Description
Un épisode tuto pour les gens qui accompagnent les gens qui vont pas bene bene
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Un épisode tuto pour les gens qui accompagnent les gens qui vont pas bene bene
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Ah non, oui, bien, Ausha, je raccroche pas. Bien, on est dans une minute. Le podcast qui pense que la santé mentale n'est ni tabou, ni tabou, et qu'on peut tout à fait faire des phrases avec les mots de la quotidien. Épisode 3 Tuto Ben.
Alors, moi, c'est Chantal. Alors, voilà. Je vous appelle parce que ma mamie, elle me dit qu'elle est déprimée. Et vraiment, elle me le dit souvent. Mais franchement, je ne sais pas trop comment réagir quand elle me dit ça. Donc, bon, je vais peut-être répondre que moi aussi, j'étais fatiguée en ce moment. que c'était le cas pour tout le monde, parce que c'est la vérité. En vrai, tout le monde est fatigué. Mais bon, c'était pas la bonne chose à dire. Oui, on évite un peu et je sais pas si ça l'a apaisé finalement. Donc voilà, si vous pouviez juste me dire ce qu'il y a de quoi dire dans ces cas-là, parce que je suis perdue.
Bonsoir Chantal. Alors oui, effectivement, c'est peut-être pas la meilleure réponse que vous avez apportée à votre amie. Mais c'est normal de ne pas savoir quoi répondre. C'est hyper difficile de voir un proche souffrir et c'est difficile de se sentir impuissant. Vous pouvez déjà remercier votre amie, vous avoir confié qu'elle ne va pas bien, parce que c'est un acte de confiance et de courage aussi. Il en faut du courage pour oser avouer qu'on traverse un moment difficile, pour tomber les masques. Vous pouvez juste lui répondre ensuite que vous êtes là et lui demander éventuellement si elle sait de quoi elle aurait besoin et comment vous pouvez l'aider. Alors oui, ça fait beaucoup de questions, et peut-être qu'elle n'aura pas de réponse. Mais juste rassurez votre amie sur le fait que vous êtes là. Croyez-moi, c'est déjà super.
Là, ça fait des machines à une déprimant. Et à chaque fois que je l'appelle, je vais m'y appeler au téléphone. On est tout à dire et tout, et en fait, moi aussi, je commence à m'épouser. Et je crois que j'ai dit 20 fois à leur part, et quelques ans encore, alors j'ai pas quoi dire, je suis mal à l'aise. Et même, j'ai envie de raccrocher. Et après, j'ai plus trop envie de l'appeler. Voilà.
Merci René pour ce témoignage intense, bien fourni et tout. Les crises de larmes ? C'est un symptôme visible et aussi un signe corporel d'épuisement. Et malheureusement, les larmes sont vraiment très copines avec la détresse. C'est vraiment pas un moment agréable, ni pour la personne qui pleure, ni pour celle ou celui en face. Et souvent, ça crée un malaise, parce qu'on sait pas quoi faire. Mais y'a rien à faire René, y'a rien à combler. C'est pas un problème à régler, c'est pas quelque chose qui demande une solution, mais juste de l'accueil. Demander de ne pas pleurer à une personne en crise ne fait qu'augmenter sa détresse. C'est un contrôle abronné. C'est comme si vous demandiez à une personne qui a la grippe d'arrêter de tousser. Dans ces moments-là, même au téléphone, votre présence suffit. Vous pouvez simplement dire « Je suis là, prends ton temps » et peut-être visualiser ses pleurs comme une douche magique qui nettoie la maladie. Pensez à renouveler votre stock de mouchoirs. C'est tout.
Ouais, ben moi c'est Glantine. Avant, j'étais super proche de ma meilleure amie, genre un bestie, partagée. Là, ben, depuis qu'elle va pas bien, j'ai l'impression d'être en fond de tout mon orgasme, là quoi. Elle est en vrai sa chérie.
