- Speaker #0
Bienvenue dans 100% Visible, le podcast qui booste ta visibilité. Tu es commerçant ou entrepreneur et tu cherches des conseils concrets et actionnables pour faire d'Instagram un vrai moteur pour ton business. Visibilité, relations clients, animation commerciale, si tu veux que cet outil travaille pour toi et pas l'inverse, tu es au bon endroit. Je suis Marie de MySetMaker, experte en communication digitale et spécialisée en stratégie Instagram. Ici, on parle croissance, animation commerciale et relations clients à travers des interviews inspirantes et des exemples de stratégies efficaces. Et comme ce podcast est local, je partage aussi les bonnes adresses bordelaises à découvrir. Alors si tu es prêt à passer à l'action en local, c'est parti, bonne écoute !
- Speaker #1
Aujourd'hui pour ce nouvel épisode de 100% Visible,
- Speaker #0
je suis chez Charlotte Acroquet qui me reçoit dans son laboratoire et dans sa boutique. Ça sent hyper bon c'est dommage que vous puissiez pas avoir l'odeur Donc Charlotte, merci de me recevoir et peux-tu te présenter en quelques mots et présenter ton activité ?
- Speaker #1
Bonjour, avec grand plaisir. Je m'appelle Charlotte, je suis chocolatière pâtissière confiseuse. Je viens de la région parisienne où j'ai fait mes premières études en ressources humaines. J'ai été RRH pendant de longues années dans des gros groupes à Paris et j'ai toujours voulu être pâtissière chocolatière depuis toute petite. Donc à l'âge de 30 ans, j'ai tout quitté pour passer mes diplômes en pâtisserie. Donc, première en pâtisserie à Paris et le deuxième diplôme en chocolaterie-confiserie à Bordeaux. Pendant la période du Covid, c'est pour ça que j'ai atterri en région bordelaise et je ne suis jamais repartie, puisque je suis amoureuse de la ville. D'accord. À partir de là, j'ai voulu commencer à faire les marchés pour me faire connaître dans un premier temps. J'ai fait les marchés de Capucins, les Halles de Bacallan, différents types de marchés. J'ai développé le B2B auprès des entreprises. Mais mon objectif principal, c'est d'ouvrir mon premier salon de thé. Et j'ai eu la chance d'ouvrir à Roussaint-Jam aujourd'hui. C'est une petite boutique que j'ai trouvée par le réseau, tout simplement. Une boutique de prêt-à-porter de couture et de prêt-à-porter féminin. Et j'ai décidé de prendre ce petit local de 28 mètres carrés, tout petit, pour développer et créer mon rêve d'enfant qui est une biscuiterie. D'accord.
- Speaker #0
On appelle ça une biscuiterie ? Les cookies, c'est de la biscuiterie.
- Speaker #1
Tout à fait. Je suis amoureuse de la partie biscuiterie depuis ma plus tendre enfance parce que j'aime tout ce qui est texturé, la mâche, le croustillant, le croquant, le fondant. J'ai toujours été amoureuse du cookie depuis toute petite et j'ai voulu développer ce produit-là pour le démocratiser parce qu'aujourd'hui, on en voit un peu partout.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Effectivement, on est l'une des premières villes en France où il y a le plus de biscuiterie au mètre carré. et moi j'y croyais dur comme fer depuis toute petite puisque j'adore les biscuits j'ai toujours aimé les biscuits et le cookie aujourd'hui qui est américain à la base s'est développé en France de manière vertigineuse et j'ai voulu créer un cookie bitexturé qui est très fondant à l'intérieur et croustillant autour comme je suis chocolatière et confiseuse l'avantage pour moi c'est que j'ai la technicité de la pâtisserie et de la chocolaterie qui me permet de faire des cookies un peu haut de gamme clairement basé sur du sourcing très sélectif en circuit très court girondin sur des produits d'excellente qualité en mettant justement en valeur ma technicité chocolatière sur mes cookies. Pour moi, c'est des cookies pâtissiers.
- Speaker #0
Et oui, ça se voit. D'abord, ils sont très, très beaux et ils sont très, très bons pour les avoir goûtés. Donc justement, ce sourcing, c'est intéressant quand vous dites que vous travaillez avec des producteurs locaux. Il y a une saisonnalité, j'imagine, sur les produits que vous travaillez ?
