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Episode 53 - Creer du contenu sur internet, c'est quoi la limite ? (Avec Cendre) cover
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A Nous Deux

Episode 53 - Creer du contenu sur internet, c'est quoi la limite ? (Avec Cendre)

Episode 53 - Creer du contenu sur internet, c'est quoi la limite ? (Avec Cendre)

57min |02/12/2025
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Description

Dans cet épisode, je discute avec Cendre, créatrice de contenu (dans le but de vendre ses poterie), des enjeux et des limites de la création sur les réseaux sociaux.

Nous parlons de ce qu’un créateur.ice peut ou veut montrer en ligne, de la gestion de sa vie privée, et de la manière dont on construit son image publique quand on partage régulièrement du contenu.


Nous abordons aussi des questions essentielles pour tous les créateurs :

  • comment trouver son équilibre entre vie personnelle et présence en ligne,

  • comment s’organiser

  • quel rapport développer avec son image et ses audiences,

  • et comment rester authentique tout en naviguant dans les tendances et les attentes des réseaux sociaux.

Un épisode utile pour les créateurs, influenceurs, freelancers et toute personne qui s’intéresse à la création de contenu, à la gestion de sa visibilité en ligne, et à la stratégie sur les réseaux sociaux.


Tu peux retrouver les création de Cendre sur son compta instagram : @cendre.c


Un mardi sur deux, on papote ensemble autour d’un sujet de vie, sans pression, juste entre nous.

Pauline ✨


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Salut ! Bienvenue sur le podcast de à nous deux !

  • Speaker #1

    Il n'y a pas si longtemps de cela, nos vies privées l'étaient. Mis à part si tu étais une célébrité pointée par des paparazzis, tu ne retrouvais pas ta vie sur les médias. Maintenant si. Avec l'arrivée d'internet et des réseaux, nous avons pris l'habitude pour beaucoup de partager nos passions, nos pensées, revendications, voire même nos enfants. Où est la limite de tout ça ?

  • Speaker #0

    Comment savoir jusqu'où on peut dévoiler notre vie privée sur les réseaux publics ? Et être sur les réseaux, créer du contenu, ça implique beaucoup de choses, de temps et d'énergie. On discute de tout ça avec Sandrina.

  • Speaker #1

    Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast. Aujourd'hui, je suis très contente d'accueillir Sandrina, qui a levé la main quand j'ai fait des petites annonces sur le compte Instagram du podcast, et qui, en plus de ça, a levé la main en me proposant un sujet d'épisode. Donc merci beaucoup Sandrina d'être avec nous aujourd'hui.

  • Speaker #0

    De rien.

  • Speaker #1

    Du coup, comme vous avez... que comprendre dans le titre et dans l'introduction. Aujourd'hui, on va faire un épisode autour des réseaux sociaux. Alors, il y a déjà un épisode qui est sorti sur le podcast que j'ai fait avec Célia, où on aborde plutôt notre rapport aux réseaux sociaux en tant que consommatrice. Mais Sandrina crée du contenu sur Internet, que ça soit sur Instagram, sur YouTube, parce qu'elle est créatrice, elle est céramiste. Donc d'ailleurs, je vous inviterai à aller voir son travail parce que c'est très poupi, très mignon. Et du coup, elle m'a proposé de faire un épisode sur la limite entre ce qu'on peut montrer de la vie privée sur les réseaux sociaux. Du coup, Sandrina, on l'a dit, t'es présente sur les réseaux.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Depuis quand maintenant ?

  • Speaker #0

    En fait, je suis présente sur les réseaux depuis que j'ai un ordinateur. Au tout début, il y avait les Skyblog. Évidemment, j'ai eu un Skyblog. Après, c'est passé sur une autre plateforme de blog où c'était la mode des blogs BD à l'époque. Du coup, j'ai eu un blog BD. Ensuite, quand il y a eu Facebook, j'étais sur Facebook. J'ai tout le temps été sur les réseaux sociaux. Mais je ne les ai jamais utilisées comme plateforme pour partager des trucs privés. En fait, j'ai toujours soit dessiné, fait du modelage, des choses comme ça. Et en fait, j'ai toujours utilisé les réseaux sociaux pour montrer ce que je faisais globalement.

  • Speaker #1

    Ok, c'était de la création que tu voulais présenter au final. Ce n'était pas pour raconter ta vie à toi.

  • Speaker #0

    Si, j'aime bien raconter ma vie, mais je la raconte et je montre ce que je peux créer de manière artistique.

  • Speaker #1

    Ok. Bon, on est de la même génération. T'as 33 ans aujourd'hui. Donc oui, comme moi et comme beaucoup de générations années 90, t'as grandi aussi avec la naissance des blogs, des réseaux sociaux, etc. De quelle manière aujourd'hui t'es présente sur les réseaux ? Comment est-ce que ça s'articule ? Comment est-ce que tu le gères ? Jusqu'où tu vas ?

  • Speaker #0

    Alors, j'étais sur Instagram et sur YouTube. Et encore, YouTube, c'est à débattre. Est-ce que c'est un réseau social ou pas ? Mais en tout cas, c'est les deux seules plateformes où je suis. Je ne me suis pas mise sur TikTok.

  • Speaker #1

    Je n'ai pas le goût pro de TikTok. Oui, oui.

  • Speaker #0

    Je n'ai même pas... Enfin, j'ai un compte pour que personne ne vole mon pseudo au cas où, mais c'est tout, quoi.

  • Speaker #1

    À la base, du coup, tout de suite, tu t'es donné une limite en te disant « Moi, je veux partager ce que je fais en racontant un petit peu ma vie. » Mais tu t'es donné quand même des limites de ton « racontage de vie » , entre guillemets ?

  • Speaker #0

    Je ne me suis pas dit comme ça. je vais pas montrer tel truc ou pas montrer tel truc, mais d'instinct, il y a des choses que je sais que je ne montrerai pas.

  • Speaker #1

    Comme j'ai par exemple ?

  • Speaker #0

    Forcément, il y a les enfants. Moi, j'ai deux enfants. Et vu que je fais des vlogs sur YouTube, c'est difficile de ne pas les inclure parce qu'ils font partie quand même d'un gros pourcentage de ma vie. Donc quand on fait un peu des trucs lifestyle, c'est compliqué de ne pas les mettre dedans. Et puis, ils sont super mignons. Mais du coup, je me suis limitée en termes de temps. Ça prend... En gros, ce n'est pas le sujet de la vidéo. Et je ne montre jamais leur visage. Et je ne les montrerai pas dans des situations qui peuvent être gênantes, comme des moments où ils seraient en train de pleurer, des moments où ils seraient tout nus ou en maillot de bain, ou ce genre de choses. Donc, c'est tout le temps juste des petits instants mignons de quelques secondes que je partage par-ci, par-là. Mais ce n'est jamais le sujet et on ne peut pas les identifier.

  • Speaker #1

    Et tu disais que c'était ton instinct ? qui naturellement t'avait dit voilà ça c'est ma limite mais pourquoi est-ce que tu te dis je veux pas les montrer ?

  • Speaker #0

    Parce qu'ils ont pas choisi d'être montrés C'est une très bonne raison et que même un peu plus tard, je veux dire même s'ils ont 7-8 ans et qu'ils disent qu'ils sont d'accord de mon avis on n'est pas vraiment en âge de comprendre en fait ce que c'est internet qui voit quoi donc je pense que je les montrerai pas tout cas. court, quoi.

  • Speaker #1

    C'est vrai qu'on sait jamais... Enfin, Internet, c'est super, mais ça peut aussi être méga dangereux. Et que je comprends, toi, c'est ton choix et ton initiative de te montrer, en fait. Et sur les réseaux, sur Internet, sur YouTube et tout. Mais eux, effectivement, vont peut-être te dire oui, je suis d'accord, parce qu'ils te voient le faire, donc ça a l'air complètement bavé. Mais oui, c'est des enfants qui n'ont pas à avoir la conscience de se dire oui, mais peut-être que derrière, il y a...

  • Speaker #0

    Je vais finir sur un truc qui va naître.

  • Speaker #1

    Il n'y a pas Toch qui est en train de regarder une vidéo pas dans le bon sens. Donc oui, je comprends carrément ton point de vue. Et est-ce que tu montres un peu ton environnement de vie, ta maison, ton compagnon, des choses comme ça ?

  • Speaker #0

    Oui, c'est possible que mon copain soit apparu de temps en temps, parce qu'en vrai, il s'en fiche d'y être ou pas, tant qu'il n'est pas le sujet de la vidéo. Que je ne lui demande pas de faire des trucs spécifiques. Et mon lieu de vie, on le voit. Je pense que si un fou voulait identifier là où j'habite, il y arriverait facilement. Et en même temps, je me dis, ça va, je ne suis pas squeezie. Non,

  • Speaker #1

    mais il faut recentrer.

  • Speaker #0

    Je suis dans mon atelier, je fais de la poterie. C'est peu probable qu'un jour, je sois diffusée à super grande échelle.

  • Speaker #1

    Attends, c'est jamais ?

  • Speaker #0

    Je me le souhaite, je ne sais pas.

  • Speaker #1

    Ah si, si, c'est dur.

  • Speaker #0

    Si je suis diffusée à grande échelle et qu'après j'ai les moyens, je changerais de maison. C'est QMD. Et on ne me retrouvera plus jamais. Voilà.

  • Speaker #1

    T'aimerais avoir cette notoriété-là ?

  • Speaker #0

    Non, pas Squeezie non plus, mais...

  • Speaker #1

    C'est chou, en fait. Non,

  • Speaker #0

    je m'en dis, tu ne peux pas sortir dans la rue.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est ça. Grâce à ça, il peut faire plein de choses, il a plein de projets, vivre des trucs de ouf. Mais en même temps, comme tu dis, il peut plus sortir dans la rue Il part en vacances. Bon, c'est pas méchant, mais oui, il y a plein de gens qui vont faire les offres. Sauf que, oh purée, il y a Squeezie, quoi.

  • Speaker #0

    Ouais, et puis ça... Je pourrais pas être influenceuse, je pense. Ou en tout cas, parce que ça correspond pas du tout à mes valeurs, même là, dans mes vlogs. Par exemple, je sais pas, si je m'achète quelque chose que je trouve trop cool, je vais pas le montrer ou en parler spécifiquement dans mon vlog en disant, je me suis acheté ce truc et c'est trop cool. Parce que j'ai pas envie de donner envie aux gens d'acheter mes trucs, en fait. Les seuls trucs que je montre, mais que ça pourrait donner envie aux gens d'en acheter, en vrai, c'est les BD. Mais bon, vu que c'est de l'art, je partage plein d'autres artistes, et la BD en fait partie, donc ça, je peux le partager. Mais sinon, je sais pas, si je m'achète une cafetière, je sais pas quoi, c'est possible qu'elle apparaisse dans les vlogs, mais je vais jamais faire...

  • Speaker #1

    On va pas le mettre en avant, justement. Regardez, je vais rendre des... C'est ça,

  • Speaker #0

    c'est comme... tous les sponsors que je vois, même chez les plus petits, qui vont avoir, par exemple, des trucs de crème et tout, je veux dire, moi, j'en consomme pas, j'en parlerai pas, et enfin, je sais pas, en fait, qui voudrait me donner de l'argent, quoi.

