- Speaker #0
Bienvenue dans 100% Visible, le podcast qui booste ta visibilité. Tu es commerçant ou entrepreneur et tu cherches des conseils concrets et actionnables pour faire d'Instagram un vrai moteur pour ton business. Visibilité, relations clients, animation commerciale, si tu veux que cet outil travaille pour toi et pas l'inverse, tu es au bon endroit. Je suis Marie de MySetMaker, experte en communication digitale et spécialisée en stratégie Instagram. Ici, On parle croissance, animation commerciale et relations clients à travers des interviews inspirantes et des exemples de stratégies efficaces. Et comme ce podcast est local, je partage aussi mes bonnes adresses bordelaises à découvrir. Alors si tu es prêt à passer à l'action en local, c'est parti, bonne écoute ! Bienvenue dans ce nouveau podcast 100% visible. Aujourd'hui, je suis en interview avec Agapi dans son atelier aux 15 rues Hugry à Bordeaux. Et voilà, donc bonjour Agapi et merci de nous recevoir. Enfin, merci de me recevoir parce qu'on n'est pas 50. Et écoute, je vais te demander, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?
- Speaker #1
Alors, moi je suis Cécile, c'est mon premier prénom. Agapi, qui est le nom de ma boutique, c'est aussi mon prénom, mais on peut utiliser les deux. Alors moi je suis ancienne architecte d'intérieur et j'ai ouvert donc depuis longtemps maintenant cet atelier boutique de création dans le centre de Bordeaux.
- Speaker #0
Voilà d'accord et de création donc en fait là moi ce que je vois ce que j'ai vu en rentrant tout à l'heure il y a est ce qu'il y a essentiellement tes créations il y a beaucoup de tes créations que je connais un peu ?
- Speaker #1
Alors en fait j'ai commencé donc j'ai ouvert déjà il y a 25 ans Ça fait un bail maintenant. Et j'ai ouvert, quand j'ai commencé, c'était essentiellement un dépôt-vente de créateurs. Enfin, dans l'idée, c'était de montrer des créateurs que je connaissais, qui n'avaient pas d'endroit pour s'exposer, parce qu'il y a 25 ans, il n'y avait pas autant de boutiques partagées, de dépôt-vente de créateurs, d'exposition, tout ce qu'on voit maintenant, qui permet à beaucoup plus de créateurs de montrer leur travail. Et l'idée c'était de leur proposer un lieu pour s'exposer. Et en fait très vite j'ai vu que les gens qui venaient étaient intéressés par la création mais il y avait toujours un truc qui n'allait pas, ils ne voulaient pas acheter par défaut quelque chose qui n'était pas dans la couleur dont ils avaient besoin pour chez eux ou dans le format. et moi qui ai toujours Je me suis créée de mes mains parce que je suis d'une famille, ma maman était professeure de travaux manuels et de couture. Du temps où ça existait dans les collèges et les lycées, ça n'existe plus du tout. C'est vrai. Mais c'était formidable parce qu'à la maison, il y avait de tout pour fabriquer et j'ai toujours créé. Donc, pour en revenir à la boutique, le dépôt-vente, c'était bien, mais les gens me demandaient toujours des choses que je n'avais pas. Et je me suis dit, je vais peut-être essayer de leur apporter. proposer moi ce que je comprends de ce dont ils ont besoin.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et pour revenir un peu avant, je suis à la base architecte d'intérieur, donc j'ai toujours su répondre aux demandes des clients d'une certaine manière et là je comprenais bien ce dont ils avaient besoin. Et la première cliente à qui j'ai proposé de faire une création… Elle avait besoin d'une lampe qui n'était pas plus haute que ça, pas plus large que ça, parce que ça devait aller dans un endroit très étroit, etc. Je lui ai dit, écoutez, moi je vois bien ce dont vous avez besoin, je vais vous faire une proposition. Si ça ne vous plaît pas, ce n'est pas grave, vous ne l'achetez pas. Et si ça vous plaît, tant mieux. Et j'ai créé ma première lampe comme ça. Et quand la cliente est revenue, elle m'a dit, vous avez tout à fait compris ce que je voulais. C'est absolument ça. Et donc de fil en aiguille, j'ai commencé à développer plutôt mon propre travail. Et il y a eu moins en moins de créateurs autour parce que j'avais besoin de la place, forcément. D'accord, ben oui. Et donc pendant plusieurs années, j'ai été... plutôt dans la création de luminaires, objets déco, et essentiellement sur mesure, selon les couleurs, les dimensions que voulaient les clients. Je découpais du bois, je montais des abajours, tout ça je savais faire, je me suis formée.
- Speaker #0
D'accord, plus sur le luminaire au départ.
- Speaker #1
Et ensuite, je travaillais beaucoup le fil de métal. parce que je faisais déjà des luminaires avec du fil de métal, mais je faisais aussi des phrases, des choses, des décors à mettre au mur. Et en fait, de fil en aiguille, on m'en a demandé de plus en plus de ce travail-là autour du fil de fer, du fil de métal, que j'ai arrêté tout le reste, parce que c'était finalement tellement plus facile à travailler, parce que tout ce que je faisais avant, c'était beaucoup de... Il nécessitait beaucoup de matières premières, beaucoup de mise en œuvre, de la place, du stock. Il fallait des douilles, il fallait des plaques de bois, il fallait du papier, du tissu, des montures d'abat-jour, des tas de choses, des outils. Et finalement, le fil de fer avec un rouleau, des pinces, une paire de pinces et mes doigts. On peut faire ça de partout,
- Speaker #0
donc j'ai adopté. Oui,
- Speaker #1
c'est marrant.
- Speaker #0
Tu es vraiment partie des créateurs, ensuite de tes créations, où tu as finalement expérimenté beaucoup de choses.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Et ça t'a conduit à, finalement, ton art que tu fais maintenant, parce que c'est vraiment très artistique.
