- Speaker #0
Je crois qu'il existe, pour toutes les entreprises de l'industrie des boissons, des opportunités de croissance insoupçonnées. Chez Georges, nous avons une mission claire. Faire du marketing un véritable levier de performance, d'innovation et de différenciation pour tous les créateurs de vins spiritueux et soft drinks. Dans ce podcast, nous donnons la parole aux entrepreneurs et aux dirigeants qui ont su transformer le marketing en un véritable levier de performance en lui rendant sa juste place au cœur de leur stratégie d'entreprise. Que vous soyez à la tête d'une grande maison, d'une distillerie artisanale ou d'une jeune marque en pleine ascension, vous trouverez ici des méthodes concrètes et des idées inspirantes pour relever les défis d'un marché en constante évolution. Je suis Juliette Bory, cofondatrice de l'agence Georges, et voici notre podcast.
- Speaker #1
1,5 litre d'eau par jour, c'est ce qu'on est censé boire, et ce n'est pas vraiment le cas. Et c'est face à ce constat que la marque Elixir est née. Et aujourd'hui... Pour en parler, je reçois Aloïs Pigano, cofondateur de la marque.
- Speaker #2
Merci de me recevoir.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #2
Du coup, tu as fait le pitch ?
- Speaker #1
Exactement, j'ai commencé. Je vois que tu es familier avec l'exercice. Ce que je te propose, c'est qu'on démarre directement sur ce pitch business. Je suis un acheteur potentiel de ton produit et tu as une minute pour me convaincre de l'acheter.
- Speaker #2
Tu es prêt ? C'est parti.
- Speaker #1
Top chrono.
- Speaker #2
Elexir, c'est une des premières marques à développer une pastille pour aromatiser l'eau. C'est une petite pastille en forme de goutte qu'on met dans sa gourde et qui va aromatiser 750 ml d'eau sans sucre et sans bouteille plastique. Trois constats derrière. Le premier, c'est d'aider les gens à boire plus facilement au quotidien grâce à un arôme et un colorant naturel travaillé par un parfumeur à grasse. Le deuxième enjeu, c'est d'aider les gens à boire mieux, donc sans sucre, avec un apport en vitamines. et le tout en 100% fabriqué en France. Et le dernier enjeu, c'est un enjeu écologique, économique et pratique. Un petit sachet d'élixir, il y a 12 pastilles, ça fait 9 litres de boissons ou d'eau à réaromatiser. Et donc, on va être beaucoup moins cher que les boissons bourrées de sucre et bourrées de pastilles qu'on trouvait dans le commerce. Et le tout, du coup, en limitant considérablement le transport d'eau, les déchets sur la chaîne de valeur.
- Speaker #1
Bravo pour l'exercice. Nickel. Même pas une minute. En tout cas, tu m'as donné envie de le déguster, ce produit. Donc, je te propose que l'on démarre avant le temps que ton produit infuse par ton parcours. Moi, j'ai envie de savoir un peu comment tu en es arrivé à la création de cette marque Elixir. Dis-moi un peu plus.
- Speaker #2
Du coup, on a monté l'entreprise il y a un peu plus de trois ans et demi avec Guillaume Cheikh, mon associé. C'est parti. Deux choses. Déjà, la complémentarité de notre équipe. On avait envie de monter un projet ensemble. On s'est rencontrés pendant nos études à l'EM Lyon. Et le deuxième sujet, c'était un constat de marché. On s'est rendu compte que les gens ne buvaient pas du tout assez, que le plaisir était la clé à une hydratation saine au quotidien et qu'il y avait peu d'alternatives qui réunissaient l'aspect plaisir et l'aspect santé tout en étant adaptés justement à cet aspect quotidien. Le but, c'était d'avoir une eau hyper légère, sans sucre et en changeant les usages sans bouteille plastique.
- Speaker #1
Super, beau produit en tout cas, beau concept. Moi, j'avoue que je suis peut-être le premier à ne pas boire un litre cinq d'eau par jour, comme le recommande peut-être l'OMS par exemple. Exactement. Donc, je suis curieux de pouvoir goûter ton produit. On démarre la dégustation ?
- Speaker #2
Carrément, oui.
- Speaker #1
Tu penses que c'est déjà…
- Speaker #2
Ça sera déjà infusé, c'est une à deux minutes. Allez,
- Speaker #1
c'est parti.
- Speaker #2
Donc voilà. Hop là. Donc là, je t'ai mis citron. L'idée, c'est que c'est que des colorants naturels et arômes naturels. L'idée, c'est que ça va t'aromatiser ton eau et que surtout, t'es un aspect quand même assez léger pour un reviens-y. On travaille l'aromatique naturelle à grâce par un parfumeur et la logique, c'est du coup quand même qu'il y a une dimension plaisir qui est quand même très importante.