  • Speaker #1

    Dénoncez-vous !

  • Speaker #0

    C'est ça, et j'ai l'impression que pour faire des vidéos à grande échelle, il faut quand même être un peu dans un système de, je sais pas, d'incitation à la consommation et de... Je sais pas, j'ai plein l'impression qu'il y a de très gros youtubeurs qui Déjà pas de sponsor et qui dans ses vidéos fasse pas des trucs d'hyper consommation comme utiliser je sais pas des véhicules motorisés voyager enfin tout ce genre de choses quoi et j'ai vraiment pas envie de faire ça mais j'aimerais bien que par contre comme objectif d'avoir quand même plus

  • Speaker #1

    d'abonnés pour pouvoir juste vendre mes poteries on est d'accord plus facilement c'est ça toi en fait tu vas plus l'utiliser comme une vitrine aussi pour montrer ce que tu fais, ce que tu veux vendre aussi pour ton entreprise, en fait.

  • Speaker #0

    Et c'est exactement ça. Moi, j'ai juste envie que mes vidéos me fassent suffisamment connaître pour avoir des gens qui prennent des cours de poterie et puis juste vendre mes poteries, quoi.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. J'ai un peu le même truc avec Instagram, tu vois, sur le podcast. Pour moi, mon but, du coup, j'ai envie de créer aussi différemment, tu vois, peut-être de plus me filmer, parce que, bah... L'algorithme adore aussi voir des vrais humains en train de faire des trucs sur Instagram. Donc tu vois, je suis un peu dans cette démarche en ce moment de me dire, peut-être qu'il faudrait que j'essaye un peu plus de montrer, de faire plus de reels où on voit, faire du montage, machin et tout. Je ne sais même pas si ça intéressera les gens, mais je sais que ça va intéresser l'algorithme. Et du coup, potentiellement me ramener du monde. Et qui dit me ramener du monde, on ramène des écoutes, des abonnés, etc. Et donc le podcast peut grandir. Donc j'imagine que c'est exactement la même chose pour toi dans ton métier de céramiste.

  • Speaker #0

    Oui Et après, c'est aussi parce que j'aime bien faire des vidéos YouTube. Autant Instagram, j'avoue que vraiment, ça me saoule. Autant au tout début d'Instagram, c'était trop bien parce que je découvrais plein de nouveaux comptes. Il y avait pas mal d'échanges où tu découvrais des nouveaux gens, des gens te découvraient toi. Il y avait plus tendance à mettre des likes, des commentaires, des choses comme ça. Et c'est vrai que maintenant, sur Insta, moi, je découvre quasiment plus personne. Sauf des fois des gens qui partagent vite fait une story. Enfin en fait je sais pas. L'algorithme me propose des trucs que j'ai vraiment pas envie de voir. Mais qui m'accrochent. Je dirais pas quoi parce que c'est affreux. Mais c'est déprimant de ouf. Et en fait il a compris que quand il me mettait ses vidéos hyper déprimantes. En fait je les regardais parce que ça m'accrochait. Et que j'étais en mode genre oh mon dieu. Et après, en fait, ils ne me proposent plus que ça. Je ne peux plus rester sur Instagram parce que vraiment, au bout de deux vidéos, c'est la dépression. Et le manque d'interaction fait que maintenant, j'y suis parce qu'il y a encore quelques gens là-bas et je poste. Mais je consomme justement quasiment plus Insta. Alors que YouTube, j'y passe des heures.

  • Speaker #1

    C'était marrant parce que c'est une impression personnelle. Moi, je sais qu'il y a quelques années, je passais des heures sur YouTube aussi. Toute la journée, j'avais des vidéos qui tournaient et tout. J'étais très consommatrice. Aujourd'hui, beaucoup moins. Et par contre, je suis vachement plus sur Insta. Ah ouais ? Ma conso sur Insta, c'est abusé. Ah ouais ?

  • Speaker #0

    Et ton con sur Insta, est-ce que l'algorithme est bien foutu pour toi ? Genre, il te montre des trucs que t'as envie de voir ?

  • Speaker #1

    Ouais, parce que par contre, et c'est ce que j'expliquais dans l'épisode sur la consommation de réseaux sociaux, c'est que je crois que j'ai vraiment réussi à faire d'Instagram un espace où je ne vois qu'à peu près, bien sûr, c'est pas 100%, mais... Des choses qui me font plaisir ou qui me font du bien. Parce qu'en fait, dès que je vois un truc qui me déplaît, je vais tout de suite swiper. Même si, tu vois, comme toi, ça peut m'accrocher, il y a beaucoup de choses que je n'ai pas envie de voir. Par exemple, tout ce qui est protection animale, c'est super, mais ils mettent des images méga chaudantes. Et je ne supporte pas, en fait. Je suis beaucoup trop sensible pour ça. Et ça ne veut pas dire que je ne sais pas ce qui se passe. Mais c'est juste que je n'ai pas besoin de voir ça. Donc du coup, tu vois, tout de suite, ça dégage. je suis en mode hop Il ne faut surtout pas que l'algorithme se dise « Tiens, ça, ça peut l'intéresser. »

  • Speaker #0

    Je n'ai pas ce réflexe. Du coup, je vais regarder. Je vais être genre... Et après, ça ne me remet que des trucs de ce genre-là. C'est affreux.

  • Speaker #1

    Du coup, grosse consommatrice de YouTube.

  • Speaker #0

    En fait, vu que je bosse toute seule dans mon atelier, je consomme beaucoup de podcasts et beaucoup de YouTube. Et de séries. En fait, j'ai tout le temps un fond sonore.

  • Speaker #1

    Du coup, on disait que naturellement, tu avais des limites dans ce que tu voulais montrer, proposer sur les réseaux. Est-ce qu'il y a déjà eu des fois où t'as dépassé ces limites et où t'as pu te sentir mal à l'aise ? Ou te dire, ah mince, je ne me suis pas écoutée, j'ai montré ça alors que je n'aurais pas voulu.

  • Speaker #0

    En vrai, c'est très difficile de dépasser les limites parce que c'est moi qui fais le montage. Et quand on fait le montage, on regarde au moins 15, 20 fois les mêmes trucs. Enfin, on s'écoute vraiment beaucoup. Et justement, en général, quand je fais le montage, je fais ma vidéo. Puis au fur et à mesure, en fait, je coupe de plus en plus de choses. parce que ça me saoule j'en ai déjà marre d'y entendre je pense que ça va pas intéresser donc j'ai jamais dépassé la limite parce que je le verrais au niveau du montage et comme je fais pas de trucs en live je pense que je peux pas vraiment il y a juste une fois c'était une blague moi je trouve que j'ai pas dépassé de limite mais internet a trouvé que j'avais dépassé une limite Donc, moi, personnellement, c'était juste un humour peut-être douteux. Et j'ai fait une blague sur... Oh, bon, vas-y, je peux le dire. En vrai, c'était vraiment pas grave.

  • Speaker #1

    On va recréer un bas de buzz.

  • Speaker #0

    Ça va faire buzzer ton truc. Qu'est-ce que j'ai fait ? Oui, j'ai fait un marché qui était horriblement catastrophique. Il n'y avait pas eu de... En fait, il n'y avait personne qui était venue. Et les seules personnes qui étaient venues au marché, c'était des... des personnes âgées qui étaient là et qui vraiment avaient l'air juste perdues. Ils n'étaient pas du tout venus pour faire un marché créateur. Ils se disaient, mais qu'est-ce qui se passe ici ? Et j'ai eu l'affront de traiter les chambériens de vieux de l'EHPAD. Et en fait, il y a des gens qui ont très mal pris. Ils trouvaient ça très méchant, pas pour les chambériens, mais pour les vieux de l'EHPAD. Voilà. Et en fait, j'ai eu plein de commentaires en dessous de personnes qui se sont énervées parce que j'avais utilisé vieux de l'EHPAD comme insulte, quoi. Alors que c'était juste pour dire des personnes très, très vieux, au point de même plus être autonome, quoi.

  • Speaker #1

    T'as voulu imager ton propos.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Et ça n'a pas fait.

  • Speaker #0

    Non.

  • Speaker #1

    Mais je trouve que ça, c'est un très bon exemple des limites que Internet nous impose. Ouais. Parce que ArtWeb...

  • Speaker #0

    À l'oral,

  • Speaker #1

    ce serait passé tranquille. Dans la rue, avec une personne que tu connais, ça passe tranquille. Mais Internet est très intransigeant sur l'humour douteux. Je suis complètement d'accord avec toi. Moi, c'est pareil, je me retiens quand même. Je me retiens parce que parfois, j'en ai fait des blagues de merde. Moi,

  • Speaker #0

    il n'y a pas ça. Quand je parle toute seule, je coupe. Vraiment, je m'entends parler et je suis genre, non, ça, ça ne va pas passer. Mais ça, du coup, c'est une limite. mais pas une limite que je me suis mis à moi c'est une limite imposée est-ce que j'aurais osé dire qu'on ne peut plus rien dire ? on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui le truc c'est que c'est internet du coup tout le monde regarde donc il y a forcément quelqu'un qui va être vexé et puis tout le monde n'a pas regardé toutes tes vidéos pour savoir que c'est ton humour etc soit t'assumes soit le fait d'avoir des gens qui s'énervent sur tes vidéos soit tu fais attention et j'ai préféré faire attention

  • Speaker #1

    Tu parlais tout à l'heure que, bah, évidemment, vu que tu fais de la vidéo, il y a beaucoup de montage, donc tu te vois et tu t'entends beaucoup.

  • Speaker #0

    Ouais.

  • Speaker #1

    Et justement, ce rapport à toi et au fait de te voir tout le temps, est-ce que, bah, ça c'est dur, entre guillemets, à vivre ? Est-ce qu'au départ, parce que maintenant j'imagine que t'es habituée, mais est-ce qu'au départ c'est quelque chose de compliqué ? Je te demande, parce que moi avec le podcast, alors j'ai pas la vidéo parce que je suis pas très à l'aise en vidéo, donc c'est d'ailleurs pour ça que je fais un podcast, mais... Les premiers épisodes où je m'entendais au montage, je me disais putain mais Pauline, mais t'es un supr, mais t'as plein de tics de langage, et t'es comme ci, et t'es comme ça. Alors en plus, quand j'imagine que t'as l'image en plus, ça doit être quelque chose. Après peut-être que t'es pas aussi pointilleuse que moi sur toi-même, mais...