- Speaker #1
Oui, là où je me suis vraiment mis à retrouver, c'est dans le travail du fil de fer, de la poésie que ça peut créer, avec trois fois rien, finalement. Et le retour des gens était tellement... Enfin, les gens adorent, donc...
- Speaker #0
Ben oui. Voilà, et toi aussi ? Super, oui, voilà.
- Speaker #1
Est-ce que tu continues à faire ça ? Oui, absolument, oui, oui.
- Speaker #0
D'accord. Et j'ai vu dernièrement sur ton Insta aussi que tu faisais des médailles. Enfin, je ne sais pas comment tu appelles ça. Ce n'est pas du fil de fer, c'est du… Oui,
- Speaker #1
alors après, j'estampe aussi sur du laiton. Ok. C'est du laiton, la matière première. C'est du laiton, voilà. Alors, je fais des broches, des porte-clés. En fait, j'ai commencé par des pendentifs, des bracelets. Et j'ai créé un petit modèle de broche qui a tout de suite beaucoup plu parce que le côté clin d'œil, parce que là aussi tout part du texte en fait, j'ai développé le fil de fer, mais c'est surtout autour du texte, autour des phrases, autour de la poésie et en fait il y avait ce qu'on peut mettre au mur, mais je me disais comment permettre aux gens de porter aussi sur eux des petites... phrases qu'ils aiment, des petits mots, des petits clins d'œil, des choses, des petits messages à faire passer. Et donc, j'ai créé… Ces broches ? Oui, donc au départ en pendentif et en bracelet. Et puis, l'idée des broches est arrivée. Et là, pour le coup, pareil, ça a eu tellement de succès que j'en décline énormément. Et j'ai arrêté le reste. Enfin, les bracelets, par exemple, je peux faire toujours des petits messages. Mais le bracelet, il faut la taille du poignet, il faut que les gens choisissent leur couleur. C'est plus compliqué. La broche, ils arrivent, c'est bon. Et aussi des portes-clés dans le même esprit. Parce que si on ne veut pas porter de broche, si on n'est pas trop bijoux, mais qu'on veut quand même pouvoir avoir au fond de sa poche un petit texte, un petit gris-gris à soi, un petit mantra, ou offrir un petit texte clin d'œil à quelqu'un, le porte-clés, c'est parfait aussi parce que ça sert. C'est utile.
- Speaker #0
Voilà, c'est utile. Mais c'est vraiment le mot et la phrase et la poésie. Oups, pardon. Ton credo, c'est vrai que ça se sent dans ton travail, c'est très poétique.
- Speaker #1
Oui, alors j'ai aussi des demandes parfois de dessins, de logos, mais ça tourne plutôt autour du texte et des pensées positives ou des poésies qui sont importantes pour eux.
- Speaker #0
D'accord. Et donc Agapi, tu m'as dit que c'était ton deuxième prénom, mais c'est aussi le nom de ta boutique. Donc explique-moi quand même, parce que Agapi, ton deuxième prénom, excuse-moi, mais moi je ne l'avais jamais entendu avant de te connaître.
- Speaker #1
Alors c'est un prénom d'origine grecque qui veut dire amour en grec, mais pas l'amour entre deux personnes, l'amour universel.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc plus large. D'ailleurs le mot Agap, qu'on utilise parfois dans le mauvais sens, en sous-entendant Bien manger, trop manger, à l'origine c'était se rassembler pour partager un repas, mais dans un esprit de fraternité et d'amour universel. Donc ça a été un peu dévoyé, mais ça a amené à ce mot-là en français, les agapes. Et ce n'est pas du tout que je suis d'origine grecque, c'est que j'avais un papa professeur de lettres anciennes, de latin, de grec. Et qui était passionnée par la culture grecque. Et Agapi, c'est le nom d'une petite fille dans un film, à l'époque, qui était très connu. Zorba le grec, avec Anthony Quinn. Enfin, c'était tout un... Et ce nom-là, mes parents l'avaient trouvé extrêmement... Enfin, très chouette. Et ils ont voulu me le donner. Mais alors, pas en premier prénom. Ils ont hésité. Mais à l'époque, ce n'était pas trop la tendance des prénoms originaux. Ils se sont dit, elle va se faire chambrer à l'école et tout. Il faut peut-être éviter. Alors ils me l'ont donné en deuxième prénom, mais il est bien sur ma carte d'identité, et parfois quand les gens me disent « non, mais c'est pas vrai » , « si, si, si, c'est mon vrai prénom » .
- Speaker #0
C'est vraiment très joli.
- Speaker #1
Quand j'ai dû trouver un nom pour la boutique, je faisais une formation en création d'entreprise, il y a eu la journée consacrée à trouver un nom pour son activité, on était plusieurs, et les autres ont participé à une espèce de brainstorming, proposé plein d'autres noms et le prof ou je sais pas comment on appelle ce... enfin qui nous... le formateur me dit et toi Cécile, tu proposais quoi ? Qu'est-ce que tu avais comme idée ? J'ai dit Agapi, c'est mon deuxième prénom. Tout le monde s'est retourné en disant « ben oui, c'est évident » . Alors qu'il y avait eu la rue des artistes, le coin des créateurs, enfin des trucs. Heureusement que je n'ai pas pris ça parce que maintenant, il y en a à l'appel.
- Speaker #0
Et il y a un sous-titre quand même, c'est Agapi, création ?
