez soin l'un de l'autre parce que ton frère sera toujours ton meilleur ami. C'est un moment qui m'a marqué toute la vie et je trouve ça très beau je pense que à l'époque j'ai dit non mais non ça aurait été merveilleux de partager ma vie avec une soeur. Il y a des moments hauts et bas évidemment mais c'est fabuleux, c'est un ami pour la vie c'est au delà du sens, c'est une amitié incroyable d'avoir un frère. On partage beaucoup de choses.
- Patana
Oui c'est clair. Du coup, je ne suis pas fille unique, parce que j'ai mon petit frère, mais c'est particulier parce qu'il est handicapé. Et moi, on ne m'avait pas posé la question forcément du frère et soeur parce que j'en ai un, mais plutôt de dire est-ce que tu te serais imaginé avoir un frère ou une soeur « normal » , sans handicap. Et en fait, moi, c'est comme toi, c'est-à-dire que je ne savais pas répondre à la mesure où je ne sais pas ce que c'est d'avoir un frère ou une soeur normal. Mais par contre, là où je te rejoins, c'est oui, même si on a une relation spéciale, elle est hyper précieuse. Après moi, je pense que j'ai plus une relation vraiment surprotectrice. Même si je me suis quand même chamaillée avec lui, j'étais très jalouse de lui quand j'étais petite parce qu'il avait forcément beaucoup plus d'attention sur lui que sur moi. Mais du coup, je comprends ce que tu dis. Et du coup, mon point de vue, c'est que je pense que t'as pas ressenti le manque dans la mesure où t'étais quand même très très proche de tes parents, du coup, de ce que tu racontes et où vous avez partagé des passions communes hyper tôt et aussi on n'a pas forcément parlé, mais c'est vrai que tu me parles souvent de tes cousins et tes cousines et j'ai l'impression que même si tu ne les vois pas très très souvent tu es quand même très très proche d'eux, et j'imagine que ça t'a aussi permis de même si tu n'as pas vécu on va dire des relations fraternelles mais c'était en fait tout comme avec eux, parce que vous êtes en fait je trouve dans votre famille vous êtes quand même très très proches les uns des autres. Oui tu as raison de rebondir là-dessus, effectivement je n'ai pas eu de frère mais j'ai eu des cousins
- Cassandre
cousines et on passait beaucoup ensemble chez les grands-parents notamment, et on chamaillait comme des frères et sœurs, ça peut être, mais c'était merveilleux. C'est ça que j'ai la chose de ne pas être, entre guillemets, isolée du fait d'être fille unique. C'est pour ça que peut-être les enfants peuvent se sentir un peu seules. J'ai la chance d'avoir une famille aimante, bien entourée, mes parents également, où je ne me suis jamais sentie seule, par rapport à mon âge. À la maison, effectivement, j'étais toute seule, mais une fois à l'école ou avec ma famille, je m'entendais très bien avec les autres enfants. Il n'y avait pas de manque. Je n'ai jamais ressenti vraiment le manque, même si, comme tu l'as dit, comme je n'ai pas connu le fait d'avoir des frères et des soeurs, je ne peux pas dire. Avec des filles, mais effectivement, j'ai vraiment eu la chance d'être très fusionnelle et encore aujourd'hui avec mes parents. Après, comme des enfants, ma mère et mon papa, on est comme des gosses. On fait autant de bruit que des enfants encore aujourd'hui, j'ai pas honte de le dire mais ça a beaucoup aidée, je ne me suis jamais sentie seule ça fait beaucoup mais voilà je chéris les relations fraternelles, les enfants d'une même famille c'est fabuleux c'est fabuleux.
Et pour finir du coup ce podcast la dernière question,
- Patana
que dirais-tu à la Cassandre du futur ? La Cassandre dans quelques années.
- Cassandre
Je me dis, n'oublie pas ce que tu as été avant, n'oublie pas ce que tu es actuellement. N'oublie pas tout ce que tu as dit sur le podcast.Vraiment, ne te ferme pas de porte. Je pense que grandir, ça ne veut pas forcément dire mûrir, ça ne veut pas forcément dire oublier ce qu'il y avait avant. Quand on est tout petit, on oublie nos premières années, c'est tout à fait normal, mais tout ce qu'on peut garder, c'est des merveilleux moments quand on est enfant, je pense qu'il faut les chérir et il faut regarder vers l'avenir, mais en ayant ce bagage d'enfant, on ne peut jamais oublier qu'on était enfant et jamais oublier qu'on peut continuer à être un enfant et d'avoir tout ce regard merveilleux. Moi, je dirais... N'oublie pas qu'à 30 ans, tu es allée encore à Disney, que tu aimes autant aller jouer à découvrir des univers des enfants. N'oublie pas ça, n'oublie pas ça vraiment. Garde cette flamme, ces yeux pétillants. Le monde à travers les yeux. Continue à t'émerveiller. Continue à rêver, continue à t'émerveiller. Il n'y a pas de honte à le faire. Vraiment. Je pense qu'il faut croire en l'avenir. N'aie pas peur de l'avenir. Et quoi qu'il arrive prends chaque événement, prends l'opportunité de chaque événement, chéris chaque événement même s'il paraît anodin, essaye d'en tirer toujours le plus de merveille possible. Ca paraît naïf ce que je dis mais voilà continue à pouvoir t'émerveiller de tout, à voir grandir la génération future, les enfants, émerveille-toi avec eux et continue à prendre l'exemple sur les enfants. Tu regardes-les et c'est possible de s'émerveiller. Et même, veille-toi à accompagner. Je pense que la moi du Futur accompagne la jeune génération. Incite-les, peut-être, à s'émerveiller chaque jour. Je ne sais pas si je tiendrai cette promesse. On me demandera dans quelques années. J'espère garder ça au maximum.
- Patana
Je n'ai pas le doute que tu seras une super marraine et tu l'es déjà. C'est pour répondre à ta question. En tout cas, moi, je trouve ça super beau. Peut-être naïf, je ne sais pas. Mais en tout cas, beau, c'est sûr. Et je te remercie en tout cas pour ta présence, ma chère Cassandre. Et je vous remercie à tous d'avoir écouté ce nouvel épisode de WePotes. Donc, n'hésitez pas à me suivre sur ma page Instagram wepotes_podcast et de liker sur toutes les plateformes d'écoute. Et je vous dis à très bientôt.
- Cassandre
Au revoir !