Speaker #0Ces temps, je suis dans une période de doute. Et je crois que tous les amis qui me côtoient le savent, je suis quelqu'un de cyclique. Alors bon, c'est pas nouveau, je pense que tu le sais, les femmes on fonctionne comme ça. Mais moi vraiment, dans mon business, ça se ressent, je crois, vraiment beaucoup. En tout cas mes amis, si vous passez par là, je vous laisse commenter cet épisode. En tous les cas, j'ai des vraies phases où je suis un vrai bulldozer. Donc un moteur inarrêtable, qui est prêt à tout défoncer pour atteindre ses objectifs. Et puis... Je peux aussi être le pire des saboteurs pour moi-même et me trouver toutes les excuses du monde pour ne pas le faire et procrastiner tellement, tellement au lieu de me lancer dans le vide. Tu vas me dire, te lancer dans le vide, ça fait peur, mais c'est une image pour dire que vraiment, je suis les deux à la fois. Et là, actuellement, ça fait un moment. Alors, je me suis occupée, j'ai fait plein de choses. Si on est concret, j'ai été occupée. Mais là, aujourd'hui, par exemple, j'ai du temps. Et je procrastine. Je procrastine parce que j'arrive à un moment de mon activité où c'est terminé. Par exemple, j'ai commencé sur les réseaux sociaux. Pendant 3-4 ans, je ne me suis pas vraiment fait rémunérer. C'était plus un hobby. Et quand j'ai voulu structurer tout ça, je me suis heurtée un petit peu à tous les discours qui venaient sur les réseaux sociaux en Suisse à l'époque. C'était la culture du vide, tu ne veux pas te faire payer pour ça. Ce n'est vraiment pas un vrai travail. Donc, j'ai un peu évolué aussi avec ça, avec la croyance que c'est... pas un vrai travail. Donc dans ma tête, un peu difficile de structurer un vrai travail. Et en même temps, à côté, j'ai eu ma crise de la quarantaine, etc. Je me suis fait accompagner en thérapie, je me suis fait former en tant que coach. Et je me demande aussi si cette formation de coach n'est pas venue carrément me donner un espèce de vrai métier. Parce qu'en fait, pour moi, j'avais encore l'idée que ce n'était pas un vrai métier. Or, je le sais, c'est un vrai métier parce que je te mets au défi de le commencer aujourd'hui. et d'être structurée et persévérante et de fournir tout ce qu'on doit fournir. On endosse plusieurs casquettes. C'est un peu comme les mères au foyer, en fait, dans le sens où on endosse beaucoup, beaucoup de casquettes quand on est entrepreneuse. Eh bien, tu vas te rendre compte rapidement que c'est un vrai métier et que parfois même, retourner dans le salariat, ce serait pas si mal tout compte fait. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai décidé d'écrire, enfin de faire ce podcast vite fait sur un banc. Donc, je suis en train de promener le chien. J'ai eu l'élan. Je ne sais pas du tout s'il s'en sera bien. Et en même temps, je me dis, je m'en fous, j'ai envie de le poser. C'est parce que souvent, et je pense que je ne dois pas être la seule en tant qu'entrepreneuse, j'ai envie de retourner dans le salariat. Et je ne sais pas vraiment si c'est une fausse bonne idée. Bon, toutes mes amies me disent que c'est une fausse bonne idée. Et je pense qu'elles ont raison parce qu'elles me connaissent mieux que moi. Mais voilà, c'est dur. C'est dur d'être son propre moteur. C'est dur de toujours avoir ce challenge, ce défi de dire, est-ce que je vais le tenter ? Et quand on tente un truc, je parle par exemple des ateliers sur les petits projets. Par exemple, le festival l'année passée, c'était quand même un truc énorme. Et on s'est jeté dans le vide avec Cléo et on ne sait jamais. On n'a aucune assurance, aucune sécurité du résultat. Et là, cette année, je suis en train de monter des choses qui me tiennent à cœur. Tout me tient à cœur. Mais c'est vrai que j'ai peur. J'ai peur de me heurter de nouveau au rejet, de me heurter à l'échec quand personne ne s'inscrit ou comme ça. Et que je dois de nouveau me... me redéfinir ou retourner à ma copie et puis réadapter tout ça. Donc en fait, c'est ça. Aujourd'hui, je suis dans une espèce de procrastination malsaine, j'ai envie de l'appeler, parce que je ne fais rien et je ne prends pas de décision, c'est encore pire que tout. Et je le sais, d'ailleurs, dans la résidence que je suis en train de travailler, de monter business sans trop vous dire, parce que je pense que ce sera brouillon cet épisode de podcast, je fais intervenir quelqu'un. Si tu passes par là, coucou. qui va justement parler de ça, de la peur de ne pas prendre de décision, des fois qui coûte plus cher que de prendre une décision. Donc