  • Speaker #0

    Bah après tu vois, là j'ai remarqué que quand t'as fait ton intro, tu l'as fait vraiment en souriant à fond. Et ça c'est le genre de choses déjà qu'on fait pas forcément au tout début. Et c'est parce que justement, on a eu un retour sur son image et qu'on sait, enfin toi là du coup, c'est en vidéo. Donc t'arrives déjà, avec l'expérience, à un peu te montrer un peu plus sous un jour qui te convient. En gros, à avoir l'air un peu plus dynamique, tatatatata. Et en fait, en vidéo, c'est un peu pareil. C'est qu'au début, on fait des trucs qui sont, où on se trouve abominable. Et puis après, au fur et à mesure... On arrive à comprendre les moments où on est un peu sous un angle qu'on n'aime pas et une manière de faire qu'on n'aime pas. Et déjà, on va éviter certaines positions ou certains trucs. Je dirais que ça a amélioré mon rapport à mon image. On pourrait croire que c'est le contraire. Mais en fait, au début, c'est un peu difficile. Enfin, c'est difficile, non. Mais en fait, c'est qu'on voit des angles que normalement on ne voit pas. Genre, on se voit de côté, on se voit de dos. Et t'es genre, oh mon Dieu, c'est à ça que je ressemble de dos. Mais c'est horrible. Tout le monde voit ça. Et donc ça c'est un peu chaud. Et en même temps, comme en vrai faire des vidéos ça prend un temps de fou, et que dans le vlog ce serait bizarre si je coupais ce morceau de la vidéo, je suis obligée soit de couper un gros morceau de vidéo, soit de mettre alors que je trouve ça pas ouf. Donc en fait j'ai déjà diffusé des quantités de vidéos où je suis genre vraiment pas terrible quoi. Et en fait au fur et à mesure, maintenant c'est un truc auquel je fais quasiment plus attention en vidéo. Je sais pas, il y a des trucs que j'aime pas du tout. Genre, mon profil, profil. Je suis genre, c'est une abomination. Comment les gens peuvent supporter de voir ça ? Et en vrai, je le laisse parce que, bon, ça, c'est mon profil, quoi. Et en fait, maintenant... Et bah en fait je sais exactement à quoi je ressemble sous tous les angles et du coup il n'y a plus aucun angle qui me choque. Je ne suis plus du tout perturbée quoi, je suis genre bah oui c'est ça à quoi je ressemble. Alors que quand on se voit que dans un miroir on a des angles tout le temps le même, on se voit, on peut un peu à chaque fois rentrer le ventre ou ce genre de choses. En vidéo évidemment on essaye de rentrer son bide quand on est à 30 marchés genre tatatata. Il y a des fois on oublie et on est genre ah ! Voilà, voilà.

  • Speaker #1

    Le naturel.

  • Speaker #0

    C'est ça. Donc après, il y a le fait de savoir un peu plus comment se tenir qui fait qu'on s'accepte un petit peu plus parce qu'on est un peu plus avantagé, quoi. Et il y a aussi vraiment le rapport qui s'améliore parce qu'à force de se voir, on est en mode, oui,

  • Speaker #1

    je t'accepte vachement.

  • Speaker #0

    Ouais, c'est ça.

  • Speaker #1

    Et tu sais, quand tu parlais que tu fais peut-être plus attention à ta manière de te tenir, etc., est-ce que pour toi, tu ressens une vraie différence entre quand il y a la caméra et quand elle n'y est pas ? Et du coup, est-ce que devant la caméra, t'es, je mets des guillemets, un peu moins naturelle ? Parce que tu vas faire plus attention ?

  • Speaker #0

    Bah, de toute façon, on peut pas vraiment être naturelle du moment où on allume la caméra. On est forcément un peu bizarre. Enfin, pas bizarre, mais on sait que la caméra est allumée, quoi. C'est pas... Du coup, c'est forcément pas naturel. Et puis, encore plus dans un format vlog, où on essaye un peu, des fois, de faire des plans un peu jolis, ou... où on va faire un café, patati, mousse de lait et machin truc, où on essaye d'avoir l'air naturel, mais c'est impossible de l'être, parce qu'en fait, pour un plan, ça ça va être rigolo, mais pour un plan, par exemple, les cas dans tous les vlogs, plus ou moins réussis, plus ou moins compliqués, mais des fois, je me dis, allez, je fais un joli plan boisson chaude, et du coup, je vais mettre ma caméra à un endroit, faire une partie. changer ma caméra, faire une autre partie, remettre ma caméra dans un autre sens, me filmer en train d'arriver, me filmer en train de partir, me filmer en train de mélanger, filmer ça. Et du coup, en gros, pour juste une petite séquence de 20 secondes, j'ai 6 plans différents. Donc forcément, c'est pas naturel du tout. Et puis, on essaye de bien mettre ses mains et tout.

  • Speaker #1

    Surtout, t'as passé 15 minutes à faire ça.

  • Speaker #0

    C'est vrai, 40 minutes pour un café. À la fin, le café, il est froid. Quand je me chauffe vraiment et que j'ai envie de faire mon petit plan boisson chaude, ça peut être très loin. Non, non, c'est stupide.

  • Speaker #1

    C'est pour ça que je fais pas de vidéo, je vous le dis.

  • Speaker #0

    Après, on peut faire plus simple. Donc ça, forcément, c'est pas naturel. Même si, quand on regarde la vidéo, on a l'impression que c'est naturel.

  • Speaker #1

    Mais c'est ça aussi toute la vie.

  • Speaker #0

    Si j'avais cinq caméramans, je pourrais sûrement être...

  • Speaker #1

    Ah ouais, je sais, ils sont cachés quelque part, là.

  • Speaker #0

    Et sinon, quand tu parles tout seul, déjà, c'est pas naturel non plus. Et justement, il y a des gens que je connais qui regardent mes vidéos, des copines, et qui en fait sont assez étonnées parce que dans la vraie vie, je parle beaucoup plus... En gros, je suis un peu plus expansive dans la vraie vie. Je rigole plus, je fais plus de blagues, je vais dire un peu plus n'importe quoi. Je suis beaucoup, beaucoup moins posée. Alors que dans mes vidéos, les gens en commentaire, ils sont « Oh là là, ta vidéo m'a aidée à me détendre » , alors que personne dans la vraie vie m'a dit que je détendais quoi que ce soit. Et je sais pas si c'est que c'est pas naturel ou si c'est juste un aspect de moi que j'arrive pas à voir quand je suis avec d'autres gens. Parce que dès que je suis avec d'autres gens, je suis un peu plus excitée et rarement posée. Je sais pas, est-ce que c'est... Je pense que c'est juste une autre facette.

  • Speaker #1

    Moi, c'est peut-être le fait d'avoir la caméra qui te donne un cadre plus posé d'une version de toi-même, en fait.

  • Speaker #0

    Ouais, puis je suis toute seule, donc après, c'est difficile de vraiment...

  • Speaker #1

    Mais je trouve que c'est intéressant ce que tu dis. C'est ce que j'ai souvent l'impression que justement, les personnes en vidéo vont exagérer. Un peu une seule fois, leurs réactions, tout ça. Et tu vois, ce que tu dis, c'est un petit peu l'inverse. T'exagères vachement moins, sans dire que dans le haut naturel. avec des gens,

  • Speaker #0

    tu vois.

  • Speaker #1

    Non, mais ce que je veux, tu vois, c'est que t'es moins expansive et tout. Alors qu'en vidéo, t'es plus posée. Souvent, on dit qu'en vidéo, il faut être encore plus dans la démonstration de ton émotion.

  • Speaker #0

    Ça, c'est vrai, parce qu'en gros, dans les intros, je le remarque, parce que dans les intros, j'essaye d'être un peu plus dynamique pour que les gens qui arrivent ne se disent pas « Oh mon Dieu, on va s'endormir » . Mais du coup, Si t'as envie d'avoir l'air juste un peu joyeuse et de bonne humeur, il faut donner au moins 30% de plus, sinon on dirait que t'es juste calme. Et c'est peut-être ça aussi l'effet posé. Je suis peut-être juste normale et j'ai l'air calme. Et puis après je fais de la poterie. Donc c'est difficile de...

  • Speaker #1

    Tu ne vas pas faire une macarena au centre de la structure.

  • Speaker #0

    C'est clair.

  • Speaker #1

    Il faut doser. Je trouve ça intéressant que tu fasses des vlogs en montrant aussi ton activité. Comme tu disais, tu fais aussi tout ça parce que tu aimes bien, mais aussi et surtout pour montrer ton travail, ton activité, etc. Et je trouve ça intéressant que tu aies mêlé ton travail et une partie vlog, où c'est vraiment quelque chose qui marche quand même beaucoup sur YouTube. On adore voir la vie des gens. Moi, la première, je suis une grosse consommatrice de gens qui font des vlogs. Je sais pas, j'aime bien.

  • Speaker #0

    Moi, j'adore les vlogs.

  • Speaker #1

    Ça m'inspire, ça me motive, ça me détend. En fait, ça fait du bien.

  • Speaker #0

    Chacun ses légers pas. Moi, j'aime bien connaître la vie des gens.

  • Speaker #1

    Ouais. Non, mais c'est un peu bizarre. C'est un peu du voyeurisme, tu vois. Mais c'est un voyeurisme tranquille, mais un petit peu. Après, il y a des gens, ils adorent regarder des vidéos où les gens se font éclater leurs boutons.

  • Speaker #0

    Oh, non.

  • Speaker #1

    Si, si. mais là je vais te dénoncer mon frère fait ça ah

  • Speaker #0

    J'ai cru que t'avais invité quelqu'un dans ton podcast qui disait genre moi j'adore ça les boutons.

  • Speaker #1

    D'ailleurs mon frère adorerait que je fasse un épisode géant.

  • Speaker #0

    C'est mort. L'horrible épisode quoi. Le cauchemar avec un gros trigger warning au début. Attention.

  • Speaker #1

    Attention que mes dons.

  • Speaker #0

    Oh mon dieu. Non je regarde pas ça.

  • Speaker #1

    Est-ce que d'avoir fait cette partie vlog est-ce que t'as l'impression parfois que ce soit pour toi ou pour ceux que tu regardes Que de montrer autant sa vie, même si c'est cadré, tout ce que tu veux, est-ce qu'il y a une forme de recherche de validité, de je veux montrer que je vis ci, que je vis ça, que je suis avec telle ou telle personne ? Même sans parler de vlog, en fait même sur Insta il y a des personnes qui font des stories toute la journée pour dire là je fais ci, là je fais ça, là je suis avec machin, là je suis avec un tel. Comment est-ce que toi tu le perçois déjà de façon personnelle et par rapport à ton activité ?

  • Speaker #0

    Alors moi, justement, ce que je disais, c'est que depuis le début, je publie des trucs sur les réseaux sociaux, sur les blogs, les machins, pour montrer mes créations. Donc c'est que forcément, j'ai un besoin de validation, je pense, sur ce point-là. En fait, il y a plusieurs points. C'est que déjà, alors je ne sais pas, peut-être qu'il y a des artistes qui diront qu'ils créent pour eux-mêmes et s'exprimer. C'est possible, je ne sais pas. Mais moi, pas du tout. Globalement, tout ce que je fais, je le montre. Je le fais parce que j'aime ça, mais j'aime aussi quand les gens l'aiment. Oui, c'est un besoin de validation parce que je fais des trucs qui me plaisent, mais j'espère aussi, quand je suis en train de les créer, que d'autres personnes vont les aimer. Je les montre et les gens aiment. Après, moi, je suis contente. Donc, sur ce point-là, j'ai un besoin de validation, mais pas forcément du côté lifestyle. En vrai, le truc, c'est que dans mon côté lifestyle, je ne fais rien de spécial. Je ne fais vraiment pas de trucs où j'aurais peut-être envie de faire « Oh, regardez ce que j'ai fait ! » Parce que vraiment, c'est une vie archi normale. A part si j'ai envie de faire J'ai marché dans la forêt Regardez Donc vraiment pas sur ce point là Pour montrer que ma vie est cool ou pas Enfin non Pas sur ce point là Mais par contre oui J'ai envie que les gens soient Oh tes poteries sont trop mignonnes J'adore Et ça marche Donc ça c'est clairement un des objectifs C'est que les gens valident mes créations quoi. Au-delà même de les vendre. Même si tu ne m'achètes rien, mais que tu as dit que c'était mignon, je suis quand même contente. Même si le mieux, c'est de m'acheter quelque chose un jour.

