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A Nous Deux

Episode 52 - Ce serait quoi ton top 5 films ? (Avec Sebastien)

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1h13 |18/11/2025
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Episode 52 - Ce serait quoi ton top 5 films ? (Avec Sebastien)

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1h13 |18/11/2025
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Description

C’est l’automne, c’est l’heure des moments cocooning, des longues soirées alors avec mon frère on an voulu vous faire un top 5 de nos films préfères 🍁


Vous pourriez mettre quoi vous ?


On parle de films qui nous touchent, que l’on trouve beau, qui nous font réfléchir, rire, pleurer et j’en passe 🍿🎬

Voici la liste des films mentionnés dans cet épisode (si tu ne veux pas être spoil, ne vas pas plus loin 😌)


- La ligne rouge de Terrence Malik

- La vie rêvée de Walter Mitty - de Ben Stiller

- Requiem for a dream - de Darren Aronofsky

- Le château ambulant - de Hayao Miyazaki

- Dracula de - de Francis Ford Coppola

- Lalaland - de Damien Chazelle

- Lost higway- de David Lynch

- Éternal sunshine - de Michel Gondry

- Les enfants loups - de Mamoru Osada

- Big fish - de Tim Burton



J’espère que ça vous donnera envie de (re)découvrir ces petits chefs d’œuvres ✨


Un mardi sur deux, on aborde un sujet chill qui te parlera forcément

Pauline ✨


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Salut ! Bienvenue sur le podcast de Anno2 !

  • Speaker #1

    Est-ce que si je vous le demande, vous sauriez me donner une liste de vos films préférés ? Ceux qui vous ont fait rire, ceux qui vous ont fait réfléchir, pleurer ? C'est l'exercice que j'ai proposé de faire avec mon frère. On a sélectionné chacun 5 films que l'on aime. On vous en fait un petit speech et pourquoi il est dans notre sélection. Ça a été très dur de n'en sélectionner que 5 et c'est vraiment exhaustif. Car au final, on en adore chacun des dizaines. Alors c'est parti, on y va avec Seb. Salut à tous ! Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast. Je suis très contente de vous retrouver aujourd'hui. Exceptionnellement, on enregistre en Belgique. On est à Bruxelles, dans les studios de mon frère. Merci Sébastien d'être là.

  • Speaker #0

    De rien Pauline !

  • Speaker #1

    Bon, effectivement, l'exercice n'est pas simple. L'exercice n'est pas facile. Aujourd'hui, j'ai proposé à mon frère de faire un épisode sur le cinéma et sur les films. que l'on aime et qu'on préfère chacun de notre côté. Alors bien sûr, on en a sélectionné 5 parce que sinon, l'épisode aurait duré 10 000 ans, étant donné qu'il y a des dizaines et des dizaines de films qu'on adore. Là déjà, du coup, on va vous en présenter 10 différents. Et Seb, c'est toi qui commences.

  • Speaker #0

    C'est moi qui commence ! Alors, on va commencer par un film que j'aime beaucoup qui s'appelle La Ligne Rouge, qui est un film de Terence Malick. qui a été fait en 1998. C'est un film de guerre.

  • Speaker #1

    Alors moi, je ne connais pas du tout.

  • Speaker #0

    Tu n'as jamais vu La Ligne Rouge ?

  • Speaker #1

    Non.

  • Speaker #0

    Il faudrait que tu vois La Ligne Rouge. Il est sorti la même année ou un an après que Le Soldat Ariane, par exemple. Ah, ok. C'est à peu près la même... Je ne sais pas si c'est la même année ou... Mais c'est vraiment pas loin.

  • Speaker #1

    Ok.

  • Speaker #0

    Et alors là, pour le coup, Le Soldat Ariane, c'est un super film aussi. Mais La Ligne Rouge, c'est un film de guerre qui se passe pendant la Seconde Guerre mondiale, mais qui est à l'opposé du Soldat Ariane. Et pourtant, c'est un film incroyable.

  • Speaker #1

    Et à l'opposé, dans quel sens ?

  • Speaker #0

    À l'opposé, parce que le Soldarian, c'est un film à une sorte d'héroïsme, en fait, et promeut, tu vois, il y a un truc de... On glorifie un peu la guerre et on... Dans La Ligne Rouge, c'est en fait complètement l'inverse. La guerre, c'est le sujet de fond, mais en fait, c'est pas le sujet principal. Et le sujet principal, c'est la place de l'homme dans la nature. Et est-ce que la guerre, c'est quelque chose de naturel ? Et en fait, les comédiens, il y a Georges Clooney, Adrian Brody, Sean Penn, il y a vraiment un casting énorme. Et tu suis un peu les pensées et les interrogations de ces soldats qui avancent pour continuer à aller vers leur objectif. Mais c'est une galerie de personnages où tu es plus dans les doutes. Des mecs qui se demandent qu'est-ce qu'ils foutent là, pourquoi ils sont là, il y en a qui sont complètement des fous un peu patriotiques, qui sont des vates en guerre, mais il y en a plein d'autres qui sont là, tu ne sais pas pourquoi, et ils se posent des questions philosophiques sur qu'est-ce qu'ils font là et pourquoi ils le font. Et tout ça, c'est dans un écrin de nature complètement incroyable, hyper valorisé. On entend vraiment le vent, il y a un vrai contraste, et en plus la mise en scène Puis vachement sur ce truc-là, c'est vraiment, c'est très beau. L'image est magnifique, la nature est vraiment mise en valeur. Et t'as ces soldats au milieu qui ont une mission, quoi, et qui essayent d'avancer vers leur truc. Ils comprennent pas vraiment ce qu'ils font là.

  • Speaker #1

    Mais il me semble que Terrence Mannix, c'est justement un réalisateur qui joue beaucoup sur tout ce qui est son environnement et tout ça, non ? C'est un autre film où c'est un peu contemplatif.

  • Speaker #0

    Oui, c'est des films très lents. C'est un film, exactement, c'est un film contemplatif qui... qui met l'accent sur la nature comme il l'a fait dans d'autres films. Le Nouveau Monde, par exemple, c'est un film de Terence Malick aussi, où ça joue vachement là-dessus. C'est très mis en contraste et c'est très beau. Les plans, c'est comme des peintures vivantes presque, dans la mise en scène. Donc voilà, ça c'est un film que j'adore. Qu'est-ce qui me plaît aussi dans ce film ? Ouais, c'est ça, c'est le fait qu'en fait, ils ont un but commun, c'était de conquérir cette colline-là. Mais les mecs sont complètement là, ils sont vraiment complètement perdus, ils sont complètement désorientés, ils sont au milieu de la nature et c'est très beau, tout est magnifique et eux ils doivent se tuer en fait. Et donc il y a une sorte d'allégorie comme ça sur cette histoire.

  • Speaker #1

    Il y a vraiment un parallèle entre la nature qui est paisible et des bonhommes qui sont là, ils savent pas trop pourquoi mais ils sont là parce qu'il faut et ils doivent tuer et atteindre un objectif vraiment particulier.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Ok, je comprends. Pourquoi est-ce que c'est un film dont tu avais envie de parler ? Pourquoi tu l'as mis dans ta sélection du jour ?

  • Speaker #0

    Justement parce que je m'en rappelle, quand il est sorti, j'avais été le voir au cinéma et j'avais été aussi voir Le Soldat Ryan. Tu ne connaissais pas ce réalisateur Terence Malick à l'époque ? Quand j'avais été voir Le Soldat Ryan, j'avais trouvé ça incroyable parce que la scène d'ouverture, c'est vraiment un morceau de bravoure du cinéma. Elle commençait à filmer et la mise en scène de Steven Spielberg, elle est incroyable aussi. Et là, tu as un film qui parle aussi de la Seconde Guerre mondiale, Un autre pan, quoi. Mais qui est traité complètement différemment. qui est vraiment traité presque comme une sorte de métaphore intérieure sur la condition humaine, l'état de l'homme dans la nature. Et nous, on est là et on se tape dessus, on se tue. Alors qu'au milieu, on fait ça dans un truc de toute beauté. Et on l'abîme en plus. Il y a toute cette mise en perspective qui est vraiment hyper intéressante. En plus, c'est un film qui est lent. Donc on prend le temps. Contrairement par exemple au Soldat Ryan où les choses, ça va vite. C'est bien parce que c'est une autre manière de voir un peu le cinéma, le film de genre de guerre. C'est vraiment une autre manière d'appréhender les choses. C'est un film qui fait vachement réfléchir. C'est un film sur la condition humaine, en fait. C'est un film qui se regarde, il faut prendre le temps de le regarder, voire même il faut peut-être le regarder plusieurs fois. C'est un film qui est une sorte de méditation sur la vie. J'ai découvert Thérèse Malick, c'est un réalisateur que j'ai suivi après. Parce qu'il fait des choses vraiment... Il a un point de vue différent, en fait. Qui va souvent à contre-courant de ce qu'on fait, de ce qu'on voit au cinéma régulièrement. C'est un film d'auteur, en fait. C'est pas un film de studio, c'est pas un blockbuster. Comme peut l'être, entre guillemets. Soldarien, c'est pas un blockbuster, mais c'est quand même un gros film. C'est une grosse production. Alors là aussi, c'est une grosse production. Oui,

  • Speaker #1

    mais qui était peut-être moins attendue qu'un Spielberg aussi.

  • Speaker #0

    Oui, c'est sûr. Mais du coup, c'est une autre proposition. sur un cinéma. Mais qui est tout autant incroyable. Parce que c'est un gars qui filme hyper bien. Les cadres sont magnifiques. La musique est incroyable. Je crois que c'est Hans Zimmer qui a fait la musique. Ou il a mêlé aussi. Il a pris des chants mélanésiens de cette région-là. Qui est vraiment en parfaite osmose avec tous les sons et ce qui se passe à l'image. C'est vraiment... C'est comme une sorte de... Oui, c'est ça, c'est une peinture. Mais ça, en plus, sur les autres films, il y a aussi... Je crois que j'aime beaucoup ce genre de choses où tu as des...

  • Speaker #1

    Ça fait des fresques.

  • Speaker #0

    Ouais, ça fait des fresques un peu comme ça. J'aime bien.

  • Speaker #1

    Ok, donc La Ligne Rouge.

  • Speaker #0

    La Ligne Rouge de Terrence Malick dans les années 98.

  • Speaker #1

    Ok, on passe à moi.

  • Speaker #0

    Oui. C'est quoi ton premier film ?

  • Speaker #1

    Bon, il n'y a pas d'ordre de préférence. C'est pas parce que je l'ai mis en premier que c'est mon préféré ever. Oui, mais non plus,

  • Speaker #0

    il n'y a pas d'ordre de préférence.

  • Speaker #1

    C'est juste qu'il fallait en mettre un premier et un dernier. Moi, j'ai mis La Vie Révée de Walter Mitty. Donc, le titre original avec mon accent anglais, c'est The Secret Life of Walter Mitty. Il est sorti en 2013 et il a été réalisé par Ben Stiller, joué principalement, enfin l'acteur principal est Ben Stiller.

  • Speaker #0

    Stiller.

  • Speaker #1

    Et il y a aussi Sean Penn qui a un petit rôle à un moment. Ah il y a Sean Penn aussi ? Ouais, il a un petit rôle dans le film.

  • Speaker #0

    J'en ai entendu parler de ce film mais je ne l'ai pas vu.

  • Speaker #1

    Ok. Donc pour vous faire le petit speech, donc Walter Mitty, le personnage principal, c'est un employé très discret, très introverti même. Il travaille dans un magazine au service photographie, un magazine qui s'appelle Life, donc aux Etats-Unis. Et il a une vie vraiment très plan-plan, un peu terne, un peu triste. Il est toujours un peu habillé pareil et tout et tout. Et donc, il travaille au service des négatifs photos dans cette entreprise. Et en fait, il y a un des négatifs très important qui disparaît pendant que sa société Life... est en train d'avoir un gros mouvement social avec changement de direction, etc. Et donc, en fait, à partir de ce moment-là, il y a un petit truc qui se passe dans sa tête et il part dans une aventure pour retrouver ce négatif. Donc, le négatif, en fait, il veut retrouver ce négatif, voire retrouver le photographe qui a fait ce négatif.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Enfin, qui a fait cette photo, quoi. Donc, voilà. Voilà le speech. En fait, c'est vraiment un film très d'aventure, mais d'aventure douce. et très onirique. Principalement, c'est pour ça que je l'aime. D'une part et d'une grosse part, parce qu'il y a une grosse partie du film qui se passe en Islande et j'ai une grosse passion pour l'Islande. Donc, il y a une grosse partie du film qui se passe en Islande et j'adore l'Islande. C'est mon goal de vie de partir voir l'Islande. Et une autre grosse partie du film qui se passe dans l'Himalaya. Il y a aussi beaucoup de musique, genre la BO du film. est génial. Beaucoup de musiques de José González,

  • Speaker #0

    par exemple.

  • Speaker #1

    Mais vraiment beaucoup de musiques de José González.

  • Speaker #0

    J'adore cet artiste.

  • Speaker #1

    Il a vraiment fait beaucoup de... C'est un guitariste. Il y a aussi, par exemple, des musiques de David Bowie, il y a des musiques de Of Monster and Men. Vraiment, la BO du film est géniale. Et j'adore ce thème de l'évasion. En fait, ce gars, il a un quotidien un peu plan-plan. Et d'un seul coup, il se dit, mais purée, ma vie, en fait, c'est pas ça. En fait, je crois que ce que je suis en train de vivre, c'est pas la vie que j'ai envie d'avoir. alors que le type, bon son âge est pas dit je crois concrètement dans le film mais il a une bonne quarantaine d'années quoi Et du coup, il part en voyage. En fait, il se dit, je vais retrouver ce négatif. Donc il leur attend. Je crois que le photographe, il était en Islande à ce moment-là. Donc vas-y, il se barre en Islande. Et en fait, il se passe plein d'aventures. Il lui arrive plein de trucs. Il rencontre plein de gens. Alors que vraiment, c'est ce gars qui est tout introverti. Et en fait, il est amené à faire du skate en Islande pour trouver un gamin qui doit lui donner un machin. Et il y a plein d'humour. C'est vraiment un beau film d'aventure et d'introspection, en fait. De changement de vie. Et donc, évidemment, ça se passe dans des décors magnifiques. Incroyable. Et il lui arrive vraiment plein de petites aventures. Pour ceux qui l'ont déjà vu, vous savez. Pour ceux qui ne l'ont pas vu, je n'ai pas envie de tout vous spoiler, parce que c'est aussi un petit peu le but de vous donner envie d'aller voir les films dont on vous parle. Mais voilà, évidemment, il va en Islande au moment où il y a le Effialadjo look, là.

  • Speaker #0

    Qui est rentré en éruption.

  • Speaker #1

    Qui est rentré en éruption. Donc, après, il devait repartir, mais il n'a pas pu. Bref. Entre temps, il re-rentre aux Etats-Unis, il se fait lyncher par son patron, parce qu'en plus c'est un nouveau patron qui se fout clairement de sa gueule, qui le diminue à souhait, et en plus son service va sûrement disparaître, parce que les photographies argentiques, ça commence à ne plus exister. Il y a aussi tout ce truc de la société qui avance et qui commence à oublier l'essentiel des choses à leur apparition. et voilà, il y a tout un truc là-dessus il a aussi une relation très belle et très douce avec sa sœur et sa mère. On sent qu'il y a un truc avec le père, c'est pas dit directement, mais le papa n'est plus là ou n'a pas été là. Bon voilà, il y a tout un pan, très émotionnel finalement. Et ouais, même toute la partie dans l'Himalaya, tu vois, il y a des scènes en fait toutes simples, mais trop belles, où il va jouer au foot avec des gamins, tu vois, avant de faire une ascension de ouf dans une montagne. Et tu te dis, mais le gars ! Tu vois, c'est ouf.

  • Speaker #0

    Mais tu spoiles à fond là, non ?

  • Speaker #1

    Non, je spoile pas. Non, ça va.

  • Speaker #0

    Ah ouais ?

  • Speaker #1

    Non, ça va, je spoile pas. Comme je l'ai dit, il se passe plein de trucs.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Vraiment, il y a plein, plein, plein de choses. Voilà pourquoi est-ce que je l'ai mis. Et vraiment, c'est un film que j'ai vu, je sais pas, j'ai dû le voir au moins une dizaine de fois. Quand on me demande c'est quoi tes films préférés, il revient toujours dans la liste. Parce que j'adore aussi ce thème du dépassement de soi.

  • Speaker #0

    C'est en quelle année ça ?

  • Speaker #1

    2013.

  • Speaker #0

    Ah oui, c'est un peu, mais pas trop récent non plus.

  • Speaker #1

    Il est entre guillemets récent, quoi. il a 12 ans donc il est pas très très vieux de toute façon tout ce qui est thématique dépassement de soi,

  • Speaker #0

    j'ai un déclic dans ma vie et tout change j'adore je vous conseille mon deuxième film dont je vais vous parler c'est pareil c'est un film que j'ai vu au cinéma quand il est sorti parce que je suis un peu vieux c'est un film qui est sorti dans les années 2000 et j'ai été le voir même je crois deux fois au cinéma ou trois fois Ah ouais ? Ouais, parce que c'était un choc. Et ce film, c'est Requiem for a Dream de Darren Renovsky qui est sorti en 2000. Et c'est un film qui est quand même assez connu. Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui l'ont vu quand même. Mais pour ceux qui ne l'ont pas encore vu, parce que c'est un film qui date de 25 ans.

  • Speaker #1

    Ça fait 25 ans, ouais.

  • Speaker #0

    Tout le monde ne l'a pas forcément vu, mais quand même, il a quand même marqué... Il a marqué une génération. Il a quand même marqué une génération. Clairement. Tout le monde connaît un peu cette histoire, mais bon. On ne sait jamais. Ça se passe à Brooklyn. Et tu suis l'histoire de quatre personnages. Tu suis l'histoire de Harry, qui est un peu paumé avec son pote Marlon, qui essaie de s'en sortir, de trouver, d'essayer de réussir dans la vie. Oui, il cherche à réussir. Il cherche à réussir, quoi. Et tu suis aussi, il y a la copine, qui est jouée par Jennifer Connelly. Et oui, Harry, c'est Jared Leto. Il est avec sa nana aussi, donc Jennifer Connelly, voilà. Et la maman de Jared Leto, Harry, dans le film, c'est qui s'appelle Sarah, je crois, Sarah Goldfarb. C'est le nom de sa mère, qui est jouée par Hélène Bernstein. Et donc tu suis l'histoire de ces quatre personnages qui essayent de s'en sortir en fait, qui essayent de monter quelque chose.

  • Speaker #1

    Pour se dire qu'ils ont réussi quelque chose.

  • Speaker #0

    Pour se dire qu'ils ont réussi quelque chose. Et malheureusement, ça va bien commencer, mais ça va très mal finir. C'est le moins qu'on puisse dire. C'est un film qui parle de l'addiction en fait. Qui parle de l'addiction à tous les niveaux. Qui parle de l'addiction à la drogue, qui parle de l'addiction à la télévision. qui parle de l'addiction au jeu, à la minceur, au régime. C'est quand même une grosse critique de la société de consommation, finalement. Et de ce qui se passe quand on est... Enfin, voilà, on essaye de... Comment expliquer ça ?

  • Speaker #1

    De ce qui se passe quand on tombe dans des excès.

  • Speaker #0

    Oui, quand on est dans des excès et qu'on veut... Il y a un but à atteindre et que...

  • Speaker #1

    Et qu'on n'arrive même plus à voir que là, on commence à tomber du mauvais côté.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Parce que vraiment, ce film, c'est ça, quoi.

  • Speaker #0

    Ouais, c'est vraiment ça.

  • Speaker #1

    Ils sont tombés.

  • Speaker #0

    Ouais, il y a une chute. C'est un film qui est chapitré par saison, je crois, si je me rappelle bien. Et tu suis automne, hiver, été, printemps. Je crois que ça commence en printemps et ça se finit en hiver et ça se finit très mal.

  • Speaker #1

    Mais c'est ça, c'est en plus, je me permets d'interdire.

  • Speaker #0

    T'as vu aussi.

  • Speaker #1

    Mais je l'ai vu, mais je l'ai vu qu'une fois parce qu'une fois m'a suffi. mais ce qui était ouf c'est que oui ça se passe sur une année

  • Speaker #0

    Oui, ça se passe sur une année.

  • Speaker #1

    Donc, c'est quand même très dur de voir la déchéance de ces personnages en un an. Et puis vraiment, on peut dire qu'on peut spoiler entre guillemets, parce que ça date un peu, mais vraiment, ça finit mal. Oui, ça finit mal. Il n'y en a pas un qui finit bien. Et il leur arrive vraiment des trucs horribles.

  • Speaker #0

    C'est un film qui bouleverse émotionnellement, en fait. Qui vraiment te secoue. Moi, je me rappelle que quand j'étais au cinéma, je suis resté scotché. Il y a un truc de mise en scène, en plus dans la façon dont il filme, qui est hyper... Euh... pour le coup, c'est l'inverse de Terrence Malick qui est hyper punchy. Il y a des effets de montage avec des split screens.

  • Speaker #1

    Ça va vite, tu sais, les plans où il y a juste sa pupille qui se tient là. Il y a plein de trucs comme ça, de détails.

  • Speaker #0

    Des très gros plans qui permettent de nous mettre vraiment dans la situation émotionnelle du personnage, qu'il soit bien d'ailleurs ou qu'il soit mal.

  • Speaker #1

    Tout à fait.

  • Speaker #0

    Mais c'est vraiment, c'est extrême.

  • Speaker #1

    C'est dur.

  • Speaker #0

    C'est très dur. Et quand ça va bien, quand ils prennent des produits et que ça se passe bien, tu dis bon bon Ok, c'est cool. Mais quand ça commence à partir en cacahuète, là vraiment, ça devient très... Et ça part pour tous les personnages en cacahuète, pour différentes raisons. On est dans la déchéance psychique, physique, émotionnelle. C'est terrible.

  • Speaker #1

    Non, il est hyper dur. Et moi, tu vois, je l'ai vu, je devais avoir genre 17 ans, un truc comme ça. Et je ne l'ai vu qu'une fois parce que je l'ai fini. Je me souviens appuyer sur la croix pour fermer sur mon PC le truc. Et j'étais genre... Waouh ! Et l'image, il y a trois images qui me restent. C'est cette image de la pupille de Jared Leto qui se dilate. Une des scènes de ce qui se passe avec sa copine quand ça part en claquette. La scène où elles sont toutes les deux.

  • Speaker #0

    Où elle se prostitue et tout ça, pour avoir de l'argent pour prendre de la drogue. Elle a besoin de thunes.

  • Speaker #1

    Et la scène de la mère qui prend les électrochocs. Cette image est dans ma tête toute ma vie.

  • Speaker #0

    En plus, c'est une séquence qui est hyper bien montée. qui est hyper monté, la musique est incroyable sur ce film. C'est un mec qui s'appelle Clint Mansell avec le Chronos Quartet, je crois. Et c'est vraiment ça avec tous les effets sonores qu'il y a dans le film, qui sont hyper bien faits, hyper justes, hyper précis. Ça rythme les choses. Enfin, on est vraiment en immersion avec eux.

  • Speaker #1

    Mais voilà, pas à mettre... dans toutes les mains. Enfin, si vous êtes sensible... Moi aussi, je pense dans toutes les mains,

  • Speaker #0

    mais ça dépend à quel âge.

  • Speaker #1

    J'avais 17-18 ans, j'ai 34 ans aujourd'hui, je m'en souviens... Mais après, je suis très sensible à ça aussi. Mais c'est pour ça que je dis, faites attention. Préparez-vous que c'est un film... Voilà, c'est dur, quoi.

  • Speaker #0

    C'est un film où tu regardes ce film et tu te prends un uppercut, quoi.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est ça.

  • Speaker #0

    Et tu fais oulala.

  • Speaker #1

    Donc, il faut faire attention quand même. Si vous êtes très sensible, comme moi, bon, parfois, vous allez peut-être vous cacher les yeux, quoi.

  • Speaker #0

    Ouais, c'est ça. C'est terrible. Enfin, comment expliquer ? On est vraiment... pris par les sentiments. C'est un truc émotionnel. La mise en scène, elle est vraiment incroyable là-dessus. C'est un super réalisateur. J'avais vu son premier film qui s'appelle Pi aussi, qui était un film un peu expérimental où il y avait aussi, tu voyais déjà dans ses axes de caméra, les gros plans. Tu vois, dans Requiem for a Dream, il y a plein de gros plans sur les seringues, les trucs qui se dilatent, la drogue, où c'est très cut, très rapide, très splitté, très comme ça. Il y avait déjà ces idées-là dans son film d'avant, Pi, où c'est un mec qui avait des problèmes de maux de tête.

  • Speaker #1

    D'accord.

  • Speaker #0

    À un moment, il se met une perceuse tellement il n'en peut plus. Ah, wow. Oui. Et c'est un mathématicien, bref, qui est en train de... C'était ce thème-là qui était... En tout cas, dans la forme, il y avait déjà cette façon-là. Mais là, sur Requiem for Dream, avec la musique, les sons, ils jouent vraiment tous... Enfin, surtout Ellen Bernstein, qui joue la maman de Harry.

  • Speaker #1

    Elle est...

  • Speaker #0

    percutant. C'est percutant et surtout, ça fait tellement de mal à la fin, quand elle est en asile psychiatrique et qu'ils lui font des électrochocs. Mon Dieu.

  • Speaker #1

    Les images sont très dures.

  • Speaker #0

    Exactement. C'est vraiment un film... Il faut le regarder, mais il faut être prêt à le regarder. Mais c'est beau, il y a d'émotions, ça te fait vibrer le ventre.

  • Speaker #1

    Non, mais c'est sûr que ça... Et puis bon, ça montre aussi des déviances qui peuvent arriver. Ça peut aussi être une mise en alerte, durement faite, mais mise en alerte de dire, oh, voilà ce qui peut se passer potentiellement.

  • Speaker #0

    Mais ça reste esthétique.

  • Speaker #1

    Aussi, un des souvenirs que j'ai, c'est que la colorimétrie durant tout le film est très blanche, bleue, vert. Oui,

  • Speaker #0

    il y a du bleu, c'est très bleu.

  • Speaker #1

    Et c'est très beau aussi, tu vois, que l'ambiance visuelle est très jolie.

  • Speaker #0

    Oui, je suis d'accord.

  • Speaker #1

    Alors moi, mon prochain film n'est pas triste, ok ? Ok. Donc moi c'est un film d'animation. Honnêtement je pense que tout le monde l'a vu. Si vous ne l'avez pas vu, je ne sais pas qui vous êtes. Le château ambulant de Miyazaki, évidemment. Cœur sur lui. Donc, qui est sorti en 2004. Je vous fais le résumé. Donc, Sophie, c'est une jeune fille qui travaille dans un village, dans la société de sa famille, en gros. Et un jour, elle est transformée en vieille dame par une sorcière, malencontreusement d'ailleurs. Et elle cherche à rompre le sortilège. Donc, en fait, elle s'en va. Elle quitte sa maison, elle quitte son foyer. Et donc, elle part un petit peu dans la nature pour essayer de retrouver un magicien qu'elle a croisé quelques jours plus tôt. Même la veille, se disant, peut-être que le magicien va pouvoir m'aider à solutionner le sortilège que je viens d'avoir. Sachant que quand ils se sont rencontrés, le magicien s'appelle Aourou, et quand ils se sont vus, il a été un vrai gentleman avec elle, et qu'il est très beau, et que tout le monde tombe sous le charme d'Aourou. Donc elle est partie en quête de le retrouver, et elle arrive à le retrouver, et donc elle le retrouve dans son château, ambulant, qui est une espèce d'énorme grenouille bizarre, très style steamp... punk avec des pattes. Enfin bref, c'est un château qui n'en est pas un. Ce n'est pas le château que vous imaginez. Et donc l'aventure, le film, commence comme ça. Et c'est un film où Sophie va rencontrer Auro, comment il vit, qui il est, comment ça fonctionne. Et on est tous dans un esprit, une ambiance magique avec un teintement de guerre. qui est tout le temps là et qui est vraiment aussi le truc central dans le film. Et bon, encore une fois, déjà, j'aime ce film parce que je le trouve trop beau visuellement. Je crois qu'honnêtement, il n'y a pas un plan du film où je me dis, c'est moche.

  • Speaker #0

    C'est Miyazaki.

  • Speaker #1

    C'est Miyazaki, c'est toujours très poétique. Ça parle toujours beaucoup de la nature et beaucoup de la guerre et surtout des guerres en avion aussi. Il y a toujours ce truc avec les avions qu'on retrouve dans beaucoup de Miyazaki. Donc voilà, déjà l'univers poétique, fantastique, tout ça, c'est des choses qui me parlent. Il y a une grosse aussi critique sociale finalement. Il y a quand même la mère de Sophie qui est prête à la vendre à la méchante sorcière à un moment du film, pour de l'argent ou pour je sais plus trop quoi. Bon voilà, il y a plein de choses et aussi une reine qui est là, qui est pas très diplomate et sympathique. parce qu'elle ne pense qu'à sa guerre et à la gagner. Et on a Aoru à côté de ça, qui est vraiment un être à part. C'est un magicien, donc c'est un homme, mais très particulier, qui a beaucoup de valeur, mais qui, par la faute de ses pouvoirs et de la guerre aussi, dans laquelle on le met et qu'on lui demande de faire des choses, perd en valeur. Et il y a toute une mise en abyme aussi, toute une allégorie autour de ça, où en fait, plus il fait cette guerre, et cette guerre le tue lui. en tant que magicien, il se transforme, il a des crises horribles. Et donc Sophie l'accompagne beaucoup là-dedans pour l'aider à s'accepter lui et à ce qu'il fasse en sorte de prendre de la distance avec toute cette guerre qui est en train de se passer en arrière-plan finalement. Il y a aussi toute l'histoire autour du cœur de Aourou. Donc avec Calcifère, qui est un des personnages centrales dans le château ambulant, qui est celui qui fait marcher le château finalement. Mais en fait, si on se compte qu'il ne fait pas marcher que le château, c'est vraiment le cœur du film. Il y a aussi toute la perte autour de Calcifère, la peur qu'il meurt. Il y a énormément de choses en fait dans ce film. La fin, il y a une toute fin où il y a un petit plot. twist qu'on comprend à la fin, qui est très beau aussi, mais bon, je préfère pas vous le dire au cas où vous n'ayez pas vu. A noter que c'est un film d'animation qui est inspiré et grandement tiré d'un livre qui existe. Ça a été inspiré d'un livre qui s'appelle Le château de Hurle. Et donc, il est grandement inspiré de ce livre-là. Donc, que ça soit le film ou le livre, je vous invite à aller découvrir pour en savoir un petit peu plus. Mais voilà, il y a vraiment... Toute cette partie où ça parle de femmes, de guerre, d'hommes, d'amour onirique. Du fait d'être vieille aussi, de vieillir. Parce que Sophie, c'était une très belle jeune fille. Et puis, du jour au lendemain, elle est toute vieille et toute gravataire. Et pourtant, Aourou tombe amoureux d'elle alors qu'elle est vieille. Donc voilà, c'est vraiment un film que j'adore.

  • Speaker #0

    Oui, moi aussi, je l'ai vu. C'est vrai que c'est un film super.

  • Speaker #1

    Et les musiques.

  • Speaker #0

    Les musiques sont toujours bien. Ce sont tous les films de Miyazaki et même du studio Ghibli en général.

  • Speaker #1

    Tu dis Ghibli ou Ghibli toi ?

  • Speaker #0

    On dit Ghibli.

  • Speaker #1

    On dit Ghibli ? Ouais. J'ai jamais su. En fait, il y a plein de gens qui disent les deux et je ne sais pas quelle est la bonne...

  • Speaker #0

    Je ne sais pas, je pense qu'on dit Ghibli.

  • Speaker #1

    Ok.

  • Speaker #0

    C'est ce qu'on m'a dit. Mais voilà quoi, c'est des films... C'est des gens qui savent raconter des histoires, qui les racontent bien. C'est beau et c'est beau.

  • Speaker #1

    C'est tout le temps beau et c'est vrai qu'on en parlait un petit peu en off hier, que toi, un de tes Miyazaki préférés, c'est le voyage de Shihiro. Donc on n'a pas mis dans la liste là, parce qu'on parlait déjà d'un Ghibli aujourd'hui. Mais le voyage de Shihiro, pareil, si vous ne l'avez jamais vu à Haïti, il est incroyable.

  • Speaker #0

    Oui, c'est incroyable. C'est vraiment incroyable. Bien ça !

  • Speaker #1

    C'était plus doux que Rickham Forest.

  • Speaker #0

    C'était un peu... Oui, ce n'est pas le même délire.

  • Speaker #1

    De toute façon, je pense que vous allez vous rendre compte que l'univers que moi j'ai, l'univers de mon frère, c'est très différent.

  • Speaker #0

    Non, on a des films... Non, ce n'est pas vrai.

  • Speaker #1

    Oui, mais toi, tu es plus en mode science-fiction, films de guerre, des trucs comme ça.

  • Speaker #0

    Mais pas que.

  • Speaker #1

    Mais pas que. Mais on voit quand même la différence.

  • Speaker #0

    Mais moi, les films dont tu parles, je les trouve super aussi. Mais c'est juste que ça m'a moins marqué.

  • Speaker #1

    Oui,

  • Speaker #0

    oui. Parce que là... Le prochain film dont je vais parler, c'est un film que j'ai vu aussi au cinéma. C'est pareil. Et c'est des films qui datent un peu.

  • Speaker #1

    On n'est pas de la même génération.

  • Speaker #0

    Mais c'est surtout des films que j'ai vus jeunes et qui m'ont percuté sur le moment parce que je ne m'attendais pas à voir ce que je vais aller voir. C'est surtout ça. Et les revoir après, tu fais « Ah ouais, ok, d'accord, tu comprends. » Il y a une lecture de ce que tu vois à 15 ans où tu dis « Ah, tu sens que tu as regardé quelque chose. » auxquelles tu ne t'attendais pas, mais tu ne comprends pas encore tout.

  • Speaker #1

    Mais ça t'a quand même fait quelque chose. Mais ça t'a quand même impacté.

  • Speaker #0

    Et du coup, ça te refait réfléchir derrière, voire même des années plus tard. Et quand tu les revois, les films, tu fais, ah oui, mais d'accord. Tu les vois avec un autre prisme.

  • Speaker #1

    Oui, en vieillissant. Oui,

  • Speaker #0

    d'une autre façon. Mais même sur les Ghibli et tout ça, il y a vraiment des lectures.

  • Speaker #1

    Mais même un Disney. Un Disney que tu vois quand tu as 6 piges et quand tu le revois à 18 et puis 30 et puis 40,

  • Speaker #0

    c'est pas pareil. Disney, je ne suis pas complètement... C'est très calibré. Alors oui, il y a des niveaux de lecture, mais... C'est quand même des films qui sont hyper calibrés, donc tu as moins...

  • Speaker #1

    Oui, il y a moins la variance.

  • Speaker #0

    Oui, exactement. Mais sur les films japonais ou des films d'animation japonais, les mecs, enfin eux, ils ouvrent vachement plus les thèmes abordés, ils éclatent et en plus surtout, ils n'expliquent pas forcément tout. Ce qui fait que le spectateur, lui aussi, fait son travail de réflexion et interprète des choses. Voilà.

  • Speaker #1

    Non mais je suis d'accord avec toi.

  • Speaker #0

    Et donc voilà, le film dont je vais parler maintenant, c'est un film que j'imagine que je pense que beaucoup de gens ont vu aussi. C'est Dracula.

  • Speaker #1

    J'adore.

  • Speaker #0

    De Francis Ford Coppola, qui est un film de 1992, encore un film des années 90 quoi. Est-ce que c'est nécessaire que je rappelle un peu l'histoire de Dracula ? Oui, peut-être un petit peu vite fait.

  • Speaker #1

    Bien sûr, on sait jamais.

  • Speaker #0

    Donc c'est un film qui est tiré d'un roman, puisque Dracula c'est tiré d'un roman de Bram Stoker. Et Coppola, là, prend pas mal de romans, mais il le revisite un peu. Il ajoute des choses, il appuie sur des choses qui sont un peu présentes dans le roman, mais qui ne sont pas forcément vraiment expliquées. C'est un film avec un casting aussi complètement incroyable. Il y a Kenny Reeves, Willem Arrider, il y a Anthony Hopkins qui fait Van Helsing et Gary Oldman qui fait Dracula.

  • Speaker #1

    Il est incroyable,

  • Speaker #0

    Gary Oldman. Vraiment, c'est un acteur, là pour le coup, il joue vraiment bien parce que... Il joue le comte Dracula vieux, il le fait jeune aussi. Vraiment, il est super.

  • Speaker #1

    C'est une belle performance.

  • Speaker #0

    Exactement. Et alors, moi, quand j'ai vu ce film au ciné, je crois que je l'ai vu vers 15 ans, un truc comme ça, ou 16 ans. Et j'y allais pour voir un film, on va dire, d'horreur presque. Je ne connaissais pas, je ne savais même pas que Dracula, c'était tiré d'un roman. Pour toi, c'était juste un vampire. Ouais, un vampire. Et voilà. Ok, super, on va voir un film de vampire. Et en fait, je vais dans le cinéma, je regarde le film et en fait, bah oui, c'est un film de vampire, mais c'est pas un film d'horreur. Ça va bien au-delà de ça. Et en fait, le type Dracula, moi, je pensais que c'était un salopard, que c'était un méchant, en fait. Alors ouais, c'est un personnage maléfique. Mais en fait, il y a des raisons pour lesquelles il fait ça et pour lesquelles il est comme ça. C'est... Il y a toute une dimension romantique. C'est l'histoire d'amour, en fait. C'est terrible. le gars bah en fait Il est amoureux d'une femme et il apprend que sa femme s'est suicidée parce qu'on lui a fait croire à sa femme que lui était mort à la guerre. Et donc par chagrin amoureux, elle se jette du haut de la falaise et elle tombe dans le fleuve. Et lui, quand il rentre dans son château et qu'il apprend ça, il rentre dans une telle colère et un tel désespoir amoureux qu'en fait il renie Dieu. C'est là qu'il devient immortel et qu'il devient un vampire.

  • Speaker #1

    Qu'il devient le comte.

  • Speaker #0

    Qu'il devient le comte de Dracula. Parce qu'évidemment, à cette époque-là, tous les chevaliers, tout ça, sont très religieux. Oui,

  • Speaker #1

    c'est vrai que le film se passe il y a un moult, moult temps.

  • Speaker #0

    Le début du roman, ça se passe en très vieux.

  • Speaker #1

    C'est en mode Moyen-Âge, un peu.

  • Speaker #0

    Oui, c'est en mode Moyen-Âge. Et après, on fait un saut dans le temps, 400 ans après, où on est plus au 18e. Oui. Un truc comme ça. Ouais, il devient fou, en fait. Il dit, mais pourquoi ? Enfin, voilà, il renie Dieu. Et en fait, il devient immortel et il décide de passer de l'autre côté. Par tristesse, en fait.

  • Speaker #1

    Anakin est devenu Dark Vador.

  • Speaker #0

    Bah ouais, c'est ça. Mais juste par tristesse. Et donc, évidemment, l'histoire, c'est que 400 ans plus tard, il y a un jeune notaire qui va le retrouver en Transylvanie pour régler des trucs. Et le comte Dracula, en fait, il se rend compte que ce notaire... Il est fiancé à une fille qui ressemble comme deux gouttes d'eau à sa bien-aimée. Et du coup, il décide d'essayer de la retrouver et de l'amener avec lui dans les ténèbres.

  • Speaker #1

    Dans l'éternité aussi.

  • Speaker #0

    Dans l'éternité quelque part, pour retrouver cet amour. Et voilà, c'est une histoire romantique. C'est ça qui m'a...

  • Speaker #1

    Or teinté de beaucoup de rouge.

  • Speaker #0

    Ah ouais, il y a du rouge. Non mais c'est sûr. Et puis, dans le film, il y a vraiment... C'est un film où il n'y a pas d'effets spéciaux numériques. Il y a beaucoup de surimpression, des jeux d'ombre et tout ça. C'est très beau. C'est très envoûtant, en fait. Il y a une esthétique très gothique. Les plans, les couleurs, les maquillages, les costumes. Les costumes sont incroyables.

  • Speaker #1

    Les coiffures aussi.

  • Speaker #0

    Les coiffures, oui. Il y a un truc vraiment gothique. Quand tu vois les plans, chaque plan, c'est presque un tableau vivant. C'est très baroque. Tout est comme ça.

  • Speaker #1

    C'est très 18ème. Après, il a vraiment respecté l'esthétique, je trouve, de se faire d'un mec dans un château en Transylvanie. Oui,

  • Speaker #0

    c'est ça. Évidemment, ça joue un travail. La musique, je voudrais en parler. C'est un compositeur qui est mort qui s'appelle Wojciech Kilar. La musique, elle est un... Moi, c'est une de mes musiques préférées. Je trouve que ce qu'il a fait... C'est un Polonais, je crois. Je crois justement... Ou un Roumain, d'ailleurs. Je me demande si...

  • Speaker #1

    Ça serait trop chouette. Ok.

  • Speaker #0

    Attends, je vais regarder. Mais c'est possible que... Je ne sais pas, je n'ai pas checké. C'est un compositeur polonais. Oui, la musique, vraiment, sur ce film, elle t'emporte, elle te...

  • Speaker #1

    Je n'ai pas de souvenirs de la musique.

  • Speaker #0

    C'est vrai ?

  • Speaker #1

    Oui, mais après, je ne l'ai vue qu'une ou deux fois.

  • Speaker #0

    Ah oui, vraiment, je te jure, il faut y faire attention. Mais c'est parce que le film, c'est un truc global.

  • Speaker #1

    J'ai plus des souvenirs visuels que sonores. Ah oui ? Ah oui, le visuel. En fait, je revois grave les costumes de Gary Oldman quand il est vieux, avec sa perruque. Son costume rouge, son espèce de grand chépuisin peignoir. J'ai vraiment ça dans ma tête. Mais la musique, par contre, tu vois, elle m'est un peu pressée. Ça,

  • Speaker #0

    c'est des moments qui sont assez angoissants, qui font peur. Mais quand il est jeune, il y a une scène, un moment où Dracula est redevenu jeune et il est... Donc, ça a bien aimé, ça s'appelle Mina. Il retrouve Mina dans les rues de Londres et il la suit pendant une séance de cinéma. C'est le début du cinématographe. Et il essaie de la draguer. Tu ne te rappelles pas de cette scène ? cette scène c'est incroyable parce que Bah c'est Dracula et tu te dis il est méchant et tout et en fait tu le vois presque, il est sensible, il est même, tu vois il essaye de la séduire mais il est un peu maladroit.

  • Speaker #1

    Genre tu dis ah il a des failles.

  • Speaker #0

    Mais ouais il a des failles, mais en fait il est humain, c'est un démon mais...

  • Speaker #1

    Moi ce que j'aime bien dans ce que tu racontes, mais ça c'est un truc que j'apprécie beaucoup aussi dans les livres, dans les films, dans la culture quoi, c'est ce fait que oui une personne quand tu la vois comme ça tu dis purée c'est le mal incarné. Et alors, ce n'est pas pour donner des excuses ou justifier, mais tu te dis oui, il y a un côté humain. J'ai rigolé tout à l'heure en disant qu'Anakin est devenu Dark Vador, mais c'est typiquement ça aussi. Quand tu connais l'histoire de Dark Vador qui était Anakin avant, il y a des choses qui ne s'excusent pas. Mais ça n'empêche que cette personne a eu des sentiments. D'avoir l'explication du cheminement, de son évolution, du comment, du pourquoi.

  • Speaker #0

    Il devient fou par amour.

  • Speaker #1

    C'est ça.

  • Speaker #0

    Et il retrouve le portrait craché de cette fille et il en retombe amoureux. Il veut la retrouver et il va tout faire. Il y a aussi le mal. pour l'attirer vers lui. Et en plus, elle, dans le film, elle est assez ambiguë parce qu'elle est fiancée avec Jonathan Arker qui jouait par Keanu Reeves. Et elle l'aime et tout ça. Mais il y a tout un jeu d'ambiguïté où elle est quand même attirée par les ténèbres et par lui, comme si en fait, c'était une réincarnation. Il y a un truc de... C'est pas expliqué ça, mais de réincarnation, comme si elle était d'office, de toute façon, attirée par lui et qu'elle irait avec lui.

  • Speaker #1

    Mais après, il y a aussi, tu vois, là-dessus, Il y a aussi ce truc du pouvoir du vampire qui attire aussi, tu vois, les gens à lui. Enfin, tu vois, il y a tout un machin. Mais dans le film,

  • Speaker #0

    Coppola, vraiment, moi, j'ai ressenti ça. Je me suis dit, ah non, en fait, elle ressent comme si c'était son premier amour et elle va y retourner, son amour absolu, et elle va retourner vers lui.

  • Speaker #1

    Comme si c'était la destinée.

  • Speaker #0

    Ouais, comme si c'était sa destinée. C'est vraiment un film qui peut paraître maintenant, si on le revoit maintenant.

  • Speaker #1

    Il a pris un petit coup, je pense.

  • Speaker #0

    Je ne sais pas. Mais ça y est, il fait sa bosse. Ouais, il y a... Merci. Mais il y a tout ce truc de... Moi, ça... En fait, il y a eu un moment dans le film où j'étais presque du côté de Dracula. Parce qu'il y a tout un passage où ils sont toute une horde d'êtres humains et qui, en fait, le poursuivent. Qui le traquent comme une bête, en fait, pour le tuer. Et j'ai eu mal au cœur pour lui, presque.

  • Speaker #1

    Mais ça, je trouve ça toujours fort quand t'arrives à avoir de l'affection pour le méchant.

