Speaker #0Bienvenue pour ce nouveau podcast 100% Réseau. Les podcasts 100% Réseau, c'est une série de podcasts pour celles et ceux qui veulent optimiser leur démarche réseau ou en savoir plus sur le networking. C'est le podcast pour mieux réseauter. Je m'appelle Emmanuelle Hugot. J'ai créé Réseau Autrement pour accompagner celles et ceux qui ont envie de progresser dans leur démarche de networking. Réseau Autrement, ce n'est pas un nouveau réseau. C'est une boîte à outils pour vous permettre de développer votre réseau et surtout de faire du réseau suivant votre style, votre profil et avec plaisir. Réseau Autrement, c'est la boîte à outils du Résauteur Averti. Cette émission s'appelle Zéro Réseau. Sérieusement, vous pensez que vous n'avez pas de réseau, vraiment ? Alors dans cette émission, je vais vous montrer que c'est pas vrai, et je vais aussi vous expliquer pourquoi on a cette impression de ne pas avoir de réseau. Mais surtout, comment on peut commencer à faire du réseau quand on pense ne pas en avoir. En fait, ce sujet, je n'ai pas de réseau, c'est un sujet qui revient très souvent dans les échanges que j'ai avec... des apprenants, des étudiants, des clients, même dans des messages que je reçois sur LinkedIn. On a cette impression frustrante que parfois on n'a pas de réseau professionnel et qu'on part de rien. Et souvent on est un peu découragé, on se sent un peu seul, voire même honteux de ça. Et en fait c'est faux, c'est une idée reçue. Et c'est souvent une idée qu'on a quand on débute ou quand on ne sait pas par où commencer. L'autre chose importante à savoir, c'est que ce n'est pas grave de ne pas avoir de réseau, de ne pas avoir l'impression de ne pas avoir de réseau. Parce que ça peut changer rapidement, sans faire forcément trop d'efforts, mais avec une certaine régularité, avoir des balises, des éléments précis, des jalons. Et donc dans cet épisode, je vais déconstruire ce mythe du zéro réseau et voir que ce n'est pas rationnel de penser ça. Et puis surtout, vous donner des clés concrètes et des exemples et des conseils pratiques. pour commencer à construire un réseau si vous pensez que vous partez de rien. Donc dire j'ai pas de réseau, en fait, ça veut dire qu'on n'a pas de contact. Souvent ça veut dire qu'on a personne qui peut vous ouvrir les portes, que ce soit des gens connus, bien placés ou influents. Mais en fait le réseau c'est pas ça. Ce ne sont pas les personnes qui vont ouvrir les portes. En tout cas c'est pas seulement ça. Votre réseau c'est toute personne avec qui vous avez déjà eu un échange professionnel, qu'il soit formel ou informel. Donc ça va inclure aussi des anciens collègues, même pour des jobs d'été ou des emplois où vous n'êtes pas resté longtemps. Ça peut être des campagnes de promotion quand vous étiez étudiant, ça peut être vos anciens professeurs, ça peut être des voisins, des membres de votre famille, des gens que vous suivez sur LinkedIn, des personnes que vous avez rencontrées à une formation, à un événement, à un webinaire, à une conférence, dans un salon professionnel. Donc en fait, il faut savoir que votre réseau commence à partir du moment où vous avez une conversation professionnelle. ou dans un endroit professionnel. Donc en fait, ce qui vous manque, ce ne sont pas les contacts, mais cette perception claire de qui ils sont, et qu'est-ce que vous pouvez faire avec eux. Et souvent, c'est plus une question d'organisation que de contacts. Parce qu'on a tous du réseau, même si on ne le sait pas. Parce que le réseau, c'est partout. Et c'est bien un peu ça le problème. C'est qu'avoir du réseau et avoir des contacts, c'est pas tout à fait la même chose. Avoir plein de relations sur LinkedIn, ça ne signifie pas que vous avez un bon réseau. De toute façon, un bon réseau, un réseau de qualité, c'est un réseau qui est un flux avec des entrées et des sorties. C'est un réseau qui est vivant. C'est des contacts que l'on peut solliciter ou mettre en action à tout moment. Mais encore, faut-il savoir le faire. Et comme le dit souvent... Isabelle Stepper que vous pouvez retrouver sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme Lady Réseau. Le réseau, c'est tout sauf de l'impro. Alors ok, vous avez du réseau, vous comprenez que vous avez des contacts et du réseau, mais ça ne vous éclaire pas