- Marie-Laure
Bienvenue du coup sur 82.insider, le podcast qui explore les coulisses de la Hallyu en France. Je vous invite à partir avec moi à la rencontre des entrepreneurs, créatifs, artistes et décideurs qui font vivre la Corée en France à travers leur parcours, leurs histoires, o n découvre la Corée sous toutes ses facettes. Aujourd'hui, je suis à Lyon, chez Kopain & Café, avec Sarah Anzardi, c'est ça ?
- Sarah
Oui, c'est ça.
- Marie-Laure
Et sinon, votre nom coréen ?
- Sarah
Alors, c'est Kim Eun Kyung.
- Marie-Laure
Vous êtes arrivée en 1992, c'est ça, après la Suisse. Vous avez d'abord oeuvré aux côtés de votre mari, qui était pasteur au sein de la communauté franco-coréenne à Lyon. Et après, vous avez eu le projet de Kopains & Cafés. Mais avant de parler de tout ça, est-ce que vous pouvez, pour nos auditeurs, vous présenter ?
- Sarah
Bonjour, je m'appelle Kim Eun-kyung en coréen. et puis en français Anzardi et puis tous mes amis français m'appellent Sarah. Voilà, enchantée et puis je suis vraiment ravie d'être invitée comme votre guest d'aujourd'hui.
- Marie-Laure
Moi je suis très très contente d'être ici, sachant que c'est un restaurant où j'aime bien venir manger, donc je suis ravie. Donc je disais en tout début d'introduction que vous êtes arrivée en France après des études en Suisse. Comment est-ce que votre histoire vous a amenée en France ? Qu'est-ce qui vous a donné envie de rester ? Est-ce que vous pourriez nous raconter un petit peu votre histoire ?
- Sarah
Oui, alors du coup, quand j'étais jeune, adolescente, en tout cas, j'ai eu à cœur d'être missionnaire dans un autre pays. Et puis je me suis dit, comme il y a beaucoup de francophones, beaucoup de pays francophones, je vais peut-être apprendre le français ou bien l'anglais à l'université. Comme ça, j'avais choisi la langue française et la littérature française à l'Université. Après mes études, j'ai eu l'opportunité d'aller en Suisse pour continuer mes études. Du coup, je suis partie en Suisse à Vevey, dans la ville de Vevey qui est juste à côté de Lausanne, là où j'ai rencontré mon mari. Très bien ! C'est tout ! Après, avant tout, c'est l'histoire d'amour, qui m'a guidée vers la France.
- Marie-Laure
Et quel lien est-ce que vous gardez avec la Corée ?
- Sarah
Avec la Corée, du coup, voilà, ma famille est en Corée. Et puis, on a toujours travaillé avec les amis coréens qui sont venus en France. Et on les accueillait beaucoup, les Coréens. Et du coup, régulièrement, on retourne en Corée.
- Marie-Laure
Quand on a discuté ensemble pour préparer l'épisode, vous m'avez dit que votre maman était cuisinière en Corée, donc vous avez toujours eu l'amour de la cuisine e n réalité. Q u'est-ce qu'elle vous a transmis ?
- Sarah
Du coup, quand maman était là, je ne cuisinais pratiquement pas. D'accord ! Elle cuisinait tout le temps, elle a toujours travaillé dans des restaurants. Elle faisait aussi... Elle tenait un restaurant coréen traditionnel. Et aussi elle faisait des coupapes, je ne sais pas si vous connaissez. au marché. Elle travaillait aussi dans un restaurant spécialisé pour les fonctionnaires. Du coup, elle cuisinait très bien. Moi, je ne pratiquais pas beaucoup quand elle était à côté de moi, mais j'ai tout mémorisé.
- Marie-Laure
En regardant aussi peut-être les gestes.
- Sarah
En regardant comment elle travaille, tout ça. En tout cas, dans ma vie, c'est vraiment la chance. d'avoir la meilleure cuisinière à la maison !
- Marie-Laure
Voilà ! Et du coup, après plusieurs années consacrées à la communauté franco-coréenne, qu'est-ce qui vous a donné envie d'ouvrir Kopain et Café ?
- Sarah
Déjà, je pense que dans notre communauté, je cuisinais beaucoup parce qu'on a toujours beaucoup d'amis qui venaient et souvent, il y a des jeunes coréens qui venaient et qui ont envie de manger. et puis kimchi jjigae les saveurs de chez eux alors du coup vraiment je suis cuisinée plusieurs pour une quinzaine de personnes par jour du coup j'aime bien cuisiner et puis offrir le plat aux gens et ils mangeaient bien, ils aimaient beaucoup ma cuisine alors je me suis dit mais déjà je cuisine beaucoup pour la communauté Est-ce que je ne vais pas cuisiner pour toute la ville ? Voilà,
- Marie-Laure
tout Lyon,
- Sarah
pourquoi pas ? Pour tout Lyon, voilà, pourquoi pas ?
- Marie-Laure
Et du coup, Kopain et Café, c'est un projet qui naît en 2022 et qui se concrétise en 2023. Qu'est-ce que vous aviez imaginé au départ pour ce lieu ?
- Sarah
La première idée, c'était d'avoir un lieu d'accueil.