  • Speaker #0

    Pour le bad guy, quoi. Ça, tu sais, il... Il tue des gens.

  • Speaker #1

    C'est comme dans la série Dexter. Tu adores Dexter. C'est fort,

  • Speaker #0

    ça.

  • Speaker #1

    Et dans plein de films, d'arriver à faire ça, je trouve que c'est génial.

  • Speaker #0

    C'est beau. Vraiment, l'esthétique est belle. Il y a un truc envoûtant. Petit crush sur Dracula. Petit crush. J'avoue, pourtant... Dracu Dracu.

  • Speaker #1

    On va encore complètement changer d'univers. Mais vraiment, on va... Aux antipodes, moi j'avais envie de vous parler de La La Land, qui, je pense, est le film que j'ai le plus vu au cinéma. Je crois que je suis allée le voir au moins 4 ou 5 fois au cinéma. Je suis jamais allée autant voir un film au ciné. Alors déjà, de base, j'adore les comédies musicales, genre Moulin Rouge, ça fait aussi partie de mes films. Avec Moulin Rouge, ouais,

  • Speaker #0

    Moulin Rouge.

  • Speaker #1

    J'ai hésité entre La La Land et Moulin Rouge, très honnêtement. Parce que Moulin Rouge, c'est pareil, je l'adore. et en fait j'ai voulu parler de l'Alalamba parce que d'une part il est plus récent Et puis d'autre part, vu qu'il a plein de connotations à d'autres films hollywoodiens et d'autres comédies musicales, je me suis dit que ça pouvait être sympa. Donc du coup, au cas où vous ne connaissez pas La La Land...

  • Speaker #0

    Moi je l'ai vu La La Land aussi, mais j'ai trouvé ça un peu cucu.

  • Speaker #1

    Je comprends.

  • Speaker #0

    Mais j'ai bien aimé, le film est bien mais...

  • Speaker #1

    Oui, oui, mais je l'entends. Du coup, il est sorti en 2016, donc pareil, il est quand même assez récent, réalisé par Daniel Chazelle, et donc avec Ryan Gosling. et Emma Stone. Pour le petit résumé, donc... Pardonnez-moi, mais...

  • Speaker #0

    Vous ne le voyez pas, mais au moment où elle a dit Ryan Gosling, il y a ses yeux qui sont allés jusqu'au ciel. Ça, vous ne l'avez pas vu. Mais quand elle l'a dit, vraiment, il y a eu un soupir. Son regard s'est envolé.

  • Speaker #1

    Que j'ai accroché. Mais bon, comme je ne sais combien de personnes sur cette terre. Donc, Mia. Actrice en devenir et Sébastien, pianiste de jazz, tombent amoureux à Los Angeles. Leurs relations évoluent tandis qu'ils poursuivent leurs rêves respectifs au risque de s'éloigner l'un de l'autre. Donc pourquoi j'aime le film ? Bon, je l'ai un petit peu dit tout à l'heure. J'adore les comédies musicales, donc effectivement si vous aimez pas les films où il y a de la chanson, enfin du chant qui arrive pendant un dialogue, n'y allez pas parce que ça va vous saouler. Par contre, j'adore toutes les chansons du film. Je trouve qu'elles sont toutes bien, elles sont toutes bien amenées dans le film. Le moment où ça se passe, tout est chouette. Donc évidemment, il y a beaucoup de danse, beaucoup de chant. Il y a beaucoup de musique jazz aussi. Et ça, je trouve que c'est quelque chose qu'on ne voit pas et qu'on n'entend pas beaucoup dans des films hollywoodiens et autant connus comme il a pu l'être, tu vois. Enfin, de ce que moi, je regarde en tout cas. Mais je n'entends pas souvent du jazz comme on en entend dans La La Land, dans des films en fait. Ou des films à gros budget comme ça, tu vois. On va dire grand public. Donc c'est aussi quelque chose que j'ai apprécié et que je voulais mettre en avant. Et puis d'ailleurs, il y a eu un Oscar de la meilleure chanson pour La La Land. Donc c'est quand même pareil. Pareil, j'adore l'esthétique du film. Genre les costumes, les couleurs qui sont choisies. Tout est très chouette. Et puis il y a aussi un peu... Mais ça, c'est un peu dans les films récents. Où il y a un petit opposé entre... On est dans notre vie actuelle avec toute notre technologie actuelle. Et il y a aussi un petit côté rétro, tu vois, dans les vêtements, dans les chaussures, dans les coiffures et tout. Bon, ça aussi, c'est aussi des références qu'il y a par rapport à des films d'avant, mais... Je trouve qu'on retrouve vachement ça, tu vois, ce truc de on est dans notre vie moderne, mais on rajoute des éléments rétro. Par exemple, là, le premier truc qui me vient en tête, c'est la série Gotham, par exemple. Tu vois, genre, ils ont des vieilles voitures alors qu'eux, ils ont un iPhone à la main, quoi. Bref, mais ça, c'est un truc que j'aime bien. Bon, évidemment, c'est une histoire d'amour. Donc, moi, je suis très cucu. Alors, j'aime bien. Mais je comprends vraiment cette... Moi aussi,

  • Speaker #0

    j'aime bien les histoires d'amour. Je comprends. Un petit peu.

  • Speaker #1

    Je comprends. Et puis, surtout...

  • Speaker #0

    Après, il y a des scènes, la scène d'ouverture, c'est incroyable. dans le bouchon là,

  • Speaker #1

    toute la scène d'ouverture sur l'autoroute ça c'est une performance c'est un plan séquence et c'est extrêmement bien fait parce qu'il y a je ne sais combien de figurants dans cette scène franchement c'est incroyable je ne sais pas s'il y a des effets spéciaux,

  • Speaker #0

    s'ils ont rajouté des figurants ou s'il y a au moins 300 ou 50 300 de figurants qui dansent qui dansent, qui chantent c'est un vrai film franchement c'est hyper bien fait

  • Speaker #1

    Et puis j'aime bien, effectivement, ils ont leur histoire d'amour et puis ils ont chacun leur succès qui est en train de monter. Sauf qu'il y a un petit peu cette opposition où il n'y en a qu'un des deux qui peut avoir le grand succès. Et à la fin du film, effectivement, il y a un petit choc qui peut se passer et qui fait poser des questions sur est-ce qu'un amour passionnel, c'est éphémère ? Est-ce que dans un véritable, entre guillemets, amour, l'ego de chacun... peut avoir sa place, surtout quand on veut avoir une vie artistique comme eux cherchent à l'avoir. Donc voilà, moi je trouve qu'il y a beaucoup d'émotions et de mélancolie, et puis c'est une double fin. Et j'avoue que j'aime beaucoup quand il y a des doubles fins, parce qu'on ne sait pas ce qui est vrai, ce qu'il faut, et en fait, entre guillemets, on peut choisir la fin qu'on préfère, et je trouve que c'était bien joué de la part de Damien Chazelle. Soit il aurait pu faire une fin ouverte, en mode bon, on ne sait pas. Mais le choix de la double fin m'allait très bien aussi en me disant bon bah, là il peut se passer ça, là il peut se passer ça. C'est aussi ça la vie, c'est qu'en fait on ne sait pas. On ne sait pas ce qui peut se passer.

  • Speaker #0

    C'est comme une goutte de chocolat.

  • Speaker #1

    Voilà pour La La Land.

  • Speaker #0

    Ok, très bien La La Land. Bon alors on va changer d'univers encore. On va partir sur un film de David Lynch. Bon, ça va être un film qui... Alors celui-là, pour le coup, il est connu, mais je ne sais pas si beaucoup de gens l'ont vu, donc ça vaut le coup peut-être d'en parler. pour moi c'est le meilleur film de David Lynch qui s'appelle Lost Highway, qui a été fait en 1997. Donc l'histoire, on suit un couple qui s'appelle Fred, qui est saxophoniste et qui vit avec sa femme, qui s'appelle Renée. Ils vivent dans une maison tranquille à Los Angeles. Et à un moment, l'histoire bascule au moment où ils commencent à recevoir des cassettes vidéo, en VHS, parce que c'est quand même un film...

  • Speaker #1

    À l'époque !

  • Speaker #0

    Des cassettes vidéo anonymes où on voit leur salon, on voit leur chez-eux. Ils ne comprennent pas trop.

  • Speaker #1

    C'est creepy !

  • Speaker #0

    Ouais, c'est un peu chiant. Ils reçoivent des cassettes vidéo et on voit leur chambre. Et même des cassettes vidéo, on voit leur chambre et eux qui dorment. Et donc, à un moment donné, Fred est arrêté pour le meurtre de sa femme dont il ne se souvient pas.

  • Speaker #1

    Ah, donc on a un peu avancé dans le temps alors.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Ok.

  • Speaker #0

    Et il est envoyé en prison. Il y a une enquête de police et tout ça, mais il est vraiment suspecté d'avoir tué sa femme et il est envoyé en prison. Et à un moment, en prison, mystérieusement, c'est comme ça dans le film, il se transforme en un autre homme qui s'appelle Pete. Peter, qui est garagiste, qui n'a aucun lien avec lui.

  • Speaker #1

    Mais c'est le même acteur ?

  • Speaker #0

    Non.

  • Speaker #1

    Ah, d'accord, donc son personnage se transforme en Pete. Oui,

  • Speaker #0

    exactement. Et tu suis l'histoire de ce garagiste. Et c'est hyper étrange. Comment expliquer ça ? Dans la facture du film, le fait qu'il n'y ait rien de linéaire, que tu passes d'une histoire à l'autre, vraiment, le spectateur est déjà dans l'inconfort. En fait, tu ne comprends pas. Tu ne comprends pas beaucoup.

  • Speaker #1

    Tu comprends rien.

  • Speaker #0

    Tu comprends pas grand chose, sauf le fait que... En fait, tu te poses la question du dédoublement de personnalité. Mais c'est compliqué à comprendre. Mais bizarrement, tu continues à regarder. Parce qu'il y a un univers, il y a une sensation, il y a un truc très bizarre. Et t'as envie de comprendre. T'as envie de...

  • Speaker #1

    Oui, mais en même temps, tu te dis, je continue, parce que peut-être qu'à la fin, je vais avoir ma réponse.

  • Speaker #0

    Mais alors oui, mais alors pas du tout. Parce que c'est ça, le truc. Parce que non, tu n'auras pas de réponse parce que pour le coup, c'est un film, c'est à toi de te faire ta propre réponse. La première fois que je l'ai vu, je n'ai pas compris. En fait, la première fois que je l'ai vu, j'ai fait bon, c'est comme une sorte d'enquête policière. Mais si tu regardes le film dans cette optique là, tu passes à côté du film. C'est un film où il essaie de t'expliquer ce que c'est que le déni, ce que c'est que le refus, le déni de culpabilité, le dédoublement de personnalité. C'est ça dont ça parle. C'est très, très, très étrange. Effectivement, ce n'est pas un film qui est abordable comme ça.

  • Speaker #1

    Oui, c'est à l'air spécial et compliqué.

  • Speaker #0

    Oui, oui. En fait, il y a tout un mystère. Il y a tout un truc de non-dit dans le film. Il y a un truc sexy, il y a un truc très sensoriel. Je ne sais pas.

  • Speaker #1

    Il y a quelque chose qui attire.

  • Speaker #0

    Oui, il y a un truc qui est très mystérieux. Et c'est quoi ?

  • Speaker #1

    C'est dans l'image ? C'est dans l'ambiance ?

  • Speaker #0

    C'est dans l'ambiance, dans les cadres, la musique. Je ne sais pas comment expliquer. C'est vrai que là, c'est difficile.

  • Speaker #1

    Ça a l'air spécial.

  • Speaker #0

    Oui, ça a l'air assez spécial.

  • Speaker #1

    Mais si tu l'as mis dans tes tops, c'est qu'il y a quelque chose.

  • Speaker #0

    Oui, parce qu'émotionnellement, j'ai ressenti quelque chose. Alors peut-être que je n'ai pas effectivement tout compris.

  • Speaker #1

    Mais tu es OK de ne pas comprendre.

  • Speaker #0

    Oui, en fait, c'est ça. je suis ok de ne pas comprendre je suis ok de le revoir parce qu'en plus je l'ai vu plusieurs fois À chaque fois, tu es quand même happé par l'image, par les comédiens, par ce truc de mystère, ce truc un peu malsain des fois. Mais en même temps, tu as envie de comprendre quoi, comment. C'est un film qui te fait, comment dire, c'est un film très psychologique.

  • Speaker #1

    Mais Davinich, j'ai vu aucun film de Davinich, je pense. De ce que j'ai pu entendre et comprendre de très loin, il a l'air très psychologique.

  • Speaker #0

    Oui, c'est un réalisateur qui ne prend pas ses spectateurs pour des cons. Il a des thèmes qu'il développe beaucoup dans toute sa filmographie. Il y a des choses qui reviennent souvent, mais il les exprime de manière différente. Il donne des pistes pour faire comprendre ce qu'il veut faire comprendre, mais c'est aussi au spectateur de se faire sa propre histoire et son propre cheminement. C'est un intellectuel. C'est vrai que c'est un cinéma. Je n'ai pas envie de dire élétisme parce que moi, je ne suis pas vraiment un intellectuel et ça m'a quand même parlé. Mais je peux comprendre que c'est un cinéma qui puisse rebuter des gens parce que ce n'est pas une narration traditionnelle. Tu n'as pas un début, un milieu et une fin.

  • Speaker #1

    Ce n'est pas forcément abordable.

  • Speaker #0

    Non, si c'est abordable.

  • Speaker #1

    Il faut avoir envie de réfléchir un peu.

  • Speaker #0

    Oui, et puis c'est surtout, c'est juste que c'est des films qui sont construits différemment des films qu'on voit habituellement, où il faut se poser d'autres questions. Il faut ouvrir son champ des possibles. C'est des films où il faut explorer aussi sa propre conviction intérieure, ses propres frustrations, ses propres déviances. On peut le dire. On peut dire des choses comme ça. C'est des films qui sont questionnants. J'avoue que j'ai voulu en parler, mais je sais que c'est assez flou de tout ce que je te dis.

  • Speaker #1

    Après, il y en a peut-être qui l'ont vu. Et si c'est le cas et que vous avez des choses à ajouter, dites-le, que ce soit sur Instagram ou sur les commentaires de YouTube.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Ça peut être aussi hyper intéressant qu'on puisse avoir vos retours sur les films dont on parle, mais aussi d'avoir, vous, vos top films.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Ça serait trop cool.

  • Speaker #0

    Mais je voulais en parler quand même parce que c'est un film qui m'a vraiment... où je me suis vraiment posé des questions. Je me suis dit, mais merde, en fait, qu'est-ce que j'ai vu ? Qu'est-ce que j'ai vu ? Et en même temps, j'ai bien aimé ce que j'ai vu. Parce que j'étais bousculé, j'étais un peu dérangé dans l'incompréhension. Mais en même temps, je vois bien qu'émotionnellement, physiquement, il se passe des choses. Donc voilà.

  • Speaker #1

    Donc Lost Highway.

  • Speaker #0

    Lost Highway.

  • Speaker #1

    Bon, ensuite, on passe à The Film de mon adolescence. Alors lui, je ne l'ai pas vu au cinéma parce qu'il est sorti avant que j'aille le voir.

  • Speaker #0

    Le film de ton adolescence ?

  • Speaker #1

    Ah ouais, le film que j'ai regardé pendant des mois et des mois. Et d'ailleurs, tu voulais le mettre aussi dans ton listing.

  • Speaker #0

    Oui, c'est un super film.

  • Speaker #1

    Donc c'est Eternal Sunshine, Of the Spotless Minds. Avec Jim Carrey. Avec Jim Carrey et Kate Winslet. Et Elijah Wood, Crystal Dunst, Mark Buffalo aussi qui ont des second rôles, mais qui sont quand même là, une bonne partie du film. Donc c'est un film qui est sorti en 2004 et qui est réalisé par Michel Gondry. C'est un film, la première fois que je l'ai vu, je l'ai trouvé spécial, mais j'ai été attachée de fou. Donc pour vous faire un petit résumé, après une rupture douloureuse, Joël découvre que son ex-compagne Clémentine a effacé tous leurs souvenirs communs. Et donc il décide de subir la même procédure d'effacement, mais en fait pendant qu'il l'a fait, il réalise que finalement il ne veut pas l'oublier. Donc on est dans un film très réel, avec quelque chose qui n'existe pas parce qu'il y a une société qui existe et qui est là pour prendre tes souvenirs et les enlever de ton cerveau. Donc en gros, le speech, c'est ça. C'est, il y a une société qui existe et qui est là pour enlever les souvenirs de ta tête, si tu le souhaites, et t'enlever les souvenirs d'une personne en particulier, par exemple. Donc là, c'est clairement... C'est une histoire d'amour. Voilà, c'est clairement le cas de Joël et Clémentine, qui, du coup, ont vécu une histoire d'amour. Et bien,

  • Speaker #0

    c'est elle, je crois... C'est elle en premier qui l'a envoyée, qui a enlevé... Parce qu'elle ne veut plus le voir.

  • Speaker #1

    Elle ne veut plus jamais entendre parler de Joël.

  • Speaker #0

    Et lui, il décide de faire la même chose.

  • Speaker #1

    En fait, il apprend. En fait, il reçoit un petit papier chez lui en disant « Clémentine, vous avez effacé de sa mémoire » , en gros. Et du coup, il est en mode « Ah, bon ben, je vais faire pareil » .

  • Speaker #0

    « Je vais faire pareil » . Et en fin de compte, c'est ça.

  • Speaker #1

    Et pendant l'opération, en gros, qui est faite par Elie Javoud, avec un stand-up et tout, il se bat contre lui-même pour préserver ses souvenirs.

  • Speaker #0

    Parce que finalement, en fait,

  • Speaker #1

    il ne veut pas l'oublier. Et en fait, il ne veut pas défaire ses souvenirs. Et en fait, le film est construit très spécialement. Ça va vite et en même temps, il y a des moments où c'est lent. On retourne aussi dans l'enfance de Joël parce que du coup, en fait, en gros, la société, quand elle vient chez vous, elle vous endort et elle va sélectionner les souvenirs. Donc elle va prendre les souvenirs qui popent comme ça dans votre tête, mais parfois il y a des souvenirs de quand il est petit, et parfois il y a des souvenirs avec Clémentine. Donc à ce moment-là, ils les prennent et ils les suppriment. Bon, je schématise grandement, mais en gros ça se passe comme ça. Et donc du coup, on est dans la tête de Joël, où on revoit plein de souvenirs de ses débuts avec Clémentine, de ce qu'ils ont pu vivre avec Clémentine, de leurs disputes, du pourquoi est-ce qu'ils en arrivent là, de sa vie d'avant aussi, bien sûr. C'est hyper difficile chronologiquement parlant de s'y retrouver. En tout cas, dans les premières fois que je l'ai vue, moi, je me repérais à la chronologie grâce aux couleurs de cheveux de Clémentine, parce qu'elle change énormément de couleurs de cheveux. Donc, du coup, ça m'aidait à me repérer où on en était, à quel moment, dans quelle vie, enfin, à quel moment de sa vie. Et surtout aussi, c'est pour moi un des seuls films de Jim Carrey où il est dans un rôle dramatique et qui ne fait pas de la comédie. Et je sais qu'il en a fait d'autres, mais moi, c'est le seul film de Jim Carrey où je le vois en drama, quoi.

  • Speaker #0

    Moi, à cette époque-là, il avait fait peut-être... S'il y avait eu le Truman Show, peut-être dans la... Ah oui, c'est vrai. C'était un peu... Super face, non ?

  • Speaker #1

    Ouais, Truman Show est génial. Pour moi, Jim Carrey, ça aïsse Ventura.

  • Speaker #0

    Pour moi, Jim Carrey, c'est The Mask.

  • Speaker #1

    Ouais, The Mask aussi, qui est génial aussi. Mais bon, voilà, c'est un comique, quoi. Et c'est vrai que, en fait, quand j'ai vu ce film, j'en avais entendu parler à l'époque sur Skyblog. Et quand je l'avais vu, j'étais en mode... Waouh ! Et en fait, il y a eu toute une réflexion où je me suis dit, mais toi, Pauline... en tant qu'adolescent, écorché, torturé et tout, qu'est-ce que ça te ferait ? Est-ce que tu serais OK de t'enlever des souvenirs d'une personne ? Qu'est-ce que ça engendre ? Parce qu'en fait, c'est ça qui fait réfléchir. C'est que tu dis...

  • Speaker #0

    C'est ça le sujet du film.

  • Speaker #1

    Ton souvenir, il te fait ce que tu es toi aujourd'hui. Donc si tu l'enlèves, qu'est-ce qui se passe ? Et est-ce que c'est une bonne idée de l'enlever ? Parce que du coup, tu retires une part de toi-même. Voilà, il y a tout ce fond, en fait. Tout ce questionnement qui se passe à la fin du film. Et puis, évidemment, je ne parle pas de l'esthétique du film qui est trop belle. La mise en scène est magnifique. Kate Winslet et Jim Carrey, ils sont incroyables. Les deux sont géniaux. Ils sont vraiment géniaux. Et puis, leur personnage aussi. Les personnages sont géniaux. Parce que Jim Carrey, enfin Joël, est vraiment un personnage très discret, très renfermé sur lui. Il se fait tout petit. Il parle... Pas fort, il est très discret. Alors que Ken Winslet, c'est dans son rôle de Clémentine, elle est excentrique comme pas possible. Elle change de couleur de cheveux. Et je ne vous parle pas d'un brun à un blond, je vous parle d'un orange à un rose à un bleu. Ça se passe beaucoup aussi dans un décor qui est marin et gelé. Donc ça se passe beaucoup dans des décors hivernaux. Il y a une très belle scène qui est très connue où ils vont sur un lac gelé et ils s'allongent sur ce lac. Et la scène sur la plage où ils sont dans l'eau et tout. Bref, il se passe plein de trucs. C'est un film assez loufoque, entre guillemets, parce que Michel Gondry aussi est très connu pour ça. À un moment, il y a une scène où il y a un lit au milieu de la mer, on ne comprend rien à ce qui se passe. Il y a plein de moments où on se dit, ce n'est pas possible ce qui se passe, tu vois. Donc voilà, pour tout ça, Eternal Sunshine, c'est vraiment un film qui est très, très, très profond dans mon cœur et qui même encore aujourd'hui, me fait poser plein de questions, plein de réflexions et qui me touche en fait. Et les musiques. Encore une fois.

  • Speaker #0

    C'est qui qui a fait la musique ?

  • Speaker #1

    Justement, j'allais regarder parce que je t'avoue que je ne sais plus. Mais musique incroyable, John Brion. En tout cas, le thème musical, c'est John Brion. Je ne connaissais pas, je vous avoue.

  • Speaker #0

    Je ne me rappelle plus de la musique, je ne m'en ai pas marqué dans celui-là.

  • Speaker #1

    Le thème principal, moi, m'avait beaucoup marqué. Je me demande aussi s'il n'y a pas

  • Speaker #0

    Beck. Ah si, si, si. Ça, c'est l'artiste. Oui, c'est des morceaux artistes.

  • Speaker #1

    et il y a des morceaux c'est vrai c'est vrai oui c'est véritablement le thème musical qui revient souvent ça c'est John Briar c'est un componditeur sur la musique du film c'est ça donc ouais franchement je pense qu'il y en a beaucoup d'entre vous qui connaissent ce film mais si vous ne l'avez pas vu moi je ne suis pas sûr c'est un film qui est connu je ne suis pas sûr qu'il y ait beaucoup de gens qui l'aient vu tu crois c'est

  • Speaker #0

    un film qui est quand même c'est pas comme Lost Highway c'est beaucoup plus facile d'accès mais c'est aussi il y a un côté loufoque enfin il y a un côté qui est quand même un peu en décalage ah oui carrément qui peut rebuter des gens aussi. Il y a une part, dans le cinéma de Michel Gondry, il y a une part d'absurde, de choses complètement...

  • Speaker #1

    Mais lui, c'est très significatif de son série.

  • Speaker #0

    Oui,

  • Speaker #1

    oui.

  • Speaker #0

    Ça peut rebuter des gens.

  • Speaker #1

    C'est vrai. Mais si vous avez l'occasion, honnêtement, allez-y. Il fait poser plein de questions.

  • Speaker #0

    Voilà, c'est mon dernier film. J'hésite entre deux films. Je voulais vous parler, mais je crois que je vais quand même prendre le film d'animation. Parce que moi aussi, je voulais faire un film d'animation quand même. Parce que pour moi, ce n'est pas des dessins animés, c'est vraiment du vrai cinéma. Des films d'animation qui méritent d'être vus autant que des films de fiction traditionnels. Et donc moi, je voulais vous parler d'un film d'animation japonais. qui s'appelle Les Enfants Loups. Je ne sais pas si tu le connais, Pauline. Non, je ne connais pas.

  • Speaker #1

    Tu ne connais pas ? Pire surtout, je ne pensais pas du tout que tu allais parler de ça.

  • Speaker #0

    Ah ouais ?

  • Speaker #1

    Je pensais que tu allais parler de Wally.

  • Speaker #0

    Ah bah ouais, bah non. Bah oui, pour le coup, Wally c'est aussi un super film, mais franchement, il faudrait que tu le regardes, je peux le conseiller. Donc je vous fais un petit résumé du film, je vais lire ma petite fiche pour le résumer. Un des personnages principaux, c'est Anna, qui en fait, le film commence comme ça. C'est une jeune étudiante et elle tombe d'un homme mystérieux. qui s'avère être un homme, mais aussi un loup. Il se transforme. C'est le dernier des descendants d'une espèce ancienne. Elle tombe amoureuse de ce type. Et ensemble, ils ont des enfants. Un garçon et une fille qui s'appellent Ame et Yuki. À un moment, le papa meurt. Et du coup, cette jeune fille, cette maman, elle se retrouve toute seule avec ses deux enfants qui sont eux aussi enfants loups. en faux loups évidemment et elle se retrouve toute seule à devoir les élever ils vivent en ville et évidemment quand ils sont bébés ils n'arrivent pas ils se transforment une fois de temps en temps ils sont humains et puis une fois de temps en temps ils sont loups mais ils ne maîtrisent pas encore leur transformation donc ça pose forcément dans le monde dans lequel on vit ça pose des problèmes et donc elle décide de partir à la campagne de s'éloigner avec ses enfants pour être un peu plus caché et pouvoir les élever euh

  • Speaker #1

    En sécurité.

  • Speaker #0

    En sécurité, quoi. Donc, elle décide de partir à la campagne, loin des regards. Et du coup, le film commence à ce moment-là. Et tu suis l'histoire de cette famille, avec cette maman qui élève ses deux enfants. Tu suis l'histoire de comment elle les élève, de qu'est-ce qu'elle leur apprend. Et puis, tu suis évidemment les deux enfants. Leur évolution. Leur évolution et ils grandissent. Et évidemment, il y en a une qui se rapproche plus du monde des humains. Et le garçon, lui... Il a envie de vivre sa vie naturelle en fait et plus sauvage. Et il se sent mieux dans le monde des loups, dans la nature en loup. Ce que j'ai bien aimé dans ce film, c'est que tu regardes un film d'animation, mais dans la narration, tu as l'impression de regarder un film de fiction. Tout est ultra réaliste dans le déroulé de la vie. C'est le déroulé de la vie de Monsieur et Madame Tout-le-Monde, sauf que c'est l'histoire d'une femme, une veuve, qui se retrouve avec deux enfants sur les bras et qui doit les élever. Et elle fait tout pour les élever correctement et du mieux qu'elle peut. Il y a ce thème de la maman qui se dévoue corps et âme pour élever ses enfants et qui essaie de les élever le mieux possible en les laissant libres de leur choix. Ça, c'est un thème qui est hyper développé dans le film. Évidemment, c'est un film d'animation japonais où, comme d'habitude, la nature est ultra bien représentée, hyper belle. C'est très beau, c'est très onirique, c'est très poétique. C'est très contemplatif aussi. Comme des périodes de vie. Tu vois les saisons dans le film qui passent, les enfants qui grandissent, qui changent, qui évoluent, dans leurs interactions, dans les dialogues. Aussi, tu les vois évoluer, l'adolescence, les prises de position, les refus et tout ça. Tu suis la vie d'une famille, en fait, banale. Sauf qu'effectivement, ils sont capables de se transformer. Et au fur et à mesure des années, il y en a qui font leur choix. J'ai trouvé ça hyper beau. Ça m'a vraiment... En plus, c'est un film qui est long. Je crois que c'est un film qui doit durer plus de deux heures, je crois.

  • Speaker #1

    Ah oui ?

  • Speaker #0

    Ok. Ce qui est quand même assez rare pour un film d'animation. Le réalisateur, il prend vraiment le temps de se poser, de regarder cette famille, de mettre en scène ses enfants, cette mère qui travaille, qui travaille dans les champs, qui se fait accepter par la communauté de la campagne, au fur et à mesure, pour se faire intégrer. éduquer ses enfants, tout simplement. C'est très, très beau. J'ai vraiment adoré ce film. Je vous conseille à tous de regarder ce film, Les Enfants-Loups.

  • Speaker #1

    C'est réalisé par qui ?

  • Speaker #0

    Oui, c'est ça. Je n'ai pas dit le nom du réalisateur. Il n'est pas très connu. Mamoru Osada.

  • Speaker #1

    Osada. OK.

  • Speaker #0

    Exactement. Mamoru Osada. Et il était... C'est un film... Il est de quelle année, ce film ? 2012. C'est un film un peu plus récent que d'habitude. Et j'avais vu aussi Le Garçon et la Bête, de lui après du coup parce que beaucoup aimé ce film Alors, ce n'est pas du tout la même histoire, mais c'est un très bon film aussi. Oui, il y a tous les thèmes qui sont souvent repris dans le cinéma, l'animation japonais, la nature, la place à la différence, l'acceptation de la différence et surtout l'acceptation de qui on est et des choix qu'on va faire. Donc, la petite fille, elle, elle décide de vivre plutôt du côté humain et le garçon, lui, il décide d'assumer son côté sauvage et de vivre dans la nature. C'est très beau. Et t'as la maman au milieu qui, elle, elle aime les deux et les laisse faire leur choix. Alors évidemment, dans le film, il y a des moments où ça se frotte un petit peu. Mais au final, chacun...

  • Speaker #1

    Elle les laisse vivre leur vie.

  • Speaker #0

    Exactement. C'est un film sur la liberté, sur la différence, le fait de faire des choix. C'est très beau, c'est très mélancolique, c'est très poétique. Je me rappelle, j'avais été le voir... En fait, la plupart du temps, les films dont j'ai parlé là, c'est des films où je suis allé voir, où je m'attends des... pas forcément à voir ce que j'allais voir. Et d'un seul coup, tu te prends le truc dans la figure et tu te dis, ah mince, c'était vraiment bien en fait. Et bien là, c'est le cas. Voilà pour ma petite sélection.

  • Speaker #1

    Trop bien, merci d'avoir parlé de ce film parce que lui, il me tente bien.

  • Speaker #0

    Regarde-le, vraiment, tu vas avoir l'impression de voir un film d'auteur de fiction normal en fait, mais sauf que c'est de l'animé quoi.

  • Speaker #1

    Bon, on va passer au dernier. Alors, j'étais obligée. Non, personne m'obligeait. Mais je me suis sentie obligée. de mettre un film de Tim Burton parce que Tim Burton, ma vie, mon sang. Bon, moins maintenant, mais effectivement, j'ai beaucoup grandi avec Tim Burton, son univers, etc. Il y a un de ses films qui m'a beaucoup marquée à l'adolescence et j'ai l'impression que ce n'est pas un de ses films les plus connus. J'avais envie de parler de Big Fish qui est sorti en 2003. Dans les acteurs principaux, vous avez Ewan McGregor. Vous avez Elena Boham Carter, c'est les deux grosses têtes d'affiches, on va dire, sur ce film-là. Pour vous faire un résumé, on suit un fils qui va voir son père, qui est mourant. Et ce papa a toujours raconté sa vie avec des récits vraiment farfelus. Il racontait toujours des histoires qui avaient ni queue ni tête, des choses qui étaient impensables, impossibles. Et donc, en reconstruisant ces histoires ensemble, le fils découvre une certaine vérité qui est plus profonde. sur son père que ce qu'il pouvait imaginer. Et en gros, il y a vraiment cette histoire de relation entre le fils et le père où ils ne sont pas d'accord, où ils ne se comprennent pas. Ils sont dans deux mondes différents. Il y a le père qui est très dans l'imaginaire, dans des récits fantasques. Et le fils qui est terre à terre. D'ailleurs, la femme du fils dans le film, c'est Marion Cotillard. C'est un de ses premiers films américains dans lesquels elle a joué. Et en fait, quand le père devient mourant, le fils arrive à comprendre plus de choses. C'est un film qui m'a beaucoup touchée tout de suite. J'ai... Adorez ce film. En gros, 95% du film, on suit la jeunesse du père qui raconte comment il a rencontré sa femme.

  • Speaker #0

    Donc la mère, voilà.

  • Speaker #1

    Donc 95% du film, c'est ça. Et donc il raconte avec toutes ces histoires fantasques où franchement, il a vécu des choses qui n'existent peut-être pas. où il a vécu dans un cirque, il s'est fait recruter dans un cirque, et puis il a rencontré sa femme, qui était déjà promise à quelqu'un, et pour la récupérer, il a dû faire des choses folles. Il y a tout un truc très épique, beaucoup d'aventures, un imaginaire très très très fort. Et puis on retrouve le style visuel très typique aussi de Tim Burton, où il y a un petit peu, de très loin, des choses qui font peur, mais peur pour les enfants, donc ça reste très soft. Mais il y a aussi des images très... Flashy, finalement, je vois encore cette image où il est dans un champ de jonquilles. Tout est très jaune, tout est très beau. Enfin voilà, il se passe énormément de choses. Comme d'habitude aussi dans les films de Tim Burton, on retrouve plein de personnages très atypiques. On va retrouver un géant, on va retrouver une femme à barbe, on va retrouver un nain. Enfin bon voilà, il y a plein de trucs, comme d'habitude avec Tim Burton. Surtout, ce que je trouve très beau, c'est ce qui se dit à la fin du film. Où en fait, oui, ce père, il a raconté son histoire. En rajoutant plein de petites étincelles et plein de petites paillettes et plein de petits trucs farfelus. Mais au fond, l'histoire, elle est vraie. Parce que c'est son histoire. Et en fait, ce père, le film s'appelle Big Fish, parce que ce papa demandait tout le temps à être dans l'eau. Il avait tout le temps besoin d'être dans l'eau, d'être dans sa baignoire, d'aller nager. Jusqu'à la fin de sa vie, il a toujours eu besoin d'être dans l'eau. Et à la fin de l'histoire, on comprend pourquoi. Le pourquoi du comment. Mais ouais, c'est un film qui est très touchant. Sur les relations familiales, sur le fait que... J'ai envie de pleurer. Sur le fait qu'on ne se comprend pas toujours, je fais vraiment pleurer.

  • Speaker #0

    C'est l'adolescence qui remonte.

  • Speaker #1

    Mais oui, clairement, de toute façon, c'est un film que j'ai vu à l'adolescence, mais qui est aussi très parlant à l'âge adulte. Parce que dans le film, ils sont adultes, tu vois, les deux. Ils ont fait leur vie, lui, il est marié, il attend un enfant, il attend son premier enfant, d'ailleurs, quand son père est en train de mourir. Donc ouais, je trouve que c'est hyper touchant. Enfin, sous des aires d'histoire un peu farfelues, tu vois, il y a un vrai fond d'émotion et... Et de tendresse et d'amour, quoi. J'arrête de pleurer, puis je reviens. Donc voilà, Big Fish, si vous l'avez jamais vu, je ne peux que vous conseiller. alors ouais bon il date un peu donc il y a des des Des effets spéciaux aujourd'hui, c'est un peu border.

  • Speaker #0

    Ah oui, il y a des effets spéciaux numériques quand même là-dedans.

  • Speaker #1

    Un petit peu, bah oui, il y en avait quand même beaucoup. Même si pour l'époque c'était incroyable. Bon bah c'est un film aussi, ou bon bah c'est pas un film d'aujourd'hui, donc ça manque de diversité dans les personnages, il y a de la grossophobie, enfin bon voilà. C'est pas un film que je vous conseillerais sur la tolérance ou des choses comme ça, quoique c'est quand même un des messages du film aussi. Mais bon, pas avec nos regards d'aujourd'hui, mais bon voilà, c'est vraiment un film qui m'a beaucoup touchée, comme vous pouvez l'entendre, et que je ne peux que vous conseiller. Et du coup, pour finir l'épisode, bon, on a dit qu'on avait sélectionné cinq films, on va pas faire un point comme on l'a fait là sur d'autres films, mais on voulait vous dire un peu pêle-mêle d'autres films qui vraiment nous tiennent à cœur, et là, bon, c'est ceux qui nous viennent maintenant, il y en a sûrement d'autres. Qu'est-ce que tu dirais ? Quel film tu voudrais au moins énoncer ?

  • Speaker #0

    Moi, il y a... Il y a au moins un film dont on n'a pas parlé, mais dont il aurait fallu parler, c'est Blade Runner. Parce que c'est le premier, bien sûr, le film de Ridley Scott, en 82, 83, je crois, cap peut-être.

  • Speaker #1

    Année 80.

  • Speaker #0

    Année 80, début des années 80. Mais parce que c'est le film de science-fiction, c'est une sorte de polar noir de science-fiction qui a conditionné tous les autres films de science-fiction qui ont été après. C'est un film, il faut avoir vu Blade Runner pour comprendre un peu.

  • Speaker #1

    Si vous aimez la science-fiction.

  • Speaker #0

    Oui, si vous aimez la science-fiction, bien sûr. Mais ce n'est pas un film que de science-fiction. Non, c'est vrai. C'est un contexte de science-fiction, mais c'est un film qui parle d'autre chose. C'est un film qui parle de la condition humaine.

  • Speaker #1

    Après, comme souvent, il y a souvent des sujets sous-jacents, mais il faut aimer le genre de la science-fiction.

  • Speaker #0

    C'est issu d'un roman de Philippe Cadic, je crois, un grand auteur de science-fiction. qui pose vraiment plein de questions et la mise en scène est vraiment incroyable. La musique est datée, évidemment, mais ça participe de l'ambiance du film. Il y a ce film-là. Il y a un autre film aussi de Christopher Nolan qui s'appelle Mémento. C'est un film qui n'est pas forcément très connu.

  • Speaker #1

    Il était dans ma liste. C'est un de ses premiers, en plus.

  • Speaker #0

    Ça fait partie des premiers. Ce n'est pas son premier, mais c'est un film pareil qui, dans la forme et sur le fond, est vraiment... Regardez ce film.

  • Speaker #1

    Moi, je me souviens que j'étais allée le voir. Il l'avait rediffusé au cinéma et j'étais allée le voir. Je ne l'avais jamais vu. Il m'a chopé.

  • Speaker #0

    C'est un film qui chope parce qu'il est différent des autres dans la construction. C'est toujours pareil. Ce n'est pas un film qui est construit comme un film classique. Et du coup, la forme du film vraiment tire le... Mais le spectateur vraiment dans le même état que le protagoniste de l'histoire. C'est-à-dire qu'on est complètement perdu comme lui. L'histoire, c'est quelqu'un qui a une perte de mémoire courte, à court terme.

  • Speaker #1

    À court terme, oui.

  • Speaker #0

    Et qui du coup note tout, fait des polaroïds pour se souvenir des choses qu'il vient de faire. C'est compliqué.

  • Speaker #1

    Chaque jour, il revient une nouvelle journée.

  • Speaker #0

    Voilà, exactement.

  • Speaker #1

    Et pêle-mêle comme ça, sans faire forcément de résumé. Est-ce que tu veux citer d'autres films ?

  • Speaker #0

    Le Voyage du Chihiro, un film sur lequel j'ai travaillé qui s'appelle La Tortue Rouge aussi, très très beau, un film d'animation, c'est un film d'animation. Le Soldat Ryan, mais on en a parlé, c'est vraiment aussi... Ah si, en science-fiction, il y a eu Blade Runner, et après, l'autre film Game Changer, c'est Matrix.

  • Speaker #1

    Mais il y a déjà un épisode sur le podcast qui parle de Matrix, donc vous pouvez aller l'écouter.

  • Speaker #0

    Mais ouais, en science-fiction, il y a eu Matrix, ça a quand même... Ça a changé quelque chose.

  • Speaker #1

    Effectivement, il y a déjà un épisode où on en parle longuement, un épisode avec Maël qui est sorti au début de la saison 2, si je ne vous dis pas de bêtises. Si ça vous intéresse d'avoir une analyse MDR, notre avis un peu plus poussé sur le film, n'hésitez pas à aller l'écouter.

  • Speaker #0

    Donc voilà, qu'est-ce que j'ai d'autre ?

  • Speaker #1

    On a mentionné vite fait Wally tout à l'heure.

  • Speaker #0

    Wally aussi, c'est vraiment un film Forrest Gump,

  • Speaker #1

    Gladiator.

  • Speaker #0

    Gladiator, voilà. Mon film chouchou, mon plaisir coupable, mais que j'aimerais jusqu'à la fin de ma vie, c'est Top Gun. Parce que Top Gun, c'est le symbole des années 80, dans tout ce qui a de bien et dans tout ce qui a de mal. Mais c'est le symbole du patriarcat, c'est le symbole... C'est des bonhommes, la vie de la vie. C'est le symbole, tu vois, un bonhomme, ça pleure pas, ça n'a pas de sentiments, ça passe au-dessus de tout ça. Mais putain, c'est trop bien. Mais le film, il est trop fun. J'adore ce film, c'est un de mes films préférés Malgré tous ces défauts, ça reste pour moi un film qui a aussi changé les choses dans l'histoire du cinéma d'action, du blockbuster. Les plans dans les avions, tous les combats aériens, toutes les prises d'avion, c'est des plans qui sont au niveau cinéma. C'est incroyable, c'est fait sans effets spéciaux. C'est un de mes films que j'adore. C'est mon petit bonbon.

  • Speaker #1

    C'est ton guilty pleasure.

  • Speaker #0

    Franchement, je peux le regarder sans problème. J'adore les musiques, c'est incroyable. C'est le symbole d'une époque.

  • Speaker #1

    Ok, je comprends. Alors effectivement, on n'a vraiment pas du tout parlé de films français. Donc moi, je me rattrape juste rapidement là-dessus. Un de mes films préférés aussi en français, ça s'appelle Le premier jour du reste de ta vie, qui est un film qui m'a bousculé. Enfin vraiment, je l'ai adoré, mais je ne vais pas trop en parler parce que je vais rechialer.

  • Speaker #0

    De toute façon, tous ces films-là, Le premier jour du reste de ta vie, c'est un super film, c'est vrai. Mais les thèmes qui sont abordés, c'est des thèmes... C'est à peu près les mêmes thèmes qui sont abordés dans la liste des films dont on en a parlé.

  • Speaker #1

    Oui, carrément. De toute façon, tout se retrouve toujours.

  • Speaker #0

    C'est un super film,

  • Speaker #1

    c'est vrai. Un très bon film français qui, je trouve, est sous-coté. Donc, allez-y. Il y a la cité de la peur. Parce que c'est vrai que quand on en a parlé en off avec mon frère, on s'est dit « Purée, on n'a mis que des films qui ne sont pas drôles. Il n'y a aucune comédie. On a mis de la science-fiction, on a mis un peu de l'horreur, on a mis du film... » plus traditionnelle et tout, enfin bref. Et alors que pourtant, La Cité de la Peur, vraiment...

  • Speaker #0

    C'est marrant parce que non plus, c'est pas du tout ta génération.

  • Speaker #1

    Pas du tout, mais qu'est-ce que je l'adore. C'est carrément ta génération. Mais pourtant, je suis pas très film de comédie aussi. C'est pour ça que moi, personnellement, j'en ai pas beaucoup. Mais alors La Cité de la Peur, c'est ma petite pépipe. Si tu vas pas très bien, soit tu le regardes en entier, soit tu vas sur YouTube prendre juste des extraits, tu te fends une petite poire et puis ça va mieux. Et puis après, effectivement, Moulin Rouge, j'en ai parlé tout à l'heure. Roméo plus Juliette, avec Leonardo DiCaprio.

  • Speaker #0

    Très bon film.

  • Speaker #1

    Incroyable.

  • Speaker #0

    Si on veut aller là-dedans, Titanic. Titanic,

  • Speaker #1

    c'est un très bon film, bien sûr.

  • Speaker #0

    Super film. Abyss.

  • Speaker #1

    Je ne connais pas.

  • Speaker #0

    Tu ne connais pas Abyss ?

  • Speaker #1

    Non, ça ne me dit rien.

  • Speaker #0

    C'est de Cameron aussi.

  • Speaker #1

    OK.

  • Speaker #0

    Très bon film.

  • Speaker #1

    Et puis, évidemment, L'étrange nouvelle de Mr. Jack. Je ne peux pas ne pas le mentionner, parce que c'est pareil. Je pense que ça fait partie des top films que j'ai vus le... plus de fois dans ma vie. Je le connais par cœur. Bon, voilà, il y en a encore plein d'autres auxquels là, on ne pense pas tout de suite. Mais n'hésitez pas, vraiment, on est curieux. Alors, vous n'êtes pas obligés de nous faire une critique cinématographique pour chaque film. Mais voilà, si vous avez envie de nous lister des films, vous, qui vous ont plu, allez-y. Si vous voulez aller un petit peu plus dans le détail, vous pouvez en m'envoyant un DM. ça sera vraiment avec plaisir Si vous êtes d'accord ou pas avec des films que nous on a cités, allez-y aussi, ça sera super d'avoir votre tour là-dessus. Et puis on vous laisse, on vous souhaite une bonne journée.

  • Speaker #0

    Allez, à bientôt !

