- Speaker #0
Après mes grossesses, je regardais mon ventre et je me disais, c'est normal, t'as porté 4 enfants, sois pas exigeante, sois douce avec toi. Et tout ce qui était inconfort intestinal et inconfort lié à cette zone de mon corps, je me disais que c'était la vie, le temps et l'âge. Et puis bien sûr mon historique de grossesse. Et en réalité, j'avais une diastase, un écartement des abdominaux. Et ce qui est fou, c'est que je n'ai jamais entendu parler de ce terme jusqu'à ce que je croise la route de Maud. Maud, c'est une ancienne danseuse, maman, entrepreneuse, elle est l'ambassadrice francophone de la méthode de pleurs. Maud, c'est une femme qui croit profondément à la puissance de notre centre, pas le centre esthétique. Le centre qui nous tient debout, qui soutient notre dos, nos organes, notre posture, notre énergie. Alors dans cet épisode, on va justement parler de ce qu'est vraiment la diastase, comment la détecter, pourquoi ce n'est pas juste un ventre ou juste des abdominaux, quelles sont les conséquences si on ne la soigne pas, et elle va donner des tips concrets à intégrer au quotidien. On va aussi parler de son combat pour la reconnaissance par l'assurance maladie de ce phénomène qu'est la diastase, parce que non, ce n'est pas un caprice esthétique. Et pour celles qui nous écoutent depuis la France ou la Belgique, la méthode Teupleur n'existe pas. officiellement là-bas. Alors si tu habites dans ces pays et que tu as envie d'un nouveau métier ou ajouter une corde à ton arc, sache que Maud forme des thérapeutes. Bref, si tu veux mon historique complet, tu peux écouter l'épisode solo numéro 1. Sinon, bienvenue dans ce nouvel épisode de Zéro Filtre.
- Speaker #1
Une femme, c'est terriblement compliqué.
- Speaker #2
Les hommes et les femmes devraient avoir les mêmes droits. C'est un podcast qui t'invite à explorer des sujets dits tabous en toute simplicité.
- Speaker #1
Les jours où les femmes diront la vérité, les journées n'auront pas la même saveur.
- Speaker #2
Chaque épisode, plongé dans des témoignages honnêtes de la confiance en soi à la maternité.
- Speaker #3
Je crie une vraie plate-charge. Ce que tu dis a de l'importance. Je ne me suis jamais permis de souffler, ne serait-ce que 15 jours.
- Speaker #2
Bonjour Maud,
- Speaker #0
bonjour Isaline, bienvenue dans ce nouvel épisode de Zéro Filtre. Merci d'être au studio. Écoute, la diastase, on s'est connue Maud parce que justement j'en avais une qu'on a diagnostiquée en se voyant. J'ai eu quatre enfants et je ne me doutais pas du tout. que c'était quelque chose que je pouvais avoir parce que je me trouvais assez sportive, etc. Donc on va parler ensuite de pourquoi on développe une diastase et surtout est-ce que c'est lié aux grossesses ou est-ce que non. Mais avant qu'on entre dans le fil du sujet et que tu me parles de toutes tes expertises et notamment tes casquettes, je pose une question signature à toutes mes invitées. C'est qui es-tu, Maud, en dehors de tes rôles et de tes casquettes ? Très, très, très, très difficile comme question, mais je vais essayer. Je suis, comment dire,
- Speaker #3
quelqu'un extrêmement motivé. Quand j'ai une idée en tête, je vais aller jusqu'au bout. De par le métier que je fais actuellement, j'ai ce côté quand même extrêmement empathique et ce souci que... Les personnes qui sont avec moi, que ce soit professionnellement ou de manière privée, se sentent bien. Donc c'est aussi pour ça que le travail que je fais actuellement me correspond bien parce que j'aime ça. J'ai aussi quand même ce côté très sportif, une tête dure. Quand je me fixe un objectif, j'essaye d'aller jusqu'au bout. Donc en général aussi d'un point de vue professionnel, quand mes chères clientes viennent et qu'on se fixe un objectif ensemble parce que je suis avec elles. J'aime qu'elles aillent jusqu'au bout. Je le confirme. Donc, j'aime beaucoup ça. J'aime être à côté. J'aime soutenir. J'aime avancer. Et je vis par procuration chaque personne qui font ce programme avec moi. Je le vis par procuration parce que j'apprécie voir l'évolution, tout le côté émotionnel. Autrement, qui je suis ? Je suis quelqu'un qui a une forte tendance à penser aux autres avant moi-même. Et je crois que c'est... C'est très commun chez beaucoup d'autres personnes. Et autrement, je... Que dire de plus ?
- Speaker #0
C'est déjà pas mal. C'est déjà pas mal. Oui, on est d'accord. Alors, question plus facile, je pense, maintenant, c'est... Je commence tout de suite comme ça. Après, tout ça, ça va.
- Speaker #3
On est cool.
- Speaker #0
Merci déjà pour ce partage. Qui étais-tu justement, Maud, avant cet épisode ? Je vais l'appeler Diastase parce que tu es thérapeute, on va en parler. Mais qui étais-tu avant ?
- Speaker #3
Alors, là, je peux mettre une casquette et un rôle. Oui,
- Speaker #0
voilà.
- Speaker #3
OK. J'ai commencé ma carrière professionnelle en tant que danseuse. J'ai depuis toute petite été baignée dans le monde de la danse, notamment la danse contemporaine, alors classique évidemment. Vous pensez bien que le tronc, c'est un petit peu ma cam depuis toujours. Rentrer le ventre, serrer les fesses, baisser les épaules, c'est un peu quelque chose que je fais depuis l'âge de 5-7 ans. J'ai décidé après mes études en Suisse de partir à l'étranger pour... Faire un bachelor en danse, parce qu'en Suisse, c'est très peu reconnu ce genre de choses, donc je suis partie...
- Speaker #0
Tu étais toute jeune, du coup.
- Speaker #3
J'avais 18 ans. J'ai passé ma Mathieu et je suis partie tout de suite. Et j'en ai fait donc ma carrière pendant quelques années. Évidemment, la carrière d'une danseuse ou de ce genre d'art n'est pas très longue, aussi déjà pour une question de santé, ce n'est pas toujours évident. Et une certaine lassitude aussi, au bout d'un moment, de me dire, on court quand même... on va dire d'audition en audition, on vit dans les cartons, on voyage beaucoup. Donc j'ai pris l'initiative de rentrer à la maison et de recommencer des études. J'ai étudié à l'école hôtelière de Lausanne parce que j'avais plus, alors de nouveau on en revient à ce côté empathique entre gens qui me correspondait bien, ce côté très carré aussi qu'on a dans l'hôtellerie ou la restauration, notamment dans des palaces ou autres. Donc je me retrouvais de nouveau bien dans cette espèce de rigueur qui fait aussi partie du monde de la danse. Mais ce qui m'intéressait surtout, c'était le côté gestion. Parce que je me disais, si dans un futur, j'aimerais créer une école de danse ou créer mon propre business, au moins, j'ai le côté gestion que j'ai eu grâce à l'école hôtelière. Tu as voulu acquérir des outils. Exactement. Que ce soit financier, marketing, économie ou autre. Donc, je me suis dit, comme ça, ça rajoute un peu des cordes à mon arc. Ensuite, j'ai fait quand même... J'ai travaillé dans le domaine de tout ce qui était marketing ou autre, où je me suis rendue compte que d'être derrière un écran, ça ne m'allait pas du tout. Chasser le naturel, il revient en galop. Je me suis rendue compte que le sport me manquait énormément. Donc, j'ai eu ma première fille, Morgane. Et ensuite, je me suis dit qu'il faut que je fasse quelque chose. Il faut que je fasse quelque chose de mon corps. Je ne veux pas recommencer.
- Speaker #0
J'avais une des questions, c'est qu'est-ce qu'était le déclic ? Est-ce que tu me permets l'hypothèse que ça a été la maternité ? Oui,
- Speaker #3
complètement. de se dire Je ne veux plus ce corps-là, il faut que je change quelque chose.
- Speaker #0
Ce corps-là, c'est-à-dire ?
- Speaker #3
Le corps postpartum et de ne plus vraiment se ressembler, de ne plus sentir son tronc aussi. Alors évidemment, avec l'envie de reprendre la danse, je me suis spécialisée dans le pilates, qui était quand même un domaine dans lequel, quand on est danseuse, faisait partie vraiment de notre quotidien. Donc je me suis formée pour être enseignante de pilates. et c'est là la première fois où j'ai entendu le mot diastase. Pendant ma formation, on a eu tout un week-end sur tout ce qui était postpartum et maternité et j'ai eu le mot diastase qui m'est arrivé alors que moi j'avais déjà une fille qui avait 2-3 ans, on n'avait jamais parlé.
- Speaker #0
Donc c'est à ce moment-là que tu t'es dit que ce sujet n'était pas pris au sérieux ? Qu'est-ce que tu t'es dit à ce moment-là ?
- Speaker #3
Alors, je me suis dit, suite à la formation, on m'a dit la diastase peut être soignée les deux mois postpartum, ensuite il faut vivre avec. Je suis restée là-dessus.
- Speaker #0
Ouh là là, mais quand on s'est commencé à vivre avec...
- Speaker #3
Exactement, exactement. Je me suis spécialisée là-dedans, j'ai commencé à enseigner, donc de nouveau un équilibre qui venait au niveau sportif, au niveau de mon corps. J'ai eu mon deuxième enfant et pour la faire courte, le Covid est arrivé et là, on a un peu tous et toutes commencé à faire un petit peu plus de sport. Mes copines me disent en mots, John, on ne peut plus de ce vent, donne-moi des exercices de pilates. J'aurais dit, bon écoutez, c'est trop tard, vous avez des grands enfants. La diastase, vous oubliez, vous devez vivre avec. Au bout de la quatrième, cinquième copine qui me pose cette question, j'ai été un peu me renseigner sur Internet et je suis tombée sur la méthode Topler technique. Et j'ai vraiment été chercher, scruter, et c'est là où je suis tombée sur Julie Topler qui a créé cette formation et ce programme, principalement à la base pour les femmes enceintes, pour qu'on puisse... Vraiment s'occuper des femmes enceintes et anticiper,
- Speaker #0
et puis on va dire vraiment pendant la grossesse et pas comme tu le fais maintenant, après. Exactement.