- Marie-Laure
Oui,
- Sarah
alors du coup, je pense qu'à travers la nourriture, on partage beaucoup de choses. Pas seulement on satisfait le ventre vide. Oui, c'était un genre à mon début. Mais si on peut manger un bon plat, bien cuisiner avec soin, et puis en lieu convivial, avec les personnes qu'on aime bien. Ça fait du bien au cœur. Je pense qu'il n'y a pas beaucoup d'autres choses que nous avons besoin. pour avoir un moment de bonheur quand même. Je me suis dit on va ouvrir un lieu d'accueil et puis on va offrir des plats qui sont vraiment préparés avec soin et avec l'amour et que ce lieu soit un lieu de paix et puis que chaque personne qui entre en ce lieu, ils ressentent un peu l'accueil chaleureux et la paix. Il reçoit la paix, c'est bien.
- Marie-Laure
Et quand vous avez imaginé ce projet, votre famille vous a accompagnée dans le lancement de Kopain Capé ?
- Sarah
Oui, parce que c'est quatre enfants et puis qu'ils parlent beaucoup.
- Marie-Laure
Ok.
- Sarah
Alors, chacun a apporté leurs idées. Et puis, maman, pas ça. Oui, ça. Maman, il faut. Ceci, cela. Et puis... Elle maîtrise bien les deux langues, coréen, français et anglais. Ah oui, trois langues. Du coup, au commencement, elles m'ont beaucoup aidée. Et puis, elle continue. La dernière, elle continue à faire des partures, par exemple. La première, Chloé, elle fait toujours des gâteaux à la maison. Donc,
- Marie-Laure
c'est une véritable aventure familiale, en réalité. Oui,
- Sarah
voilà.
- Marie-Laure
Et aujourd'hui vous avez une équipe de cinq personnes. C'est différent de cuisiner pour une communauté et d'être un vrai chef d'entreprise. Comment est-ce que vous vivez ce rôle de chef d'entreprise ?
- Sarah
Oh la la, catastrophe !
- Marie-Laure
D'accord !
- Sarah
C'est très compliqué parce que je ne suis pas fan de faire de la vie. Du coup, je me suis lancée avec l'aide d'un chef, c'est Evan. Je l'aime beaucoup, c'est un ami qui est cuisinier et qui a ouvert un peu plus loin, quai de Saoul.
- Marie-Laure
Ah oui, je connais. Oui,
- Sarah
on est très amis. Et au départ, en tout cas, on a commencé ensemble le travail. Il faisait beaucoup de paperesses aussi. Alors du coup, moi j'étais un peu soulagée. Mais après quand il a ouvert son business, voilà, j'ai pris toutes les paperesses. Et aussi avocat, comptable, tout l'administratif. Et avec tous les personnels, pour elle, beaucoup de charges et tout ça. Et je ne suis pas la personne bien organisée. Ok.
- Marie-Laure
Du coup, qui c'est qui s'occupe de ça ? C'est quand même vous ?
- Sarah
Ben oui, c'est moi. C'est trop, c'est bien. Tu me demandes toujours si je suis apte, si je suis capable de bien faire. Parce que, oui, je m'en fiche. C'est assez compliqué et puis comme on s'est dit avant, ça change de temps.
- Marie-Laure
Oui, c'est vrai qu'on en parlait avant l'épisode, il vient de sortir la facturation électronique, mais il y a souvent des nouvelles règles, notamment dans la restauration, sur les normes de gêne, les réglementations, ça change beaucoup.
- Sarah
Voilà, les caisses, le niveau des PE, il y a plein de changements, c'est très compliqué. Moi, je suis quand même ma première, donc on l'a fait réussie. Et puis on a eu aussi pas mal de mauvaises rencontres aussi. Ah, d'accord ! Les fournisseurs, par exemple, ou les gens qui fabriquent des enseignes, ou en tout cas, c'est très compliqué. Quelques mésaventures. Oui, voilà, c'est très compliqué. Ici en France, on doit tout checker au niveau de poids, au niveau de frais. En tout cas, il y a... C'est pas comme en Corée. Je pense que les gens sont... font confiance un peu plus aveuglément. Voilà, le travail a beaucoup de valeur et le travail on doit le faire.
- Marie-Laure
Oui mais bon maintenant ça fait 4 ans et après Kopains et Café le restaurant, vous avez ouvert Kopains et Café le café, enfin Café et Kopains. Comment on fait ? Quand on avait discuté, vous disiez que le café, c'était un peu votre idée de départ en réalité, que le projet a été un peu mis en stand-by parce que le restaurant a pris le dessus. Qu'est-ce qui a été... Pourquoi c'est important pour vous de le relancer ? Pour information, là on est dans le restaurant, le café est un peu par là ou par là ?
- Sarah
Pas de confusion, c'est un peu plus loin dans la rue ! Là c'est le restaurant, le café c'est par là, au 161. Du coup, au début, on a nommé notre établissement Kopain et Café. Il y avait l'idée de café parce que café, on peut prendre juste un café de deux euros et rester. pendant longtemps et puis discuter ensemble.
- Marie-Laure
Il y avait cette idée de convivialité dans le café.
- Sarah
Voilà, c'est ça. Mais du coup, le problème quand on a ouvert le café dans le restaurant et puis dans l'après-midi le café, il y a eu trop de monde au restaurant. Donc, à midi, au soir, tout était plein. Du coup, dans l'après-midi, on ne pouvait pas employer encore une autre personne. Et puis pour le café, il y avait moins de besoins. Du coup, on a dit voilà, on va laisser un peu l'idée du café, mais on va plutôt lancer au niveau du restaurant. Donc là, on a supprimé le café. On se concentre sur le restaurant. Voilà. Et puis cette année, début de cette année, on a eu l'opportunité d'avoir une salle et on a ouvert le café.