  • Speaker #1

    Salut ! Merci d'avoir partagé ce moment avec nous. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à en parler autour de vous et sur les réseaux sociaux. Et pour rappel, le podcast à nous deux, c'est un mardi sur deux.

Description

C’est l’automne, c’est l’heure des moments cocooning, des longues soirées alors avec mon frère on an voulu vous faire un top 5 de nos films préfères 🍁


Vous pourriez mettre quoi vous ?


On parle de films qui nous touchent, que l’on trouve beau, qui nous font réfléchir, rire, pleurer et j’en passe 🍿🎬

Voici la liste des films mentionnés dans cet épisode (si tu ne veux pas être spoil, ne vas pas plus loin 😌)


- La ligne rouge de Terrence Malik

- La vie rêvée de Walter Mitty - de Ben Stiller

- Requiem for a dream - de Darren Aronofsky

- Le château ambulant - de Hayao Miyazaki

- Dracula de - de Francis Ford Coppola

- Lalaland - de Damien Chazelle

- Lost higway- de David Lynch

- Éternal sunshine - de Michel Gondry

- Les enfants loups - de Mamoru Osada

- Big fish - de Tim Burton



J’espère que ça vous donnera envie de (re)découvrir ces petits chefs d’œuvres ✨


Un mardi sur deux, on aborde un sujet chill qui te parlera forcément

Pauline ✨


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Salut ! Bienvenue sur le podcast de Anno2 !

  • Speaker #1

    Est-ce que si je vous le demande, vous sauriez me donner une liste de vos films préférés ? Ceux qui vous ont fait rire, ceux qui vous ont fait réfléchir, pleurer ? C'est l'exercice que j'ai proposé de faire avec mon frère. On a sélectionné chacun 5 films que l'on aime. On vous en fait un petit speech et pourquoi il est dans notre sélection. Ça a été très dur de n'en sélectionner que 5 et c'est vraiment exhaustif. Car au final, on en adore chacun des dizaines. Alors c'est parti, on y va avec Seb. Salut à tous ! Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast. Je suis très contente de vous retrouver aujourd'hui. Exceptionnellement, on enregistre en Belgique. On est à Bruxelles, dans les studios de mon frère. Merci Sébastien d'être là.

  • Speaker #0

    De rien Pauline !

  • Speaker #1

    Bon, effectivement, l'exercice n'est pas simple. L'exercice n'est pas facile. Aujourd'hui, j'ai proposé à mon frère de faire un épisode sur le cinéma et sur les films. que l'on aime et qu'on préfère chacun de notre côté. Alors bien sûr, on en a sélectionné 5 parce que sinon, l'épisode aurait duré 10 000 ans, étant donné qu'il y a des dizaines et des dizaines de films qu'on adore. Là déjà, du coup, on va vous en présenter 10 différents. Et Seb, c'est toi qui commences.

  • Speaker #0

    C'est moi qui commence ! Alors, on va commencer par un film que j'aime beaucoup qui s'appelle La Ligne Rouge, qui est un film de Terence Malick. qui a été fait en 1998. C'est un film de guerre.

  • Speaker #1

    Alors moi, je ne connais pas du tout.

  • Speaker #0

    Tu n'as jamais vu La Ligne Rouge ?

  • Speaker #1

    Non.

  • Speaker #0

    Il faudrait que tu vois La Ligne Rouge. Il est sorti la même année ou un an après que Le Soldat Ariane, par exemple. Ah, ok. C'est à peu près la même... Je ne sais pas si c'est la même année ou... Mais c'est vraiment pas loin.

  • Speaker #1

    Ok.

  • Speaker #0

    Et alors là, pour le coup, Le Soldat Ariane, c'est un super film aussi. Mais La Ligne Rouge, c'est un film de guerre qui se passe pendant la Seconde Guerre mondiale, mais qui est à l'opposé du Soldat Ariane. Et pourtant, c'est un film incroyable.

  • Speaker #1

    Et à l'opposé, dans quel sens ?

  • Speaker #0

    À l'opposé, parce que le Soldarian, c'est un film à une sorte d'héroïsme, en fait, et promeut, tu vois, il y a un truc de... On glorifie un peu la guerre et on... Dans La Ligne Rouge, c'est en fait complètement l'inverse. La guerre, c'est le sujet de fond, mais en fait, c'est pas le sujet principal. Et le sujet principal, c'est la place de l'homme dans la nature. Et est-ce que la guerre, c'est quelque chose de naturel ? Et en fait, les comédiens, il y a Georges Clooney, Adrian Brody, Sean Penn, il y a vraiment un casting énorme. Et tu suis un peu les pensées et les interrogations de ces soldats qui avancent pour continuer à aller vers leur objectif. Mais c'est une galerie de personnages où tu es plus dans les doutes. Des mecs qui se demandent qu'est-ce qu'ils foutent là, pourquoi ils sont là, il y en a qui sont complètement des fous un peu patriotiques, qui sont des vates en guerre, mais il y en a plein d'autres qui sont là, tu ne sais pas pourquoi, et ils se posent des questions philosophiques sur qu'est-ce qu'ils font là et pourquoi ils le font. Et tout ça, c'est dans un écrin de nature complètement incroyable, hyper valorisé. On entend vraiment le vent, il y a un vrai contraste, et en plus la mise en scène Puis vachement sur ce truc-là, c'est vraiment, c'est très beau. L'image est magnifique, la nature est vraiment mise en valeur. Et t'as ces soldats au milieu qui ont une mission, quoi, et qui essayent d'avancer vers leur truc. Ils comprennent pas vraiment ce qu'ils font là.

  • Speaker #1

    Mais il me semble que Terrence Mannix, c'est justement un réalisateur qui joue beaucoup sur tout ce qui est son environnement et tout ça, non ? C'est un autre film où c'est un peu contemplatif.

  • Speaker #0

    Oui, c'est des films très lents. C'est un film, exactement, c'est un film contemplatif qui... qui met l'accent sur la nature comme il l'a fait dans d'autres films. Le Nouveau Monde, par exemple, c'est un film de Terence Malick aussi, où ça joue vachement là-dessus. C'est très mis en contraste et c'est très beau. Les plans, c'est comme des peintures vivantes presque, dans la mise en scène. Donc voilà, ça c'est un film que j'adore. Qu'est-ce qui me plaît aussi dans ce film ? Ouais, c'est ça, c'est le fait qu'en fait, ils ont un but commun, c'était de conquérir cette colline-là. Mais les mecs sont complètement là, ils sont vraiment complètement perdus, ils sont complètement désorientés, ils sont au milieu de la nature et c'est très beau, tout est magnifique et eux ils doivent se tuer en fait. Et donc il y a une sorte d'allégorie comme ça sur cette histoire.

  • Speaker #1

    Il y a vraiment un parallèle entre la nature qui est paisible et des bonhommes qui sont là, ils savent pas trop pourquoi mais ils sont là parce qu'il faut et ils doivent tuer et atteindre un objectif vraiment particulier.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Ok, je comprends. Pourquoi est-ce que c'est un film dont tu avais envie de parler ? Pourquoi tu l'as mis dans ta sélection du jour ?

  • Speaker #0

    Justement parce que je m'en rappelle, quand il est sorti, j'avais été le voir au cinéma et j'avais été aussi voir Le Soldat Ryan. Tu ne connaissais pas ce réalisateur Terence Malick à l'époque ? Quand j'avais été voir Le Soldat Ryan, j'avais trouvé ça incroyable parce que la scène d'ouverture, c'est vraiment un morceau de bravoure du cinéma. Elle commençait à filmer et la mise en scène de Steven Spielberg, elle est incroyable aussi. Et là, tu as un film qui parle aussi de la Seconde Guerre mondiale, Un autre pan, quoi. Mais qui est traité complètement différemment. qui est vraiment traité presque comme une sorte de métaphore intérieure sur la condition humaine, l'état de l'homme dans la nature. Et nous, on est là et on se tape dessus, on se tue. Alors qu'au milieu, on fait ça dans un truc de toute beauté. Et on l'abîme en plus. Il y a toute cette mise en perspective qui est vraiment hyper intéressante. En plus, c'est un film qui est lent. Donc on prend le temps. Contrairement par exemple au Soldat Ryan où les choses, ça va vite. C'est bien parce que c'est une autre manière de voir un peu le cinéma, le film de genre de guerre. C'est vraiment une autre manière d'appréhender les choses. C'est un film qui fait vachement réfléchir. C'est un film sur la condition humaine, en fait. C'est un film qui se regarde, il faut prendre le temps de le regarder, voire même il faut peut-être le regarder plusieurs fois. C'est un film qui est une sorte de méditation sur la vie. J'ai découvert Thérèse Malick, c'est un réalisateur que j'ai suivi après. Parce qu'il fait des choses vraiment... Il a un point de vue différent, en fait. Qui va souvent à contre-courant de ce qu'on fait, de ce qu'on voit au cinéma régulièrement. C'est un film d'auteur, en fait. C'est pas un film de studio, c'est pas un blockbuster. Comme peut l'être, entre guillemets. Soldarien, c'est pas un blockbuster, mais c'est quand même un gros film. C'est une grosse production. Alors là aussi, c'est une grosse production. Oui,

  • Speaker #1

    mais qui était peut-être moins attendue qu'un Spielberg aussi.

  • Speaker #0

    Oui, c'est sûr. Mais du coup, c'est une autre proposition. sur un cinéma. Mais qui est tout autant incroyable. Parce que c'est un gars qui filme hyper bien. Les cadres sont magnifiques. La musique est incroyable. Je crois que c'est Hans Zimmer qui a fait la musique. Ou il a mêlé aussi. Il a pris des chants mélanésiens de cette région-là. Qui est vraiment en parfaite osmose avec tous les sons et ce qui se passe à l'image. C'est vraiment... C'est comme une sorte de... Oui, c'est ça, c'est une peinture. Mais ça, en plus, sur les autres films, il y a aussi... Je crois que j'aime beaucoup ce genre de choses où tu as des...

  • Speaker #1

    Ça fait des fresques.

  • Speaker #0

    Ouais, ça fait des fresques un peu comme ça. J'aime bien.

  • Speaker #1

    Ok, donc La Ligne Rouge.

  • Speaker #0

    La Ligne Rouge de Terrence Malick dans les années 98.

  • Speaker #1

    Ok, on passe à moi.

  • Speaker #0

    Oui. C'est quoi ton premier film ?

  • Speaker #1

    Bon, il n'y a pas d'ordre de préférence. C'est pas parce que je l'ai mis en premier que c'est mon préféré ever. Oui, mais non plus,

  • Speaker #0

    il n'y a pas d'ordre de préférence.

  • Speaker #1

    C'est juste qu'il fallait en mettre un premier et un dernier. Moi, j'ai mis La Vie Révée de Walter Mitty. Donc, le titre original avec mon accent anglais, c'est The Secret Life of Walter Mitty. Il est sorti en 2013 et il a été réalisé par Ben Stiller, joué principalement, enfin l'acteur principal est Ben Stiller.

  • Speaker #0

    Stiller.

  • Speaker #1

    Et il y a aussi Sean Penn qui a un petit rôle à un moment. Ah il y a Sean Penn aussi ? Ouais, il a un petit rôle dans le film.

  • Speaker #0

    J'en ai entendu parler de ce film mais je ne l'ai pas vu.

  • Speaker #1

    Ok. Donc pour vous faire le petit speech, donc Walter Mitty, le personnage principal, c'est un employé très discret, très introverti même. Il travaille dans un magazine au service photographie, un magazine qui s'appelle Life, donc aux Etats-Unis. Et il a une vie vraiment très plan-plan, un peu terne, un peu triste. Il est toujours un peu habillé pareil et tout et tout. Et donc, il travaille au service des négatifs photos dans cette entreprise. Et en fait, il y a un des négatifs très important qui disparaît pendant que sa société Life... est en train d'avoir un gros mouvement social avec changement de direction, etc. Et donc, en fait, à partir de ce moment-là, il y a un petit truc qui se passe dans sa tête et il part dans une aventure pour retrouver ce négatif. Donc, le négatif, en fait, il veut retrouver ce négatif, voire retrouver le photographe qui a fait ce négatif.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Enfin, qui a fait cette photo, quoi. Donc, voilà. Voilà le speech. En fait, c'est vraiment un film très d'aventure, mais d'aventure douce. et très onirique. Principalement, c'est pour ça que je l'aime. D'une part et d'une grosse part, parce qu'il y a une grosse partie du film qui se passe en Islande et j'ai une grosse passion pour l'Islande. Donc, il y a une grosse partie du film qui se passe en Islande et j'adore l'Islande. C'est mon goal de vie de partir voir l'Islande. Et une autre grosse partie du film qui se passe dans l'Himalaya. Il y a aussi beaucoup de musique, genre la BO du film. est génial. Beaucoup de musiques de José González,

  • Speaker #0

    par exemple.

  • Speaker #1

    Mais vraiment beaucoup de musiques de José González.

  • Speaker #0

    J'adore cet artiste.

  • Speaker #1

    Il a vraiment fait beaucoup de... C'est un guitariste. Il y a aussi, par exemple, des musiques de David Bowie, il y a des musiques de Of Monster and Men. Vraiment, la BO du film est géniale. Et j'adore ce thème de l'évasion. En fait, ce gars, il a un quotidien un peu plan-plan. Et d'un seul coup, il se dit, mais purée, ma vie, en fait, c'est pas ça. En fait, je crois que ce que je suis en train de vivre, c'est pas la vie que j'ai envie d'avoir. alors que le type, bon son âge est pas dit je crois concrètement dans le film mais il a une bonne quarantaine d'années quoi Et du coup, il part en voyage. En fait, il se dit, je vais retrouver ce négatif. Donc il leur attend. Je crois que le photographe, il était en Islande à ce moment-là. Donc vas-y, il se barre en Islande. Et en fait, il se passe plein d'aventures. Il lui arrive plein de trucs. Il rencontre plein de gens. Alors que vraiment, c'est ce gars qui est tout introverti. Et en fait, il est amené à faire du skate en Islande pour trouver un gamin qui doit lui donner un machin. Et il y a plein d'humour. C'est vraiment un beau film d'aventure et d'introspection, en fait. De changement de vie. Et donc, évidemment, ça se passe dans des décors magnifiques. Incroyable. Et il lui arrive vraiment plein de petites aventures. Pour ceux qui l'ont déjà vu, vous savez. Pour ceux qui ne l'ont pas vu, je n'ai pas envie de tout vous spoiler, parce que c'est aussi un petit peu le but de vous donner envie d'aller voir les films dont on vous parle. Mais voilà, évidemment, il va en Islande au moment où il y a le Effialadjo look, là.

  • Speaker #0

    Qui est rentré en éruption.

  • Speaker #1

    Qui est rentré en éruption. Donc, après, il devait repartir, mais il n'a pas pu. Bref. Entre temps, il re-rentre aux Etats-Unis, il se fait lyncher par son patron, parce qu'en plus c'est un nouveau patron qui se fout clairement de sa gueule, qui le diminue à souhait, et en plus son service va sûrement disparaître, parce que les photographies argentiques, ça commence à ne plus exister. Il y a aussi tout ce truc de la société qui avance et qui commence à oublier l'essentiel des choses à leur apparition. et voilà, il y a tout un truc là-dessus il a aussi une relation très belle et très douce avec sa sœur et sa mère. On sent qu'il y a un truc avec le père, c'est pas dit directement, mais le papa n'est plus là ou n'a pas été là. Bon voilà, il y a tout un pan, très émotionnel finalement. Et ouais, même toute la partie dans l'Himalaya, tu vois, il y a des scènes en fait toutes simples, mais trop belles, où il va jouer au foot avec des gamins, tu vois, avant de faire une ascension de ouf dans une montagne. Et tu te dis, mais le gars ! Tu vois, c'est ouf.

  • Speaker #0

    Mais tu spoiles à fond là, non ?

  • Speaker #1

    Non, je spoile pas. Non, ça va.

  • Speaker #0

    Ah ouais ?

  • Speaker #1

    Non, ça va, je spoile pas. Comme je l'ai dit, il se passe plein de trucs.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Vraiment, il y a plein, plein, plein de choses. Voilà pourquoi est-ce que je l'ai mis. Et vraiment, c'est un film que j'ai vu, je sais pas, j'ai dû le voir au moins une dizaine de fois. Quand on me demande c'est quoi tes films préférés, il revient toujours dans la liste. Parce que j'adore aussi ce thème du dépassement de soi.

  • Speaker #0

    C'est en quelle année ça ?

  • Speaker #1

    2013.

  • Speaker #0

    Ah oui, c'est un peu, mais pas trop récent non plus.

  • Speaker #1

    Il est entre guillemets récent, quoi. il a 12 ans donc il est pas très très vieux de toute façon tout ce qui est thématique dépassement de soi,

  • Speaker #0

    j'ai un déclic dans ma vie et tout change j'adore je vous conseille mon deuxième film dont je vais vous parler c'est pareil c'est un film que j'ai vu au cinéma quand il est sorti parce que je suis un peu vieux c'est un film qui est sorti dans les années 2000 et j'ai été le voir même je crois deux fois au cinéma ou trois fois Ah ouais ? Ouais, parce que c'était un choc. Et ce film, c'est Requiem for a Dream de Darren Renovsky qui est sorti en 2000. Et c'est un film qui est quand même assez connu. Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui l'ont vu quand même. Mais pour ceux qui ne l'ont pas encore vu, parce que c'est un film qui date de 25 ans.

  • Speaker #1

    Ça fait 25 ans, ouais.

  • Speaker #0

    Tout le monde ne l'a pas forcément vu, mais quand même, il a quand même marqué... Il a marqué une génération. Il a quand même marqué une génération. Clairement. Tout le monde connaît un peu cette histoire, mais bon. On ne sait jamais. Ça se passe à Brooklyn. Et tu suis l'histoire de quatre personnages. Tu suis l'histoire de Harry, qui est un peu paumé avec son pote Marlon, qui essaie de s'en sortir, de trouver, d'essayer de réussir dans la vie. Oui, il cherche à réussir. Il cherche à réussir, quoi. Et tu suis aussi, il y a la copine, qui est jouée par Jennifer Connelly. Et oui, Harry, c'est Jared Leto. Il est avec sa nana aussi, donc Jennifer Connelly, voilà. Et la maman de Jared Leto, Harry, dans le film, c'est qui s'appelle Sarah, je crois, Sarah Goldfarb. C'est le nom de sa mère, qui est jouée par Hélène Bernstein. Et donc tu suis l'histoire de ces quatre personnages qui essayent de s'en sortir en fait, qui essayent de monter quelque chose.

  • Speaker #1

    Pour se dire qu'ils ont réussi quelque chose.

  • Speaker #0

    Pour se dire qu'ils ont réussi quelque chose. Et malheureusement, ça va bien commencer, mais ça va très mal finir. C'est le moins qu'on puisse dire. C'est un film qui parle de l'addiction en fait. Qui parle de l'addiction à tous les niveaux. Qui parle de l'addiction à la drogue, qui parle de l'addiction à la télévision. qui parle de l'addiction au jeu, à la minceur, au régime. C'est quand même une grosse critique de la société de consommation, finalement. Et de ce qui se passe quand on est... Enfin, voilà, on essaye de... Comment expliquer ça ?

  • Speaker #1

    De ce qui se passe quand on tombe dans des excès.

  • Speaker #0

    Oui, quand on est dans des excès et qu'on veut... Il y a un but à atteindre et que...

  • Speaker #1

    Et qu'on n'arrive même plus à voir que là, on commence à tomber du mauvais côté.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Parce que vraiment, ce film, c'est ça, quoi.

  • Speaker #0

    Ouais, c'est vraiment ça.

  • Speaker #1

    Ils sont tombés.

  • Speaker #0

    Ouais, il y a une chute. C'est un film qui est chapitré par saison, je crois, si je me rappelle bien. Et tu suis automne, hiver, été, printemps. Je crois que ça commence en printemps et ça se finit en hiver et ça se finit très mal.

  • Speaker #1

    Mais c'est ça, c'est en plus, je me permets d'interdire.

  • Speaker #0

    T'as vu aussi.

  • Speaker #1

    Mais je l'ai vu, mais je l'ai vu qu'une fois parce qu'une fois m'a suffi. mais ce qui était ouf c'est que oui ça se passe sur une année

  • Speaker #0

    Oui, ça se passe sur une année.

  • Speaker #1

    Donc, c'est quand même très dur de voir la déchéance de ces personnages en un an. Et puis vraiment, on peut dire qu'on peut spoiler entre guillemets, parce que ça date un peu, mais vraiment, ça finit mal. Oui, ça finit mal. Il n'y en a pas un qui finit bien. Et il leur arrive vraiment des trucs horribles.

  • Speaker #0

    C'est un film qui bouleverse émotionnellement, en fait. Qui vraiment te secoue. Moi, je me rappelle que quand j'étais au cinéma, je suis resté scotché. Il y a un truc de mise en scène, en plus dans la façon dont il filme, qui est hyper... Euh... pour le coup, c'est l'inverse de Terrence Malick qui est hyper punchy. Il y a des effets de montage avec des split screens.

  • Speaker #1

    Ça va vite, tu sais, les plans où il y a juste sa pupille qui se tient là. Il y a plein de trucs comme ça, de détails.

  • Speaker #0

    Des très gros plans qui permettent de nous mettre vraiment dans la situation émotionnelle du personnage, qu'il soit bien d'ailleurs ou qu'il soit mal.

  • Speaker #1

    Tout à fait.

  • Speaker #0

    Mais c'est vraiment, c'est extrême.

  • Speaker #1

    C'est dur.

  • Speaker #0

    C'est très dur. Et quand ça va bien, quand ils prennent des produits et que ça se passe bien, tu dis bon bon Ok, c'est cool. Mais quand ça commence à partir en cacahuète, là vraiment, ça devient très... Et ça part pour tous les personnages en cacahuète, pour différentes raisons. On est dans la déchéance psychique, physique, émotionnelle. C'est terrible.

  • Speaker #1

    Non, il est hyper dur. Et moi, tu vois, je l'ai vu, je devais avoir genre 17 ans, un truc comme ça. Et je ne l'ai vu qu'une fois parce que je l'ai fini. Je me souviens appuyer sur la croix pour fermer sur mon PC le truc. Et j'étais genre... Waouh ! Et l'image, il y a trois images qui me restent. C'est cette image de la pupille de Jared Leto qui se dilate. Une des scènes de ce qui se passe avec sa copine quand ça part en claquette. La scène où elles sont toutes les deux.

  • Speaker #0

    Où elle se prostitue et tout ça, pour avoir de l'argent pour prendre de la drogue. Elle a besoin de thunes.

  • Speaker #1

    Et la scène de la mère qui prend les électrochocs. Cette image est dans ma tête toute ma vie.

  • Speaker #0

    En plus, c'est une séquence qui est hyper bien montée. qui est hyper monté, la musique est incroyable sur ce film. C'est un mec qui s'appelle Clint Mansell avec le Chronos Quartet, je crois. Et c'est vraiment ça avec tous les effets sonores qu'il y a dans le film, qui sont hyper bien faits, hyper justes, hyper précis. Ça rythme les choses. Enfin, on est vraiment en immersion avec eux.

  • Speaker #1

    Mais voilà, pas à mettre... dans toutes les mains. Enfin, si vous êtes sensible... Moi aussi, je pense dans toutes les mains,

  • Speaker #0

    mais ça dépend à quel âge.

  • Speaker #1

    J'avais 17-18 ans, j'ai 34 ans aujourd'hui, je m'en souviens... Mais après, je suis très sensible à ça aussi. Mais c'est pour ça que je dis, faites attention. Préparez-vous que c'est un film... Voilà, c'est dur, quoi.

  • Speaker #0

    C'est un film où tu regardes ce film et tu te prends un uppercut, quoi.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est ça.

  • Speaker #0

    Et tu fais oulala.

  • Speaker #1

    Donc, il faut faire attention quand même. Si vous êtes très sensible, comme moi, bon, parfois, vous allez peut-être vous cacher les yeux, quoi.

  • Speaker #0

    Ouais, c'est ça. C'est terrible. Enfin, comment expliquer ? On est vraiment... pris par les sentiments. C'est un truc émotionnel. La mise en scène, elle est vraiment incroyable là-dessus. C'est un super réalisateur. J'avais vu son premier film qui s'appelle Pi aussi, qui était un film un peu expérimental où il y avait aussi, tu voyais déjà dans ses axes de caméra, les gros plans. Tu vois, dans Requiem for a Dream, il y a plein de gros plans sur les seringues, les trucs qui se dilatent, la drogue, où c'est très cut, très rapide, très splitté, très comme ça. Il y avait déjà ces idées-là dans son film d'avant, Pi, où c'est un mec qui avait des problèmes de maux de tête.

  • Speaker #1

    D'accord.

  • Speaker #0

    À un moment, il se met une perceuse tellement il n'en peut plus. Ah, wow. Oui. Et c'est un mathématicien, bref, qui est en train de... C'était ce thème-là qui était... En tout cas, dans la forme, il y avait déjà cette façon-là. Mais là, sur Requiem for Dream, avec la musique, les sons, ils jouent vraiment tous... Enfin, surtout Ellen Bernstein, qui joue la maman de Harry.

  • Speaker #1

    Elle est...

  • Speaker #0

    percutant. C'est percutant et surtout, ça fait tellement de mal à la fin, quand elle est en asile psychiatrique et qu'ils lui font des électrochocs. Mon Dieu.

  • Speaker #1

    Les images sont très dures.

  • Speaker #0

    Exactement. C'est vraiment un film... Il faut le regarder, mais il faut être prêt à le regarder. Mais c'est beau, il y a d'émotions, ça te fait vibrer le ventre.

  • Speaker #1

    Non, mais c'est sûr que ça... Et puis bon, ça montre aussi des déviances qui peuvent arriver. Ça peut aussi être une mise en alerte, durement faite, mais mise en alerte de dire, oh, voilà ce qui peut se passer potentiellement.

  • Speaker #0

    Mais ça reste esthétique.

  • Speaker #1

    Aussi, un des souvenirs que j'ai, c'est que la colorimétrie durant tout le film est très blanche, bleue, vert. Oui,

  • Speaker #0

    il y a du bleu, c'est très bleu.

  • Speaker #1

    Et c'est très beau aussi, tu vois, que l'ambiance visuelle est très jolie.

  • Speaker #0

    Oui, je suis d'accord.

  • Speaker #1

    Alors moi, mon prochain film n'est pas triste, ok ? Ok. Donc moi c'est un film d'animation. Honnêtement je pense que tout le monde l'a vu. Si vous ne l'avez pas vu, je ne sais pas qui vous êtes. Le château ambulant de Miyazaki, évidemment. Cœur sur lui. Donc, qui est sorti en 2004. Je vous fais le résumé. Donc, Sophie, c'est une jeune fille qui travaille dans un village, dans la société de sa famille, en gros. Et un jour, elle est transformée en vieille dame par une sorcière, malencontreusement d'ailleurs. Et elle cherche à rompre le sortilège. Donc, en fait, elle s'en va. Elle quitte sa maison, elle quitte son foyer. Et donc, elle part un petit peu dans la nature pour essayer de retrouver un magicien qu'elle a croisé quelques jours plus tôt. Même la veille, se disant, peut-être que le magicien va pouvoir m'aider à solutionner le sortilège que je viens d'avoir. Sachant que quand ils se sont rencontrés, le magicien s'appelle Aourou, et quand ils se sont vus, il a été un vrai gentleman avec elle, et qu'il est très beau, et que tout le monde tombe sous le charme d'Aourou. Donc elle est partie en quête de le retrouver, et elle arrive à le retrouver, et donc elle le retrouve dans son château, ambulant, qui est une espèce d'énorme grenouille bizarre, très style steamp... punk avec des pattes. Enfin bref, c'est un château qui n'en est pas un. Ce n'est pas le château que vous imaginez. Et donc l'aventure, le film, commence comme ça. Et c'est un film où Sophie va rencontrer Auro, comment il vit, qui il est, comment ça fonctionne. Et on est tous dans un esprit, une ambiance magique avec un teintement de guerre. qui est tout le temps là et qui est vraiment aussi le truc central dans le film. Et bon, encore une fois, déjà, j'aime ce film parce que je le trouve trop beau visuellement. Je crois qu'honnêtement, il n'y a pas un plan du film où je me dis, c'est moche.

  • Speaker #0

    C'est Miyazaki.

  • Speaker #1

    C'est Miyazaki, c'est toujours très poétique. Ça parle toujours beaucoup de la nature et beaucoup de la guerre et surtout des guerres en avion aussi. Il y a toujours ce truc avec les avions qu'on retrouve dans beaucoup de Miyazaki. Donc voilà, déjà l'univers poétique, fantastique, tout ça, c'est des choses qui me parlent. Il y a une grosse aussi critique sociale finalement. Il y a quand même la mère de Sophie qui est prête à la vendre à la méchante sorcière à un moment du film, pour de l'argent ou pour je sais plus trop quoi. Bon voilà, il y a plein de choses et aussi une reine qui est là, qui est pas très diplomate et sympathique. parce qu'elle ne pense qu'à sa guerre et à la gagner. Et on a Aoru à côté de ça, qui est vraiment un être à part. C'est un magicien, donc c'est un homme, mais très particulier, qui a beaucoup de valeur, mais qui, par la faute de ses pouvoirs et de la guerre aussi, dans laquelle on le met et qu'on lui demande de faire des choses, perd en valeur. Et il y a toute une mise en abyme aussi, toute une allégorie autour de ça, où en fait, plus il fait cette guerre, et cette guerre le tue lui. en tant que magicien, il se transforme, il a des crises horribles. Et donc Sophie l'accompagne beaucoup là-dedans pour l'aider à s'accepter lui et à ce qu'il fasse en sorte de prendre de la distance avec toute cette guerre qui est en train de se passer en arrière-plan finalement. Il y a aussi toute l'histoire autour du cœur de Aourou. Donc avec Calcifère, qui est un des personnages centrales dans le château ambulant, qui est celui qui fait marcher le château finalement. Mais en fait, si on se compte qu'il ne fait pas marcher que le château, c'est vraiment le cœur du film. Il y a aussi toute la perte autour de Calcifère, la peur qu'il meurt. Il y a énormément de choses en fait dans ce film. La fin, il y a une toute fin où il y a un petit plot. twist qu'on comprend à la fin, qui est très beau aussi, mais bon, je préfère pas vous le dire au cas où vous n'ayez pas vu. A noter que c'est un film d'animation qui est inspiré et grandement tiré d'un livre qui existe. Ça a été inspiré d'un livre qui s'appelle Le château de Hurle. Et donc, il est grandement inspiré de ce livre-là. Donc, que ça soit le film ou le livre, je vous invite à aller découvrir pour en savoir un petit peu plus. Mais voilà, il y a vraiment... Toute cette partie où ça parle de femmes, de guerre, d'hommes, d'amour onirique. Du fait d'être vieille aussi, de vieillir. Parce que Sophie, c'était une très belle jeune fille. Et puis, du jour au lendemain, elle est toute vieille et toute gravataire. Et pourtant, Aourou tombe amoureux d'elle alors qu'elle est vieille. Donc voilà, c'est vraiment un film que j'adore.

  • Speaker #0

    Oui, moi aussi, je l'ai vu. C'est vrai que c'est un film super.

  • Speaker #1

    Et les musiques.

  • Speaker #0

    Les musiques sont toujours bien. Ce sont tous les films de Miyazaki et même du studio Ghibli en général.

  • Speaker #1

    Tu dis Ghibli ou Ghibli toi ?

  • Speaker #0

    On dit Ghibli.

  • Speaker #1

    On dit Ghibli ? Ouais. J'ai jamais su. En fait, il y a plein de gens qui disent les deux et je ne sais pas quelle est la bonne...

  • Speaker #0

    Je ne sais pas, je pense qu'on dit Ghibli.

  • Speaker #1

    Ok.

  • Speaker #0

    C'est ce qu'on m'a dit. Mais voilà quoi, c'est des films... C'est des gens qui savent raconter des histoires, qui les racontent bien. C'est beau et c'est beau.

  • Speaker #1

    C'est tout le temps beau et c'est vrai qu'on en parlait un petit peu en off hier, que toi, un de tes Miyazaki préférés, c'est le voyage de Shihiro. Donc on n'a pas mis dans la liste là, parce qu'on parlait déjà d'un Ghibli aujourd'hui. Mais le voyage de Shihiro, pareil, si vous ne l'avez jamais vu à Haïti, il est incroyable.

  • Speaker #0

    Oui, c'est incroyable. C'est vraiment incroyable. Bien ça !

  • Speaker #1

    C'était plus doux que Rickham Forest.

  • Speaker #0

    C'était un peu... Oui, ce n'est pas le même délire.

  • Speaker #1

    De toute façon, je pense que vous allez vous rendre compte que l'univers que moi j'ai, l'univers de mon frère, c'est très différent.

  • Speaker #0

    Non, on a des films... Non, ce n'est pas vrai.

  • Speaker #1

    Oui, mais toi, tu es plus en mode science-fiction, films de guerre, des trucs comme ça.

  • Speaker #0

    Mais pas que.

  • Speaker #1

    Mais pas que. Mais on voit quand même la différence.

  • Speaker #0

    Mais moi, les films dont tu parles, je les trouve super aussi. Mais c'est juste que ça m'a moins marqué.

  • Speaker #1

    Oui,

  • Speaker #0

    oui. Parce que là... Le prochain film dont je vais parler, c'est un film que j'ai vu aussi au cinéma. C'est pareil. Et c'est des films qui datent un peu.

  • Speaker #1

    On n'est pas de la même génération.

  • Speaker #0

    Mais c'est surtout des films que j'ai vus jeunes et qui m'ont percuté sur le moment parce que je ne m'attendais pas à voir ce que je vais aller voir. C'est surtout ça. Et les revoir après, tu fais « Ah ouais, ok, d'accord, tu comprends. » Il y a une lecture de ce que tu vois à 15 ans où tu dis « Ah, tu sens que tu as regardé quelque chose. » auxquelles tu ne t'attendais pas, mais tu ne comprends pas encore tout.

  • Speaker #1

    Mais ça t'a quand même fait quelque chose. Mais ça t'a quand même impacté.

  • Speaker #0

    Et du coup, ça te refait réfléchir derrière, voire même des années plus tard. Et quand tu les revois, les films, tu fais, ah oui, mais d'accord. Tu les vois avec un autre prisme.

  • Speaker #1

    Oui, en vieillissant. Oui,

  • Speaker #0

    d'une autre façon. Mais même sur les Ghibli et tout ça, il y a vraiment des lectures.

  • Speaker #1

    Mais même un Disney. Un Disney que tu vois quand tu as 6 piges et quand tu le revois à 18 et puis 30 et puis 40,

  • Speaker #0

    c'est pas pareil. Disney, je ne suis pas complètement... C'est très calibré. Alors oui, il y a des niveaux de lecture, mais... C'est quand même des films qui sont hyper calibrés, donc tu as moins...

  • Speaker #1

    Oui, il y a moins la variance.

  • Speaker #0

    Oui, exactement. Mais sur les films japonais ou des films d'animation japonais, les mecs, enfin eux, ils ouvrent vachement plus les thèmes abordés, ils éclatent et en plus surtout, ils n'expliquent pas forcément tout. Ce qui fait que le spectateur, lui aussi, fait son travail de réflexion et interprète des choses. Voilà.

  • Speaker #1

    Non mais je suis d'accord avec toi.

  • Speaker #0

    Et donc voilà, le film dont je vais parler maintenant, c'est un film que j'imagine que je pense que beaucoup de gens ont vu aussi. C'est Dracula.

  • Speaker #1

    J'adore.

  • Speaker #0

    De Francis Ford Coppola, qui est un film de 1992, encore un film des années 90 quoi. Est-ce que c'est nécessaire que je rappelle un peu l'histoire de Dracula ? Oui, peut-être un petit peu vite fait.

  • Speaker #1

    Bien sûr, on sait jamais.

  • Speaker #0

    Donc c'est un film qui est tiré d'un roman, puisque Dracula c'est tiré d'un roman de Bram Stoker. Et Coppola, là, prend pas mal de romans, mais il le revisite un peu. Il ajoute des choses, il appuie sur des choses qui sont un peu présentes dans le roman, mais qui ne sont pas forcément vraiment expliquées. C'est un film avec un casting aussi complètement incroyable. Il y a Kenny Reeves, Willem Arrider, il y a Anthony Hopkins qui fait Van Helsing et Gary Oldman qui fait Dracula.

  • Speaker #1

    Il est incroyable,

  • Speaker #0

    Gary Oldman. Vraiment, c'est un acteur, là pour le coup, il joue vraiment bien parce que... Il joue le comte Dracula vieux, il le fait jeune aussi. Vraiment, il est super.

  • Speaker #1

    C'est une belle performance.

  • Speaker #0

    Exactement. Et alors, moi, quand j'ai vu ce film au ciné, je crois que je l'ai vu vers 15 ans, un truc comme ça, ou 16 ans. Et j'y allais pour voir un film, on va dire, d'horreur presque. Je ne connaissais pas, je ne savais même pas que Dracula, c'était tiré d'un roman. Pour toi, c'était juste un vampire. Ouais, un vampire. Et voilà. Ok, super, on va voir un film de vampire. Et en fait, je vais dans le cinéma, je regarde le film et en fait, bah oui, c'est un film de vampire, mais c'est pas un film d'horreur. Ça va bien au-delà de ça. Et en fait, le type Dracula, moi, je pensais que c'était un salopard, que c'était un méchant, en fait. Alors ouais, c'est un personnage maléfique. Mais en fait, il y a des raisons pour lesquelles il fait ça et pour lesquelles il est comme ça. C'est... Il y a toute une dimension romantique. C'est l'histoire d'amour, en fait. C'est terrible. le gars bah en fait Il est amoureux d'une femme et il apprend que sa femme s'est suicidée parce qu'on lui a fait croire à sa femme que lui était mort à la guerre. Et donc par chagrin amoureux, elle se jette du haut de la falaise et elle tombe dans le fleuve. Et lui, quand il rentre dans son château et qu'il apprend ça, il rentre dans une telle colère et un tel désespoir amoureux qu'en fait il renie Dieu. C'est là qu'il devient immortel et qu'il devient un vampire.

  • Speaker #1

    Qu'il devient le comte.

  • Speaker #0

    Qu'il devient le comte de Dracula. Parce qu'évidemment, à cette époque-là, tous les chevaliers, tout ça, sont très religieux. Oui,

  • Speaker #1

    c'est vrai que le film se passe il y a un moult, moult temps.

  • Speaker #0

    Le début du roman, ça se passe en très vieux.

  • Speaker #1

    C'est en mode Moyen-Âge, un peu.

  • Speaker #0

    Oui, c'est en mode Moyen-Âge. Et après, on fait un saut dans le temps, 400 ans après, où on est plus au 18e. Oui. Un truc comme ça. Ouais, il devient fou, en fait. Il dit, mais pourquoi ? Enfin, voilà, il renie Dieu. Et en fait, il devient immortel et il décide de passer de l'autre côté. Par tristesse, en fait.

  • Speaker #1

    Anakin est devenu Dark Vador.

  • Speaker #0

    Bah ouais, c'est ça. Mais juste par tristesse. Et donc, évidemment, l'histoire, c'est que 400 ans plus tard, il y a un jeune notaire qui va le retrouver en Transylvanie pour régler des trucs. Et le comte Dracula, en fait, il se rend compte que ce notaire... Il est fiancé à une fille qui ressemble comme deux gouttes d'eau à sa bien-aimée. Et du coup, il décide d'essayer de la retrouver et de l'amener avec lui dans les ténèbres.

  • Speaker #1

    Dans l'éternité aussi.

  • Speaker #0

    Dans l'éternité quelque part, pour retrouver cet amour. Et voilà, c'est une histoire romantique. C'est ça qui m'a...

  • Speaker #1

    Or teinté de beaucoup de rouge.

  • Speaker #0

    Ah ouais, il y a du rouge. Non mais c'est sûr. Et puis, dans le film, il y a vraiment... C'est un film où il n'y a pas d'effets spéciaux numériques. Il y a beaucoup de surimpression, des jeux d'ombre et tout ça. C'est très beau. C'est très envoûtant, en fait. Il y a une esthétique très gothique. Les plans, les couleurs, les maquillages, les costumes. Les costumes sont incroyables.

  • Speaker #1

    Les coiffures aussi.

  • Speaker #0

    Les coiffures, oui. Il y a un truc vraiment gothique. Quand tu vois les plans, chaque plan, c'est presque un tableau vivant. C'est très baroque. Tout est comme ça.

  • Speaker #1

    C'est très 18ème. Après, il a vraiment respecté l'esthétique, je trouve, de se faire d'un mec dans un château en Transylvanie. Oui,

  • Speaker #0

    c'est ça. Évidemment, ça joue un travail. La musique, je voudrais en parler. C'est un compositeur qui est mort qui s'appelle Wojciech Kilar. La musique, elle est un... Moi, c'est une de mes musiques préférées. Je trouve que ce qu'il a fait... C'est un Polonais, je crois. Je crois justement... Ou un Roumain, d'ailleurs. Je me demande si...

  • Speaker #1

    Ça serait trop chouette. Ok.

  • Speaker #0

    Attends, je vais regarder. Mais c'est possible que... Je ne sais pas, je n'ai pas checké. C'est un compositeur polonais. Oui, la musique, vraiment, sur ce film, elle t'emporte, elle te...

  • Speaker #1

    Je n'ai pas de souvenirs de la musique.

  • Speaker #0

    C'est vrai ?

  • Speaker #1

    Oui, mais après, je ne l'ai vue qu'une ou deux fois.

  • Speaker #0

    Ah oui, vraiment, je te jure, il faut y faire attention. Mais c'est parce que le film, c'est un truc global.

  • Speaker #1

    J'ai plus des souvenirs visuels que sonores. Ah oui ? Ah oui, le visuel. En fait, je revois grave les costumes de Gary Oldman quand il est vieux, avec sa perruque. Son costume rouge, son espèce de grand chépuisin peignoir. J'ai vraiment ça dans ma tête. Mais la musique, par contre, tu vois, elle m'est un peu pressée. Ça,

  • Speaker #0

    c'est des moments qui sont assez angoissants, qui font peur. Mais quand il est jeune, il y a une scène, un moment où Dracula est redevenu jeune et il est... Donc, ça a bien aimé, ça s'appelle Mina. Il retrouve Mina dans les rues de Londres et il la suit pendant une séance de cinéma. C'est le début du cinématographe. Et il essaie de la draguer. Tu ne te rappelles pas de cette scène ? cette scène c'est incroyable parce que Bah c'est Dracula et tu te dis il est méchant et tout et en fait tu le vois presque, il est sensible, il est même, tu vois il essaye de la séduire mais il est un peu maladroit.

  • Speaker #1

    Genre tu dis ah il a des failles.

  • Speaker #0

    Mais ouais il a des failles, mais en fait il est humain, c'est un démon mais...

  • Speaker #1

    Moi ce que j'aime bien dans ce que tu racontes, mais ça c'est un truc que j'apprécie beaucoup aussi dans les livres, dans les films, dans la culture quoi, c'est ce fait que oui une personne quand tu la vois comme ça tu dis purée c'est le mal incarné. Et alors, ce n'est pas pour donner des excuses ou justifier, mais tu te dis oui, il y a un côté humain. J'ai rigolé tout à l'heure en disant qu'Anakin est devenu Dark Vador, mais c'est typiquement ça aussi. Quand tu connais l'histoire de Dark Vador qui était Anakin avant, il y a des choses qui ne s'excusent pas. Mais ça n'empêche que cette personne a eu des sentiments. D'avoir l'explication du cheminement, de son évolution, du comment, du pourquoi.

  • Speaker #0

    Il devient fou par amour.

  • Speaker #1

    C'est ça.

  • Speaker #0

    Et il retrouve le portrait craché de cette fille et il en retombe amoureux. Il veut la retrouver et il va tout faire. Il y a aussi le mal. pour l'attirer vers lui. Et en plus, elle, dans le film, elle est assez ambiguë parce qu'elle est fiancée avec Jonathan Arker qui jouait par Keanu Reeves. Et elle l'aime et tout ça. Mais il y a tout un jeu d'ambiguïté où elle est quand même attirée par les ténèbres et par lui, comme si en fait, c'était une réincarnation. Il y a un truc de... C'est pas expliqué ça, mais de réincarnation, comme si elle était d'office, de toute façon, attirée par lui et qu'elle irait avec lui.

  • Speaker #1

    Mais après, il y a aussi, tu vois, là-dessus, Il y a aussi ce truc du pouvoir du vampire qui attire aussi, tu vois, les gens à lui. Enfin, tu vois, il y a tout un machin. Mais dans le film,

  • Speaker #0

    Coppola, vraiment, moi, j'ai ressenti ça. Je me suis dit, ah non, en fait, elle ressent comme si c'était son premier amour et elle va y retourner, son amour absolu, et elle va retourner vers lui.

  • Speaker #1

    Comme si c'était la destinée.

  • Speaker #0

    Ouais, comme si c'était sa destinée. C'est vraiment un film qui peut paraître maintenant, si on le revoit maintenant.

  • Speaker #1

    Il a pris un petit coup, je pense.

  • Speaker #0

    Je ne sais pas. Mais ça y est, il fait sa bosse. Ouais, il y a... Merci. Mais il y a tout ce truc de... Moi, ça... En fait, il y a eu un moment dans le film où j'étais presque du côté de Dracula. Parce qu'il y a tout un passage où ils sont toute une horde d'êtres humains et qui, en fait, le poursuivent. Qui le traquent comme une bête, en fait, pour le tuer. Et j'ai eu mal au cœur pour lui, presque.

  • Speaker #1

    Mais ça, je trouve ça toujours fort quand t'arrives à avoir de l'affection pour le méchant.

  • Speaker #0

    Pour le bad guy, quoi. Ça, tu sais, il... Il tue des gens.