- Speaker #3
Après, de nouveau, il y a de tout, mais voilà, j'ai décidé de me spécialiser là-dedans et j'ai eu la chance d'être la première francophone, en fait, qui faisait cette formation. Donc, elle m'a demandé de traduire tout le programme en français et d'être un tout petit peu l'ambassadrice du côté francophone. Alors je ne suis pas... La seule Suissesse, j'ai une collègue, mais qui est en Suisse allemande. Elle est plutôt sur la partie suisse alémanique et qui ne fonctionne pas avec la gaine qu'on a dans le programme. Donc, voilà, moi, j'ai un petit peu, on va dire, le monopole du côté francophone. Et puis, depuis ça, je travaille là-dedans principalement.
- Speaker #0
Donc, en fait, c'est un long chemin entre la danse, le marketing, l'hôtellerie. Et pour arriver maintenant, comment tu te décris ? Quel étiquette tu te donnes ? Tu es thérapeute en...
- Speaker #3
Oui, alors ça a été un long questionnement parce que c'est facile quand on fait tout en anglais, il y a des mots typiques. Et quand j'ai dû donner un nom sur mon business d'indépendante, je me suis dit, mais comment ? Alors j'ai été aidée, j'ai fait mes débuts avec des collègues physio spécialistes pour le sport. Et c'est là où ils m'ont dit, il faut que tu t'appelles thérapeute. pour la diastase. Après, c'est assez compliqué parce que le mot diastase n'est pas vraiment reconnu. On a aussi le mot diastasis qui est le mot plus latin. Donc, ce n'est pas évident. Ça interpelle les gens parce que le mot est peu utilisé, évidemment.
- Speaker #0
D'accord, c'est intéressant. J'ai quand même beaucoup entendu. Mais quand tu dis qu'il n'est pas reconnu, c'est-à-dire à quel niveau il n'est pas reconnu ?
- Speaker #3
Alors, dans un premier temps, pour les personnes qui ont expérimenté du postpartum, et là, je parle dans un premier temps de cette... Première cible, qui sont les femmes qui ont eu des enfants. Postpartum, et je pense qu'on est assez d'accord là-dessus, on va vous parler du plancher pelvien. J'imagine que toi, on t'a dit plancher pelvien. Et pas toujours selon les types d'accouchements qu'on a eus. Des fois, les césariennes, le plancher pelvien, il passe un peu.
- Speaker #0
Je confirme ce que tu as dit, tout à fait. Trois césariennes. Voilà.
- Speaker #3
Donc, ce n'est pas toujours le cas. C'est dommage. Mais c'est le cas que... Beaucoup de clientes me relatent, on dit, non, moi, je n'ai pas eu de rééducation du plancher pelvien. Donc, on parle beaucoup du plancher pelvien, mais on va peu parler, en fait, de cette sangle abdominale qui, quand même, a eu quelques dégâts. Et là, je parle d'une grossesse, on parle de grossesse assez rapprochée, on parle de grossesse gemellère aussi. Là, ça peut vraiment avoir des considérations assez, enfin, des conséquences assez dramatiques parfois.
- Speaker #0
Donc tu dis que ce n'est pas reconnu au niveau médical ? Le myome diastase ?
- Speaker #3
Oui, et puis après, je ne veux pas en faire une généralité, mais même de ma propre expérience, on est sans doute pas en discutant avec mon gynécologue sans qu'il sache mon métier. Je vois que c'est très flou. On peut vous donner quelques séances chez la physiothérapie. La physiothérapie peut aider, mais pas toujours, parce que c'est vrai que c'est des exercices et ce n'est pas toujours évident en tant que maman de caser ces exercices de physiothérapie quand on te demande 20 minutes dans la journée pour les faire. Les gynécologues souvent ont tendance à dire faites vos enfants, on en parle après, parce qu'évidemment, eux, ils ont le mot chirurgie en tête. Donc, on ne va pas faire une chirurgie entre chaque grossesse. Non, on en parlera après. Voilà. Donc, le côté médical, des fois au niveau de la gynécologie, de nouveau. Ce n'est pas une généralité parce que j'ai des femmes gynécologues qui sont très alertes par rapport à ça, qui m'envoient elles-mêmes passablement de clientes aussi pour venir soigner la diastase. Mais en tout cas, pour ma part, je ne sais pas toi, mais ce mot n'a jamais été exprimé pendant mes grossesses.
- Speaker #0
Ah non, jamais. Même après. Même pendant mon département. Tout à fait. Moment clé. Exactement. Où ça m'aurait permis de me poser la question sur mon centre et de refaire de la rééducation périnéale, même pour moi qui ai eu des césariens. Oui, tout à fait. Oui, c'est très intéressant. Mais justement, avant qu'on continue, je pense qu'il est clair que là, il faut définir ce que c'est qu'une diastase. Alors, est-ce que tu peux me dire concrètement, c'est quoi une diastase ? Et après, si tu veux enchaîner sur les symptômes. Oui.
- Speaker #3
Alors, une diastase, si on va un tout petit peu plus de manière anatomique, on appelle diastasis rectae. Diastasis veut dire séparation et rectae, ça veut dire les grands droits. Alors, si on veut parler de manière un peu plus, on va dire... moins anatomiques, les grands droits, c'est vos fameux plaques de chocolat, six packs. Séparation des grands droits, évidemment, quand on est enceinte, à moins d'un déni de grossesse, le ventre va prendre de la place, l'embryon doit aussi se développer. Donc, on a nos six packs qui vont évidemment s'écarter latéralement. Ça, c'est la diastase.
- Speaker #0
Ça, c'est normal pendant la grossesse.
- Speaker #3
C'est un état de fait. Exactement. Je disais tout à l'heure qu'on peut commencer le programme pendant la grossesse. Pour limiter la casse, mais une ouverture, il y aura de toute façon. Quand je dis limiter la casse, évitez de se retrouver avec 10 doigts postpartum. Peut-être qu'en faisant des petits exercices pendant les 9 mois de grossesse, on peut peut-être arriver à 3, 4 doigts postpartum. Aussi, ça peut parfois éviter la césarienne. Parce qu'on apprend comment pousser correctement en engageant ses abdos, ses grands droits, tout en relâchant son plancher pelvien. Donc ça, ça peut aussi aider.
- Speaker #0
Je mets juste des grandes guillemets, ça dépend pourquoi tu as une césarienne, si le bébé est coincé. Effectivement, pour pousser... Exactement,
- Speaker #3
tout à fait.
- Speaker #0
Donc ça, diastase il y a quand il y a grossesse ? Forcément. Mais alors ? Comment ? Comment on sait après qu'on en souffre ? Comment on peut savoir ? Moi, je suis chez moi. Ça fait... Tu vois, là, moi, ça faisait combien de temps que je suis née de voir ? Ça faisait 10 ans que j'avais accouché. Puis bon, Tom, c'était une césarienne. Mais j'ai eu une voix basse entre deux. Comment... Enfin, moi, j'ai eu mes symptômes. Mais comment, toi, tu pourrais dire aux femmes « Ça y est, ça, c'est des symptômes. Peut-être, ça m'alerte. Peut-être, je dois venir contrôler. »
- Speaker #3
Alors, c'est une bonne question parce que souvent, j'ai des femmes qui viennent chez moi, en me décrivant je sens ça, ça, ça, elles cochent toutes les cases. Donc, je sais sans même les contrôler qu'il y a un petit souci au niveau de la sangle abdominale.
- Speaker #0
Excuse-moi, je vais te couper.
- Speaker #3
Juste, dis-nous, toi,
- Speaker #0
quand tu vois des femmes en maillot de bain, tu peux dire, elle, elle a une diastole ?
- Speaker #3
Malheureusement, je dois avouer, ça fait bientôt six ans que je fais ça. C'est très perturbant parce qu'à la pectine, je les repère. Il y a aussi une certaine posture, en fait, d'une femme. Et ça ne veut pas forcément dire un bon point. On peut avoir des femmes très fines, mais je repère tout de suite, et c'est très perturbant parce que j'aurais envie d'aller d'un tapis sur l'épaule en disant si jamais vous sentez certains symptômes, c'est normal, vous avez une petite diastase quand même qui se voit. Donc oui, et je pense... Là,
- Speaker #0
tu donnes un signe, tu donnes un premier symptôme, la posture.
- Speaker #3
La posture. On a quand même une aggravation quand même d'un dos cambré. Alors le dos cambré, ça, on a tous plus ou moins une cambrure de dos qui est morphologique. Ça, on ne peut pas y toucher. Mais quand même, on voit au fil aussi des photos qui sont faites pendant le programme que tout d'un coup, on a une petite rétroversion du bassin qui est en train de se mettre. Le dos commence à être moins cambré. Donc, le dos, un des premiers symptômes.
- Speaker #0
Donc, mal de dos.
- Speaker #3
Mal de dos. Je parle principalement au niveau des lombaires.
- Speaker #0
Oui. Donc, à tes règles aussi, c'est possible que ça soit lié ?
- Speaker #3
Ça peut être lié. Et de nouveau, comme tu disais tout à l'heure, quand on parlait de césarienne, on n'en fait pas une généralité. La diastase n'est pas tout. L'embonpoint, ce n'est pas à cause de la diastase. Il restait des petites choses. Alors là, je ne parle pas au niveau sciatique, rien à voir. Là, je parle vraiment des douleurs au niveau des lombaires, quand on sent qu'on a envie d'arrondir son dos parce qu'on sent que ça nous tiraille. Pourquoi les lombaires sont touchées et peut-être un des symptômes de la diastase ? Parce que notre sangle abdominale, qui est notre musculature profonde, commence dans les cinq dernières vertèbres de son dos. Et c'est un des rares muscles... de notre corps, donc notre sangle abdominale, notre ceinture abdominale, qui fait tout le tour de son corps. Voilà pourquoi quand on a une sangle abdominale amolie, affaiblie, ça tire vers l'avant et du coup, ça peut créer des douleurs au niveau du bas du dos. Autre chose qui revient, qui est très récurrent, tout ce qui est ballonnement. J'irais même ajouter constipation.
- Speaker #0
Tu peux ajouter. Voilà, vécu.
- Speaker #3
De nouveau, on est dans une sangle abdominale. On a nos intestins qui sont plutôt vers le bas. Quand on a un relâchement, vos intestins prennent toute la place qu'ils veulent. Ils sont confortables, ce qui va générer aussi une constipation. De nouveau, ce n'est pas une généralité. Ce n'est pas parce que vous avez des ballonnements que c'est forcément une diastème. Mais ça peut ne pas aider.