  • Speaker #1

    Mais on mettra ton compte Insta.

  • Speaker #0

    Un lien Paypal, si les gens veulent juste le faire.

  • Speaker #1

    Si vous voulez faire un don, allez-y. Mais oui, c'est vrai qu'il y a aussi un petit peu ce truc de j'ai envie de plaire.

  • Speaker #0

    Tu vois, c'est normal. Tu te montres quand même... Il y a quand même une certaine vulnérabilité quand tu te montres sur les réseaux, quand tu te montres surtout toi, physiquement. C'est-à-dire, c'est toujours aussi... Moi, en tout cas, quand je... Et j'en fais vraiment pas beaucoup. Quand je fais quelques stories où je suis en parler face-cam et tout, je suis bon. Après, ça va, ça passe vite, tu vois, mais je suis un peu en mode, ouais, pipi-culotte, j'espère qu'on va pas me faire une remarque. Je me sens très vulnérable, tu vois, à entrer sur les réseaux. Parce que, bah... Pour moi, Internet, il y a vraiment une part de méchant. Alors, j'ai... Après, j'ai mis l'abonné aujourd'hui, tout se passe très bien, j'ai que des gentils, des petits cœurs, tu vois, c'est trop cool. Mais bon, on sait jamais où ça peut dériver, et quand je vois parfois des nanas ou des mecs, mais qui se prennent des vagues de haine alors que tout va bien, hein ? C'est ça, moi, qui me fait un peu peur. Et c'est vrai que c'est aussi ça que je voulais voir avec toi. Est-ce que t'as un petit peu peur des dérives du... des méchancetés que tu peux choper sur internet ?

  • Speaker #1

    Bon, pas tant, en vrai. Après, je dis pas, si j'ai 30 000 personnes qui m'écrivent pour me dire que je suis dégueulasse, ça va peut-être... Ça va peut-être être compliqué. Mais en vrai, s'il y a quelques personnes qui m'écrivent ça, c'est vraiment pas le genre de commentaire qui va me toucher. Moi, je me suis vue sous tous les angles. Donc, il y a un... Globalement, j'ai un avis sur moi-même. Genre, je sais que je suis dans la normalité, globalement, dans le... dans la masse des gens, ni exceptionnel, ni abominable selon ce que les gens pensent. Les gens ont tendance à dire que j'ai l'air sympathique. Et voilà, je sais à peu près où je me situe. Donc ça ne me fait pas spécialement peur où je ne me situe pas, dans une échelle qui existe, dans l'échelle de la société. Je ne dis pas qu'il y a une échelle, mais globalement, c'est comme ça que tout le monde voit un peu tout le monde. Ça, ce n'est pas le genre de choses qui va me toucher. mais par contre je vais avoir des... points qui vont plus me toucher mais qui sont pas sur le physique ni sur ma personne mais ce serait plus si on critique mes intentions si on me donne des intentions que j'ai pas ou qu'on essaye de je sais pas d'interpréter des choses c'est pas vraiment ce que j'ai dit ou ce que je voulais dire et ça c'est déformé ça c'est quelque chose qui peut plus me faire peur ok ouais c'est intéressant alors moi vraiment ça je m'en fous

  • Speaker #0

    Mais je suis en mode, t'as mal interprété, ça t'appartient. Moi, je sais ce que j'ai voulu dire. Peut-être que je l'ai mal formulé. Je peux reformuler pour débonquer un truc. C'est marrant parce que moi, c'est vraiment un truc où j'ai vachement de distance. Et quoi, t'as vachement de distance sur ton image que moi, je n'ai pas du tout.

  • Speaker #1

    Après, c'est qu'en fait, mon image, je peux la contrôler jusqu'à une certaine limite. Mais il y a un moment, je ne peux plus vraiment rien y faire. Alors que si les gens soient... comprennent mal ce que mon propos ou alors ils sont mal intentionnés ils font exprès de mal comprendre ça c'est quelque chose que qui dépend un peu plus de moi parce que j'aurais pu faire autrement quoi et des fois juste juste c'est blessant enfin là je vais donner un exemple il n'y a pas longtemps bon je vais en parler dans une vidéo bon bref on sait pas on sait pas quand est ce que tout sort donc ça sert à rien de parler d'une vidéo qu'on sait pas qui va poster quoi en premier mais je pense que ce sera moi J'ai posté une vidéo il n'y a pas longtemps et en dessous dans le commentaire, il y a quelqu'un qui m'écrit sous mon vlog qui écrit vendre, vendre, le seul intérêt de cette vidéo. Et alors, j'étais déjà genre... En plus c'était affreux parce que j'avais posté ma vidéo qui a des statistiques abominables parce qu'en fait avec les réseaux sociaux il faut être assez régulier. Et j'ai eu mon congé maternité qui est tombé, donc en fait pendant genre 4 mois ou 5 peut-être, je sais plus, en gros j'ai rien posté. Et depuis que je suis revenue, c'est la catastrophe.

  • Speaker #0

    Ça va revenir.

  • Speaker #1

    Ça va revenir, en vrai c'est juste que je suis un peu dégoûtée parce que juste avant de partir en congé maternité, je commençais à avoir vraiment une petite courbe qui montait, montait et après couic ! Bref. Et donc, je poste ma vidéo. Le soir, je regarde mes statistiques, je vois que c'est vraiment pas terrible, mais je suis contente parce que je vois que j'ai un commentaire. Je clique, et le seul commentaire que j'avais, du coup, était un commentaire genre celui-là, « Vendre, vendre, le seul intérêt de cette vidéo. » Et du coup, j'étais genre « Waouh, assez rude. » Et en fait, ce commentaire m'a... Genre, il m'a travaillé pendant plusieurs jours, parce qu'en fait, c'est vraiment... C'est un des objectifs des vidéos, et en même temps... ça fait quand même des dizaines de vidéos que je poste en gros pour rien si on veut dire par là forcément c'est un travail de longue haleine tout ce que tu fais va avoir une conséquence il y a des gens qui regardent mes vidéos qui m'ont déjà commandé des choses mais je dirais qu'en tant investi contre ce que ça me fait gagner on s'y retrouve pas je gagnerais plus d'argent en faisant plus de poterie et moins de vidéos ça c'est clair parce qu'en fait la vente en ligne Merci. Pour l'instant, ce n'est pas un canal que j'ai beaucoup développé. Sur mon site, ça fait des mois que je n'ai rien mis. Et je continue pourtant à faire des vidéos. Parce qu'en fait, j'ai envie de partager mes petites poteries. Dans mes vlogs, c'est un peu un mélange où je montre des trucs qui sont finis. Il y a du lifestyle. Et puis de temps en temps, je vais parler d'un petit truc technique. Si je suis en train de faire une technique, je vais en parler. Et en fait, j'ai trouvé ça super vexant. Je me suis dit, mais c'est affreux. Genre, en fait, j'ai trouvé ça extrêmement méchant, bien plus méchant que si elle m'avait dit que, je sais pas, j'avais la tête d'une crotte de nez. J'aurais dit, bah, c'est pas grave, quoi. Mais là, genre, j'ai trouvé ça vraiment, vraiment pas gentil du tout, quoi. Et ça m'a vraiment travaillé pendant des jours.

  • Speaker #0

    C'est fou parce que, tu vois, depuis le début de l'épisode, t'es claire là-dessus en disant « Je produis sur les réseaux pour montrer mon travail. »

  • Speaker #1

    Bah oui.

  • Speaker #0

    Donc, en fait, bah oui, c'était là pour vendre. En fait, cette personne, elle a dû... Je sais pas si elle est abonnée à toi ou pas, tu vois. Non,

  • Speaker #1

    j'espère pas.

  • Speaker #0

    Peut-être qu'elle est tombée sur ta vidéo et oui, elle a juste pas compris qui t'étais et pourquoi est-ce que tu faisais ça. Tu lui as répondu ou pas, cette personne ?

  • Speaker #1

    Je lui ai demandé quel était l'intérêt de ce commentaire.

  • Speaker #0

    Moi, je ne sais pas, j'aurais dit oui, effectivement, madame, le but, c'est de vendre mes créacons.

  • Speaker #1

    Mais en plus, c'est pas de vendre maintenant parce qu'en fait, j'ai rien à vendre. Je suis juste en train de, je ne sais pas, d'essayer de développer une petite communauté pour un jour pouvoir vendre mes trucs. Je veux dire, est-ce que c'est si mal que ça ? En fait, je pense que la personne aussi ne s'en rend pas du tout compte du temps que ça prend et de tout. parce que quand je tourne des vidéos, en fait, je... je perds du temps parce que je suis en train de faire des poteries, mais à changer la caméra de place et tout, j'avance à deux à l'heure. Et ensuite, le montage, genre une vidéo, un vlog de 30 minutes, c'est genre 16 heures de montage, parce que j'ai plein de rushs, de plans que je veux bien assembler. Après, il faut chercher les bonnes musiques, et patati, et patata. C'est très très long, beaucoup de travail. Et en vrai, c'est faux, mon objectif, c'est pas uniquement de vendre. Je le fais aussi parce que Parce que j'aime bien faire ça, parce que j'ai envie de partager tout. J'aime bien le concept de raconter sa life. Et en plus de ça, pendant très longtemps, je n'avais pas d'amis avec qui parler de création ou de choses comme ça, parce que personne ne fait ça, en tout cas de manière aussi intensive. Donc du coup, le fait de partager sur des vidéos, des vlogs et des machins comme ça, j'ai un peu plus l'impression qu'il y a des gens qui s'intéressent aux mêmes choses que moi. Et du coup, j'ai trouvé ça super vexant. Vraiment, c'était le pire commentaire que j'ai reçu, je crois. En vrai, je m'en suis remis. Et ça m'a donné de quoi parler sur une vidéo.

  • Speaker #0

    Ça m'a fait l'une de rien aussi. C'est ça qui crée des idées de sujets et tout.

  • Speaker #1

    Ouais, ça m'a permis de réfléchir à pourquoi ça m'avait autant impacté. Et puis, je vais peut-être pouvoir choisir un titre un peu putaclic. Genre, je vais répondre à un hater.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu avais envie d'ajouter des choses à ce sujet ?