  • Speaker #1

    C'est comme dans la série Dexter. Tu adores Dexter. C'est fort,

  • Speaker #0

    ça.

  • Speaker #1

    Et dans plein de films, d'arriver à faire ça, je trouve que c'est génial.

  • Speaker #0

    C'est beau. Vraiment, l'esthétique est belle. Il y a un truc envoûtant. Petit crush sur Dracula. Petit crush. J'avoue, pourtant... Dracu Dracu.

  • Speaker #1

    On va encore complètement changer d'univers. Mais vraiment, on va... Aux antipodes, moi j'avais envie de vous parler de La La Land, qui, je pense, est le film que j'ai le plus vu au cinéma. Je crois que je suis allée le voir au moins 4 ou 5 fois au cinéma. Je suis jamais allée autant voir un film au ciné. Alors déjà, de base, j'adore les comédies musicales, genre Moulin Rouge, ça fait aussi partie de mes films. Avec Moulin Rouge, ouais,

  • Speaker #0

    Moulin Rouge.

  • Speaker #1

    J'ai hésité entre La La Land et Moulin Rouge, très honnêtement. Parce que Moulin Rouge, c'est pareil, je l'adore. et en fait j'ai voulu parler de l'Alalamba parce que d'une part il est plus récent Et puis d'autre part, vu qu'il a plein de connotations à d'autres films hollywoodiens et d'autres comédies musicales, je me suis dit que ça pouvait être sympa. Donc du coup, au cas où vous ne connaissez pas La La Land...

  • Speaker #0

    Moi je l'ai vu La La Land aussi, mais j'ai trouvé ça un peu cucu.

  • Speaker #1

    Je comprends.

  • Speaker #0

    Mais j'ai bien aimé, le film est bien mais...

  • Speaker #1

    Oui, oui, mais je l'entends. Du coup, il est sorti en 2016, donc pareil, il est quand même assez récent, réalisé par Daniel Chazelle, et donc avec Ryan Gosling. et Emma Stone. Pour le petit résumé, donc... Pardonnez-moi, mais...

  • Speaker #0

    Vous ne le voyez pas, mais au moment où elle a dit Ryan Gosling, il y a ses yeux qui sont allés jusqu'au ciel. Ça, vous ne l'avez pas vu. Mais quand elle l'a dit, vraiment, il y a eu un soupir. Son regard s'est envolé.

  • Speaker #1

    Que j'ai accroché. Mais bon, comme je ne sais combien de personnes sur cette terre. Donc, Mia. Actrice en devenir et Sébastien, pianiste de jazz, tombent amoureux à Los Angeles. Leurs relations évoluent tandis qu'ils poursuivent leurs rêves respectifs au risque de s'éloigner l'un de l'autre. Donc pourquoi j'aime le film ? Bon, je l'ai un petit peu dit tout à l'heure. J'adore les comédies musicales, donc effectivement si vous aimez pas les films où il y a de la chanson, enfin du chant qui arrive pendant un dialogue, n'y allez pas parce que ça va vous saouler. Par contre, j'adore toutes les chansons du film. Je trouve qu'elles sont toutes bien, elles sont toutes bien amenées dans le film. Le moment où ça se passe, tout est chouette. Donc évidemment, il y a beaucoup de danse, beaucoup de chant. Il y a beaucoup de musique jazz aussi. Et ça, je trouve que c'est quelque chose qu'on ne voit pas et qu'on n'entend pas beaucoup dans des films hollywoodiens et autant connus comme il a pu l'être, tu vois. Enfin, de ce que moi, je regarde en tout cas. Mais je n'entends pas souvent du jazz comme on en entend dans La La Land, dans des films en fait. Ou des films à gros budget comme ça, tu vois. On va dire grand public. Donc c'est aussi quelque chose que j'ai apprécié et que je voulais mettre en avant. Et puis d'ailleurs, il y a eu un Oscar de la meilleure chanson pour La La Land. Donc c'est quand même pareil. Pareil, j'adore l'esthétique du film. Genre les costumes, les couleurs qui sont choisies. Tout est très chouette. Et puis il y a aussi un peu... Mais ça, c'est un peu dans les films récents. Où il y a un petit opposé entre... On est dans notre vie actuelle avec toute notre technologie actuelle. Et il y a aussi un petit côté rétro, tu vois, dans les vêtements, dans les chaussures, dans les coiffures et tout. Bon, ça aussi, c'est aussi des références qu'il y a par rapport à des films d'avant, mais... Je trouve qu'on retrouve vachement ça, tu vois, ce truc de on est dans notre vie moderne, mais on rajoute des éléments rétro. Par exemple, là, le premier truc qui me vient en tête, c'est la série Gotham, par exemple. Tu vois, genre, ils ont des vieilles voitures alors qu'eux, ils ont un iPhone à la main, quoi. Bref, mais ça, c'est un truc que j'aime bien. Bon, évidemment, c'est une histoire d'amour. Donc, moi, je suis très cucu. Alors, j'aime bien. Mais je comprends vraiment cette... Moi aussi,

  • Speaker #0

    j'aime bien les histoires d'amour. Je comprends. Un petit peu.

  • Speaker #1

    Je comprends. Et puis, surtout...

  • Speaker #0

    Après, il y a des scènes, la scène d'ouverture, c'est incroyable. dans le bouchon là,

  • Speaker #1

    toute la scène d'ouverture sur l'autoroute ça c'est une performance c'est un plan séquence et c'est extrêmement bien fait parce qu'il y a je ne sais combien de figurants dans cette scène franchement c'est incroyable je ne sais pas s'il y a des effets spéciaux,

  • Speaker #0

    s'ils ont rajouté des figurants ou s'il y a au moins 300 ou 50 300 de figurants qui dansent qui dansent, qui chantent c'est un vrai film franchement c'est hyper bien fait

  • Speaker #1

    Et puis j'aime bien, effectivement, ils ont leur histoire d'amour et puis ils ont chacun leur succès qui est en train de monter. Sauf qu'il y a un petit peu cette opposition où il n'y en a qu'un des deux qui peut avoir le grand succès. Et à la fin du film, effectivement, il y a un petit choc qui peut se passer et qui fait poser des questions sur est-ce qu'un amour passionnel, c'est éphémère ? Est-ce que dans un véritable, entre guillemets, amour, l'ego de chacun... peut avoir sa place, surtout quand on veut avoir une vie artistique comme eux cherchent à l'avoir. Donc voilà, moi je trouve qu'il y a beaucoup d'émotions et de mélancolie, et puis c'est une double fin. Et j'avoue que j'aime beaucoup quand il y a des doubles fins, parce qu'on ne sait pas ce qui est vrai, ce qu'il faut, et en fait, entre guillemets, on peut choisir la fin qu'on préfère, et je trouve que c'était bien joué de la part de Damien Chazelle. Soit il aurait pu faire une fin ouverte, en mode bon, on ne sait pas. Mais le choix de la double fin m'allait très bien aussi en me disant bon bah, là il peut se passer ça, là il peut se passer ça. C'est aussi ça la vie, c'est qu'en fait on ne sait pas. On ne sait pas ce qui peut se passer.

  • Speaker #0

    C'est comme une goutte de chocolat.

  • Speaker #1

    Voilà pour La La Land.

  • Speaker #0

    Ok, très bien La La Land. Bon alors on va changer d'univers encore. On va partir sur un film de David Lynch. Bon, ça va être un film qui... Alors celui-là, pour le coup, il est connu, mais je ne sais pas si beaucoup de gens l'ont vu, donc ça vaut le coup peut-être d'en parler. pour moi c'est le meilleur film de David Lynch qui s'appelle Lost Highway, qui a été fait en 1997. Donc l'histoire, on suit un couple qui s'appelle Fred, qui est saxophoniste et qui vit avec sa femme, qui s'appelle Renée. Ils vivent dans une maison tranquille à Los Angeles. Et à un moment, l'histoire bascule au moment où ils commencent à recevoir des cassettes vidéo, en VHS, parce que c'est quand même un film...

  • Speaker #1

    À l'époque !

  • Speaker #0

    Des cassettes vidéo anonymes où on voit leur salon, on voit leur chez-eux. Ils ne comprennent pas trop.

  • Speaker #1

    C'est creepy !

  • Speaker #0

    Ouais, c'est un peu chiant. Ils reçoivent des cassettes vidéo et on voit leur chambre. Et même des cassettes vidéo, on voit leur chambre et eux qui dorment. Et donc, à un moment donné, Fred est arrêté pour le meurtre de sa femme dont il ne se souvient pas.

  • Speaker #1

    Ah, donc on a un peu avancé dans le temps alors.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Ok.

  • Speaker #0

    Et il est envoyé en prison. Il y a une enquête de police et tout ça, mais il est vraiment suspecté d'avoir tué sa femme et il est envoyé en prison. Et à un moment, en prison, mystérieusement, c'est comme ça dans le film, il se transforme en un autre homme qui s'appelle Pete. Peter, qui est garagiste, qui n'a aucun lien avec lui.

  • Speaker #1

    Mais c'est le même acteur ?

  • Speaker #0

    Non.

  • Speaker #1

    Ah, d'accord, donc son personnage se transforme en Pete. Oui,

  • Speaker #0

    exactement. Et tu suis l'histoire de ce garagiste. Et c'est hyper étrange. Comment expliquer ça ? Dans la facture du film, le fait qu'il n'y ait rien de linéaire, que tu passes d'une histoire à l'autre, vraiment, le spectateur est déjà dans l'inconfort. En fait, tu ne comprends pas. Tu ne comprends pas beaucoup.

  • Speaker #1

    Tu comprends rien.

  • Speaker #0

    Tu comprends pas grand chose, sauf le fait que... En fait, tu te poses la question du dédoublement de personnalité. Mais c'est compliqué à comprendre. Mais bizarrement, tu continues à regarder. Parce qu'il y a un univers, il y a une sensation, il y a un truc très bizarre. Et t'as envie de comprendre. T'as envie de...

  • Speaker #1

    Oui, mais en même temps, tu te dis, je continue, parce que peut-être qu'à la fin, je vais avoir ma réponse.

  • Speaker #0

    Mais alors oui, mais alors pas du tout. Parce que c'est ça, le truc. Parce que non, tu n'auras pas de réponse parce que pour le coup, c'est un film, c'est à toi de te faire ta propre réponse. La première fois que je l'ai vu, je n'ai pas compris. En fait, la première fois que je l'ai vu, j'ai fait bon, c'est comme une sorte d'enquête policière. Mais si tu regardes le film dans cette optique là, tu passes à côté du film. C'est un film où il essaie de t'expliquer ce que c'est que le déni, ce que c'est que le refus, le déni de culpabilité, le dédoublement de personnalité. C'est ça dont ça parle. C'est très, très, très étrange. Effectivement, ce n'est pas un film qui est abordable comme ça.

  • Speaker #1

    Oui, c'est à l'air spécial et compliqué.

  • Speaker #0

    Oui, oui. En fait, il y a tout un mystère. Il y a tout un truc de non-dit dans le film. Il y a un truc sexy, il y a un truc très sensoriel. Je ne sais pas.

  • Speaker #1

    Il y a quelque chose qui attire.

  • Speaker #0

    Oui, il y a un truc qui est très mystérieux. Et c'est quoi ?

  • Speaker #1

    C'est dans l'image ? C'est dans l'ambiance ?

  • Speaker #0

    C'est dans l'ambiance, dans les cadres, la musique. Je ne sais pas comment expliquer. C'est vrai que là, c'est difficile.

  • Speaker #1

    Ça a l'air spécial.

  • Speaker #0

    Oui, ça a l'air assez spécial.

  • Speaker #1

    Mais si tu l'as mis dans tes tops, c'est qu'il y a quelque chose.

  • Speaker #0

    Oui, parce qu'émotionnellement, j'ai ressenti quelque chose. Alors peut-être que je n'ai pas effectivement tout compris.

  • Speaker #1

    Mais tu es OK de ne pas comprendre.

  • Speaker #0

    Oui, en fait, c'est ça. je suis ok de ne pas comprendre je suis ok de le revoir parce qu'en plus je l'ai vu plusieurs fois À chaque fois, tu es quand même happé par l'image, par les comédiens, par ce truc de mystère, ce truc un peu malsain des fois. Mais en même temps, tu as envie de comprendre quoi, comment. C'est un film qui te fait, comment dire, c'est un film très psychologique.

  • Speaker #1

    Mais Davinich, j'ai vu aucun film de Davinich, je pense. De ce que j'ai pu entendre et comprendre de très loin, il a l'air très psychologique.

  • Speaker #0

    Oui, c'est un réalisateur qui ne prend pas ses spectateurs pour des cons. Il a des thèmes qu'il développe beaucoup dans toute sa filmographie. Il y a des choses qui reviennent souvent, mais il les exprime de manière différente. Il donne des pistes pour faire comprendre ce qu'il veut faire comprendre, mais c'est aussi au spectateur de se faire sa propre histoire et son propre cheminement. C'est un intellectuel. C'est vrai que c'est un cinéma. Je n'ai pas envie de dire élétisme parce que moi, je ne suis pas vraiment un intellectuel et ça m'a quand même parlé. Mais je peux comprendre que c'est un cinéma qui puisse rebuter des gens parce que ce n'est pas une narration traditionnelle. Tu n'as pas un début, un milieu et une fin.

  • Speaker #1

    Ce n'est pas forcément abordable.

  • Speaker #0

    Non, si c'est abordable.

  • Speaker #1

    Il faut avoir envie de réfléchir un peu.

  • Speaker #0

    Oui, et puis c'est surtout, c'est juste que c'est des films qui sont construits différemment des films qu'on voit habituellement, où il faut se poser d'autres questions. Il faut ouvrir son champ des possibles. C'est des films où il faut explorer aussi sa propre conviction intérieure, ses propres frustrations, ses propres déviances. On peut le dire. On peut dire des choses comme ça. C'est des films qui sont questionnants. J'avoue que j'ai voulu en parler, mais je sais que c'est assez flou de tout ce que je te dis.

  • Speaker #1

    Après, il y en a peut-être qui l'ont vu. Et si c'est le cas et que vous avez des choses à ajouter, dites-le, que ce soit sur Instagram ou sur les commentaires de YouTube.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Ça peut être aussi hyper intéressant qu'on puisse avoir vos retours sur les films dont on parle, mais aussi d'avoir, vous, vos top films.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Ça serait trop cool.

  • Speaker #0

    Mais je voulais en parler quand même parce que c'est un film qui m'a vraiment... où je me suis vraiment posé des questions. Je me suis dit, mais merde, en fait, qu'est-ce que j'ai vu ? Qu'est-ce que j'ai vu ? Et en même temps, j'ai bien aimé ce que j'ai vu. Parce que j'étais bousculé, j'étais un peu dérangé dans l'incompréhension. Mais en même temps, je vois bien qu'émotionnellement, physiquement, il se passe des choses. Donc voilà.

  • Speaker #1

    Donc Lost Highway.

  • Speaker #0

    Lost Highway.

  • Speaker #1

    Bon, ensuite, on passe à The Film de mon adolescence. Alors lui, je ne l'ai pas vu au cinéma parce qu'il est sorti avant que j'aille le voir.

  • Speaker #0

    Le film de ton adolescence ?

  • Speaker #1

    Ah ouais, le film que j'ai regardé pendant des mois et des mois. Et d'ailleurs, tu voulais le mettre aussi dans ton listing.

  • Speaker #0

    Oui, c'est un super film.

  • Speaker #1

    Donc c'est Eternal Sunshine, Of the Spotless Minds. Avec Jim Carrey. Avec Jim Carrey et Kate Winslet. Et Elijah Wood, Crystal Dunst, Mark Buffalo aussi qui ont des second rôles, mais qui sont quand même là, une bonne partie du film. Donc c'est un film qui est sorti en 2004 et qui est réalisé par Michel Gondry. C'est un film, la première fois que je l'ai vu, je l'ai trouvé spécial, mais j'ai été attachée de fou. Donc pour vous faire un petit résumé, après une rupture douloureuse, Joël découvre que son ex-compagne Clémentine a effacé tous leurs souvenirs communs. Et donc il décide de subir la même procédure d'effacement, mais en fait pendant qu'il l'a fait, il réalise que finalement il ne veut pas l'oublier. Donc on est dans un film très réel, avec quelque chose qui n'existe pas parce qu'il y a une société qui existe et qui est là pour prendre tes souvenirs et les enlever de ton cerveau. Donc en gros, le speech, c'est ça. C'est, il y a une société qui existe et qui est là pour enlever les souvenirs de ta tête, si tu le souhaites, et t'enlever les souvenirs d'une personne en particulier, par exemple. Donc là, c'est clairement... C'est une histoire d'amour. Voilà, c'est clairement le cas de Joël et Clémentine, qui, du coup, ont vécu une histoire d'amour. Et bien,

  • Speaker #0

    c'est elle, je crois... C'est elle en premier qui l'a envoyée, qui a enlevé... Parce qu'elle ne veut plus le voir.

  • Speaker #1

    Elle ne veut plus jamais entendre parler de Joël.

  • Speaker #0

    Et lui, il décide de faire la même chose.

  • Speaker #1

    En fait, il apprend. En fait, il reçoit un petit papier chez lui en disant « Clémentine, vous avez effacé de sa mémoire » , en gros. Et du coup, il est en mode « Ah, bon ben, je vais faire pareil » .

  • Speaker #0

    « Je vais faire pareil » . Et en fin de compte, c'est ça.

  • Speaker #1

    Et pendant l'opération, en gros, qui est faite par Elie Javoud, avec un stand-up et tout, il se bat contre lui-même pour préserver ses souvenirs.

  • Speaker #0

    Parce que finalement, en fait,

  • Speaker #1

    il ne veut pas l'oublier. Et en fait, il ne veut pas défaire ses souvenirs. Et en fait, le film est construit très spécialement. Ça va vite et en même temps, il y a des moments où c'est lent. On retourne aussi dans l'enfance de Joël parce que du coup, en fait, en gros, la société, quand elle vient chez vous, elle vous endort et elle va sélectionner les souvenirs. Donc elle va prendre les souvenirs qui popent comme ça dans votre tête, mais parfois il y a des souvenirs de quand il est petit, et parfois il y a des souvenirs avec Clémentine. Donc à ce moment-là, ils les prennent et ils les suppriment. Bon, je schématise grandement, mais en gros ça se passe comme ça. Et donc du coup, on est dans la tête de Joël, où on revoit plein de souvenirs de ses débuts avec Clémentine, de ce qu'ils ont pu vivre avec Clémentine, de leurs disputes, du pourquoi est-ce qu'ils en arrivent là, de sa vie d'avant aussi, bien sûr. C'est hyper difficile chronologiquement parlant de s'y retrouver. En tout cas, dans les premières fois que je l'ai vue, moi, je me repérais à la chronologie grâce aux couleurs de cheveux de Clémentine, parce qu'elle change énormément de couleurs de cheveux. Donc, du coup, ça m'aidait à me repérer où on en était, à quel moment, dans quelle vie, enfin, à quel moment de sa vie. Et surtout aussi, c'est pour moi un des seuls films de Jim Carrey où il est dans un rôle dramatique et qui ne fait pas de la comédie. Et je sais qu'il en a fait d'autres, mais moi, c'est le seul film de Jim Carrey où je le vois en drama, quoi.

  • Speaker #0

    Moi, à cette époque-là, il avait fait peut-être... S'il y avait eu le Truman Show, peut-être dans la... Ah oui, c'est vrai. C'était un peu... Super face, non ?

  • Speaker #1

    Ouais, Truman Show est génial. Pour moi, Jim Carrey, ça aïsse Ventura.

  • Speaker #0

    Pour moi, Jim Carrey, c'est The Mask.

  • Speaker #1

    Ouais, The Mask aussi, qui est génial aussi. Mais bon, voilà, c'est un comique, quoi. Et c'est vrai que, en fait, quand j'ai vu ce film, j'en avais entendu parler à l'époque sur Skyblog. Et quand je l'avais vu, j'étais en mode... Waouh ! Et en fait, il y a eu toute une réflexion où je me suis dit, mais toi, Pauline... en tant qu'adolescent, écorché, torturé et tout, qu'est-ce que ça te ferait ? Est-ce que tu serais OK de t'enlever des souvenirs d'une personne ? Qu'est-ce que ça engendre ? Parce qu'en fait, c'est ça qui fait réfléchir. C'est que tu dis...

  • Speaker #0

    C'est ça le sujet du film.

  • Speaker #1

    Ton souvenir, il te fait ce que tu es toi aujourd'hui. Donc si tu l'enlèves, qu'est-ce qui se passe ? Et est-ce que c'est une bonne idée de l'enlever ? Parce que du coup, tu retires une part de toi-même. Voilà, il y a tout ce fond, en fait. Tout ce questionnement qui se passe à la fin du film. Et puis, évidemment, je ne parle pas de l'esthétique du film qui est trop belle. La mise en scène est magnifique. Kate Winslet et Jim Carrey, ils sont incroyables. Les deux sont géniaux. Ils sont vraiment géniaux. Et puis, leur personnage aussi. Les personnages sont géniaux. Parce que Jim Carrey, enfin Joël, est vraiment un personnage très discret, très renfermé sur lui. Il se fait tout petit. Il parle... Pas fort, il est très discret. Alors que Ken Winslet, c'est dans son rôle de Clémentine, elle est excentrique comme pas possible. Elle change de couleur de cheveux. Et je ne vous parle pas d'un brun à un blond, je vous parle d'un orange à un rose à un bleu. Ça se passe beaucoup aussi dans un décor qui est marin et gelé. Donc ça se passe beaucoup dans des décors hivernaux. Il y a une très belle scène qui est très connue où ils vont sur un lac gelé et ils s'allongent sur ce lac. Et la scène sur la plage où ils sont dans l'eau et tout. Bref, il se passe plein de trucs. C'est un film assez loufoque, entre guillemets, parce que Michel Gondry aussi est très connu pour ça. À un moment, il y a une scène où il y a un lit au milieu de la mer, on ne comprend rien à ce qui se passe. Il y a plein de moments où on se dit, ce n'est pas possible ce qui se passe, tu vois. Donc voilà, pour tout ça, Eternal Sunshine, c'est vraiment un film qui est très, très, très profond dans mon cœur et qui même encore aujourd'hui, me fait poser plein de questions, plein de réflexions et qui me touche en fait. Et les musiques. Encore une fois.

  • Speaker #0

    C'est qui qui a fait la musique ?

  • Speaker #1

    Justement, j'allais regarder parce que je t'avoue que je ne sais plus. Mais musique incroyable, John Brion. En tout cas, le thème musical, c'est John Brion. Je ne connaissais pas, je vous avoue.

  • Speaker #0

    Je ne me rappelle plus de la musique, je ne m'en ai pas marqué dans celui-là.

  • Speaker #1

    Le thème principal, moi, m'avait beaucoup marqué. Je me demande aussi s'il n'y a pas

  • Speaker #0

    Beck. Ah si, si, si. Ça, c'est l'artiste. Oui, c'est des morceaux artistes.

  • Speaker #1

    et il y a des morceaux c'est vrai c'est vrai oui c'est véritablement le thème musical qui revient souvent ça c'est John Briar c'est un componditeur sur la musique du film c'est ça donc ouais franchement je pense qu'il y en a beaucoup d'entre vous qui connaissent ce film mais si vous ne l'avez pas vu moi je ne suis pas sûr c'est un film qui est connu je ne suis pas sûr qu'il y ait beaucoup de gens qui l'aient vu tu crois c'est

  • Speaker #0

    un film qui est quand même c'est pas comme Lost Highway c'est beaucoup plus facile d'accès mais c'est aussi il y a un côté loufoque enfin il y a un côté qui est quand même un peu en décalage ah oui carrément qui peut rebuter des gens aussi. Il y a une part, dans le cinéma de Michel Gondry, il y a une part d'absurde, de choses complètement...

  • Speaker #1

    Mais lui, c'est très significatif de son série.

  • Speaker #0

    Oui,

  • Speaker #1

    oui.

  • Speaker #0

    Ça peut rebuter des gens.

  • Speaker #1

    C'est vrai. Mais si vous avez l'occasion, honnêtement, allez-y. Il fait poser plein de questions.

  • Speaker #0

    Voilà, c'est mon dernier film. J'hésite entre deux films. Je voulais vous parler, mais je crois que je vais quand même prendre le film d'animation. Parce que moi aussi, je voulais faire un film d'animation quand même. Parce que pour moi, ce n'est pas des dessins animés, c'est vraiment du vrai cinéma. Des films d'animation qui méritent d'être vus autant que des films de fiction traditionnels. Et donc moi, je voulais vous parler d'un film d'animation japonais. qui s'appelle Les Enfants Loups. Je ne sais pas si tu le connais, Pauline. Non, je ne connais pas.

  • Speaker #1

    Tu ne connais pas ? Pire surtout, je ne pensais pas du tout que tu allais parler de ça.

  • Speaker #0

    Ah ouais ?

  • Speaker #1

    Je pensais que tu allais parler de Wally.

  • Speaker #0

    Ah bah ouais, bah non. Bah oui, pour le coup, Wally c'est aussi un super film, mais franchement, il faudrait que tu le regardes, je peux le conseiller. Donc je vous fais un petit résumé du film, je vais lire ma petite fiche pour le résumer. Un des personnages principaux, c'est Anna, qui en fait, le film commence comme ça. C'est une jeune étudiante et elle tombe d'un homme mystérieux. qui s'avère être un homme, mais aussi un loup. Il se transforme. C'est le dernier des descendants d'une espèce ancienne. Elle tombe amoureuse de ce type. Et ensemble, ils ont des enfants. Un garçon et une fille qui s'appellent Ame et Yuki. À un moment, le papa meurt. Et du coup, cette jeune fille, cette maman, elle se retrouve toute seule avec ses deux enfants qui sont eux aussi enfants loups. en faux loups évidemment et elle se retrouve toute seule à devoir les élever ils vivent en ville et évidemment quand ils sont bébés ils n'arrivent pas ils se transforment une fois de temps en temps ils sont humains et puis une fois de temps en temps ils sont loups mais ils ne maîtrisent pas encore leur transformation donc ça pose forcément dans le monde dans lequel on vit ça pose des problèmes et donc elle décide de partir à la campagne de s'éloigner avec ses enfants pour être un peu plus caché et pouvoir les élever euh

  • Speaker #1

    En sécurité.

  • Speaker #0

    En sécurité, quoi. Donc, elle décide de partir à la campagne, loin des regards. Et du coup, le film commence à ce moment-là. Et tu suis l'histoire de cette famille, avec cette maman qui élève ses deux enfants. Tu suis l'histoire de comment elle les élève, de qu'est-ce qu'elle leur apprend. Et puis, tu suis évidemment les deux enfants. Leur évolution. Leur évolution et ils grandissent. Et évidemment, il y en a une qui se rapproche plus du monde des humains. Et le garçon, lui... Il a envie de vivre sa vie naturelle en fait et plus sauvage. Et il se sent mieux dans le monde des loups, dans la nature en loup. Ce que j'ai bien aimé dans ce film, c'est que tu regardes un film d'animation, mais dans la narration, tu as l'impression de regarder un film de fiction. Tout est ultra réaliste dans le déroulé de la vie. C'est le déroulé de la vie de Monsieur et Madame Tout-le-Monde, sauf que c'est l'histoire d'une femme, une veuve, qui se retrouve avec deux enfants sur les bras et qui doit les élever. Et elle fait tout pour les élever correctement et du mieux qu'elle peut. Il y a ce thème de la maman qui se dévoue corps et âme pour élever ses enfants et qui essaie de les élever le mieux possible en les laissant libres de leur choix. Ça, c'est un thème qui est hyper développé dans le film. Évidemment, c'est un film d'animation japonais où, comme d'habitude, la nature est ultra bien représentée, hyper belle. C'est très beau, c'est très onirique, c'est très poétique. C'est très contemplatif aussi. Comme des périodes de vie. Tu vois les saisons dans le film qui passent, les enfants qui grandissent, qui changent, qui évoluent, dans leurs interactions, dans les dialogues. Aussi, tu les vois évoluer, l'adolescence, les prises de position, les refus et tout ça. Tu suis la vie d'une famille, en fait, banale. Sauf qu'effectivement, ils sont capables de se transformer. Et au fur et à mesure des années, il y en a qui font leur choix. J'ai trouvé ça hyper beau. Ça m'a vraiment... En plus, c'est un film qui est long. Je crois que c'est un film qui doit durer plus de deux heures, je crois.

  • Speaker #1

    Ah oui ?

  • Speaker #0

    Ok. Ce qui est quand même assez rare pour un film d'animation. Le réalisateur, il prend vraiment le temps de se poser, de regarder cette famille, de mettre en scène ses enfants, cette mère qui travaille, qui travaille dans les champs, qui se fait accepter par la communauté de la campagne, au fur et à mesure, pour se faire intégrer. éduquer ses enfants, tout simplement. C'est très, très beau. J'ai vraiment adoré ce film. Je vous conseille à tous de regarder ce film, Les Enfants-Loups.

  • Speaker #1

    C'est réalisé par qui ?

  • Speaker #0

    Oui, c'est ça. Je n'ai pas dit le nom du réalisateur. Il n'est pas très connu. Mamoru Osada.

  • Speaker #1

    Osada. OK.

  • Speaker #0

    Exactement. Mamoru Osada. Et il était... C'est un film... Il est de quelle année, ce film ? 2012. C'est un film un peu plus récent que d'habitude. Et j'avais vu aussi Le Garçon et la Bête, de lui après du coup parce que beaucoup aimé ce film Alors, ce n'est pas du tout la même histoire, mais c'est un très bon film aussi. Oui, il y a tous les thèmes qui sont souvent repris dans le cinéma, l'animation japonais, la nature, la place à la différence, l'acceptation de la différence et surtout l'acceptation de qui on est et des choix qu'on va faire. Donc, la petite fille, elle, elle décide de vivre plutôt du côté humain et le garçon, lui, il décide d'assumer son côté sauvage et de vivre dans la nature. C'est très beau. Et t'as la maman au milieu qui, elle, elle aime les deux et les laisse faire leur choix. Alors évidemment, dans le film, il y a des moments où ça se frotte un petit peu. Mais au final, chacun...

  • Speaker #1

    Elle les laisse vivre leur vie.

  • Speaker #0

    Exactement. C'est un film sur la liberté, sur la différence, le fait de faire des choix. C'est très beau, c'est très mélancolique, c'est très poétique. Je me rappelle, j'avais été le voir... En fait, la plupart du temps, les films dont j'ai parlé là, c'est des films où je suis allé voir, où je m'attends des... pas forcément à voir ce que j'allais voir. Et d'un seul coup, tu te prends le truc dans la figure et tu te dis, ah mince, c'était vraiment bien en fait. Et bien là, c'est le cas. Voilà pour ma petite sélection.

  • Speaker #1

    Trop bien, merci d'avoir parlé de ce film parce que lui, il me tente bien.

  • Speaker #0

    Regarde-le, vraiment, tu vas avoir l'impression de voir un film d'auteur de fiction normal en fait, mais sauf que c'est de l'animé quoi.

  • Speaker #1

    Bon, on va passer au dernier. Alors, j'étais obligée. Non, personne m'obligeait. Mais je me suis sentie obligée. de mettre un film de Tim Burton parce que Tim Burton, ma vie, mon sang. Bon, moins maintenant, mais effectivement, j'ai beaucoup grandi avec Tim Burton, son univers, etc. Il y a un de ses films qui m'a beaucoup marquée à l'adolescence et j'ai l'impression que ce n'est pas un de ses films les plus connus. J'avais envie de parler de Big Fish qui est sorti en 2003. Dans les acteurs principaux, vous avez Ewan McGregor. Vous avez Elena Boham Carter, c'est les deux grosses têtes d'affiches, on va dire, sur ce film-là. Pour vous faire un résumé, on suit un fils qui va voir son père, qui est mourant. Et ce papa a toujours raconté sa vie avec des récits vraiment farfelus. Il racontait toujours des histoires qui avaient ni queue ni tête, des choses qui étaient impensables, impossibles. Et donc, en reconstruisant ces histoires ensemble, le fils découvre une certaine vérité qui est plus profonde. sur son père que ce qu'il pouvait imaginer. Et en gros, il y a vraiment cette histoire de relation entre le fils et le père où ils ne sont pas d'accord, où ils ne se comprennent pas. Ils sont dans deux mondes différents. Il y a le père qui est très dans l'imaginaire, dans des récits fantasques. Et le fils qui est terre à terre. D'ailleurs, la femme du fils dans le film, c'est Marion Cotillard. C'est un de ses premiers films américains dans lesquels elle a joué. Et en fait, quand le père devient mourant, le fils arrive à comprendre plus de choses. C'est un film qui m'a beaucoup touchée tout de suite. J'ai... Adorez ce film. En gros, 95% du film, on suit la jeunesse du père qui raconte comment il a rencontré sa femme.

  • Speaker #0

    Donc la mère, voilà.

  • Speaker #1

    Donc 95% du film, c'est ça. Et donc il raconte avec toutes ces histoires fantasques où franchement, il a vécu des choses qui n'existent peut-être pas. où il a vécu dans un cirque, il s'est fait recruter dans un cirque, et puis il a rencontré sa femme, qui était déjà promise à quelqu'un, et pour la récupérer, il a dû faire des choses folles. Il y a tout un truc très épique, beaucoup d'aventures, un imaginaire très très très fort. Et puis on retrouve le style visuel très typique aussi de Tim Burton, où il y a un petit peu, de très loin, des choses qui font peur, mais peur pour les enfants, donc ça reste très soft. Mais il y a aussi des images très... Flashy, finalement, je vois encore cette image où il est dans un champ de jonquilles. Tout est très jaune, tout est très beau. Enfin voilà, il se passe énormément de choses. Comme d'habitude aussi dans les films de Tim Burton, on retrouve plein de personnages très atypiques. On va retrouver un géant, on va retrouver une femme à barbe, on va retrouver un nain. Enfin bon voilà, il y a plein de trucs, comme d'habitude avec Tim Burton. Surtout, ce que je trouve très beau, c'est ce qui se dit à la fin du film. Où en fait, oui, ce père, il a raconté son histoire. En rajoutant plein de petites étincelles et plein de petites paillettes et plein de petits trucs farfelus. Mais au fond, l'histoire, elle est vraie. Parce que c'est son histoire. Et en fait, ce père, le film s'appelle Big Fish, parce que ce papa demandait tout le temps à être dans l'eau. Il avait tout le temps besoin d'être dans l'eau, d'être dans sa baignoire, d'aller nager. Jusqu'à la fin de sa vie, il a toujours eu besoin d'être dans l'eau. Et à la fin de l'histoire, on comprend pourquoi. Le pourquoi du comment. Mais ouais, c'est un film qui est très touchant. Sur les relations familiales, sur le fait que... J'ai envie de pleurer. Sur le fait qu'on ne se comprend pas toujours, je fais vraiment pleurer.

  • Speaker #0

    C'est l'adolescence qui remonte.

  • Speaker #1

    Mais oui, clairement, de toute façon, c'est un film que j'ai vu à l'adolescence, mais qui est aussi très parlant à l'âge adulte. Parce que dans le film, ils sont adultes, tu vois, les deux. Ils ont fait leur vie, lui, il est marié, il attend un enfant, il attend son premier enfant, d'ailleurs, quand son père est en train de mourir. Donc ouais, je trouve que c'est hyper touchant. Enfin, sous des aires d'histoire un peu farfelues, tu vois, il y a un vrai fond d'émotion et... Et de tendresse et d'amour, quoi. J'arrête de pleurer, puis je reviens. Donc voilà, Big Fish, si vous l'avez jamais vu, je ne peux que vous conseiller. alors ouais bon il date un peu donc il y a des des Des effets spéciaux aujourd'hui, c'est un peu border.

  • Speaker #0

    Ah oui, il y a des effets spéciaux numériques quand même là-dedans.

  • Speaker #1

    Un petit peu, bah oui, il y en avait quand même beaucoup. Même si pour l'époque c'était incroyable. Bon bah c'est un film aussi, ou bon bah c'est pas un film d'aujourd'hui, donc ça manque de diversité dans les personnages, il y a de la grossophobie, enfin bon voilà. C'est pas un film que je vous conseillerais sur la tolérance ou des choses comme ça, quoique c'est quand même un des messages du film aussi. Mais bon, pas avec nos regards d'aujourd'hui, mais bon voilà, c'est vraiment un film qui m'a beaucoup touchée, comme vous pouvez l'entendre, et que je ne peux que vous conseiller. Et du coup, pour finir l'épisode, bon, on a dit qu'on avait sélectionné cinq films, on va pas faire un point comme on l'a fait là sur d'autres films, mais on voulait vous dire un peu pêle-mêle d'autres films qui vraiment nous tiennent à cœur, et là, bon, c'est ceux qui nous viennent maintenant, il y en a sûrement d'autres. Qu'est-ce que tu dirais ? Quel film tu voudrais au moins énoncer ?

  • Speaker #0

    Moi, il y a... Il y a au moins un film dont on n'a pas parlé, mais dont il aurait fallu parler, c'est Blade Runner. Parce que c'est le premier, bien sûr, le film de Ridley Scott, en 82, 83, je crois, cap peut-être.

  • Speaker #1

    Année 80.

  • Speaker #0

    Année 80, début des années 80. Mais parce que c'est le film de science-fiction, c'est une sorte de polar noir de science-fiction qui a conditionné tous les autres films de science-fiction qui ont été après. C'est un film, il faut avoir vu Blade Runner pour comprendre un peu.

  • Speaker #1

    Si vous aimez la science-fiction.

  • Speaker #0

    Oui, si vous aimez la science-fiction, bien sûr. Mais ce n'est pas un film que de science-fiction. Non, c'est vrai. C'est un contexte de science-fiction, mais c'est un film qui parle d'autre chose. C'est un film qui parle de la condition humaine.

  • Speaker #1

    Après, comme souvent, il y a souvent des sujets sous-jacents, mais il faut aimer le genre de la science-fiction.

  • Speaker #0

    C'est issu d'un roman de Philippe Cadic, je crois, un grand auteur de science-fiction. qui pose vraiment plein de questions et la mise en scène est vraiment incroyable. La musique est datée, évidemment, mais ça participe de l'ambiance du film. Il y a ce film-là. Il y a un autre film aussi de Christopher Nolan qui s'appelle Mémento. C'est un film qui n'est pas forcément très connu.

  • Speaker #1

    Il était dans ma liste. C'est un de ses premiers, en plus.

  • Speaker #0

    Ça fait partie des premiers. Ce n'est pas son premier, mais c'est un film pareil qui, dans la forme et sur le fond, est vraiment... Regardez ce film.

  • Speaker #1

    Moi, je me souviens que j'étais allée le voir. Il l'avait rediffusé au cinéma et j'étais allée le voir. Je ne l'avais jamais vu. Il m'a chopé.

  • Speaker #0

    C'est un film qui chope parce qu'il est différent des autres dans la construction. C'est toujours pareil. Ce n'est pas un film qui est construit comme un film classique. Et du coup, la forme du film vraiment tire le... Mais le spectateur vraiment dans le même état que le protagoniste de l'histoire. C'est-à-dire qu'on est complètement perdu comme lui. L'histoire, c'est quelqu'un qui a une perte de mémoire courte, à court terme.

  • Speaker #1

    À court terme, oui.

  • Speaker #0

    Et qui du coup note tout, fait des polaroïds pour se souvenir des choses qu'il vient de faire. C'est compliqué.

  • Speaker #1

    Chaque jour, il revient une nouvelle journée.

  • Speaker #0

    Voilà, exactement.

  • Speaker #1

    Et pêle-mêle comme ça, sans faire forcément de résumé. Est-ce que tu veux citer d'autres films ?

  • Speaker #0

    Le Voyage du Chihiro, un film sur lequel j'ai travaillé qui s'appelle La Tortue Rouge aussi, très très beau, un film d'animation, c'est un film d'animation. Le Soldat Ryan, mais on en a parlé, c'est vraiment aussi... Ah si, en science-fiction, il y a eu Blade Runner, et après, l'autre film Game Changer, c'est Matrix.

  • Speaker #1

    Mais il y a déjà un épisode sur le podcast qui parle de Matrix, donc vous pouvez aller l'écouter.

  • Speaker #0

    Mais ouais, en science-fiction, il y a eu Matrix, ça a quand même... Ça a changé quelque chose.

  • Speaker #1

    Effectivement, il y a déjà un épisode où on en parle longuement, un épisode avec Maël qui est sorti au début de la saison 2, si je ne vous dis pas de bêtises. Si ça vous intéresse d'avoir une analyse MDR, notre avis un peu plus poussé sur le film, n'hésitez pas à aller l'écouter.

  • Speaker #0

    Donc voilà, qu'est-ce que j'ai d'autre ?

  • Speaker #1

    On a mentionné vite fait Wally tout à l'heure.

  • Speaker #0

    Wally aussi, c'est vraiment un film Forrest Gump,

  • Speaker #1

    Gladiator.

  • Speaker #0

    Gladiator, voilà. Mon film chouchou, mon plaisir coupable, mais que j'aimerais jusqu'à la fin de ma vie, c'est Top Gun. Parce que Top Gun, c'est le symbole des années 80, dans tout ce qui a de bien et dans tout ce qui a de mal. Mais c'est le symbole du patriarcat, c'est le symbole... C'est des bonhommes, la vie de la vie. C'est le symbole, tu vois, un bonhomme, ça pleure pas, ça n'a pas de sentiments, ça passe au-dessus de tout ça. Mais putain, c'est trop bien. Mais le film, il est trop fun. J'adore ce film, c'est un de mes films préférés Malgré tous ces défauts, ça reste pour moi un film qui a aussi changé les choses dans l'histoire du cinéma d'action, du blockbuster. Les plans dans les avions, tous les combats aériens, toutes les prises d'avion, c'est des plans qui sont au niveau cinéma. C'est incroyable, c'est fait sans effets spéciaux. C'est un de mes films que j'adore. C'est mon petit bonbon.

  • Speaker #1

    C'est ton guilty pleasure.

  • Speaker #0

    Franchement, je peux le regarder sans problème. J'adore les musiques, c'est incroyable. C'est le symbole d'une époque.

  • Speaker #1

    Ok, je comprends. Alors effectivement, on n'a vraiment pas du tout parlé de films français. Donc moi, je me rattrape juste rapidement là-dessus. Un de mes films préférés aussi en français, ça s'appelle Le premier jour du reste de ta vie, qui est un film qui m'a bousculé. Enfin vraiment, je l'ai adoré, mais je ne vais pas trop en parler parce que je vais rechialer.

  • Speaker #0

    De toute façon, tous ces films-là, Le premier jour du reste de ta vie, c'est un super film, c'est vrai. Mais les thèmes qui sont abordés, c'est des thèmes... C'est à peu près les mêmes thèmes qui sont abordés dans la liste des films dont on en a parlé.

  • Speaker #1

    Oui, carrément. De toute façon, tout se retrouve toujours.

  • Speaker #0

    C'est un super film,

  • Speaker #1

    c'est vrai. Un très bon film français qui, je trouve, est sous-coté. Donc, allez-y. Il y a la cité de la peur. Parce que c'est vrai que quand on en a parlé en off avec mon frère, on s'est dit « Purée, on n'a mis que des films qui ne sont pas drôles. Il n'y a aucune comédie. On a mis de la science-fiction, on a mis un peu de l'horreur, on a mis du film... » plus traditionnelle et tout, enfin bref. Et alors que pourtant, La Cité de la Peur, vraiment...

  • Speaker #0

    C'est marrant parce que non plus, c'est pas du tout ta génération.

  • Speaker #1

    Pas du tout, mais qu'est-ce que je l'adore. C'est carrément ta génération. Mais pourtant, je suis pas très film de comédie aussi. C'est pour ça que moi, personnellement, j'en ai pas beaucoup. Mais alors La Cité de la Peur, c'est ma petite pépipe. Si tu vas pas très bien, soit tu le regardes en entier, soit tu vas sur YouTube prendre juste des extraits, tu te fends une petite poire et puis ça va mieux. Et puis après, effectivement, Moulin Rouge, j'en ai parlé tout à l'heure. Roméo plus Juliette, avec Leonardo DiCaprio.

  • Speaker #0

    Très bon film.

  • Speaker #1

    Incroyable.

  • Speaker #0

    Si on veut aller là-dedans, Titanic. Titanic,

  • Speaker #1

    c'est un très bon film, bien sûr.

  • Speaker #0

    Super film. Abyss.

  • Speaker #1

    Je ne connais pas.

  • Speaker #0

    Tu ne connais pas Abyss ?

  • Speaker #1

    Non, ça ne me dit rien.

  • Speaker #0

    C'est de Cameron aussi.

  • Speaker #1

    OK.

  • Speaker #0

    Très bon film.

  • Speaker #1

    Et puis, évidemment, L'étrange nouvelle de Mr. Jack. Je ne peux pas ne pas le mentionner, parce que c'est pareil. Je pense que ça fait partie des top films que j'ai vus le... plus de fois dans ma vie. Je le connais par cœur. Bon, voilà, il y en a encore plein d'autres auxquels là, on ne pense pas tout de suite. Mais n'hésitez pas, vraiment, on est curieux. Alors, vous n'êtes pas obligés de nous faire une critique cinématographique pour chaque film. Mais voilà, si vous avez envie de nous lister des films, vous, qui vous ont plu, allez-y. Si vous voulez aller un petit peu plus dans le détail, vous pouvez en m'envoyant un DM. ça sera vraiment avec plaisir Si vous êtes d'accord ou pas avec des films que nous on a cités, allez-y aussi, ça sera super d'avoir votre tour là-dessus. Et puis on vous laisse, on vous souhaite une bonne journée.

  • Speaker #0

    Allez, à bientôt !