- Speaker #0
Oui, et puis je confirme que la première sensation qui m'a fait vraiment me dire qu'il y a un problème au fil du temps, c'est en plus des douleurs que tu te dis après accouchement. Oui, tu vieillis, tu sais, tu te dis que c'est OK. Ou bien j'y bats tous mes règles, donc voilà. Mais c'est vraiment cet inconfort intestinal et ce ventre qui pointe dès que tu manges un truc. Et ça, je me disais, mais ce n'est quand même pas normal. Je n'avais pas de ventre avant et je fais attention. Donc, c'est quand même une espèce de globe. Quand on réfléchit aux symptômes, se dire dans notre globalité de vie. Tout à fait. Voilà. Donc, le ballonnement, oui, ça peut être d'autres choses, mais à se prendre en compte. Exactement. En situation, moi, c'était le point.
- Speaker #3
Absolument.
- Speaker #0
Final. Je n'ai jamais été constipée de mâme ni même enceinte, donc là, il faut aller voir.
- Speaker #3
Voilà, exactement. Et puis après, de nouveau, on peut parler aussi à des intolérances. Il y a plein d'autres choses qui peuvent être la cause, mais cette partie-là peut aussi aider. On peut avoir une personne qui est intolérante, qui est déjà dérangée au niveau intestinal, mais en plus, on rajoute à ça la diastase. Alors, c'est un combo parfait pour être hyper mal. Moi, je donne toujours l'exemple. Je dis toujours, est-ce que quand vous êtes âgé, vous avez un ventre plat, vous buvez un thé ou un café, vous êtes enceinte de deux mois, là, il y a quelque chose qui ne va pas.
- Speaker #0
C'est un très bon point, exactement.
- Speaker #3
Autrement, d'autres choses, alors on a parlé de la posture au niveau du dos, au niveau du ballonnement, et après on a quelque chose qui est un tout petit peu plus visible, les hernies ombilicales. Sus ou sous-ombilicales, ces petites bosses qui sortent, ou alors le nombril qui ressort malgré le fait qu'on ne soit plus enceinte, ça c'est des petites hernies, alors on dit bien hernies ombilicales non douloureuses, sont souvent les conséquences d'une diastase. Alors, normalement, avec le programme, on doit réussir en tout cas... Le nombril, on voit grâce aux photos qui rentrent gentiment. Ça avait été le cas pour toi. On voit qu'il y a eu un changement au niveau de ton nombril.
- Speaker #0
On voit plein de choses.
- Speaker #3
Après, les hernies, suivant comment, quand elles sont là depuis 10, 15 ans, on ne voit rien pouvoir faire. Et puis, les médecins opèrent rarement quand ce n'est pas douloureux. Pourquoi aller faire une chirurgie qui n'est pas nécessaire ? Mais ça, c'est un des symptômes aussi d'une gastase.
- Speaker #0
Est-ce que moi, je me sentais, alors ça c'est pas un symptôme je dirais vraiment tangible, mais je me sentais, je vais dire le terme, ouverte en fait. Je me sentais pas sécure dans mon centre. Comme un espèce de problème, des fois j'avais des douleurs à l'aile, je savais pas expliquer. Alors j'ai toujours mis ça un peu sur le compte, justement, moi j'ai des règles douloureuses, une adénomiose, donc l'habitude de souffrir pendant mes règles. Donc je me suis toujours dit, ouais c'est ça, mais n'empêche que depuis que j'ai fait le... le traitement avec toi que j'ai terminé, je n'ai plus cette sensation d'être ouverte, je suis complètement refermée, on est sur le centre, on est sur quelque chose qui est quand même très important je trouve dans le corps humain, on peut parler de chakras, on peut parler d'autres choses, et pour moi ça c'est aussi un symptôme quand on ne se sent pas, je ne sais pas, en tant que femme on a ces petites intuitions, avec tout le reste que tu viens de citer, je pense qu'il est temps d'aller te voir, en tout cas d'aller faire contrôler.
- Speaker #3
Et ça c'est un point qui ces dernières années revient très souvent. J'ai des personnes, tu as parlé du mot centre. Et c'est vraiment ça, comme on dit en anglais le core, c'est vraiment le centre. Et c'est quelque chose qui pour moi, c'est magique. Et je me dis, j'ai réussi quelque chose. Quand une personne va me dire ce genre de choses, je me ressens recentrée, je sens mon centre, je sens que c'est de nouveau connecté, il y a de nouveau un lien entre mon haut et mon bas du corps. Pour moi, ça c'est une réussite et je sais que ces personnes-là ne reviendront plus jamais chez moi pour contrôler parce qu'elles ont intégré qu'il y a de nouveau quelque chose qui a repris vie en fait. Et ça peut être des fois très très fort. J'ai des fois des clientes qui en ont les larmes aux yeux et qui n'ont plus envie de partir en disant je ne veux pas enlever cette gagne, je me sens de nouveau connectée et tout ça. Pour certaines personnes qui font un programme sur du long terme. entre 9, 12, voire 15 semaines, des fois, c'est vrai qu'elles ne font plus qu'un avec ce matériel qui vient l'aider. Et elles ressentent une connexion qu'elles avaient complètement laissée de côté. Et puis ça, c'est clair que c'est une des choses les plus importantes. Et moi, j'adore quand on vient me répéter ça en disant « Je peux de nouveau rentrer mon ventre et je sens qu'il se passe quelque chose. » Avant, je le rentrais, mais parce qu'on me demandait de le rentrer pour XY sport qu'elle faisait, mais rien ne se passait. Et puis ça, pour moi, c'est que... Vous avez toutes compris ce qui se passait et ce qu'il fallait faire. Et c'est pour ça que je dis, ces personnes-là, elles ne reviennent plus jamais me revoir. Parce que je sais qu'elles ont intégré ça maintenant dans leur quotidien et qu'elles arrivent à le faire, en fait, maintenant.
- Speaker #0
Ça, on va en parler après des petits gestes, si tu veux bien, qu'on peut faire dans le quotidien. Mais avant toute chose, on va quand même poser cette question essentielle. Est-ce que c'est toujours lié à une grossesse ?
- Speaker #3
Non. Très bonne question. Je dis toujours, la cible principale, alors Julie Topler disait, c'est vraiment les femmes enceintes. C'est vrai qu'on peut y travailler. Moi, j'ai eu la petite tendance à ne pas travailler avec la gaine pendant les grossesses. Je ne suis pas très confortable avec ça. Après, la cliente fait comme elle veut, si elle veut ou pas.
- Speaker #0
Juste le couple, ça veut dire que tu reçois aussi des femmes en gros. OK,
- Speaker #3
oui. Et très souvent, je reçois des femmes postpartum. Et ensuite, pour les grossesses qui suivent, elles gèrent toutes seules. Elles font toutes seules leur programme. Elles gèrent. Et j'ai très souvent des retours super où elles me disent « Waouh, mais limitez la casse plus plus » . C'est-à-dire qu'elles sont parties avec une diastase de 10, elles l'ont refermée, elles ont une deuxième grossesse, elles sont arrivées à 3-4 postpartum et elles ont géré tout, toute seule.
- Speaker #0
Libérons la parole. Exactement.
- Speaker #3
Donc, femmes enceintes, femmes postpartum. Mais en effet, on est pour une fois tous égaux.
- Speaker #0
C'est bien l'homme.
- Speaker #3
Les femmes et les enfants, tout le monde peut en souffrir. On naît avec une diastase. Nos trois premières années de vie, la diastase va se refermer. À moins qu'on ait, alors là c'est un exemple, il y a d'autres possibilités, mais si on a un enfant qui souffre de reflux gastrique avec ce mouvement un peu vomitif, ça va empêcher la paroi abdominale de se resserrer correctement. Donc on peut avoir un cas de figure d'enfant qui, même à 5, 6, 7 ans, va avoir une petite diastase. Rien d'alarmant, on ne va pas lui faire porter une gaine, il y a un... un petit côté de proprioception chez l'enfant qui va être un petit peu compliqué. Mais c'est quelque chose qu'on peut travailler peut-être avant l'adolescence, qui peut être mis en place selon la gravité aussi de la diastase.
- Speaker #0
Intéressant. Donc en fait, il faudrait presque en parler aux pédiatres. On ne va pas débattre de ce sujet.
- Speaker #3
Entre autres, et à certains profs de sport, selon les exercices. Alors là, l'abdo qu'ils font, ou certains types de sport aussi que les enfants font, avec des abdos qui ne sont pas forcément très très bons pour eux. Les femmes, enceintes, postpartum, mais les femmes sans enfants. aussi. J'ai eu des jeunes de 20-25 ans pendant le Covid qui ont fait des mauvais abdos, qui ont débarqué chez moi, pas du tout enceintes, mais qui ont eu une séparation de leur grand droit. Peut-être moins importante qu'une femme enceinte, mais c'était le cas aussi. J'ai des femmes aussi d'une soixante-septantaine d'années qui n'ont pas eu d'enfants, mais qui font certains sports qui ne sont pas bons. pour leur tonus musculaire au niveau de la sangle abdominale. Et ça, peut-être que j'en parlerai après. Quel type de sport peut avoir peut-être un petit avertissement ? Et les hommes ? Alors, on rigole avec, on dit en anglais, le beer belly, le fameux ventre à bière. Vous pouvez observer, aller vers 40, 45 ans, les hommes, on a ces fameux tissus conjonctifs qui sont notre glue des abdos, qui ont de moins en moins de collagène. Ce n'est pas qu'un leurre marketing, le collagène. Donc, on a un petit peu, ils gardent leur rythme de vie, leurs petites boissons, les repas, leur sport. Mais petit à petit, on sent que leurs abdos s'écartent aussi gentiment. C'est rarement quelque chose d'extrêmement impressionnant comme une femme postpartum. Mais ça reste, si vous regardez un homme de profil avec ce petit ventre qui va vers le devant, alors que potentiellement c'est un sportif, ça peut aussi être une diastase. Mais aussi des hommes. ou des femmes qui ont des magnifiques plaques de chocolat. Vous pouvez voir chez certaines personnes qui font peut-être un petit peu plus de musculature superficielle. On peut y trouver des fois vraiment cette petite rayure entre les deux abdos qui sont une ouverture de nouveau pas de 5, 6, 10 doigts, 1, 2 doigts, mais qui peut être considérée comme une diastase.
- Speaker #0
Donc en fait, ça concerne beaucoup de monde. Et avant qu'on aille justement sur les sports que tu m'as dit avant, pas interdits, mais pas conseillés ou qui peuvent favoriser une diastase. J'aimerais quand même qu'on dise, c'est quoi les risques de ne pas soigner une diastase ? Genre si moi j'étais restée avec ma diastase, bon elle n'était pas très ouverte, mais quand même, j'avais des inconforts. Et oui, c'est quoi les conséquences ?