Salut Eglantine, je suis désolée pour toi. La dépression, ça crée comme une bulle d'isolement autour de la personne. Elle va répondre de moins en moins à son téléphone, elle va réagir de moins en moins à tes propositions de sortie, et pour des raisons qui lui appartiennent. Elle se sent certainement épuisée, coupable d'être épuisée, et aussi incapable de créer du lien social. Et c'est hyper dur pour les proches qui se sentent rejetés. Et c'est normal, tu ressens de ça, et c'est ok. Sache que c'est pas toi qu'elle rejette, Eglantine. La distance qui se crée entre vous, ça n'a rien à voir avec toi. Et même si c'est difficile, essaye de garder ça en tête. Et essaye aussi de garder le lien avec elle, en continuant à lui envoyer des messages, en lui proposant aussi de sortir de temps en temps. Ça va la rassurer et lui assurer que tu ne lui en veux pas et que tu sais qu'elle fait ce qu'elle peut. Essaye de conserver le lien d'amitié, c'est précieux, elle l'en dit. Hello Zoé, je suis désolée pour toi et je suis désolée pour lui. Encore aujourd'hui, aller voir un psy, ça reste une démarche compliquée à entreprendre. Il existe encore beaucoup d'a priori et de peur autour de cette idée. C'est pour les fous, ou les faibles, ou les deux à la fois, et puis parler, pourquoi faire ? Malgré la nouvelle visibilité de l'importance de prendre soin de sa santé mentale, le fait de suivre une thérapie, ça reste à vous. Et je te confirme que tu peux pas forcer ton amoureux à aller consulter. Il faut que la démarche vienne de lui. Sinon la guérison pourra jamais se faire. Je sais que tu le vois tomber. Et c'est dur. Et que tu te sens empuissante. Et que t'es inquiète. Alors je sais pas si c'est déjà le cas. Mais tu peux de ton côté te faire accompagner par un professionnel. Si tu sens que t'en as besoin. C'est intense de vivre avec une personne en difficulté. T'as besoin d'ancrage aussi. Il ne faut pas attendre d'être au fond du trou pour faire un petit check. Essaye de continuer à en parler si tu en as la force. Il comprendra peut-être que ce n'est pas un acte de faiblesse, mais au contraire de courage. Parce qu'il en faut du courage pour accepter de l'aide. Ne bloque pas le dialogue et rappelle-lui qu'il est super. Mais que s'il avait une maladie, il ne refuserait pas de se faire soigner. Peut-être. et que pour cette maladie-là, c'est un autre genre de médecin qu'il faut. Bonjour Jacqueline. Je suis contente de savoir que votre amie voisine Claude a décidé de prendre soin de sa santé mentale. C'est vraiment super. Et vous avez raison Claude de vous alerter. Il peut arriver effectivement que certains praticiens ne respectent pas les règles de déontologie. et profitent d'une manière ou d'une autre de la vulnérabilité de leurs patients. Il y a des cons partout, Jacqueline. Et avec l'ère du développement pas du tout personnel, il s'est mis à pleuvoir toutes sortes de professionnels des problèmes qui vous proposent des solutions problématiques. Malheureusement, il existe, comme partout ailleurs, des malintentionnés qui vont abuser de la détresse de ceux qui demandent de l'aide. Si vous avez un doute sur le médecin de la tête de votre amie voisine, n'hésitez pas à lui dire, à lui faire part de vos inquiétudes. et voyez comment elle réagit. Est-ce que vous savez comment elle a connu ce praticien ? Est-ce qu'il lui donne des conseils qui vous semblent poussifs ? Observez-vous un changement de comportement qui vous alerte ? Attention Jacqueline, toutefois, une personne qui avance dans sa guérison peut vous sembler différente, et ça peut surprendre. Si vous êtes habitué à certains traits de caractère que vous ne retrouvez plus chez votre amie, ça peut être aussi une bonne nouvelle.
Merci pour ton écoute et prends soin de toi. Romain
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Ah non, oui, bien, Ausha, je raccroche pas. Bien, on est dans une minute. Le podcast qui pense que la santé mentale n'est ni tabou, ni tabou, et qu'on peut tout à fait faire des phrases avec les mots de la quotidien. Épisode 3 Tuto Ben.
Alors, moi, c'est Chantal. Alors, voilà. Je vous appelle parce que ma mamie, elle me dit qu'elle est déprimée. Et vraiment, elle me le dit souvent. Mais franchement, je ne sais pas trop comment réagir quand elle me dit ça. Donc, bon, je vais peut-être répondre que moi aussi, j'étais fatiguée en ce moment. que c'était le cas pour tout le monde, parce que c'est la vérité. En vrai, tout le monde est fatigué. Mais bon, c'était pas la bonne chose à dire. Oui, on évite un peu et je sais pas si ça l'a apaisé finalement. Donc voilà, si vous pouviez juste me dire ce qu'il y a de quoi dire dans ces cas-là, parce que je suis perdue.