  • Speaker #1

    Salut ! Merci d'avoir partagé ce moment avec nous. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à en parler autour de vous et sur les réseaux sociaux. Et pour rappel, le podcast à nous deux, c'est un mardi sur deux.

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Description

C’est l’automne, c’est l’heure des moments cocooning, des longues soirées alors avec mon frère on an voulu vous faire un top 5 de nos films préfères 🍁


Vous pourriez mettre quoi vous ?


On parle de films qui nous touchent, que l’on trouve beau, qui nous font réfléchir, rire, pleurer et j’en passe 🍿🎬

Voici la liste des films mentionnés dans cet épisode (si tu ne veux pas être spoil, ne vas pas plus loin 😌)


- La ligne rouge de Terrence Malik

- La vie rêvée de Walter Mitty - de Ben Stiller

- Requiem for a dream - de Darren Aronofsky

- Le château ambulant - de Hayao Miyazaki

- Dracula de - de Francis Ford Coppola

- Lalaland - de Damien Chazelle

- Lost higway- de David Lynch

- Éternal sunshine - de Michel Gondry

- Les enfants loups - de Mamoru Osada

- Big fish - de Tim Burton



J’espère que ça vous donnera envie de (re)découvrir ces petits chefs d’œuvres ✨


Un mardi sur deux, on aborde un sujet chill qui te parlera forcément

Pauline ✨


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Salut ! Bienvenue sur le podcast de Anno2 !

  • Speaker #1

    Est-ce que si je vous le demande, vous sauriez me donner une liste de vos films préférés ? Ceux qui vous ont fait rire, ceux qui vous ont fait réfléchir, pleurer ? C'est l'exercice que j'ai proposé de faire avec mon frère. On a sélectionné chacun 5 films que l'on aime. On vous en fait un petit speech et pourquoi il est dans notre sélection. Ça a été très dur de n'en sélectionner que 5 et c'est vraiment exhaustif. Car au final, on en adore chacun des dizaines. Alors c'est parti, on y va avec Seb. Salut à tous ! Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast. Je suis très contente de vous retrouver aujourd'hui. Exceptionnellement, on enregistre en Belgique. On est à Bruxelles, dans les studios de mon frère. Merci Sébastien d'être là.

  • Speaker #0

    De rien Pauline !

  • Speaker #1

    Bon, effectivement, l'exercice n'est pas simple. L'exercice n'est pas facile. Aujourd'hui, j'ai proposé à mon frère de faire un épisode sur le cinéma et sur les films. que l'on aime et qu'on préfère chacun de notre côté. Alors bien sûr, on en a sélectionné 5 parce que sinon, l'épisode aurait duré 10 000 ans, étant donné qu'il y a des dizaines et des dizaines de films qu'on adore. Là déjà, du coup, on va vous en présenter 10 différents. Et Seb, c'est toi qui commences.

  • Speaker #0

    C'est moi qui commence ! Alors, on va commencer par un film que j'aime beaucoup qui s'appelle La Ligne Rouge, qui est un film de Terence Malick. qui a été fait en 1998. C'est un film de guerre.

  • Speaker #1

    Alors moi, je ne connais pas du tout.

  • Speaker #0

    Tu n'as jamais vu La Ligne Rouge ?

  • Speaker #1

    Non.

  • Speaker #0

    Il faudrait que tu vois La Ligne Rouge. Il est sorti la même année ou un an après que Le Soldat Ariane, par exemple. Ah, ok. C'est à peu près la même... Je ne sais pas si c'est la même année ou... Mais c'est vraiment pas loin.

  • Speaker #1

    Ok.

  • Speaker #0

    Et alors là, pour le coup, Le Soldat Ariane, c'est un super film aussi. Mais La Ligne Rouge, c'est un film de guerre qui se passe pendant la Seconde Guerre mondiale, mais qui est à l'opposé du Soldat Ariane. Et pourtant, c'est un film incroyable.

  • Speaker #1

    Et à l'opposé, dans quel sens ?

  • Speaker #0

    À l'opposé, parce que le Soldarian, c'est un film à une sorte d'héroïsme, en fait, et promeut, tu vois, il y a un truc de... On glorifie un peu la guerre et on... Dans La Ligne Rouge, c'est en fait complètement l'inverse. La guerre, c'est le sujet de fond, mais en fait, c'est pas le sujet principal. Et le sujet principal, c'est la place de l'homme dans la nature. Et est-ce que la guerre, c'est quelque chose de naturel ? Et en fait, les comédiens, il y a Georges Clooney, Adrian Brody, Sean Penn, il y a vraiment un casting énorme. Et tu suis un peu les pensées et les interrogations de ces soldats qui avancent pour continuer à aller vers leur objectif. Mais c'est une galerie de personnages où tu es plus dans les doutes. Des mecs qui se demandent qu'est-ce qu'ils foutent là, pourquoi ils sont là, il y en a qui sont complètement des fous un peu patriotiques, qui sont des vates en guerre, mais il y en a plein d'autres qui sont là, tu ne sais pas pourquoi, et ils se posent des questions philosophiques sur qu'est-ce qu'ils font là et pourquoi ils le font. Et tout ça, c'est dans un écrin de nature complètement incroyable, hyper valorisé. On entend vraiment le vent, il y a un vrai contraste, et en plus la mise en scène Puis vachement sur ce truc-là, c'est vraiment, c'est très beau. L'image est magnifique, la nature est vraiment mise en valeur. Et t'as ces soldats au milieu qui ont une mission, quoi, et qui essayent d'avancer vers leur truc. Ils comprennent pas vraiment ce qu'ils font là.

  • Speaker #1

    Mais il me semble que Terrence Mannix, c'est justement un réalisateur qui joue beaucoup sur tout ce qui est son environnement et tout ça, non ? C'est un autre film où c'est un peu contemplatif.

  • Speaker #0

    Oui, c'est des films très lents. C'est un film, exactement, c'est un film contemplatif qui... qui met l'accent sur la nature comme il l'a fait dans d'autres films. Le Nouveau Monde, par exemple, c'est un film de Terence Malick aussi, où ça joue vachement là-dessus. C'est très mis en contraste et c'est très beau. Les plans, c'est comme des peintures vivantes presque, dans la mise en scène. Donc voilà, ça c'est un film que j'adore. Qu'est-ce qui me plaît aussi dans ce film ? Ouais, c'est ça, c'est le fait qu'en fait, ils ont un but commun, c'était de conquérir cette colline-là. Mais les mecs sont complètement là, ils sont vraiment complètement perdus, ils sont complètement désorientés, ils sont au milieu de la nature et c'est très beau, tout est magnifique et eux ils doivent se tuer en fait. Et donc il y a une sorte d'allégorie comme ça sur cette histoire.

  • Speaker #1

    Il y a vraiment un parallèle entre la nature qui est paisible et des bonhommes qui sont là, ils savent pas trop pourquoi mais ils sont là parce qu'il faut et ils doivent tuer et atteindre un objectif vraiment particulier.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Ok, je comprends. Pourquoi est-ce que c'est un film dont tu avais envie de parler ? Pourquoi tu l'as mis dans ta sélection du jour ?

  • Speaker #0

    Justement parce que je m'en rappelle, quand il est sorti, j'avais été le voir au cinéma et j'avais été aussi voir Le Soldat Ryan. Tu ne connaissais pas ce réalisateur Terence Malick à l'époque ? Quand j'avais été voir Le Soldat Ryan, j'avais trouvé ça incroyable parce que la scène d'ouverture, c'est vraiment un morceau de bravoure du cinéma. Elle commençait à filmer et la mise en scène de Steven Spielberg, elle est incroyable aussi. Et là, tu as un film qui parle aussi de la Seconde Guerre mondiale, Un autre pan, quoi. Mais qui est traité complètement différemment. qui est vraiment traité presque comme une sorte de métaphore intérieure sur la condition humaine, l'état de l'homme dans la nature. Et nous, on est là et on se tape dessus, on se tue. Alors qu'au milieu, on fait ça dans un truc de toute beauté. Et on l'abîme en plus. Il y a toute cette mise en perspective qui est vraiment hyper intéressante. En plus, c'est un film qui est lent. Donc on prend le temps. Contrairement par exemple au Soldat Ryan où les choses, ça va vite. C'est bien parce que c'est une autre manière de voir un peu le cinéma, le film de genre de guerre. C'est vraiment une autre manière d'appréhender les choses. C'est un film qui fait vachement réfléchir. C'est un film sur la condition humaine, en fait. C'est un film qui se regarde, il faut prendre le temps de le regarder, voire même il faut peut-être le regarder plusieurs fois. C'est un film qui est une sorte de méditation sur la vie. J'ai découvert Thérèse Malick, c'est un réalisateur que j'ai suivi après. Parce qu'il fait des choses vraiment... Il a un point de vue différent, en fait. Qui va souvent à contre-courant de ce qu'on fait, de ce qu'on voit au cinéma régulièrement. C'est un film d'auteur, en fait. C'est pas un film de studio, c'est pas un blockbuster. Comme peut l'être, entre guillemets. Soldarien, c'est pas un blockbuster, mais c'est quand même un gros film. C'est une grosse production. Alors là aussi, c'est une grosse production. Oui,

  • Speaker #1

    mais qui était peut-être moins attendue qu'un Spielberg aussi.

  • Speaker #0

    Oui, c'est sûr. Mais du coup, c'est une autre proposition. sur un cinéma. Mais qui est tout autant incroyable. Parce que c'est un gars qui filme hyper bien. Les cadres sont magnifiques. La musique est incroyable. Je crois que c'est Hans Zimmer qui a fait la musique. Ou il a mêlé aussi. Il a pris des chants mélanésiens de cette région-là. Qui est vraiment en parfaite osmose avec tous les sons et ce qui se passe à l'image. C'est vraiment... C'est comme une sorte de... Oui, c'est ça, c'est une peinture. Mais ça, en plus, sur les autres films, il y a aussi... Je crois que j'aime beaucoup ce genre de choses où tu as des...

  • Speaker #1

    Ça fait des fresques.

  • Speaker #0

    Ouais, ça fait des fresques un peu comme ça. J'aime bien.

  • Speaker #1

    Ok, donc La Ligne Rouge.

  • Speaker #0

    La Ligne Rouge de Terrence Malick dans les années 98.

  • Speaker #1

    Ok, on passe à moi.

  • Speaker #0

    Oui. C'est quoi ton premier film ?

  • Speaker #1

    Bon, il n'y a pas d'ordre de préférence. C'est pas parce que je l'ai mis en premier que c'est mon préféré ever. Oui, mais non plus,

  • Speaker #0

    il n'y a pas d'ordre de préférence.

  • Speaker #1

    C'est juste qu'il fallait en mettre un premier et un dernier. Moi, j'ai mis La Vie Révée de Walter Mitty. Donc, le titre original avec mon accent anglais, c'est The Secret Life of Walter Mitty. Il est sorti en 2013 et il a été réalisé par Ben Stiller, joué principalement, enfin l'acteur principal est Ben Stiller.

  • Speaker #0

    Stiller.

  • Speaker #1

    Et il y a aussi Sean Penn qui a un petit rôle à un moment. Ah il y a Sean Penn aussi ? Ouais, il a un petit rôle dans le film.

  • Speaker #0

    J'en ai entendu parler de ce film mais je ne l'ai pas vu.

  • Speaker #1

    Ok. Donc pour vous faire le petit speech, donc Walter Mitty, le personnage principal, c'est un employé très discret, très introverti même. Il travaille dans un magazine au service photographie, un magazine qui s'appelle Life, donc aux Etats-Unis. Et il a une vie vraiment très plan-plan, un peu terne, un peu triste. Il est toujours un peu habillé pareil et tout et tout. Et donc, il travaille au service des négatifs photos dans cette entreprise. Et en fait, il y a un des négatifs très important qui disparaît pendant que sa société Life... est en train d'avoir un gros mouvement social avec changement de direction, etc. Et donc, en fait, à partir de ce moment-là, il y a un petit truc qui se passe dans sa tête et il part dans une aventure pour retrouver ce négatif. Donc, le négatif, en fait, il veut retrouver ce négatif, voire retrouver le photographe qui a fait ce négatif.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Enfin, qui a fait cette photo, quoi. Donc, voilà. Voilà le speech. En fait, c'est vraiment un film très d'aventure, mais d'aventure douce. et très onirique. Principalement, c'est pour ça que je l'aime. D'une part et d'une grosse part, parce qu'il y a une grosse partie du film qui se passe en Islande et j'ai une grosse passion pour l'Islande. Donc, il y a une grosse partie du film qui se passe en Islande et j'adore l'Islande. C'est mon goal de vie de partir voir l'Islande. Et une autre grosse partie du film qui se passe dans l'Himalaya. Il y a aussi beaucoup de musique, genre la BO du film. est génial. Beaucoup de musiques de José González,

  • Speaker #0

    par exemple.

  • Speaker #1

    Mais vraiment beaucoup de musiques de José González.

  • Speaker #0

    J'adore cet artiste.

  • Speaker #1

    Il a vraiment fait beaucoup de... C'est un guitariste. Il y a aussi, par exemple, des musiques de David Bowie, il y a des musiques de Of Monster and Men. Vraiment, la BO du film est géniale. Et j'adore ce thème de l'évasion. En fait, ce gars, il a un quotidien un peu plan-plan. Et d'un seul coup, il se dit, mais purée, ma vie, en fait, c'est pas ça. En fait, je crois que ce que je suis en train de vivre, c'est pas la vie que j'ai envie d'avoir. alors que le type, bon son âge est pas dit je crois concrètement dans le film mais il a une bonne quarantaine d'années quoi Et du coup, il part en voyage. En fait, il se dit, je vais retrouver ce négatif. Donc il leur attend. Je crois que le photographe, il était en Islande à ce moment-là. Donc vas-y, il se barre en Islande. Et en fait, il se passe plein d'aventures. Il lui arrive plein de trucs. Il rencontre plein de gens. Alors que vraiment, c'est ce gars qui est tout introverti. Et en fait, il est amené à faire du skate en Islande pour trouver un gamin qui doit lui donner un machin. Et il y a plein d'humour. C'est vraiment un beau film d'aventure et d'introspection, en fait. De changement de vie. Et donc, évidemment, ça se passe dans des décors magnifiques. Incroyable. Et il lui arrive vraiment plein de petites aventures. Pour ceux qui l'ont déjà vu, vous savez. Pour ceux qui ne l'ont pas vu, je n'ai pas envie de tout vous spoiler, parce que c'est aussi un petit peu le but de vous donner envie d'aller voir les films dont on vous parle. Mais voilà, évidemment, il va en Islande au moment où il y a le Effialadjo look, là.

  • Speaker #0

    Qui est rentré en éruption.

  • Speaker #1

    Qui est rentré en éruption. Donc, après, il devait repartir, mais il n'a pas pu. Bref. Entre temps, il re-rentre aux Etats-Unis, il se fait lyncher par son patron, parce qu'en plus c'est un nouveau patron qui se fout clairement de sa gueule, qui le diminue à souhait, et en plus son service va sûrement disparaître, parce que les photographies argentiques, ça commence à ne plus exister. Il y a aussi tout ce truc de la société qui avance et qui commence à oublier l'essentiel des choses à leur apparition. et voilà, il y a tout un truc là-dessus il a aussi une relation très belle et très douce avec sa sœur et sa mère. On sent qu'il y a un truc avec le père, c'est pas dit directement, mais le papa n'est plus là ou n'a pas été là. Bon voilà, il y a tout un pan, très émotionnel finalement. Et ouais, même toute la partie dans l'Himalaya, tu vois, il y a des scènes en fait toutes simples, mais trop belles, où il va jouer au foot avec des gamins, tu vois, avant de faire une ascension de ouf dans une montagne. Et tu te dis, mais le gars ! Tu vois, c'est ouf.

  • Speaker #0

    Mais tu spoiles à fond là, non ?

  • Speaker #1

    Non, je spoile pas. Non, ça va.

  • Speaker #0

    Ah ouais ?

  • Speaker #1

    Non, ça va, je spoile pas. Comme je l'ai dit, il se passe plein de trucs.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Vraiment, il y a plein, plein, plein de choses. Voilà pourquoi est-ce que je l'ai mis. Et vraiment, c'est un film que j'ai vu, je sais pas, j'ai dû le voir au moins une dizaine de fois. Quand on me demande c'est quoi tes films préférés, il revient toujours dans la liste. Parce que j'adore aussi ce thème du dépassement de soi.

  • Speaker #0

    C'est en quelle année ça ?

  • Speaker #1

    2013.

  • Speaker #0

    Ah oui, c'est un peu, mais pas trop récent non plus.

  • Speaker #1

    Il est entre guillemets récent, quoi. il a 12 ans donc il est pas très très vieux de toute façon tout ce qui est thématique dépassement de soi,

  • Speaker #0

    j'ai un déclic dans ma vie et tout change j'adore je vous conseille mon deuxième film dont je vais vous parler c'est pareil c'est un film que j'ai vu au cinéma quand il est sorti parce que je suis un peu vieux c'est un film qui est sorti dans les années 2000 et j'ai été le voir même je crois deux fois au cinéma ou trois fois Ah ouais ? Ouais, parce que c'était un choc. Et ce film, c'est Requiem for a Dream de Darren Renovsky qui est sorti en 2000. Et c'est un film qui est quand même assez connu. Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui l'ont vu quand même. Mais pour ceux qui ne l'ont pas encore vu, parce que c'est un film qui date de 25 ans.

  • Speaker #1

    Ça fait 25 ans, ouais.

  • Speaker #0

    Tout le monde ne l'a pas forcément vu, mais quand même, il a quand même marqué... Il a marqué une génération. Il a quand même marqué une génération. Clairement. Tout le monde connaît un peu cette histoire, mais bon. On ne sait jamais. Ça se passe à Brooklyn. Et tu suis l'histoire de quatre personnages. Tu suis l'histoire de Harry, qui est un peu paumé avec son pote Marlon, qui essaie de s'en sortir, de trouver, d'essayer de réussir dans la vie. Oui, il cherche à réussir. Il cherche à réussir, quoi. Et tu suis aussi, il y a la copine, qui est jouée par Jennifer Connelly. Et oui, Harry, c'est Jared Leto. Il est avec sa nana aussi, donc Jennifer Connelly, voilà. Et la maman de Jared Leto, Harry, dans le film, c'est qui s'appelle Sarah, je crois, Sarah Goldfarb. C'est le nom de sa mère, qui est jouée par Hélène Bernstein. Et donc tu suis l'histoire de ces quatre personnages qui essayent de s'en sortir en fait, qui essayent de monter quelque chose.

  • Speaker #1

    Pour se dire qu'ils ont réussi quelque chose.

  • Speaker #0

    Pour se dire qu'ils ont réussi quelque chose. Et malheureusement, ça va bien commencer, mais ça va très mal finir. C'est le moins qu'on puisse dire. C'est un film qui parle de l'addiction en fait. Qui parle de l'addiction à tous les niveaux. Qui parle de l'addiction à la drogue, qui parle de l'addiction à la télévision. qui parle de l'addiction au jeu, à la minceur, au régime. C'est quand même une grosse critique de la société de consommation, finalement. Et de ce qui se passe quand on est... Enfin, voilà, on essaye de... Comment expliquer ça ?

  • Speaker #1

    De ce qui se passe quand on tombe dans des excès.

  • Speaker #0

    Oui, quand on est dans des excès et qu'on veut... Il y a un but à atteindre et que...

  • Speaker #1

    Et qu'on n'arrive même plus à voir que là, on commence à tomber du mauvais côté.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Parce que vraiment, ce film, c'est ça, quoi.

  • Speaker #0

    Ouais, c'est vraiment ça.

  • Speaker #1

    Ils sont tombés.

  • Speaker #0

    Ouais, il y a une chute. C'est un film qui est chapitré par saison, je crois, si je me rappelle bien. Et tu suis automne, hiver, été, printemps. Je crois que ça commence en printemps et ça se finit en hiver et ça se finit très mal.

  • Speaker #1

    Mais c'est ça, c'est en plus, je me permets d'interdire.

  • Speaker #0

    T'as vu aussi.

  • Speaker #1

    Mais je l'ai vu, mais je l'ai vu qu'une fois parce qu'une fois m'a suffi. mais ce qui était ouf c'est que oui ça se passe sur une année

  • Speaker #0

    Oui, ça se passe sur une année.

  • Speaker #1

    Donc, c'est quand même très dur de voir la déchéance de ces personnages en un an. Et puis vraiment, on peut dire qu'on peut spoiler entre guillemets, parce que ça date un peu, mais vraiment, ça finit mal. Oui, ça finit mal. Il n'y en a pas un qui finit bien. Et il leur arrive vraiment des trucs horribles.

  • Speaker #0

    C'est un film qui bouleverse émotionnellement, en fait. Qui vraiment te secoue. Moi, je me rappelle que quand j'étais au cinéma, je suis resté scotché. Il y a un truc de mise en scène, en plus dans la façon dont il filme, qui est hyper... Euh... pour le coup, c'est l'inverse de Terrence Malick qui est hyper punchy. Il y a des effets de montage avec des split screens.

  • Speaker #1

    Ça va vite, tu sais, les plans où il y a juste sa pupille qui se tient là. Il y a plein de trucs comme ça, de détails.

  • Speaker #0

    Des très gros plans qui permettent de nous mettre vraiment dans la situation émotionnelle du personnage, qu'il soit bien d'ailleurs ou qu'il soit mal.

  • Speaker #1

    Tout à fait.

  • Speaker #0

    Mais c'est vraiment, c'est extrême.

  • Speaker #1

    C'est dur.

  • Speaker #0

    C'est très dur. Et quand ça va bien, quand ils prennent des produits et que ça se passe bien, tu dis bon bon Ok, c'est cool. Mais quand ça commence à partir en cacahuète, là vraiment, ça devient très... Et ça part pour tous les personnages en cacahuète, pour différentes raisons. On est dans la déchéance psychique, physique, émotionnelle. C'est terrible.

  • Speaker #1

    Non, il est hyper dur. Et moi, tu vois, je l'ai vu, je devais avoir genre 17 ans, un truc comme ça. Et je ne l'ai vu qu'une fois parce que je l'ai fini. Je me souviens appuyer sur la croix pour fermer sur mon PC le truc. Et j'étais genre... Waouh ! Et l'image, il y a trois images qui me restent. C'est cette image de la pupille de Jared Leto qui se dilate. Une des scènes de ce qui se passe avec sa copine quand ça part en claquette. La scène où elles sont toutes les deux.

  • Speaker #0

    Où elle se prostitue et tout ça, pour avoir de l'argent pour prendre de la drogue. Elle a besoin de thunes.

  • Speaker #1

    Et la scène de la mère qui prend les électrochocs. Cette image est dans ma tête toute ma vie.

  • Speaker #0

    En plus, c'est une séquence qui est hyper bien montée. qui est hyper monté, la musique est incroyable sur ce film. C'est un mec qui s'appelle Clint Mansell avec le Chronos Quartet, je crois. Et c'est vraiment ça avec tous les effets sonores qu'il y a dans le film, qui sont hyper bien faits, hyper justes, hyper précis. Ça rythme les choses. Enfin, on est vraiment en immersion avec eux.

  • Speaker #1

    Mais voilà, pas à mettre... dans toutes les mains. Enfin, si vous êtes sensible... Moi aussi, je pense dans toutes les mains,

  • Speaker #0

    mais ça dépend à quel âge.

  • Speaker #1

    J'avais 17-18 ans, j'ai 34 ans aujourd'hui, je m'en souviens... Mais après, je suis très sensible à ça aussi. Mais c'est pour ça que je dis, faites attention. Préparez-vous que c'est un film... Voilà, c'est dur, quoi.

  • Speaker #0

    C'est un film où tu regardes ce film et tu te prends un uppercut, quoi.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est ça.

  • Speaker #0

    Et tu fais oulala.

  • Speaker #1

    Donc, il faut faire attention quand même. Si vous êtes très sensible, comme moi, bon, parfois, vous allez peut-être vous cacher les yeux, quoi.

  • Speaker #0

    Ouais, c'est ça. C'est terrible. Enfin, comment expliquer ? On est vraiment... pris par les sentiments. C'est un truc émotionnel. La mise en scène, elle est vraiment incroyable là-dessus. C'est un super réalisateur. J'avais vu son premier film qui s'appelle Pi aussi, qui était un film un peu expérimental où il y avait aussi, tu voyais déjà dans ses axes de caméra, les gros plans. Tu vois, dans Requiem for a Dream, il y a plein de gros plans sur les seringues, les trucs qui se dilatent, la drogue, où c'est très cut, très rapide, très splitté, très comme ça. Il y avait déjà ces idées-là dans son film d'avant, Pi, où c'est un mec qui avait des problèmes de maux de tête.

  • Speaker #1

    D'accord.

  • Speaker #0

    À un moment, il se met une perceuse tellement il n'en peut plus. Ah, wow. Oui. Et c'est un mathématicien, bref, qui est en train de... C'était ce thème-là qui était... En tout cas, dans la forme, il y avait déjà cette façon-là. Mais là, sur Requiem for Dream, avec la musique, les sons, ils jouent vraiment tous... Enfin, surtout Ellen Bernstein, qui joue la maman de Harry.

  • Speaker #1

    Elle est...

  • Speaker #0

    percutant. C'est percutant et surtout, ça fait tellement de mal à la fin, quand elle est en asile psychiatrique et qu'ils lui font des électrochocs. Mon Dieu.

  • Speaker #1

    Les images sont très dures.

  • Speaker #0

    Exactement. C'est vraiment un film... Il faut le regarder, mais il faut être prêt à le regarder. Mais c'est beau, il y a d'émotions, ça te fait vibrer le ventre.

  • Speaker #1

    Non, mais c'est sûr que ça... Et puis bon, ça montre aussi des déviances qui peuvent arriver. Ça peut aussi être une mise en alerte, durement faite, mais mise en alerte de dire, oh, voilà ce qui peut se passer potentiellement.

  • Speaker #0

    Mais ça reste esthétique.

  • Speaker #1

    Aussi, un des souvenirs que j'ai, c'est que la colorimétrie durant tout le film est très blanche, bleue, vert. Oui,

  • Speaker #0

    il y a du bleu, c'est très bleu.

  • Speaker #1

    Et c'est très beau aussi, tu vois, que l'ambiance visuelle est très jolie.

  • Speaker #0

    Oui, je suis d'accord.

  • Speaker #1

    Alors moi, mon prochain film n'est pas triste, ok ? Ok. Donc moi c'est un film d'animation. Honnêtement je pense que tout le monde l'a vu. Si vous ne l'avez pas vu, je ne sais pas qui vous êtes. Le château ambulant de Miyazaki, évidemment. Cœur sur lui. Donc, qui est sorti en 2004. Je vous fais le résumé. Donc, Sophie, c'est une jeune fille qui travaille dans un village, dans la société de sa famille, en gros. Et un jour, elle est transformée en vieille dame par une sorcière, malencontreusement d'ailleurs. Et elle cherche à rompre le sortilège. Donc, en fait, elle s'en va. Elle quitte sa maison, elle quitte son foyer. Et donc, elle part un petit peu dans la nature pour essayer de retrouver un magicien qu'elle a croisé quelques jours plus tôt. Même la veille, se disant, peut-être que le magicien va pouvoir m'aider à solutionner le sortilège que je viens d'avoir. Sachant que quand ils se sont rencontrés, le magicien s'appelle Aourou, et quand ils se sont vus, il a été un vrai gentleman avec elle, et qu'il est très beau, et que tout le monde tombe sous le charme d'Aourou. Donc elle est partie en quête de le retrouver, et elle arrive à le retrouver, et donc elle le retrouve dans son château, ambulant, qui est une espèce d'énorme grenouille bizarre, très style steamp... punk avec des pattes. Enfin bref, c'est un château qui n'en est pas un. Ce n'est pas le château que vous imaginez. Et donc l'aventure, le film, commence comme ça. Et c'est un film où Sophie va rencontrer Auro, comment il vit, qui il est, comment ça fonctionne. Et on est tous dans un esprit, une ambiance magique avec un teintement de guerre. qui est tout le temps là et qui est vraiment aussi le truc central dans le film. Et bon, encore une fois, déjà, j'aime ce film parce que je le trouve trop beau visuellement. Je crois qu'honnêtement, il n'y a pas un plan du film où je me dis, c'est moche.

  • Speaker #0

    C'est Miyazaki.

  • Speaker #1

    C'est Miyazaki, c'est toujours très poétique. Ça parle toujours beaucoup de la nature et beaucoup de la guerre et surtout des guerres en avion aussi. Il y a toujours ce truc avec les avions qu'on retrouve dans beaucoup de Miyazaki. Donc voilà, déjà l'univers poétique, fantastique, tout ça, c'est des choses qui me parlent. Il y a une grosse aussi critique sociale finalement. Il y a quand même la mère de Sophie qui est prête à la vendre à la méchante sorcière à un moment du film, pour de l'argent ou pour je sais plus trop quoi. Bon voilà, il y a plein de choses et aussi une reine qui est là, qui est pas très diplomate et sympathique. parce qu'elle ne pense qu'à sa guerre et à la gagner. Et on a Aoru à côté de ça, qui est vraiment un être à part. C'est un magicien, donc c'est un homme, mais très particulier, qui a beaucoup de valeur, mais qui, par la faute de ses pouvoirs et de la guerre aussi, dans laquelle on le met et qu'on lui demande de faire des choses, perd en valeur. Et il y a toute une mise en abyme aussi, toute une allégorie autour de ça, où en fait, plus il fait cette guerre, et cette guerre le tue lui. en tant que magicien, il se transforme, il a des crises horribles. Et donc Sophie l'accompagne beaucoup là-dedans pour l'aider à s'accepter lui et à ce qu'il fasse en sorte de prendre de la distance avec toute cette guerre qui est en train de se passer en arrière-plan finalement. Il y a aussi toute l'histoire autour du cœur de Aourou. Donc avec Calcifère, qui est un des personnages centrales dans le château ambulant, qui est celui qui fait marcher le château finalement. Mais en fait, si on se compte qu'il ne fait pas marcher que le château, c'est vraiment le cœur du film. Il y a aussi toute la perte autour de Calcifère, la peur qu'il meurt. Il y a énormément de choses en fait dans ce film. La fin, il y a une toute fin où il y a un petit plot. twist qu'on comprend à la fin, qui est très beau aussi, mais bon, je préfère pas vous le dire au cas où vous n'ayez pas vu. A noter que c'est un film d'animation qui est inspiré et grandement tiré d'un livre qui existe. Ça a été inspiré d'un livre qui s'appelle Le château de Hurle. Et donc, il est grandement inspiré de ce livre-là. Donc, que ça soit le film ou le livre, je vous invite à aller découvrir pour en savoir un petit peu plus. Mais voilà, il y a vraiment... Toute cette partie où ça parle de femmes, de guerre, d'hommes, d'amour onirique. Du fait d'être vieille aussi, de vieillir. Parce que Sophie, c'était une très belle jeune fille. Et puis, du jour au lendemain, elle est toute vieille et toute gravataire. Et pourtant, Aourou tombe amoureux d'elle alors qu'elle est vieille. Donc voilà, c'est vraiment un film que j'adore.

  • Speaker #0

    Oui, moi aussi, je l'ai vu. C'est vrai que c'est un film super.

  • Speaker #1

    Et les musiques.

  • Speaker #0

    Les musiques sont toujours bien. Ce sont tous les films de Miyazaki et même du studio Ghibli en général.

  • Speaker #1

    Tu dis Ghibli ou Ghibli toi ?

  • Speaker #0

    On dit Ghibli.

  • Speaker #1

    On dit Ghibli ? Ouais. J'ai jamais su. En fait, il y a plein de gens qui disent les deux et je ne sais pas quelle est la bonne...

  • Speaker #0

    Je ne sais pas, je pense qu'on dit Ghibli.

  • Speaker #1

    Ok.

  • Speaker #0

    C'est ce qu'on m'a dit. Mais voilà quoi, c'est des films... C'est des gens qui savent raconter des histoires, qui les racontent bien. C'est beau et c'est beau.

  • Speaker #1

    C'est tout le temps beau et c'est vrai qu'on en parlait un petit peu en off hier, que toi, un de tes Miyazaki préférés, c'est le voyage de Shihiro. Donc on n'a pas mis dans la liste là, parce qu'on parlait déjà d'un Ghibli aujourd'hui. Mais le voyage de Shihiro, pareil, si vous ne l'avez jamais vu à Haïti, il est incroyable.

  • Speaker #0

    Oui, c'est incroyable. C'est vraiment incroyable. Bien ça !

  • Speaker #1

    C'était plus doux que Rickham Forest.

  • Speaker #0

    C'était un peu... Oui, ce n'est pas le même délire.

  • Speaker #1

    De toute façon, je pense que vous allez vous rendre compte que l'univers que moi j'ai, l'univers de mon frère, c'est très différent.

  • Speaker #0

    Non, on a des films... Non, ce n'est pas vrai.

  • Speaker #1

    Oui, mais toi, tu es plus en mode science-fiction, films de guerre, des trucs comme ça.

  • Speaker #0

    Mais pas que.

  • Speaker #1

    Mais pas que. Mais on voit quand même la différence.

  • Speaker #0

    Mais moi, les films dont tu parles, je les trouve super aussi. Mais c'est juste que ça m'a moins marqué.

  • Speaker #1

    Oui,

  • Speaker #0

    oui. Parce que là... Le prochain film dont je vais parler, c'est un film que j'ai vu aussi au cinéma. C'est pareil. Et c'est des films qui datent un peu.

  • Speaker #1

    On n'est pas de la même génération.

  • Speaker #0

    Mais c'est surtout des films que j'ai vus jeunes et qui m'ont percuté sur le moment parce que je ne m'attendais pas à voir ce que je vais aller voir. C'est surtout ça. Et les revoir après, tu fais « Ah ouais, ok, d'accord, tu comprends. » Il y a une lecture de ce que tu vois à 15 ans où tu dis « Ah, tu sens que tu as regardé quelque chose. » auxquelles tu ne t'attendais pas, mais tu ne comprends pas encore tout.

  • Speaker #1

    Mais ça t'a quand même fait quelque chose. Mais ça t'a quand même impacté.

  • Speaker #0

    Et du coup, ça te refait réfléchir derrière, voire même des années plus tard. Et quand tu les revois, les films, tu fais, ah oui, mais d'accord. Tu les vois avec un autre prisme.

  • Speaker #1

    Oui, en vieillissant. Oui,

  • Speaker #0

    d'une autre façon. Mais même sur les Ghibli et tout ça, il y a vraiment des lectures.

  • Speaker #1

    Mais même un Disney. Un Disney que tu vois quand tu as 6 piges et quand tu le revois à 18 et puis 30 et puis 40,

  • Speaker #0

    c'est pas pareil. Disney, je ne suis pas complètement... C'est très calibré. Alors oui, il y a des niveaux de lecture, mais... C'est quand même des films qui sont hyper calibrés, donc tu as moins...

  • Speaker #1

    Oui, il y a moins la variance.

  • Speaker #0

    Oui, exactement. Mais sur les films japonais ou des films d'animation japonais, les mecs, enfin eux, ils ouvrent vachement plus les thèmes abordés, ils éclatent et en plus surtout, ils n'expliquent pas forcément tout. Ce qui fait que le spectateur, lui aussi, fait son travail de réflexion et interprète des choses. Voilà.

  • Speaker #1

    Non mais je suis d'accord avec toi.

  • Speaker #0

    Et donc voilà, le film dont je vais parler maintenant, c'est un film que j'imagine que je pense que beaucoup de gens ont vu aussi. C'est Dracula.

  • Speaker #1

    J'adore.

  • Speaker #0

    De Francis Ford Coppola, qui est un film de 1992, encore un film des années 90 quoi. Est-ce que c'est nécessaire que je rappelle un peu l'histoire de Dracula ? Oui, peut-être un petit peu vite fait.

  • Speaker #1

    Bien sûr, on sait jamais.

  • Speaker #0

    Donc c'est un film qui est tiré d'un roman, puisque Dracula c'est tiré d'un roman de Bram Stoker. Et Coppola, là, prend pas mal de romans, mais il le revisite un peu. Il ajoute des choses, il appuie sur des choses qui sont un peu présentes dans le roman, mais qui ne sont pas forcément vraiment expliquées. C'est un film avec un casting aussi complètement incroyable. Il y a Kenny Reeves, Willem Arrider, il y a Anthony Hopkins qui fait Van Helsing et Gary Oldman qui fait Dracula.

  • Speaker #1

    Il est incroyable,

  • Speaker #0

    Gary Oldman. Vraiment, c'est un acteur, là pour le coup, il joue vraiment bien parce que... Il joue le comte Dracula vieux, il le fait jeune aussi. Vraiment, il est super.

  • Speaker #1

    C'est une belle performance.

  • Speaker #0

    Exactement. Et alors, moi, quand j'ai vu ce film au ciné, je crois que je l'ai vu vers 15 ans, un truc comme ça, ou 16 ans. Et j'y allais pour voir un film, on va dire, d'horreur presque. Je ne connaissais pas, je ne savais même pas que Dracula, c'était tiré d'un roman. Pour toi, c'était juste un vampire. Ouais, un vampire. Et voilà. Ok, super, on va voir un film de vampire. Et en fait, je vais dans le cinéma, je regarde le film et en fait, bah oui, c'est un film de vampire, mais c'est pas un film d'horreur. Ça va bien au-delà de ça. Et en fait, le type Dracula, moi, je pensais que c'était un salopard, que c'était un méchant, en fait. Alors ouais, c'est un personnage maléfique. Mais en fait, il y a des raisons pour lesquelles il fait ça et pour lesquelles il est comme ça. C'est... Il y a toute une dimension romantique. C'est l'histoire d'amour, en fait. C'est terrible. le gars bah en fait Il est amoureux d'une femme et il apprend que sa femme s'est suicidée parce qu'on lui a fait croire à sa femme que lui était mort à la guerre. Et donc par chagrin amoureux, elle se jette du haut de la falaise et elle tombe dans le fleuve. Et lui, quand il rentre dans son château et qu'il apprend ça, il rentre dans une telle colère et un tel désespoir amoureux qu'en fait il renie Dieu. C'est là qu'il devient immortel et qu'il devient un vampire.

  • Speaker #1

    Qu'il devient le comte.

  • Speaker #0

    Qu'il devient le comte de Dracula. Parce qu'évidemment, à cette époque-là, tous les chevaliers, tout ça, sont très religieux. Oui,

  • Speaker #1

    c'est vrai que le film se passe il y a un moult, moult temps.

  • Speaker #0

    Le début du roman, ça se passe en très vieux.

  • Speaker #1

    C'est en mode Moyen-Âge, un peu.

  • Speaker #0

    Oui, c'est en mode Moyen-Âge. Et après, on fait un saut dans le temps, 400 ans après, où on est plus au 18e. Oui. Un truc comme ça. Ouais, il devient fou, en fait. Il dit, mais pourquoi ? Enfin, voilà, il renie Dieu. Et en fait, il devient immortel et il décide de passer de l'autre côté. Par tristesse, en fait.

  • Speaker #1

    Anakin est devenu Dark Vador.

  • Speaker #0

    Bah ouais, c'est ça. Mais juste par tristesse. Et donc, évidemment, l'histoire, c'est que 400 ans plus tard, il y a un jeune notaire qui va le retrouver en Transylvanie pour régler des trucs. Et le comte Dracula, en fait, il se rend compte que ce notaire... Il est fiancé à une fille qui ressemble comme deux gouttes d'eau à sa bien-aimée. Et du coup, il décide d'essayer de la retrouver et de l'amener avec lui dans les ténèbres.

  • Speaker #1

    Dans l'éternité aussi.

  • Speaker #0

    Dans l'éternité quelque part, pour retrouver cet amour. Et voilà, c'est une histoire romantique. C'est ça qui m'a...

  • Speaker #1

    Or teinté de beaucoup de rouge.

  • Speaker #0

    Ah ouais, il y a du rouge. Non mais c'est sûr. Et puis, dans le film, il y a vraiment... C'est un film où il n'y a pas d'effets spéciaux numériques. Il y a beaucoup de surimpression, des jeux d'ombre et tout ça. C'est très beau. C'est très envoûtant, en fait. Il y a une esthétique très gothique. Les plans, les couleurs, les maquillages, les costumes. Les costumes sont incroyables.

  • Speaker #1

    Les coiffures aussi.

  • Speaker #0

    Les coiffures, oui. Il y a un truc vraiment gothique. Quand tu vois les plans, chaque plan, c'est presque un tableau vivant. C'est très baroque. Tout est comme ça.

  • Speaker #1

    C'est très 18ème. Après, il a vraiment respecté l'esthétique, je trouve, de se faire d'un mec dans un château en Transylvanie. Oui,

  • Speaker #0

    c'est ça. Évidemment, ça joue un travail. La musique, je voudrais en parler. C'est un compositeur qui est mort qui s'appelle Wojciech Kilar. La musique, elle est un... Moi, c'est une de mes musiques préférées. Je trouve que ce qu'il a fait... C'est un Polonais, je crois. Je crois justement... Ou un Roumain, d'ailleurs. Je me demande si...

  • Speaker #1

    Ça serait trop chouette. Ok.

  • Speaker #0

    Attends, je vais regarder. Mais c'est possible que... Je ne sais pas, je n'ai pas checké. C'est un compositeur polonais. Oui, la musique, vraiment, sur ce film, elle t'emporte, elle te...

  • Speaker #1

    Je n'ai pas de souvenirs de la musique.

  • Speaker #0

    C'est vrai ?

  • Speaker #1

    Oui, mais après, je ne l'ai vue qu'une ou deux fois.

  • Speaker #0

    Ah oui, vraiment, je te jure, il faut y faire attention. Mais c'est parce que le film, c'est un truc global.

  • Speaker #1

    J'ai plus des souvenirs visuels que sonores. Ah oui ? Ah oui, le visuel. En fait, je revois grave les costumes de Gary Oldman quand il est vieux, avec sa perruque. Son costume rouge, son espèce de grand chépuisin peignoir. J'ai vraiment ça dans ma tête. Mais la musique, par contre, tu vois, elle m'est un peu pressée. Ça,

  • Speaker #0

    c'est des moments qui sont assez angoissants, qui font peur. Mais quand il est jeune, il y a une scène, un moment où Dracula est redevenu jeune et il est... Donc, ça a bien aimé, ça s'appelle Mina. Il retrouve Mina dans les rues de Londres et il la suit pendant une séance de cinéma. C'est le début du cinématographe. Et il essaie de la draguer. Tu ne te rappelles pas de cette scène ? cette scène c'est incroyable parce que Bah c'est Dracula et tu te dis il est méchant et tout et en fait tu le vois presque, il est sensible, il est même, tu vois il essaye de la séduire mais il est un peu maladroit.

  • Speaker #1

    Genre tu dis ah il a des failles.

  • Speaker #0

    Mais ouais il a des failles, mais en fait il est humain, c'est un démon mais...

  • Speaker #1

    Moi ce que j'aime bien dans ce que tu racontes, mais ça c'est un truc que j'apprécie beaucoup aussi dans les livres, dans les films, dans la culture quoi, c'est ce fait que oui une personne quand tu la vois comme ça tu dis purée c'est le mal incarné. Et alors, ce n'est pas pour donner des excuses ou justifier, mais tu te dis oui, il y a un côté humain. J'ai rigolé tout à l'heure en disant qu'Anakin est devenu Dark Vador, mais c'est typiquement ça aussi. Quand tu connais l'histoire de Dark Vador qui était Anakin avant, il y a des choses qui ne s'excusent pas. Mais ça n'empêche que cette personne a eu des sentiments. D'avoir l'explication du cheminement, de son évolution, du comment, du pourquoi.

  • Speaker #0

    Il devient fou par amour.

  • Speaker #1

    C'est ça.

  • Speaker #0

    Et il retrouve le portrait craché de cette fille et il en retombe amoureux. Il veut la retrouver et il va tout faire. Il y a aussi le mal. pour l'attirer vers lui. Et en plus, elle, dans le film, elle est assez ambiguë parce qu'elle est fiancée avec Jonathan Arker qui jouait par Keanu Reeves. Et elle l'aime et tout ça. Mais il y a tout un jeu d'ambiguïté où elle est quand même attirée par les ténèbres et par lui, comme si en fait, c'était une réincarnation. Il y a un truc de... C'est pas expliqué ça, mais de réincarnation, comme si elle était d'office, de toute façon, attirée par lui et qu'elle irait avec lui.

  • Speaker #1

    Mais après, il y a aussi, tu vois, là-dessus, Il y a aussi ce truc du pouvoir du vampire qui attire aussi, tu vois, les gens à lui. Enfin, tu vois, il y a tout un machin. Mais dans le film,

  • Speaker #0

    Coppola, vraiment, moi, j'ai ressenti ça. Je me suis dit, ah non, en fait, elle ressent comme si c'était son premier amour et elle va y retourner, son amour absolu, et elle va retourner vers lui.

  • Speaker #1

    Comme si c'était la destinée.

  • Speaker #0

    Ouais, comme si c'était sa destinée. C'est vraiment un film qui peut paraître maintenant, si on le revoit maintenant.

  • Speaker #1

    Il a pris un petit coup, je pense.

  • Speaker #0

    Je ne sais pas. Mais ça y est, il fait sa bosse. Ouais, il y a... Merci. Mais il y a tout ce truc de... Moi, ça... En fait, il y a eu un moment dans le film où j'étais presque du côté de Dracula. Parce qu'il y a tout un passage où ils sont toute une horde d'êtres humains et qui, en fait, le poursuivent. Qui le traquent comme une bête, en fait, pour le tuer. Et j'ai eu mal au cœur pour lui, presque.

  • Speaker #1

    Mais ça, je trouve ça toujours fort quand t'arrives à avoir de l'affection pour le méchant.

  • Speaker #0

    Pour le bad guy, quoi. Ça, tu sais, il... Il tue des gens.