plus sur cette impression que vous avez de ne pas avoir de réseau. En fait, ça va dépendre de certains contextes spécifiques de votre vie professionnelle. Quand on est étudiant ou jeune diplômé, on se dit je ne connais personne dans ce secteur d'activité ou dans ce métier que je veux faire. Donc j'ai jamais travaillé dans ce secteur ou dans ce métier, donc j'ai pas de contact professionnel. En fait, c'est pas vrai. Vous avez des personnes qui peuvent vous aider, vous avez des profs, des intervenants extérieurs, vos camarades étudiants qui font aussi des stages. Toutes ces personnes peuvent vous recommander, vous connecter ou juste vous donner des informations. des informations. Et obtenir de l'information, c'est déjà commencer à faire du réseau. Un autre moment où on a l'impression qu'on n'a pas de réseau, c'est quand on est en reconversion. Vous avez changé de domaine d'activité, et donc vous vous dites « Mes anciens contacts, ils ne me servent à rien, parce qu'ils ne sont pas dans ma nouvelle branche ou dans ma nouvelle activité. » Mais pourtant, vous ne savez pas, peut-être que votre collègue, sa femme travaille dans le secteur d'activité, ou il y a un ami d'ami qui travaille aussi ou qui a essayé de se lancer dans cette activité. Un ancien client aussi peut être passé par une reconversion. Donc en fait, si vous informez votre ancien réseau de votre nouveau projet, de votre conversion, vous serez surpris, il y a plein de relais qui vous sont aujourd'hui invisibles et qui vont s'activer. Autre moment où on a l'impression d'être pénalisé par rapport à ses contacts, à son réseau, et c'est hyper courant et c'est hyper évident, c'est quand on change de région ou de pays, quand on est expatrié. Alors évidemment, il y a tous les clubs et les associations d'expatriés qui vous permettent de vite rattraper ce... retard de réseau si on peut dire, mais parfois quand vous changez juste de région ou de ville c'est moins évident. Et donc on a l'impression d'être isolé et c'est tout à fait compréhensible. Mais en fait il faut penser que quand vous changez de région, vous le faites aussi parce que peut-être il y a une opportunité de recréer un nouveau réseau, en allant chercher des relations plus pertinentes pour vous. Donc il faut bien penser que votre réseau va se construire avec votre vie professionnelle et avec justement tous ces aléas. Un changement de job, une reconversion, un changement de région. Et donc, il faut bien se rappeler, il y a une citation que j'aime bien, qui a été sûrement reprise, mais je ne sais pas s'il en est à l'origine, par un des fondateurs de LinkedIn qui s'appelle Ray Hoffman, qui dit « Un réseau, ça se construit avant d'en avoir besoin. » Donc, avant votre conversion, commencez à regarder les personnes qui peuvent vous aider. Avant de changer de région, regardez quels sont les contacts qui connaissent cette région ou ce nouveau pays. Le réseautage, c'est une activité qui n'est pas... ponctuel, c'est pas à un moment, paf, on active son réseau pour répondre à un problème, à une évolution professionnelle. En fait, c'est un processus dynamique qui va s'inscrire dans la durée. Il ne faut pas attendre un élément déclencheur, il faut mettre en place des actions de networking de manière régulière. Et ce n'est jamais trop tôt, ni trop tard, mais il faut en faire régulièrement. Quand on est étudiant ou jeune diplômé, réseauter pendant qu'on fait ses études, même avant de se mettre sur le marché du travail, ça peut être décisif. Ça permet d'ouvrir des portes, ça permet de découvrir des secteurs d'activité, peut-être de changer d'orientation si on s'est trompé. Des plateformes comme LinkedIn, ça va vous aider aussi à recevoir des informations, à voir ce qui se passe, à voir comment se positionnent les autres personnes qui font le même métier que vous, quelles compétences ils ont, quelles compétences nouvelles ils ont, etc. Et souvent, on attend de faire du réseau quand on se retrouve en crise, parce qu'on doit trouver un job rapidement, parce qu'on doit suivre son conjoint et donc changer de région alors que ce n'était pas forcément son choix. Et donc souvent ça va générer du stress et donc du coup on sera moins efficace. Pensez toujours que la force de votre réseau, votre réseau il va vous soutenir, c'est sa force. Il va