- Marie-Laure
Oui. Qu'est-ce qui change en termes d'ambiance entre le restaurant et le café ?
- Sarah
Oh, beaucoup ! Alors ici, c'est la guerre à midi.
- Marie-Laure
D'accord, ok ! C'est-à-dire que les plats sont chers à midi.
- Sarah
Ils sont chers et puis les salariés viennent en cours à midi et après, ils sont plus ou moins, jusqu'au... jusqu'à la terrasse et puis ils disent qu'ils n'ont pas beaucoup de temps.
- Marie-Laure
Ah bah oui, toujours, Parce qu'ils doivent retourner travailler.
- Sarah
Ils doivent manger et ils doivent aller travailler assez rapidement. Alors c'est vraiment la guerre ici. Là on court et puis on dit Tout le monde parle coréen dans les cuisines ? Ah, on essaye. On essaye. Voilà, alors tous les cuisiniers, ils doivent connaître par... tous les noms des plats en coréen. C'est d'accord. On dit pas tous les frites. Quand on nous arrive, c'est d'accord. Et puis quand tout le monde arrive aussi, on dit annyeonghaseyo. C'est vrai. On dit d'accord en coréen. Du coup, même les personnels qui sont serveurs, tu leur demandes de dire annyeonghaseyo. Ok,
- Marie-Laure
c'est sympa. Et qu'est-ce qu'on retrouve au café ?
- Sarah
C'est cool.
- Marie-Laure
Oui, c'est cool. C'est cool. Là-bas, c'est cool. Il y a de l'espace. Il y a de la place. On boit du café. On mange un bingsu quand il fait chaud.
- Sarah
Voilà. Voilà, bingsu, croffle. Voilà, tous les plats légers. On a lancé aussi brunch en menu.
- Marie-Laure
Ah, le brunch ? Oui. Que le dimanche ?
- Sarah
Non, non, non. Tous les midis. Tous les midis. Tous les midis de mardi à samedi. Ah oui, d'accord. Le café est fermé dimanche, lundi.
- Marie-Laure
Voilà, il y a la salade et puis en plat, vous pouvez choisir. Et puis deux boissons et puis un dessert.
- Sarah
Sympa Donc on peut bruncher au café.
- Marie-Laure
Oui, le plat c'est coréen. C'est tsu-yu, kakan-jeon, guk-pa, su-gogi guk-pa.
- Sarah
Ok
- Marie-Laure
Vous connaissez ? Oui Mangez parce que c'est à la base de bouillon de bœuf et avec la viande de paleron. Très tendre. Ah c'est bon ça Très, très tendre. Oui, c'est super, vous pouvez choisir en plat et jusqu'au dessert.
- Sarah
Donc on peut bruncher au café. Donc en ouvrant le café, on a retrouvé ce côté convivial, temps de pause que vous vouliez au départ. Parce que même quand on a discuté, il y a un mot coréen que vous m'avez dit, c'est le « jjang » ? Comment vous expliqueriez cette notion à quelqu'un comme moi français qui ne connait pas le « jjang » ? Oui,
- Marie-Laure
voilà, en français comment traduire Merci. Alors peut-être l'affection ou la grâce, on peut dire, l'amour en général. Du coup, à cause de cet esprit de la Corée, si il faut dire par un mot l'esprit de la Corée, c'est des raisons. Alors que les personnages, ils prennent soin des jeunes, les jeunes ont beaucoup de respect. On s'inquiète pour le bien-être de l'autre. On dit « annyeonghaseyo » ça veut dire « est-ce que vous êtes en paix ? » Alors du coup, on dit « annyeonghaseyo » et ça veut dire « vous êtes en paix ? » Et souvent on dit juste après « 안녕하세요 » c'est « est-ce que t'as mangé ? »
- Sarah
« Est-ce que t'as mangé ? »
- Marie-Laure
C'est vrai ! « Est-ce que t'as mangé ? »
- Sarah
Dans les discussions qu'on avait en préparant l'épisode, on disait qu'en France et en Corée, on avait quand même cette notion de s'attabler avec les gens qu'on aime, de partager. En Corée, ça va encore plus loin parce que les plats se partagent. Et effectivement, au lieu de dire « comment tu vas ? » , on dit « est-ce que tu as mangé ? » Et vous me disiez « est-ce que tu as mangé du riz ? » Oui, voilà,
- Marie-Laure
« j'ai mangé du riz » ou bien « j'ai mangé du riz » . en ce moment est-ce que tu manges bien ?
- Sarah
ok en ce moment est-ce que tu manges bien ? et qu'est-ce que ça raconte d'après vous du rapport que les coréens ont à la nourriture, aux autres de poser ces questions-là ?
- Marie-Laure
alors du coup il y a un client français qui me disait mais en France on travaille bien mais on mange avec un cœur oui c'est vrai c'est vrai on mange avec un cœur c'est important la pause déjeuner
- Sarah
On ne mange pas un sandwich devant son bureau.
- Marie-Laure
On prend le temps. Alors, en Corée, c'est un peu la même notion. Parce que pour dire la famille, par exemple, on a utilisé les anciens...
- Sarah
Caractères.
- Marie-Laure
Oui, caractères de la Chine. Chinois. Oui. Et pour dire la famille, il y a le toit. Et en bas, il y a la bouche. C'est-à-dire que si on mange ensemble,
- Sarah
sous le même toit,
- Marie-Laure
on est famille.