Bonsoir Chantal. Alors oui, effectivement, c'est peut-être pas la meilleure réponse que vous avez apportée à votre amie. Mais c'est normal de ne pas savoir quoi répondre. C'est hyper difficile de voir un proche souffrir et c'est difficile de se sentir impuissant. Vous pouvez déjà remercier votre amie, vous avoir confié qu'elle ne va pas bien, parce que c'est un acte de confiance et de courage aussi. Il en faut du courage pour oser avouer qu'on traverse un moment difficile, pour tomber les masques. Vous pouvez juste lui répondre ensuite que vous êtes là et lui demander éventuellement si elle sait de quoi elle aurait besoin et comment vous pouvez l'aider. Alors oui, ça fait beaucoup de questions, et peut-être qu'elle n'aura pas de réponse. Mais juste rassurez votre amie sur le fait que vous êtes là. Croyez-moi, c'est déjà super.
Là, ça fait des machines à une déprimant. Et à chaque fois que je l'appelle, je vais m'y appeler au téléphone. On est tout à dire et tout, et en fait, moi aussi, je commence à m'épouser. Et je crois que j'ai dit 20 fois à leur part, et quelques ans encore, alors j'ai pas quoi dire, je suis mal à l'aise. Et même, j'ai envie de raccrocher. Et après, j'ai plus trop envie de l'appeler. Voilà.
Merci René pour ce témoignage intense, bien fourni et tout. Les crises de larmes ? C'est un symptôme visible et aussi un signe corporel d'épuisement. Et malheureusement, les larmes sont vraiment très copines avec la détresse. C'est vraiment pas un moment agréable, ni pour la personne qui pleure, ni pour celle ou celui en face. Et souvent, ça crée un malaise, parce qu'on sait pas quoi faire. Mais y'a rien à faire René, y'a rien à combler. C'est pas un problème à régler, c'est pas quelque chose qui demande une solution, mais juste de l'accueil. Demander de ne pas pleurer à une personne en crise ne fait qu'augmenter sa détresse. C'est un contrôle abronné. C'est comme si vous demandiez à une personne qui a la grippe d'arrêter de tousser. Dans ces moments-là, même au téléphone, votre présence suffit. Vous pouvez simplement dire « Je suis là, prends ton temps » et peut-être visualiser ses pleurs comme une douche magique qui nettoie la maladie. Pensez à renouveler votre stock de mouchoirs. C'est tout.
Ouais, ben moi c'est Glantine. Avant, j'étais super proche de ma meilleure amie, genre un bestie, partagée. Là, ben, depuis qu'elle va pas bien, j'ai l'impression d'être en fond de tout mon orgasme, là quoi. Elle est en vrai sa chérie.
Salut Eglantine, je suis désolée pour toi. La dépression, ça crée comme une bulle d'isolement autour de la personne. Elle va répondre de moins en moins à son téléphone, elle va réagir de moins en moins à tes propositions de sortie, et pour des raisons qui lui appartiennent. Elle se sent certainement épuisée, coupable d'être épuisée, et aussi incapable de créer du lien social. Et c'est hyper dur pour les proches qui se sentent rejetés. Et c'est normal, tu ressens de ça, et c'est ok. Sache que c'est pas toi qu'elle rejette, Eglantine. La distance qui se crée entre vous, ça n'a rien à voir avec toi. Et même si c'est difficile, essaye de garder ça en tête. Et essaye aussi de garder le lien avec elle, en continuant à lui envoyer des messages, en lui proposant aussi de sortir de temps en temps. Ça va la rassurer et lui assurer que tu ne lui en veux pas et que tu sais qu'elle fait ce qu'elle peut. Essaye de conserver le lien d'amitié, c'est précieux, elle l'en dit. Hello Zoé, je suis désolée pour toi et je suis désolée pour lui. Encore aujourd'hui, aller voir un psy, ça reste une démarche compliquée à entreprendre. Il existe encore beaucoup d'a priori et de peur autour de cette idée. C'est pour les fous, ou les faibles, ou les deux à la fois, et puis parler, pourquoi faire ? Malgré la nouvelle visibilité de l'importance de prendre soin de sa santé mentale, le fait de suivre une thérapie, ça reste à vous. Et je te confirme que tu peux pas forcer ton amoureux à aller consulter. Il faut que la démarche vienne de lui. Sinon la guérison pourra jamais se faire. Je sais que tu le vois tomber. Et c'est dur. Et que tu te sens empuissante. Et que t'es inquiète. Alors je sais pas si