  • Speaker #1

    Oui, peut-être en se plaçant d'un point de vue de consommateur. Je ne vais pas dire ça en mode lâcher des comms, je rends comme à l'époque des skyblanks. Mais moi, en tant que consommateur, sur Instagram ou sur YouTube, c'est vrai que j'ai tendance un peu à être la masse silencieuse. Je regarde, je mets quand même des petits pouces en l'air sur YouTube. Mais c'est vrai que sur Insta, j'ai plus le réflexe de liker ou de commenter, ni de répondre aux stories, de mettre des commentaires sous les vidéos YouTube. Et en vrai, je pense que c'est pas mal de temps en temps à se dire consciemment, genre aujourd'hui, je vais sur Instagram et je vais laisser deux petits commentaires sous un truc que j'aime bien. Parce qu'en vrai, ça fait grave la diff, même pas pour l'algorithme, mais juste pour...

  • Speaker #0

    Pour la semaine dernière, en fait.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est ça. Parce qu'on le fait pour nous, on le fait pour développer notre activité, etc. Mais on a quand même besoin que les gens soutiennent. C'est de l'interagir, c'est ça.

  • Speaker #0

    Parce que moi, j'ai un petit compte. Moi aussi. Et c'est ça, tu vois. Et parfois, j'ai l'impression de créer du contenu, mettre des choses et tout. Et je vois les écoutes sur les plateformes. Ça, je le vois. Mais sur Insta, j'ai très peu de commentaires, j'ai très peu de likes. un peu de DM, donc ça c'est cool parce que ça me permet de parler personnellement en DM,

  • Speaker #1

    on n'a pas envie de mettre des trucs publics.

  • Speaker #0

    Oui, il y a ça aussi, je peux comprendre, tu vois, mais c'est vrai que quand j'ai des commentaires sous les vidéos ou sous les photos, je suis en mode, ah yes, c'est bien, tu vois, ça me fait plaisir. Et effectivement, moi, il y a quelques années, comme toi, j'étais vraiment le viewer fantôme. Insta, Youtube, tout, fantôme. Alors que pourtant, j'adorais, j'adore ce que je suis en train de voir et tout. Et oui, là, depuis 2-3 ans, en fait, depuis que j'ai le projet du podcast, où je m'intéresse un peu plus à la chose, des contenus où vraiment j'ai un petit coup de cœur, où ça me fait une émotion ou quoi au caisse, je vais mettre un like, je vais mettre un commentaire, je vais partager. Parce que, bah oui, quand t'es créateur de contenu, tu te rends compte que c'est ça qui fait du bien, tu vois.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est ça qui...

  • Speaker #0

    Qui fait du bien à l'humain.

  • Speaker #1

    Qui fait du bien à l'humain. Et en vrai, quand t'as juste un nombre de vues, top Je sais pas, enfin moi j'ai vraiment l'impression que personne ne regarde, tu vois, alors que tu peux avoir, je sais pas, à l'époque où j'étais sur la courbe montante avant de redescendre. Des fois il y a... Il y avait des vidéos qui avaient genre 2000 vues, enfin c'est beaucoup mais après il faut comprendre que sur 2000 vues en vrai il y en a à peu près genre 30% qu'on regardait en entier, c'est les statistiques normales quoi, mais c'est beaucoup déjà, même s'il y avait ne serait-ce que 100 personnes qui ont regardé le truc c'est énorme, mais je sais pas s'il n'y a pas d'interaction vraiment d'échange écrit quoi, enfin vraiment d'un échange. T'as vraiment l'impression juste que personne ne regarde jusqu'au bout de son nez. Et du coup, on aime bien le faire, mais en même temps, on n'a pas envie de créer du contenu que personne ne le fait.

  • Speaker #0

    En fait, c'est ça, c'est que t'as l'impression de le créer dans le vent. Pour moi, c'est pareil, j'ai à peu près 800 écoutes par mois sur le podcast, donc ça, je le vois, je le vois le chiffre. Et tous les mois, pourtant, je suis contente. Je me dis, c'est cool et tout. Puis ça fait que d'augmenter et tout, petit à petit. Donc je suis en mode, c'est cool, trop bien. Et puis le lendemain, je redescends un peu comme un soufflé parce que je me dis, j'ai l'impression de faire ça pour rien, les gens ne commandent pas, ils ne reviennent pas forcément vers moi. En plus, un des trucs, je me plains gentiment, ce n'est pas non plus le drame de ma vie, mais en plus, souvent, après la sortie d'un nouvel épisode, ceux qui écoutent vont vers mon invité pour lui faire les retours, mais pas à moi. Donc c'est souvent mes invités en plus qui ont les retours sur les épisodes. Donc à chaque fois, je revois un petit message à mon invité la veille ou le jour même, N'hésite pas à me dire quand tu as des retours.

  • Speaker #1

    C'est vrai ?

  • Speaker #0

    Oui, parce que souvent, parce qu'aussi, mon invité va partager de son côté. Donc, ça va aussi être des nouveaux auditeurs qui vont être plus à l'aise de parler avec la personne qu'ils connaissent de près ou de loin. Je pense qu'il y a un petit peu de ça.

  • Speaker #1

    Oui, c'est des gens qui suivaient l'invité et qui, du coup, font un retour dessus. Mais toi, tu as...

  • Speaker #0

    Et moi, du coup ? Alors si, il y a ma maman. Ma maman, qui reçoit, est souvent là.

  • Speaker #1

    Moi, elle est un louvreur silencieux. Un viewer fantôme, elle like sur Insta, mais... Moi,

  • Speaker #0

    elle m'implore Insta juste à l'écoute. Et après, on s'appelle, elle me dit, oui, j'ai écouté.

  • Speaker #1

    Non, elle me dit juste quand je raconte ma vie au téléphone, elle me dit, oui, j'ai vu dans ton vlog. Ben voilà, pourquoi tu me dis que je ne donne pas de nouvelles, le bio est simple. Du coup, c'est pas mal si les gens, quand ils ont un truc qu'ils aiment bien, qu'ils pensent à mettre un commentaire. de temps en temps sans se prendre la tête. Ouais, même si tu sais pas quoi mettre, tu es juste un truc sympa. Je te fais bien faire, ça passe bien. Mais toi, j'avais écouté un de tes podcasts, mais je sais plus lequel c'était, où tu disais que si tu pouvais vivre du podcast, tu le ferais. Mais juste du podcast, du coup. Ce serait pas comme moi, où du coup, j'essaye d'utiliser YouTube comme une sorte de petit tremplin pour mes céramiques.

  • Speaker #0

    après comment est-ce que ça pourrait évoluer tu vois je ne sais pas ouais en fait c'est que ça t'ouvre à plein d'autres possibilités parce que là tu vois déjà pour la saison 3 qui arrive au mois de septembre vous êtes en train d'écouter mais bon vous avez compris on enregistre avant tu vois je suis en train de me dire j'aimerais bien quand même que d'évoluer un petit peu plus et tu vois je te disais tout à l'heure me filmer peut-être un peu même sans parler faire des vlogs faire des petits vlogs de Tu vois, m'enregistrer quand je suis en enregistrement avec quelqu'un en physique ou en visio, pendant que je fais le montage et tout, tu vois, que ce soit un petit peu plus interactif en fait aussi, parce que je pense que ça manque sur mon compte. Qu'est-ce que j'en sais si ça aurait pu évoluer en mode vlog ? Mais en même temps, bah ma vie, moi j'ai un boulot en 35 heures à côté, je suis salariée dans une boîte, je suis devant mon bureau, devant mon PC toute la journée, le soir je fais un petit peu de montage et des trucs pour le podcast, le week-end aussi, tu vois, enfin... Et à côté de ça, bah je vais me promener avec mon chien, je pars en vacances avec... j'ai une aile banale mais oui je reviens à ça si un jour je peux vivre du podcast bien sûr je le fais je sais qu'à partir d'un minimum et je mets des guillemets parce que je crois que c'est à partir de 5000 écoutes par mois que je peux débloquer un financement sur mes écoutes. C'est que dans les écoutes,

  • Speaker #1

    il faut le même principe, il faut 4000 heures d'écoute par mois.

  • Speaker #0

    C'est un peu le même principe, tu vois. Donc déjà, il y a ça. Après, il y a plein de podcasts qui ont aussi des sponsors. Je pourrais être opérationnelle. Une petite pub en intro, donnez-moi un petit chèque, je suis contente, tu vois. Bien sûr, franchement. Et ça,

  • Speaker #1

    tu n'as pas un peu des réticences pour ça ?

  • Speaker #0

    Je ne dirais pas oui à tout.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Je pense que je serai un petit peu sélective quand même. Mais non, ça va, je pense que j'aurais pas trop de réticences. En fait, j'ai l'impression que c'est tellement rentré dans la norme, tu vois. Je me dis un petit truc en début d'épisode. Ça va, j'écoute beaucoup, je sais pas si tu connais Juliette Katz, qui a un podcast qui s'appelle Katz. Oui, parfait. Et elle a fait beaucoup de sponsors avec Airbnb, par exemple. Et en tout début d'épisode, tu vois, elle a trois minutes où elle fait une petite pub pour Airbnb. Je trouve que c'est très bien fait, que ce n'est pas dérangeant. Et puis, elles touchent son chèque et c'est cool et elles peuvent avancer. Et c'est aussi parce que l'argent, aujourd'hui, le monde capitaliste fait que c'est l'argent. Ah oui, et le monde. Donc, voilà. Aujourd'hui, c'est mon argent perso, tu vois, que j'ai investi dans le podcast. Alors, bon,

  • Speaker #1

    ça va non plus démunir d'or. En parlant d'investissement, en vrai, au-delà du temps, juste le logiciel de montage, du coup, c'est un abonnement qui est mensuel, donc tu payes tous les mois pour ça. Plus ton matos où tu as besoin de micros, ton appareil photo, ton machin, ton bigule. En vrai, ça aussi, c'est vrai que c'est pas mal si tu peux ne serait-ce qu'amortir.

  • Speaker #0

    C'est ça. Vaguement. Après, c'est normal quand tu commences de mettre tes sous-persos. Moi, c'est pour ça, tu vois, j'ai un tout petit setup. Je me débrouille avec ça aujourd'hui. Et oui, un jour, si je peux investir pour avoir deux micros avec une perte ou quoi, carrément, je le fais.

  • Speaker #1

    Il y a un search fan qui tient la perte.

  • Speaker #0

    À côté, tu sais. Oui, parce que je sais que ça va aussi augmenter la qualité du podcast, la qualité d'écoute, etc. Mais bon, voilà, je me dis, on verra. J'ai envie de m'investir, mais en même temps, je ne peux pas. Je passe déjà beaucoup de temps dessus. Je travaille 35 heures à côté. Clairement, ce qui me rapporte de l'argent, c'est mon travail de salariée. Donc, ça, c'est clair qu'il vaut mieux ne pas être épuisé au bout du rouleau. J'essaie quand même de me préserver un maximum là-dessus, même si oui, le podcast, c'est beaucoup de boulot aussi, moins que la vidéo. Parce que moi, tu vois, j'ai fait un petit peu le ratio pour un épisode de podcast qui dure une heure, un enregistrement d'une heure. En tout, je vais bosser six heures dessus, à peu près.

  • Speaker #1

    Ouais.

  • Speaker #0

    Donc c'est déjà pas mal, mais c'est vachement moins aussi que sur la vidéo. Je pense que c'est pour ça que je ne fais pas trop de vidéos non plus.