- Sarah
Ok, oui donc il y a une vraie notion de lien par la nourriture.
- Marie-Laure
Je pense que c'est pour ça aussi que nous avons choisi le nom Kopain, parce que co-pain dans le sens, dans le vocabulaire, ça fait un peu co-pain. Alors c'est on partage le pain.
- Sarah
Moi je pensais à copain comme les amis, les copains, les amitiés, mais il y a aussi on partage. partage le pain ensemble.
- Marie-Laure
Oui, en fait, il y a plusieurs notions. D'accord. Oui, le mot copain est copain français. Oui, justement parce que si on partage le pain,
- Sarah
on est copain.
- Marie-Laure
Si on partage le pain, on est copain. C'est vrai. Alors du coup, dans notre nom de restaurant, c'est copain, c'est ami pour rien avec qui on partage le repas. Oui, c'est bien. C'est pour ça qu'on peut faire avec cette notion de temps. On a le riz à volonté. C'est pour ça que tu nous as dit qu'une douche de chan, qu'est-ce que ça pourrait être ?
- Sarah
Le riz, c'est jusqu'à ta faim.
- Marie-Laure
Voilà. Tant que tu as faim,
- Sarah
tu as de la place pour le riz.
- Marie-Laure
Quand tu manges à ta faim, chez nous, on ne sort pas avec un ventre moitié rempli.
- Sarah
D'accord.
- Marie-Laure
C'est ce qu'on fait des fois.
- Sarah
C'est important.
- Marie-Laure
C'est une expérience.
- Sarah
Ok. Et comment est-ce que vous définiriez la cuisine ? Chez Kopain et Café, du coup.
- Marie-Laure
Chez nous, on peut manger des plats authentiques.
- Sarah
Oui.
- Marie-Laure
C'est-à-dire, comme je viens de la ville de Tungchon. Oui. Là où c'est l'origine de Takalbi. À Tungchon, Takalbi est vraiment très connue.
- Sarah
Oui, vous me disiez que c'était du poulet sauté avec des légumes, c'est ça Takalbi ? Voilà,
- Marie-Laure
poulet sauté. On a des grands marmots, des grandes poêles. On peut créer la poulet avec plein de légumes et on mange, on partage ensemble. C'est pour ça que j'ai appelé Takalbi, mais avec le nom de la ville originale. Chez nous, c'est Chunchan Takalbi. Parce que vous pouvez manger à Saône, à Busan Takalbi,
- Sarah
c'est pas le vrai.
- Marie-Laure
Ah, c'est pas le vrai. D'accord. Donc, ça se dit Chunchan Takalbi. Alors du coup... Du coup, j'ai amené quelque chose de la ville. Donc ça,
- Sarah
c'est un plat qui est important pour vous de faire découvrir le Chuncheon.
- Marie-Laure
Chuncheon, c'est vraiment très important. C'est la meilleure ville de la forêt.
- Sarah
D'accord, évidemment, évidemment.
- Marie-Laure
Et puis aussi, gamjatang. Je ne sais pas si tu me l'as expliqué ou pas, mais avec l'os de porc. L'os amoural ? Ah, ok, l'os de porc, ok. On peut épuyer très longtemps et la viande devient...
- Sarah
Ah, échine de porc peut-être ?
- Marie-Laure
C'est pas vraiment échine, c'est la colonne où on utilise vraiment cette partie. Et puis avec des pommes de terre et puis choux séchés. Ça c'est aussi vraiment très authentique, qui sera bouillie et qui sera très tout moelleux. Et dedans on met une sauce signature Kopain. Et puis les poudres de sésame sauvage, c'est super bon. Tout le monde attend en ce moment parce qu'on fait ça seulement en hiver. à partir de la semaine prochaine.
- Sarah
Donc on recommence la semaine prochaine.
- Marie-Laure
Alors là tous les chefs coréens, ils vont venir manger ça chez nous.
- Sarah
C'est un moment de retrouvailles pour tout le monde.
- Marie-Laure
Toutes les mamies chinoises,
- Sarah
elles vont venir manger ça chez vous. Donc c'est le plat que vous conseilleriez à quelqu'un qui veut goûter la cuisine chez Copain ?
- Marie-Laure
Alors le premier plat à goûter c'est le poulet frit parce que c'est vraiment authentique avec la sauce toujours fabriquée à la maison. et bien on est au bout On n'achète pas les sauces d'usine. Il y en a beaucoup qui utilisent, mais nous on fabrique notre sauce. Le poulet frit, tous les clients apprécient beaucoup. Je tiens à dire,
- Sarah
je vous l'ai déjà dit, que je n'aime pas le poulet et que j'ai adoré, adoré le poulet frit ! Il est très très bon.
- Marie-Laure
Il est très bon, oui. Mais c'est vraiment parce qu'on fait la friture très différemment. C'est très bon. Très différemment que les autres. Et puis aussi la sauce,
- Sarah
très savoureuse.
- Marie-Laure
Oui, beaucoup de fruits dedans. Et ça, c'est vraiment...
- Sarah
Des fruits ? Ah oui !
- Marie-Laure
Mixer des fruits. D'accord.
- Sarah
D'où le côté sucré-salé un peu de la sauce.
- Marie-Laure
Le sucre vient beaucoup de fruits. Ok,
- Sarah
bon, c'est bon à savoir. Oui. Et une question que je vous avais posée c'était est-ce que vous aviez adapté les plats pour les Français ? Et vous m'aviez dit si c'est bon pour les Coréens, c'est bon pour les Français.