- Speaker #3
Alors, déjà pour juste rebondir sur ce que tu disais, en effet, tu n'avais pas dix doigts de diastase, mais tu as un petit gabarit, tu es une petite femme, très fine. Quand on dit cinq, six doigts de diastase, ça reste quand même une grosse ouverture. Il est vrai que... selon le gabarit de chacun. C'est vrai qu'un homme qui aura une cage thoracique beaucoup plus volumineuse et qui sera beaucoup plus grand, on va se dire 3-4 doigts, ce n'est pas grand-chose, mais ça reste quand même une ouverture. Maintenant, si on ne soigne pas ça, le problème, tout ce que j'ai cité comme symptôme, va avoir des conséquences dramatiques, c'est-à-dire qu'elles vont s'aggraver. Les douleurs de dos vont devenir de plus en plus chroniques. On commence à avoir des douleurs de dos quand on dort, également. Les ballonnements, Prise de poids aussi, parce que comme notre sangle abdominale est plus tonique comme elle devrait, ça va évidemment s'écarter, s'écarter. Ça va rendre notre tonus au niveau des tissus conjonctifs encore plus mou et ça va aggraver cette situation. Alors moi, je n'aime pas trop parler du côté esthétique, mais je sais quand même certaines femmes sont, on reste quand même des femmes. Et là, je parle plus pour les femmes de voir leur évolution au fil du programme. ça les aide. Donc au niveau esthétique, si vous laissez aller cette diastase et que vous continuez à faire des exercices, des abdos, aller faire du crossfit et autres. Le problème, c'est que vous n'allez pas améliorer votre cas, vous allez l'empirer parce que vous allez faire des exercices qui ne sont pas bons pour la diastase et qui vont aggraver cette situation-là et qui vont, au lieu de vous dire, ma petite bedaine, elle commence à rentrer, ça va l'élargir encore plus. Autrement, les hernies, certaines hernies ombilicales, si on ne les soigne pas ou si on n'est pas un peu plus attentif, elles peuvent gentiment passer de non douloureuses à douloureuses. Et puis... Je parle quand même de la posture. Si vous observez certaines personnes âgées qui sont toutes voûtées, des fois certaines qui sont presque à 90 degrés, parce qu'il n'y a plus de tonus musculaire, ça aussi, ce n'est pas bon non plus. Vraiment, le bas de votre dos, il est impacté aussi par cette partie-là de notre corps.
- Speaker #0
Et est-ce qu'on peut parler de la... Je ne sais pas si on dit descente d'organe. Oui. On peut parler de ça, c'est aussi un risque qui peut être...
- Speaker #3
Alors, tout ce qui va être prolapsus ou descente d'organe... Voilà, prolapsus, c'est le bon terme. N'importe quoi. Pas forcément un lien direct avec la diastase, mais ça peut aider. Mais souvent, quand on a déjà une bonne descente d'organe et qu'on a une diastase et qu'on doit la soigner, la descente d'organe, en général, on veut juste...
- Speaker #0
la limiter et pas qu'elle aille plus bas. C'est quelque chose, alors ce n'est pas de mon domaine là, mais qui la plupart du temps n'est pas, on va dire, est irréversible. On doit juste stagner et éviter que ça pousse vers le bas. Tout ce qui va être moins dans l'extrême prolapsus ou descente d'organes, mais des fois des personnes viennent chez moi en disant oui, quand je cours, j'ai des fuites urinaires. Alors je sais que mon plancher pelvien est aussi à prendre en considération, mais la diastase peut aussi provoquer ce genre de choses. Il ne faut pas oublier que surtout la diastase du bas, on va intégrer aussi le plancher pelvien. Donc moi, j'aime bien aussi les personnes qui viennent, on va dire, le post-partum, qui font leur petite séance du plancher pelvien et en plus la tope leur technique, c'est un combo gagnant, c'est très bien. Je profite, comme tu parles, du prolapsus et de la descente d'organes. Je suis très attentive pour les personnes qui viennent chez moi de faire attention au programme. Elles ont une attention spécifique au niveau du port de la gaine où de temps en temps, je vais éviter qu'elles le portent pour éviter d'aggraver leur situation. Donc ça, on est attentif. Ça prend un petit peu plus de temps parce qu'on n'a pas cette béquille-là. Mais ça, je suis attentive à ce genre de choses pour vraiment pas aggraver leur situation.
- Speaker #1
Ça, c'est important que tu le dises. Et on va parler après de comment ça se passe, le traitement. Mais justement, revenons-en au sport. On conseille, par exemple, moi je faisais beaucoup de dégainage de face. C'est d'ailleurs comme ça que ta collègue Nathalie a vu. Ah, Isaline, il faudrait peut-être que tu ailles contre l'état de diastase. Donc le gainage, on conseille les abdominaux. On conseille de faire du sport, mais... Avec toi, en te côtoyant, j'ai appris qu'il y a des sports qui, en plus, n'étaient pas bons pendant que tu as une diastase, mais qui, en plus, peuvent favoriser une diastase. Est-ce que tu peux nous les citer ?
- Speaker #0
Alors, dans le programme avec Julie Teupleur, elle a spécifié certains sports qui peuvent être provocateurs. Alors, de nouveau, n'en faites pas une généralité. Je dis toujours, c'est toujours à prendre avec des pincettes ce genre d'informations. Mais il s'avère quand même que les sports que je vais vous citer, j'en ai quand même la preuve, parce que les personnes qui viennent chez moi, et notamment la jante masculine, font ce genre de sport. Alors, on va commencer par le tennis. Je ne suis pas en train de vous dire que Roger Federer a une diastase, évidemment, parce qu'il y a un tel renforcement musculaire derrière. Mais quand on est dans du tennis amateur, où tout ce qui compte, c'est finalement de renvoyer sa balle en revers et en coup droit, vous n'allez pas vous dire, attends, il faut que je gaine, il faut que je maintienne, et puis maintenant, je vais faire mes revers et mes coups droits. ça va vous fausser complètement le lancer de la balle. Mais le tennis, tout comme le golf, tout comme la natation, notamment le crawl et la brasse papillon, ce sont des mouvements qui vont générer des mouvements un peu de diagonale. Donc que ce soit le revers, le coup droit, le swing du golf, le crawl ou la nage papillon, ça va être double peine. Non seulement ça va vous ouvrir votre diastase latéralement, mais en plus on va venir chercher aussi au niveau des obliques, donc sur la diagonale. je ne vais pas vous dire, alors je reste très flexible, je ne suis pas en train de dire n'en faites plus jamais, c'est très mauvais au même titre que la course, comme un bon nombre de gynécologues ou sages-femmes vont dire arrêtez la course c'est aussi l'avantage de nouveau d'avoir commencé dans un cabinet de physiothérapeute spécialisé pour les sportifs d'élite et notamment aussi la course, d'avoir eu des bonnes discussions avec eux, c'est toujours n'allez pas dans l'extrême, si vous faites du tennis 5 fois dans la semaine, je vais vous dire faites attention parce que vous êtes sujet ou sujette Merci. à souffrir de ce genre de choses ou à en provoquer une sur du long terme. Alors, je vous disais, la jante masculine, j'en ai environ deux hommes par année, à l'unanimité, ils font soit du golf, soit du tennis. Et ils ont une bonne diastase qui est bien présente. Mais ce sont des hommes qui jouent le jeu et de rien avant, dès qu'ils ont fini le programme, ils portent la gaine quand ils font leur sport à risque. Et j'ai une petite anecdote d'une dame... qui est une golfeuse qui part à travers tout le pays, toujours. Elle va au Portugal, elle va à droite, à gauche pour faire ses 18 trous. Et elle m'envoie chaque fois un petit message pour me dire, je porte la gaine. Donc voilà, il y a des gens qui ont aussi décidé que quand ils font du sport, ils porteront la gaine coûte que coûte.
- Speaker #1
Ça, c'est intéressant parce qu'effectivement, j'ai skié, je l'ai porté. Il y a une espèce d'amour-haine. D'abord, on ne l'aime pas trop. Et après... Voilà, on a du mal à s'en séparer, c'est comme une béquille en fait.
- Speaker #0
En effet.
- Speaker #1
Justement, parlons-en, qu'est-ce qu'on peut faire concrètement, maintenant qu'on sait, on a fait le diagnostic, d'ailleurs tu vas nous parler comment on fait le diagnostic aussi, mais comment on peut justement, concrètement, traiter sa diastase ? Est-ce qu'il y a plusieurs pistes ou c'est qu'il n'y en a qu'une ?
- Speaker #0
Alors, très souvent dans le domaine médical, on va vous parler de chirurgie. Souvent, alors... À juste titre, souvent on a tendance à dire faites vos enfants, on parle après de votre diastase si c'est un sujet important pour vous, on va aller sur la chirurgie. Je ne suis pas spécialiste là-dedans, mais il y a en tout cas deux types de chirurgie pour laquelle on va vous suggérer selon la gravité de la diastase. On est sur une abdominoplastie ou alors sur un filet. Le filet est peut-être un petit peu moins invasif qu'une abdominoplastie, où on va venir simplement mettre un filet autour de vos abdos pour les remettre ensemble. J'ai eu deux, quatre personnes qui ont eu un filet chez qui ça s'est réouvert et qui ont quand même fini chez moi après à venir faire les exercices pour refermer ce qui s'était réouvert.
- Speaker #1
Oui, parce que dans ce que je peux constater dans mes baskets, je ne sais pas dans les tiennes, mais c'est vrai que si on met un filet autour des abdos, mais que je continue à vivre sans avoir la conscience de ce qui est dangereux pour moi, donc je fais des crunchs. Tu sais, des crunchs. D'ailleurs, n'écartez pas les bras. et puis que je continue à faire tout ça. sans avoir pris conscience de mon tronc, forcément, il y a un risque clair que ça va se casser. C'est mécanique pour moi.
- Speaker #0
C'est tout à fait ce qui se passe. Cool, mes abdos sont resserrés, je peux aller faire du sport, sauf qu'on ne donne pas de séance chez un physiothérapeute pour éduquer, rééduquer, apprendre à utiliser son transverse correctement. Et le cas de ces deux personnes, ça a été ça. Elles ont été en mode fitness à fond et paf, elles se sont dit, ça s'est réouvert. Et c'était très intéressant de voir les photos avant-après chirurgie et avant-après, avec la topper technique, de voir... Comme, en fait, elles se sont complètement affinées et remusclées correctement. Donc, voilà.