c'est déjà le cas. Mais tu peux de ton côté te faire accompagner par un professionnel. Si tu sens que t'en as besoin. C'est intense de vivre avec une personne en difficulté. T'as besoin d'ancrage aussi. Il ne faut pas attendre d'être au fond du trou pour faire un petit check. Essaye de continuer à en parler si tu en as la force. Il comprendra peut-être que ce n'est pas un acte de faiblesse, mais au contraire de courage. Parce qu'il en faut du courage pour accepter de l'aide. Ne bloque pas le dialogue et rappelle-lui qu'il est super. Mais que s'il avait une maladie, il ne refuserait pas de se faire soigner. Peut-être. et que pour cette maladie-là, c'est un autre genre de médecin qu'il faut. Bonjour Jacqueline. Je suis contente de savoir que votre amie voisine Claude a décidé de prendre soin de sa santé mentale. C'est vraiment super. Et vous avez raison Claude de vous alerter. Il peut arriver effectivement que certains praticiens ne respectent pas les règles de déontologie. et profitent d'une manière ou d'une autre de la vulnérabilité de leurs patients. Il y a des cons partout, Jacqueline. Et avec l'ère du développement pas du tout personnel, il s'est mis à pleuvoir toutes sortes de professionnels des problèmes qui vous proposent des solutions problématiques. Malheureusement, il existe, comme partout ailleurs, des malintentionnés qui vont abuser de la détresse de ceux qui demandent de l'aide. Si vous avez un doute sur le médecin de la tête de votre amie voisine, n'hésitez pas à lui dire, à lui faire part de vos inquiétudes. et voyez comment elle réagit. Est-ce que vous savez comment elle a connu ce praticien ? Est-ce qu'il lui donne des conseils qui vous semblent poussifs ? Observez-vous un changement de comportement qui vous alerte ? Attention Jacqueline, toutefois, une personne qui avance dans sa guérison peut vous sembler différente, et ça peut surprendre. Si vous êtes habitué à certains traits de caractère que vous ne retrouvez plus chez votre amie, ça peut être aussi une bonne nouvelle.
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Ah non, oui, bien, Ausha, je raccroche pas. Bien, on est dans une minute. Le podcast qui pense que la santé mentale n'est ni tabou, ni tabou, et qu'on peut tout à fait faire des phrases avec les mots de la quotidien. Épisode 3 Tuto Ben.
Alors, moi, c'est Chantal. Alors, voilà. Je vous appelle parce que ma mamie, elle me dit qu'elle est déprimée. Et vraiment, elle me le dit souvent. Mais franchement, je ne sais pas trop comment réagir quand elle me dit ça. Donc, bon, je vais peut-être répondre que moi aussi, j'étais fatiguée en ce moment. que c'était le cas pour tout le monde, parce que c'est la vérité. En vrai, tout le monde est fatigué. Mais bon, c'était pas la bonne chose à dire. Oui, on évite un peu et je sais pas si ça l'a apaisé finalement. Donc voilà, si vous pouviez juste me dire ce qu'il y a de quoi dire dans ces cas-là, parce que je suis perdue.
Bonsoir Chantal. Alors oui, effectivement, c'est peut-être pas la meilleure réponse que vous avez apportée à votre amie. Mais c'est normal de ne pas savoir quoi répondre. C'est hyper difficile de voir un proche souffrir et c'est difficile de se sentir impuissant. Vous pouvez déjà remercier votre amie, vous avoir confié qu'elle ne va pas bien, parce que c'est un acte de confiance et de courage aussi. Il en faut du courage pour oser avouer qu'on traverse un moment difficile, pour tomber les masques. Vous pouvez juste lui répondre ensuite que vous êtes là et lui demander éventuellement si elle sait de quoi elle aurait besoin et comment vous pouvez l'aider. Alors oui, ça fait beaucoup de questions, et peut-être qu'elle n'aura pas de réponse. Mais juste rassurez votre amie sur le fait que vous êtes là. Croyez-moi, c'est déjà super.
Là, ça fait des machines à une déprimant. Et à chaque fois que je l'appelle, je vais m'y appeler au téléphone. On est tout à dire et tout, et en fait, moi aussi, je commence à m'épouser. Et je crois que j'ai dit 20 fois à leur part, et quelques ans encore, alors j'ai pas quoi dire, je suis mal à l'aise. Et même, j'ai envie de raccrocher. Et après, j'ai plus trop envie de l'appeler. Voilà.