- Speaker #1
Alors non, le création, je l'ai rajouté uniquement parce que Agapi, malheureusement, sur Internet, il y a déjà des gens qui l'avaient utilisé. Donc pour me reconnaître par rapport à d'autres, c'est création. Parce qu'il y a par exemple... une association qui s'occupe de tout ce qui est matériel pour les professions infirmières qui s'appelle Agapi c'est un cycle, je ne saurais pas dire exactement il y a aussi des crèches, il y a maintenant j'étais assez bien sur Google assez bien référencée quand on tapait, naturellement et maintenant il y a quelqu'un qui m'a pris la place en fait là aussi c'est un acronyme et c'est... ce sont des crèches pour les enfants et qui se développent peu à peu dans toute la France. Donc, inutile de dire que... Ils t'ont grignoté, t'as place sur Google.
- Speaker #0
Ok, d'accord. Bon, justement, en parlant de Google, on va passer au digital et au business digital. Donc, j'ai vu que tu avais, je sais que tu as un site Internet et un Instagram, puisque moi, mon truc, c'est Instagram. Et je voulais savoir... Comment tu les as mis en place, surtout si tu les as mis en place tout de suite, le site et Instagram ? Comment tu t'es mise au digital, toi, et comment c'est arrivé ? Dans quel sens ?
- Speaker #1
J'aurais bien aimé pouvoir m'y mettre tout de suite, sauf que quand j'ai ouvert en 2000, il n'y avait quasiment pas d'Internet.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Donc, j'ai ouvert ma boutique et j'ai fait comme tout le monde, avec le passage des gens dans la rue, le bouche à oreille, peu à peu. Et voilà, comme tout le monde, il n'y avait pas tout ce qui existe maintenant. Ensuite les blogs sont arrivés vers je crois 2008-2009. Alors moi j'ai ouvert un blog sur Canalblog que j'avais encore jusqu'à pas forcément longtemps et puis Canalblog a été racheté, je sais pas quoi, enfin tout est parti, il aurait fallu faire une mise à jour, je sais pas quoi, enfin tout est parti dans les limbes d'internet alors que j'avais beaucoup de photos anciennes et de choses que j'ai pas forcément gardées. Puisque j'ai aussi des clés USB qui se sont... Évaporées dans la nature ? Enfin voilà, en panne, je ne sais pas comment on dit, qui ne marchent plus. D'accord. Donc, bon, voilà, c'est comme ça. Donc le blog, ensuite, je me suis mise à Facebook. C'était mes fils qui me disaient, ah non, tu devrais, tu devrais. C'était vers 2009, 2010, je pense. Oh non, un peu plus tard. Alors, je... Oui,
- Speaker #0
donc tu as pris le train en marche quand même assez rapidement.
- Speaker #1
Et puis ensuite, Instagram où il n'y a plus que ça, parce que même si mes publications se reportent automatiquement sur Facebook, je n'y vais plus sur Facebook parce que c'est devenu du grand n'importe quoi. Oui, oui.
- Speaker #0
Et puis Instagram, c'est vraiment le réseau de communication maintenant. Oui, oui.
- Speaker #1
Et puis j'ai apprécié ce côté très visuel quand tu arrives. Alors moi, justement, Instagram me sert d'album photo. parce que j'ai beaucoup de choses à publier, à montrer et c'est là que les gens voient et si ça leur plaît, qu'ils me demandent ou qu'ils vont sur le site pour acheter, ça me sert vraiment d'album et de book.
- Speaker #0
Tout à fait, tu postes régulièrement d'ailleurs.
- Speaker #1
Alors en fait au début, j'ai pas posté très régulièrement, j'y connaissais rien. Je me suis formée peu à peu grâce à des conseils donnés par des gens comme toi ou d'autres dans leurs publications. Et c'est surtout en fait la période Covid qui m'a fait démarrer, au niveau de la visibilité, parce que... Le premier jour du Covid, par hasard, j'avais posté, j'avais fait un petit dessin en fil de fer d'un rouleau de papier toilette. Et le rouleau de papier toilette, c'était le truc quand on a commencé le premier confinement. On parlait des gens dans les supermarchés qui faisaient du stock, etc. Ça a fait rigoler tout le monde. Et je me suis dit, je vais essayer de trouver, pour passer cette fichue période de confinement, Je vais essayer de proposer tous les jours quelque chose en rapport avec le confinement. Donc le confinement a duré, je ne sais plus combien, 45 jours ou 50 jours, je ne sais plus le premier.
- Speaker #0
Je ne sais plus non plus.
- Speaker #1
Et tous les jours j'ai publié et j'avais fait un appel à ID et donc plein de gens m'ont dit tiens tu devrais parler de ça, tu devrais parler de ça, tu devrais faire... Alors c'était des mots, c'était des jeux de mots sur le confinement, le Covid, lol le fait qu'il fallait garder un mètre entre nous. Enfin, il faut remonter sur Instagram, on peut retrouver, mais il y a eu toute la série. Mais du coup, tu as créé une émulation,
- Speaker #0
ça a marché l'interaction, ce qui est vachement important. Oui, déjà,
- Speaker #1
les gens avaient le temps de regarder Instagram, puisqu'ils n'avaient rien d'autre à faire. Et puis, le fait de publier tous les jours, à une période où il n'y avait pas non plus 3 millions ou 3 milliards, je ne sais pas combien, 3 milliards, je crois, de gens sur Instagram. et 3 milliards ailleurs, donc forcément le gâteau se divise encore plus. Mais à l'époque, oui, ça a bien marché. Et après, j'ai continué un petit peu à publier presque tous les jours, parce que j'ai énormément de photos à montrer. Tout ce que je fais, je le prends en photo. Et il y a toujours matière à faire une publication avec.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Bon, maintenant, j'ai un peu ralenti, parce que j'ai toujours autant de photos qui attendent d'être publiées. mais... C'est vrai, clair de rien. Le fait qu'il y ait moins d'interactions, moins de réactions, on se dit, bon, je ne vais pas non plus forcer. Je ne me forçais pas, c'est que j'ai plein de photos à montrer. Oui, bien sûr. Je peux publier tous les jours. Tu as un peu moins d'intérêt, c'est un peu moins sympathique à ton avis. Oui, voilà, c'est un peu plus...