- Speaker #1
Oui, oui, tout à fait. C'est d'ailleurs ma signature. C'est ma valeur la plus forte aujourd'hui chez Charlotte à Croquet. C'est que c'est des cookies qui nous accompagnent dans toutes les saisons de l'année. C'est pour ça aussi que les goûts sont aussi intéressants, que les produits, que les goûts, que les textures sont aussi agréables pour les clients et moi-même. C'est que je travaille déjà avec un maraîcher girondin aussi. où il y a des fruits qui arrivent quasiment tous les matins frais, cuits par des producteurs girondins autour. Et je travaille avec les saisons. Donc, la framboise, c'était au mois d'été, enfin l'été, juillet, août. La figue, c'était au mois de septembre. La pomme et la banane vont arriver bientôt. Voilà. Et ce qui permet justement d'avoir du goût, d'avoir des produits de qualité, qui sont faits en plus par des producteurs, parce qu'ils ne travaillent aussi qu'avec les saisons, bien évidemment, et qui fait l'exception de ces cookies.
- Speaker #0
D'accord. Et je voulais vous demander, d'où vient le nom de votre boutique ? J'imagine que c'est votre prénom, Charlotte Accroquet. Mais Accroquet, justement, c'était ce lien avec... La biscuiterie, j'imagine ?
- Speaker #1
Oui, il y a plusieurs symboliques. Après, c'est très personnel. Mais déjà, Charlotte, c'est identitaire. C'est mon prénom, bien sûr, comme vous l'avez dit. Deuxième chose, Charlotte, c'est un gâteau. C'est une pâtisserie, Charlotte aux fraises. Mon père m'a appelée Charlotte aux fraises. Mes camarades et mes professeurs m'appelaient parfois Charlotte aux fraises. Pour moi, c'est une pâtisserie, c'est une gourmandise, déjà. C'est aussi identitaire, ce que j'ai créé, cette marque. À croquer, c'est plus nuancé. Croquer, c'est on croque, donc le côté texturé que je recherche absolument, c'est à croquer. Le carré de chocolat qu'on croque, ma mère croquait un carré de chocolat pendant qu'elle buvait une tasse de café. Donc je l'entendais toujours croquer, donc pour moi à croquer ça a son sens. Croquer la vie à pleines dents parce que toute petite, et j'avais déjà créé mes premiers réseaux sociaux, la vie est belle à croquer. Donc pour moi la vie est belle à croquer de manière générale en fait, avec tout ce que j'ai pu traverser, et malgré tout je croque toujours la vie à pleines dents.
- Speaker #0
Ah, ça fait une super vision des choses et puis c'est une belle histoire pour le nom. Moi, je travaille aussi sur Instagram et j'aimerais vous demander, et j'ai vu ton site, alors on va passer au tutoiement en live, donc qui est bien fourni déjà, comment tu as envisagé ta présence sur les réseaux ? Est-ce que tu l'as anticipé ? Est-ce que tu as commencé les réseaux avant de commencer ton activité, en même temps ? Est-ce que tu peux nous en dire plus là-dessus ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. J'ai aujourd'hui trois comptes Instagram. J'ai commencé assez jeune à créer mon premier compte Insta sur la vieille belle à croquer. C'était mon nom déjà à la base.
- Speaker #0
Voilà ce que tu nous disais avec le nom.
- Speaker #1
Et sur ce compte Instagram personnel ? Il y avait, parce que je cuisine aussi beaucoup, la cuisine, la pâtisserie, et puis toute la partie artistique, donc je fais du piano, de la guitare, je chante, etc. Donc du coup, j'ai créé quelque chose de chaleureux, de convivial, de pétillant. La vie est belle à croquer. D'accord. C'est tout ce que j'aime faire en tout cas à mon niveau. Et à partir de là, j'ai mis aussi toutes mes pâtisseries, toutes les choses que je faisais pour ma famille, pour mes collègues quand j'étais RH à l'époque. Tout ça, je le mettais sur ce compte-là. d'accord des collègues qui étaient chanceux oui je les prenais comme cobayes quasiment tous mes collègues de toutes les boîtes RH que j'ai fait ont goûté mes cookies ils ont déjà été sortis de terre il y a une quinzaine d'années aujourd'hui ils sont survalidés oui complètement j'ai travaillé pendant dix ans la recette huit ans pour être exact huit ans la recette avec des hauts et des bas pour avoir ce cookie pour moi idéal parfait idéal voilà entre le croquant et le fondant oui oui exactement dans de la préparation du coup que j'aime en tout cas, qui semble plaire aujourd'hui. Et j'ai commencé comme ça, et je savais, je savais que je voulais être chocolatière, je savais. Et j'ai saisi l'opportunité du Covid pour passer mon CAP chocolaterie, parce que j'avais déjà la pâtisserie à Paris. Et la seule école, l'une des seules écoles qui maintenait la formation, c'était à Bordeaux. C'est pour ça que je suis arrivée sur Bordeaux, en fait. Là-bas, j'aurais dû rester sur Paris. Et en fait, du coup, à partir de là, j'ai créé en fait ce compte Charlotte à croquer. Charlotte Accroquet m'est venue assez tardivement, je réfléchissais beaucoup et à partir de là, j'ai créé le compte Charlotte Accroquet. Et là, j'ai mis essentiellement que le professionnel. Après, j'ai un autre compte qui est Mon Jardin Sucré qui est arrivé encore quand j'étais encore plus jeune et il y avait déjà de la pâtisserie.