  • Speaker #1

    Mais après, en vrai, ça dépend. Par exemple, admettons, tu filmerais tes podcasts, ça ne te prendrait pas plus de temps de montage que de faire que l'audio.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Après, si tu fais des vidéos où tu as plein de plans, plein de prises, etc., c'est là où ça devient très long. Mais si c'est pour faire du podcast ou du fast-cam, je ne pense pas que ça prenne beaucoup plus de temps. Mais oui, tout est très long. C'est un délire, le montage.

  • Speaker #0

    On adore.

  • Speaker #1

    Moi, j'adore.

  • Speaker #0

    C'est juste que parfois, je suis en mode « Putain, c'est long, mais c'est long. » C'est combien de temps que j'y suis ? Ça fait deux heures. Super, on vient retourner.

  • Speaker #1

    Et en plus, moi, c'est 15 heures que je mets pour une vidéo de 30 minutes, mais c'est 15 heures maintenant que j'ai quand même plusieurs dizaines d'heures d'expérience de montage. Genre maintenant, quand je cherche des musiques, j'ai globalement quelques petits endroits où je sais que je vais aller voir s'il y a des nouveaux trucs. J'ai quand même pas mal d'automatismes qui me font gagner du temps. Au début, il faut s'accrocher à son slip quand même, parce que c'est très... Très très long. Très long et vraiment au début en plus c'est vraiment le moment où c'est du coup long parce que t'es en train d'apprendre. C'est difficile parce que tu trouves que t'as une sale gueule et que tu sais pas parler et en plus personne te regarde. Donc c'est vraiment le début où c'est vraiment difficile de s'accrocher quoi. Après je pense que si t'arrives à passer je sais pas les 5-6 premières vidéos après c'est bon. Sauf si personne regarde tout le temps genre ça augmente pas.

  • Speaker #0

    Je pense qu'elle est assez raide quand même.

  • Speaker #1

    Il faut quand même une toute petite... Oui,

  • Speaker #0

    un petit peu, mais... Venez, s'il vous plaît.

  • Speaker #1

    Ah oui, j'avais aussi une idée. C'est ça que je me disais. Tu m'avais demandé si j'avais un autre sujet. Je ne sais pas si toi, tu as ce problème-là en tant que créateur de contenu. En fait, c'est un peu fatigant parce qu'en gros, ton cerveau passe 100% de son temps quasiment à avoir comme une sorte de tâche de fond qui fonctionne en continu et qui regarde avec un oeil différent et qui va essayer de catcher des choses qui peuvent être utiles dans la création de contenu. Alors, toi, c'est un des mots de casse, mais du coup, j'imagine que des fois, je ne sais pas, il y a quelqu'un qui te parle de quelque chose et tu es en mode genre, c'est un sujet de podcast.

  • Speaker #0

    J'ai une note dans mon téléphone avec toutes mes idées de sujets. C'est comme ça quand je le regarde.

  • Speaker #1

    Ah oui, c'est très bon. Tu peux dérouler, dérouler, dérouler.

  • Speaker #0

    Donc voilà, ma vie.

  • Speaker #1

    Oui,

  • Speaker #0

    mais c'est ça. Alors, il y a deux tâches de fond. Il y a la tâche de fond de... Je ne sais pas que je suis aux aguets, mais dès que j'entends un sujet, tu vois quelqu'un parler d'un truc, mais même dans la vraie vie, que ce soit sur Internet ou dans la vraie vie, parfois mon cerveau d'un seul coup, il fait... Ça, c'est bien, ça.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Ça, c'est cool.

  • Speaker #1

    Je vais l'inviter dans mon podcast.

  • Speaker #0

    Tu sais, je vais chercher quelqu'un pour en parler, tu vois. Et le truc de tâche de fond, de... Ouais, il faut que je fasse ci, je vais faire ça, je vais essayer de faire ça. Ah ouais, tiens, je regarde cette vidéo, j'aime bien comment elle l'a fait. Tiens, il faudrait que j'essaye de voir si je peux faire un truc dans le même style et tout, tu vois. Ça, mais c'est en permanence. Genre, même quand je suis à mon boulot salarié, j'espère que le patron ne viendra jamais écouter ça. et même parfois, tu sais, je suis devant mon PC On n'est pas à l'abri que de temps en temps, j'aille sur Caneba en me disant « Attends, je vais préparer un truc. » Parce que là, c'est maintenant. J'ai l'idée là tout de suite. Donc, je l'efface. Au moins que je commence les prémices pour ne pas oublier. Ça, par contre, c'est une tâche de fond en arrière-plan, mais constante.

  • Speaker #1

    Oui, et moi, je trouve ça...

  • Speaker #0

    C'est fatigant.

  • Speaker #1

    C'est ça, c'est fatigant. Ce n'est pas non plus en mono. Non, pas du tout.

  • Speaker #0

    Mais c'est là.

  • Speaker #1

    Oui, c'est là.

  • Speaker #0

    C'est une charge mentale qui est là sur la création de contenu. Oui,

  • Speaker #1

    c'est ça.

  • Speaker #0

    Tout le temps. Et je sais pas toi comment est-ce que tu t'organises, mais bon, moi aussi il y a des périodes, mais il y a des moments où je vais me dire, bon bah je vais préparer plein de posts, plein de reels et tout, des extraits, des machins. Comme ça je suis tranquille pendant deux semaines, je programme tout sur Insta et c'est bon pendant deux semaines, j'ai pas besoin de recréer des trucs, tu vois. Et il y a d'autres moments où je suis en rush total et où je fais le truc pour le poster deux secondes après, parce que c'est pas prêt et que j'essaye quand même, tu vois, d'être régulière.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est le seul moyen d'être régulier. Moi, qu'est-ce que je fais ? Alors Instagram, moi, j'ai complètement lâché l'idée de faire grossir mon compte ou quoi que ce soit sur Instagram. Juste, je le maintiens vite fait en vie. Il est sur son lit d'hôpital et je change sa poche de temps en temps à mon compte Instagram. Donc en gros, quand je fais des trucs, je les prends en photo. Je vais aussi enlever des petits extraits de vidéos YouTube, mais je remonte pas. Vraiment, juste, je prends ma vidéo YouTube, je la mets au bon format et je coupe des bouts qui peuvent aller sur Insta. Je mets tel quel, alors que je sais que si je refaisais un montage un peu plus dynamique, qui correspond un peu plus à Insta, et que je faisais une voix off, et tatati, et tatata, ça fonctionnerait mieux, mais en vrai, vraiment, je suis... Stop. Mais sur YouTube, je suis tout le temps en train de réfléchir à ce que je pourrais faire de nouveau. Pareil, maintenant, moi, je peux le dire, je ne bosse plus. Au travail, moi, j'avais tout le temps un... De toute façon, ils me voyaient, ils se demandaient, mais pourquoi est-ce qu'elle travaille tout le temps avec un carnet en style... à côté d'elle, alors que j'étais soudeuse ? Donc vraiment, on n'a rien à faire avec un carnet en style. Et en fait, j'avais toujours un carnet et un stylo à côté de moi. Et en fait, je bossais. Ça change en soudure, c'est pas pour être méchant avec les soudeurs, mais t'as vraiment pas besoin de ton cerveau. Et donc du coup, j'avais vraiment... Je bossais avec mes mains et j'avais 100% mon cerveau qui réfléchissait à des sujets de vidéos, des trucs que j'aimerais bien filmer. Et encore maintenant, en fait, je n'ai pas assez de temps pour faire tout ce que j'aurais envie de faire.

  • Speaker #0

    C'est vrai ?

  • Speaker #1

    Ah ouais, c'est impossible.

  • Speaker #0

    Incroyable.

  • Speaker #1

    En fait, ça ne fait pas gagner d'argent. Et puis, j'aime bien faire de la poterie aussi, quand même.

  • Speaker #0

    Au passage.

  • Speaker #1

    Au passage. Du coup, je ne peux pas investir autant de temps que je voudrais dans les vidéos. Mais ouais, tout le temps, cette tâche de fond abominable. Et fatigante, en vrai. Moi, des fois, je suis... Oh, j'en ai marre.

  • Speaker #0

    Réfléchir... Je voudrais juste mettre le bouton off. Ouais. Et en même temps... Et en même temps, ça plaît. Non, mais je dirais...

  • Speaker #1

    Il y a des gens qui réfléchissent à rien. Je pense pas. C'est juste que...

  • Speaker #0

    Oui, mais là, c'est réfléchir parce qu'il y a une petite pression quand même, tu vois, à se dire... Il faut que je le fasse. Moi, c'est ça.

  • Speaker #1

    C'est plus clairement un faux que je...

  • Speaker #0

    C'est vraiment ça, la diff. C'est que, non, je pense que tout le monde pense toujours à un truc tu vois mais Et moi, personnellement, je pense à tout ça en me disant « Ah ouais, il faut que je fasse ça, il faut que je fasse ça, ça ne faut pas que j'oublie de le faire. » Alors attends, là, sur cet épisode, là, au moment où on enregistre, je suis sur la fin de la saison 2. Il y a trois épisodes qui sortent là sur le mois de juillet, donc c'est le dernier mois pour la saison. J'en ai préparé deux, le troisième est en cours, mais tu vois, je suis en mode « Alors, il faut que je finisse ça. » Après, là,

  • Speaker #1

    j'ai sur le jeu de leçon, mais tu me demandais si je m'y prenais en avance, si je préparais des choses oh là là on revient J'ai retrouvé la question ! Ok, j'ai pas du tout répondu. Donc sur Instagram, je prévois rien. Je prends des bouts de choses déjà faites, tac, que je recrache sur Insta. Et sur YouTube, comme je fais des vlogs, en fait, je peux pas vraiment faire d'avance. Moi aussi, tu pourrais. Je pourrais, oui, ça serait en décalé. Mais je sais pas, je... Ouais, je pense que c'est bizarre si j'étais un peu trop décalé, si je parlais de trucs du mois de mai, alors que... qu'on est en juillet. Et puis, il y a aussi le fait que je m'ennuie très très vite des trucs que je fais. Par exemple, que ce soit les dessins, les illustrations et les céramiques. En fait, je renouvelle tout le temps mes trucs. Je fais rarement plein de fois la même chose parce qu'en fait, très très vite, j'en ai marre de ce que j'ai fait. Et du coup, si j'avais des vlogs qui se postaient de trucs que j'ai fait il y a deux mois, Au moment où il sortirait, je serais genre « Oh zut, je parle de ça » , alors que vraiment, maintenant, c'est bon, je suis passé. Et du coup, je suis vraiment... Faut que ça soit sur le moment. Moi, je termine le montage. Je suis trop impatiente. Je suis genre « Blah, j'ai trop travaillé ! » C'est ça, je poste instantanément. Une fois que j'ai fini le montage, c'était pas genre « Je vais publier les dimanches matin, blablabla » . Non, j'ai fini le montage, je poste. J'arrive pas à attendre. Je suis trop pressée que ça parte, quoi.

  • Speaker #0

    Tenez, c'est bon, je m'en donne. C'est fini.

  • Speaker #1

    Mais du coup, je n'arrive pas à voir de l'avance.