- Speaker #0
Tout se professionnalise, Instagram aussi. Il y a peut-être moins le petit côté spontané du début. Oui, c'est ça. Oui, voilà, peut-être. Et puis, comme tu dis, il y a de plus en plus de gens. du coup, l'attention se dilue aussi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Forcément, puisqu'on a plein de choses à regarder, surtout des fois plein de choses inutiles.
- Speaker #1
Alors après, ce qui m'apporte... Donc, ça m'a apporté de la visibilité, donc des abonnés. Ensuite, ce qui m'en apporte pas mal, c'est aussi toutes les collaborations que je fais parce que j'adore travailler en collaboration. Donc, je rencontre des créatrices qui font un travail que... Je me dis que je pourrais l'associer au mien et du coup on partage ensemble, on publie ensemble et ça crée... Tu bénéficies du coup de la visibilité des autres et inversement. Donc ça, alors je fais des, par exemple, je travaille avec Cabane Lacharbie qui fait des fleurs en papier et donc on fait des créations ensemble. J'ai créé des broches aussi en braille. grâce à une fille que j'ai rencontrée par internet qui est malvoyante et qui crée de la papeterie en braille avec du texte dessous et donc j'ai un peu reprimé cette idée là en accord avec elle bien sûr et du coup ça crée des choses elle m'en demande régulièrement elle est du côté de Dijon elle en vend de son côté, moi du mien vous vous envoyez vos
- Speaker #0
Excuse-moi Agapé, du coup vous envoyez vos créations par la poste ? Alors elle,
- Speaker #1
elle m'en commande en série, oui. Elle me demande parce qu'elle fait des événements dans son coin là-bas. Et donc elle associe mes broches à son travail de papeterie.
- Speaker #0
Et toi, est-ce que tu vends sa papeterie dans ton magasin ? Non,
- Speaker #1
je ne vends pas sa papeterie. Non, parce qu'elle est malvoyante. Elle a réussi à créer ce concept de papeterie en braille qui est unique en fait. Même si elle s'est un peu fait copier. mais Mais elle est vraiment la seule à faire ça et surtout à y mettre toute son âme puisqu'elle est vraiment concernée par le sujet. Ceux qui l'ont copié n'étaient absolument pas malvoyants mais ils trouvaient que l'idée était très bonne. Enfin bon ça ce sont les risques du métier. Et du coup elle n'a pas de stock à envoyer à des boutiques. Après avec qui je collabore aussi avec Alex Bocca, Alex Bocca traite Très connue sur Instagram, qui a un gros compte sur Facebook aussi, qui crée des citations absolument fabuleuses. Et je lui ai demandé un jour si elle acceptait que j'utilise ces citations sur des portes-clés. Elle m'a dit pas trop l'aime à partir du moment où je suis marquée. Et donc, on fait une collaboration. Elle a un compte à 100 000 abonnés. Enfin bon, chaque fois, c'est un gros rush. Chaque fois qu'on publie une création ensemble, il y a beaucoup d'intérêt. J'ai pu faire aussi une collaboration qui a très bien marché avec une fille qui s'appelle La Bade en l'herbe, qui crée des petits personnages loufoques en feutrine, cousus d'une façon hyper minutieuse et assez plat, ce qui fait que du coup j'ai pu les incorporer dans des cartes postales que je fais, cartes postales en fil de fer. Donc le petit personnage, un petit texte débile dessus ou dessous. Alors ça, ça a été, elle a cousu pendant un mois, elle a cousu, cousu, cousu pour moi. D'accord. Ça a plu aussi. Ah ouais. Voilà. Donc ça, c'est super parce que ça permet d'associer, de se faire connaître d'une façon différente, d'apporter de la nouveauté.
- Speaker #0
Oui, d'enrichir tes créations, de te donner toujours de l'intérêt pour ce que tu fais. Et donc, est-ce que ces personnes-là, tu les as découvertes uniquement via Instagram ?
- Speaker #1
Oui, oui, oui, absolument. Alors, à la Banan Lherm, ces petits personnages dont je parle, je l'avais déjà contactée il y a plus de dix ans. C'était sur Facebook que je l'avais trouvée. Et je lui avais demandé si elle était d'accord pour m'en vendre, pour que moi, je fasse mes propres mobiles avec. Parce qu'elle les présentait sur des mobiles, sur des petites branches, des petits oiseaux bizarres, des choses. Et elle m'a dit non, je ne veux pas parce que je veux garder mes mobiles. Mais dix ans après, je suis retombée sur elle un peu par hasard, sur Instagram. Et là, il y avait ces petits personnages. Je lui ai dit non, mais mes cartes postales, ça irait trop bien avec. Et là, c'était un support différent. Elle m'a dit banco. D'accord.
- Speaker #0
Ah c'est super, c'est une super histoire !
- Speaker #1
Et donc dix ans après, on a enfin travaillé ensemble alors que moi je l'avais déjà contacté dix ans avant.
- Speaker #0
Ça c'est vraiment extra comme histoire.
- Speaker #1
Après qu'est-ce qu'il y a qui fait que ça s'est développé ? C'est le côté sur-mesure aussi parce qu'en fait je fais essentiellement du sur-mesure. Bon les collaborations dont je parle, pas forcément, mais après le texte, c'est le texte. qu'on me demande, les mots qu'on me demande, tout ça. Et là, le sur-mesure, du coup, pareil, le bouche-à-oreille marche bien. Oui, vous avez fait pour ma copine, ça, j'appréhends bien ce texte, etc.
- Speaker #0
Et ça, donc, le sur-mesure, les gens viennent plutôt te voir en boutique ou te demandent directement sur ton site ? Alors, les deux,
- Speaker #1
en boutique et sur le site. Oui, oui, les deux.