- Marie-Laure
Oui.
- Sarah
Donc c'est vraiment les plats authentiques de la Corée qu'on peut manger ici ou quand on va bruncher au café.
- Marie-Laure
Je pense parce que moi déjà je n'aime pas quand c'est trop piquant, trop épicé. Parce que des fois, quand je vais en Corée et que c'est le plat avec une tasse de sauce, c'est vraiment très difficile. Très, très difficile. Et plus tard, je ne peux pas bien manger. Même si j'aime bien ce qui est piquant. Du coup, nous avons la sauce très piquante à côté. Et si les clients demandent, on peut rajouter. Et sinon, c'est vraiment moyennement piquant. Mais ce n'est pas trop adapté à la française. Alors du coup, beaucoup de clients coréens qui viennent, quand ils sont en voyage, ils mangent. Il y a plusieurs qui vont dire que c'est meilleur que la Corée. Oh ! Ce n'est pas étonnant et je suis vraiment très honorée quand j'entends des choses comme ça parce que les plats sont vraiment bons, même pour les Coréens. Même pour les Coréens. Je pense que quand c'est les Coréens qui disent... C'est meilleur que la Corée, surtout s'il y a quelque chose.
- Sarah
Oui, c'est beau. C'est qu'on a bien réussi le pari de la cuisine. Ça fait chaud au cœur quand même. Est-ce que si on parle un petit peu de la cuisine au sens large par rapport à la Corée, vous avez, vous, ces dernières années, par rapport aux Français qui viennent manger chez vous, remarqué peut-être un changement dans leur relation et leur appréciation de la cuisine ? Moi,
- Marie-Laure
c'est toujours un peu... Platé, tu veux dire ? Quand tu vois les Français se vendre, qui tiennent la boule de soupe et qui est en train de boire jusqu'à la dernière goutte ! Et où gratter vraiment le fond de leur coquille. Mais je ne sais pas encore, tu me dis vraiment, ça m'étonne en même temps. Tu me dis comment vraiment les Français qui peuvent apprécier à ce point-là la cuisine coréenne. En ce moment, je vois beaucoup de personnes qui mangent par exemple le kimchi-jjigae. Chez nous, ça marche vraiment bien aussi.
- Sarah
Donc c'est un plat qui est très demandé. Oui,
- Marie-Laure
kimchi-jjigae avec tofu et un peu de porc créé au fond de marmite. Ils aiment beaucoup. Et quand même, le tteokbokki qui est piquant. Oui, le tteokbokki, c'est piquant. Mais tu vois les jeunes qui...
- Sarah
Qui mangent avec appétit le Tok-Baku !
- Marie-Laure
Oui, parce que nous avons quand même, je pense 95% des clients sont français.
- Sarah
D'accord, majorité de français quand même.
- Marie-Laure
Majorité français, mais ils mangent vraiment bien. Un peu pas trop de riz.
- Sarah
Ok. Oui,
- Marie-Laure
le riz c'est plutôt vietnamien, ou les amis de Thaïlande, ou les amis de la Chine, ils viennent et des fois ils mangent trois boules de riz ou...
- Sarah
Oui c'est plus dans leurs habitudes peut-être. Voilà,
- Marie-Laure
le viz est plus dans leurs habitudes. Ils sont trop contents de manger le pain de l'huile chez nous quand même. Ok. Mais pour les Français, oui, ils aiment beaucoup. Alors tu ne vois pas vraiment la différence entre les Coréens et les Français.
- Sarah
Et vous me disiez que pour vous c'était un peu dans les deux dernières années. Vous aviez vu quand même de plus en plus de Français venir, avoir peut-être une connaissance des plats, apprécier la diversité des plats parce que c'est vrai qu'au départ, Quand on mangeait coréen, on pensait à kimchi et poulet frit. On ne pensait pas au kimbap, parce qu'on les voit beaucoup dans les... En fait, on pense aux plats qu'on voit beaucoup dans les kédramas, en réalité. Et est-ce que ces dernières années, vous trouvez que le palais des Français ou leur curiosité s'est un peu étendue au reste de la cuisine ou pas ? Oui,
- Marie-Laure
je pense parce que la première année, quand on avait essayé à faire un naengmyeon, par exemple, on était... C'était choquant pour les Français.
- Sarah
D'accord.
- Marie-Laure
Parce que les miens, c'est des pâtes froides. Oui,
- Sarah
c'est vrai,
- Marie-Laure
Et nous, on n'a pas vraiment... On ne mange pas des pâtes froides ici avec des glaçons et tout ça.
- Sarah
Non, non.
- Marie-Laure
C'est vraiment... Et puis, les pâtes sont un peu caoutchouc. Et c'était un peu étonnant pour eux. Oui, ok. Ils voyaient ça un peu étonnant. Ils en voyaient trop. Mais voilà, cette année, par exemple, beaucoup de Français viennent manger les miens. Et ça ne les étonne pas ? Non, non, non. Et puis, tu vois vraiment la différence ces deux dernières années, par exemple. Il y a beaucoup de jeunes qui ont été en Corée.
- Sarah
Ah, et qui viennent et qui connaissent déjà les plats.
- Marie-Laure
Même les adultes de 40 ans ou 50 ans, du coup, ils viennent et ils disent, mais tu as l'impression de retourner en Corée, tu manges la même chose. Et ils disent, voilà, tu étais en Corée pendant deux semaines, tout ça. Il y a eu beaucoup beaucoup de personnes qui visitent maintenant la Corée.