bref, j'avais envie, là, j'étais en train de me balader ce matin, de te dire que ces temps, je suis en plein doute, et que ce n'est pas parce que j'ai une grosse communauté que ça me donne la sécurité du succès. Ce n'est pas parce qu'on a des grosses communautés que ça assure justement de vendre. Ça aussi, c'est une croyance que j'aimerais qu'on détruise. Et puis, tout ce qu'on voit sur les réseaux sociaux de success story, il faut toujours les remettre un peu en... en réalité dans le sens où je ne suis pas sûre que des fois, il y a vraiment autant de succès que ça. On peut nous raconter ce qu'on a envie de nous raconter. Et c'est un peu mal vu de venir dire, ah ben non, en fait, je n'ai pas rempli ma formation, ah ben non, en fait, je n'ai pas eu tant d'inscrits à mon atelier. Je crois qu'on n'est pas encore prête à ça, on est prête au success story, mais on n'est pas prête à voir, ah ben en fait, elle ne remplit pas ses ateliers, en fait, c'est nul ce qu'elle propose. C'est un peu ça qu'on va faire comme raccourci, alors que c'est bien plus complexe que ça, on le sait. Ça dépend de tellement de choses. Ça dépend de la date de l'atelier. Ça dépend de la communication qui a été faite. Ça dépend de tellement de choses. Et puis, je dis toujours aussi que c'est parce qu'on a une grosse communauté que les gens... sont prêts à acheter. Voilà, bon ça c'est vraiment, je digresse dans cet audio. J'avais envie de te partager ma période de doute, de dire que je sais pas de quoi demain sera fait, et c'est souvent comme ça quand je suis en bas, au creux de la vague, et que je crois que l'importance de ces moments-là, c'est surtout de se faire entourer de nanas qui croient en toi, et qui sont même des fois, qui voient en toi des choses que toi tu n'es même incapable de voir à ce moment-là. Et en même temps... Des fois, je me demande s'il n'y a pas une part de lucidité en moi qui est en train de me dire, ça fait 10 ans que je suis sur les réseaux sociaux, est-ce qu'il n'est pas temps de prendre un virage à 360 et tout laisser tomber ? C'est vraiment ce que je me pose maintenant comme question. Et je ne sais pas si c'est la peur qui parle justement d'entreprendre et de se heurter à l'échec ou si c'est la raison et l'intuition. Donc je vais le poser là. Je ne dois pas être la seule à se poser cette question-là et on verra bien. Si moi je ferais un podcast dans une année, je dirais « Ah non, en fait, j'ai trouvé ma réponse ! » En ce moment-là, je ne savais pas, mais j'ai trouvé ma réponse. En tous les cas, c'est la dernière année que je me donne au temps et on verra où ça m'amène. J'adore animer le podcast, j'adore être sur les réseaux et les messages, mais j'adore aussi être sereine et être en sécurité. Et ces temps, je me sens un peu tiraillée avec ce qu'on doit faire sur les réseaux pour avoir de la visibilité, les trends et tout ça. Et qu'est-ce qu'on doit aussi... Il y a des règles du jeu auxquelles je n'ai peut-être plus envie de répondre. C'est ça. Donc soit je développe mes propres règles du jeu et j'arrête de me conformer à ce qu'on attend de moi. Enfin, à ce qu'on attend des gens qui sont sur les réseaux pour être vus. Et on verra bien si ça marche. Soit, en fait, je quitte le jeu. Voilà, je quitte l'aventure, comme dirait... Bon, cet épisode de podcast, c'est très, très brouillon. J'ai eu l'élan de le faire ce matin en marchant avec le chien. Je pense que le son, ça s'entend sur mon téléphone. Et peut-être qu'il résonnera pour toi, qui m'écoute, qui entreprend ou pas. Ces doutes, je pense qu'on peut les avoir dans tout moment de sa vie, même quand on est à la maison, je dirais même quand on n'a pas d'activité entrepreneuriale. Je pense qu'on a tous des doutes dans la vie quand on approche de quelque chose qui nous parle. Ou même quand on doit sortir, justement, au rejet, à l'échec. Moi, ce qui me fait peur actuellement, c'est de ne pas savoir. J'aurais besoin de certitude. Et ça, je ne peux pas. Je sais que ça fait partie de la vie. On lance un truc, on lance la balle et on regarde comment elle rebondit. On regarde si elle nous revient. Donc, je vais conclure. 7 minutes 30, ça suffit pour poser mon état d'âme du jour. Et puis surtout, si ça t'a parlé, si tu as envie de me mettre un mot pour que je te lise, tu saches que je te lis avec plaisir. Et je te souhaite une belle écoute. Merci de m'avoir écoutée. D'ailleurs, une belle écoute si tu enchaînes les autres épisodes de podcast. Une belle journée. Et je te dis à bientôt le 5 avril pour un nouvel épisode. En duo pour cette fois.