vous ouvrir des portes des fois même avant que vous en ayez besoin. N'hésitez pas à anticiper et à comprendre quels sont les moments clés pour débuter dans le réseautage et à quel moment vous pourrez en avoir besoin. Donc je vous refais une petite liste. Donc les moments vraiment clés où on a plus besoin de son réseau, c'est quand on commence, les premières années d'études. Quand on rentre sur le marché du travail, on change de poste ou de secteur d'activité, quand on est à la recherche active d'un emploi, quand on crée son activité professionnelle ou qu'on lance un projet entrepreneurial, et quand on est en période de transition professionnelle, quelle qu'elle soit, après un congé parental ou sabbatique, après un retour de burn-out par exemple aussi. Donc en fait, ces périodes, elles sont plus naturelles au changement, puisque vous choisissez de changer. et donc Vous pouvez vous appuyer sur votre réseau et solidifier votre réseau professionnel. Alors souvent, on va se dire, ok, très bien, je n'ai pas de réseau, je comprends l'impression de ne pas avoir de réseau, c'est parce que je ne regarde pas au bon endroit. Mais en fait, même si on a l'impression d'avoir très peu de contacts dans son carnet d'adresses, en se disant, ben non, moi j'ai 5 contacts, j'ai 10 contacts, tout le monde a commencé avec un seul contact, et on va voir que le carnet d'adresses, il peut s'étoffer très rapidement, ce qui est un principe simple et majeur en relations sociales, et c'est encore plus vrai dans le networking. c'est que le monde est petit. Même avec 8 milliards d'habitants sur la planète, le monde est petit. Pourquoi on pense ça ? On pense ça parce que vous rencontrez par hasard quelqu'un que vous connaissez dans un lieu complètement imprévu. Vous allez dire, tiens c'est étonnant, alors on va se dire, ah bah tiens le monde est petit. Vous allez retrouver quelqu'un que vous n'avez pas vu depuis longtemps ou à qui vous avez pensé la semaine dernière et paf, vous le croisez à un événement. On pense aussi que le monde est petit parce qu'on a l'impression de croiser toujours les mêmes personnes. Donc là c'est plus dans un côté un peu plus négatif, on a l'impression qu'on tourne un peu en rond dans son réseau. Donc c'est une phrase qui relate une expérience familière, des fois magique, d'interconnexion dans le monde entier avec toutes les personnes qui habitent la planète. Donc en fait... En fait, cette expression est paraissante, cette sensation est paraissante. Ça vient du développement des communications au XIXe siècle, où avec le développement des transports, des modes de communication, lors des différentes révolutions industrielles, on a l'impression que tout était accessible. Donc on pouvait aller au bout du monde et croiser des personnes ou échanger avec des personnes. Donc c'était aussi la période des voyages, des expéditions, où chaque point de la planète était accessible et donc on pouvait rencontrer tout le monde. Pour autant, depuis le XIXe siècle, la population a un peu augmenté. Et en fait, ce qui est important, ce n'est pas tant la possibilité ou le nombre de personnes ou de contacts potentiels qu'on va avoir, mais c'est surtout le phénomène d'interconnexion. Et ça, il y a plusieurs sociologues qui ont travaillé là-dessus. Et c'est comment on va entrer en connexion avec les individus. Et là, en fait, il y a eu plein de recherches académiques, mathématiques, notamment par Stanley Milgram, et sur cette théorie. qui a été portée par différents sociologues aussi sur les 6 degrés de séparation ou 6 poignées de main. Ça montrait, et il y a eu plusieurs expériences qui ont montré que, en fait, il y avait une chaîne de seulement 6 relations en moyenne entre deux individus choisis au hasard. Alors, Milgram, il a fait des expériences aux Etats-Unis, mais ça a été fait à différents niveaux. Et alors, on peut discuter des résultats de ces expériences, mais en tout cas, ce que ça révèle, c'est qu'aujourd'hui, la distance entre deux personnes, elle n'est pas si éloignée que ça. Donc construire son réseau, ce n'est pas forcément gravir un Everest à chaque fois. Il y a plein de petites étapes qui font que ça peut se faire assez facilement. C'est ce qu'on va retrouver dans des théories du Small World Phenomenon de Milgram, mais aussi dans les réseaux