- Sarah
Est-ce que la clientèle a changé entre l'ouverture et maintenant ?
- Marie-Laure
Non, tu penses ? Au début, on avait autant de Français et autant de voyageurs, tout ça. Mais en tout cas, à travers les copains, il y a aussi beaucoup de Français qui disent que c'est la première fois qu'ils mangent le coréen. Il y a aussi des catégories de personnes comme ça, mais peut-être ils osent essayer plus facilement. Donc en fait,
- Sarah
dans la clientèle, il y a des curieux qui essayent pour la première fois, il y a des gens qui connaissent déjà, il y a des Coréens, et il y a d'autres communautés asiatiques qui viennent se retrouver ici. Et donc du coup, en ayant toutes ces personnes... attablée ici, vous contribuez quand même un petit peu à faire rayonner la culture coréenne et la cuisine coréenne en France.
- Marie-Laure
Oui, bien sûr.
- Sarah
Est-ce que vous en êtes consciente ? Est-ce que c'est une volonté ?
- Marie-Laure
Oui, alors comme tu nous as dit, avant tu faisais la cuisine pour les autres communautés et maintenant tu fais la cuisine pour notre ville de Lyon. Mais vous savez, maintenant il y a des habitants de loin qui viennent manger à un copain.
- Sarah
D'accord, mais de loin Grenoble ou Paris ? De loin loin.
- Marie-Laure
De Suisse.
- Sarah
De Suisse ! Trop bien !
- Marie-Laure
De Toulouse.
- Sarah
Ah oui, ils viennent de loin loin !
- Marie-Laure
Oui et puis ils disent toujours un peu, oui on est venu de Toulouse et puis on avait cherché un restaurant coréen et puis on voulait vraiment venir manger et nous sommes là voilà pour manger chez vous. Oui ou bien des…
- Sarah
Quand ils sont de passage,
- Marie-Laure
ils viennent ici. Une équipe de Yamara, par exemple, qui travaille sur toute la France, chaque fois qu'ils passent à Lyon, ils vont venir manger. Parce que leurs amis nous ont recommandé. Et puis à chaque passage, ils viennent manger. Du coup, tu ne fais pas seulement pour les Lyonnais.
- Sarah
On fait pour tout le monde ! La communauté, la ville de Lyon et maintenant toute la France !
- Marie-Laure
voilà
- Sarah
Est-ce que vous pensez que la gastronomie coréenne va vraiment s'installer dans les habitudes des Français ? Alors, on a eu la cuisine japonaise, on va dire, à travers le sushi, parce que c'est pas tout à fait... Toute la gastronomie japonaise ne se limite pas au sushi. Mais mine de rien, il y a des plats emblématiques de la cuisine japonaise, ou les ramyeon, ou les choses comme ça. On a quand même le kimchi, qui s'est bien implanté en France. Maintenant, à peu près tout le monde sait ce que c'est. le kimbap aussi, il y a pas mal de gens maintenant qui voient ce que c'est, parce que ça ressemble au sushi en réalité je pense, du coup ils associent facilement. Est-ce que vous pensez que la cuisine coréenne va vraiment durablement s'installer en France ?
- Marie-Laure
Oui, je pense parce que je pense au niveau de l'influence de K-culture ou bien K-pop ou K-drama, ça ne va pas s'arrêter assez vite. ça va plutôt continuer encore et se diversifier. Et ça va être répandu un peu partout. Du coup, ça avance aussi avec tout le mouvement de développement de la culture. Et je suis vraiment ravie.
- Sarah
que les français mangent autre chose ah ah ah c'est vrai que d'habitude ils sont assez chauvins de l'astronomie là les français ils sont très forts mais quand même par exemple tout ce qui est un peu les légumes fermentés c'est ça que nous ne connaissons pas c'était pas dans nos habitudes et les boissons par exemple on appelle maintenant on commence à être connu au nom de kozo tu crois la boisson fermentée et tous les verres. tout ça c'était pas connu en France et aussi c'est pour ça en tout cas nous faisons beaucoup de fermentation des boissons ok au gozo et puis comme kombucha par exemple on va vous proposer aussi à partager les champignons gratuitement là-bas au café et comme le kimchi est excellent élément
- Marie-Laure
Pour la santé et la digestion. Oui, oui.
- Sarah
Pour la santé. Pour tout ce qui est un peu la pâte de soja fermentée, la pâte de gochujang aussi, c'est fermentation. Du coup, il y a beaucoup de bifidus.
- Marie-Laure
Il y a beaucoup de produits fermentés en réalité. Oui,
- Sarah
en réalité, il y a beaucoup de produits fermentés.
- Marie-Laure
Parce qu'il y a peut-être aussi cette notion, on pense au poulet frit, on pense au ramen lyophilisé, tout ça, mais quand on pense au kimchi, aux pâtes fermentées, à ces choses-là, il y a peut-être aussi une notion de cuisine et de santé qui s'entremêlent. Est-ce que c'est quelque chose qui est très présent, ça, en Corée, la santé par l'alimentation ou pas forcément ? Oui,
- Sarah
c'est très présent. Par exemple, le pape aussi, je veux dire, les Coréens, ça fait des milliers de siècles au moins Le bouillon de bœuf, le bouillon de l'os. Et maintenant, tu veux dire...