- Speaker #1
Écoute, c'est une réussite. Je trouve ça... vraiment léger, c'est bien équilibré. Il y a un petit peu de sucre, mais très légèrement. On le sent à peine. Il y a une petite pointe d'acidité. Je trouve ça frais. Il y a un petit goût de reviens-y, comme tu dis. Et même au nez, tu vois. Je trouve que ça sent bon. Je sens le travail que tu as pu faire, le travail de précision, notamment avec sans doute les parfumeurs avec qui tu as travaillé à Grasse.
- Speaker #2
Oui, en fait, le but, c'était vraiment qu'on retrouve le goût du fruit, un peu comme si on avait pressé un citron. Alors le citron, c'est très particulier parce que c'est une aromatique qui est quand même assez dure à faire. Ça peut très vite tourner sur du chimique, très pectitron ou synthétique qu'on pourrait retrouver au goût de yaourt. et nous la logique c'était vraiment qu'on retrouve ce citron pressé on a travaillé une gamme hyper éclectique on a 6 saveurs citron, pêche, menthe, myrtille melon jaune qui est original et fraise et la logique c'était qu'un consommateur puisse se retrouver dans au moins une ou deux de ces saveurs avec des profils aromatiques très différents donc la citron tu l'as bien dit on est vraiment sur l'acidité du fruit la menthe on va plutôt être sur une menthe vichy Donc un peu plus Madeleine de Proust.
- Speaker #1
Ça va faire un peu penser aux pastilles.
- Speaker #2
Exactement. On va être sur une menthe qui va chercher ce profil-là. Assez sympa, assez frais. La myrtille, on va être sur un côté plus confituré. Donc vraiment des goûts très différents.
- Speaker #1
Un côté un peu plus bonbon peut-être en bouche, mais toujours léger avec le côté eau en fait.
- Speaker #2
Exactement. On veut vraiment avoir ce côté. Déjà, on ne veut pas ressembler, parce que les pastilles, souvent les gens pensent aux pastilles d'électrolyte. Donc les ronds plats qu'on met pour charger l'eau en sel, qui sont souvent sur un axe plutôt pathologique de réhydratation. Nous, on veut vraiment chercher un aspect plaisir au quotidien. On va plutôt aller chercher les eaux aromatisées traditionnelles. On veut être une alternative au soda, au sirop, parce qu'on n'a pas du coup le sucre, les calories et tout ce qu'il y aurait dans ces boissons-là, mais avec la notion plaisir.
- Speaker #1
Ok, et d'après ce que j'ai vu sur tes dernières publications, Il paraîtrait même qu'on pourrait voir sortir demain une eau aromatisée qui s'appellerait Pastille 51.
- Speaker #2
Alors, on est le 1er avril, donc c'est drôle. J'ai tout de suite cru une blague. Oui, mais tout le monde a vraiment cru qu'on allait vraiment la sortir. Donc c'est assez marrant. Les équipes sur les salons ont fait beaucoup, beaucoup de foires internationales. Foire de Paris, sur lequel on sera en mai. Salon du Made in France, mais Toulouse, Lyon, Marseille, Metz. Dijon, sur lequel on vient rencontrer nos consommateurs et c'est toujours la blague parce qu'on a marqué Barrao sur nos stands et c'est toujours la blague est-ce que vous ne nous servirez pas un petit pastis ? Et du coup on ne sort pas... Non, c'est nos équipes en retour à cette blague récurrente des consommateurs qui ont dit pour le 1er avril on va faire une blague on va modéliser un pack pastis 51 Pour que ça fasse un peu pastis, l'eau aromatisée en pastille, mais à l'anis.
- Speaker #1
Et ça pourrait sortir quand, ça ?
- Speaker #2
Alors, pour l'instant, en vrai, on a quand même poussé la blague jusqu'au bout. On a fait le test chez notre parfumeur. Les résultats sont vraiment bluffants. C'est hyper bon. Maintenant, on ne sait pas encore si on va vraiment le sortir premier degré ou pas. Peut-être que ça fera un drop estival. En quantité limitée quoi.
- Speaker #1
En attendant ça fait le buzz un petit peu sur les réseaux et ça vous permet de communiquer là-dessus. Moi je trouve le concept super et j'espère avoir l'occasion de goûter ça parce que pour le coup ça a aiguisé ma curiosité. Et pour ce produit, je comprends quand on a préparé l'émission, tu as mis beaucoup de temps en termes de R&D pour pouvoir le faire. C'était un choix ou ça a été une contrainte chez Elixir ?