- Speaker #0
Ah oui, donc c'est vraiment ancré dans ton ADN.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Et est-ce que le réseau Instagram t'apporte du business, par exemple ? Énormément. énormément parce que tu m'as dit tout à l'heure que tu avais commencé en B2B donc ça ça m'intéresse, est-ce que du coup il y a un lien avec le business avec Instagram, est-ce que tu l'as senti est-ce que tu l'as développé, est-ce que tu as développé aussi peut-être comme on parle business un compte LinkedIn,
- Speaker #1
voilà c'est la question que je te pose. Le compte LinkedIn je l'ai fait très tardivement j'avais fait ça quand j'étais en RH et je ne pensais pas qu'on pouvait avoir un compte LinkedIn sur la partie pâtisserie, chocolaterie Je l'ai fait vraiment au dernier moment. Par contre, là où je jouais le plus, c'était Instagram, numéro un. En corrélation avec Facebook et du même groupe. Oui. Mais c'était Facebook d'abord pour les anciens. Et puis après, ça a migré vers Instagram. Et c'est Instagram que j'alimente beaucoup. Facebook, c'est le miroir un peu d'Instagram. Mais ça reste quand même très Instagram. Et en fait, le B2B ne m'a pas servi au début par rapport à Instagram. Le B2B, ça a été beaucoup le bouche à oreille. D'accord. Comme je développais ça chez des collègues au travail. C'est assez viral. Oui. Donc, du coup, certains amis qui traînent dans des gros groupes ont parlé de moi lors des comités d'entreprise qui m'ont contactée. Donc, ça s'est fait vraiment de bouche à oreille parce que mes produits plaisaient. Donc, ça a marché comme ça. D'accord. Instagram, La partie B2C, qui au final, après, est partie en B2B. Oui, parce que maintenant, les entreprises nous voient.
- Speaker #0
Exactement, et on ne sait jamais à qui on s'adresse. Quelqu'un qui se colle sur Instagram peut très bien être RH, justement, d'une entreprise. Tout à fait.
- Speaker #1
Ce n'était pas le but premier de toucher le B2B à l'époque, mais ça a de facto touché le B2B, puisque maintenant, j'ai des entreprises, j'ai des châteaux, j'ai des entreprises aujourd'hui en Gironde qui me contactent pour des événements type cookies et autres. Des événements type mariage aussi, des baby shower, etc.
- Speaker #0
D'accord. Donc, tu m'as dit tout à l'heure que tu avais commencé à travailler avant d'avoir ta boutique. Et donc, du coup, je vois aussi que tu as quand même un bel espace cuisine, laboratoire, comme on dit. Et donc, tu as commencé à travailler, j'imagine que tu n'avais pas ce laboratoire. Et donc, on est obligé pour vendre de la nourriture, j'imagine, d'avoir un label, d'avoir des autorisations. Est-ce que ça marche comme ça ? Pour quelqu'un qui par exemple voudrait s'installer, est-ce qu'on peut commencer à vendre ses cookies ou ses pâtisseries sans avoir d'autorisation sanitaire ? Parce que c'est très réglementé il me semble.
- Speaker #1
Oui, c'est très réglementé. Je pense qu'au démarrage, on est très nombreux à avoir commencé chez nous. Pour ne pas te mentir, moi j'ai commencé dans ma cuisine. La simplicité, on sait pas si ça fonctionne. Puis tu vends pas du poisson,
- Speaker #0
tu peux non plus, quoi. Donc ça va.