- Marie-Laure
Pour le collagène, je crois, non ? Oui,
- Sarah
collagène. Et puis aussi, ça apporte beaucoup de calcium.
- Marie-Laure
C'est vrai. C'est bon pour les os.
- Sarah
Et puis oméga, tout ça. Et du coup, en Amérique du Nord, aux États-Unis et au Canada, maintenant, ils parlent beaucoup de soupe de bonnes brotes.
- Marie-Laure
Oui,
- Sarah
bonnes brotes. Et ils parlent que le bouillon de l'os... Combien de bonnes choses ils apportent, même ils disent qu'ils régénèrent les ingrédients. Et les Coréens, ils mangent ça depuis longtemps.
- Marie-Laure
Depuis longtemps, oui. C'est vrai que vous mangez ça le matin. Le petit déjeuner, c'est un vrai repas en Corée.
- Sarah
Pas de sucré. Pas de sucré. Oui, le vrai bon soupe, on commence la journée.
- Marie-Laure
Est-ce qu'il y a beaucoup de sucré en Corée ? Est-ce qu'il y a des desserts coréens ?
- Sarah
Oui, on a des desserts coréens. En tout cas, par exemple, on peut très bien fabriquer des boissons à la base de fruits fermentés. C'est ce qu'on appelle « chan » en « chan » . Alors du coup, il y a plein de sortes de « chan » . Alors du coup, notre cocktail aussi, ce sera à la base de « chan » . Ok,
- Marie-Laure
au café.
- Sarah
Oui, au café, là aussi. Ici aussi, on fait « chan » de fraises. Et en Corée, ce qui est vraiment... très connu c'est Meiji-chon. Meiji c'est des petits fruits vertes avec des petits poêles. Ça fait un peu comme prunes mais avec ça en gros il faut fermenter et puis la base de ce sirop on va utiliser dans toutes les cuisines. Alors du coup ici aussi par exemple quand on fait kimchi ou quand on fait jaeyuk, toutes les sauces. On met le « cheong »
- Marie-Laure
D'accord, qui apporte une petite touche C'est la petite touche secrète qui rappelle la Corée Je ne vous parle pas trop On n'a rien dit Ok, d'accord Oui, parce que même quand on pense au dessert on pense à la pâte d'haricots rouges on pense aux fruits en réalité,
- Sarah
mais vous êtes peut-être moins sucré que la crosse Oui, alors du coup parce que si à la place de sucre blanc On utilise le chan, ça apporte le même goût sucré mais avec d'autres éléments. Du coup, on a comme vous avez dit, avec le rouge, on utilise beaucoup. Matta, on l'utilise aussi. Et puis on fait aussi cramful. Cramful, c'est le français, ils détestent des fois parce que... On écrase les croissants.
- Marie-Laure
Ah ! On écrase le croissant. D'accord.
- Sarah
On prend un gaufre. Ok. Alors on va écraser.
- Marie-Laure
Un croissant en gaufre. Oui,
- Sarah
en gaufre. Et par-dessus, alors le gaufre doit être bien chaud. Et par dessus on met une glace.
- Marie-Laure
Ouh, en vrai ça doit être bon.
- Sarah
C'est super bon.
- Marie-Laure
Je comprends que les Français ne soient pas d'accord avec le fait qu'on écrase un croissant mais...
- Sarah
C'est super bon. Ça doit être super bon. Ça marche bien en Corée aussi et puis avec le cooking par dessus. On a aussi des outils comme Tapsaltan et puis aussi on utilise par exemple les poudres de soja grillées. Injeolmi ! Ça veut dire que c'est de la soja grillée. Du coup, même dans le dessert, il y a des bons éléments comme les haricots rouges. Oui,
- Marie-Laure
ça reste quelque chose qui est bon pour la santé aussi.
- Sarah
Mais quand même, c'est sucré.
- Marie-Laure
donc faut pas en abuser dans chaque épisode je demande aux personnes de ramener peut-être un ou plusieurs objets qui symbolisent un peu leur lien à la Corée et leur histoire on commence par le kimchi ou par la langue ?
- Sarah
le kimchi allez,
- Marie-Laure
le premier c'est le kimchi tu veux montrer ? oui, allez, montrons voilà,
- Sarah
tu as ramené un peu de kimchi le kimchi maison
- Marie-Laure
Alors pourquoi le kimchi ?
- Sarah
On fait la sauce nous-mêmes et on prépare le kimchi. Ça fait à peu près une semaine que nous avons préparé. C'est un peu assidulé, c'est-à-dire un peu fermenté. Il y a beaucoup de bifidus.
- Marie-Laure
Donc ça c'est un jeune kimchi ? C'est un kimchi qui vient d'être fait ?
- Sarah
Oui, c'est un jeune kimchi parce que le kimchi vous pouvez le faire fermenter plusieurs mois.
- Marie-Laure
Et lui, il n'a fermenté que quelques semaines.
- Sarah
Voilà,
- Marie-Laure
quelques semaines.
- Sarah
Mais du coup, dedans, il y a plein de bonnes choses déjà, comme de l'ail, des gingembre, on le sait bien, les verres. Et puis, il y a plein de vitamines C qui est apporté, de piment, piment rouge. Mais tout ce qui est rouge, c'est piment rouge. C'est piment en général,
- Marie-Laure
ça pique.
- Sarah
Du coup, voilà. Et puis aussi, la préparation est assez longue. Oui. Et on doit d'abord mettre du sel, gros sel, et puis laisser quelques heures. Et puis on rince trois fois.