- Speaker #2
Le temps ? Ouais. C'est une contrainte toujours. Quand tu sors un produit... T'es tout feu tout flamme, t'as envie de sortir le produit le plus rapidement possible, t'es convaincu qu'en un mois ou deux mois ça va le faire. Mais en fait la réalité c'est qu'un entrepreneur est toujours très naïf sur ces sujets-là. Et que si tu veux un produit quali, il faut absolument travailler avec des experts. Et pour travailler avec des experts, il faut soit se faire connaître et du coup avoir la chance. d'avoir un marketing déjà en place qui fait qu'on a envie de travailler avec toi, soit aller les convaincre. Et nous, pour notre cas, ça a mis quasiment deux ans de construire toute la chaîne de valeur et toute la chaîne de produits. Déjà parce qu'on voulait vraiment le faire en France. Donc on est sur un produit qui est 100% made in France. C'est la réunion entre un parfumeur à Grasse, un industriel à Saint-Etienne, sur lequel on a aussi travaillé notre propre moule industriel pour avoir cette forme de goutte. Et puis surtout, On a travaillé localement pour le packaging. On souhaitait avoir un marketing et une DA qui transmettent une émotion autour de la saveur et des qualités organoleptiques du produit. Donc, tout ça, ça ne se fait pas en quelques semaines. Et en fait, il y a aussi la maturité de l'entrepreneur. On sortait d'école, on était au tout début. Et donc, on est quand même passé par cette phase où il y avait du test and learn. Il fallait vraiment... Faire évoluer progressivement le produit jusqu'à ce qu'il est maintenant.
- Speaker #1
Et justement sur ton produit, quand tu l'as sorti et en termes d'éducation ? Il a fallu le travailler, j'imagine, pour que ta cible puisse le comprendre et aussi les usages, le moment. Comment ça s'est fait ? Est-ce que tu as galéré un petit peu à ce niveau-là ou pas ?
- Speaker #2
Oui, on a forcément galéré parce qu'on est sur une innovation. Déjà une innovation d'usage au niveau de la forme, où l'idée, c'était d'utiliser une forme solide sur cet aspect pratique, ludique et plus écologique. Mais du coup, c'était une forme qui est beaucoup utilisée plutôt sur un secteur pharma, où les qualités gustatives ne sont pas forcément très attendues. C'est plutôt le principe actif qui est mis en valeur avant le goût. Donc il y avait quand même une éducation de montrer qu'avec du solide, on est capable de faire quelque chose de savoureux. Et puis en plus de ça, sur le côté eau aromatisée avec la pastille, c'est un peu contre-intuitif. Il y avait vraiment un besoin de se trouver autour du message produit et du message de marque. Et nous, on le répète tout le temps avec mon associé, en marketing, il faut raisonner comme si on parlait à un enfant de 5 ans. C'est très parlant.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #2
Donc si un enfant de 5 ans n'est pas capable de comprendre avec des mots simples ce que tu fais, c'est que ça ne va pas. Et on s'en est rendu compte durant tout le cheminement de recherche et développement produit, mais surtout après On a beaucoup itéré sur nos messages marketing. Au début, on avait mis « pastilles d'hydratation » . En fait, on ne comprenait pas « pastilles d'hydratation » . Ça faisait beaucoup référence aux pastilles de réhydratation qui ont un message qui est un peu similaire. On cherchait sur « pastilles pour aromatiser l'eau » , mais ce n'était pas très sexy. Et ensuite, on s'est dit « mais quel est notre produit final ? » C'est une eau aromatisée. Et quelle est la forme de cette eau aromatisée initialement ? Avant qu'elle soit transformée grâce à l'eau, c'est une pastille.
- Speaker #1
Une pastille, oui.
- Speaker #2
Donc, on est arrivé à eau aromatisée en pastille.
- Speaker #1
C'est QFD, tout simplement.
- Speaker #2
Et c'est la logique café soluble ou café en poudre, tu vois. Dans notre cheminement marketing, on s'est dit, ben, café en poudre, c'est quand même assez parlant.
- Speaker #1
Et vous aviez ciblé une catégorie en particulier ou pas, quand vous avez lancé ce produit ?
- Speaker #2
De persona ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Alors, pas directement. C'est-à-dire qu'on a laissé le marché s'emparer du produit à partir d'un message clé. Plaisir, santé dans une pastille. Et en fait, c'est plutôt naturellement. Alors évidemment, tu fais toujours ta segmentation marketing, tes personas, etc. Mais c'est naturellement que nos acheteurs nous ont fait découvrir notre réel persona client. Typiquement. Si je la joue un peu provoque, quand tu fais un produit qui est plus axé santé, mais qui n'est pas un indispensable pathologique, qui est axé au bien-être, tu ne t'adresses pas à des étudiants de 25 ans qui sont plus focus à...