- Speaker #0
Tu as la clientèle partout, du coup.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Alors certains, ils posent la question, ils n'ont pas complètement compris. Là, il va peut-être falloir que j'en parle plus souvent, que je peux faire sur mesure, parce que les gens, certains me disent « Ah, j'aimerais bien, vous avez fait ça pour un tel, j'aimerais bien ce texte, mais est-ce que vous faites sur mesure ? » Ben, oui.
- Speaker #0
Ah oui, alors il y a peut-être quelque chose à éclaircir sur ton Instagram ou ton site. Oui,
- Speaker #1
même j'ai une cliente qui me dit il y a deux jours, qui me dit « Je... » Elle venait de Paris, elle était de passage à Bordeaux, elle me dit j'adore, je vous suis, j'adore ce que vous faites, voilà, mais moi il y a des textes que j'aimerais bien, je peux vous les faire. Ah bon ? Et vous envoyez en plus ? Comment dire ?
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
j'ai cru que… Pourtant, je n'arrête pas, mais il y en a qui n'ont pas compris.
- Speaker #0
Il y en a qui n'ont pas compris, ben oui, écoute, il faudrait leur expliquer, il faut leur expliquer encore longtemps. Et du coup, on en vient à cette question. Parce que bon, là, j'ai un peu la réponse. Parce que je sens que tu es quelqu'un d'hyper enjoué. Je voudrais qu'on parle du mindset dans le business. Parce que le commerce, ce n'est pas forcément évident. Et bon, toi, tu as le côté artistique et très... Tu travailles en collaboration, etc. Et je voulais te demander comment tu restes motivée et inspirée, du coup.
- Speaker #1
Alors, comment dire ?
- Speaker #0
Motivée, j'ai l'impression que... Je vais répondre à ta place, mais c'est ta vie. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. J'ai toujours plein d'idées à la minute. Je sais que je n'aurai pas assez de ma vie pour tout faire. Alors, je note. Je retombe parfois sur des notes en me disant « Oui, c'est vrai, j'avais pensé à ça. Maintenant, je sais comment je pourrais le faire. » Ou ce que je mettrais, par exemple, des textes. J'ai un motif, mais pour des cartes postales, je n'arrive pas à trouver quel texte pourrait aller avec. Donc, soit je pose la question sur Instagram, « Donnez-moi des idées. » bon
- Speaker #0
Chut,
- Speaker #1
mais c'est rarement réussi. Et parfois c'est plus le temps qui fait qu'à un moment donné je retombe sur le tonneau et je me disais « oui, bien sûr » . S'il faut en plus sur les cartes postales, par exemple, qu'il y ait peu de mots, parce qu'il n'y a pas beaucoup de place, donc il faut trouver des… Il faut que les idées soient percutantes. D'ailleurs j'avais fait encore une collaboration avec une créatrice qui fait des collages. qui s'appelle Juliette Goubeau, alors elle a changé de nom d'Instagram, je ne sais plus exactement comment s'appelle son compte, elle fait des collages à partir de photos anciennes qu'elle retravaille pour créer des petites atmosphères sur des petites photos de 5x5, et l'idée aussi ça avait été de faire une collaboration, la petite photo fixée sur la carte, alors par un petit système de suspension, et un texte en trois mots qui disait tout. et là pour le coup j'ai bien travaillé sur les textes pour trouver les trois mots qui collaient bien et on a fait une trentaine de cartes ensemble et elles sont quasiment toutes parties il doit m'en rester une ou deux parce que vraiment c'était il y avait beaucoup soit de l'humour soit de la poésie bon alors là si je te demande du coup alors après pourquoi comme je suis curieuse de tout en plus Je... J'aime bien parcourir Instagram, mais j'aime aussi beaucoup découvrir des boutiques, des lieux, des tas de choses, des expos. Donc forcément, il y a toujours des idées qui arrivent, qui arrivent, qui arrivent. Tu restes en alerte permanente. Voilà, trop même. Trop. Il y a des endroits, enfin, il y a des choses, je ne regarde même plus parce que je me dis, je vais avoir plein d'idées, je vais en avoir trop. Je ne veux pas.
- Speaker #0
Oui, oui. Bon, mais donc, voilà, pas de souci pour l'inspiration et la motivation, elles sont là en permanence. Absolument pas. Et là, du coup, ma question fétiche où je te demande ta citation motivation préférée, là, au niveau des mots, je pense que tu vas pouvoir. Alors, voilà. Alors, le problème, c'est que je te dis une, mais bon, vas-y, t'as le droit de le dire. Oui, voilà.
- Speaker #1
Alors, ça a été très compliqué parce que moi, je vis citation, je mange citation, je dors citation. Bon, donc, il fallait en choisir qu'une. Il y en a plein que j'aime. Bon, limite, ce n'est pas forcément les citations les plus connues, les plus qu'on voit souvent, qui me plaisent le plus, mais quand même, j'ai cité une qui est assez connue, c'est la citation d'Éluard, « Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous » . Parce qu'en fait, elle m'a porté chance, cette citation. Déjà, elle est très vraie, parce que j'en suis la preuve que c'est à chaque fois des rendez-vous avec des... des gens un peu par hasard mais plus des rendez-vous que le hasard vraiment et en fait cette phrase je l'avais écrite pour une cliente qui devait l'offrir à une amie et puis cette amie n'était pas là, je ne sais pas ce qui s'est passé du coup cette cliente elle l'a offert à quelqu'un d'autre qui n'était pas du tout prévu au départ et en fait cette personne à qui elle l'a offerte m'a appelé quelques temps après pour me dire mais c'est vous qui faites ça mais C'est dingue. Alors c'était en fait une fleuriste très connue sur Bordeaux. Bon maintenant elle a fermé parce qu'elle s'est consacrée à un autre travail mais à l'époque elle était mais archi connue, un gros compte aussi au niveau Instagram et elle m'a dit je reviens de Maisons et Objets à Paris, c'était en janvier ou février, je reviens de Maisons et Objets à Paris pour trouver des objets à vendre dans ma boutique pour associer à mes fleurs. J'ai rien vu d'emballant et tout et là on m'offre votre phrase, c'est exactement ce que je veux dans ma boutique. Et de là est parti, déjà elle m'a acheté plein de phrases qu'elle a vendues pendant longtemps. J'ai toujours des clientes qui me disent « Ah oui, j'avais acheté à l'époque. » Et de fil en aiguille, comme elle avait un gros compte Instagram, déjà à une époque, c'était en 2013, où ce n'était pas aussi… et bien il y a... plein de boutiques qui sont arrivées parce qu'il l'a suivi et qu'il m'en demandait. Donc, j'ai commencé à avoir des revendeurs aussi grâce à ça. Donc, elle m'a porté chance cette citation. Ah d'accord.