- Speaker #1
Voilà, c'est la biscuiterie. Donc en termes de risque sanitaire, tu as tout à fait raison. Il y a des normes à respecter aujourd'hui que je respecte à l'alerte. Avec les systèmes de traçabilité, etc. qui sont obligatoires et d'hygiène et de sécurité. À l'époque, les gens, quand ils se lancent dans ce genre de situation, j'étais RRH avant. Donc c'est un risque aussi de se dire est-ce que ça va fonctionner ? Donc forcément, au démarrage, les gens vont le faire chez eux. pour savoir si ça mord, si ça fonctionne, avant de déployer plus d'énergie et d'argent aussi pour avoir un labo comme ça. Parce que si on part sur un labo comme ça, homologué, c'est des normes, c'est carrelé, il y a des organismes sanitaires obligatoires, des agrégations, etc. C'est lourd, en fait.
- Speaker #0
Et c'est un gros investissement financier.
- Speaker #1
Énorme. Donc, au début, clairement, qu'on ne passe menti, on est très nombreux et nombreuses à créer ça chez soi. Il faut que ce soit, il faut que ça reste temporaire. Je crois qu'il y a une somme, une flexibilité, une tolérance.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
bien sûr. Sur un an ou deux, je ne sais plus exactement.
- Speaker #0
Puisque de toute façon, on peut voir avec les clients, voir si ça prend. Et puis de toute façon,
- Speaker #1
c'est très rare d'avoir un...
- Speaker #0
Oui, oui, on est obligé de passer par là.
- Speaker #1
C'est un risque, clairement. Si je me mets tout de suite là-dedans, alors que je ne sais pas si mon co-couple va potentiellement plaire, ça va à ma perte. Donc, je pense que les organismes sont magnanimes par rapport à ça et acceptent...
- Speaker #0
Oui, comme beaucoup, du coup, de... d'artisanat où on commence un peu chez soi et puis après on développe si ça fonctionne.
- Speaker #1
Clairement oui, clairement c'est ce que j'ai fait, j'ai commencé chez moi. Après j'ai loué un petit espace chez une femme qui était traiteur pour louer sa cuisine, j'ai commencé comme ça donc en système entonnoir, petit à petit et après quand j'ai vu que ça fonctionnait puisque j'ai eu le B2B, je me souviendrai toujours d'un Noël où j'ai vendu 1000 biscuits. C'était vraiment Noël alors ? Ouais c'était vraiment Noël, c'était génial, je me suis dit il y a quelque chose à faire et c'est là que j'ai commencé. à chercher. Mais avant, j'ai fait les marchés pour arriver jusqu'ici et avoir ce petit labo petit mais qui est très fonctionnel.
- Speaker #0
Ouais, hyper fonctionnel, il n'y a pas d'espace de perdu.
- Speaker #1
Non, complètement. Au moins, de manière ergonomique, pour le corps, c'est parfait. Ça évite trop de clétinement. Bien sûr. C'est génial. C'est petit pour le coup, mais c'est très bien.
- Speaker #0
Et du coup, tu m'as dit tout à l'heure que tu avais... Je n'ai oublié son prénom qui allait arriver. Calypso. Parce que c'est un beau prénom. C'est un joli prénom. C'est un prénom qui marque. et je l'avais oublié. Donc, Calypso qui va venir t'aider. Donc, tu n'es pas toute seule dans ton aventure. Tu as commencé toute seule, mais là, est-ce que tu as très vite embauché ? Comment ça s'est passé ?
- Speaker #1
Oui, j'ai eu une chance incroyable. Alors déjà, clairement, toute seule, c'est impossible. On ne peut pas être au four et au moulin, c'est bien de le dire. On ne peut pas être en cuisson, on ne peut pas être en production, en vente, en traçabilité, en nettoyage. C'est juste impossible. Il faut au moins avoir une personne avec soi. Et j'ai eu une chance incroyable que mon entreprise fonctionne déjà globalement bien, parce que j'ai été connue avant, donc j'ai créé une sorte de communauté déjà de clients qui me suivaient de marché en marché déjà.
- Speaker #0
Ah oui, très fidèles et qui attendaient ta boutique avec impatience j'imagine.
- Speaker #1
Complètement, c'est pour ça que quand j'ai pas pu ouvrir pendant un an à cause de cet effondrement de façade, les gens étaient collés à leur... à leur téléphone pour voir quand est-ce que j'allais ouvrir.