  • Speaker #1

    C'est comme dans la série Dexter. Tu adores Dexter. C'est fort,

  • Speaker #0

    ça.

  • Speaker #1

    Et dans plein de films, d'arriver à faire ça, je trouve que c'est génial.

  • Speaker #0

    C'est beau. Vraiment, l'esthétique est belle. Il y a un truc envoûtant. Petit crush sur Dracula. Petit crush. J'avoue, pourtant... Dracu Dracu.

  • Speaker #1

    On va encore complètement changer d'univers. Mais vraiment, on va... Aux antipodes, moi j'avais envie de vous parler de La La Land, qui, je pense, est le film que j'ai le plus vu au cinéma. Je crois que je suis allée le voir au moins 4 ou 5 fois au cinéma. Je suis jamais allée autant voir un film au ciné. Alors déjà, de base, j'adore les comédies musicales, genre Moulin Rouge, ça fait aussi partie de mes films. Avec Moulin Rouge, ouais,

  • Speaker #0

    Moulin Rouge.

  • Speaker #1

    J'ai hésité entre La La Land et Moulin Rouge, très honnêtement. Parce que Moulin Rouge, c'est pareil, je l'adore. et en fait j'ai voulu parler de l'Alalamba parce que d'une part il est plus récent Et puis d'autre part, vu qu'il a plein de connotations à d'autres films hollywoodiens et d'autres comédies musicales, je me suis dit que ça pouvait être sympa. Donc du coup, au cas où vous ne connaissez pas La La Land...

  • Speaker #0

    Moi je l'ai vu La La Land aussi, mais j'ai trouvé ça un peu cucu.

  • Speaker #1

    Je comprends.

  • Speaker #0

    Mais j'ai bien aimé, le film est bien mais...

  • Speaker #1

    Oui, oui, mais je l'entends. Du coup, il est sorti en 2016, donc pareil, il est quand même assez récent, réalisé par Daniel Chazelle, et donc avec Ryan Gosling. et Emma Stone. Pour le petit résumé, donc... Pardonnez-moi, mais...

  • Speaker #0

    Vous ne le voyez pas, mais au moment où elle a dit Ryan Gosling, il y a ses yeux qui sont allés jusqu'au ciel. Ça, vous ne l'avez pas vu. Mais quand elle l'a dit, vraiment, il y a eu un soupir. Son regard s'est envolé.

  • Speaker #1

    Que j'ai accroché. Mais bon, comme je ne sais combien de personnes sur cette terre. Donc, Mia. Actrice en devenir et Sébastien, pianiste de jazz, tombent amoureux à Los Angeles. Leurs relations évoluent tandis qu'ils poursuivent leurs rêves respectifs au risque de s'éloigner l'un de l'autre. Donc pourquoi j'aime le film ? Bon, je l'ai un petit peu dit tout à l'heure. J'adore les comédies musicales, donc effectivement si vous aimez pas les films où il y a de la chanson, enfin du chant qui arrive pendant un dialogue, n'y allez pas parce que ça va vous saouler. Par contre, j'adore toutes les chansons du film. Je trouve qu'elles sont toutes bien, elles sont toutes bien amenées dans le film. Le moment où ça se passe, tout est chouette. Donc évidemment, il y a beaucoup de danse, beaucoup de chant. Il y a beaucoup de musique jazz aussi. Et ça, je trouve que c'est quelque chose qu'on ne voit pas et qu'on n'entend pas beaucoup dans des films hollywoodiens et autant connus comme il a pu l'être, tu vois. Enfin, de ce que moi, je regarde en tout cas. Mais je n'entends pas souvent du jazz comme on en entend dans La La Land, dans des films en fait. Ou des films à gros budget comme ça, tu vois. On va dire grand public. Donc c'est aussi quelque chose que j'ai apprécié et que je voulais mettre en avant. Et puis d'ailleurs, il y a eu un Oscar de la meilleure chanson pour La La Land. Donc c'est quand même pareil. Pareil, j'adore l'esthétique du film. Genre les costumes, les couleurs qui sont choisies. Tout est très chouette. Et puis il y a aussi un peu... Mais ça, c'est un peu dans les films récents. Où il y a un petit opposé entre... On est dans notre vie actuelle avec toute notre technologie actuelle. Et il y a aussi un petit côté rétro, tu vois, dans les vêtements, dans les chaussures, dans les coiffures et tout. Bon, ça aussi, c'est aussi des références qu'il y a par rapport à des films d'avant, mais... Je trouve qu'on retrouve vachement ça, tu vois, ce truc de on est dans notre vie moderne, mais on rajoute des éléments rétro. Par exemple, là, le premier truc qui me vient en tête, c'est la série Gotham, par exemple. Tu vois, genre, ils ont des vieilles voitures alors qu'eux, ils ont un iPhone à la main, quoi. Bref, mais ça, c'est un truc que j'aime bien. Bon, évidemment, c'est une histoire d'amour. Donc, moi, je suis très cucu. Alors, j'aime bien. Mais je comprends vraiment cette... Moi aussi,

  • Speaker #0

    j'aime bien les histoires d'amour. Je comprends. Un petit peu.

  • Speaker #1

    Je comprends. Et puis, surtout...

  • Speaker #0

    Après, il y a des scènes, la scène d'ouverture, c'est incroyable. dans le bouchon là,

  • Speaker #1

    toute la scène d'ouverture sur l'autoroute ça c'est une performance c'est un plan séquence et c'est extrêmement bien fait parce qu'il y a je ne sais combien de figurants dans cette scène franchement c'est incroyable je ne sais pas s'il y a des effets spéciaux,

  • Speaker #0

    s'ils ont rajouté des figurants ou s'il y a au moins 300 ou 50 300 de figurants qui dansent qui dansent, qui chantent c'est un vrai film franchement c'est hyper bien fait

  • Speaker #1

    Et puis j'aime bien, effectivement, ils ont leur histoire d'amour et puis ils ont chacun leur succès qui est en train de monter. Sauf qu'il y a un petit peu cette opposition où il n'y en a qu'un des deux qui peut avoir le grand succès. Et à la fin du film, effectivement, il y a un petit choc qui peut se passer et qui fait poser des questions sur est-ce qu'un amour passionnel, c'est éphémère ? Est-ce que dans un véritable, entre guillemets, amour, l'ego de chacun... peut avoir sa place, surtout quand on veut avoir une vie artistique comme eux cherchent à l'avoir. Donc voilà, moi je trouve qu'il y a beaucoup d'émotions et de mélancolie, et puis c'est une double fin. Et j'avoue que j'aime beaucoup quand il y a des doubles fins, parce qu'on ne sait pas ce qui est vrai, ce qu'il faut, et en fait, entre guillemets, on peut choisir la fin qu'on préfère, et je trouve que c'était bien joué de la part de Damien Chazelle. Soit il aurait pu faire une fin ouverte, en mode bon, on ne sait pas. Mais le choix de la double fin m'allait très bien aussi en me disant bon bah, là il peut se passer ça, là il peut se passer ça. C'est aussi ça la vie, c'est qu'en fait on ne sait pas. On ne sait pas ce qui peut se passer.

  • Speaker #0

    C'est comme une goutte de chocolat.

  • Speaker #1

    Voilà pour La La Land.

  • Speaker #0

    Ok, très bien La La Land. Bon alors on va changer d'univers encore. On va partir sur un film de David Lynch. Bon, ça va être un film qui... Alors celui-là, pour le coup, il est connu, mais je ne sais pas si beaucoup de gens l'ont vu, donc ça vaut le coup peut-être d'en parler. pour moi c'est le meilleur film de David Lynch qui s'appelle Lost Highway, qui a été fait en 1997. Donc l'histoire, on suit un couple qui s'appelle Fred, qui est saxophoniste et qui vit avec sa femme, qui s'appelle Renée. Ils vivent dans une maison tranquille à Los Angeles. Et à un moment, l'histoire bascule au moment où ils commencent à recevoir des cassettes vidéo, en VHS, parce que c'est quand même un film...

  • Speaker #1

    À l'époque !

  • Speaker #0

    Des cassettes vidéo anonymes où on voit leur salon, on voit leur chez-eux. Ils ne comprennent pas trop.

  • Speaker #1

    C'est creepy !

  • Speaker #0

    Ouais, c'est un peu chiant. Ils reçoivent des cassettes vidéo et on voit leur chambre. Et même des cassettes vidéo, on voit leur chambre et eux qui dorment. Et donc, à un moment donné, Fred est arrêté pour le meurtre de sa femme dont il ne se souvient pas.

  • Speaker #1

    Ah, donc on a un peu avancé dans le temps alors.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Ok.

  • Speaker #0

    Et il est envoyé en prison. Il y a une enquête de police et tout ça, mais il est vraiment suspecté d'avoir tué sa femme et il est envoyé en prison. Et à un moment, en prison, mystérieusement, c'est comme ça dans le film, il se transforme en un autre homme qui s'appelle Pete. Peter, qui est garagiste, qui n'a aucun lien avec lui.

  • Speaker #1

    Mais c'est le même acteur ?

  • Speaker #0

    Non.

  • Speaker #1

    Ah, d'accord, donc son personnage se transforme en Pete. Oui,

  • Speaker #0

    exactement. Et tu suis l'histoire de ce garagiste. Et c'est hyper étrange. Comment expliquer ça ? Dans la facture du film, le fait qu'il n'y ait rien de linéaire, que tu passes d'une histoire à l'autre, vraiment, le spectateur est déjà dans l'inconfort. En fait, tu ne comprends pas. Tu ne comprends pas beaucoup.

  • Speaker #1

    Tu comprends rien.

  • Speaker #0

    Tu comprends pas grand chose, sauf le fait que... En fait, tu te poses la question du dédoublement de personnalité. Mais c'est compliqué à comprendre. Mais bizarrement, tu continues à regarder. Parce qu'il y a un univers, il y a une sensation, il y a un truc très bizarre. Et t'as envie de comprendre. T'as envie de...

  • Speaker #1

    Oui, mais en même temps, tu te dis, je continue, parce que peut-être qu'à la fin, je vais avoir ma réponse.

  • Speaker #0

    Mais alors oui, mais alors pas du tout. Parce que c'est ça, le truc. Parce que non, tu n'auras pas de réponse parce que pour le coup, c'est un film, c'est à toi de te faire ta propre réponse. La première fois que je l'ai vu, je n'ai pas compris. En fait, la première fois que je l'ai vu, j'ai fait bon, c'est comme une sorte d'enquête policière. Mais si tu regardes le film dans cette optique là, tu passes à côté du film. C'est un film où il essaie de t'expliquer ce que c'est que le déni, ce que c'est que le refus, le déni de culpabilité, le dédoublement de personnalité. C'est ça dont ça parle. C'est très, très, très étrange. Effectivement, ce n'est pas un film qui est abordable comme ça.

  • Speaker #1

    Oui, c'est à l'air spécial et compliqué.

  • Speaker #0

    Oui, oui. En fait, il y a tout un mystère. Il y a tout un truc de non-dit dans le film. Il y a un truc sexy, il y a un truc très sensoriel. Je ne sais pas.

  • Speaker #1

    Il y a quelque chose qui attire.

  • Speaker #0

    Oui, il y a un truc qui est très mystérieux. Et c'est quoi ?

  • Speaker #1

    C'est dans l'image ? C'est dans l'ambiance ?

  • Speaker #0

    C'est dans l'ambiance, dans les cadres, la musique. Je ne sais pas comment expliquer. C'est vrai que là, c'est difficile.

  • Speaker #1

    Ça a l'air spécial.

  • Speaker #0

    Oui, ça a l'air assez spécial.

  • Speaker #1

    Mais si tu l'as mis dans tes tops, c'est qu'il y a quelque chose.

  • Speaker #0

    Oui, parce qu'émotionnellement, j'ai ressenti quelque chose. Alors peut-être que je n'ai pas effectivement tout compris.

  • Speaker #1

    Mais tu es OK de ne pas comprendre.

  • Speaker #0

    Oui, en fait, c'est ça. je suis ok de ne pas comprendre je suis ok de le revoir parce qu'en plus je l'ai vu plusieurs fois À chaque fois, tu es quand même happé par l'image, par les comédiens, par ce truc de mystère, ce truc un peu malsain des fois. Mais en même temps, tu as envie de comprendre quoi, comment. C'est un film qui te fait, comment dire, c'est un film très psychologique.

  • Speaker #1

    Mais Davinich, j'ai vu aucun film de Davinich, je pense. De ce que j'ai pu entendre et comprendre de très loin, il a l'air très psychologique.

  • Speaker #0

    Oui, c'est un réalisateur qui ne prend pas ses spectateurs pour des cons. Il a des thèmes qu'il développe beaucoup dans toute sa filmographie. Il y a des choses qui reviennent souvent, mais il les exprime de manière différente. Il donne des pistes pour faire comprendre ce qu'il veut faire comprendre, mais c'est aussi au spectateur de se faire sa propre histoire et son propre cheminement. C'est un intellectuel. C'est vrai que c'est un cinéma. Je n'ai pas envie de dire élétisme parce que moi, je ne suis pas vraiment un intellectuel et ça m'a quand même parlé. Mais je peux comprendre que c'est un cinéma qui puisse rebuter des gens parce que ce n'est pas une narration traditionnelle. Tu n'as pas un début, un milieu et une fin.

  • Speaker #1

    Ce n'est pas forcément abordable.

  • Speaker #0

    Non, si c'est abordable.

  • Speaker #1

    Il faut avoir envie de réfléchir un peu.

  • Speaker #0

    Oui, et puis c'est surtout, c'est juste que c'est des films qui sont construits différemment des films qu'on voit habituellement, où il faut se poser d'autres questions. Il faut ouvrir son champ des possibles. C'est des films où il faut explorer aussi sa propre conviction intérieure, ses propres frustrations, ses propres déviances. On peut le dire. On peut dire des choses comme ça. C'est des films qui sont questionnants. J'avoue que j'ai voulu en parler, mais je sais que c'est assez flou de tout ce que je te dis.

  • Speaker #1

    Après, il y en a peut-être qui l'ont vu. Et si c'est le cas et que vous avez des choses à ajouter, dites-le, que ce soit sur Instagram ou sur les commentaires de YouTube.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Ça peut être aussi hyper intéressant qu'on puisse avoir vos retours sur les films dont on parle, mais aussi d'avoir, vous, vos top films.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Ça serait trop cool.

  • Speaker #0

    Mais je voulais en parler quand même parce que c'est un film qui m'a vraiment... où je me suis vraiment posé des questions. Je me suis dit, mais merde, en fait, qu'est-ce que j'ai vu ? Qu'est-ce que j'ai vu ? Et en même temps, j'ai bien aimé ce que j'ai vu. Parce que j'étais bousculé, j'étais un peu dérangé dans l'incompréhension. Mais en même temps, je vois bien qu'émotionnellement, physiquement, il se passe des choses. Donc voilà.

  • Speaker #1

    Donc Lost Highway.

  • Speaker #0

    Lost Highway.

  • Speaker #1

    Bon, ensuite, on passe à The Film de mon adolescence. Alors lui, je ne l'ai pas vu au cinéma parce qu'il est sorti avant que j'aille le voir.

  • Speaker #0

    Le film de ton adolescence ?

  • Speaker #1

    Ah ouais, le film que j'ai regardé pendant des mois et des mois. Et d'ailleurs, tu voulais le mettre aussi dans ton listing.

  • Speaker #0

    Oui, c'est un super film.

  • Speaker #1

    Donc c'est Eternal Sunshine, Of the Spotless Minds. Avec Jim Carrey. Avec Jim Carrey et Kate Winslet. Et Elijah Wood, Crystal Dunst, Mark Buffalo aussi qui ont des second rôles, mais qui sont quand même là, une bonne partie du film. Donc c'est un film qui est sorti en 2004 et qui est réalisé par Michel Gondry. C'est un film, la première fois que je l'ai vu, je l'ai trouvé spécial, mais j'ai été attachée de fou. Donc pour vous faire un petit résumé, après une rupture douloureuse, Joël découvre que son ex-compagne Clémentine a effacé tous leurs souvenirs communs. Et donc il décide de subir la même procédure d'effacement, mais en fait pendant qu'il l'a fait, il réalise que finalement il ne veut pas l'oublier. Donc on est dans un film très réel, avec quelque chose qui n'existe pas parce qu'il y a une société qui existe et qui est là pour prendre tes souvenirs et les enlever de ton cerveau. Donc en gros, le speech, c'est ça. C'est, il y a une société qui existe et qui est là pour enlever les souvenirs de ta tête, si tu le souhaites, et t'enlever les souvenirs d'une personne en particulier, par exemple. Donc là, c'est clairement... C'est une histoire d'amour. Voilà, c'est clairement le cas de Joël et Clémentine, qui, du coup, ont vécu une histoire d'amour. Et bien,

  • Speaker #0

    c'est elle, je crois... C'est elle en premier qui l'a envoyée, qui a enlevé... Parce qu'elle ne veut plus le voir.

  • Speaker #1

    Elle ne veut plus jamais entendre parler de Joël.

  • Speaker #0

    Et lui, il décide de faire la même chose.

  • Speaker #1

    En fait, il apprend. En fait, il reçoit un petit papier chez lui en disant « Clémentine, vous avez effacé de sa mémoire » , en gros. Et du coup, il est en mode « Ah, bon ben, je vais faire pareil » .

  • Speaker #0

    « Je vais faire pareil » . Et en fin de compte, c'est ça.

  • Speaker #1

    Et pendant l'opération, en gros, qui est faite par Elie Javoud, avec un stand-up et tout, il se bat contre lui-même pour préserver ses souvenirs.

  • Speaker #0

    Parce que finalement, en fait,

  • Speaker #1

    il ne veut pas l'oublier. Et en fait, il ne veut pas défaire ses souvenirs. Et en fait, le film est construit très spécialement. Ça va vite et en même temps, il y a des moments où c'est lent. On retourne aussi dans l'enfance de Joël parce que du coup, en fait, en gros, la société, quand elle vient chez vous, elle vous endort et elle va sélectionner les souvenirs. Donc elle va prendre les souvenirs qui popent comme ça dans votre tête, mais parfois il y a des souvenirs de quand il est petit, et parfois il y a des souvenirs avec Clémentine. Donc à ce moment-là, ils les prennent et ils les suppriment. Bon, je schématise grandement, mais en gros ça se passe comme ça. Et donc du coup, on est dans la tête de Joël, où on revoit plein de souvenirs de ses débuts avec Clémentine, de ce qu'ils ont pu vivre avec Clémentine, de leurs disputes, du pourquoi est-ce qu'ils en arrivent là, de sa vie d'avant aussi, bien sûr. C'est hyper difficile chronologiquement parlant de s'y retrouver. En tout cas, dans les premières fois que je l'ai vue, moi, je me repérais à la chronologie grâce aux couleurs de cheveux de Clémentine, parce qu'elle change énormément de couleurs de cheveux. Donc, du coup, ça m'aidait à me repérer où on en était, à quel moment, dans quelle vie, enfin, à quel moment de sa vie. Et surtout aussi, c'est pour moi un des seuls films de Jim Carrey où il est dans un rôle dramatique et qui ne fait pas de la comédie. Et je sais qu'il en a fait d'autres, mais moi, c'est le seul film de Jim Carrey où je le vois en drama, quoi.

  • Speaker #0

    Moi, à cette époque-là, il avait fait peut-être... S'il y avait eu le Truman Show, peut-être dans la... Ah oui, c'est vrai. C'était un peu... Super face, non ?

  • Speaker #1

    Ouais, Truman Show est génial. Pour moi, Jim Carrey, ça aïsse Ventura.

  • Speaker #0

    Pour moi, Jim Carrey, c'est The Mask.

  • Speaker #1

    Ouais, The Mask aussi, qui est génial aussi. Mais bon, voilà, c'est un comique, quoi. Et c'est vrai que, en fait, quand j'ai vu ce film, j'en avais entendu parler à l'époque sur Skyblog. Et quand je l'avais vu, j'étais en mode... Waouh ! Et en fait, il y a eu toute une réflexion où je me suis dit, mais toi, Pauline... en tant qu'adolescent, écorché, torturé et tout, qu'est-ce que ça te ferait ? Est-ce que tu serais OK de t'enlever des souvenirs d'une personne ? Qu'est-ce que ça engendre ? Parce qu'en fait, c'est ça qui fait réfléchir. C'est que tu dis...

  • Speaker #0

    C'est ça le sujet du film.

  • Speaker #1

    Ton souvenir, il te fait ce que tu es toi aujourd'hui. Donc si tu l'enlèves, qu'est-ce qui se passe ? Et est-ce que c'est une bonne idée de l'enlever ? Parce que du coup, tu retires une part de toi-même. Voilà, il y a tout ce fond, en fait. Tout ce questionnement qui se passe à la fin du film. Et puis, évidemment, je ne parle pas de l'esthétique du film qui est trop belle. La mise en scène est magnifique. Kate Winslet et Jim Carrey, ils sont incroyables. Les deux sont géniaux. Ils sont vraiment géniaux. Et puis, leur personnage aussi. Les personnages sont géniaux. Parce que Jim Carrey, enfin Joël, est vraiment un personnage très discret, très renfermé sur lui. Il se fait tout petit. Il parle... Pas fort, il est très discret. Alors que Ken Winslet, c'est dans son rôle de Clémentine, elle est excentrique comme pas possible. Elle change de couleur de cheveux. Et je ne vous parle pas d'un brun à un blond, je vous parle d'un orange à un rose à un bleu. Ça se passe beaucoup aussi dans un décor qui est marin et gelé. Donc ça se passe beaucoup dans des décors hivernaux. Il y a une très belle scène qui est très connue où ils vont sur un lac gelé et ils s'allongent sur ce lac. Et la scène sur la plage où ils sont dans l'eau et tout. Bref, il se passe plein de trucs. C'est un film assez loufoque, entre guillemets, parce que Michel Gondry aussi est très connu pour ça. À un moment, il y a une scène où il y a un lit au milieu de la mer, on ne comprend rien à ce qui se passe. Il y a plein de moments où on se dit, ce n'est pas possible ce qui se passe, tu vois. Donc voilà, pour tout ça, Eternal Sunshine, c'est vraiment un film qui est très, très, très profond dans mon cœur et qui même encore aujourd'hui, me fait poser plein de questions, plein de réflexions et qui me touche en fait. Et les musiques. Encore une fois.

  • Speaker #0

    C'est qui qui a fait la musique ?

  • Speaker #1

    Justement, j'allais regarder parce que je t'avoue que je ne sais plus. Mais musique incroyable, John Brion. En tout cas, le thème musical, c'est John Brion. Je ne connaissais pas, je vous avoue.

  • Speaker #0

    Je ne me rappelle plus de la musique, je ne m'en ai pas marqué dans celui-là.

  • Speaker #1

    Le thème principal, moi, m'avait beaucoup marqué. Je me demande aussi s'il n'y a pas

  • Speaker #0

    Beck. Ah si, si, si. Ça, c'est l'artiste. Oui, c'est des morceaux artistes.

  • Speaker #1

    et il y a des morceaux c'est vrai c'est vrai oui c'est véritablement le thème musical qui revient souvent ça c'est John Briar c'est un componditeur sur la musique du film c'est ça donc ouais franchement je pense qu'il y en a beaucoup d'entre vous qui connaissent ce film mais si vous ne l'avez pas vu moi je ne suis pas sûr c'est un film qui est connu je ne suis pas sûr qu'il y ait beaucoup de gens qui l'aient vu tu crois c'est

  • Speaker #0

    un film qui est quand même c'est pas comme Lost Highway c'est beaucoup plus facile d'accès mais c'est aussi il y a un côté loufoque enfin il y a un côté qui est quand même un peu en décalage ah oui carrément qui peut rebuter des gens aussi. Il y a une part, dans le cinéma de Michel Gondry, il y a une part d'absurde, de choses complètement...

  • Speaker #1

    Mais lui, c'est très significatif de son série.

  • Speaker #0

    Oui,

  • Speaker #1

    oui.

  • Speaker #0

    Ça peut rebuter des gens.

  • Speaker #1

    C'est vrai. Mais si vous avez l'occasion, honnêtement, allez-y. Il fait poser plein de questions.

  • Speaker #0

    Voilà, c'est mon dernier film. J'hésite entre deux films. Je voulais vous parler, mais je crois que je vais quand même prendre le film d'animation. Parce que moi aussi, je voulais faire un film d'animation quand même. Parce que pour moi, ce n'est pas des dessins animés, c'est vraiment du vrai cinéma. Des films d'animation qui méritent d'être vus autant que des films de fiction traditionnels. Et donc moi, je voulais vous parler d'un film d'animation japonais. qui s'appelle Les Enfants Loups. Je ne sais pas si tu le connais, Pauline. Non, je ne connais pas.

  • Speaker #1

    Tu ne connais pas ? Pire surtout, je ne pensais pas du tout que tu allais parler de ça.

  • Speaker #0

    Ah ouais ?

  • Speaker #1

    Je pensais que tu allais parler de Wally.

  • Speaker #0

    Ah bah ouais, bah non. Bah oui, pour le coup, Wally c'est aussi un super film, mais franchement, il faudrait que tu le regardes, je peux le conseiller. Donc je vous fais un petit résumé du film, je vais lire ma petite fiche pour le résumer. Un des personnages principaux, c'est Anna, qui en fait, le film commence comme ça. C'est une jeune étudiante et elle tombe d'un homme mystérieux. qui s'avère être un homme, mais aussi un loup. Il se transforme. C'est le dernier des descendants d'une espèce ancienne. Elle tombe amoureuse de ce type. Et ensemble, ils ont des enfants. Un garçon et une fille qui s'appellent Ame et Yuki. À un moment, le papa meurt. Et du coup, cette jeune fille, cette maman, elle se retrouve toute seule avec ses deux enfants qui sont eux aussi enfants loups. en faux loups évidemment et elle se retrouve toute seule à devoir les élever ils vivent en ville et évidemment quand ils sont bébés ils n'arrivent pas ils se transforment une fois de temps en temps ils sont humains et puis une fois de temps en temps ils sont loups mais ils ne maîtrisent pas encore leur transformation donc ça pose forcément dans le monde dans lequel on vit ça pose des problèmes et donc elle décide de partir à la campagne de s'éloigner avec ses enfants pour être un peu plus caché et pouvoir les élever euh

  • Speaker #1

    En sécurité.

  • Speaker #0

    En sécurité, quoi. Donc, elle décide de partir à la campagne, loin des regards. Et du coup, le film commence à ce moment-là. Et tu suis l'histoire de cette famille, avec cette maman qui élève ses deux enfants. Tu suis l'histoire de comment elle les élève, de qu'est-ce qu'elle leur apprend. Et puis, tu suis évidemment les deux enfants. Leur évolution. Leur évolution et ils grandissent. Et évidemment, il y en a une qui se rapproche plus du monde des humains. Et le garçon, lui... Il a envie de vivre sa vie naturelle en fait et plus sauvage. Et il se sent mieux dans le monde des loups, dans la nature en loup. Ce que j'ai bien aimé dans ce film, c'est que tu regardes un film d'animation, mais dans la narration, tu as l'impression de regarder un film de fiction. Tout est ultra réaliste dans le déroulé de la vie. C'est le déroulé de la vie de Monsieur et Madame Tout-le-Monde, sauf que c'est l'histoire d'une femme, une veuve, qui se retrouve avec deux enfants sur les bras et qui doit les élever. Et elle fait tout pour les élever correctement et du mieux qu'elle peut. Il y a ce thème de la maman qui se dévoue corps et âme pour élever ses enfants et qui essaie de les élever le mieux possible en les laissant libres de leur choix. Ça, c'est un thème qui est hyper développé dans le film. Évidemment, c'est un film d'animation japonais où, comme d'habitude, la nature est ultra bien représentée, hyper belle. C'est très beau, c'est très onirique, c'est très poétique. C'est très contemplatif aussi. Comme des périodes de vie. Tu vois les saisons dans le film qui passent, les enfants qui grandissent, qui changent, qui évoluent, dans leurs interactions, dans les dialogues. Aussi, tu les vois évoluer, l'adolescence, les prises de position, les refus et tout ça. Tu suis la vie d'une famille, en fait, banale. Sauf qu'effectivement, ils sont capables de se transformer. Et au fur et à mesure des années, il y en a qui font leur choix. J'ai trouvé ça hyper beau. Ça m'a vraiment... En plus, c'est un film qui est long. Je crois que c'est un film qui doit durer plus de deux heures, je crois.

  • Speaker #1

    Ah oui ?

  • Speaker #0

    Ok. Ce qui est quand même assez rare pour un film d'animation. Le réalisateur, il prend vraiment le temps de se poser, de regarder cette famille, de mettre en scène ses enfants, cette mère qui travaille, qui travaille dans les champs, qui se fait accepter par la communauté de la campagne, au fur et à mesure, pour se faire intégrer. éduquer ses enfants, tout simplement. C'est très, très beau. J'ai vraiment adoré ce film. Je vous conseille à tous de regarder ce film, Les Enfants-Loups.

  • Speaker #1

    C'est réalisé par qui ?

  • Speaker #0

    Oui, c'est ça. Je n'ai pas dit le nom du réalisateur. Il n'est pas très connu. Mamoru Osada.

  • Speaker #1

    Osada. OK.

  • Speaker #0

    Exactement. Mamoru Osada. Et il était... C'est un film... Il est de quelle année, ce film ? 2012. C'est un film un peu plus récent que d'habitude. Et j'avais vu aussi Le Garçon et la Bête, de lui après du coup parce que beaucoup aimé ce film Alors, ce n'est pas du tout la même histoire, mais c'est un très bon film aussi. Oui, il y a tous les thèmes qui sont souvent repris dans le cinéma, l'animation japonais, la nature, la place à la différence, l'acceptation de la différence et surtout l'acceptation de qui on est et des choix qu'on va faire. Donc, la petite fille, elle, elle décide de vivre plutôt du côté humain et le garçon, lui, il décide d'assumer son côté sauvage et de vivre dans la nature. C'est très beau. Et t'as la maman au milieu qui, elle, elle aime les deux et les laisse faire leur choix. Alors évidemment, dans le film, il y a des moments où ça se frotte un petit peu. Mais au final, chacun...

  • Speaker #1

    Elle les laisse vivre leur vie.

  • Speaker #0

    Exactement. C'est un film sur la liberté, sur la différence, le fait de faire des choix. C'est très beau, c'est très mélancolique, c'est très poétique. Je me rappelle, j'avais été le voir... En fait, la plupart du temps, les films dont j'ai parlé là, c'est des films où je suis allé voir, où je m'attends des... pas forcément à voir ce que j'allais voir. Et d'un seul coup, tu te prends le truc dans la figure et tu te dis, ah mince, c'était vraiment bien en fait. Et bien là, c'est le cas. Voilà pour ma petite sélection.

  • Speaker #1

    Trop bien, merci d'avoir parlé de ce film parce que lui, il me tente bien.

  • Speaker #0

    Regarde-le, vraiment, tu vas avoir l'impression de voir un film d'auteur de fiction normal en fait, mais sauf que c'est de l'animé quoi.

  • Speaker #1

    Bon, on va passer au dernier. Alors, j'étais obligée. Non, personne m'obligeait. Mais je me suis sentie obligée. de mettre un film de Tim Burton parce que Tim Burton, ma vie, mon sang. Bon, moins maintenant, mais effectivement, j'ai beaucoup grandi avec Tim Burton, son univers, etc. Il y a un de ses films qui m'a beaucoup marquée à l'adolescence et j'ai l'impression que ce n'est pas un de ses films les plus connus. J'avais envie de parler de Big Fish qui est sorti en 2003. Dans les acteurs principaux, vous avez Ewan McGregor. Vous avez Elena Boham Carter, c'est les deux grosses têtes d'affiches, on va dire, sur ce film-là. Pour vous faire un résumé, on suit un fils qui va voir son père, qui est mourant. Et ce papa a toujours raconté sa vie avec des récits vraiment farfelus. Il racontait toujours des histoires qui avaient ni queue ni tête, des choses qui étaient impensables, impossibles. Et donc, en reconstruisant ces histoires ensemble, le fils découvre une certaine vérité qui est plus profonde. sur son père que ce qu'il pouvait imaginer. Et en gros, il y a vraiment cette histoire de relation entre le fils et le père où ils ne sont pas d'accord, où ils ne se comprennent pas. Ils sont dans deux mondes différents. Il y a le père qui est très dans l'imaginaire, dans des récits fantasques. Et le fils qui est terre à terre. D'ailleurs, la femme du fils dans le film, c'est Marion Cotillard. C'est un de ses premiers films américains dans lesquels elle a joué. Et en fait, quand le père devient mourant, le fils arrive à comprendre plus de choses. C'est un film qui m'a beaucoup touchée tout de suite. J'ai... Adorez ce film. En gros, 95% du film, on suit la jeunesse du père qui raconte comment il a rencontré sa femme.

  • Speaker #0

    Donc la mère, voilà.

  • Speaker #1

    Donc 95% du film, c'est ça. Et donc il raconte avec toutes ces histoires fantasques où franchement, il a vécu des choses qui n'existent peut-être pas. où il a vécu dans un cirque, il s'est fait recruter dans un cirque, et puis il a rencontré sa femme, qui était déjà promise à quelqu'un, et pour la récupérer, il a dû faire des choses folles. Il y a tout un truc très épique, beaucoup d'aventures, un imaginaire très très très fort. Et puis on retrouve le style visuel très typique aussi de Tim Burton, où il y a un petit peu, de très loin, des choses qui font peur, mais peur pour les enfants, donc ça reste très soft. Mais il y a aussi des images très... Flashy, finalement, je vois encore cette image où il est dans un champ de jonquilles. Tout est très jaune, tout est très beau. Enfin voilà, il se passe énormément de choses. Comme d'habitude aussi dans les films de Tim Burton, on retrouve plein de personnages très atypiques. On va retrouver un géant, on va retrouver une femme à barbe, on va retrouver un nain. Enfin bon voilà, il y a plein de trucs, comme d'habitude avec Tim Burton. Surtout, ce que je trouve très beau, c'est ce qui se dit à la fin du film. Où en fait, oui, ce père, il a raconté son histoire. En rajoutant plein de petites étincelles et plein de petites paillettes et plein de petits trucs farfelus. Mais au fond, l'histoire, elle est vraie. Parce que c'est son histoire. Et en fait, ce père, le film s'appelle Big Fish, parce que ce papa demandait tout le temps à être dans l'eau. Il avait tout le temps besoin d'être dans l'eau, d'être dans sa baignoire, d'aller nager. Jusqu'à la fin de sa vie, il a toujours eu besoin d'être dans l'eau. Et à la fin de l'histoire, on comprend pourquoi. Le pourquoi du comment. Mais ouais, c'est un film qui est très touchant. Sur les relations familiales, sur le fait que... J'ai envie de pleurer. Sur le fait qu'on ne se comprend pas toujours, je fais vraiment pleurer.

  • Speaker #0

    C'est l'adolescence qui remonte.

  • Speaker #1

    Mais oui, clairement, de toute façon, c'est un film que j'ai vu à l'adolescence, mais qui est aussi très parlant à l'âge adulte. Parce que dans le film, ils sont adultes, tu vois, les deux. Ils ont fait leur vie, lui, il est marié, il attend un enfant, il attend son premier enfant, d'ailleurs, quand son père est en train de mourir. Donc ouais, je trouve que c'est hyper touchant. Enfin, sous des aires d'histoire un peu farfelues, tu vois, il y a un vrai fond d'émotion et... Et de tendresse et d'amour, quoi. J'arrête de pleurer, puis je reviens. Donc voilà, Big Fish, si vous l'avez jamais vu, je ne peux que vous conseiller. alors ouais bon il date un peu donc il y a des des Des effets spéciaux aujourd'hui, c'est un peu border.

  • Speaker #0

    Ah oui, il y a des effets spéciaux numériques quand même là-dedans.

  • Speaker #1

    Un petit peu, bah oui, il y en avait quand même beaucoup. Même si pour l'époque c'était incroyable. Bon bah c'est un film aussi, ou bon bah c'est pas un film d'aujourd'hui, donc ça manque de diversité dans les personnages, il y a de la grossophobie, enfin bon voilà. C'est pas un film que je vous conseillerais sur la tolérance ou des choses comme ça, quoique c'est quand même un des messages du film aussi. Mais bon, pas avec nos regards d'aujourd'hui, mais bon voilà, c'est vraiment un film qui m'a beaucoup touchée, comme vous pouvez l'entendre, et que je ne peux que vous conseiller. Et du coup, pour finir l'épisode, bon, on a dit qu'on avait sélectionné cinq films, on va pas faire un point comme on l'a fait là sur d'autres films, mais on voulait vous dire un peu pêle-mêle d'autres films qui vraiment nous tiennent à cœur, et là, bon, c'est ceux qui nous viennent maintenant, il y en a sûrement d'autres. Qu'est-ce que tu dirais ? Quel film tu voudrais au moins énoncer ?

  • Speaker #0

    Moi, il y a... Il y a au moins un film dont on n'a pas parlé, mais dont il aurait fallu parler, c'est Blade Runner. Parce que c'est le premier, bien sûr, le film de Ridley Scott, en 82, 83, je crois, cap peut-être.

  • Speaker #1

    Année 80.

  • Speaker #0

    Année 80, début des années 80. Mais parce que c'est le film de science-fiction, c'est une sorte de polar noir de science-fiction qui a conditionné tous les autres films de science-fiction qui ont été après. C'est un film, il faut avoir vu Blade Runner pour comprendre un peu.

  • Speaker #1

    Si vous aimez la science-fiction.

  • Speaker #0

    Oui, si vous aimez la science-fiction, bien sûr. Mais ce n'est pas un film que de science-fiction. Non, c'est vrai. C'est un contexte de science-fiction, mais c'est un film qui parle d'autre chose. C'est un film qui parle de la condition humaine.

  • Speaker #1

    Après, comme souvent, il y a souvent des sujets sous-jacents, mais il faut aimer le genre de la science-fiction.

  • Speaker #0

    C'est issu d'un roman de Philippe Cadic, je crois, un grand auteur de science-fiction. qui pose vraiment plein de questions et la mise en scène est vraiment incroyable. La musique est datée, évidemment, mais ça participe de l'ambiance du film. Il y a ce film-là. Il y a un autre film aussi de Christopher Nolan qui s'appelle Mémento. C'est un film qui n'est pas forcément très connu.

  • Speaker #1

    Il était dans ma liste. C'est un de ses premiers, en plus.

  • Speaker #0

    Ça fait partie des premiers. Ce n'est pas son premier, mais c'est un film pareil qui, dans la forme et sur le fond, est vraiment... Regardez ce film.

  • Speaker #1

    Moi, je me souviens que j'étais allée le voir. Il l'avait rediffusé au cinéma et j'étais allée le voir. Je ne l'avais jamais vu. Il m'a chopé.

  • Speaker #0

    C'est un film qui chope parce qu'il est différent des autres dans la construction. C'est toujours pareil. Ce n'est pas un film qui est construit comme un film classique. Et du coup, la forme du film vraiment tire le... Mais le spectateur vraiment dans le même état que le protagoniste de l'histoire. C'est-à-dire qu'on est complètement perdu comme lui. L'histoire, c'est quelqu'un qui a une perte de mémoire courte, à court terme.

  • Speaker #1

    À court terme, oui.

  • Speaker #0

    Et qui du coup note tout, fait des polaroïds pour se souvenir des choses qu'il vient de faire. C'est compliqué.

  • Speaker #1

    Chaque jour, il revient une nouvelle journée.

  • Speaker #0

    Voilà, exactement.

  • Speaker #1

    Et pêle-mêle comme ça, sans faire forcément de résumé. Est-ce que tu veux citer d'autres films ?

  • Speaker #0

    Le Voyage du Chihiro, un film sur lequel j'ai travaillé qui s'appelle La Tortue Rouge aussi, très très beau, un film d'animation, c'est un film d'animation. Le Soldat Ryan, mais on en a parlé, c'est vraiment aussi... Ah si, en science-fiction, il y a eu Blade Runner, et après, l'autre film Game Changer, c'est Matrix.

  • Speaker #1

    Mais il y a déjà un épisode sur le podcast qui parle de Matrix, donc vous pouvez aller l'écouter.

  • Speaker #0

    Mais ouais, en science-fiction, il y a eu Matrix, ça a quand même... Ça a changé quelque chose.

  • Speaker #1

    Effectivement, il y a déjà un épisode où on en parle longuement, un épisode avec Maël qui est sorti au début de la saison 2, si je ne vous dis pas de bêtises. Si ça vous intéresse d'avoir une analyse MDR, notre avis un peu plus poussé sur le film, n'hésitez pas à aller l'écouter.

  • Speaker #0

    Donc voilà, qu'est-ce que j'ai d'autre ?

  • Speaker #1

    On a mentionné vite fait Wally tout à l'heure.

  • Speaker #0

    Wally aussi, c'est vraiment un film Forrest Gump,

  • Speaker #1

    Gladiator.

  • Speaker #0

    Gladiator, voilà. Mon film chouchou, mon plaisir coupable, mais que j'aimerais jusqu'à la fin de ma vie, c'est Top Gun. Parce que Top Gun, c'est le symbole des années 80, dans tout ce qui a de bien et dans tout ce qui a de mal. Mais c'est le symbole du patriarcat, c'est le symbole... C'est des bonhommes, la vie de la vie. C'est le symbole, tu vois, un bonhomme, ça pleure pas, ça n'a pas de sentiments, ça passe au-dessus de tout ça. Mais putain, c'est trop bien. Mais le film, il est trop fun. J'adore ce film, c'est un de mes films préférés Malgré tous ces défauts, ça reste pour moi un film qui a aussi changé les choses dans l'histoire du cinéma d'action, du blockbuster. Les plans dans les avions, tous les combats aériens, toutes les prises d'avion, c'est des plans qui sont au niveau cinéma. C'est incroyable, c'est fait sans effets spéciaux. C'est un de mes films que j'adore. C'est mon petit bonbon.

  • Speaker #1

    C'est ton guilty pleasure.

  • Speaker #0

    Franchement, je peux le regarder sans problème. J'adore les musiques, c'est incroyable. C'est le symbole d'une époque.

  • Speaker #1

    Ok, je comprends. Alors effectivement, on n'a vraiment pas du tout parlé de films français. Donc moi, je me rattrape juste rapidement là-dessus. Un de mes films préférés aussi en français, ça s'appelle Le premier jour du reste de ta vie, qui est un film qui m'a bousculé. Enfin vraiment, je l'ai adoré, mais je ne vais pas trop en parler parce que je vais rechialer.

  • Speaker #0

    De toute façon, tous ces films-là, Le premier jour du reste de ta vie, c'est un super film, c'est vrai. Mais les thèmes qui sont abordés, c'est des thèmes... C'est à peu près les mêmes thèmes qui sont abordés dans la liste des films dont on en a parlé.

  • Speaker #1

    Oui, carrément. De toute façon, tout se retrouve toujours.

  • Speaker #0

    C'est un super film,

  • Speaker #1

    c'est vrai. Un très bon film français qui, je trouve, est sous-coté. Donc, allez-y. Il y a la cité de la peur. Parce que c'est vrai que quand on en a parlé en off avec mon frère, on s'est dit « Purée, on n'a mis que des films qui ne sont pas drôles. Il n'y a aucune comédie. On a mis de la science-fiction, on a mis un peu de l'horreur, on a mis du film... » plus traditionnelle et tout, enfin bref. Et alors que pourtant, La Cité de la Peur, vraiment...

  • Speaker #0

    C'est marrant parce que non plus, c'est pas du tout ta génération.

  • Speaker #1

    Pas du tout, mais qu'est-ce que je l'adore. C'est carrément ta génération. Mais pourtant, je suis pas très film de comédie aussi. C'est pour ça que moi, personnellement, j'en ai pas beaucoup. Mais alors La Cité de la Peur, c'est ma petite pépipe. Si tu vas pas très bien, soit tu le regardes en entier, soit tu vas sur YouTube prendre juste des extraits, tu te fends une petite poire et puis ça va mieux. Et puis après, effectivement, Moulin Rouge, j'en ai parlé tout à l'heure. Roméo plus Juliette, avec Leonardo DiCaprio.

  • Speaker #0

    Très bon film.

  • Speaker #1

    Incroyable.

  • Speaker #0

    Si on veut aller là-dedans, Titanic. Titanic,

  • Speaker #1

    c'est un très bon film, bien sûr.

  • Speaker #0

    Super film. Abyss.

  • Speaker #1

    Je ne connais pas.

  • Speaker #0

    Tu ne connais pas Abyss ?

  • Speaker #1

    Non, ça ne me dit rien.

  • Speaker #0

    C'est de Cameron aussi.

  • Speaker #1

    OK.

  • Speaker #0

    Très bon film.

  • Speaker #1

    Et puis, évidemment, L'étrange nouvelle de Mr. Jack. Je ne peux pas ne pas le mentionner, parce que c'est pareil. Je pense que ça fait partie des top films que j'ai vus le... plus de fois dans ma vie. Je le connais par cœur. Bon, voilà, il y en a encore plein d'autres auxquels là, on ne pense pas tout de suite. Mais n'hésitez pas, vraiment, on est curieux. Alors, vous n'êtes pas obligés de nous faire une critique cinématographique pour chaque film. Mais voilà, si vous avez envie de nous lister des films, vous, qui vous ont plu, allez-y. Si vous voulez aller un petit peu plus dans le détail, vous pouvez en m'envoyant un DM. ça sera vraiment avec plaisir Si vous êtes d'accord ou pas avec des films que nous on a cités, allez-y aussi, ça sera super d'avoir votre tour là-dessus. Et puis on vous laisse, on vous souhaite une bonne journée.

  • Speaker #0

    Allez, à bientôt !

  • Speaker #1

    Salut ! Merci d'avoir partagé ce moment avec nous. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à en parler autour de vous et sur les réseaux sociaux. Et pour rappel, le podcast à nous deux, c'est un mardi sur deux.