- Speaker #1
Boire de la bière ou autre chose, non ? Voilà,
- Speaker #2
à une notion plaisir différente. Et donc, en fait, c'est un peu plus naturellement qu'on s'est rendu compte que nos consommateurs et nos consommatrices avaient une appétence sur cet aspect bien-être, avaient une appétence sur la compréhension de la fonctionnalité santé que pouvaient apporter nos vitamines, souhaitaient adresser un problème de leur quotidien identifié et que la notion plaisir, elle est hyper importante pour le réachat. Elle est hyper importante dans la consommation du produit. Mais ce pourquoi les consommateurs nous achètent, C'est plus parce qu'on a une alternative sans sucre, parce qu'on a très peu de calories et que du coup, il y a des personnes qui veulent le consommer pour limiter les boissons qui peuvent te faire grossir. C'est parce qu'on a des gens qui consomment des vitamines B et C sur cette gamme-là au quotidien. Et c'est en ça que tu vois la vision de marque, elle s'est construite autour de la partie fonctionnelle du produit en parallèle de la partie gustative.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Et donc, tu vois, ça en vient, si je te donne un peu en avant-première, avec la vision de marque à très court terme. On sort là, en mai, une nouvelle gamme qui va venir chercher une autre fonctionnalité santé, donc sur un axe plus beauté,
- Speaker #1
par exemple.
- Speaker #2
Et donc, ça va être une gamme collagène. On travaille avec un collagène végétarien, un nouvel actif breveté qui est extrait de la membrane de coquilles d'œufs. Et donc, la logique, ça va toujours être... Une pastille pour une eau. plaisir, donc une eau aromatisée, mais qui apporte une fonctionnalité santé. Et à terme, la vision de la marque, ça va être de pouvoir adresser différents besoins, différentes fonctionnalités à travers cette innovation produit.
- Speaker #1
Et tu as réussi à garder ce plaisir justement avec une pastille, avec une fonction comme celle-là sur le collagène. Ça n'a pas techniquement perturbé le produit.
- Speaker #2
Alors, si on était parti sur un collagène traditionnel marin ou bovin, qui souvent a un goût très prononcé, ça ne l'aurait pas fait. Il y a des actifs santé qui sont très « goûtus » . Je pense notamment au magnésium, par exemple.
- Speaker #1
Tu prends l'eau épargne, par exemple. Tu sens bien qu'il y a du magnésium dedans.
- Speaker #2
Voilà. Et nous, en fait, on est vraiment quand même, comme le cœur de la marque, c'est de faire un produit qui a un bon goût. On est quand même dans cette logique d'essayer de trouver des actifs soit innovants, comme ce nouveau type de collagène, soit des actifs existants. qui ne vont pas entacher l'aspect gustatif du produit.
- Speaker #1
D'accord. Et principalement, tu es distribué en pharmacie, c'est ce que tu me disais.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
J'imagine que ça s'est fait, c'était un choix assez évident par rapport à ton produit. Comment ça s'est passé ?
- Speaker #2
C'était un choix assez naturel, parce que comme on est sur une innovation d'usage, Avec le marché pharma et assez habitué à ce type de forme, on s'est dit qu'il y avait quand même une vraie valeur ajoutée à aller chercher un marché où l'éducation produit allait pouvoir se faire par le professionnel de santé. C'est un gage de qualité aussi. On a des produits où à chaque fois l'actif santé est travaillé avec médecins pharmaciens et avec un laboratoire expert. Par exemple, sur la gamme vraiment pour le quotidien, c'est les vitamines B et C, il y en a 7. Elles sont dosées à l'apport journalier sur les recommandations de l'OMS. Et cette partie-là, du coup, elle nous donne une allégation complément alimentaire. Même si ce n'est pas ce vers quoi on a envie de marketer à fond le produit, tu le vois bien avec le sachet, on est sur un côté assez coloré, assez fun, assez sympa. On s'est dit, il y a quand même un truc à prendre. Donc pharmacie, ça a été assez naturel. On s'est dit, ça va créer de l'éducation d'usage, une notoriété autour de la qualité du produit. Et on est déjà dans plus de 500 pharmacies, donc c'est quand même une belle réussite pour démarrer en France. Ensuite, on distribue sur Internet. Alors pas du tout pour concurrencer la pharmacie, mais plutôt dans une éducation d'usage. C'est plus facile de capter ton consommateur via les réseaux sociaux. On touche des milliers de personnes sur les réseaux sociaux chaque mois. On a un Instagram qui grossit avec une belle communauté. C'est logique de vendre sur Internet. On est sur un produit qui est léger. On est capable de distribuer en 48-72 heures. C'est aussi un avantage produit sur la forme. Et après, particularité de notre entreprise, on veut vraiment être connecté avec le terrain. Il y a plus de 300 formulations autour du produit depuis qu'il est sorti. Donc, on itère sur notre aromatique et sur sa formulation dans son ensemble. Et donc, ça, on le fait par énormément de testing produit. Quand tu vends une boisson, alors je vais dire une phrase bateau. En fait, le meilleur marketing, c'est de faire goûter ta boisson.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #2
Et le meilleur retour pour améliorer tes messages marketing, c'est tes clients et même tes consommateurs en testing.