- Speaker #1
Donc, il y a la chirurgie.
- Speaker #0
Chirurgie. Et après, on a la manière un peu plus soft qui est très peu connue. Alors, qui est connue aux Etats-Unis. Il faut quand même aussi qu'on ne sait pas quelque chose qui est né comme ça. C'est connu depuis plus de 25 ans maintenant. C'est Julie Topler qui était une ancienne infirmière, sage-femme, à le bol de soigner que des planchers palliens. Elle s'est dit, ce ventre, il faut qu'on fasse quelque chose. Elle a été en étroite collaboration avec des physiothérapeutes et scientifiques pour essayer de faire un programme qui va être un peu plus efficace que juste des abdos pour resserrer cette sangle abdominale. Donc, il y a cette méthode-là où on va plus travailler sur de la contraction musculaire. Et en effet, on évite de passer par une case chirurgie. On reste très ouverte par rapport à ça et notamment Julie Teupleur qui a évidemment haï des chirurgiens aux Etats-Unis parce qu'ils se sont dit mon dieu, elle nous prend notre job. Mais elle, elle est toujours très ouverte au fait qu'on n'a pas toujours toute la solution. Des fois, on peut soigner sa diastase un petit bout et puis qu'à un moment donné, et je pense surtout à des grossesses, j'aimais l'air notamment, ou des grossesses pour un petit gabarit, où on a eu beaucoup de vergétures, on a eu beaucoup de dégâts au niveau de la sangle abdominale et des fois, on arrive à avancer avec la tupper technique. mais il nous restera toujours un, deux petits doigts parce que les tissus conjonctifs ont été endommagés. Il faut qu'on reste quand même honnête. Nous, en tant qu'êtres humains, on peut travailler sur notre musculature, mais on ne peut rien faire sur nos zones, rien faire sur nos ligaments, rien faire sur nos tissus conjonctifs. Donc, des fois, il y a certaines personnes qui avancent un petit bout de chemin avec moi. On va jusqu'à ce qu'on peut aller. Et après, on va dire, physiquement parlant, esthétiquement parlant, ça ne leur plaît encore pas tout à fait. Et là, elles passent par la chirurgie. Et les chirurgiens aiment bien qu'on soit déjà allés traiter. on va dire la diastase pour qu'après il y ait un petit peu moins de travail au niveau chirurgical et on va dire que la convalescence elle va aussi être nettement plus agréable et je sais que ces personnes là post chirurgie,
- Speaker #1
elles sauront comment utiliser le verre d'eau vu qu'elles ont travaillé avec toi elles ont travaillé avec leur centre exactement est-ce qu'il y a un moment où c'est trop tard,
- Speaker #0
on ne peut pas venir tout le temps non alors c'est le motto de Julie Teupleur, il n'est jamais trop tard pour soigner une diastase et je confirme J'ai eu, il y a deux ans, oui, à peu près deux ans, toute une clique de soixantenaire. J'ai adoré. Elles se sont toutes passées le monde. C'était la plupart des copines. Mais c'était génial. Elles pensaient désespérées. Ça fait 30 ans qu'elles ont accouché. Elles se sont dit, non, ça ne marchera pas. Hyper sportive. En se disant, mais j'ai toujours ce ventre. Ça ne change pas. Vente, vente,
- Speaker #1
vente.
- Speaker #0
Exactement. Puis qu'on met, on met sur tout. On met, c'est la menopause. Ça fait 30 ans que j'ai accouché, etc., etc. Et c'était génial parce que j'ai concrètement vu que oui, on peut soigner la diastase à n'importe quel moment. de sa vie.
- Speaker #1
Ça, c'est un beau message. Et du coup, voilà, venons-en à comment ça marche,
- Speaker #0
cette gaine,
- Speaker #1
concrètement. Et l'ayant eue, alors je vous le dis, les filles, au début, on ne l'avait pas. La première fois, je suis rentrée, je suis là, ah d'accord, je vais me taper ça pendant une semaine. Elle est rigide. J'avais déjà envie de l'acheter. Et en fait, au bout de, quoi je dirais, trois jours, quatre jours, en plus, moi j'avais mes règles, donc elle m'a plutôt aidée, en l'occurrence. Eh bien, ça devient notre meilleure amie.
- Speaker #0
Oui. Alors, J'ai beaucoup aimé. Alors déjà, je te remercie parce que comme je dis toujours à certaines clientes qui viennent poser des questions, je leur dis toujours, est-ce que vous avez été spoilé par Isaline ? Est-ce que vous savez qu'il y a une gaine ? Donc, tu m'as permis un peu de désamorcer parce que les personnes qui ne sont pas au courant, quand je sors la gaine, elles me regardent avec des yeux ronds en disant, oh non, c'est quoi ce truc ? Donc, merci. Certaines personnes qui ont suivi ton petit parcours, au moins, elles ont été spoilées. Je n'arrive pas avec une grosse surprise. Ils ont dit, oui, oui, on a entendu. Et j'ai beaucoup aimé. les échanges qu'on a eus au début où tu me disais non mais ça va être ma copine, il y avait une espèce d'auto-persuasion de ta part comme beaucoup de personnes, la jeter je te rassure, tout le monde a envie de la jeter au bout de 4-5 jours le soir en disant ras le bol j'en peux plus alors en effet il y a 4 étapes à respecter pendant le programme pour que il n'y a pas photo, pour que ça fonctionne moi je fais toujours un parallèle avec un programme Pour une personne qui veut courir un marathon, un programme pour une personne qui est en train de faire un régime avec une diététicienne, on a un programme bien précis et on a un objectif à atteindre. Vous arrêtez pendant deux semaines, votre objectif va prendre plus de temps ou il va être modifié. Et puis ça, pour moi, c'est très important qu'on comprenne. Et comme j'explique toujours, j'adorerais avoir une baguette magique qui dit « met again, tout va bien se passer, c'est génial » . Non, vous allez devoir bosser pendant ce programme.
- Speaker #1
J'ai envie de dire, c'est comme pour tout. C'est tragique.
- Speaker #0
Exactement. Première étape, on en a parlé, la gaine. Je précise bien qu'on porte une gaine et ce n'est pas un corset. On va en revenir à cette descente d'organes. Les corsets, vous ressemblez comme un X, comme les Kardashians. Maintenant, on peut dire Bridgerton aussi. Tous ces corsets-là ne sont pas bons parce qu'ils vont pousser vos organes vers le bas. Gaine, gainage. Elle est juste là pour maintenir. Son objectif principal est de placer vos abdos dans la bonne position. Quand on met la gaine, c'est ce qu'on veut. C'est pour ça que je dis que Julie Topler s'est entourée de physios et de scientifiques pour se dire qu'on ne fait pas juste des abdos. Là, on va venir mettre cette béquille, comme on peut dire, qui va venir placer les abdos dans la bonne position pour qu'étape numéro 2, on y travaille en faisant trois types d'exercices. Alors, je reviens à la gaine. On va dire que le but précis est de placer les abdos dans la bonne position et moi, j'aime bien ajouter le côté proprioceptif. Je pense que tu l'as vécu avec une gaine. Tu ne peux pas tenir comme ça. Tu es obligé de te tenir droite. Et qu'est-ce qui se passe ? Quand tu te tiens droite, tu gaines.
- Speaker #1
Et puis, c'est là que tu prends conscience. Toutes les fois, tu te tais mal.
- Speaker #0
Exactement. Étape numéro 2, les exercices. On a trois types d'exercices. Les deux premiers exercices sont plus des exercices un peu de contraction musculaire qui sont à faire tranquillement en position assise. Et au fil des semaines, on peut les caser en voiture. Alors, certaines personnes arrivent en promenant le chien. Je ne sais pas si ça a été ton cas. Mais vraiment, j'ai toujours, il faut une bonne dizaine de jours ou une quinzaine de jours pour, Julie Topler aime bien ce mot, visualiser. En fait, on est en mode, je ferme les yeux, je contracte, allez, mes abdos se resserrent, pour vraiment prendre conscience de ce qui se passe. Parce qu'au début, on ne ressent pas grand-chose.
- Speaker #1
Non, là, je confirme. Il faut bien dix jours et puis après, moi, je vais me mettre un peu quinze. Moi, j'avais en plus mon gilet lesté. Mais vraiment, après ces exercices-là, à tout moment, même encore maintenant, je suis en voiture, là, je peux même les faire, vous n'allez pas le voir.
- Speaker #0
Exactement, et c'est vraiment le but mais je dis toujours, tout comme l'inconfort de la gaine, moi j'ai toujours donné une quinzaine de jours pour qu'elle épouse la forme de votre corps et qu'elle soit bientôt votre amie, n'est-ce pas ?
- Speaker #1
Elle est dans un tir mais elle va bien mais elle ressort pour le sport le troisième exercice sera un exercice d'abdos pour vous montrer,
- Speaker #0
parce que oui on critique ces crunchs ils sont très controversés, en effet physiologiquement parlant, ils ne sont pas bons faire Mais là, on apprend vraiment des crunchs améliorés, comme je dis, qui ne vont pas mettre en danger la diastase, qui au contraire vont venir aider à refermer la diastase et qui prennent un tout petit peu plus en considération le bas-ventre, donc un tout petit peu plus le plancher pelvien. Étape 3 et 4. Pour les personnes qui nous écoutent et qui ne sont finalement pas super emballées par faire le programme, c'est des informations qui restent très importantes que vous pouvez imbriquer dans votre quotidien. Et ce n'est pas les plus faciles à intégrer dans le quotidien. L'étape numéro 3, c'est maintenir son transverse quand on va le mettre en danger. Je rappelle, transverse, c'est votre sangle abdominale. Et qu'est-ce que je veux dire quand on le met en danger ? Dans deux mouvements bien précis. Chaque fois que vous allez, vous penchez vers l'avant. Alors, les mamans avec des enfants en bas âge, on est tout le temps au salon, accroupi, à remonter, à redescendre, reporter, reposer, ça typiquement... penser nombril qui touche la colonne vertébrale à chaque fois qu'on se penche. Les mamans, des ados, pré-ados, les chaussettes qui traînent par terre, les chaussures en vrac à l'entrée, gainez à chaque fois que vous rentrez parce que je suis sûre qu'au bout de la troisième fois, vous répétez de ranger et ils ne l'ont pas fait. Donc finalement, on finit par le faire. Essayez de penser nombril qui touche la colonne vertébrale. Videz son lave-vaisselle. Passez l'aspirateur. Toutes ces petites choses où vous vous penchez et à partir de ce moment-là, vous allez me détester parce que vous allez vous rendre compte qu'il y a un nombre de choses dans notre quotidien En fait, on se laisse aller. L'idée, c'est qu'on lave la vaisselle, soyons honnêtes, c'est tellement ennuyeux. On est là en haut, en bas, en bas. Essayez maintenant de vous dire, est-ce que je gagne ? Est-ce que je rentre mon ventre vers l'intérieur ? Je vous explique pourquoi c'est important de faire ce mouvement-là. C'est qu'à chaque fois qu'on va se pencher, si vous souffrez d'une diastase ou alors d'un affaiblissement au niveau de votre sangle abdominale, le problème est que chaque fois que vous vous penchez, si on a même une petite diastase ou même un affaiblissement, Le problème, c'est que vos organes, intestins, estomac vont venir appuyer sur vous. tissu conjonctif. Et comme le nom l'indique, tissu conjonctif, impossible de retenir le poids de ses organes. Donc qu'est-ce que ça va faire ? Comme un sachet en plastique, vous mettez des litres et des dos, ça tire, et ça aggrave votre situation. Donc même avec une diastase, le simple fait de penser, allez je rentre vers l'intérieur, ça minimise en tout cas l'impact et le poids et la lourdeur sur votre diastase.