Description

C’est l’automne, c’est l’heure des moments cocooning, des longues soirées alors avec mon frère on an voulu vous faire un top 5 de nos films préfères 🍁


Vous pourriez mettre quoi vous ?


On parle de films qui nous touchent, que l’on trouve beau, qui nous font réfléchir, rire, pleurer et j’en passe 🍿🎬

Voici la liste des films mentionnés dans cet épisode (si tu ne veux pas être spoil, ne vas pas plus loin 😌)


- La ligne rouge de Terrence Malik

- La vie rêvée de Walter Mitty - de Ben Stiller

- Requiem for a dream - de Darren Aronofsky

- Le château ambulant - de Hayao Miyazaki

- Dracula de - de Francis Ford Coppola

- Lalaland - de Damien Chazelle

- Lost higway- de David Lynch

- Éternal sunshine - de Michel Gondry

- Les enfants loups - de Mamoru Osada

- Big fish - de Tim Burton



J’espère que ça vous donnera envie de (re)découvrir ces petits chefs d’œuvres ✨


Un mardi sur deux, on aborde un sujet chill qui te parlera forcément

Pauline ✨


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Salut ! Bienvenue sur le podcast de Anno2 !

  • Speaker #1

    Est-ce que si je vous le demande, vous sauriez me donner une liste de vos films préférés ? Ceux qui vous ont fait rire, ceux qui vous ont fait réfléchir, pleurer ? C'est l'exercice que j'ai proposé de faire avec mon frère. On a sélectionné chacun 5 films que l'on aime. On vous en fait un petit speech et pourquoi il est dans notre sélection. Ça a été très dur de n'en sélectionner que 5 et c'est vraiment exhaustif. Car au final, on en adore chacun des dizaines. Alors c'est parti, on y va avec Seb. Salut à tous ! Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast. Je suis très contente de vous retrouver aujourd'hui. Exceptionnellement, on enregistre en Belgique. On est à Bruxelles, dans les studios de mon frère. Merci Sébastien d'être là.

  • Speaker #0

    De rien Pauline !

  • Speaker #1

    Bon, effectivement, l'exercice n'est pas simple. L'exercice n'est pas facile. Aujourd'hui, j'ai proposé à mon frère de faire un épisode sur le cinéma et sur les films. que l'on aime et qu'on préfère chacun de notre côté. Alors bien sûr, on en a sélectionné 5 parce que sinon, l'épisode aurait duré 10 000 ans, étant donné qu'il y a des dizaines et des dizaines de films qu'on adore. Là déjà, du coup, on va vous en présenter 10 différents. Et Seb, c'est toi qui commences.

  • Speaker #0

    C'est moi qui commence ! Alors, on va commencer par un film que j'aime beaucoup qui s'appelle La Ligne Rouge, qui est un film de Terence Malick. qui a été fait en 1998. C'est un film de guerre.

  • Speaker #1

    Alors moi, je ne connais pas du tout.

  • Speaker #0

    Tu n'as jamais vu La Ligne Rouge ?

  • Speaker #1

    Non.

  • Speaker #0

    Il faudrait que tu vois La Ligne Rouge. Il est sorti la même année ou un an après que Le Soldat Ariane, par exemple. Ah, ok. C'est à peu près la même... Je ne sais pas si c'est la même année ou... Mais c'est vraiment pas loin.

  • Speaker #1

    Ok.

  • Speaker #0

    Et alors là, pour le coup, Le Soldat Ariane, c'est un super film aussi. Mais La Ligne Rouge, c'est un film de guerre qui se passe pendant la Seconde Guerre mondiale, mais qui est à l'opposé du Soldat Ariane. Et pourtant, c'est un film incroyable.

  • Speaker #1

    Et à l'opposé, dans quel sens ?

  • Speaker #0

    À l'opposé, parce que le Soldarian, c'est un film à une sorte d'héroïsme, en fait, et promeut, tu vois, il y a un truc de... On glorifie un peu la guerre et on... Dans La Ligne Rouge, c'est en fait complètement l'inverse. La guerre, c'est le sujet de fond, mais en fait, c'est pas le sujet principal. Et le sujet principal, c'est la place de l'homme dans la nature. Et est-ce que la guerre, c'est quelque chose de naturel ? Et en fait, les comédiens, il y a Georges Clooney, Adrian Brody, Sean Penn, il y a vraiment un casting énorme. Et tu suis un peu les pensées et les interrogations de ces soldats qui avancent pour continuer à aller vers leur objectif. Mais c'est une galerie de personnages où tu es plus dans les doutes. Des mecs qui se demandent qu'est-ce qu'ils foutent là, pourquoi ils sont là, il y en a qui sont complètement des fous un peu patriotiques, qui sont des vates en guerre, mais il y en a plein d'autres qui sont là, tu ne sais pas pourquoi, et ils se posent des questions philosophiques sur qu'est-ce qu'ils font là et pourquoi ils le font. Et tout ça, c'est dans un écrin de nature complètement incroyable, hyper valorisé. On entend vraiment le vent, il y a un vrai contraste, et en plus la mise en scène Puis vachement sur ce truc-là, c'est vraiment, c'est très beau. L'image est magnifique, la nature est vraiment mise en valeur. Et t'as ces soldats au milieu qui ont une mission, quoi, et qui essayent d'avancer vers leur truc. Ils comprennent pas vraiment ce qu'ils font là.

  • Speaker #1

    Mais il me semble que Terrence Mannix, c'est justement un réalisateur qui joue beaucoup sur tout ce qui est son environnement et tout ça, non ? C'est un autre film où c'est un peu contemplatif.

  • Speaker #0

    Oui, c'est des films très lents. C'est un film, exactement, c'est un film contemplatif qui... qui met l'accent sur la nature comme il l'a fait dans d'autres films. Le Nouveau Monde, par exemple, c'est un film de Terence Malick aussi, où ça joue vachement là-dessus. C'est très mis en contraste et c'est très beau. Les plans, c'est comme des peintures vivantes presque, dans la mise en scène. Donc voilà, ça c'est un film que j'adore. Qu'est-ce qui me plaît aussi dans ce film ? Ouais, c'est ça, c'est le fait qu'en fait, ils ont un but commun, c'était de conquérir cette colline-là. Mais les mecs sont complètement là, ils sont vraiment complètement perdus, ils sont complètement désorientés, ils sont au milieu de la nature et c'est très beau, tout est magnifique et eux ils doivent se tuer en fait. Et donc il y a une sorte d'allégorie comme ça sur cette histoire.

  • Speaker #1

    Il y a vraiment un parallèle entre la nature qui est paisible et des bonhommes qui sont là, ils savent pas trop pourquoi mais ils sont là parce qu'il faut et ils doivent tuer et atteindre un objectif vraiment particulier.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Ok, je comprends. Pourquoi est-ce que c'est un film dont tu avais envie de parler ? Pourquoi tu l'as mis dans ta sélection du jour ?

  • Speaker #0

    Justement parce que je m'en rappelle, quand il est sorti, j'avais été le voir au cinéma et j'avais été aussi voir Le Soldat Ryan. Tu ne connaissais pas ce réalisateur Terence Malick à l'époque ? Quand j'avais été voir Le Soldat Ryan, j'avais trouvé ça incroyable parce que la scène d'ouverture, c'est vraiment un morceau de bravoure du cinéma. Elle commençait à filmer et la mise en scène de Steven Spielberg, elle est incroyable aussi. Et là, tu as un film qui parle aussi de la Seconde Guerre mondiale, Un autre pan, quoi. Mais qui est traité complètement différemment. qui est vraiment traité presque comme une sorte de métaphore intérieure sur la condition humaine, l'état de l'homme dans la nature. Et nous, on est là et on se tape dessus, on se tue. Alors qu'au milieu, on fait ça dans un truc de toute beauté. Et on l'abîme en plus. Il y a toute cette mise en perspective qui est vraiment hyper intéressante. En plus, c'est un film qui est lent. Donc on prend le temps. Contrairement par exemple au Soldat Ryan où les choses, ça va vite. C'est bien parce que c'est une autre manière de voir un peu le cinéma, le film de genre de guerre. C'est vraiment une autre manière d'appréhender les choses. C'est un film qui fait vachement réfléchir. C'est un film sur la condition humaine, en fait. C'est un film qui se regarde, il faut prendre le temps de le regarder, voire même il faut peut-être le regarder plusieurs fois. C'est un film qui est une sorte de méditation sur la vie. J'ai découvert Thérèse Malick, c'est un réalisateur que j'ai suivi après. Parce qu'il fait des choses vraiment... Il a un point de vue différent, en fait. Qui va souvent à contre-courant de ce qu'on fait, de ce qu'on voit au cinéma régulièrement. C'est un film d'auteur, en fait. C'est pas un film de studio, c'est pas un blockbuster. Comme peut l'être, entre guillemets. Soldarien, c'est pas un blockbuster, mais c'est quand même un gros film. C'est une grosse production. Alors là aussi, c'est une grosse production. Oui,

  • Speaker #1

    mais qui était peut-être moins attendue qu'un Spielberg aussi.

  • Speaker #0

    Oui, c'est sûr. Mais du coup, c'est une autre proposition. sur un cinéma. Mais qui est tout autant incroyable. Parce que c'est un gars qui filme hyper bien. Les cadres sont magnifiques. La musique est incroyable. Je crois que c'est Hans Zimmer qui a fait la musique. Ou il a mêlé aussi. Il a pris des chants mélanésiens de cette région-là. Qui est vraiment en parfaite osmose avec tous les sons et ce qui se passe à l'image. C'est vraiment... C'est comme une sorte de... Oui, c'est ça, c'est une peinture. Mais ça, en plus, sur les autres films, il y a aussi... Je crois que j'aime beaucoup ce genre de choses où tu as des...

  • Speaker #1

    Ça fait des fresques.

  • Speaker #0

    Ouais, ça fait des fresques un peu comme ça. J'aime bien.

  • Speaker #1

    Ok, donc La Ligne Rouge.

  • Speaker #0

    La Ligne Rouge de Terrence Malick dans les années 98.

  • Speaker #1

    Ok, on passe à moi.

  • Speaker #0

    Oui. C'est quoi ton premier film ?

  • Speaker #1

    Bon, il n'y a pas d'ordre de préférence. C'est pas parce que je l'ai mis en premier que c'est mon préféré ever. Oui, mais non plus,

  • Speaker #0

    il n'y a pas d'ordre de préférence.

  • Speaker #1

    C'est juste qu'il fallait en mettre un premier et un dernier. Moi, j'ai mis La Vie Révée de Walter Mitty. Donc, le titre original avec mon accent anglais, c'est The Secret Life of Walter Mitty. Il est sorti en 2013 et il a été réalisé par Ben Stiller, joué principalement, enfin l'acteur principal est Ben Stiller.

  • Speaker #0

    Stiller.

  • Speaker #1

    Et il y a aussi Sean Penn qui a un petit rôle à un moment. Ah il y a Sean Penn aussi ? Ouais, il a un petit rôle dans le film.

  • Speaker #0

    J'en ai entendu parler de ce film mais je ne l'ai pas vu.

  • Speaker #1

    Ok. Donc pour vous faire le petit speech, donc Walter Mitty, le personnage principal, c'est un employé très discret, très introverti même. Il travaille dans un magazine au service photographie, un magazine qui s'appelle Life, donc aux Etats-Unis. Et il a une vie vraiment très plan-plan, un peu terne, un peu triste. Il est toujours un peu habillé pareil et tout et tout. Et donc, il travaille au service des négatifs photos dans cette entreprise. Et en fait, il y a un des négatifs très important qui disparaît pendant que sa société Life... est en train d'avoir un gros mouvement social avec changement de direction, etc. Et donc, en fait, à partir de ce moment-là, il y a un petit truc qui se passe dans sa tête et il part dans une aventure pour retrouver ce négatif. Donc, le négatif, en fait, il veut retrouver ce négatif, voire retrouver le photographe qui a fait ce négatif.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Enfin, qui a fait cette photo, quoi. Donc, voilà. Voilà le speech. En fait, c'est vraiment un film très d'aventure, mais d'aventure douce. et très onirique. Principalement, c'est pour ça que je l'aime. D'une part et d'une grosse part, parce qu'il y a une grosse partie du film qui se passe en Islande et j'ai une grosse passion pour l'Islande. Donc, il y a une grosse partie du film qui se passe en Islande et j'adore l'Islande. C'est mon goal de vie de partir voir l'Islande. Et une autre grosse partie du film qui se passe dans l'Himalaya. Il y a aussi beaucoup de musique, genre la BO du film. est génial. Beaucoup de musiques de José González,

  • Speaker #0

    par exemple.

  • Speaker #1

    Mais vraiment beaucoup de musiques de José González.

  • Speaker #0

    J'adore cet artiste.

  • Speaker #1

    Il a vraiment fait beaucoup de... C'est un guitariste. Il y a aussi, par exemple, des musiques de David Bowie, il y a des musiques de Of Monster and Men. Vraiment, la BO du film est géniale. Et j'adore ce thème de l'évasion. En fait, ce gars, il a un quotidien un peu plan-plan. Et d'un seul coup, il se dit, mais purée, ma vie, en fait, c'est pas ça. En fait, je crois que ce que je suis en train de vivre, c'est pas la vie que j'ai envie d'avoir. alors que le type, bon son âge est pas dit je crois concrètement dans le film mais il a une bonne quarantaine d'années quoi Et du coup, il part en voyage. En fait, il se dit, je vais retrouver ce négatif. Donc il leur attend. Je crois que le photographe, il était en Islande à ce moment-là. Donc vas-y, il se barre en Islande. Et en fait, il se passe plein d'aventures. Il lui arrive plein de trucs. Il rencontre plein de gens. Alors que vraiment, c'est ce gars qui est tout introverti. Et en fait, il est amené à faire du skate en Islande pour trouver un gamin qui doit lui donner un machin. Et il y a plein d'humour. C'est vraiment un beau film d'aventure et d'introspection, en fait. De changement de vie. Et donc, évidemment, ça se passe dans des décors magnifiques. Incroyable. Et il lui arrive vraiment plein de petites aventures. Pour ceux qui l'ont déjà vu, vous savez. Pour ceux qui ne l'ont pas vu, je n'ai pas envie de tout vous spoiler, parce que c'est aussi un petit peu le but de vous donner envie d'aller voir les films dont on vous parle. Mais voilà, évidemment, il va en Islande au moment où il y a le Effialadjo look, là.

  • Speaker #0

    Qui est rentré en éruption.

  • Speaker #1

    Qui est rentré en éruption. Donc, après, il devait repartir, mais il n'a pas pu. Bref. Entre temps, il re-rentre aux Etats-Unis, il se fait lyncher par son patron, parce qu'en plus c'est un nouveau patron qui se fout clairement de sa gueule, qui le diminue à souhait, et en plus son service va sûrement disparaître, parce que les photographies argentiques, ça commence à ne plus exister. Il y a aussi tout ce truc de la société qui avance et qui commence à oublier l'essentiel des choses à leur apparition. et voilà, il y a tout un truc là-dessus il a aussi une relation très belle et très douce avec sa sœur et sa mère. On sent qu'il y a un truc avec le père, c'est pas dit directement, mais le papa n'est plus là ou n'a pas été là. Bon voilà, il y a tout un pan, très émotionnel finalement. Et ouais, même toute la partie dans l'Himalaya, tu vois, il y a des scènes en fait toutes simples, mais trop belles, où il va jouer au foot avec des gamins, tu vois, avant de faire une ascension de ouf dans une montagne. Et tu te dis, mais le gars ! Tu vois, c'est ouf.

  • Speaker #0

    Mais tu spoiles à fond là, non ?

  • Speaker #1

    Non, je spoile pas. Non, ça va.

  • Speaker #0

    Ah ouais ?

  • Speaker #1

    Non, ça va, je spoile pas. Comme je l'ai dit, il se passe plein de trucs.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Vraiment, il y a plein, plein, plein de choses. Voilà pourquoi est-ce que je l'ai mis. Et vraiment, c'est un film que j'ai vu, je sais pas, j'ai dû le voir au moins une dizaine de fois. Quand on me demande c'est quoi tes films préférés, il revient toujours dans la liste. Parce que j'adore aussi ce thème du dépassement de soi.

  • Speaker #0

    C'est en quelle année ça ?

  • Speaker #1

    2013.

  • Speaker #0

    Ah oui, c'est un peu, mais pas trop récent non plus.

  • Speaker #1

    Il est entre guillemets récent, quoi. il a 12 ans donc il est pas très très vieux de toute façon tout ce qui est thématique dépassement de soi,

  • Speaker #0

    j'ai un déclic dans ma vie et tout change j'adore je vous conseille mon deuxième film dont je vais vous parler c'est pareil c'est un film que j'ai vu au cinéma quand il est sorti parce que je suis un peu vieux c'est un film qui est sorti dans les années 2000 et j'ai été le voir même je crois deux fois au cinéma ou trois fois Ah ouais ? Ouais, parce que c'était un choc. Et ce film, c'est Requiem for a Dream de Darren Renovsky qui est sorti en 2000. Et c'est un film qui est quand même assez connu. Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui l'ont vu quand même. Mais pour ceux qui ne l'ont pas encore vu, parce que c'est un film qui date de 25 ans.

  • Speaker #1

    Ça fait 25 ans, ouais.

  • Speaker #0

    Tout le monde ne l'a pas forcément vu, mais quand même, il a quand même marqué... Il a marqué une génération. Il a quand même marqué une génération. Clairement. Tout le monde connaît un peu cette histoire, mais bon. On ne sait jamais. Ça se passe à Brooklyn. Et tu suis l'histoire de quatre personnages. Tu suis l'histoire de Harry, qui est un peu paumé avec son pote Marlon, qui essaie de s'en sortir, de trouver, d'essayer de réussir dans la vie. Oui, il cherche à réussir. Il cherche à réussir, quoi. Et tu suis aussi, il y a la copine, qui est jouée par Jennifer Connelly. Et oui, Harry, c'est Jared Leto. Il est avec sa nana aussi, donc Jennifer Connelly, voilà. Et la maman de Jared Leto, Harry, dans le film, c'est qui s'appelle Sarah, je crois, Sarah Goldfarb. C'est le nom de sa mère, qui est jouée par Hélène Bernstein. Et donc tu suis l'histoire de ces quatre personnages qui essayent de s'en sortir en fait, qui essayent de monter quelque chose.

  • Speaker #1

    Pour se dire qu'ils ont réussi quelque chose.

  • Speaker #0

    Pour se dire qu'ils ont réussi quelque chose. Et malheureusement, ça va bien commencer, mais ça va très mal finir. C'est le moins qu'on puisse dire. C'est un film qui parle de l'addiction en fait. Qui parle de l'addiction à tous les niveaux. Qui parle de l'addiction à la drogue, qui parle de l'addiction à la télévision. qui parle de l'addiction au jeu, à la minceur, au régime. C'est quand même une grosse critique de la société de consommation, finalement. Et de ce qui se passe quand on est... Enfin, voilà, on essaye de... Comment expliquer ça ?

  • Speaker #1

    De ce qui se passe quand on tombe dans des excès.

  • Speaker #0

    Oui, quand on est dans des excès et qu'on veut... Il y a un but à atteindre et que...

  • Speaker #1

    Et qu'on n'arrive même plus à voir que là, on commence à tomber du mauvais côté.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Parce que vraiment, ce film, c'est ça, quoi.

  • Speaker #0

    Ouais, c'est vraiment ça.

  • Speaker #1

    Ils sont tombés.

  • Speaker #0

    Ouais, il y a une chute. C'est un film qui est chapitré par saison, je crois, si je me rappelle bien. Et tu suis automne, hiver, été, printemps. Je crois que ça commence en printemps et ça se finit en hiver et ça se finit très mal.

  • Speaker #1

    Mais c'est ça, c'est en plus, je me permets d'interdire.

  • Speaker #0

    T'as vu aussi.

  • Speaker #1

    Mais je l'ai vu, mais je l'ai vu qu'une fois parce qu'une fois m'a suffi. mais ce qui était ouf c'est que oui ça se passe sur une année

  • Speaker #0

    Oui, ça se passe sur une année.

  • Speaker #1

    Donc, c'est quand même très dur de voir la déchéance de ces personnages en un an. Et puis vraiment, on peut dire qu'on peut spoiler entre guillemets, parce que ça date un peu, mais vraiment, ça finit mal. Oui, ça finit mal. Il n'y en a pas un qui finit bien. Et il leur arrive vraiment des trucs horribles.

  • Speaker #0

    C'est un film qui bouleverse émotionnellement, en fait. Qui vraiment te secoue. Moi, je me rappelle que quand j'étais au cinéma, je suis resté scotché. Il y a un truc de mise en scène, en plus dans la façon dont il filme, qui est hyper... Euh... pour le coup, c'est l'inverse de Terrence Malick qui est hyper punchy. Il y a des effets de montage avec des split screens.

  • Speaker #1

    Ça va vite, tu sais, les plans où il y a juste sa pupille qui se tient là. Il y a plein de trucs comme ça, de détails.

  • Speaker #0

    Des très gros plans qui permettent de nous mettre vraiment dans la situation émotionnelle du personnage, qu'il soit bien d'ailleurs ou qu'il soit mal.

  • Speaker #1

    Tout à fait.

  • Speaker #0

    Mais c'est vraiment, c'est extrême.

  • Speaker #1

    C'est dur.

  • Speaker #0

    C'est très dur. Et quand ça va bien, quand ils prennent des produits et que ça se passe bien, tu dis bon bon Ok, c'est cool. Mais quand ça commence à partir en cacahuète, là vraiment, ça devient très... Et ça part pour tous les personnages en cacahuète, pour différentes raisons. On est dans la déchéance psychique, physique, émotionnelle. C'est terrible.

  • Speaker #1

    Non, il est hyper dur. Et moi, tu vois, je l'ai vu, je devais avoir genre 17 ans, un truc comme ça. Et je ne l'ai vu qu'une fois parce que je l'ai fini. Je me souviens appuyer sur la croix pour fermer sur mon PC le truc. Et j'étais genre... Waouh ! Et l'image, il y a trois images qui me restent. C'est cette image de la pupille de Jared Leto qui se dilate. Une des scènes de ce qui se passe avec sa copine quand ça part en claquette. La scène où elles sont toutes les deux.

  • Speaker #0

    Où elle se prostitue et tout ça, pour avoir de l'argent pour prendre de la drogue. Elle a besoin de thunes.

  • Speaker #1

    Et la scène de la mère qui prend les électrochocs. Cette image est dans ma tête toute ma vie.

  • Speaker #0

    En plus, c'est une séquence qui est hyper bien montée. qui est hyper monté, la musique est incroyable sur ce film. C'est un mec qui s'appelle Clint Mansell avec le Chronos Quartet, je crois. Et c'est vraiment ça avec tous les effets sonores qu'il y a dans le film, qui sont hyper bien faits, hyper justes, hyper précis. Ça rythme les choses. Enfin, on est vraiment en immersion avec eux.

  • Speaker #1

    Mais voilà, pas à mettre... dans toutes les mains. Enfin, si vous êtes sensible... Moi aussi, je pense dans toutes les mains,

  • Speaker #0

    mais ça dépend à quel âge.

  • Speaker #1

    J'avais 17-18 ans, j'ai 34 ans aujourd'hui, je m'en souviens... Mais après, je suis très sensible à ça aussi. Mais c'est pour ça que je dis, faites attention. Préparez-vous que c'est un film... Voilà, c'est dur, quoi.

  • Speaker #0

    C'est un film où tu regardes ce film et tu te prends un uppercut, quoi.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est ça.

  • Speaker #0

    Et tu fais oulala.

  • Speaker #1

    Donc, il faut faire attention quand même. Si vous êtes très sensible, comme moi, bon, parfois, vous allez peut-être vous cacher les yeux, quoi.

  • Speaker #0

    Ouais, c'est ça. C'est terrible. Enfin, comment expliquer ? On est vraiment... pris par les sentiments. C'est un truc émotionnel. La mise en scène, elle est vraiment incroyable là-dessus. C'est un super réalisateur. J'avais vu son premier film qui s'appelle Pi aussi, qui était un film un peu expérimental où il y avait aussi, tu voyais déjà dans ses axes de caméra, les gros plans. Tu vois, dans Requiem for a Dream, il y a plein de gros plans sur les seringues, les trucs qui se dilatent, la drogue, où c'est très cut, très rapide, très splitté, très comme ça. Il y avait déjà ces idées-là dans son film d'avant, Pi, où c'est un mec qui avait des problèmes de maux de tête.

  • Speaker #1

    D'accord.

  • Speaker #0

    À un moment, il se met une perceuse tellement il n'en peut plus. Ah, wow. Oui. Et c'est un mathématicien, bref, qui est en train de... C'était ce thème-là qui était... En tout cas, dans la forme, il y avait déjà cette façon-là. Mais là, sur Requiem for Dream, avec la musique, les sons, ils jouent vraiment tous... Enfin, surtout Ellen Bernstein, qui joue la maman de Harry.

  • Speaker #1

    Elle est...

  • Speaker #0

    percutant. C'est percutant et surtout, ça fait tellement de mal à la fin, quand elle est en asile psychiatrique et qu'ils lui font des électrochocs. Mon Dieu.

  • Speaker #1

    Les images sont très dures.

  • Speaker #0

    Exactement. C'est vraiment un film... Il faut le regarder, mais il faut être prêt à le regarder. Mais c'est beau, il y a d'émotions, ça te fait vibrer le ventre.

  • Speaker #1

    Non, mais c'est sûr que ça... Et puis bon, ça montre aussi des déviances qui peuvent arriver. Ça peut aussi être une mise en alerte, durement faite, mais mise en alerte de dire, oh, voilà ce qui peut se passer potentiellement.

  • Speaker #0

    Mais ça reste esthétique.

  • Speaker #1

    Aussi, un des souvenirs que j'ai, c'est que la colorimétrie durant tout le film est très blanche, bleue, vert. Oui,

  • Speaker #0

    il y a du bleu, c'est très bleu.

  • Speaker #1

    Et c'est très beau aussi, tu vois, que l'ambiance visuelle est très jolie.

  • Speaker #0

    Oui, je suis d'accord.

  • Speaker #1

    Alors moi, mon prochain film n'est pas triste, ok ? Ok. Donc moi c'est un film d'animation. Honnêtement je pense que tout le monde l'a vu. Si vous ne l'avez pas vu, je ne sais pas qui vous êtes. Le château ambulant de Miyazaki, évidemment. Cœur sur lui. Donc, qui est sorti en 2004. Je vous fais le résumé. Donc, Sophie, c'est une jeune fille qui travaille dans un village, dans la société de sa famille, en gros. Et un jour, elle est transformée en vieille dame par une sorcière, malencontreusement d'ailleurs. Et elle cherche à rompre le sortilège. Donc, en fait, elle s'en va. Elle quitte sa maison, elle quitte son foyer. Et donc, elle part un petit peu dans la nature pour essayer de retrouver un magicien qu'elle a croisé quelques jours plus tôt. Même la veille, se disant, peut-être que le magicien va pouvoir m'aider à solutionner le sortilège que je viens d'avoir. Sachant que quand ils se sont rencontrés, le magicien s'appelle Aourou, et quand ils se sont vus, il a été un vrai gentleman avec elle, et qu'il est très beau, et que tout le monde tombe sous le charme d'Aourou. Donc elle est partie en quête de le retrouver, et elle arrive à le retrouver, et donc elle le retrouve dans son château, ambulant, qui est une espèce d'énorme grenouille bizarre, très style steamp... punk avec des pattes. Enfin bref, c'est un château qui n'en est pas un. Ce n'est pas le château que vous imaginez. Et donc l'aventure, le film, commence comme ça. Et c'est un film où Sophie va rencontrer Auro, comment il vit, qui il est, comment ça fonctionne. Et on est tous dans un esprit, une ambiance magique avec un teintement de guerre. qui est tout le temps là et qui est vraiment aussi le truc central dans le film. Et bon, encore une fois, déjà, j'aime ce film parce que je le trouve trop beau visuellement. Je crois qu'honnêtement, il n'y a pas un plan du film où je me dis, c'est moche.

  • Speaker #0

    C'est Miyazaki.

  • Speaker #1

    C'est Miyazaki, c'est toujours très poétique. Ça parle toujours beaucoup de la nature et beaucoup de la guerre et surtout des guerres en avion aussi. Il y a toujours ce truc avec les avions qu'on retrouve dans beaucoup de Miyazaki. Donc voilà, déjà l'univers poétique, fantastique, tout ça, c'est des choses qui me parlent. Il y a une grosse aussi critique sociale finalement. Il y a quand même la mère de Sophie qui est prête à la vendre à la méchante sorcière à un moment du film, pour de l'argent ou pour je sais plus trop quoi. Bon voilà, il y a plein de choses et aussi une reine qui est là, qui est pas très diplomate et sympathique. parce qu'elle ne pense qu'à sa guerre et à la gagner. Et on a Aoru à côté de ça, qui est vraiment un être à part. C'est un magicien, donc c'est un homme, mais très particulier, qui a beaucoup de valeur, mais qui, par la faute de ses pouvoirs et de la guerre aussi, dans laquelle on le met et qu'on lui demande de faire des choses, perd en valeur. Et il y a toute une mise en abyme aussi, toute une allégorie autour de ça, où en fait, plus il fait cette guerre, et cette guerre le tue lui. en tant que magicien, il se transforme, il a des crises horribles. Et donc Sophie l'accompagne beaucoup là-dedans pour l'aider à s'accepter lui et à ce qu'il fasse en sorte de prendre de la distance avec toute cette guerre qui est en train de se passer en arrière-plan finalement. Il y a aussi toute l'histoire autour du cœur de Aourou. Donc avec Calcifère, qui est un des personnages centrales dans le château ambulant, qui est celui qui fait marcher le château finalement. Mais en fait, si on se compte qu'il ne fait pas marcher que le château, c'est vraiment le cœur du film. Il y a aussi toute la perte autour de Calcifère, la peur qu'il meurt. Il y a énormément de choses en fait dans ce film. La fin, il y a une toute fin où il y a un petit plot. twist qu'on comprend à la fin, qui est très beau aussi, mais bon, je préfère pas vous le dire au cas où vous n'ayez pas vu. A noter que c'est un film d'animation qui est inspiré et grandement tiré d'un livre qui existe. Ça a été inspiré d'un livre qui s'appelle Le château de Hurle. Et donc, il est grandement inspiré de ce livre-là. Donc, que ça soit le film ou le livre, je vous invite à aller découvrir pour en savoir un petit peu plus. Mais voilà, il y a vraiment... Toute cette partie où ça parle de femmes, de guerre, d'hommes, d'amour onirique. Du fait d'être vieille aussi, de vieillir. Parce que Sophie, c'était une très belle jeune fille. Et puis, du jour au lendemain, elle est toute vieille et toute gravataire. Et pourtant, Aourou tombe amoureux d'elle alors qu'elle est vieille. Donc voilà, c'est vraiment un film que j'adore.

  • Speaker #0

    Oui, moi aussi, je l'ai vu. C'est vrai que c'est un film super.

  • Speaker #1

    Et les musiques.

  • Speaker #0

    Les musiques sont toujours bien. Ce sont tous les films de Miyazaki et même du studio Ghibli en général.

  • Speaker #1

    Tu dis Ghibli ou Ghibli toi ?

  • Speaker #0

    On dit Ghibli.

  • Speaker #1

    On dit Ghibli ? Ouais. J'ai jamais su. En fait, il y a plein de gens qui disent les deux et je ne sais pas quelle est la bonne...

  • Speaker #0

    Je ne sais pas, je pense qu'on dit Ghibli.

  • Speaker #1

    Ok.

  • Speaker #0

    C'est ce qu'on m'a dit. Mais voilà quoi, c'est des films... C'est des gens qui savent raconter des histoires, qui les racontent bien. C'est beau et c'est beau.

  • Speaker #1

    C'est tout le temps beau et c'est vrai qu'on en parlait un petit peu en off hier, que toi, un de tes Miyazaki préférés, c'est le voyage de Shihiro. Donc on n'a pas mis dans la liste là, parce qu'on parlait déjà d'un Ghibli aujourd'hui. Mais le voyage de Shihiro, pareil, si vous ne l'avez jamais vu à Haïti, il est incroyable.

  • Speaker #0

    Oui, c'est incroyable. C'est vraiment incroyable. Bien ça !

  • Speaker #1

    C'était plus doux que Rickham Forest.

  • Speaker #0

    C'était un peu... Oui, ce n'est pas le même délire.

  • Speaker #1

    De toute façon, je pense que vous allez vous rendre compte que l'univers que moi j'ai, l'univers de mon frère, c'est très différent.

  • Speaker #0

    Non, on a des films... Non, ce n'est pas vrai.

  • Speaker #1

    Oui, mais toi, tu es plus en mode science-fiction, films de guerre, des trucs comme ça.

  • Speaker #0

    Mais pas que.

  • Speaker #1

    Mais pas que. Mais on voit quand même la différence.

  • Speaker #0

    Mais moi, les films dont tu parles, je les trouve super aussi. Mais c'est juste que ça m'a moins marqué.

  • Speaker #1

    Oui,

  • Speaker #0

    oui. Parce que là... Le prochain film dont je vais parler, c'est un film que j'ai vu aussi au cinéma. C'est pareil. Et c'est des films qui datent un peu.

  • Speaker #1

    On n'est pas de la même génération.

  • Speaker #0

    Mais c'est surtout des films que j'ai vus jeunes et qui m'ont percuté sur le moment parce que je ne m'attendais pas à voir ce que je vais aller voir. C'est surtout ça. Et les revoir après, tu fais « Ah ouais, ok, d'accord, tu comprends. » Il y a une lecture de ce que tu vois à 15 ans où tu dis « Ah, tu sens que tu as regardé quelque chose. » auxquelles tu ne t'attendais pas, mais tu ne comprends pas encore tout.

  • Speaker #1

    Mais ça t'a quand même fait quelque chose. Mais ça t'a quand même impacté.

  • Speaker #0

    Et du coup, ça te refait réfléchir derrière, voire même des années plus tard. Et quand tu les revois, les films, tu fais, ah oui, mais d'accord. Tu les vois avec un autre prisme.

  • Speaker #1

    Oui, en vieillissant. Oui,

  • Speaker #0

    d'une autre façon. Mais même sur les Ghibli et tout ça, il y a vraiment des lectures.

  • Speaker #1

    Mais même un Disney. Un Disney que tu vois quand tu as 6 piges et quand tu le revois à 18 et puis 30 et puis 40,

  • Speaker #0

    c'est pas pareil. Disney, je ne suis pas complètement... C'est très calibré. Alors oui, il y a des niveaux de lecture, mais... C'est quand même des films qui sont hyper calibrés, donc tu as moins...

  • Speaker #1

    Oui, il y a moins la variance.

  • Speaker #0

    Oui, exactement. Mais sur les films japonais ou des films d'animation japonais, les mecs, enfin eux, ils ouvrent vachement plus les thèmes abordés, ils éclatent et en plus surtout, ils n'expliquent pas forcément tout. Ce qui fait que le spectateur, lui aussi, fait son travail de réflexion et interprète des choses. Voilà.

  • Speaker #1

    Non mais je suis d'accord avec toi.

  • Speaker #0

    Et donc voilà, le film dont je vais parler maintenant, c'est un film que j'imagine que je pense que beaucoup de gens ont vu aussi. C'est Dracula.

  • Speaker #1

    J'adore.

  • Speaker #0

    De Francis Ford Coppola, qui est un film de 1992, encore un film des années 90 quoi. Est-ce que c'est nécessaire que je rappelle un peu l'histoire de Dracula ? Oui, peut-être un petit peu vite fait.

  • Speaker #1

    Bien sûr, on sait jamais.

  • Speaker #0

    Donc c'est un film qui est tiré d'un roman, puisque Dracula c'est tiré d'un roman de Bram Stoker. Et Coppola, là, prend pas mal de romans, mais il le revisite un peu. Il ajoute des choses, il appuie sur des choses qui sont un peu présentes dans le roman, mais qui ne sont pas forcément vraiment expliquées. C'est un film avec un casting aussi complètement incroyable. Il y a Kenny Reeves, Willem Arrider, il y a Anthony Hopkins qui fait Van Helsing et Gary Oldman qui fait Dracula.

  • Speaker #1

    Il est incroyable,

  • Speaker #0

    Gary Oldman. Vraiment, c'est un acteur, là pour le coup, il joue vraiment bien parce que... Il joue le comte Dracula vieux, il le fait jeune aussi. Vraiment, il est super.

  • Speaker #1

    C'est une belle performance.

  • Speaker #0

    Exactement. Et alors, moi, quand j'ai vu ce film au ciné, je crois que je l'ai vu vers 15 ans, un truc comme ça, ou 16 ans. Et j'y allais pour voir un film, on va dire, d'horreur presque. Je ne connaissais pas, je ne savais même pas que Dracula, c'était tiré d'un roman. Pour toi, c'était juste un vampire. Ouais, un vampire. Et voilà. Ok, super, on va voir un film de vampire. Et en fait, je vais dans le cinéma, je regarde le film et en fait, bah oui, c'est un film de vampire, mais c'est pas un film d'horreur. Ça va bien au-delà de ça. Et en fait, le type Dracula, moi, je pensais que c'était un salopard, que c'était un méchant, en fait. Alors ouais, c'est un personnage maléfique. Mais en fait, il y a des raisons pour lesquelles il fait ça et pour lesquelles il est comme ça. C'est... Il y a toute une dimension romantique. C'est l'histoire d'amour, en fait. C'est terrible. le gars bah en fait Il est amoureux d'une femme et il apprend que sa femme s'est suicidée parce qu'on lui a fait croire à sa femme que lui était mort à la guerre. Et donc par chagrin amoureux, elle se jette du haut de la falaise et elle tombe dans le fleuve. Et lui, quand il rentre dans son château et qu'il apprend ça, il rentre dans une telle colère et un tel désespoir amoureux qu'en fait il renie Dieu. C'est là qu'il devient immortel et qu'il devient un vampire.

  • Speaker #1

    Qu'il devient le comte.

  • Speaker #0

    Qu'il devient le comte de Dracula. Parce qu'évidemment, à cette époque-là, tous les chevaliers, tout ça, sont très religieux. Oui,

  • Speaker #1

    c'est vrai que le film se passe il y a un moult, moult temps.

  • Speaker #0

    Le début du roman, ça se passe en très vieux.

  • Speaker #1

    C'est en mode Moyen-Âge, un peu.

  • Speaker #0

    Oui, c'est en mode Moyen-Âge. Et après, on fait un saut dans le temps, 400 ans après, où on est plus au 18e. Oui. Un truc comme ça. Ouais, il devient fou, en fait. Il dit, mais pourquoi ? Enfin, voilà, il renie Dieu. Et en fait, il devient immortel et il décide de passer de l'autre côté. Par tristesse, en fait.

  • Speaker #1

    Anakin est devenu Dark Vador.

  • Speaker #0

    Bah ouais, c'est ça. Mais juste par tristesse. Et donc, évidemment, l'histoire, c'est que 400 ans plus tard, il y a un jeune notaire qui va le retrouver en Transylvanie pour régler des trucs. Et le comte Dracula, en fait, il se rend compte que ce notaire... Il est fiancé à une fille qui ressemble comme deux gouttes d'eau à sa bien-aimée. Et du coup, il décide d'essayer de la retrouver et de l'amener avec lui dans les ténèbres.

  • Speaker #1

    Dans l'éternité aussi.

  • Speaker #0

    Dans l'éternité quelque part, pour retrouver cet amour. Et voilà, c'est une histoire romantique. C'est ça qui m'a...

  • Speaker #1

    Or teinté de beaucoup de rouge.

  • Speaker #0

    Ah ouais, il y a du rouge. Non mais c'est sûr. Et puis, dans le film, il y a vraiment... C'est un film où il n'y a pas d'effets spéciaux numériques. Il y a beaucoup de surimpression, des jeux d'ombre et tout ça. C'est très beau. C'est très envoûtant, en fait. Il y a une esthétique très gothique. Les plans, les couleurs, les maquillages, les costumes. Les costumes sont incroyables.

  • Speaker #1

    Les coiffures aussi.

  • Speaker #0

    Les coiffures, oui. Il y a un truc vraiment gothique. Quand tu vois les plans, chaque plan, c'est presque un tableau vivant. C'est très baroque. Tout est comme ça.

  • Speaker #1

    C'est très 18ème. Après, il a vraiment respecté l'esthétique, je trouve, de se faire d'un mec dans un château en Transylvanie. Oui,

  • Speaker #0

    c'est ça. Évidemment, ça joue un travail. La musique, je voudrais en parler. C'est un compositeur qui est mort qui s'appelle Wojciech Kilar. La musique, elle est un... Moi, c'est une de mes musiques préférées. Je trouve que ce qu'il a fait... C'est un Polonais, je crois. Je crois justement... Ou un Roumain, d'ailleurs. Je me demande si...

  • Speaker #1

    Ça serait trop chouette. Ok.

  • Speaker #0

    Attends, je vais regarder. Mais c'est possible que... Je ne sais pas, je n'ai pas checké. C'est un compositeur polonais. Oui, la musique, vraiment, sur ce film, elle t'emporte, elle te...

  • Speaker #1

    Je n'ai pas de souvenirs de la musique.

  • Speaker #0

    C'est vrai ?

  • Speaker #1

    Oui, mais après, je ne l'ai vue qu'une ou deux fois.

  • Speaker #0

    Ah oui, vraiment, je te jure, il faut y faire attention. Mais c'est parce que le film, c'est un truc global.

  • Speaker #1

    J'ai plus des souvenirs visuels que sonores. Ah oui ? Ah oui, le visuel. En fait, je revois grave les costumes de Gary Oldman quand il est vieux, avec sa perruque. Son costume rouge, son espèce de grand chépuisin peignoir. J'ai vraiment ça dans ma tête. Mais la musique, par contre, tu vois, elle m'est un peu pressée. Ça,

  • Speaker #0

    c'est des moments qui sont assez angoissants, qui font peur. Mais quand il est jeune, il y a une scène, un moment où Dracula est redevenu jeune et il est... Donc, ça a bien aimé, ça s'appelle Mina. Il retrouve Mina dans les rues de Londres et il la suit pendant une séance de cinéma. C'est le début du cinématographe. Et il essaie de la draguer. Tu ne te rappelles pas de cette scène ? cette scène c'est incroyable parce que Bah c'est Dracula et tu te dis il est méchant et tout et en fait tu le vois presque, il est sensible, il est même, tu vois il essaye de la séduire mais il est un peu maladroit.

  • Speaker #1

    Genre tu dis ah il a des failles.

  • Speaker #0

    Mais ouais il a des failles, mais en fait il est humain, c'est un démon mais...

  • Speaker #1

    Moi ce que j'aime bien dans ce que tu racontes, mais ça c'est un truc que j'apprécie beaucoup aussi dans les livres, dans les films, dans la culture quoi, c'est ce fait que oui une personne quand tu la vois comme ça tu dis purée c'est le mal incarné. Et alors, ce n'est pas pour donner des excuses ou justifier, mais tu te dis oui, il y a un côté humain. J'ai rigolé tout à l'heure en disant qu'Anakin est devenu Dark Vador, mais c'est typiquement ça aussi. Quand tu connais l'histoire de Dark Vador qui était Anakin avant, il y a des choses qui ne s'excusent pas. Mais ça n'empêche que cette personne a eu des sentiments. D'avoir l'explication du cheminement, de son évolution, du comment, du pourquoi.

  • Speaker #0

    Il devient fou par amour.

  • Speaker #1

    C'est ça.

  • Speaker #0

    Et il retrouve le portrait craché de cette fille et il en retombe amoureux. Il veut la retrouver et il va tout faire. Il y a aussi le mal. pour l'attirer vers lui. Et en plus, elle, dans le film, elle est assez ambiguë parce qu'elle est fiancée avec Jonathan Arker qui jouait par Keanu Reeves. Et elle l'aime et tout ça. Mais il y a tout un jeu d'ambiguïté où elle est quand même attirée par les ténèbres et par lui, comme si en fait, c'était une réincarnation. Il y a un truc de... C'est pas expliqué ça, mais de réincarnation, comme si elle était d'office, de toute façon, attirée par lui et qu'elle irait avec lui.

  • Speaker #1

    Mais après, il y a aussi, tu vois, là-dessus, Il y a aussi ce truc du pouvoir du vampire qui attire aussi, tu vois, les gens à lui. Enfin, tu vois, il y a tout un machin. Mais dans le film,

  • Speaker #0

    Coppola, vraiment, moi, j'ai ressenti ça. Je me suis dit, ah non, en fait, elle ressent comme si c'était son premier amour et elle va y retourner, son amour absolu, et elle va retourner vers lui.

  • Speaker #1

    Comme si c'était la destinée.

  • Speaker #0

    Ouais, comme si c'était sa destinée. C'est vraiment un film qui peut paraître maintenant, si on le revoit maintenant.

  • Speaker #1

    Il a pris un petit coup, je pense.

  • Speaker #0

    Je ne sais pas. Mais ça y est, il fait sa bosse. Ouais, il y a... Merci. Mais il y a tout ce truc de... Moi, ça... En fait, il y a eu un moment dans le film où j'étais presque du côté de Dracula. Parce qu'il y a tout un passage où ils sont toute une horde d'êtres humains et qui, en fait, le poursuivent. Qui le traquent comme une bête, en fait, pour le tuer. Et j'ai eu mal au cœur pour lui, presque.

  • Speaker #1

    Mais ça, je trouve ça toujours fort quand t'arrives à avoir de l'affection pour le méchant.

  • Speaker #0

    Pour le bad guy, quoi. Ça, tu sais, il... Il tue des gens.

  • Speaker #1

    C'est comme dans la série Dexter. Tu adores Dexter. C'est fort,

  • Speaker #0

    ça.