- Speaker #0
Alors, qu'est-ce que c'est que cette histoire d'effondrement de façade ?
- Speaker #1
Ah, tu n'étais pas au courant ? Ah, bien non ! Tu peux nous expliquer ? Oui, oui, d'où la résilience et le travail d'acharnement que j'ai eu. Je devais ouvrir le 2 mai 2024. D'accord. Je venais de prendre les clés de cet endroit le 6 février 2024. C'est passé ensuite trois mois de travaux, puisque tout était à refaire à l'intérieur pour le donner. Et à deux semaines de l'ouverture, donc c'était le 16 avril 2024, deux semaines avant le 2 mai, j'ai voulu enlever le coffrage, qui était un coffrage en bois existant, très ancien, qui était gondolé, pris dans l'humidité, etc. J'ai voulu le changer pour faire une belle façade en bois. Pour ta devanture de montée. Pour ma devanture, exactement. Et au moment d'enlever la façade, pile poil derrière, c'était en train de s'écrouler. Donc des fissures, des pierres manquantes, c'était un véritable gruyère. Catastrophe. L'un dans l'autre, heureusement que t'as fait ça. Ça se serait écroulé tôt ou tard. Il faut que je fasse une vidéo par rapport à ça d'ailleurs. Mais c'était une catastrophe. C'était qu'une question de temps avant que ça s'écroule en château de carte, que ça fasse un éboulement comme rue de la Roussel, du même style. Donc ça a été une panique totale. J'imagine. C'est les bâtiments de France, c'est une zone classée. Donc, Bordeaux Métropole, tout le monde est arrivé, ils ont constaté les dégâts, ils ont déposé ma vitre, ils ont étayé et ça a duré plus d'un an. Et je me suis battue pour que les travaux arrivent vite, je suis même allée sur le plateau de Julien Courbet. J'étais désespérée parce que la copropriété voulait tarder à faire les travaux.
- Speaker #0
Et alors, tu avais déjà enclenché le système de location de ton local ? Tu avais engendré les frais,
- Speaker #1
j'imagine ? Oui, oui, oui. Et d'ailleurs, je suis partie en procès avec ma propriétaire, ce qui est toujours le cas, qui est une personne horrible, vraiment horrible. Malheureusement, c'est le point noir de ma boutique. C'est dommage pour moi. Il me forçait à payer ses loyers, alors que ta boutique n'était pas ouverte.
- Speaker #0
Oh là là !
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
il faut avoir les reins solides, là ! C'est trouver des subterfuges, de travailler à côté de paris.
- Speaker #1
En fait, tu as tout compris parce que, alors moi, je ne pouvais pas payer les loyers en l'état parce que je n'avais pas d'argent. Mais comme j'avais encore accès un peu au local, puisque c'était juste la façade, donc ce n'était pas un péril imminent, mais ordinaire, j'ai appris beaucoup de choses. Du coup, j'avais encore accès au local, mais je ne pouvais pas ouvrir. Donc, le chiffre d'affaires était nul.
- Speaker #0
Tu ne pouvais pas recevoir les clients dans ta boutique, c'était trop dangereux, bien sûr.
- Speaker #1
Impossible.
- Speaker #0
Mais tu pouvais travailler derrière.
- Speaker #1
Voilà. Donc, ce que j'ai fait, c'est que j'ai développé un peu de click and collect. Et j'ai continué à faire un peu de B2B pour payer mes charges incompressibles. Ça me tombait tous les mois. J'ai enclenché le bail. Tous les mois, j'avais des charges, l'électricité, les taux d'intérêt.
- Speaker #0
Le prix des travaux, j'imagine.
- Speaker #1
Nous n'en parlons même pas. Du coup, tout ça, c'était très pervers. Parce qu'il fallait que je travaille pour payer mes charges, pour maintenir à flot ma structure, sans être payée, sans pouvoir. J'étais tout le temps à découvert parce que ce n'était pas suffisant par rapport aux charges. Bien sûr. Et par rapport à ce que j'arrive à dégager comme argent, ça me permettait de faire survivre et ne pas passer en redressement. Parce qu'il faut savoir, quand on a une société, il faut avoir un fonds de roulement.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parce que si on ne l'a pas, au bout de 45 jours, on passe en redressement judiciaire. D'accord. Parce qu'il n'y a pas de flux financier, de trésorerie, etc. Et donc, je frôlais à chaque fois le redressement. Mais comme j'arrivais à travailler un peu, je payais mes charges.