- Speaker #1
Donc là, même les gens qui ne sont pas en traitement avec toi, mais qui nous écoutent, les filles surtout, les femmes, Merci. Vous pouvez déjà commencer à serrer dès qu'on fait tous ces petits gestes. Et tu m'avais dit un truc important parce qu'on est en saison hivernale. Oui. Le ski. Oui. Toutes les femmes aussi qui prennent les enfants du ski de côté. C'est très important.
- Speaker #0
Très important. Et peut-être la personne en question nous écoutera. J'ai eu le cas de figure d'une jeune femme qui a fermé sa diastase super bien, génial, trop bien. Elle enlève sa gaine. Le week-end qui suit, elle va faire du ski avec son petit de 3-4 ans. Elle se retourne pour le prendre entre les jambes, pour monter en thé ou en assiette. Elle m'a dit, j'ai senti que ça fait crac. Alors, ça ne s'est pas réouvert d'un coup, mais ça s'est quand même réouvert un tout petit peu. Donc, en urgence, elle est revenue. On a remis des petites choses en place. C'est aussi raison pour laquelle maintenant, je dis toujours, quand on finit le programme. Alors, ça, c'est une information qui vient de moi, de Maud et pas de Julie Teupleur. Je dis toujours, les deux mois qui suivent le programme, protégez votre sangle abdominale quand vous faites du sport.
- Speaker #1
C'est ça que je voulais te demander, parce qu'on a parlé de traitement, etc. Sur les réseaux, on m'a quand même beaucoup demandé, mais comment on sait, comment tu évalues la stabilité du résultat, en fait ?
- Speaker #0
Alors, la stabilité du résultat, déjà, première chose, et ça, c'est la plus sûre, c'est l'instinct, comment on se ressent. On a senti comment c'était quand il n'y avait plus rien qui se passait, on a senti comment c'était quand c'était resserré. Donc ça, c'est des petites choses. Et je dois avouer honnêtement que les personnes qui font le programme avec moi, on devient extrêmement nombriliste au sens propre du terme. On est un peu toujours en train de se regarder en disant non mais j'ai peur, non mais est-ce que vraiment ? Donc ça, et puis après, si vraiment, moi j'ai toujours post-programme, moi je suis aussi là, je parle du service après-vente, je suis là, on peut repasser, on peut venir faire un petit test. De toute façon, tout est en votre possession post-programme, donc tout vous appartient, donc c'est facile de ressortir la gaine et de faire les exercices. Pour en revenir à l'étape 3. On se penche, j'avais dit deux mouvements bien précis, quand on porte. Normalement, les personnes qui sont déjà fragiles du dos, elles doivent gainer comme des malades quand elles vont porter des choses. Mais je pense à nos enfants, surtout les enfants bas âge qui sont tout en bas, là, on doit les porter. Et là, vous devez gainer comme une malade parce que de nouveau, là, c'est hyper important de protéger ses lombaires.
- Speaker #1
Et tu avais dit quatrième ?
- Speaker #0
Oui. Et je précise juste quand je dis gainer. nombril qui touche la colonne vertébrale, rentrez-vous de ventre, contractez-vous de périnée, ça m'égale, mais ayez cette sensation de « je rentre vraiment vers l'intérieur pour éviter d'aller étirer vers l'avant » . Quatrième étape, et là aussi vous allez me détester parce que ça va rentrer dans votre tête, et c'est, je pense, la plus difficile, se lever et se coucher correctement de son lit, de son tapis de yoga, du réformeur, quand vous êtes en salle de sport. Ne vous couchez pas comme ça et ne vous relevez pas comme ça parce que là, quand on souffre de diastase, vous poussez tout vers l'avant tel un A. Et nous, on veut que vous fassiez un V vers l'intérieur. Donc, pour les femmes qui ont expérimenté d'être enceintes, comme quand on est enceinte, pour les autres, mettez-vous sur le côté pour vous lever. Et pareil pour se coucher, pour éviter d'engager votre sangle abdominale qui, chez certaines personnes, est fragile. Vous allez juste aggraver votre situation.
- Speaker #1
Donc là, tu viens de nous donner tout plein de petits tips au quotidien, déjà pour contracter et surtout pour se lever correctement. Oui. Et au niveau de la durée du traitement, en combien de temps on peut se dire... Je sais que c'est difficile, mais donne-moi une fourchette. Alors,
- Speaker #0
je vais tout de suite rebondir là-dessus. J'aime bien rajouter une cinquième étape qui rentre en considération sur la durée du programme, qui est de nouveau, ce n'est pas Julie Teupleur, c'est moi, rigueur et discipline. Si vous cochez les quatre cases... Portez votre gaine, faire vos exercices, maintenir votre sangle abdominale quand vous la mettez en danger, vous levez, vous couchez correctement, il n'y a aucune raison que ça se passe mal. Mais de nouveau, quand je parle de rigueur, il y a des exercices à faire. De nouveau, ce n'est pas comme si j'avais une baguette magique et je vous dis, allez c'est bon, ça va bien se passer. Les exercices sont à faire matin, après-midi et soir, ça ne vous prend pas plus que 7 minutes et on doit au fil du temps les imbriquer dans son quotidien. Donc, la durée, elle va dépendre de votre implication, déjà, et aussi de la gravité de la diastase. Plus on a une petite diastase, plus le programme, évidemment, va durer de manière réduite, en général, mais vraiment en général, et puis ça, c'est de la pure théorie. Il n'y a rien de scientifique là-derrière, il n'y a aucune preuve qui a été fondée, mais moi, je le constate avec le temps, je dis toujours, un doigt, un doigt et demi se perd toutes les trois semaines. Donc vous venez chez moi avec trois doigts de diastase, en six semaines, normalement, le programme devrait être terminé. Si on respecte quatre plus une, toutes ces étapes, il n'y a aucune raison que le programme dure plus longtemps. Après, on est dans une zone, novembre, février, de virus, de gastro, de pneumonie, etc.
- Speaker #1
De fête de Noël !
- Speaker #0
De fête de Noël ! Donc des fois, on doit un peu mettre en stand-by ou on enlève la gaine. Évidemment, quand on a la gastro, on ne va pas garder sa gaine. Donc des fois, ça risque de prolonger de quelques jours ou semaines, mais c'est tout à fait OK. Mais en règle générale, on parle d'un programme sur 9 semaines pour des diastases entre, on va dire, à partir de 4-5 doigts. Là, on va vraiment être sur du 9, 12, 15. Aux États-Unis, on va jusqu'à 24 semaines selon la gravité de la diastase. Mais là, je vous parle de cas assez conséquents entre 15, 16, 17 doigts. Donc là, c'est encore un autre registre. Ça n'a jamais été mon cas jusqu'à présent.
- Speaker #1
Je veux quand même poser ici, parce que toi, tu ne l'as pas dit, mais ces exercices dans une vie réelle, la première étape sont totalement compatibles avec une vie de famille. Je l'ai vécu. C'est symptomatique si on n'arrive pas à s'accorder 7 minutes, les filles. Venez me voir pour autre chose. On va parler de temps à se consacrer, où on se met en priorité, parce que là, on parle de santé. Mais je suis la première à avoir dit à Maud, là, je n'ai pas pu, parce qu'on était hyper occupés. Cependant, ce sont des exercices qui sont, je trouve, très facilement intégrables dans notre vie. Et après, la deuxième partie où on a nos abdominaux qui sont couchés, alors ça, certes, mais en même temps, c'est une durée limitée. On sait pourquoi on le fait. Et puis, je trouve que justement, on voit tout de suite, quand on vient de voir, tu prends des photos. C'est quelque chose qui est très, très, très motivant. Et franchement, ça dépend quel âge ont vos enfants, mais en l'occurrence, moi, j'avais mes garçons à côté de moi et ils ont fait des abdominaux comme moi, je le faisais. Et voilà. Donc en fait, n'ayez pas, parce que j'ai eu des retours par rapport à ça, il ne faut pas que ce soit un frein dans votre processus d'y aller avec Maud. Et je pose aussi ici, parce qu'on va parler d'autre chose, le diagnostic ne fait pas mal.
- Speaker #0
C'est important. Des fois, il y a des personnes qui sont là, je suis dégoûtée que vous touchez votre nombril. Si jamais, s'il y a d'autres cas comme ça, je ne touche pas votre nombril, votre nombril est un trou de toute façon. Je ne vais pas dans le nombril, mais je sais que certaines personnes qui ont justement... complètement oublié cette partie-là. Ça ne les rend pas à l'aise qu'on touche cette partie-là. J'essaye en tout cas d'être le plus délicat possible. Mais non, en effet, ça ne fait pas mal du tout.
- Speaker #1
Mais justement, quand une femme vient te voir chez toi, qu'est-ce que tu ressens ? Parce qu'on parle beaucoup de vent, d'esthétique, mais je pense que tu travailles sur autre chose.