Merci René pour ce témoignage intense, bien fourni et tout. Les crises de larmes ? C'est un symptôme visible et aussi un signe corporel d'épuisement. Et malheureusement, les larmes sont vraiment très copines avec la détresse. C'est vraiment pas un moment agréable, ni pour la personne qui pleure, ni pour celle ou celui en face. Et souvent, ça crée un malaise, parce qu'on sait pas quoi faire. Mais y'a rien à faire René, y'a rien à combler. C'est pas un problème à régler, c'est pas quelque chose qui demande une solution, mais juste de l'accueil. Demander de ne pas pleurer à une personne en crise ne fait qu'augmenter sa détresse. C'est un contrôle abronné. C'est comme si vous demandiez à une personne qui a la grippe d'arrêter de tousser. Dans ces moments-là, même au téléphone, votre présence suffit. Vous pouvez simplement dire « Je suis là, prends ton temps » et peut-être visualiser ses pleurs comme une douche magique qui nettoie la maladie. Pensez à renouveler votre stock de mouchoirs. C'est tout.
Ouais, ben moi c'est Glantine. Avant, j'étais super proche de ma meilleure amie, genre un bestie, partagée. Là, ben, depuis qu'elle va pas bien, j'ai l'impression d'être en fond de tout mon orgasme, là quoi. Elle est en vrai sa chérie.
Salut Eglantine, je suis désolée pour toi. La dépression, ça crée comme une bulle d'isolement autour de la personne. Elle va répondre de moins en moins à son téléphone, elle va réagir de moins en moins à tes propositions de sortie, et pour des raisons qui lui appartiennent. Elle se sent certainement épuisée, coupable d'être épuisée, et aussi incapable de créer du lien social. Et c'est hyper dur pour les proches qui se sentent rejetés. Et c'est normal, tu ressens de ça, et c'est ok. Sache que c'est pas toi qu'elle rejette, Eglantine. La distance qui se crée entre vous, ça n'a rien à voir avec toi. Et même si c'est difficile, essaye de garder ça en tête. Et essaye aussi de garder le lien avec elle, en continuant à lui envoyer des messages, en lui proposant aussi de sortir de temps en temps. Ça va la rassurer et lui assurer que tu ne lui en veux pas et que tu sais qu'elle fait ce qu'elle peut. Essaye de conserver le lien d'amitié, c'est précieux, elle l'en dit. Hello Zoé, je suis désolée pour toi et je suis désolée pour lui. Encore aujourd'hui, aller voir un psy, ça reste une démarche compliquée à entreprendre. Il existe encore beaucoup d'a priori et de peur autour de cette idée. C'est pour les fous, ou les faibles, ou les deux à la fois, et puis parler, pourquoi faire ? Malgré la nouvelle visibilité de l'importance de prendre soin de sa santé mentale, le fait de suivre une thérapie, ça reste à vous. Et je te confirme que tu peux pas forcer ton amoureux à aller consulter. Il faut que la démarche vienne de lui. Sinon la guérison pourra jamais se faire. Je sais que tu le vois tomber. Et c'est dur. Et que tu te sens empuissante. Et que t'es inquiète. Alors je sais pas si c'est déjà le cas. Mais tu peux de ton côté te faire accompagner par un professionnel. Si tu sens que t'en as besoin. C'est intense de vivre avec une personne en difficulté. T'as besoin d'ancrage aussi. Il ne faut pas attendre d'être au fond du trou pour faire un petit check. Essaye de continuer à en parler si tu en as la force. Il comprendra peut-être que ce n'est pas un acte de faiblesse, mais au contraire de courage. Parce qu'il en faut du courage pour accepter de l'aide. Ne bloque pas le dialogue et rappelle-lui qu'il est super. Mais que s'il avait une maladie, il ne refuserait pas de se faire soigner. Peut-être. et que pour cette maladie-là, c'est un autre genre de médecin qu'il faut. Bonjour Jacqueline. Je suis contente de savoir que votre amie voisine Claude a décidé de prendre soin de sa santé mentale. C'est vraiment super. Et vous avez raison Claude de vous alerter. Il peut arriver effectivement que certains praticiens ne respectent pas les règles de déontologie. et profitent d'une manière ou d'une autre de la vulnérabilité de leurs patients. Il y a des cons partout, Jacqueline. Et avec l'ère du développement pas du tout personnel, il s'est mis à pleuvoir toutes sortes de professionnels des problèmes qui vous proposent des solutions problématiques. Malheureusement, il existe, comme partout ailleurs, des malintentionnés qui vont abuser de la détresse de ceux qui demandent de l'aide. Si vous avez un doute sur le médecin de la tête de votre amie voisine, n'hésitez pas à lui dire, à lui faire part de vos inquiétudes. et voyez comment elle réagit. Est-ce que vous savez comment elle a connu ce praticien ? Est-ce qu'il lui donne des conseils qui vous semblent poussifs ? Observez-vous un changement de comportement qui vous alerte ? Attention Jacqueline, toutefois, une personne qui avance dans sa guérison peut vous sembler différente, et ça peut surprendre. Si vous êtes habitué à certains traits de caractère que vous ne retrouvez plus chez votre amie, ça peut être aussi une bonne nouvelle.