- Speaker #0
Oh là là !
- Speaker #1
Quelle histoire ! Ça a duré pendant un an. En parallèle des procès, j'étais cambriolée aussi dans ma boutique. J'ai eu beaucoup de choses difficiles.
- Speaker #0
Alors justement, je pose toujours la question à mes invités. Comment restes-tu motivée ? Mais là, c'est incroyable. Comment t'as fait pour ouvrir ? Donc du coup, t'as ouvert à quelle date exactement ? Mais ça a dû être la fiesta.
- Speaker #1
Ah bah là, c'était juste fabuleux. Ça a duré un an et trois mois de bataille. Et j'ai ouvert le 14 juin. D'accord. Donc après quatre mois. C'était incroyable, j'ai fait une soirée d'inauguration fabuleuse et puis là tous les clients, et là j'ai eu tellement d'amour qui m'est revenu, tous les jours des clients qui venaient, les gens écrivaient des mots, parce que bon là j'ai essayé mais les gens écrivaient des mots et ils s'écrivent toujours, et c'est là que Cécile d'Agapi m'a apporté, donc c'est là que je bifurque sur la fameuse phrase, le mantra pour moi, c'est quand rien n'est certain, tout est possible. Ah oui, tu l'as affiché.
- Speaker #0
Oui, il m'en parlait,
- Speaker #1
j'en ai des frissons. Ah oui, c'est super beau. pleuré, elle m'a dit je pense que cette phrase est pour toi et je pense que pour tous ces hommes et femmes je parle beaucoup des femmes parce que je trouve qu'on est assez résilientes, quand rien n'est certain tout est possible donc clairement c'est ce que j'ai vécu rien n'était certain, je pouvais soit perdre mon entreprise, ne jamais ouvrir les travaux, la Roussel c'est toujours en suspens, ça fait 3 ans j'aurais pu ne jamais ouvrir et en fait je me suis battue et je pense que lorsqu'on croit à son projet et qu'on est on va dire résilient et qu'on en veut, tout est possible. D'accord. Ah oui, c'est vraiment une super belle phrase. En plus, c'est un bel objet qu'Agapy t'a offert. Magnifique. Les frissons quand elle me l'a amenée, on s'est beaucoup rapprochées suite à cette phrase. Déjà, elle me suivait de loin et quand elle m'a apporté ce mot, qu'on a toutes les deux accrochées.
- Speaker #0
D'accord. C'est vraiment... C'est une super histoire. Vraiment, merci pour cette histoire. Bon, donc du coup, je te demande ta plus grande réussite professionnelle, mais pour moi, c'est d'avoir réussi à ouvrir et d'avoir réussi à faire tout ça.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Et du coup, ça te demande un temps fou, c'est ce que tu me disais tout à l'heure, puisque t'as Calypso qui travaille avec toi. Et comment t'arrives à gérer justement ce temps entre ta vie personnelle et ta vie professionnelle ? Est-ce que t'arrives à te dégager un peu de temps pour toi ?
- Speaker #1
C'est très difficile. C'est la phase de lancement. Je pense que la phase de lancement, comme tout à chacun, est très dure parce qu'on tâtonne et on développe notre structure en permanence. Des choses auxquelles on n'avait pas pensé, des choses auxquelles on a pensé ne sont pas forcément pertinentes. C'est un travail de longue haleine, et surtout beaucoup d'horaire et beaucoup de travail parce qu'il faut savoir que lorsqu'on vend, il faut forcément produire. Mais il n'y a pas que la production et le plaisir de créer qui est ma partie préférée. Il y a tout ce qui gravite autour, donc tout ce qu'un gérant doit gérer, que moi j'apprends un peu sur le tard, à savoir la comptabilité, la facturation, les matières premières, la traçabilité, l'hygiène, tout mettre en place, et donc c'est du 7 sur 7 aujourd'hui. Je ferme ma boutique les dimanches et les lundis pour le moment, parce que ça m'ouvre un peu, mais les dimanches et les lundis je travaille, je fais le reste, sans parler du tout. Donc c'est un travail qui est assez lourd. Je me lave à 6h, je rentre il est 21h 22h Et puis quand j'arrive chez moi Je dois encore travailler Les 3 premiers mois ça a été très violent J'ai un conjoint qui en a un peu empathie Qui m'aide incroyablement J'ai beaucoup de chance de l'avoir Parce que sans lui je pense que j'arriverais pas autant En tout cas Et dans 2 minutes je vais devoir ouvrir Et à côté de ça Mais je suis toute seule Je suis toute seule à gérer J'ai toujours été toute seule Calypso Med, elle est en vente, elle est en production, on fait un peu de tout. J'ai la chance d'avoir une deuxième personne qui va venir me rejoindre la semaine prochaine.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
On sera trois. Ok. Grâce à ce qui se passe en ce moment, j'ai pour l'instant les moyens de les payer. Pas de me payer moi aujourd'hui, mais de les payer eux, qui est la priorité. Et puis après, l'entreprise est censée se développer, se déployer. J'y crois, ça fait quatre mois et j'ai déjà deux salariés qui vont venir.