- Speaker #1
Donc les bars à eau, j'imagine. Exactement.
- Speaker #2
Du coup, on fait toutes les fois international. On est quasiment les seuls à avoir cette qualité produit-là, à avoir cette logique DNVB, entreprise digitale sexy, à être sur des foires où on est au milieu de halls. soit village création française, soit vraiment innovation fourre-tout avec des bijoux, etc. Mais où on veut vraiment ancrer cette connexion au terrain. Et on fait cette année, tu vois, 170 000 dégustations, je crois.
- Speaker #1
C'est énorme ! Ça en fait des gourdes Elixir !
- Speaker #2
On est en jarre vraiment barre à eau globale, mais du coup, on vend les gourdes, on vend des sachets. Et en plus d'être notre marketing opérationnel... On fait de la vente. C'est vraiment devenu un pilier de la boîte.
- Speaker #1
Tu le vends en direct lors de ses paraos, notamment.
- Speaker #2
On a une personne sur deux. Tu as pu goûter le produit. Une personne sur deux qui goûte le produit. Et quand il a les messages marketing qu'on donne et un discours foire, qu'il achète directement.
- Speaker #1
Ok, c'est un beau taux de conversion.
- Speaker #2
Oui, du coup, on a un bon goût. Oui,
- Speaker #1
mais je ne te dirais pas le contraire. C'est très bon. Et du coup, j'imagine que cette utilité, couplée avec cette qualité que tu mets dans le verre et ces arguments marketing, ça te donne aussi ton argument rétention. Est-ce que les gens y recommandent régulièrement ? Est-ce que tu le vois, ça ?
- Speaker #2
Oui, carrément. Sur le site, on le voit, on a 50% de notre volume. en termes de chiffre d'affaires, qui est du client récurrent. Donc c'est hyper valorisant de voir que ton innovation, elle reste dans le temps alors qu'on fait de la croissance. Enfin, je précise parce que certains e-commerçants pourraient titiller, mais alors qu'on fait pas mal de croissance chaque mois sur le site. Donc ça veut dire que la part, elle diminue pas en rétention alors que notre volume augmente. Donc ça, c'est hyper valorisant. Dans les pharmacies, pareil. On a du réachat, on a des points de vente qui jouent vachement le jeu sur la mise en valeur du produit. Et puis surtout, on a énormément de clients qui, sur nos opérations barre à eau, que ce soit en foire, en salon ou même, tu vois, on accompagne aussi des gens dans leur bien-être, dans des courses, des salles de sport, des entreprises, etc. qui nous disent « Ah, je vous avais découvert là, j'ai racheté, etc. »
- Speaker #1
Tu envies même, j'imagine, à remplacer certains produits comme les eaux électro... Comment on appelle ça déjà ? Électrolytes. Électrolytes, c'est ça un petit peu ?
- Speaker #2
En fait, parfois, il y a une mauvaise compréhension du consommateur. Nous, on n'est pas du tout à détruire les électrolytes. C'est un usage qui existe depuis la nuit des temps, qui est différent. Ce qui est vrai, c'est qu'il y a une mauvaise compréhension des consommateurs. Donc, on essaye de quand même réaxer sur le fait que l'hydratation, c'est boire un litre cinq d'eau par jour. Ce n'est pas boire des verres de sel. Les électrolytes, c'est très bien pour une réhydratation. Ça participe à pas mal de choses d'un point de vue pathologique. Ça peut aider dans certaines circonstances, notamment le sport ou autre. Nous, on n'est pas un produit performance, on est vraiment un produit du quotidien.