- Speaker #0
Alors, l'esthétique, c'est bien que tu en parles parce qu'il est vrai que... Au début, beaucoup de personnes venaient pour le côté esthétique. J'ai eu des personnes qui sont rentrées chez moi en disant « Bonjour, je veux des plaques de chocolat. » J'ai dit « Bonjour, allez dans un fitness à côté. » Moi, je travaille sur la musculature profonde. Moi, c'est mon dada depuis que je suis toute petite. J'aime la musculature profonde. D'ailleurs, je donne des cours de renforcement musculaire parce que la sangle abdominale, pour moi, c'est plus important que d'avoir un six-pack. Donc déjà, là, j'essaie tout de suite de remettre en place et de bien expliquer. Chez moi, vous n'allez pas avoir un six-pack. Sur un malentendu, oui, parce que vous allez tellement gainer que ça va se créer, mais ce n'est pas mon objectif. Donc, la sangle abdominale, c'est une chose, le côté esthétique, c'est une chose. Mais je constate aussi qu'à mes débuts, quand les personnes venaient que pour une raison esthétique, je les perdais à mi-parcours. Parce qu'elles ne venaient pas pour les bonnes raisons et que, excusez-moi du terme, mais ça les saoulait de faire leurs exercices, de porter la gaine. Elles se sont dit, bon, je préfère peut-être la case chirurgie, ça sera moins long, ça demandera moins d'implication. Mais il y a beaucoup de postes opératoires aussi. Donc, je me suis dit, là, il faut que je me méfie aussi du côté esthétique. C'est la raison pour laquelle aussi, je poste peu d'avant après sur les réseaux. Parce que pour moi, c'est autre chose. Et tu as tout à fait compris, c'est autre chose. J'ai des fois des personnes qui viennent m'expliquer leur parcours, qui sont en larmes. J'ai besoin, j'ai limite envie que vous me disiez que j'ai une diastase parce que je ne sais plus quoi faire. Et puis ça, c'est extrêmement touchant et j'en ai beaucoup qui sont vraiment, on sent que c'est borderline, qu'il faut vraiment qu'on les aide à un moment donné parce que ça reste quand même un petit soupçon esthétique parce qu'elles ont perdu en fait la notion de leur corps d'avant. Et puis elles essayent de retrouver quelque chose, mais en même temps elles me disent je ne peux pas faire de sport parce que j'ai mal au dos, parce que je n'ose pas faire ces exercices. Donc il y a une espèce de, il y a une mauvaise communication là autour et elles ne savent pas par où commencer. Donc des fois je suis un peu leur point de départ où elles se disent bon. si j'ai une diastase, je viens la soigner et ensuite je peux faire du sport mais c'est ce côté plus d'équilibre et de bien-être parce que je suis convaincue que de faire du sport fait aussi partie d'un certain équilibre mental encore plus pour une maman et puis il y a vraiment des fois cette chose de j'ai tout essayé je ne trouve rien Trouvez-moi une solution et j'espère que c'est vous la solution. Donc des fois, quand il n'y a pas de diastase, je dois avouer que je marche un peu sur des oeufs en me disant « Je suis désolée, il n'y a pas... » Alors il y en a, ça les soulage, puis d'autres qui disent « Oh mince, alors c'est quoi ? » Donc oui, il y a quelque chose de beaucoup plus profond. Les personnes, souvent, maintenant, elles ne viennent pas pour dire « Ben voilà, j'aimerais affiner ma taille, j'aimerais perdre du poids. » Ce n'est pas chez moi qu'il faut venir pour ce genre de choses. Affiner la taille, oui.
- Speaker #1
C'est une conséquence de ton traitement, mais ce n'est pas un objectif.
- Speaker #0
Exactement. Et puis, ce n'est pas comme ça qu'il faut le prendre parce qu'on va être perdante.
- Speaker #1
Non. Et puis avant qu'on conclue, parce que déjà le temps passe à une vitesse incroyable avec toi, tu connais ma position féministe et j'ose émettre l'idée que c'est encore un sujet qui est peu parlé parce que ça fait partie de la santé de la femme en fait. Et tout ce qui se passe avant, après grossesse, on n'en parle pas vraiment. Les femmes, c'est ok qu'elles souffrent en fait. Et quand j'en ai parlé sur les réseaux, c'est vrai que j'ai eu pas mal de femmes en colère de l'autre côté. mais comment c'est possible que j'en entende parler que par toi ? Quand c'est possible que les experts n'en partent pas ? Et du coup, je voulais ton avis à toi sur ça, sur ce sujet.
- Speaker #0
Alors, je suis extrêmement remontée aussi là-dessus. Déjà, juste l'approche par rapport aux assurances, parce que c'est aussi quelque chose qui est quand même assez récurrent de dire est-ce que les assurances prennent en charge ? Alors, c'est très aléatoire. Je ne peux pas vous dire avec certitude. Chaque assurance va prendre ou pas. Mais très souvent... On ne parle pas de diastase, on ne prend pas en considération la diastase. Quand on va parler de chirurgie, la chirurgie réparatrice fait que vous devez avoir un nombre de doigts assez considérable pour ne pas être chirurgie esthétique. Donc ça, c'est aussi d'une injustice. Donc j'aimerais, si les assurances nous écoutent une fois, de pouvoir avoir une discussion, puis de dire on est tellement dans la prévention actuellement, on aimerait avancer là-dedans. ça, ça peut être tellement salvateur pour éviter d'avoir des chirurgies, ne serait-ce que juste pour le filet et pas forcément une chirurgie extrême en abdominoplastie, je suis convaincue que ça allégerait beaucoup de chirurgies qui ne sont pas forcément nécessaires si on pouvait être aidé de la part des assurances. Parce qu'évidemment, certaines personnes me disent, je ne peux pas. Maud, je ne peux pas, je n'ai pas... Parce que ça a un coût. C'est un coût, exactement. Et puis, c'est très, très triste. Et on n'est pas le seul cas ici en Suisse. Aux Etats-Unis, c'est la même chose. un p... peu moins les pays du Sud. L'Amérique du Sud, j'ai de temps en temps eu quelques Sud-Américaines qui m'ont dit, ouais, nous, on gaine quand on sort de la clinique. En fait, c'est rentrer dans les mœurs.
- Speaker #1
La Suisse, prenez exemple, s'il vous plaît.
- Speaker #0
Franchement, et j'ai quelques Espagnols aussi qui me disaient, ah mais non, normal. Et j'avais une jolie métisse qui est venue un jour et qui a éclaté de rire quand je lui ai sorti la gaine. Elle m'a dit, ma maman, elle va se moquer de moi. Je lui ai dit, pourquoi ? Ma maman, elle a eu cinq enfants, elle est africaine, elle a gainé, elle m'a dit gaine, Je lui ai dit, mais non, ton truc et tout ça. Elle me dit, si elle me voit avec la gaine, elle va se bloquer de moi. Malheureusement, pourquoi on ne prend pas exemple ? Parce que c'est la clé, c'est la solution en fait. Et c'est dommage qu'on n'en parle pas plus. Et c'est pour ça que moi je dis toujours, si les assurances reviennent vers mes clientes avec un questionnaire ou autre, je dis toujours, je suis ouverte, donnez-les-moi, je réponds. Si je peux avoir un dossier immense et leur envoyer, leur dire, allez-y, prenez en considération ça. Mais oui, j'adorerais pouvoir collaborer avec les assurances et puis pas être contre eux parce qu'il n'y a pas... que le plancher pèle bien, vraiment.
- Speaker #1
Bon, alors le message est passé. Et j'aimerais juste placer ici que oui, c'est un coup, mais tu es très ouverte à la discussion. Il ne faut pas que ce soit un frein.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
N'est-ce pas ?
- Speaker #0
Absolument.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu aurais envie de conseiller aux jeunes mères ou aux mères moins jeunes qui nous écoutent ? Qu'est-ce que tu aurais envie de leur dire ?
- Speaker #0
Je vais rebondir sur le mot centre parce que le centre, c'est quelque chose qui est très important en tant que maman. pas en tant que maman, en tant que femme aussi, qui évolue, qui se prend aussi les hormones en pleine tête. On est un peu dans cette cible-là où on marche aussi sur des œufs par rapport aux hormones et que malgré tout, le centre est quelque chose qui, pour moi, est important pour pouvoir évoluer et puis pour aussi se sentir bien dans ses baskets. Et puis, je pense que de laisser cette partie-là, se dire « je ne sens plus, ce n'est pas grave, je continue à vivre » , Je pense que sur du long terme, ça peut avoir des conséquences pas très agréables non plus.
- Speaker #1
Vraiment globales en fait. Exactement. Dans la santé mentale aussi.
- Speaker #0
Il y a un équilibre aussi qui se fait au niveau de la tête. Et puis, je ne veux pas parler d'esthétique, mais malgré tout, c'est comme je te disais la dernière fois, on reste des femmes. Puis quand on regarde nos photos, puis qu'on regarde l'évolution, ça fait un petit coup qui fait du bien. Pour vous, pensez à vous, voilà ce que je veux dire. Pensez à vous, prenez du temps. Alors peut-être postpartum c'est difficile, attendez peut-être 2-3 ans, attendez peut-être que votre enfant commence l'école, vous avez un petit moment pour vous. Mais prenez un petit moment pour vous, et si vous n'arrivez pas, en effet, allez voir Isaline. Parce que là, c'est quelque chose pour soi-même en fait, de venir se reconnecter en fait, c'est ça.
- Speaker #1
Complètement. Qu'est-ce que ça t'a appris ce travail sur le corps des femmes ?
- Speaker #0
Je l'adore mon travail. Je suis heureuse d'avoir eu le cran de me lancer à faire ça pour moi, de ne plus avoir quelqu'un qui me dit quoi faire au-dessus de moi. Je me suis vraiment trouvée. C'est l'échange que j'ai avec toutes les clientes que je vois passer, parce que toutes sont différentes, c'est d'une richesse. Et aussi de soigner à quelque part certaines personnes qui ont des blessures. qui ne se supportent pas depuis toujours, avec ou sans grossesse, et qui disent « Dieu, je revis, je ressens des trucs. Mais pourquoi je ne vous ai pas connus il y a 20 ans ? » Il y a 20 ans, donc pour moi, c'est une richesse. Ce travail-là, ce n'est pas un travail, c'est un plaisir que j'ai, et je suis chanceuse de pouvoir faire ce genre de choses, de pouvoir avoir un panel de femmes complètement différentes, où des fois c'est un peu plus difficile, des fois c'est plus facile, des fois j'ai des warriors, des fois j'ai des un peu plus... Allez, il faut que je me bousse, je n'arrive pas. Et moi, j'adore. Je parlais au tout début du côté entre gens et de vivre par procuration. Alors, quand il y a des échecs, je les vis aussi. Un peu moins bien aussi, je suis la mince. J'ai échoué à quelque part. J'essaie de me remettre aussi en question. Mais moi, ça m'apprend l'humain en fait. Et j'adore ça, vraiment.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu dirais à la mode qui était danseuse ou qui était en école hôtelière ? Qu'est-ce que tu lui dirais si tu l'avais en face aujourd'hui ?