- Speaker #0
Donc, j'allais te demander quelle est ta plus grande réussite professionnelle ? Est-ce que tu peux me dire ? Est-ce que c'est celle-là ? Ou alors il y en a tant d'autres ? Non,
- Speaker #1
ça serait plutôt les 25 ans, d'avoir tenu 25 ans à la boutique. Pour moi, c'est... Bien sûr. Je pense qu'à l'heure actuelle où c'est compliqué, c'est un beau challenge. Mais ça, ça n'a été possible. que parce que, encore une fois, j'ai décliné le sur-mesure depuis le départ. Et que le sur-mesure, les gens sont prêts à mettre de l'argent à partir du moment où l'objet qu'ils vont acheter, il correspond à ce dont ils ont besoin, à l'endroit où ils vont le mettre. Enfin, je parle en matière de déco, mais c'est pareil pour d'autres domaines. Et ça, ça a été aussi un axe qui fait que...
- Speaker #0
Oui, tu étais là au bon moment. Tu as quand même été un peu précurseur de ce sur-mesure. Tu vois, les messages, ça a toujours existé, le sur-mesure, mais peut-être dans quelque chose d'artistique. Oui,
- Speaker #1
alors après, les messages, par exemple, on en voit beaucoup. Maintenant, il y a quelques années. Il y a des sociétés qui font des t-shirts, qui font des mugs, qui font des coussins, qui font des... Mais ce n'est pas toujours sur-mesure, autant qu'on... Enfin, voilà, il y a des textes, il faut choisir parmi les textes. Et puis, c'est tout. Tandis que moi, j'ai pu écrire des... Ça va de grosses injures à des conneries en passant par des textes très poétiques. Bien sûr. J'ai pu faire tout un poème d'Aragon dans une cage d'escalier qui venait... d'être repeinte. Pour la pose, il ne fallait pas se tromper, il fallait mettre des petites pointes, mais au bon endroit, parce que la maison venait d'être rénovée, la cage d'escalier était superbe, monumentale, et le poème, ça fait partie des choses dont je n'ai pas de photo, parce qu'elles sont parties englouties dans les limbes d'Internet.
- Speaker #0
D'accord, mince !
- Speaker #1
Les clients doivent être toujours... La maison existe toujours. Est-ce que les clients, ils sont encore ? Mais je ne me vois pas sonnant des années après en leur disant « Est-ce que je peux prendre des photos ? » « Est-ce que j'ai pris les miennes ? » Voilà. Bon, après des citations, j'en aurai plein d'autres parce qu'il y a celles aussi que j'affectionne. Je me l'étais notée, mais non, écoute, ce n'est pas grave. Ah si, la citation de Saint-Exupéry. C'est véritablement utile puisque c'est joli.
- Speaker #0
Ah oui, j'adore cette citation.
- Speaker #1
Et pour tous les gens qui se disent, mais à quoi ça sert tout ça ?
- Speaker #0
Exactement. Pour le futile, le futile est utile, en fait. Je suis entièrement d'accord. Je m'en étais,
- Speaker #1
mais je ne la retrouvais plus.
- Speaker #0
Bon, eh bien, écoute. Et alors,
- Speaker #1
les 25 ans aussi, il n'y a pas que les difficultés du commerce. Il y a eu tellement de choses qui se sont passées en 25 ans. Le gilet jaune, le Covid, les manifs. Les tempêtes, les guerres, les trucs machin, enfin bon, c'est...
- Speaker #0
Oui, oui, et tes clients sont toujours restés fidèles aussi à ta boutique ?
- Speaker #1
Alors, en fait, il y a eu deux clientèles. Là, je l'ai vue parce que j'ai voulu faire un vide atelier. Bon, je m'y suis mal pris, j'ai fait ça pendant l'été, alors que ce n'est absolument pas la période pour acheter même des trucs à pas cher. Mais j'ai sorti, ressorti tout ce que j'ai rangé de l'époque où je faisais ces objets, ces luminaires, ces objets en bois découpé, des bijoux aussi. Et en fait, la clientèle qui venait autrefois pour ça, elle a vu que j'avais évolué, elle est revenue de temps en temps en me disant « Ah, j'avais acheté un luminaire chez vous, vous m'aviez fait, vous ne faites plus, quel dommage, j'aurais bien voulu compléter. Ben non, désolé, je ne fais plus et je n'ai plus envie de le faire en plus. » Donc, ils ont fini par se dire « Bon, ben tant pis. » Et pour autant, ce que je fais actuellement, ne les touchez pas spécialement. Et inversement, ceux qui viennent pour ce que je fais, la poésie que je développe maintenant, sont pas du tout les clients d'avant. Donc en fait j'ai deux clientèles qui sont un peu scindées et quand j'ai fait mon vide atelier de tout un tas de trucs d'il y a quelques années, la clientèle actuelle n'a pas forcément... D'autant plus que c'était pas la bonne période puisque en été c'est pas le moment. Mais je remettrai tout à Noël, pas cette année parce que j'ai une expo prévue mais puisque en fait j'ai un sous-sol qui permet de recevoir des expos. d'artistes peintres, plutôt. Et là, il y en a une à qui j'avais promis une expo. Donc, voilà. Ça sera pour Noël. Mais je remettrai l'année prochaine. Pour le coup, pour Noël, je ne prendrai personne. OK. Voilà.