Merci pour ton écoute et prends soin de toi. Romain
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Un épisode tuto pour les gens qui accompagnent les gens qui vont pas bene bene
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Ah non, oui, bien, Ausha, je raccroche pas. Bien, on est dans une minute. Le podcast qui pense que la santé mentale n'est ni tabou, ni tabou, et qu'on peut tout à fait faire des phrases avec les mots de la quotidien. Épisode 3 Tuto Ben.
Alors, moi, c'est Chantal. Alors, voilà. Je vous appelle parce que ma mamie, elle me dit qu'elle est déprimée. Et vraiment, elle me le dit souvent. Mais franchement, je ne sais pas trop comment réagir quand elle me dit ça. Donc, bon, je vais peut-être répondre que moi aussi, j'étais fatiguée en ce moment. que c'était le cas pour tout le monde, parce que c'est la vérité. En vrai, tout le monde est fatigué. Mais bon, c'était pas la bonne chose à dire. Oui, on évite un peu et je sais pas si ça l'a apaisé finalement. Donc voilà, si vous pouviez juste me dire ce qu'il y a de quoi dire dans ces cas-là, parce que je suis perdue.
Bonsoir Chantal. Alors oui, effectivement, c'est peut-être pas la meilleure réponse que vous avez apportée à votre amie. Mais c'est normal de ne pas savoir quoi répondre. C'est hyper difficile de voir un proche souffrir et c'est difficile de se sentir impuissant. Vous pouvez déjà remercier votre amie, vous avoir confié qu'elle ne va pas bien, parce que c'est un acte de confiance et de courage aussi. Il en faut du courage pour oser avouer qu'on traverse un moment difficile, pour tomber les masques. Vous pouvez juste lui répondre ensuite que vous êtes là et lui demander éventuellement si elle sait de quoi elle aurait besoin et comment vous pouvez l'aider. Alors oui, ça fait beaucoup de questions, et peut-être qu'elle n'aura pas de réponse. Mais juste rassurez votre amie sur le fait que vous êtes là. Croyez-moi, c'est déjà super.
Là, ça fait des machines à une déprimant. Et à chaque fois que je l'appelle, je vais m'y appeler au téléphone. On est tout à dire et tout, et en fait, moi aussi, je commence à m'épouser. Et je crois que j'ai dit 20 fois à leur part, et quelques ans encore, alors j'ai pas quoi dire, je suis mal à l'aise. Et même, j'ai envie de raccrocher. Et après, j'ai plus trop envie de l'appeler. Voilà.
Merci René pour ce témoignage intense, bien fourni et tout. Les crises de larmes ? C'est un symptôme visible et aussi un signe corporel d'épuisement. Et malheureusement, les larmes sont vraiment très copines avec la détresse. C'est vraiment pas un moment agréable, ni pour la personne qui pleure, ni pour celle ou celui en face. Et souvent, ça crée un malaise, parce qu'on sait pas quoi faire. Mais y'a rien à faire René, y'a rien à combler. C'est pas un problème à régler, c'est pas quelque chose qui demande une solution, mais juste de l'accueil. Demander de ne pas pleurer à une personne en crise ne fait qu'augmenter sa détresse. C'est un contrôle abronné. C'est comme si vous demandiez à une personne qui a la grippe d'arrêter de tousser. Dans ces moments-là, même au téléphone, votre présence suffit. Vous pouvez simplement dire « Je suis là, prends ton temps » et peut-être visualiser ses pleurs comme une douche magique qui nettoie la maladie. Pensez à renouveler votre stock de mouchoirs. C'est tout.