des petits mondes. En fait, c'est des modèles mathématiques qui montrent vraiment qu'il y a des interactions réelles dans les réseaux sociaux, qu'ils soient physiques ou virtuels. Cette théorie des six poignées de main, des six degrés de séparation, elle a été encore aussi, elle a évolué. Parce que ça, ça a été fait dans les années 70, 1970. Mais aujourd'hui, avec les réseaux sociaux, c'est même plus 6, ça serait plutôt entre 3 et 4. Donc vous voyez, ça s'est encore raccourci. Est-ce que ce petit monde est aussi petit pour tout le monde ? Parce qu'en théorie, donc on a compris, tout le monde est accessible assez facilement avec très peu d'interconnexion. Mais en fait, ça dépend. Ça va dépendre quand même de certains critères culturels, économiques, géographiques, technologiques, qui vont quand même faire varier ces degrés de séparation. Tout le monde n'a pas 3 degrés de séparation avec tout le monde. Et puis il y a des personnes qui sont plus interconnectées que d'autres, il y a des communautés qui sont plus fermées que d'autres. C'est un potentiel, c'est une possibilité, mais ce n'est pas toujours une réalité de chacun. Voilà, on n'est pas loin les uns des autres. Ça ne veut pas dire qu'on est en contact avec tout le monde et que ça va être l'enjeu de comment je crée cette connexion. Parfois, juste en trouvant... Un bon connecteur, un super connecteur, une bonne personne, une connexion qui vous semblait loin, éloignée, compliquée, difficile, ça va être beaucoup plus simple à mettre en place. Vous voulez faire un stage au Canada, vous ne connaissez personne au Canada, peut-être en parler à une personne qui va vous dire « Ah bah attends, moi je connais quelqu'un, ça c'est un super connecteur, je vais te mettre en relation. » Donc il ne faut pas hésiter de parler, de dire c'est quoi vos besoins, vos attentes, et souvent ça va venir tout seul. Et on a l'impression que c'est une surprise, ou que c'est une opportunité, ou qu'on a eu de la chance. En fait, ce n'est pas ça. Ce monde qui est petit, ce n'est pas juste une expression de surprise. On va l'observer dans plein de cas. J'ai plein d'exemples, personnels, mais aussi d'autres personnes qui m'ont raconté. Ils ont trouvé les bonnes connexions au bon moment. Il faut juste se rappeler que construire son réseau, ce n'est pas si difficile et on n'est pas loin les uns des autres. Il y a même un poème qui a été écrit là-dessus par Maurice Carême. Que le monde est petit. Pour traverser le ciel, je n'ai pas besoin d'elle. Pour aller sur la mer, pas besoin de steamer. Quand je chausse mon rêve, que les routes sont brèves, que le monde est petit, ce n'est pas moi qui parle, mais bien une fourmi, traînant un brin de paille aux abords de son nid. Voilà, il vous reste juste de commencer votre travail de fourmi. Traînez votre branle paille aux abords de votre nid et vous verrez que le monde est petit. A vous de commencer. Maintenant vous savez, vous avez du réseau. Dites-vous, j'ai du réseau, tu as du réseau, il, elle a du réseau, nous avons du réseau. Vous avez du réseau, j'en suis sûre. On peut avoir aussi un réseau qui n'est pas assez diversifié et qui ne correspond pas à nos objectifs de réseautage. Mais ce n'est pas parce que vous n'avez pas les bons contacts, le bon réseau, que vous n'avez pas de réseau. Commencez par prendre conscience, qu'est-ce qu'il y a dans votre réseau ? Quels sont les éléments importants ? Est-ce qu'il est adapté ? Comment améliorer vos contacts et votre réseau pour avoir un réseau de qualité ? C'est là qu'il est l'enjeu, ce n'est pas sur le fait d'avoir ou pas avoir de réseau. C'est très très simple de se poser cette question, de se dire j'ai pas de réseau. En fait c'est j'ai pas le bon réseau, comment faire pour avoir un bon réseau ? C'est ce que nous allons voir dans la dernière partie, pour savoir comment on fait du réseau quand on pense qu'on n'en a pas. Vous avez compris que vous avez du réseau, mais ça reste quand même un peu abstrait. D'ailleurs oui, j'ai peut-être du réseau, mais j'ai que 5 contacts sur mon LinkedIn. Comment faire concrètement quand on débute et qu'en effet votre carnet d'adresse est un peu mince et vos contacts pas super actifs ? Il y a une lecture qui est assez classique, c'est Comment se faire des amis de Dale Carnegie. C'est un grand