- Speaker #1
Ok. Et je vois que tu as vachement travaillé ton branding sur ces pastilles. Ça doit faire le taf, non ? Derrière, quand tu as envie d'être distribué, est-ce que ça a un impact ? Est-ce que tu le vois aujourd'hui ?
- Speaker #2
Oui, c'est hyper important, que ce soit le branding, le marketing ou la communication. Depuis les débuts avec mon associé Guillaume, on est des ayatollahs de ces sujets-là. On essaye de toujours chercher plus et faire mieux. Et en fait, au début, quand tu es une petite marque ou que tu n'en fais pas... Tu ne te rends pas forcément compte des impacts que ça peut avoir sur ton entreprise. Et après coup, en fait, ça a un réel impact. Nous, tu vois, ça fait un an et demi qu'on a cette excellence de marketing sur tous les canaux. On essaye de pousser le digital à fond. On essaye de communiquer, d'incarner la marque sur LinkedIn. On essaye de faire du mailing et avoir un bon CRM en rétention client. On essaye de travailler... Alors nous, notre prise de lead, elle ne se fait pas tant sur le digital, elle se fait plus sur les salons directement avec la dégustation de masse. Tout le monde ne peut pas le faire, mais on a un produit qui s'y prête. Et en fait, tout ça, ça participe à une compréhension de l'usage, ça participe à une bonne rétention, parce que si tu as un bon branding, les gens y restent. Et surtout, ça participe à une idée que la marque est une marque notable qui a une valeur ajoutée dans le marché. Et donc, ça nous permet aussi d'adresser des plus gros distributeurs, ça nous permet Aussi, d'adresser des plus gros points de vente. Tu vois, on a des pharmacies qui nous... Hier, j'étais à Carré-Sénard, qui est une des plus grosses pharmacies en région parisienne. Le titulaire, il voit la valeur ajoutée produit. Il comprend. Alors, il le comprenait avant, mais je n'avais pas forcément l'accès, la part de voix que je peux avoir aujourd'hui grâce au Brandy.
- Speaker #1
D'accord. Du coup, tu envisages de t'étendre un petit peu au-delà des pharmacies Parapharmacie, autre, par exemple ?
- Speaker #2
Alors aujourd'hui, il y a quand même une grosse part de marché à prendre. On reste petit, on ne va pas se le cacher. Alors on a vendu un million de pastilles l'année dernière, c'est quand même un gros chiffre à année 2.
- Speaker #1
Oui, complètement.
- Speaker #2
On en est super content. Maintenant, c'est que le début. Et si tu prends les tailles de marché, on est rigiqui par rapport à la taille de marché pharma, on est rigiqui par rapport à ce qu'on pourrait prendre en digital. On a un produit qui est de grande consommation, mais sur lequel déjà sur ces marchés-là, on a encore pas mal de choses à faire. On envisage de s'étendre en distribution internationale quand même. Déjà en Europe où on a des demandes, on a des demandes en Suisse, en Belgique. Mais surtout, on a signé un gros distributeur sur l'île de la Réunion et on a des demandes sur les Dom-Tom. en Guadeloupe-Martinique. Donc, c'est des sujets sur lesquels on aimerait déjà tester, faire comprendre, mettre une excellence terrain. On n'a pas envie de tout faire, tu vois.
- Speaker #1
Non, bien sûr, bien sûr.
- Speaker #2
Et dilapider nos efforts en sachant qu'on reste une petite marque.
- Speaker #1
Mais du coup, quand je vois ça, ça doit effectivement… Tout ce travail marketing que tu as fait en amont doit vraiment t'aider, justement, pour aller chercher au niveau communication, pour négocier. Tu me disais, les gens nous voient peut-être cent fois… plus gros que ce qu'on est réellement et ça grâce à cet effort que tu as mis dans ton branding par exemple dans mon branding,
- Speaker #2
dans mon marketing et dans mes outils marketing aussi il y a plein de choses en fait hyper simples que tu peux mettre en place de manière peu coûteuse et intéressante dans ton marketing et qui donne une forte valeur ajoutée typiquement l'aspect communautaire il est hyper important le fait de communiquer sur ton aventure c'est hyper important Moi, sur LinkedIn, j'essaye. Alors, je ne le fais pas encore hyper bien, mais j'essaye de communiquer régulièrement.
- Speaker #1
Ça marche très bien quand même.
- Speaker #2
Ça marche très bien, mais je devrais le faire beaucoup plus. Il y a des gens qui communiquent toutes les semaines. On essaye en tout cas de communiquer sur notre aventure, sur ce qui s'y passe de manière naturelle. C'est hyper important. Et c'est ça qui embarque des gens aussi dans l'aventure. C'est ça qui fait aussi résonner la marque chez des distributeurs, etc. Et moi, j'engage. Je sais que vous bossez énormément dans le milieu de la boisson avec... avec des vignerons, avec...