  • Speaker #1

    Et dans plein de films, d'arriver à faire ça, je trouve que c'est génial.

  • Speaker #0

    C'est beau. Vraiment, l'esthétique est belle. Il y a un truc envoûtant. Petit crush sur Dracula. Petit crush. J'avoue, pourtant... Dracu Dracu.

  • Speaker #1

    On va encore complètement changer d'univers. Mais vraiment, on va... Aux antipodes, moi j'avais envie de vous parler de La La Land, qui, je pense, est le film que j'ai le plus vu au cinéma. Je crois que je suis allée le voir au moins 4 ou 5 fois au cinéma. Je suis jamais allée autant voir un film au ciné. Alors déjà, de base, j'adore les comédies musicales, genre Moulin Rouge, ça fait aussi partie de mes films. Avec Moulin Rouge, ouais,

  • Speaker #0

    Moulin Rouge.

  • Speaker #1

    J'ai hésité entre La La Land et Moulin Rouge, très honnêtement. Parce que Moulin Rouge, c'est pareil, je l'adore. et en fait j'ai voulu parler de l'Alalamba parce que d'une part il est plus récent Et puis d'autre part, vu qu'il a plein de connotations à d'autres films hollywoodiens et d'autres comédies musicales, je me suis dit que ça pouvait être sympa. Donc du coup, au cas où vous ne connaissez pas La La Land...

  • Speaker #0

    Moi je l'ai vu La La Land aussi, mais j'ai trouvé ça un peu cucu.

  • Speaker #1

    Je comprends.

  • Speaker #0

    Mais j'ai bien aimé, le film est bien mais...

  • Speaker #1

    Oui, oui, mais je l'entends. Du coup, il est sorti en 2016, donc pareil, il est quand même assez récent, réalisé par Daniel Chazelle, et donc avec Ryan Gosling. et Emma Stone. Pour le petit résumé, donc... Pardonnez-moi, mais...

  • Speaker #0

    Vous ne le voyez pas, mais au moment où elle a dit Ryan Gosling, il y a ses yeux qui sont allés jusqu'au ciel. Ça, vous ne l'avez pas vu. Mais quand elle l'a dit, vraiment, il y a eu un soupir. Son regard s'est envolé.

  • Speaker #1

    Que j'ai accroché. Mais bon, comme je ne sais combien de personnes sur cette terre. Donc, Mia. Actrice en devenir et Sébastien, pianiste de jazz, tombent amoureux à Los Angeles. Leurs relations évoluent tandis qu'ils poursuivent leurs rêves respectifs au risque de s'éloigner l'un de l'autre. Donc pourquoi j'aime le film ? Bon, je l'ai un petit peu dit tout à l'heure. J'adore les comédies musicales, donc effectivement si vous aimez pas les films où il y a de la chanson, enfin du chant qui arrive pendant un dialogue, n'y allez pas parce que ça va vous saouler. Par contre, j'adore toutes les chansons du film. Je trouve qu'elles sont toutes bien, elles sont toutes bien amenées dans le film. Le moment où ça se passe, tout est chouette. Donc évidemment, il y a beaucoup de danse, beaucoup de chant. Il y a beaucoup de musique jazz aussi. Et ça, je trouve que c'est quelque chose qu'on ne voit pas et qu'on n'entend pas beaucoup dans des films hollywoodiens et autant connus comme il a pu l'être, tu vois. Enfin, de ce que moi, je regarde en tout cas. Mais je n'entends pas souvent du jazz comme on en entend dans La La Land, dans des films en fait. Ou des films à gros budget comme ça, tu vois. On va dire grand public. Donc c'est aussi quelque chose que j'ai apprécié et que je voulais mettre en avant. Et puis d'ailleurs, il y a eu un Oscar de la meilleure chanson pour La La Land. Donc c'est quand même pareil. Pareil, j'adore l'esthétique du film. Genre les costumes, les couleurs qui sont choisies. Tout est très chouette. Et puis il y a aussi un peu... Mais ça, c'est un peu dans les films récents. Où il y a un petit opposé entre... On est dans notre vie actuelle avec toute notre technologie actuelle. Et il y a aussi un petit côté rétro, tu vois, dans les vêtements, dans les chaussures, dans les coiffures et tout. Bon, ça aussi, c'est aussi des références qu'il y a par rapport à des films d'avant, mais... Je trouve qu'on retrouve vachement ça, tu vois, ce truc de on est dans notre vie moderne, mais on rajoute des éléments rétro. Par exemple, là, le premier truc qui me vient en tête, c'est la série Gotham, par exemple. Tu vois, genre, ils ont des vieilles voitures alors qu'eux, ils ont un iPhone à la main, quoi. Bref, mais ça, c'est un truc que j'aime bien. Bon, évidemment, c'est une histoire d'amour. Donc, moi, je suis très cucu. Alors, j'aime bien. Mais je comprends vraiment cette... Moi aussi,

  • Speaker #0

    j'aime bien les histoires d'amour. Je comprends. Un petit peu.

  • Speaker #1

    Je comprends. Et puis, surtout...

  • Speaker #0

    Après, il y a des scènes, la scène d'ouverture, c'est incroyable. dans le bouchon là,

  • Speaker #1

    toute la scène d'ouverture sur l'autoroute ça c'est une performance c'est un plan séquence et c'est extrêmement bien fait parce qu'il y a je ne sais combien de figurants dans cette scène franchement c'est incroyable je ne sais pas s'il y a des effets spéciaux,

  • Speaker #0

    s'ils ont rajouté des figurants ou s'il y a au moins 300 ou 50 300 de figurants qui dansent qui dansent, qui chantent c'est un vrai film franchement c'est hyper bien fait

  • Speaker #1

    Et puis j'aime bien, effectivement, ils ont leur histoire d'amour et puis ils ont chacun leur succès qui est en train de monter. Sauf qu'il y a un petit peu cette opposition où il n'y en a qu'un des deux qui peut avoir le grand succès. Et à la fin du film, effectivement, il y a un petit choc qui peut se passer et qui fait poser des questions sur est-ce qu'un amour passionnel, c'est éphémère ? Est-ce que dans un véritable, entre guillemets, amour, l'ego de chacun... peut avoir sa place, surtout quand on veut avoir une vie artistique comme eux cherchent à l'avoir. Donc voilà, moi je trouve qu'il y a beaucoup d'émotions et de mélancolie, et puis c'est une double fin. Et j'avoue que j'aime beaucoup quand il y a des doubles fins, parce qu'on ne sait pas ce qui est vrai, ce qu'il faut, et en fait, entre guillemets, on peut choisir la fin qu'on préfère, et je trouve que c'était bien joué de la part de Damien Chazelle. Soit il aurait pu faire une fin ouverte, en mode bon, on ne sait pas. Mais le choix de la double fin m'allait très bien aussi en me disant bon bah, là il peut se passer ça, là il peut se passer ça. C'est aussi ça la vie, c'est qu'en fait on ne sait pas. On ne sait pas ce qui peut se passer.

  • Speaker #0

    C'est comme une goutte de chocolat.

  • Speaker #1

    Voilà pour La La Land.

  • Speaker #0

    Ok, très bien La La Land. Bon alors on va changer d'univers encore. On va partir sur un film de David Lynch. Bon, ça va être un film qui... Alors celui-là, pour le coup, il est connu, mais je ne sais pas si beaucoup de gens l'ont vu, donc ça vaut le coup peut-être d'en parler. pour moi c'est le meilleur film de David Lynch qui s'appelle Lost Highway, qui a été fait en 1997. Donc l'histoire, on suit un couple qui s'appelle Fred, qui est saxophoniste et qui vit avec sa femme, qui s'appelle Renée. Ils vivent dans une maison tranquille à Los Angeles. Et à un moment, l'histoire bascule au moment où ils commencent à recevoir des cassettes vidéo, en VHS, parce que c'est quand même un film...

  • Speaker #1

    À l'époque !

  • Speaker #0

    Des cassettes vidéo anonymes où on voit leur salon, on voit leur chez-eux. Ils ne comprennent pas trop.

  • Speaker #1

    C'est creepy !

  • Speaker #0

    Ouais, c'est un peu chiant. Ils reçoivent des cassettes vidéo et on voit leur chambre. Et même des cassettes vidéo, on voit leur chambre et eux qui dorment. Et donc, à un moment donné, Fred est arrêté pour le meurtre de sa femme dont il ne se souvient pas.

  • Speaker #1

    Ah, donc on a un peu avancé dans le temps alors.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Ok.

  • Speaker #0

    Et il est envoyé en prison. Il y a une enquête de police et tout ça, mais il est vraiment suspecté d'avoir tué sa femme et il est envoyé en prison. Et à un moment, en prison, mystérieusement, c'est comme ça dans le film, il se transforme en un autre homme qui s'appelle Pete. Peter, qui est garagiste, qui n'a aucun lien avec lui.

  • Speaker #1

    Mais c'est le même acteur ?

  • Speaker #0

    Non.

  • Speaker #1

    Ah, d'accord, donc son personnage se transforme en Pete. Oui,

  • Speaker #0

    exactement. Et tu suis l'histoire de ce garagiste. Et c'est hyper étrange. Comment expliquer ça ? Dans la facture du film, le fait qu'il n'y ait rien de linéaire, que tu passes d'une histoire à l'autre, vraiment, le spectateur est déjà dans l'inconfort. En fait, tu ne comprends pas. Tu ne comprends pas beaucoup.

  • Speaker #1

    Tu comprends rien.

  • Speaker #0

    Tu comprends pas grand chose, sauf le fait que... En fait, tu te poses la question du dédoublement de personnalité. Mais c'est compliqué à comprendre. Mais bizarrement, tu continues à regarder. Parce qu'il y a un univers, il y a une sensation, il y a un truc très bizarre. Et t'as envie de comprendre. T'as envie de...

  • Speaker #1

    Oui, mais en même temps, tu te dis, je continue, parce que peut-être qu'à la fin, je vais avoir ma réponse.

  • Speaker #0

    Mais alors oui, mais alors pas du tout. Parce que c'est ça, le truc. Parce que non, tu n'auras pas de réponse parce que pour le coup, c'est un film, c'est à toi de te faire ta propre réponse. La première fois que je l'ai vu, je n'ai pas compris. En fait, la première fois que je l'ai vu, j'ai fait bon, c'est comme une sorte d'enquête policière. Mais si tu regardes le film dans cette optique là, tu passes à côté du film. C'est un film où il essaie de t'expliquer ce que c'est que le déni, ce que c'est que le refus, le déni de culpabilité, le dédoublement de personnalité. C'est ça dont ça parle. C'est très, très, très étrange. Effectivement, ce n'est pas un film qui est abordable comme ça.

  • Speaker #1

    Oui, c'est à l'air spécial et compliqué.

  • Speaker #0

    Oui, oui. En fait, il y a tout un mystère. Il y a tout un truc de non-dit dans le film. Il y a un truc sexy, il y a un truc très sensoriel. Je ne sais pas.

  • Speaker #1

    Il y a quelque chose qui attire.

  • Speaker #0

    Oui, il y a un truc qui est très mystérieux. Et c'est quoi ?

  • Speaker #1

    C'est dans l'image ? C'est dans l'ambiance ?

  • Speaker #0

    C'est dans l'ambiance, dans les cadres, la musique. Je ne sais pas comment expliquer. C'est vrai que là, c'est difficile.

  • Speaker #1

    Ça a l'air spécial.

  • Speaker #0

    Oui, ça a l'air assez spécial.

  • Speaker #1

    Mais si tu l'as mis dans tes tops, c'est qu'il y a quelque chose.

  • Speaker #0

    Oui, parce qu'émotionnellement, j'ai ressenti quelque chose. Alors peut-être que je n'ai pas effectivement tout compris.

  • Speaker #1

    Mais tu es OK de ne pas comprendre.

  • Speaker #0

    Oui, en fait, c'est ça. je suis ok de ne pas comprendre je suis ok de le revoir parce qu'en plus je l'ai vu plusieurs fois À chaque fois, tu es quand même happé par l'image, par les comédiens, par ce truc de mystère, ce truc un peu malsain des fois. Mais en même temps, tu as envie de comprendre quoi, comment. C'est un film qui te fait, comment dire, c'est un film très psychologique.

  • Speaker #1

    Mais Davinich, j'ai vu aucun film de Davinich, je pense. De ce que j'ai pu entendre et comprendre de très loin, il a l'air très psychologique.

  • Speaker #0

    Oui, c'est un réalisateur qui ne prend pas ses spectateurs pour des cons. Il a des thèmes qu'il développe beaucoup dans toute sa filmographie. Il y a des choses qui reviennent souvent, mais il les exprime de manière différente. Il donne des pistes pour faire comprendre ce qu'il veut faire comprendre, mais c'est aussi au spectateur de se faire sa propre histoire et son propre cheminement. C'est un intellectuel. C'est vrai que c'est un cinéma. Je n'ai pas envie de dire élétisme parce que moi, je ne suis pas vraiment un intellectuel et ça m'a quand même parlé. Mais je peux comprendre que c'est un cinéma qui puisse rebuter des gens parce que ce n'est pas une narration traditionnelle. Tu n'as pas un début, un milieu et une fin.

  • Speaker #1

    Ce n'est pas forcément abordable.

  • Speaker #0

    Non, si c'est abordable.

  • Speaker #1

    Il faut avoir envie de réfléchir un peu.

  • Speaker #0

    Oui, et puis c'est surtout, c'est juste que c'est des films qui sont construits différemment des films qu'on voit habituellement, où il faut se poser d'autres questions. Il faut ouvrir son champ des possibles. C'est des films où il faut explorer aussi sa propre conviction intérieure, ses propres frustrations, ses propres déviances. On peut le dire. On peut dire des choses comme ça. C'est des films qui sont questionnants. J'avoue que j'ai voulu en parler, mais je sais que c'est assez flou de tout ce que je te dis.

  • Speaker #1

    Après, il y en a peut-être qui l'ont vu. Et si c'est le cas et que vous avez des choses à ajouter, dites-le, que ce soit sur Instagram ou sur les commentaires de YouTube.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Ça peut être aussi hyper intéressant qu'on puisse avoir vos retours sur les films dont on parle, mais aussi d'avoir, vous, vos top films.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Ça serait trop cool.

  • Speaker #0

    Mais je voulais en parler quand même parce que c'est un film qui m'a vraiment... où je me suis vraiment posé des questions. Je me suis dit, mais merde, en fait, qu'est-ce que j'ai vu ? Qu'est-ce que j'ai vu ? Et en même temps, j'ai bien aimé ce que j'ai vu. Parce que j'étais bousculé, j'étais un peu dérangé dans l'incompréhension. Mais en même temps, je vois bien qu'émotionnellement, physiquement, il se passe des choses. Donc voilà.

  • Speaker #1

    Donc Lost Highway.

  • Speaker #0

    Lost Highway.

  • Speaker #1

    Bon, ensuite, on passe à The Film de mon adolescence. Alors lui, je ne l'ai pas vu au cinéma parce qu'il est sorti avant que j'aille le voir.

  • Speaker #0

    Le film de ton adolescence ?

  • Speaker #1

    Ah ouais, le film que j'ai regardé pendant des mois et des mois. Et d'ailleurs, tu voulais le mettre aussi dans ton listing.

  • Speaker #0

    Oui, c'est un super film.

  • Speaker #1

    Donc c'est Eternal Sunshine, Of the Spotless Minds. Avec Jim Carrey. Avec Jim Carrey et Kate Winslet. Et Elijah Wood, Crystal Dunst, Mark Buffalo aussi qui ont des second rôles, mais qui sont quand même là, une bonne partie du film. Donc c'est un film qui est sorti en 2004 et qui est réalisé par Michel Gondry. C'est un film, la première fois que je l'ai vu, je l'ai trouvé spécial, mais j'ai été attachée de fou. Donc pour vous faire un petit résumé, après une rupture douloureuse, Joël découvre que son ex-compagne Clémentine a effacé tous leurs souvenirs communs. Et donc il décide de subir la même procédure d'effacement, mais en fait pendant qu'il l'a fait, il réalise que finalement il ne veut pas l'oublier. Donc on est dans un film très réel, avec quelque chose qui n'existe pas parce qu'il y a une société qui existe et qui est là pour prendre tes souvenirs et les enlever de ton cerveau. Donc en gros, le speech, c'est ça. C'est, il y a une société qui existe et qui est là pour enlever les souvenirs de ta tête, si tu le souhaites, et t'enlever les souvenirs d'une personne en particulier, par exemple. Donc là, c'est clairement... C'est une histoire d'amour. Voilà, c'est clairement le cas de Joël et Clémentine, qui, du coup, ont vécu une histoire d'amour. Et bien,

  • Speaker #0

    c'est elle, je crois... C'est elle en premier qui l'a envoyée, qui a enlevé... Parce qu'elle ne veut plus le voir.

  • Speaker #1

    Elle ne veut plus jamais entendre parler de Joël.

  • Speaker #0

    Et lui, il décide de faire la même chose.

  • Speaker #1

    En fait, il apprend. En fait, il reçoit un petit papier chez lui en disant « Clémentine, vous avez effacé de sa mémoire » , en gros. Et du coup, il est en mode « Ah, bon ben, je vais faire pareil » .

  • Speaker #0

    « Je vais faire pareil » . Et en fin de compte, c'est ça.

  • Speaker #1

    Et pendant l'opération, en gros, qui est faite par Elie Javoud, avec un stand-up et tout, il se bat contre lui-même pour préserver ses souvenirs.

  • Speaker #0

    Parce que finalement, en fait,

  • Speaker #1

    il ne veut pas l'oublier. Et en fait, il ne veut pas défaire ses souvenirs. Et en fait, le film est construit très spécialement. Ça va vite et en même temps, il y a des moments où c'est lent. On retourne aussi dans l'enfance de Joël parce que du coup, en fait, en gros, la société, quand elle vient chez vous, elle vous endort et elle va sélectionner les souvenirs. Donc elle va prendre les souvenirs qui popent comme ça dans votre tête, mais parfois il y a des souvenirs de quand il est petit, et parfois il y a des souvenirs avec Clémentine. Donc à ce moment-là, ils les prennent et ils les suppriment. Bon, je schématise grandement, mais en gros ça se passe comme ça. Et donc du coup, on est dans la tête de Joël, où on revoit plein de souvenirs de ses débuts avec Clémentine, de ce qu'ils ont pu vivre avec Clémentine, de leurs disputes, du pourquoi est-ce qu'ils en arrivent là, de sa vie d'avant aussi, bien sûr. C'est hyper difficile chronologiquement parlant de s'y retrouver. En tout cas, dans les premières fois que je l'ai vue, moi, je me repérais à la chronologie grâce aux couleurs de cheveux de Clémentine, parce qu'elle change énormément de couleurs de cheveux. Donc, du coup, ça m'aidait à me repérer où on en était, à quel moment, dans quelle vie, enfin, à quel moment de sa vie. Et surtout aussi, c'est pour moi un des seuls films de Jim Carrey où il est dans un rôle dramatique et qui ne fait pas de la comédie. Et je sais qu'il en a fait d'autres, mais moi, c'est le seul film de Jim Carrey où je le vois en drama, quoi.

  • Speaker #0

    Moi, à cette époque-là, il avait fait peut-être... S'il y avait eu le Truman Show, peut-être dans la... Ah oui, c'est vrai. C'était un peu... Super face, non ?

  • Speaker #1

    Ouais, Truman Show est génial. Pour moi, Jim Carrey, ça aïsse Ventura.

  • Speaker #0

    Pour moi, Jim Carrey, c'est The Mask.

  • Speaker #1

    Ouais, The Mask aussi, qui est génial aussi. Mais bon, voilà, c'est un comique, quoi. Et c'est vrai que, en fait, quand j'ai vu ce film, j'en avais entendu parler à l'époque sur Skyblog. Et quand je l'avais vu, j'étais en mode... Waouh ! Et en fait, il y a eu toute une réflexion où je me suis dit, mais toi, Pauline... en tant qu'adolescent, écorché, torturé et tout, qu'est-ce que ça te ferait ? Est-ce que tu serais OK de t'enlever des souvenirs d'une personne ? Qu'est-ce que ça engendre ? Parce qu'en fait, c'est ça qui fait réfléchir. C'est que tu dis...

  • Speaker #0

    C'est ça le sujet du film.

  • Speaker #1

    Ton souvenir, il te fait ce que tu es toi aujourd'hui. Donc si tu l'enlèves, qu'est-ce qui se passe ? Et est-ce que c'est une bonne idée de l'enlever ? Parce que du coup, tu retires une part de toi-même. Voilà, il y a tout ce fond, en fait. Tout ce questionnement qui se passe à la fin du film. Et puis, évidemment, je ne parle pas de l'esthétique du film qui est trop belle. La mise en scène est magnifique. Kate Winslet et Jim Carrey, ils sont incroyables. Les deux sont géniaux. Ils sont vraiment géniaux. Et puis, leur personnage aussi. Les personnages sont géniaux. Parce que Jim Carrey, enfin Joël, est vraiment un personnage très discret, très renfermé sur lui. Il se fait tout petit. Il parle... Pas fort, il est très discret. Alors que Ken Winslet, c'est dans son rôle de Clémentine, elle est excentrique comme pas possible. Elle change de couleur de cheveux. Et je ne vous parle pas d'un brun à un blond, je vous parle d'un orange à un rose à un bleu. Ça se passe beaucoup aussi dans un décor qui est marin et gelé. Donc ça se passe beaucoup dans des décors hivernaux. Il y a une très belle scène qui est très connue où ils vont sur un lac gelé et ils s'allongent sur ce lac. Et la scène sur la plage où ils sont dans l'eau et tout. Bref, il se passe plein de trucs. C'est un film assez loufoque, entre guillemets, parce que Michel Gondry aussi est très connu pour ça. À un moment, il y a une scène où il y a un lit au milieu de la mer, on ne comprend rien à ce qui se passe. Il y a plein de moments où on se dit, ce n'est pas possible ce qui se passe, tu vois. Donc voilà, pour tout ça, Eternal Sunshine, c'est vraiment un film qui est très, très, très profond dans mon cœur et qui même encore aujourd'hui, me fait poser plein de questions, plein de réflexions et qui me touche en fait. Et les musiques. Encore une fois.

  • Speaker #0

    C'est qui qui a fait la musique ?

  • Speaker #1

    Justement, j'allais regarder parce que je t'avoue que je ne sais plus. Mais musique incroyable, John Brion. En tout cas, le thème musical, c'est John Brion. Je ne connaissais pas, je vous avoue.

  • Speaker #0

    Je ne me rappelle plus de la musique, je ne m'en ai pas marqué dans celui-là.

  • Speaker #1

    Le thème principal, moi, m'avait beaucoup marqué. Je me demande aussi s'il n'y a pas

  • Speaker #0

    Beck. Ah si, si, si. Ça, c'est l'artiste. Oui, c'est des morceaux artistes.

  • Speaker #1

    et il y a des morceaux c'est vrai c'est vrai oui c'est véritablement le thème musical qui revient souvent ça c'est John Briar c'est un componditeur sur la musique du film c'est ça donc ouais franchement je pense qu'il y en a beaucoup d'entre vous qui connaissent ce film mais si vous ne l'avez pas vu moi je ne suis pas sûr c'est un film qui est connu je ne suis pas sûr qu'il y ait beaucoup de gens qui l'aient vu tu crois c'est

  • Speaker #0

    un film qui est quand même c'est pas comme Lost Highway c'est beaucoup plus facile d'accès mais c'est aussi il y a un côté loufoque enfin il y a un côté qui est quand même un peu en décalage ah oui carrément qui peut rebuter des gens aussi. Il y a une part, dans le cinéma de Michel Gondry, il y a une part d'absurde, de choses complètement...

  • Speaker #1

    Mais lui, c'est très significatif de son série.

  • Speaker #0

    Oui,

  • Speaker #1

    oui.

  • Speaker #0

    Ça peut rebuter des gens.

  • Speaker #1

    C'est vrai. Mais si vous avez l'occasion, honnêtement, allez-y. Il fait poser plein de questions.

  • Speaker #0

    Voilà, c'est mon dernier film. J'hésite entre deux films. Je voulais vous parler, mais je crois que je vais quand même prendre le film d'animation. Parce que moi aussi, je voulais faire un film d'animation quand même. Parce que pour moi, ce n'est pas des dessins animés, c'est vraiment du vrai cinéma. Des films d'animation qui méritent d'être vus autant que des films de fiction traditionnels. Et donc moi, je voulais vous parler d'un film d'animation japonais. qui s'appelle Les Enfants Loups. Je ne sais pas si tu le connais, Pauline. Non, je ne connais pas.

  • Speaker #1

    Tu ne connais pas ? Pire surtout, je ne pensais pas du tout que tu allais parler de ça.

  • Speaker #0

    Ah ouais ?

  • Speaker #1

    Je pensais que tu allais parler de Wally.

  • Speaker #0

    Ah bah ouais, bah non. Bah oui, pour le coup, Wally c'est aussi un super film, mais franchement, il faudrait que tu le regardes, je peux le conseiller. Donc je vous fais un petit résumé du film, je vais lire ma petite fiche pour le résumer. Un des personnages principaux, c'est Anna, qui en fait, le film commence comme ça. C'est une jeune étudiante et elle tombe d'un homme mystérieux. qui s'avère être un homme, mais aussi un loup. Il se transforme. C'est le dernier des descendants d'une espèce ancienne. Elle tombe amoureuse de ce type. Et ensemble, ils ont des enfants. Un garçon et une fille qui s'appellent Ame et Yuki. À un moment, le papa meurt. Et du coup, cette jeune fille, cette maman, elle se retrouve toute seule avec ses deux enfants qui sont eux aussi enfants loups. en faux loups évidemment et elle se retrouve toute seule à devoir les élever ils vivent en ville et évidemment quand ils sont bébés ils n'arrivent pas ils se transforment une fois de temps en temps ils sont humains et puis une fois de temps en temps ils sont loups mais ils ne maîtrisent pas encore leur transformation donc ça pose forcément dans le monde dans lequel on vit ça pose des problèmes et donc elle décide de partir à la campagne de s'éloigner avec ses enfants pour être un peu plus caché et pouvoir les élever euh

  • Speaker #1

    En sécurité.

  • Speaker #0

    En sécurité, quoi. Donc, elle décide de partir à la campagne, loin des regards. Et du coup, le film commence à ce moment-là. Et tu suis l'histoire de cette famille, avec cette maman qui élève ses deux enfants. Tu suis l'histoire de comment elle les élève, de qu'est-ce qu'elle leur apprend. Et puis, tu suis évidemment les deux enfants. Leur évolution. Leur évolution et ils grandissent. Et évidemment, il y en a une qui se rapproche plus du monde des humains. Et le garçon, lui... Il a envie de vivre sa vie naturelle en fait et plus sauvage. Et il se sent mieux dans le monde des loups, dans la nature en loup. Ce que j'ai bien aimé dans ce film, c'est que tu regardes un film d'animation, mais dans la narration, tu as l'impression de regarder un film de fiction. Tout est ultra réaliste dans le déroulé de la vie. C'est le déroulé de la vie de Monsieur et Madame Tout-le-Monde, sauf que c'est l'histoire d'une femme, une veuve, qui se retrouve avec deux enfants sur les bras et qui doit les élever. Et elle fait tout pour les élever correctement et du mieux qu'elle peut. Il y a ce thème de la maman qui se dévoue corps et âme pour élever ses enfants et qui essaie de les élever le mieux possible en les laissant libres de leur choix. Ça, c'est un thème qui est hyper développé dans le film. Évidemment, c'est un film d'animation japonais où, comme d'habitude, la nature est ultra bien représentée, hyper belle. C'est très beau, c'est très onirique, c'est très poétique. C'est très contemplatif aussi. Comme des périodes de vie. Tu vois les saisons dans le film qui passent, les enfants qui grandissent, qui changent, qui évoluent, dans leurs interactions, dans les dialogues. Aussi, tu les vois évoluer, l'adolescence, les prises de position, les refus et tout ça. Tu suis la vie d'une famille, en fait, banale. Sauf qu'effectivement, ils sont capables de se transformer. Et au fur et à mesure des années, il y en a qui font leur choix. J'ai trouvé ça hyper beau. Ça m'a vraiment... En plus, c'est un film qui est long. Je crois que c'est un film qui doit durer plus de deux heures, je crois.

  • Speaker #1

    Ah oui ?

  • Speaker #0

    Ok. Ce qui est quand même assez rare pour un film d'animation. Le réalisateur, il prend vraiment le temps de se poser, de regarder cette famille, de mettre en scène ses enfants, cette mère qui travaille, qui travaille dans les champs, qui se fait accepter par la communauté de la campagne, au fur et à mesure, pour se faire intégrer. éduquer ses enfants, tout simplement. C'est très, très beau. J'ai vraiment adoré ce film. Je vous conseille à tous de regarder ce film, Les Enfants-Loups.

  • Speaker #1

    C'est réalisé par qui ?

  • Speaker #0

    Oui, c'est ça. Je n'ai pas dit le nom du réalisateur. Il n'est pas très connu. Mamoru Osada.

  • Speaker #1

    Osada. OK.

  • Speaker #0

    Exactement. Mamoru Osada. Et il était... C'est un film... Il est de quelle année, ce film ? 2012. C'est un film un peu plus récent que d'habitude. Et j'avais vu aussi Le Garçon et la Bête, de lui après du coup parce que beaucoup aimé ce film Alors, ce n'est pas du tout la même histoire, mais c'est un très bon film aussi. Oui, il y a tous les thèmes qui sont souvent repris dans le cinéma, l'animation japonais, la nature, la place à la différence, l'acceptation de la différence et surtout l'acceptation de qui on est et des choix qu'on va faire. Donc, la petite fille, elle, elle décide de vivre plutôt du côté humain et le garçon, lui, il décide d'assumer son côté sauvage et de vivre dans la nature. C'est très beau. Et t'as la maman au milieu qui, elle, elle aime les deux et les laisse faire leur choix. Alors évidemment, dans le film, il y a des moments où ça se frotte un petit peu. Mais au final, chacun...

  • Speaker #1

    Elle les laisse vivre leur vie.

  • Speaker #0

    Exactement. C'est un film sur la liberté, sur la différence, le fait de faire des choix. C'est très beau, c'est très mélancolique, c'est très poétique. Je me rappelle, j'avais été le voir... En fait, la plupart du temps, les films dont j'ai parlé là, c'est des films où je suis allé voir, où je m'attends des... pas forcément à voir ce que j'allais voir. Et d'un seul coup, tu te prends le truc dans la figure et tu te dis, ah mince, c'était vraiment bien en fait. Et bien là, c'est le cas. Voilà pour ma petite sélection.

  • Speaker #1

    Trop bien, merci d'avoir parlé de ce film parce que lui, il me tente bien.

  • Speaker #0

    Regarde-le, vraiment, tu vas avoir l'impression de voir un film d'auteur de fiction normal en fait, mais sauf que c'est de l'animé quoi.

  • Speaker #1

    Bon, on va passer au dernier. Alors, j'étais obligée. Non, personne m'obligeait. Mais je me suis sentie obligée. de mettre un film de Tim Burton parce que Tim Burton, ma vie, mon sang. Bon, moins maintenant, mais effectivement, j'ai beaucoup grandi avec Tim Burton, son univers, etc. Il y a un de ses films qui m'a beaucoup marquée à l'adolescence et j'ai l'impression que ce n'est pas un de ses films les plus connus. J'avais envie de parler de Big Fish qui est sorti en 2003. Dans les acteurs principaux, vous avez Ewan McGregor. Vous avez Elena Boham Carter, c'est les deux grosses têtes d'affiches, on va dire, sur ce film-là. Pour vous faire un résumé, on suit un fils qui va voir son père, qui est mourant. Et ce papa a toujours raconté sa vie avec des récits vraiment farfelus. Il racontait toujours des histoires qui avaient ni queue ni tête, des choses qui étaient impensables, impossibles. Et donc, en reconstruisant ces histoires ensemble, le fils découvre une certaine vérité qui est plus profonde. sur son père que ce qu'il pouvait imaginer. Et en gros, il y a vraiment cette histoire de relation entre le fils et le père où ils ne sont pas d'accord, où ils ne se comprennent pas. Ils sont dans deux mondes différents. Il y a le père qui est très dans l'imaginaire, dans des récits fantasques. Et le fils qui est terre à terre. D'ailleurs, la femme du fils dans le film, c'est Marion Cotillard. C'est un de ses premiers films américains dans lesquels elle a joué. Et en fait, quand le père devient mourant, le fils arrive à comprendre plus de choses. C'est un film qui m'a beaucoup touchée tout de suite. J'ai... Adorez ce film. En gros, 95% du film, on suit la jeunesse du père qui raconte comment il a rencontré sa femme.

  • Speaker #0

    Donc la mère, voilà.

  • Speaker #1

    Donc 95% du film, c'est ça. Et donc il raconte avec toutes ces histoires fantasques où franchement, il a vécu des choses qui n'existent peut-être pas. où il a vécu dans un cirque, il s'est fait recruter dans un cirque, et puis il a rencontré sa femme, qui était déjà promise à quelqu'un, et pour la récupérer, il a dû faire des choses folles. Il y a tout un truc très épique, beaucoup d'aventures, un imaginaire très très très fort. Et puis on retrouve le style visuel très typique aussi de Tim Burton, où il y a un petit peu, de très loin, des choses qui font peur, mais peur pour les enfants, donc ça reste très soft. Mais il y a aussi des images très... Flashy, finalement, je vois encore cette image où il est dans un champ de jonquilles. Tout est très jaune, tout est très beau. Enfin voilà, il se passe énormément de choses. Comme d'habitude aussi dans les films de Tim Burton, on retrouve plein de personnages très atypiques. On va retrouver un géant, on va retrouver une femme à barbe, on va retrouver un nain. Enfin bon voilà, il y a plein de trucs, comme d'habitude avec Tim Burton. Surtout, ce que je trouve très beau, c'est ce qui se dit à la fin du film. Où en fait, oui, ce père, il a raconté son histoire. En rajoutant plein de petites étincelles et plein de petites paillettes et plein de petits trucs farfelus. Mais au fond, l'histoire, elle est vraie. Parce que c'est son histoire. Et en fait, ce père, le film s'appelle Big Fish, parce que ce papa demandait tout le temps à être dans l'eau. Il avait tout le temps besoin d'être dans l'eau, d'être dans sa baignoire, d'aller nager. Jusqu'à la fin de sa vie, il a toujours eu besoin d'être dans l'eau. Et à la fin de l'histoire, on comprend pourquoi. Le pourquoi du comment. Mais ouais, c'est un film qui est très touchant. Sur les relations familiales, sur le fait que... J'ai envie de pleurer. Sur le fait qu'on ne se comprend pas toujours, je fais vraiment pleurer.

  • Speaker #0

    C'est l'adolescence qui remonte.

  • Speaker #1

    Mais oui, clairement, de toute façon, c'est un film que j'ai vu à l'adolescence, mais qui est aussi très parlant à l'âge adulte. Parce que dans le film, ils sont adultes, tu vois, les deux. Ils ont fait leur vie, lui, il est marié, il attend un enfant, il attend son premier enfant, d'ailleurs, quand son père est en train de mourir. Donc ouais, je trouve que c'est hyper touchant. Enfin, sous des aires d'histoire un peu farfelues, tu vois, il y a un vrai fond d'émotion et... Et de tendresse et d'amour, quoi. J'arrête de pleurer, puis je reviens. Donc voilà, Big Fish, si vous l'avez jamais vu, je ne peux que vous conseiller. alors ouais bon il date un peu donc il y a des des Des effets spéciaux aujourd'hui, c'est un peu border.

  • Speaker #0

    Ah oui, il y a des effets spéciaux numériques quand même là-dedans.

  • Speaker #1

    Un petit peu, bah oui, il y en avait quand même beaucoup. Même si pour l'époque c'était incroyable. Bon bah c'est un film aussi, ou bon bah c'est pas un film d'aujourd'hui, donc ça manque de diversité dans les personnages, il y a de la grossophobie, enfin bon voilà. C'est pas un film que je vous conseillerais sur la tolérance ou des choses comme ça, quoique c'est quand même un des messages du film aussi. Mais bon, pas avec nos regards d'aujourd'hui, mais bon voilà, c'est vraiment un film qui m'a beaucoup touchée, comme vous pouvez l'entendre, et que je ne peux que vous conseiller. Et du coup, pour finir l'épisode, bon, on a dit qu'on avait sélectionné cinq films, on va pas faire un point comme on l'a fait là sur d'autres films, mais on voulait vous dire un peu pêle-mêle d'autres films qui vraiment nous tiennent à cœur, et là, bon, c'est ceux qui nous viennent maintenant, il y en a sûrement d'autres. Qu'est-ce que tu dirais ? Quel film tu voudrais au moins énoncer ?

  • Speaker #0

    Moi, il y a... Il y a au moins un film dont on n'a pas parlé, mais dont il aurait fallu parler, c'est Blade Runner. Parce que c'est le premier, bien sûr, le film de Ridley Scott, en 82, 83, je crois, cap peut-être.

  • Speaker #1

    Année 80.

  • Speaker #0

    Année 80, début des années 80. Mais parce que c'est le film de science-fiction, c'est une sorte de polar noir de science-fiction qui a conditionné tous les autres films de science-fiction qui ont été après. C'est un film, il faut avoir vu Blade Runner pour comprendre un peu.

  • Speaker #1

    Si vous aimez la science-fiction.

  • Speaker #0

    Oui, si vous aimez la science-fiction, bien sûr. Mais ce n'est pas un film que de science-fiction. Non, c'est vrai. C'est un contexte de science-fiction, mais c'est un film qui parle d'autre chose. C'est un film qui parle de la condition humaine.

  • Speaker #1

    Après, comme souvent, il y a souvent des sujets sous-jacents, mais il faut aimer le genre de la science-fiction.

  • Speaker #0

    C'est issu d'un roman de Philippe Cadic, je crois, un grand auteur de science-fiction. qui pose vraiment plein de questions et la mise en scène est vraiment incroyable. La musique est datée, évidemment, mais ça participe de l'ambiance du film. Il y a ce film-là. Il y a un autre film aussi de Christopher Nolan qui s'appelle Mémento. C'est un film qui n'est pas forcément très connu.

  • Speaker #1

    Il était dans ma liste. C'est un de ses premiers, en plus.

  • Speaker #0

    Ça fait partie des premiers. Ce n'est pas son premier, mais c'est un film pareil qui, dans la forme et sur le fond, est vraiment... Regardez ce film.

  • Speaker #1

    Moi, je me souviens que j'étais allée le voir. Il l'avait rediffusé au cinéma et j'étais allée le voir. Je ne l'avais jamais vu. Il m'a chopé.

  • Speaker #0

    C'est un film qui chope parce qu'il est différent des autres dans la construction. C'est toujours pareil. Ce n'est pas un film qui est construit comme un film classique. Et du coup, la forme du film vraiment tire le... Mais le spectateur vraiment dans le même état que le protagoniste de l'histoire. C'est-à-dire qu'on est complètement perdu comme lui. L'histoire, c'est quelqu'un qui a une perte de mémoire courte, à court terme.

  • Speaker #1

    À court terme, oui.

  • Speaker #0

    Et qui du coup note tout, fait des polaroïds pour se souvenir des choses qu'il vient de faire. C'est compliqué.

  • Speaker #1

    Chaque jour, il revient une nouvelle journée.

  • Speaker #0

    Voilà, exactement.

  • Speaker #1

    Et pêle-mêle comme ça, sans faire forcément de résumé. Est-ce que tu veux citer d'autres films ?

  • Speaker #0

    Le Voyage du Chihiro, un film sur lequel j'ai travaillé qui s'appelle La Tortue Rouge aussi, très très beau, un film d'animation, c'est un film d'animation. Le Soldat Ryan, mais on en a parlé, c'est vraiment aussi... Ah si, en science-fiction, il y a eu Blade Runner, et après, l'autre film Game Changer, c'est Matrix.

  • Speaker #1

    Mais il y a déjà un épisode sur le podcast qui parle de Matrix, donc vous pouvez aller l'écouter.

  • Speaker #0

    Mais ouais, en science-fiction, il y a eu Matrix, ça a quand même... Ça a changé quelque chose.

  • Speaker #1

    Effectivement, il y a déjà un épisode où on en parle longuement, un épisode avec Maël qui est sorti au début de la saison 2, si je ne vous dis pas de bêtises. Si ça vous intéresse d'avoir une analyse MDR, notre avis un peu plus poussé sur le film, n'hésitez pas à aller l'écouter.

  • Speaker #0

    Donc voilà, qu'est-ce que j'ai d'autre ?

  • Speaker #1

    On a mentionné vite fait Wally tout à l'heure.

  • Speaker #0

    Wally aussi, c'est vraiment un film Forrest Gump,

  • Speaker #1

    Gladiator.

  • Speaker #0

    Gladiator, voilà. Mon film chouchou, mon plaisir coupable, mais que j'aimerais jusqu'à la fin de ma vie, c'est Top Gun. Parce que Top Gun, c'est le symbole des années 80, dans tout ce qui a de bien et dans tout ce qui a de mal. Mais c'est le symbole du patriarcat, c'est le symbole... C'est des bonhommes, la vie de la vie. C'est le symbole, tu vois, un bonhomme, ça pleure pas, ça n'a pas de sentiments, ça passe au-dessus de tout ça. Mais putain, c'est trop bien. Mais le film, il est trop fun. J'adore ce film, c'est un de mes films préférés Malgré tous ces défauts, ça reste pour moi un film qui a aussi changé les choses dans l'histoire du cinéma d'action, du blockbuster. Les plans dans les avions, tous les combats aériens, toutes les prises d'avion, c'est des plans qui sont au niveau cinéma. C'est incroyable, c'est fait sans effets spéciaux. C'est un de mes films que j'adore. C'est mon petit bonbon.

  • Speaker #1

    C'est ton guilty pleasure.

  • Speaker #0

    Franchement, je peux le regarder sans problème. J'adore les musiques, c'est incroyable. C'est le symbole d'une époque.

  • Speaker #1

    Ok, je comprends. Alors effectivement, on n'a vraiment pas du tout parlé de films français. Donc moi, je me rattrape juste rapidement là-dessus. Un de mes films préférés aussi en français, ça s'appelle Le premier jour du reste de ta vie, qui est un film qui m'a bousculé. Enfin vraiment, je l'ai adoré, mais je ne vais pas trop en parler parce que je vais rechialer.

  • Speaker #0

    De toute façon, tous ces films-là, Le premier jour du reste de ta vie, c'est un super film, c'est vrai. Mais les thèmes qui sont abordés, c'est des thèmes... C'est à peu près les mêmes thèmes qui sont abordés dans la liste des films dont on en a parlé.

  • Speaker #1

    Oui, carrément. De toute façon, tout se retrouve toujours.

  • Speaker #0

    C'est un super film,

  • Speaker #1

    c'est vrai. Un très bon film français qui, je trouve, est sous-coté. Donc, allez-y. Il y a la cité de la peur. Parce que c'est vrai que quand on en a parlé en off avec mon frère, on s'est dit « Purée, on n'a mis que des films qui ne sont pas drôles. Il n'y a aucune comédie. On a mis de la science-fiction, on a mis un peu de l'horreur, on a mis du film... » plus traditionnelle et tout, enfin bref. Et alors que pourtant, La Cité de la Peur, vraiment...

  • Speaker #0

    C'est marrant parce que non plus, c'est pas du tout ta génération.

  • Speaker #1

    Pas du tout, mais qu'est-ce que je l'adore. C'est carrément ta génération. Mais pourtant, je suis pas très film de comédie aussi. C'est pour ça que moi, personnellement, j'en ai pas beaucoup. Mais alors La Cité de la Peur, c'est ma petite pépipe. Si tu vas pas très bien, soit tu le regardes en entier, soit tu vas sur YouTube prendre juste des extraits, tu te fends une petite poire et puis ça va mieux. Et puis après, effectivement, Moulin Rouge, j'en ai parlé tout à l'heure. Roméo plus Juliette, avec Leonardo DiCaprio.

  • Speaker #0

    Très bon film.

  • Speaker #1

    Incroyable.

  • Speaker #0

    Si on veut aller là-dedans, Titanic. Titanic,

  • Speaker #1

    c'est un très bon film, bien sûr.

  • Speaker #0

    Super film. Abyss.

  • Speaker #1

    Je ne connais pas.

  • Speaker #0

    Tu ne connais pas Abyss ?

  • Speaker #1

    Non, ça ne me dit rien.

  • Speaker #0

    C'est de Cameron aussi.

  • Speaker #1

    OK.

  • Speaker #0

    Très bon film.

  • Speaker #1

    Et puis, évidemment, L'étrange nouvelle de Mr. Jack. Je ne peux pas ne pas le mentionner, parce que c'est pareil. Je pense que ça fait partie des top films que j'ai vus le... plus de fois dans ma vie. Je le connais par cœur. Bon, voilà, il y en a encore plein d'autres auxquels là, on ne pense pas tout de suite. Mais n'hésitez pas, vraiment, on est curieux. Alors, vous n'êtes pas obligés de nous faire une critique cinématographique pour chaque film. Mais voilà, si vous avez envie de nous lister des films, vous, qui vous ont plu, allez-y. Si vous voulez aller un petit peu plus dans le détail, vous pouvez en m'envoyant un DM. ça sera vraiment avec plaisir Si vous êtes d'accord ou pas avec des films que nous on a cités, allez-y aussi, ça sera super d'avoir votre tour là-dessus. Et puis on vous laisse, on vous souhaite une bonne journée.

  • Speaker #0

    Allez, à bientôt !

  • Speaker #1

    Salut ! Merci d'avoir partagé ce moment avec nous. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à en parler autour de vous et sur les réseaux sociaux. Et pour rappel, le podcast à nous deux, c'est un mardi sur deux.

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