classique du développement personnel de relations humaines, c'est un vieux livre, il date de 1936. Mais il y a toujours des très très bons conseils dedans. L'idée c'est pas de manipuler les autres et d'avoir plein plein d'amis, d'être très populaire, c'est comprendre comment écouter et influencer positivement les gens et comment échanger et créer du lien avec eux. qui vous donne plein plein plein de conseils que je ne vais pas forcément développer dans cette émission En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il y a des basiques qu'on reprend aussi dans le networking. C'est que le sourire, c'est un super brise-glace, qu'il faut s'intéresser aux autres avant de parler de soi. Il faut poser des questions et les écouter. Essayez de vous rappeler du nom d'une personne. Ça montrera que quand vous la revoyez la fois d'après, que vous avez eu de l'intérêt pour la rencontre, pour la première rencontre. Essayez de comprendre les autres, s'ils ont un problème, une attente. Essayez de leur apporter une solution. Montrez que vous êtes une ressource, contributeur. Restez positif et surtout... authentique et faites les choses sincères. Donc ça, ça fait partie des conseils qu'il peut donner, mais surtout il va vous expliquer que le succès relationnel, parce qu'en fait c'est ça, comment se faire des amis, mais aussi comment créer du réseau, le succès relationnel va reposer sur trois piliers, l'écoute sincère, l'empathie et la reconnaissance. Et c'est en exerçant une influence positive, et quel que soit le contexte, qu'il soit personnel, professionnel, social, cette influence positive va permettre de développer Merci. de la confiance et d'améliorer la communication. Et on ne peut pas créer des liens sans confiance, on ne peut pas faire du réseau sans créer des liens. Il faut avoir une certaine attitude, il faut avoir de la curiosité, et envie de connaître les autres, et vous verrez, assez facilement, vous deviendrez un bon réseauteur. Donc ok, c'est une question de posture, d'attitude, de personnalité, ce n'est pas toujours évident quand on est timide, mais il y a plein de façons de le faire. En tout cas, si on veut être concret, pour commencer à créer son réseau, il faut déjà regarder ce qu'on a. Vous avez du réseau, faites l'inventaire. Regardez dans votre téléphone, regardez dans votre LinkedIn, regardez peut-être sur des sites d'étudiants, d'alumni, il y a sûrement des contacts qui sont intéressants pour vous. Après vous vous organisez comme vous voulez, vous mettez ça dans un carnet, vous mettez ça sur un fichier Excel, sur un outil de gestion de contact, genre Notion ou autre, vous faites comme vous voulez, c'est votre outil, c'est vous qui choisissez l'outil qui vous convient. Commencez à lister les personnes avec qui vous avez travaillé, avec qui vous avez étudié, que vous avez croisé, rencontré. Peut-être vous avez au fond d'un tiroir des cartes de visite qui traînent. Regardez les personnes que vous avez croisées en formation, dans vos amis, les amis de vos amis aussi, les personnes croisées lors d'un événement. Allez voir les amis de vos amis sur LinkedIn. En fait, il y a plein de manières de se dire, ah bah oui en fait, cette personne je la connais, ah ça fait longtemps que je ne l'ai pas vue. Il faut commencer par ouvrir les yeux sur ce que vous avez déjà. Et déjà vous verrez que vous allez trouver des pépites dans votre réseau. Ensuite, il ne suffit pas de faire l'inventaire, il faut prendre contact. Alors, ne contactez pas tout le monde, ça ne sert à rien. Choisissez par exemple 5 personnes, pas plus, juste 5. Et vous l'écrivez un message simple. pas de vous demander rien, vous demandez juste une demande de contact ou de vous reconnecter ou de reprendre contact autour d'un café si c'est quelqu'un que vous n'avez pas vu depuis longtemps. Vous pouvez aussi demander un conseil ou juste échanger. Donc par exemple, vous venez de vous reconvertir, vous dites tiens je me reconvertis dans ce domaine, j'ai vu que vous travaillez aussi ou que tu travailles aussi dans ce domaine, est-ce que tu aurais 15 minutes pour échanger ? Ça peut être aussi un type de message, tiens on était en formation ensemble il y a deux ans, Je cherche des infos sur ce secteur, est-ce qu'on pourrait échanger à un moment ? En fait, il faut penser que la création