- Speaker #0
Très bien. Alors, Agapi, puisqu'on est sur Bordeaux et que dans les petits commerces, les choses un peu entre nous, enfin bon, entre nous et entre les écouteurs, enfin, les gens qui vont écouter le podcast, j'aimerais que tu me cites trois adresses bordelaises. Alors, bordelaise ou de la région, que tu affectionnes pour quelles que soient les raisons, mais que tu nous donnes un peu à voir ton côté de Bordeaux, ta région.
- Speaker #1
Alors, un endroit que j'aime beaucoup, parce qu'il est... C'est un peu symbolique, parce qu'il est à côté de chez moi, mais en même temps, c'est un lieu que je traverse chaque fois que je prends mon vélo pour aller me balader en ville et faire plein de découvertes. comme... J'ai pu t'en parler déjà, ça fait partie de la curiosité qui m'anime, c'est le parc Bordelais. C'est un parc que peut-être tous les Bordelais connaissent, quoique si ça se trouve il y en a qui ne sont jamais allés s'y promener. J'y passe tous les jours pour aller ouvrir la boutique et pour revenir. C'est un lieu où tous les jours, même habitant en ville, tu vois la nature, les changements de la nature. les feuilles qui reverdisent, les feuilles qui jaunissent. J'aime beaucoup ce... Pour moi, je passe par les grandes entrées et quand je ressors, après, j'arrive en ville et il y a ce côté liberté de prendre mon vélo, de traverser le parc et d'aller découvrir.
- Speaker #0
Comme un sas de nature dans la ville. Oui,
- Speaker #1
c'est...
- Speaker #0
C'est vrai que c'est un beau parc. avec des beaux arbres.
- Speaker #1
Oui, comme on n'habite pas loin, mes enfants y allaient quand ils étaient petits. Pour moi, c'est un lieu... Je suis très contente d'habiter à côté. D'accord. Après, la deuxième adresse, je crois que tu la connais, parce que je crois que c'est grâce à cette personne qu'on s'est rencontrées. C'est la boutique Bokeli. ...tenue par Elisabeth, qui est quelqu'un de formidable et qui surtout a été important dans le sens où elle m'a référencée dès le début, quand elle a ouvert parmi ses créateurs, alors que moi je faisais des cartes au sel en fil de fer et qu'elle a des artistes tellement talentueux en plus que parfois je me dis « oh là là, qu'est-ce que je fais moi avec mes... »
- Speaker #0
Mais tu es une artiste talentueuse.
- Speaker #1
Mais c'est surtout qu'elle m'a obligée avec les ventes qu'elle faisait, etc. Et le fait que quand même, c'est dans un univers de pièces uniques, je crée pour elle beaucoup de cartes qui sont vraiment en pièces uniques. Il faut trouver des idées tout le temps. Et elle m'a obligée, parce que les cartes postales, au début, j'en faisais un petit peu. Mais quand elle a ouvert, j'ai développé. Et là, j'en suis à plus de 400 modèles différents de cartes postales. le tellement j'ai dû en... Enfin, trouver des idées pour sa galerie. Remettre toujours les mêmes, refaire dix fois la même, mais des choses différentes. Donc, c'est pour ça. Puis, c'est quelqu'un d'adorable.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et ensuite, la troisième adresse, j'ai cherché un peu. Alors, bon, par exemple, le restaurant, je ne vais pas très souvent au restaurant. C'est plutôt quand je pars en vacances. Mais bon, par contre, tout ce qui est... douceur, pâtisserie, etc. Oui, j'aime beaucoup. Et donc, je voulais parler d'une boutique qui n'est pas très, très vieille, mais qui s'est installée il y a quelques mois sur Bordeaux. C'est Charlotte Acroquet, qui est une fille formidable aussi, qui fait, je crois, les meilleurs cookies de Bordeaux, à mon avis, mais bon.
- Speaker #0
D'accord. Est-ce que c'est la boutique qui est rue Saint-Jean ?
- Speaker #1
Saint-Jean, oui, voilà.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
et c'est une reconversion pour elle. C'est une fille qui a toujours aimé la cuisine, mais qui était partie dans complètement autre chose et qui s'est décidée à revenir vers là. Après avoir beaucoup bourlingué, à faire des marchés, des expos, où elle avait un stand de cookies, etc., elle a décidé d'ouvrir sa boutique. Elle avait trouvé ce super endroit.
- Speaker #0
Je suis passée devant, oui, dernièrement. Je n'ai pas encore goûté ces cookies, mais ça ne serait tardé.
- Speaker #1
Alors là... Et elle, malheureusement, trois jours ou, je ne sais pas, une semaine avant l'ouverture, au printemps, en défaisant, en sortant ce qu'il y avait, qui cachait le mur de façade pour mettre une nouvelle devanture, ils se sont aperçus que l'immeuble allait s'écrouler. Donc, elle a dû reporter son ouverture. Et beaucoup, beaucoup, beaucoup de soucis. Ça a été dingue. Elle a dû se battre comme une Donc... comme une acharnée pour pouvoir entre la mairie les bâtiments de France l'urbanisme, les assurances la propriétaire c'est David contre Goliath et elle y est arrivée et elle fait des cookies qui sont formidables on va aller la soutenir en achetant des cookies ok super merci pour cette bonne adresse qu'on va s'empresser d'aller essayer et
- Speaker #0
pour clôturer ce moment avec toi je voudrais te demander quel est le... Le message le plus important à retenir sur ton activité ?