- Speaker #1
Notamment, oui.
- Speaker #2
Mais aussi avec du no-low alcool. Moi, j'engage tout le monde à essayer de créer sa communauté personnelle, essayer de parler de ses problématiques. Parce qu'en fait, quand on parle de ses problématiques, que ce soit sur Instagram ou sur LinkedIn, il y a des gens qui deviennent en aide.
- Speaker #1
On en voit de plus en plus qui commencent à le faire, mais c'est encore timide. Mais oui, je suis 100% aligné avec toi là-dessus.
- Speaker #2
Et puis surtout, à organiser une compréhension de son terroir, déjà de manière locale, à travers des moments sympas, des dégustations et des choses qui font valoir la qualité première de l'entreprise qui est l'équipe et les fondateurs.
- Speaker #1
Qui ne tombent pas dans les problèmes communs que sont la loi Evin, par exemple, et qui est souvent citée pour les producteurs d'alcool. Mais du coup, au niveau de la construction de ta communauté, j'ai envie qu'on parle d'une chose. Moi, j'aimerais bien que tu me dises... justement comment ça s'est passé tu as récemment signé une collaboration je crois avec Sissi Mua sur Instagram comment ça s'est fait parce que c'est incroyable dans ta branche à toi pour
- Speaker #2
remettre un peu de contexte quand même Sissi Mua c'est une des plus grandes créatrices de contenu et qui est une figure emblématique avec son son Compagnons Tini du fitness en France. Ils accompagnent des milliers d'hommes et de femmes à travers leurs différentes activités. Et elle a quasiment 5 millions d'abonnés sur ses réseaux en cumulé, dont 1,5 million sur Instagram.
- Speaker #1
Oui, j'ai vu ça.
- Speaker #2
Voilà, et donc de manière bête et méchante, au début quand on s'est penché sur l'idée avec mon associé Guillaume, On ne souhaitait pas les avoir en investisseurs. On souhaitait juste, on essaye de s'ouvrir à découvrir des aventures, des entrepreneurs différents toutes les semaines, que ce soit dans notre secteur ou pas dans notre secteur. Et on s'est dit, première partie de notre entreprise, c'était on veut construire un produit très quali. On s'entoure d'experts sur cette partie-là. Et la deuxième partie, on a le produit qui est quali avec un super taux de rétention. On a besoin de le montrer au grand public. Il faut qu'on comprenne comment la communication, l'influence et les grandes communautés fonctionnent. Et donc, on a pris contact avec eux via LinkedIn, justement.
- Speaker #1
Sur le réseau pour pouvoir justement s'étendre.
- Speaker #2
Et pas du tout dans une logique d'un besoin perso, mais plutôt dans une logique de partage. Il se trouve que la logique de partage, ils ont compris notre mission autour du bien-être. Je pense qu'il y a eu un bon fit humain aussi sur notre aventure entrepreneuriale. Ils ont vécu aussi ce qu'on a vécu plus jeune, de démarrer de zéro, faire des erreurs, etc. On s'est super bien entendus. On a été très touchés par leur approche. Et c'est eux, naturellement, après avoir goûté le produit, après plusieurs rencontres, qui nous ont dit « Mais les gars, en vrai, on peut joindre nos forces. » Sissi Mua et Tini ont une communauté énorme. Il y a peut-être un truc à faire. On s'adresse à des gens qui sont sensibles au bien-être. Et donc, naturellement, ils ont investi dans notre marque en septembre dernier lors d'un petit bridge financier parce qu'on prépare notre levée de fonds cette année. Première grosse levée de fonds avec des institutions institutionnelles. Et donc, on va lancer un plan de communication. Ils nous aident à la fois d'un point de vue dans l'ombre, sur le marketing et la communication, parce que c'est quand même des pontes de toutes ces parties-là. Et ils vont nous aider aussi avec leur communauté.
- Speaker #1
Ok. Donc, ils vont mettre en avant, par exemple, vos produits sur...
- Speaker #0
auprès de leur communauté sur Instagram on prépare avec Sissi Mua et Tini des vidéos ensemble la potentielle sortie d'un coffret avec une cup Sissi pour sa communauté en édition limitée c'est quand même assez cool de se dire j'ai 25 ans mon associé en a 27 et on est déjà à parler tu vas apprendre beaucoup plus rapidement en plus
- Speaker #1
Grâce à ça, j'imagine, si tu vas faire x10 en termes d'apprentissage, ça va être exponentiel de te faire aider par des personnes qui déjà ont une communauté et qui ont vécu tout ça en amont.