  • Speaker #0

    Est-ce un problème si ce n'est pas un pour toi ?

  • Speaker #1

    Disons que je n'ai pas le rythme de vidéo que j'aimerais avoir pour que mon compte grossisse un peu plus vite. C'est juste ça. Et après, si je voulais faire des vidéos un peu plus régulières, il faudrait que je fasse, je ne sais pas, j'imagine d'autres types de vidéos, genre des face cam où juste je parle. Ouais,

  • Speaker #0

    des trucs où t'as moins de travail.

  • Speaker #1

    Mon montage dure pas longtemps, quoi. Surtout que maintenant que j'ai un peu plus l'habitude de faire de la vidéo, avant, je pouvais refaire plein de fois la même prise. C'était affreux. Enfin, vraiment, dix fois la même phrase que je refais et que je refais encore et encore parce que j'ai bafouillé à la première et que je veux absolument la dire, cette phrase. Alors que maintenant, j'ai plus ce genre de problème. Donc, le montage va assez vite. Je peux garder vraiment des gros morceaux de vidéos sans recouper dedans.

  • Speaker #0

    Mais c'est l'expérience.

  • Speaker #1

    Oui, mais voilà. Tout fait qu'il faudrait que je trouve des trucs à faire, encore des trucs à réfléchir. C'est trop. Parce qu'en fait, le temps que je gagnerais en montage, si c'est une vidéo face cam où tu parles, en fait, tu dois le prendre en préparation de la vidéo. Parce qu'il faut que tu aies quelque chose à raconter. Alors que dans un vlog, vu que c'est un peu du fur et à mesure, tu trouves l'idée en travaillant, tu parles de ce que tu es en train de faire. Tu n'as pas besoin de réfléchir à ton contenu. Donc, tu n'as zéro travail en dehors de filmer et monter.

  • Speaker #0

    Oui, tu n'as pas de préparation.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Alors que si tu fais une vidéo où tu parles, ça veut dire qu'il faut que tu prépares la vidéo. Donc, c'est encore un autre délire, je pense. Comme toi, elle a peut-être préparé.

  • Speaker #0

    Oui, moi, je prépare un petit peu. Même si c'est franchement une préparation minime. C'est juste... histoire d'avoir des idées, tu vois.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Il y a quelqu'un en face qui oublie toutes les questions.

  • Speaker #0

    Non, ça va, ça va. Mais je veux dire, je n'écris pas. Tu vois, je n'écris aucun épisode à l'avance. J'écris juste des idées. Et puis après, on y va. Mais aussi parce que c'est le principe du podcast. Si j'avais un podcast, je te dis une bêtise, genre un truc historique et je vous racontais des vrais faits avec des dates, des trucs très faciles, là, je pense que je devrais l'écrire et j'y passerais peut-être 4 heures en amont avant d'enregistrer, tu vois. Ah oui, il y aurait peut-être moins de montage aussi, parce qu'il y aurait peut-être moins de « e » , de machin, de trucs à couper. Bon, je pense que les deux se jouent au final.

  • Speaker #1

    Encore, est-ce qu'on est obligé de couper les « e » ?

  • Speaker #0

    Parfois, j'en coupe. Quand même. Il y en a un, j'en laisse, parce que je trouve que ça fait quand même naturel. Oui, c'est vrai,

  • Speaker #1

    c'est un peu plus naturel.

  • Speaker #0

    Mais parfois, il y en a beaucoup. On a tous des tics de langage différents.

  • Speaker #1

    J'ai tendance à les laisser... Si je bafouille vraiment, j'enlève. Mais j'ai tendance à faire des... réfléchissons. Et c'est difficile à couper parce qu'en fait, je pars...

  • Speaker #0

    J'ai le même problème.

  • Speaker #1

    Et après, c'est au milieu de ma phrase et c'est un mot que j'ai dit très en longueur. Donc, je ne peux pas le couper. Donc, j'ai accepté que des fois, il y avait vraiment des longueurs bizarres.

  • Speaker #0

    J'ai le même souci. Il y a des mots que je fais durer très longtemps. Genre, mais... Vas-y, Pauline, c'est bien. Continue. Pas grave, pas grave.

  • Speaker #1

    J'ai tendance à enlever les petits tics comme les donks au début des phrases. Si je peux, j'en enlève quelques-uns. Mais c'est tout, par contre. Je laisse un maximum de trucs un peu longs comme ça.

  • Speaker #0

    Ouais, qui sont restés naturels.

  • Speaker #1

    Ouais. Sinon, ça fait très... On a l'impression que la personne,

  • Speaker #0

    c'est un robot. C'est un débit,

  • Speaker #1

    quoi.

  • Speaker #0

    T'es une IA, c'est bon, arrête de mentir.

  • Speaker #1

    C'est vrai. C'est vrai, mon copain m'a demandé pourquoi je ne faisais pas faire mon montage par une IA. J'ai dit, je n'approuve pas.

  • Speaker #0

    C'est non. Bon, je pense qu'on a fait le tour sur le voyage. Vraiment, on a même un peu dévié. mais bon à un moment on a dévié moi je trouve que je suis restée quand même relativement dans le thème non non ça va c'était super bien je te remercie beaucoup d'avoir participé et bah de rien et puis à bientôt à bientôt merci d'avoir partagé ce moment avec nous si cet épisode vous a plu n'hésitez pas à en parler autour de vous et sur les réseaux sociaux et pour rappel le podcast à nous deux c'est un mardi sur deux

Description

Dans cet épisode, je discute avec Cendre, créatrice de contenu (dans le but de vendre ses poterie), des enjeux et des limites de la création sur les réseaux sociaux.

Nous parlons de ce qu’un créateur.ice peut ou veut montrer en ligne, de la gestion de sa vie privée, et de la manière dont on construit son image publique quand on partage régulièrement du contenu.


Nous abordons aussi des questions essentielles pour tous les créateurs :

  • comment trouver son équilibre entre vie personnelle et présence en ligne,

  • comment s’organiser

  • quel rapport développer avec son image et ses audiences,

  • et comment rester authentique tout en naviguant dans les tendances et les attentes des réseaux sociaux.

Un épisode utile pour les créateurs, influenceurs, freelancers et toute personne qui s’intéresse à la création de contenu, à la gestion de sa visibilité en ligne, et à la stratégie sur les réseaux sociaux.


Tu peux retrouver les création de Cendre sur son compta instagram : @cendre.c


Un mardi sur deux, on papote ensemble autour d’un sujet de vie, sans pression, juste entre nous.

Pauline ✨


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Salut ! Bienvenue sur le podcast de à nous deux !

  • Speaker #1

    Il n'y a pas si longtemps de cela, nos vies privées l'étaient. Mis à part si tu étais une célébrité pointée par des paparazzis, tu ne retrouvais pas ta vie sur les médias. Maintenant si. Avec l'arrivée d'internet et des réseaux, nous avons pris l'habitude pour beaucoup de partager nos passions, nos pensées, revendications, voire même nos enfants. Où est la limite de tout ça ?

  • Speaker #0

    Comment savoir jusqu'où on peut dévoiler notre vie privée sur les réseaux publics ? Et être sur les réseaux, créer du contenu, ça implique beaucoup de choses, de temps et d'énergie. On discute de tout ça avec Sandrina.

  • Speaker #1

    Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast. Aujourd'hui, je suis très contente d'accueillir Sandrina, qui a levé la main quand j'ai fait des petites annonces sur le compte Instagram du podcast, et qui, en plus de ça, a levé la main en me proposant un sujet d'épisode. Donc merci beaucoup Sandrina d'être avec nous aujourd'hui.

  • Speaker #0

    De rien.

  • Speaker #1

    Du coup, comme vous avez... que comprendre dans le titre et dans l'introduction. Aujourd'hui, on va faire un épisode autour des réseaux sociaux. Alors, il y a déjà un épisode qui est sorti sur le podcast que j'ai fait avec Célia, où on aborde plutôt notre rapport aux réseaux sociaux en tant que consommatrice. Mais Sandrina crée du contenu sur Internet, que ça soit sur Instagram, sur YouTube, parce qu'elle est créatrice, elle est céramiste. Donc d'ailleurs, je vous inviterai à aller voir son travail parce que c'est très poupi, très mignon. Et du coup, elle m'a proposé de faire un épisode sur la limite entre ce qu'on peut montrer de la vie privée sur les réseaux sociaux. Du coup, Sandrina, on l'a dit, t'es présente sur les réseaux.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Depuis quand maintenant ?

  • Speaker #0

    En fait, je suis présente sur les réseaux depuis que j'ai un ordinateur. Au tout début, il y avait les Skyblog. Évidemment, j'ai eu un Skyblog. Après, c'est passé sur une autre plateforme de blog où c'était la mode des blogs BD à l'époque. Du coup, j'ai eu un blog BD. Ensuite, quand il y a eu Facebook, j'étais sur Facebook. J'ai tout le temps été sur les réseaux sociaux. Mais je ne les ai jamais utilisées comme plateforme pour partager des trucs privés. En fait, j'ai toujours soit dessiné, fait du modelage, des choses comme ça. Et en fait, j'ai toujours utilisé les réseaux sociaux pour montrer ce que je faisais globalement.

  • Speaker #1

    Ok, c'était de la création que tu voulais présenter au final. Ce n'était pas pour raconter ta vie à toi.

  • Speaker #0

    Si, j'aime bien raconter ma vie, mais je la raconte et je montre ce que je peux créer de manière artistique.

  • Speaker #1

    Ok. Bon, on est de la même génération. T'as 33 ans aujourd'hui. Donc oui, comme moi et comme beaucoup de générations années 90, t'as grandi aussi avec la naissance des blogs, des réseaux sociaux, etc. De quelle manière aujourd'hui t'es présente sur les réseaux ? Comment est-ce que ça s'articule ? Comment est-ce que tu le gères ? Jusqu'où tu vas ?

  • Speaker #0

    Alors, j'étais sur Instagram et sur YouTube. Et encore, YouTube, c'est à débattre. Est-ce que c'est un réseau social ou pas ? Mais en tout cas, c'est les deux seules plateformes où je suis. Je ne me suis pas mise sur TikTok.

  • Speaker #1

    Je n'ai pas le goût pro de TikTok. Oui, oui.

  • Speaker #0

    Je n'ai même pas... Enfin, j'ai un compte pour que personne ne vole mon pseudo au cas où, mais c'est tout, quoi.

  • Speaker #1

    À la base, du coup, tout de suite, tu t'es donné une limite en te disant « Moi, je veux partager ce que je fais en racontant un petit peu ma vie. » Mais tu t'es donné quand même des limites de ton « racontage de vie » , entre guillemets ?

  • Speaker #0

    Je ne me suis pas dit comme ça. je vais pas montrer tel truc ou pas montrer tel truc, mais d'instinct, il y a des choses que je sais que je ne montrerai pas.

  • Speaker #1

    Comme j'ai par exemple ?