- Speaker #0
Ah ouais.
- Speaker #1
Donc ça, c'est fabuleux.
- Speaker #0
Ah ouais, c'est une super réussite. Ouais.
- Speaker #1
mais c'est pas Ce n'est pas sans travail derrière.
- Speaker #0
Bien sûr, c'est un travail de 7 jours sur 7. Pas 24 heures sur 24, mais des grosses journées quand même.
- Speaker #1
Voilà. Maintenant, depuis à peu près 3 semaines, je m'accorde une demi-journée de repos.
- Speaker #0
Waouh !
- Speaker #1
C'est merveilleux. Je suis trop bien, je dors en fait. Je ne fais que dormir pour rattraper un peu.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Petit à petit, ça va se peaufiner. Et puis l'idée, c'est que quand j'aurai un staff autonome, parce que l'objectif, c'est de les former sur tout.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Qu'ils puissent être autonomes pour parfois ouvrir le matin. et moi j'ai... plus tard.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Ou faire la fermeture et moi de commencer à définir plus tôt.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ça, c'est dans un futur proche. Très bien. Dans six mois, un an, un an et demi. Oui, oui. Pour le moment, je veille au grain.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
J'ai trop attendu pour le laisser.
- Speaker #0
Oui, oui, je comprends. Ah, ben, bon, c'est quand même un bel objectif de développement. C'est vraiment super. Tu dois bientôt ouvrir la boutique. dans une minute dans une minute tu connais mon souci des horaires alors qu'est-ce qu'on fait du coup ? est-ce qu'on attend que tu aies ouvert la boutique pour que tu me partages tes trois adresses bordelaise ?
- Speaker #1
ah oui oui oui on peut faire ça le monde arrive vraiment doucement le matin donc on a encore un peu de temps je vais assister à l'ouverture de la boutique je vais prendre des petites photos que je mettrai sur un plat oui mais avec grand plaisir je t'en prie bonjour très bien vous même vous venez de bon matin c'est très bien ils sont sortis du four du coup j'ai deux livreurs qui viennent nous prendre des coquilles c'est vachement sympa il y a ma gynéco qui est venue encore j'ai tout dentilles gynéco j'ai tous mes pratissants qui viennent mon ostéopathe c'est trop drôle c'est très rigolo
- Speaker #0
Bon alors Charlotte, maintenant il est temps pour moi de te demander du coup de me citer tes trois adresses bordelaises ou de la région. Partager avec les auditeurs trois adresses que tu aimes, que tu as envie de mettre en avant ou que tu affectionnes particulièrement.
- Speaker #1
Alors il y en a un, on va déjà parler de la nature parce que dès que j'ai l'occasion, je pars me rapprocher des arbres et des feuillages. Le lac vert et le lac bleu. En région bordelaise, il est assez connu.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est magnifique. C'est très beau. C'est magnifique.
- Speaker #0
On ne peut pas s'y baigner, c'est ça ? Non, on ne peut pas s'y baigner. C'est l'ancienne carrière.
- Speaker #1
Complètement. C'est l'ancienne carrière, mais ça porte bien son nom, parce que le lac bleu, c'est bleu translucide, le lac vert, c'est vert, en fait. Et pour moi, c'est Moivre de Paix parce que c'est un endroit où il n'y a quasiment jamais personne. C'est très étendu, c'est magnifique. Et moi, je vais là-bas, je me pose et je reste pendant 2-3 heures. D'accord.
- Speaker #0
Ça, c'est ton coin de nature pour te ressourcer.