- Speaker #0
De toute façon, c'est bateau, mais c'est la clé en entrepreneuriat. Bien s'entourer.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et ça ne vient pas de nulle part. Ça vient du fait qu'il faut avoir du culot, toquer aux portes, ne pas se mettre de limites. Nous, quand on a un sujet, on regarde quels sont les experts du sujet. On toque à dix portes. On en a toujours une qui s'ouvre. Parce que finalement, les gens sont contents de conseiller, ils sont contents de t'aider, quel que soit leur poste.
- Speaker #1
Et encore plus quand c'est un produit dans lequel ils croient et que tu les as touchés par ce que tu fais et aussi par qui tu es. En tout cas, super retour d'expérience. J'ai envie de te demander, aujourd'hui, avec ce que tu as vécu, Quel a été ton plus grand ? défis avec Elixir ? Vraiment, est-ce qu'il y a quelque chose qui te vient à l'esprit ? Quel a été peut-être le plus grand défi pour ton entreprise depuis que tu as commencé ?
- Speaker #0
Il y en a plusieurs. Il n'y en a pas qu'un parce qu'il y en a tous les jours des défis. Mais ça a été, je pense, l'aspect marketing autour de la compréhension du produit, construire une vision. Ça, ça a été quand même un gros, gros défi. C'est assez important. Il y a l'aspect innovation produit ou ouvre. On ne s'est quand même pas facilité la tâche. On a voulu faire une innovation de forme, être les meilleurs en goût, travailler avec des experts en aromatique. Le tout en faisant une réunion avec un marché qui est plus pharma-fonctionnel. Donc on était un peu des ovnis au début. L'industrialisation du produit n'a pas été une mince affaire.
- Speaker #1
J'imagine.
- Speaker #0
D'autant plus qu'il y a beaucoup de produits et beaucoup d'entrepreneurs qui veulent faire des innovations fortes. Mais ça demande des moyens, ça demande du temps humain, ça demande une vraie logique de recherche et développement. Mais surtout, ça demande une logique aussi grand public et industriel qui est un peu plus imposante et un peu plus importante. Faire un produit dans sa cuisine hyper innovant, c'est souvent très bien et on le voit dans nos tests. Mais par contre, après l'industrialiser, c'est une autre affaire.
- Speaker #1
D'accord. Écoute, merci pour ce retour. et en France aussi. En tout cas, merci pour ce retour d'expérience Aloïs. L'émission touche à sa fin et on va terminer par une question que je pose à tout le monde. Tout simplement, quel a été avec ton parcours ta plus grande erreur et quel conseil tu donnerais au Aloïs de ses débuts par rapport à ça ?
- Speaker #0
C'est une bonne question. Elle n'est pas si facile que ça.
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
elle n'est pas facile. Je pense que notre plus grande erreur, ça a été de... En fait, c'est notre plus grande erreur, mais c'est en même temps notre plus grande valeur ajoutée aujourd'hui dans notre entreprise. Notre plus grande erreur, ça a été de se tromper de marché au tout début, de se jeter tête baissée dans nos propres idées et nos propres convictions autour de notre produit. sur l'innovation, sur le marketing et de ne pas assez confronter le produit au réel. Je pense que c'est valable pour n'importe quelle boisson. C'est valable pour n'importe quel produit de grande consommation. On a pu rectifier le tir parce qu'on était assez agile, etc. Et qu'on avait mis en place tout un écosystème de partenaires. Mais en fait, La vraie valeur ajoutée d'une entreprise innovante, c'est d'être capable de tester le plus rapidement et d'itérer ensuite. Donc faites déguster si vous faites des boissons. Essayez de comprendre, pitchez au début votre produit avec le mauvais message et comprenez ce que comprend votre consommateur en face. S'il ne comprend pas, on change le message. S'il ne trouve ça pas bon, on change le goût. si la fonctionnalité que tu veux mettre en avant de ton produit, elle ressort pas bah en fait c'est que t'as pas bien géré on teste,
- Speaker #1
on teste,
- Speaker #0
on teste donc l'erreur c'est de pas avoir testé au début et d'avoir été pas assez à l'écoute du marché au tout début
- Speaker #1
Merci pour cette honnêteté et pour ton partage d'expérience en tout cas sur cette nouvelle émission comme tu le sais c'est une émission qu'on a créée pour donner la parole aux entrepreneurs et créateurs de l'univers des boissons qui ont à coeur de réinventer l'industrie, de casser les codes C'est trop cool, merci en tout cas de m'avoir reçu c'était super
- Speaker #2
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