- Speaker #1
Alors, le plus important, je pense que c'est la nécessité de s'adapter au client au maximum. Et donc, encore une fois, le fait que j'ai décliné du sur-mesure depuis le début, c'est vraiment ce qui m'a aidée à tenir. Parce que pour vendre par défaut, les gens, c'est difficile, surtout à l'heure actuelle. Mais à partir du moment où on leur réalise la phrase qu'ils veulent... Dans mon domaine, la phrase qu'ils veulent, dans le format qu'ils veulent, ils sont prêts à mettre le prix et à attendre aussi le temps que ça se fasse, la patience, parce que moi, c'est assez physique mon travail, tordre le métal, j'ai le cou, les cervicales, les poignets, les doigts, tout qui fonctionne, donc je me ménage si je veux arriver à tenir le plus longtemps possible. Et j'ai des délais qui sont assez longs parce que j'ai beaucoup de demandes et ça, les gens, dans le sur-mesure, ils sont prêts à attendre. Ils sont prêts à mettre le prix. Tu as des clients en or,
- Speaker #0
en fait.
- Speaker #1
Ah bah oui,
- Speaker #0
oui, oui,
- Speaker #1
je peux le dire. Ils sont adorables. J'en ai plein qui m'écrivent en disant « j'adore ce que vous faites » . Ah,
- Speaker #0
c'est super.
- Speaker #1
Alors que pour moi, c'est tellement avec peu de choses que je trouve ça formidable. Oui, mais bon, peu de choses,
- Speaker #0
mais il y a quand même ton énorme savoir-faire. Et puis, voilà, ta créativité qui est là, quoi. Par exemple, est-ce que tu peux me dire du coup aussi, quelle est ton actualité en ce moment chez Agapi ? Alors là,
- Speaker #1
eh bien, j'ai déjà des commandes des boutiques qui revendent mes créations pour Noël. J'ai des listes longues comme le bras de phrases ou de porte-clés ou de broches. Enfin voilà, parce que là maintenant, c'est beaucoup ça. Ça s'est cantonné sur les phrases, porte-clés et broches, ces trois axes-là. Des cartes postales pour Madame Elisabeth de Bocchelli, il faut que je lui prévoie des petits sapins de Noël, des petites choses en cartes postales pour les fêtes. L'exposition aussi que tu vas accueillir ? Oui, alors l'exposition ce sera Julie de Tersac, qui est une artiste peintre, mais qui fait aussi beaucoup d'objets à partir de ses dessins. Donc elle crée des bijoux, elle fait des coupelles en... en terre qu'elle façonne elle-même. Et à chaque fois, on retrouve ses motifs. Donc elle sera là à partir du 28 ou 29 octobre jusqu'à fin décembre. Et le gros événement dont je m'occupe, c'est le marché de Noël au lieu inspiré. C'est un lieu qui est du côté du Bousca. qui est un centre culturel qui tourne autour de la... De la créativité, de l'enfance, de la famille, du livre. Il y a beaucoup de choses, beaucoup d'ateliers qui s'y passent. C'est un lieu où on peut aller à tout moment en famille. Pour un prix d'entrée, les enfants peuvent faire plein d'activités ou jouer parce qu'il y a des jeux, des tas de choses, des intervenants. Et donc je connais Marie depuis maintenant un peu plus d'un an et ce sera le troisième événement que j'organise dans ces murs puisqu'elle m'a proposé à chaque fois un espace, enfin il y a 1300 m². Donc l'expo n'utilise pas les 1300 m² mais ça permet de rassembler des gens de talent. Et c'est à quel moment ? Il y a des dates précises ? Alors ça sera le 29 et 30 novembre, donc au lieu inspiré, au Bousca, avenue de la Libération.
- Speaker #0
Très bien,
- Speaker #1
je le mettrai sur les notes de l'épisode. À peu près au début novembre, je commencerai à communiquer sur les différents créateurs qui seront présents.
- Speaker #0
Super, donc on suit ça sur ton compte Instagram, on suit ça de près.
- Speaker #1
Voilà, voilà.
- Speaker #0
Ok, et dernière question Agapie, comment les auditeurs peuvent-ils communiquer avec toi ? S'ils ont envie de te contacter ?
- Speaker #1
Alors sur mon compte Instagram, il y a tout en bio, enfin il suffit de cliquer sur contacter, il y a mon adresse mail, il y a mon numéro de téléphone, on peut m'envoyer des messages DMP, tout est possible, on peut venir à la boutique, c'est même conseillé pour les Bordelais, tant qu'à faire. Je suis ouverte du mardi au samedi de 15h à 19h, pas le matin parce que je suis à l'atelier en train de... travailler pour les commandes sur mesure de mes clients.
- Speaker #0
Tu partages ton temps, tu ne peux pas être au four et au moulin ! Agapi, merci beaucoup pour ton accueil. Merci à toi. A bientôt sur les réseaux.
- Speaker #1
A bientôt.
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté cette interview du podcast 100% Visible qui permet aux entrepreneurs de la région de faire découvrir leur activité. N'hésite pas à aller à leurs rencontres sur les réseaux ou dans la vraie vie, c'est aussi pour ça. que le podcast existe. Et si cet épisode t'a plu, n'hésite pas à le partager et abonne-toi pour ne rien louper. On se quitte sur mon mantra fait pour toi, la visibilité ne se devine pas, elle se construit. Je te dis à très vite pour un prochain épisode de 100% Visible. Ciao ciao !