- Speaker #1
Ouais, j'aime beaucoup le Cap Ferré et bien sûr, le Cap ou la Canot. Mais pour le moment, pour le coup, quand moi, je m'en vais quelque part, il faut qu'il n'y ait personne autour de moi.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
C'est un besoin libérateur. Tu contrebalances avec la boutique. Oui, parce que là, on est censé solliciter en permanence. Bien sûr. Donc, le Club Bleu et le Lac Vert, ça, c'est numéro un. En endroit où j'aime beaucoup aller, deux endroits, enfin, un endroit en particulier, c'est l'Émo Bleu. C'est un couple d'amis que j'aime énormément, qui va à la Place Péberland, qui a une petite… C'est un petit restaurant, en fait, qui fait de la restauration un peu cantine le midi, qui font accessoirement des très bons croquets, que j'aime beaucoup. et je les aime d'amour donc quand j'y vais en fait c'est le moment où je suis laurée dedans et je prends en général mon petit thé avec mon petit cookie chez eux d'accord et c'est le moment où je me sens un peu comme en famille je sais pas comment expliquer ouais c'est un peu ta safe place avec des gens d'accord un troisième je réfléchis parce que vu que je ne sors pas depuis très longtemps. Ah oui ! Ah oui !
- Speaker #0
Ah voilà !
- Speaker #1
Ah, le brunch de bergamot à Stalingrad. Ils sont aussi à Place de la Bourse, c'est ça ? À Saint-Rémy, c'est le meilleur brunch de Bordeaux pour moi. D'accord. Et l'endroit est magnifique. Une des salariées est une amie de Calypso.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et c'est l'un des endroits où je mange le mieux.
- Speaker #0
Et le brunch de bergamot se trouve où ? Parce qu'ils ont deux adresses. Je sais que... Moi, je connais celle de rue Saint-Rémy et Stalingrad. D'accord.
- Speaker #1
Oh là là ! C'est fou.
- Speaker #0
Super adresse pour nos auditeurs.
- Speaker #1
Il faut y aller, absolument. C'est magnifique.
- Speaker #0
Très bien. Je noterai de toute façon toutes les références des adresses sur le site de l'épisode. Eh bien, écoute, maintenant, Charlotte, on va bientôt se quitter. Je voudrais te demander, quelle est ton actualité du moment ? Est-ce que tu en as une ? Est-ce qu'il y a un nouveau cookie qui va sortir pour Halloween ? Qu'est-ce qui va... Ah,
- Speaker #1
oui !
- Speaker #0
Comme c'est saisonnier, qu'est-ce qui va se passer prochainement ?
- Speaker #1
Oui, alors, c'est vrai que comme je vous le dis, il n'y a pas très longtemps, j'ai... Alors, clairement, j'ai déjà mon programme de toute l'année des nouveautés.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Je suis plutôt sur entre un, une et deux variantes nouveautés par mois. D'accord. En plus des horaires, des classiques. que tu vois ici le rosy étant effectivement celui d'octobre rose qui finira fin du mois et l'idée c'est que tous les mois il y a un cookie différent qui sorte le prochain c'est le pomme cannelle c'est un mix entre un chausson aux pommes et un crumble aux pommes c'est magnifique trop
- Speaker #0
bon ça,
- Speaker #1
une soirée au coin du feu totalement avec le chocolat chaud qui va revenir parce que là les températures redescendent parce qu'il faisait très bon ces derniers temps donc les gens buvaient un peu moins de chocolat chaud Il va ressortir. Je fais de la guimauve maison à la vanille avec la chantilly maison et le pomme cannelle qui va arriver la première semaine de novembre.
- Speaker #0
OK, très bien. Bon, merci beaucoup. Merci beaucoup, Charlotte. C'était vraiment super sympa de découvrir ton univers. Coucou, Calypso, puisque tu es arrivée pour vendre ces magnifiques cookies. Merci beaucoup. Et puis, à très bientôt sur l'épisode ou en vrai dans la boutique.
- Speaker #1
Trop bien. Merci à tous.
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté cette interview du podcast 100% Visible qui permet aux entrepreneurs de la région de faire découvrir leur activité. N'hésite pas à aller à leurs rencontres sur les réseaux ou dans la vraie vie. C'est aussi pour ça que le podcast existe. Et si cet épisode t'a plu, n'hésite pas à le partager et abonne-toi pour ne rien louper. On se quitte sur mon mantra fait pour toi. La visibilité ne se devine pas, elle se construit. Je te dis à très vite pour un prochain épisode de 100% Visible. Ciao ciao !