Ouais, ben moi c'est Glantine. Avant, j'étais super proche de ma meilleure amie, genre un bestie, partagée. Là, ben, depuis qu'elle va pas bien, j'ai l'impression d'être en fond de tout mon orgasme, là quoi. Elle est en vrai sa chérie.
Salut Eglantine, je suis désolée pour toi. La dépression, ça crée comme une bulle d'isolement autour de la personne. Elle va répondre de moins en moins à son téléphone, elle va réagir de moins en moins à tes propositions de sortie, et pour des raisons qui lui appartiennent. Elle se sent certainement épuisée, coupable d'être épuisée, et aussi incapable de créer du lien social. Et c'est hyper dur pour les proches qui se sentent rejetés. Et c'est normal, tu ressens de ça, et c'est ok. Sache que c'est pas toi qu'elle rejette, Eglantine. La distance qui se crée entre vous, ça n'a rien à voir avec toi. Et même si c'est difficile, essaye de garder ça en tête. Et essaye aussi de garder le lien avec elle, en continuant à lui envoyer des messages, en lui proposant aussi de sortir de temps en temps. Ça va la rassurer et lui assurer que tu ne lui en veux pas et que tu sais qu'elle fait ce qu'elle peut. Essaye de conserver le lien d'amitié, c'est précieux, elle l'en dit. Hello Zoé, je suis désolée pour toi et je suis désolée pour lui. Encore aujourd'hui, aller voir un psy, ça reste une démarche compliquée à entreprendre. Il existe encore beaucoup d'a priori et de peur autour de cette idée. C'est pour les fous, ou les faibles, ou les deux à la fois, et puis parler, pourquoi faire ? Malgré la nouvelle visibilité de l'importance de prendre soin de sa santé mentale, le fait de suivre une thérapie, ça reste à vous. Et je te confirme que tu peux pas forcer ton amoureux à aller consulter. Il faut que la démarche vienne de lui. Sinon la guérison pourra jamais se faire. Je sais que tu le vois tomber. Et c'est dur. Et que tu te sens empuissante. Et que t'es inquiète. Alors je sais pas si c'est déjà le cas. Mais tu peux de ton côté te faire accompagner par un professionnel. Si tu sens que t'en as besoin. C'est intense de vivre avec une personne en difficulté. T'as besoin d'ancrage aussi. Il ne faut pas attendre d'être au fond du trou pour faire un petit check. Essaye de continuer à en parler si tu en as la force. Il comprendra peut-être que ce n'est pas un acte de faiblesse, mais au contraire de courage. Parce qu'il en faut du courage pour accepter de l'aide. Ne bloque pas le dialogue et rappelle-lui qu'il est super. Mais que s'il avait une maladie, il ne refuserait pas de se faire soigner. Peut-être. et que pour cette maladie-là, c'est un autre genre de médecin qu'il faut. Bonjour Jacqueline. Je suis contente de savoir que votre amie voisine Claude a décidé de prendre soin de sa santé mentale. C'est vraiment super. Et vous avez raison Claude de vous alerter. Il peut arriver effectivement que certains praticiens ne respectent pas les règles de déontologie. et profitent d'une manière ou d'une autre de la vulnérabilité de leurs patients. Il y a des cons partout, Jacqueline. Et avec l'ère du développement pas du tout personnel, il s'est mis à pleuvoir toutes sortes de professionnels des problèmes qui vous proposent des solutions problématiques. Malheureusement, il existe, comme partout ailleurs, des malintentionnés qui vont abuser de la détresse de ceux qui demandent de l'aide. Si vous avez un doute sur le médecin de la tête de votre amie voisine, n'hésitez pas à lui dire, à lui faire part de vos inquiétudes. et voyez comment elle réagit. Est-ce que vous savez comment elle a connu ce praticien ? Est-ce qu'il lui donne des conseils qui vous semblent poussifs ? Observez-vous un changement de comportement qui vous alerte ? Attention Jacqueline, toutefois, une personne qui avance dans sa guérison peut vous sembler différente, et ça peut surprendre. Si vous êtes habitué à certains traits de caractère que vous ne retrouvez plus chez votre amie, ça peut être aussi une bonne nouvelle.
Merci pour ton écoute et prends soin de toi. Romain
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