Description
Ce podcast s'appelle Hérétiques.
Prenez le temps d'entendre ce mot.
Hérétique. Celui ou celle qui pense autrement. Qui refuse le dogme sans quitter la foi. Qui pose des questions là où on lui demande de se taire. Qui dérange — non pas pour le plaisir de déranger, mais parce qu'il ne peut plus faire autrement.
L'Église a brûlé les hérétiques. Les régimes totalitaires les ont enfermés. Les groupes sectaires les ont ostracisés, maudits, effacés. Dans toutes les structures de pouvoir, à toutes les époques, le premier ennemi a toujours été le même — celui qui pense par lui-même.
Et dans la tradition qui est la mienne, les premiers hérétiques étaient des esclaves.
Des femmes et des hommes arrachés à leur continent, déportés, réduits à l'état de marchandise — qui ont continué à prier leurs dieux en secret. Qui ont caché leurs Orixás derrière les noms des saints catholiques pour survivre sans se soumettre. Qui ont transmis, dans le noir, dans les cases, dans le peu d'espace qui leur restait — une mémoire entière, une spiritualité entière, une dignité entière.
Ils n'avaient pas le droit de croire ce qu'ils croyaient.
Ils ont cru quand même.
Ce sont eux, les premiers hérétiques de ma lignée. Et c'est à eux que je pense en choisissant ce nom.
Être hérétique aujourd'hui, ce n'est pas rejeter le sacré. C'est refuser qu'on nous dise quoi penser, quoi croire, qui suivre — au nom du sacré ou au nom de quoi que ce soit d'autre.
C'est garder les yeux ouverts même quand c'est inconfortable.
C'est choisir la complexité plutôt que la certitude.
C'est rester debout dans le doute — sans tomber dans le cynisme.
C'est exactement ce que nous allons faire ici.
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