de lien, que le networking, ça commence par une conversation et par un échange, et pas par une transaction. Ne demandez rien, prenez contact avec 5 personnes pour réactiver le lien. Regardez aussi sur votre LinkedIn, puisque c'est votre vitrine professionnelle, c'est clair. Votre photo est claire, est-ce que vous êtes souriant, est-ce que les gens comprennent ce que vous faites, ou si vous êtes en transition de projet. que vous êtes en transition, mettez à jour votre petit résumé, ajoutez les gens que vous connaissez, allez voir les amis d'amis. En fait, chaque demande de contact doit vous permettre de planifier la suite. Autre moyen concret d'augmenter son carnet d'adresse, c'est évidemment de participer à des événements, en ligne ou en présentiel. Participez à des salons, des conférences, des after-work. Pas à tout, mais essayez de faire un ou deux événements de temps en temps et d'avoir des vraies conversations dans ces événements. Si vous avez juste écouté une conférence et que vous partez à la fin de la conférence, ça ne servira à rien. Il y a une règle de Il y a un mot qui dit qu'il vaut mieux avoir deux relations solides que 20 cartes de visite récupérées ou distribuées. Surtout quand elles sont mal distribuées. On ne donne pas une carte de visite. On la propose ou on la demande. Une carte de visite, ce n'est pas un flyer commercial. Vos coordonnées, ça a de la valeur. Donc on ne donne pas ses coordonnées à n'importe qui et dans tous les sens. Et on donne sa carte de visite quand il y a déjà eu un échange. Ce n'est pas le démarrage de l'échange. C'est plutôt la conclusion de l'échange pour dire tiens, je vous donne les coordonnées, on continue la prochaine étape à discuter, à se voir, etc. Autre élément important quand on fait du réseau, même si je déteste cette phrase, qui pour moi elle est complètement vide de sens si on ne la met pas en pratique, c'est-à-dire qu'il faut donner avant de recevoir. Le problème c'est pas savoir si on donne, si on reçoit, si on reçoit de la personne à qui on a donné, etc. si on est dans une relation de réciprocité, parce que quand on commence à réfléchir comme ça, on retombe dans une posture de transaction. Pour moi, le seul intérêt de cette phrase, c'est plutôt de se dire, il faut que j'envisage mes actions de networking comme un partage, comme un échange. Qu'est-ce que vous allez partager ? Une expertise, des contacts, des conseils, des besoins, des problèmes. Et qu'est-ce que votre réseau va vous apporter ? De l'expertise, des contacts, des recommandations. des conseils, des solutions. C'est ça la base d'un networking durable. C'est partager. Alors on partage quoi ? Une info utile, un contact, une opportunité intéressante. Même si vous ébutez, vous pouvez apporter de la valeur. Qu'avez-vous à partager ? Le networking, ce n'est pas se demander ce que l'autre va faire pour vous et qu'est-ce qu'il va vous apporter comme solution. Mais qu'est-ce que vous pouvez faire ensemble. Autre élément important, évidemment, c'est entretenir ses contacts. Ça aussi, c'est toujours plus facile à dire qu'à faire. Tout à fait. rencontré quelqu'un, vous avez semé une graine, il faut l'arroser. Qu'est-ce que vous faites après ? Vous avez eu un premier contact, vous avez eu un premier échange, qu'est-ce qu'on fait après ? Est-ce que vous donnez des nouvelles ? Est-ce que vous commentez des publications sur LinkedIn ? En fait, dites-vous qu'un bon réseau, c'est comme un jardin. Ça pousse, mais si vous n'en prenez pas soin, ça ne poussera pas. Réseauter, c'est cultiver en continu son jardin. Déjà, il faut planter des graines. Si vous n'en plantez pas, ça ne marchera pas. Ensuite il faut les arroser régulièrement. Et si vous ne prenez pas soin de vos plantes, ça ne fleurira pas. Ne pensez pas à votre réseau uniquement quand vous en avez besoin, quand vous êtes dans l'urgence, quand vous êtes dans une étape de votre vie professionnelle et qui vous fait ressentir que vous avez besoin de votre réseau. En fait, il faut le cultiver constamment et c'est ça un des secrets pour les réseauteurs avertis. Quand tout va bien, on se dit qu'on n'a pas de temps et qu'on n'a pas besoin de faire du réseau. Mais bâtissez des ponts, pas seulement des passerelles. Construire un réseau, c'est bâtir des ponts solides et durables, plutôt