- Marie-Laure
Ok.
- Sarah
Nous, c'est vraiment systématique. On rince. On rince trois fois. On va laisser couler tout le temps. Et puis après, la sauce qui est préparée, tu peux donner à peu près, il y a 12 éléments. D'accord, il y a 12 ingrédients dans la sauce, ok.
- Marie-Laure
Et après, il faut enrober chaque feuille avec la sauce, il faut bien mélanger, il faut laisser fermenter. C'est vrai qu'il y a beaucoup d'amour dans la préparation du kimchi en réalité.
- Sarah
Oui, et puis je pense que c'est un peu comme le peuple coréen, parce que les peuples coréens, en tout cas, ont été beaucoup attaqués par les autres nations. Oui, autour. Mais le peuple est très paisible. On n'a pratiquement jamais attaqué, ni Japon, ni la Chine, ni la Russe. Beaucoup de paix, de résilience. On s'est défendu, mais il y a beaucoup d'harmonie de vie ensemble avec les autres. Et donc le kimchi,
- Marie-Laure
c'est tous ces éléments qui font l'harmonie d'un plat.
- Sarah
Le kimchi, on ne peut pas... Si il y a des choses qui sont trop vivantes, ce n'est pas du kimchi. Les joues doivent être humbles et doivent bien se mélanger avec d'autres éléments. Et je pense que ça montre bien vraiment la nature.
- Marie-Laure
La nature, la cohé, la cuisine, la santé, le partage. Parce que le kimchi, souvent, c'est quelque chose qu'on fait à plusieurs, on est en famille. C'est ça,
- Sarah
oui. Quand c'est le jour de fabrication du kimchi, voilà, tout le monde arrive.
- Marie-Laure
Tout le monde s'y met.
- Sarah
Tout le monde s'y met. Tous les tentes sont là, on prépare ensemble. Voilà, du coup, voilà, kimchi, oui, ça représente bien.
- Marie-Laure
La Corée.
- Sarah
En même temps,
- Marie-Laure
on est dans un restaurant, donc c'était plutôt un bon choix.
- Sarah
Oui, voilà. C'est pour ça que kimchi aussi, c'est à volonté chez nous. OK. Le kimchi, c'est vraiment typiquement coréen. Et ils peuvent manger autant de kimchi. Ils veulent.
- Marie-Laure
OK. Et le deuxième élément, du coup ?
- Sarah
Le deuxième élément, c'est amener la... La petite lampe qu'on utilise pour décorer. Je vous ai dit notre présence au cœur du 13ème lion. Nous ne sommes pas une grande lumière qui ne montre pas le chemin à tout le monde, mais nous voulons accompagner chaque personne. Avec une petite lumière.
- Marie-Laure
Vous êtes une petite lumière coréenne au cœur de la ville.
- Sarah
Voilà, et on marche avec nous. On accompagne la vie de chaque personne qui vient ici. Voilà, et on apporte un peu de chaleur. pour les gens qui vivent quand même dans la société ou dans la modernité très rapide, trop rapide où il n'y a pas beaucoup de grâce c'est vrai,
- Marie-Laure
on perd parfois un peu le temps de savourer les petits bonheurs du quotidien comme un bon plat et ces moments-là c'est un tout petit moment mais voilà,
- Sarah
ça peut j'espère que ce moment reste longtemps comme tout le monde ma question pour la fin de l'interview était de dire
- Marie-Laure
Si vous vouliez que les gens repartent de Kopains et Cafés avec autre chose qu'un bon repas, une émotion, un moment, en réalité c'est ça, c'est peut-être cette petite lumière, ce petit moment de grâce.
- Sarah
Alors du coup, nous avons presque 600 commentaires sur le Google Maps et puis nous sommes toujours à 4,9.
- Marie-Laure
Oui donc les gens passent un bon moment.
- Sarah
beaucoup de personnes qui vont noter que les serveurs, les personnels étaient trop gentils, très chaleureux et on était bien accueillis. On était avec des bonnes personnes. Du coup, je pense qu'ils aimeraient bien qu'on mange bien ici chez nous et on est bien accompagnés.
- Marie-Laure
On est bien accompagnés, on est bien accueillis. Il y a vraiment cette notion d'on est bien. On passe un bon moment. Le bien-être, en réalité.
- Sarah
Bien-être. Oui. Ok. Accueil est vraiment très important.
- Marie-Laure
Pour toutes les personnes qui nous écoutent et qui ne connaissent pas encore ni Kopain et Café le restaurant, ni Café et Kopain le café, qu'est-ce que vous voudriez leur dire ? Qu'est-ce qu'il y a à découvrir ? C'est quoi le dernier message que vous voudriez leur transmettre ?
- Sarah
Oui, alors du coup, si vous avez vraiment envie de manger un bon plat coréen, qui ont été préparés avec beaucoup de soins. et que vous ne voulez pas quitter le restaurant avec un ventre qui vide venez manger chez nous venez manger chez nous et vous serez bien accompagnés par les gens qui ont vraiment le même esprit d'accueil et de bien compter je pense c'est parti
- Marie-Laure
C'est un très joli mot de la fin. Merci Sarah infiniment d'avoir pris le temps de discuter avec moi.
- Sarah
Merci, c'était un grand plaisir en tout cas.
- Marie-Laure
Merci beaucoup.
- Sarah
Merci de faire découvrir aux amis français tous les établissements, les personnes qui font vivre la Corée.
- Marie-Laure
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