- Speaker #0
Je lui dirais que son travail d'arrache-pied, parce que pour être vulgaire, j'en ai chié, on va dire. Ça n'a pas toujours été facile. C'est des carrières qui sont assez compliquées d'un point de vue physique, d'un point de vue aussi conscience corporelle. Et puis là, si je me retourne en arrière, je dis bon, j'ai quand même réussi, j'ai atteint exactement le petit coup de... T'as atteint. T'as atteint ce que tu voulais. Et puis, je fais quelque chose qui m'apporte un équilibre. ce n'est pas une contrainte, ce que je suis en train de faire. Puis je me dirais, ben voilà, ça a été difficile. Les RH, quand elles voyaient souvent, anciennement, quand elles voyaient mon CV, en disant, alors, où est la ligne rouge,
- Speaker #1
le fil conducteur de ce qu'elle a fait ? Elle a été dans les écoles hôtelles et à marketing.
- Speaker #0
Mais le corps, moi, oui, le corps, et moi, je sais pourquoi je suis passée par ces étapes-là. Et je dirais, ben, bien joué, Maud, c'était pas facile au début. Mais tu es arrivée et puis j'ai envie d'évoluer encore plus là-dedans, de plus m'aventurer dans la femme. Je parlais avant des hormones, tout le côté ménopause, pré-périménopause, qui pour moi est aussi un sujet qui est tellement vague, incertain, où personne ne sait. Et ça, ce serait ma deuxième étape, toujours liée à la diastase.
- Speaker #1
Eh bien justement, parle-nous un petit peu de ton actualité. Où est-ce qu'on peut te retrouver ?
- Speaker #0
Moi, mon cabinet est encore pendant un petit moment à la place de la gare à Lausanne. Donc, je suis littéralement située à côté de la voie 1. Donc, pour les personnes qui aiment les transports publics et qui vont... C'est parfait. C'est génial parce qu'autant vous dire qu'à la gare, il n'y a plus de place de parc. Je vous dis pour un petit moment parce qu'on sait qu'à la gare, il y a beaucoup de transformations et potentiellement, certains bâtiments vont être démolis. Mais pour le moment, je suis située ici. Donc, facile d'accès. Je dois aussi préciser que depuis l'année dernière... Je fais des formations, donc je forme, alors pas n'importe qui, il faut vraiment avoir un background lié au corps médical ou alors être enseignante de yoga ou de pilates. Donc, j'ai une collègue qui maintenant est sur le Valais, j'ai quelques collègues qui sont plus dans la direction Blenay, une autre qui est sur Morge, et puis j'en ai une qui est aussi plus sur Lausanne, plus vers les Hauts de Lausanne. Donc ça, c'est déjà très chouette parce que j'ai des petites graines qui sont parties par là. Alors, ce n'est pas forcément leur travail principal, mais elles ajoutent une plus-value à leur travail actuel. Donc ça, c'est vraiment très bien. Donc, j'ai mis en place aussi ces formations. J'ai voulu être rodée pendant 4-5 ans dans mon travail pour pouvoir aussi répondre. Je ne me sentais pas légitime de tout de suite commencer. Julie Teupleur, elle m'a dit, fais tout de suite la formation. J'ai dit, non, j'aimerais avoir un peu de bouteille, avoir des expériences, des bonnes, des moins bonnes, avoir aussi... des retours de certaines clientes, parce que des fois, on a des cas un peu plus difficiles. Donc, c'est pour ça que je voulais être un peu suffisamment à l'aise pour pouvoir partager ce savoir. Alors, Julie Teupleur est toujours là pour m'épauler. On a toujours des moments aussi de partage avec elle. La prochaine formation aura lieu en septembre, qui est une formation en ligne, donc il n'y a pas besoin de se déplacer ou autre. Alors, le premier rendez-vous, j'aime bien qu'on se rencontre toutes, mais autrement, tout se fait en ligne, les examens se font en ligne aussi, qui durent huit semaines. Principalement, je chercherai peut-être des petites graines sur Fribourg. On parlait avant le Jura. Je parle aussi Neuchâtel. Jura-Neuchâtel, on est sur la Chaux-de-Fonds. J'ai quand même pas mal de Chaux-de-Fondières qui viennent, qui me disent ça un peu loin. Et Genève aussi. Et évidemment, comme je suis ambassadrice francophone, si des Françaises ou des Belges nous écoutent, elles sont évidemment les bienvenues aussi. Parce qu'il n'y a actuellement rien en France ni en Belgique. Et ça, ce serait aussi bien de pouvoir évoluer. C'est un petit peu la suite que j'aimerais aussi gentiment rendre attentive les personnes de ce côté-là. Parce que je suis sûre qu'il y a des choses à faire.
- Speaker #1
Donc en fait, on te retrouve au cabinet pour les diagnostics. Ou alors en formation si vous êtes intéressé à...
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
à faire ce que tu fais. Exactement.
- Speaker #0
Et j'aime bien toujours, parce que moi, ça a toujours été ma priorité de faire aussi du sport. Mais c'est un petit peu mon fil conducteur que quand on a fini la diastase, pour les personnes qui ont la possibilité et qui habitent dans les alentours, de pouvoir continuer à faire du sport avec moi, comme ça au moins elles savent que c'est du bon sport et que je ne vais pas mettre en danger tout le travail qui a été fait en amont. Je donne aussi des cours, on appelle ça des cours de barre. Alors, c'est le mot sexy que les Américains ont donné. Ça ne veut tout et rien dire. C'est en hommage à la barre, la danseuse. qu'on n'a pas forcément besoin tout le temps, c'est clairement du renforcement musculaire qui donne un petit peu de yoga, un peu de pilates et puis un peu de danse. On est vraiment sur du renforcement musculaire où je ne vais pas faire que des abdos, je travaille vraiment à 360 degrés. Et puis ça, des fois, des personnes qui sont dans les alentours, elles aiment bien continuer le programme, la topper technique, quand elles ont terminé, de continuer à faire du sport avec moi, comme ça elles savent qu'on va faire du bon sport.
- Speaker #1
Tu es sécure.
- Speaker #0
Je suis sécure. Et ça, le studio, je suis au Aswell Studio, qui est à Lutry. Donc, c'est vrai que j'ai pas mal, des fois, de personnes qui continuent ou l'inverse, des clientes qui prennent les cours, qui viennent faire la topper technique parce qu'on remarque qu'il y a quelque chose qui ne va pas au niveau de la sangle abdominale.
- Speaker #1
C'est comme ça que moi, j'ai été alertée. Bon, on va terminer, mais avant, qu'est-ce que tu aimerais que les gens qui nous écoutent, je veux dire les gens, parce que potentiellement, il y aura des hommes, doivent retenir ? Qu'est-ce que tu aimerais qu'ils retiennent de cet épisode ? Trois choses, peut-être ?
- Speaker #0
Alors, je vais en revenir de... Notre centre, c'est quelque chose qui va quand même être, on va dire, important. Ça va permettre un équilibre, je pense, et puis une certaine fluidité entre la tête et le corps. L'autre des choses, essayez quand même, si vous avez des doutes, de quand même aller un petit peu plus loin, d'aller même un physio ou même des copains qui sont dans le domaine, d'essayer quand même de contrôler s'il n'y a pas quelque chose. qui peut être dérangeant et éviter de l'aggraver, surtout les personnes qui font beaucoup de sport, je pense au crossfit ou à ces sports de musculature superfine. De faire attention quand même à cette partie-là parce que ça ne va pas forcément sur du bon.
- Speaker #1
Même le pilates réformeur. Oui, je le dis.
- Speaker #0
Julie Topler nous a fait un bon topo du pilates. J'adore le pilates, j'adore le réformeur, mais en effet, il y a des exercices qui peuvent être dangereux. Et puis, la dernière chose que je vais ajouter, c'est que si suite à ce podcast, vous avez des questions ou autres, je suis tout à fait ouverte à répondre. Pour moi, c'est extrêmement important que les personnes qui sont intéressées puissent poser toutes les questions, qu'elles soient vraiment prêtes si elles veulent faire le programme, qu'elles aient une valise remplie d'informations et qu'elles soient en mode warrior quand elles commencent le programme et puis pas au milieu du programme en disant « Ben, Maud, tu ne m'avais pas dit que je n'étais pas au courant, c'est difficile. » J'ai tendance à dramatiser le programme. Comme ça, je sais que la personne qu'est en face de moi, elle sait à quoi s'en tenir et elle y va. Je fais de nouveau le parallèle entre un marathonien et une personne qui est en face de régime. Ce n'est pas facile. C'est de nouveau, il n'y a pas de baguette magique. Tu sais, il y a les 10-15 premiers jours, ta gaine. C'était amour-haine, c'est très bien dit. Ce n'est pas un truc, ok, je viens, je vais fermer, tout va bien. Ça demande un tout petit peu de rigueur, de discipline, de force et de mental aussi.
- Speaker #1
C'est un très bon outil pour le...
- Speaker #0
pour le après de toute manière.
- Speaker #1
Et pour tout. Maud, est-ce que tu veux ajouter quelque chose ?
- Speaker #0
Je n'ai pas assez parlé.
- Speaker #1
Non, mais on n'a peut-être pas abordé tout.
- Speaker #0
C'est parfait.
- Speaker #1
Merci, j'ai adoré donner des informations que je n'avais pas, notamment sur ton parcours. Si on veut te retrouver, on sait, je mettrai tous les liens en description. Et puis, je te dis à la prochaine fois.
- Speaker #0
Moi, je tiens aussi quand même à te remercier pour ta confiance. Je te remercie aussi pour toutes les petites graines que tu as plantées aux autres personnes qui m'ont contactée grâce à toi, comme tu as filmé ton aventure et que tu as parlé de manière complètement ouverte de ce que tu traversais. Je t'en suis extrêmement reconnaissante parce que ça a permis à certaines personnes de prendre juste la décision qu'il fallait. Donc, merci et merci de me donner aussi cette chance de pouvoir parler de quelque chose qui est malheureusement encore très peu connu. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Avec grand plaisir. On sait, c'est un win-win. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci à toi.