que des passerelles temporaires. Donc il faut créer des... Connexion stable Pas des liens fragiles à utiliser seulement en cas d'urgence Entre guillemets, arrosez vos relations Envoyez des messages, prenez des nouvelles Partagez des infos utiles Comme le jardinier arrose ses plantes Planter des graines Donc ça veut dire assister à des événements Participer à des discussions Render des services ou rencontrer de nouvelles personnes Chaque interaction c'est une graine Et chaque graine peut se transformer en opportunité Ensuite dans son jardin, il faut aussi éliminer les mauvaises herbes En étant authentique, honnête Éviter les relations toxiques Merci. Évitez les personnes qui vont vous bouffer de l'énergie et qui ne vont rien vous apporter. Cueillez les fruits aussi. Un réseau bien entretenu, vous allez pouvoir détecter des opportunités. Vous allez y voir les fruits de votre travail de préparation de votre jardin. Donc il ne vous reste plus qu'à sortir vos arrosoirs et cultiver votre jardin. Vous n'êtes pas seul et vous n'avez pas zéro réseau. Même si vous avez l'impression de partir d'en bas. En fait, vous avez beaucoup plus de réseau que vous ne le croyez. Et ce sentiment de ne pas avoir de réseau est souvent lié à un événement temporel. particulier. Dites-vous que cette impression est temporaire et vous pouvez agir dès maintenant, dès aujourd'hui avec un message, une conversation, une prise de compte. Les relations se créent une à une. Et même les personnes les plus populaires, même les personnes qui ont beaucoup de leadership, beaucoup de contacts, elles ont commencé avec un premier contact, un premier message, une première main tendue. Est-ce que vous avez déjà essayé de trouver sur LinkedIn quel était votre premier contact ? Souvent c'est un proche, c'est quasiment à coup sûr quelqu'un que vous connaissez dans la vraie vie. Et en fait vous pouvez le savoir en exportant vos données de LinkedIn, vous pouvez voir quelle est la première personne avec qui vous étiez en contact. Moi j'ai fait le test et je n'ai pas du tout été surprise du résultat. C'est une personne que je connais depuis très longtemps, qui fait partie de mon premier cercle, avec qui j'échange souvent, avec qui j'entretiens un lien fort, aussi bien dans ma vie professionnelle que privée, aussi bien sur les réseaux sociaux que dans la vraie vie. Donc vous voyez, on a tous un premier contact. Mais qu'est-ce qu'on en fait ? Qu'est-ce que vous avez fait de votre premier contact ? Et rappelez-vous surtout que c'est jamais trop tard pour commencer. Il n'est jamais trop tard pour commencer à réseauter. Même si on a plein de bonnes raisons de ne pas le faire, Parce qu'on ne sait pas par où commencer, parce qu'on a l'impression de mal s'y prendre, parce qu'on a l'impression de manquer d'expérience, qu'on a l'impression que ce n'est pas fait pour vous, pour nous, parce qu'on n'a pas le temps. En fait, on a plein de bonnes raisons pour ne pas en faire et pour procrastiner. Alors j'ai une bonne nouvelle, vous n'êtes pas obligé faire du réseau, surtout si vous n'en avez pas besoin. Si vous sentez que vous allez devoir être obligé d'activer votre réseau parce que vous arrivez dans un moment de transition professionnelle important pour vous, ne loupez pas le coche anticipé et mettez en place dès aujourd'hui pour ne pas vous retrouver dans une situation d'urgence. Et puis, si vous avez besoin d'autres conseils, il y a plein d'autres émissions du podcast 100% réseau, plein d'autres informations utiles que vous pouvez retrouver sur tous les supports de Réseau Autrement. Vous voulez en savoir plus ? Je vous donne rendez-vous sur LinkedIn, sur la page Réseau Autrement ou sur mon profil Emmanuel Hugo. Vous pouvez aussi retrouver Réseau Autrement sur Instagram et sur mon blog www.reseau-autrement.fr. Si vous avez envie d'un accompagnement plus personnalisé, d'organiser un atelier ou une formation sur le networking, contactez-moi pour en parler. A bientôt sur Réseau Autrement. Réseau autrement, c'est la boîte à outils des Réseauteurs avertis. Et voilà, c'est fini pour aujourd'hui. Si vous voulez réécouter ce podcast ou en découvrir d'autres, n'hésitez pas à aller consulter vos plateformes préférées pour retrouver tous les podcasts 100% réseau. A très bientôt avec Réseau Autrement.