  • Speaker #0

    Forcément, il y a les enfants. Moi, j'ai deux enfants. Et vu que je fais des vlogs sur YouTube, c'est difficile de ne pas les inclure parce qu'ils font partie quand même d'un gros pourcentage de ma vie. Donc quand on fait un peu des trucs lifestyle, c'est compliqué de ne pas les mettre dedans. Et puis, ils sont super mignons. Mais du coup, je me suis limitée en termes de temps. Ça prend... En gros, ce n'est pas le sujet de la vidéo. Et je ne montre jamais leur visage. Et je ne les montrerai pas dans des situations qui peuvent être gênantes, comme des moments où ils seraient en train de pleurer, des moments où ils seraient tout nus ou en maillot de bain, ou ce genre de choses. Donc, c'est tout le temps juste des petits instants mignons de quelques secondes que je partage par-ci, par-là. Mais ce n'est jamais le sujet et on ne peut pas les identifier.

  • Speaker #1

    Et tu disais que c'était ton instinct ? qui naturellement t'avait dit voilà ça c'est ma limite mais pourquoi est-ce que tu te dis je veux pas les montrer ?

  • Speaker #0

    Parce qu'ils ont pas choisi d'être montrés C'est une très bonne raison et que même un peu plus tard, je veux dire même s'ils ont 7-8 ans et qu'ils disent qu'ils sont d'accord de mon avis on n'est pas vraiment en âge de comprendre en fait ce que c'est internet qui voit quoi donc je pense que je les montrerai pas tout cas. court, quoi.

  • Speaker #1

    C'est vrai qu'on sait jamais... Enfin, Internet, c'est super, mais ça peut aussi être méga dangereux. Et que je comprends, toi, c'est ton choix et ton initiative de te montrer, en fait. Et sur les réseaux, sur Internet, sur YouTube et tout. Mais eux, effectivement, vont peut-être te dire oui, je suis d'accord, parce qu'ils te voient le faire, donc ça a l'air complètement bavé. Mais oui, c'est des enfants qui n'ont pas à avoir la conscience de se dire oui, mais peut-être que derrière, il y a...

  • Speaker #0

    Je vais finir sur un truc qui va naître.

  • Speaker #1

    Il n'y a pas Toch qui est en train de regarder une vidéo pas dans le bon sens. Donc oui, je comprends carrément ton point de vue. Et est-ce que tu montres un peu ton environnement de vie, ta maison, ton compagnon, des choses comme ça ?

  • Speaker #0

    Oui, c'est possible que mon copain soit apparu de temps en temps, parce qu'en vrai, il s'en fiche d'y être ou pas, tant qu'il n'est pas le sujet de la vidéo. Que je ne lui demande pas de faire des trucs spécifiques. Et mon lieu de vie, on le voit. Je pense que si un fou voulait identifier là où j'habite, il y arriverait facilement. Et en même temps, je me dis, ça va, je ne suis pas squeezie. Non,

  • Speaker #1

    mais il faut recentrer.

  • Speaker #0

    Je suis dans mon atelier, je fais de la poterie. C'est peu probable qu'un jour, je sois diffusée à super grande échelle.

  • Speaker #1

    Attends, c'est jamais ?

  • Speaker #0

    Je me le souhaite, je ne sais pas.

  • Speaker #1

    Ah si, si, c'est dur.

  • Speaker #0

    Si je suis diffusée à grande échelle et qu'après j'ai les moyens, je changerais de maison. C'est QMD. Et on ne me retrouvera plus jamais. Voilà.

  • Speaker #1

    T'aimerais avoir cette notoriété-là ?

  • Speaker #0

    Non, pas Squeezie non plus, mais...

  • Speaker #1

    C'est chou, en fait. Non,

  • Speaker #0

    je m'en dis, tu ne peux pas sortir dans la rue.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est ça. Grâce à ça, il peut faire plein de choses, il a plein de projets, vivre des trucs de ouf. Mais en même temps, comme tu dis, il peut plus sortir dans la rue Il part en vacances. Bon, c'est pas méchant, mais oui, il y a plein de gens qui vont faire les offres. Sauf que, oh purée, il y a Squeezie, quoi.

  • Speaker #0

    Ouais, et puis ça... Je pourrais pas être influenceuse, je pense. Ou en tout cas, parce que ça correspond pas du tout à mes valeurs, même là, dans mes vlogs. Par exemple, je sais pas, si je m'achète quelque chose que je trouve trop cool, je vais pas le montrer ou en parler spécifiquement dans mon vlog en disant, je me suis acheté ce truc et c'est trop cool. Parce que j'ai pas envie de donner envie aux gens d'acheter mes trucs, en fait. Les seuls trucs que je montre, mais que ça pourrait donner envie aux gens d'en acheter, en vrai, c'est les BD. Mais bon, vu que c'est de l'art, je partage plein d'autres artistes, et la BD en fait partie, donc ça, je peux le partager. Mais sinon, je sais pas, si je m'achète une cafetière, je sais pas quoi, c'est possible qu'elle apparaisse dans les vlogs, mais je vais jamais faire...

  • Speaker #1

    On va pas le mettre en avant, justement. Regardez, je vais rendre des... C'est ça,

  • Speaker #0

    c'est comme... tous les sponsors que je vois, même chez les plus petits, qui vont avoir, par exemple, des trucs de crème et tout, je veux dire, moi, j'en consomme pas, j'en parlerai pas, et enfin, je sais pas, en fait, qui voudrait me donner de l'argent, quoi.

  • Speaker #1

    Dénoncez-vous !

  • Speaker #0

    C'est ça, et j'ai l'impression que pour faire des vidéos à grande échelle, il faut quand même être un peu dans un système de, je sais pas, d'incitation à la consommation et de... Je sais pas, j'ai plein l'impression qu'il y a de très gros youtubeurs qui Déjà pas de sponsor et qui dans ses vidéos fasse pas des trucs d'hyper consommation comme utiliser je sais pas des véhicules motorisés voyager enfin tout ce genre de choses quoi et j'ai vraiment pas envie de faire ça mais j'aimerais bien que par contre comme objectif d'avoir quand même plus

  • Speaker #1

    d'abonnés pour pouvoir juste vendre mes poteries on est d'accord plus facilement c'est ça toi en fait tu vas plus l'utiliser comme une vitrine aussi pour montrer ce que tu fais, ce que tu veux vendre aussi pour ton entreprise, en fait.

  • Speaker #0

    Et c'est exactement ça. Moi, j'ai juste envie que mes vidéos me fassent suffisamment connaître pour avoir des gens qui prennent des cours de poterie et puis juste vendre mes poteries, quoi.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. J'ai un peu le même truc avec Instagram, tu vois, sur le podcast. Pour moi, mon but, du coup, j'ai envie de créer aussi différemment, tu vois, peut-être de plus me filmer, parce que, bah... L'algorithme adore aussi voir des vrais humains en train de faire des trucs sur Instagram. Donc tu vois, je suis un peu dans cette démarche en ce moment de me dire, peut-être qu'il faudrait que j'essaye un peu plus de montrer, de faire plus de reels où on voit, faire du montage, machin et tout. Je ne sais même pas si ça intéressera les gens, mais je sais que ça va intéresser l'algorithme. Et du coup, potentiellement me ramener du monde. Et qui dit me ramener du monde, on ramène des écoutes, des abonnés, etc. Et donc le podcast peut grandir. Donc j'imagine que c'est exactement la même chose pour toi dans ton métier de céramiste.

  • Speaker #0

    Oui Et après, c'est aussi parce que j'aime bien faire des vidéos YouTube. Autant Instagram, j'avoue que vraiment, ça me saoule. Autant au tout début d'Instagram, c'était trop bien parce que je découvrais plein de nouveaux comptes. Il y avait pas mal d'échanges où tu découvrais des nouveaux gens, des gens te découvraient toi. Il y avait plus tendance à mettre des likes, des commentaires, des choses comme ça. Et c'est vrai que maintenant, sur Insta, moi, je découvre quasiment plus personne. Sauf des fois des gens qui partagent vite fait une story. Enfin en fait je sais pas. L'algorithme me propose des trucs que j'ai vraiment pas envie de voir. Mais qui m'accrochent. Je dirais pas quoi parce que c'est affreux. Mais c'est déprimant de ouf. Et en fait il a compris que quand il me mettait ses vidéos hyper déprimantes. En fait je les regardais parce que ça m'accrochait. Et que j'étais en mode genre oh mon dieu. Et après, en fait, ils ne me proposent plus que ça. Je ne peux plus rester sur Instagram parce que vraiment, au bout de deux vidéos, c'est la dépression. Et le manque d'interaction fait que maintenant, j'y suis parce qu'il y a encore quelques gens là-bas et je poste. Mais je consomme justement quasiment plus Insta. Alors que YouTube, j'y passe des heures.

  • Speaker #1

    C'était marrant parce que c'est une impression personnelle. Moi, je sais qu'il y a quelques années, je passais des heures sur YouTube aussi. Toute la journée, j'avais des vidéos qui tournaient et tout. J'étais très consommatrice. Aujourd'hui, beaucoup moins. Et par contre, je suis vachement plus sur Insta. Ah ouais ? Ma conso sur Insta, c'est abusé. Ah ouais ?

  • Speaker #0

    Et ton con sur Insta, est-ce que l'algorithme est bien foutu pour toi ? Genre, il te montre des trucs que t'as envie de voir ?

  • Speaker #1

    Ouais, parce que par contre, et c'est ce que j'expliquais dans l'épisode sur la consommation de réseaux sociaux, c'est que je crois que j'ai vraiment réussi à faire d'Instagram un espace où je ne vois qu'à peu près, bien sûr, c'est pas 100%, mais... Des choses qui me font plaisir ou qui me font du bien. Parce qu'en fait, dès que je vois un truc qui me déplaît, je vais tout de suite swiper. Même si, tu vois, comme toi, ça peut m'accrocher, il y a beaucoup de choses que je n'ai pas envie de voir. Par exemple, tout ce qui est protection animale, c'est super, mais ils mettent des images méga chaudantes. Et je ne supporte pas, en fait. Je suis beaucoup trop sensible pour ça. Et ça ne veut pas dire que je ne sais pas ce qui se passe. Mais c'est juste que je n'ai pas besoin de voir ça. Donc du coup, tu vois, tout de suite, ça dégage. je suis en mode hop Il ne faut surtout pas que l'algorithme se dise « Tiens, ça, ça peut l'intéresser. »

  • Speaker #0

    Je n'ai pas ce réflexe. Du coup, je vais regarder. Je vais être genre... Et après, ça ne me remet que des trucs de ce genre-là. C'est affreux.

  • Speaker #1

    Du coup, grosse consommatrice de YouTube.

  • Speaker #0

    En fait, vu que je bosse toute seule dans mon atelier, je consomme beaucoup de podcasts et beaucoup de YouTube. Et de séries. En fait, j'ai tout le temps un fond sonore.

  • Speaker #1

    Du coup, on disait que naturellement, tu avais des limites dans ce que tu voulais montrer, proposer sur les réseaux. Est-ce qu'il y a déjà eu des fois où t'as dépassé ces limites et où t'as pu te sentir mal à l'aise ? Ou te dire, ah mince, je ne me suis pas écoutée, j'ai montré ça alors que je n'aurais pas voulu.

  • Speaker #0

    En vrai, c'est très difficile de dépasser les limites parce que c'est moi qui fais le montage. Et quand on fait le montage, on regarde au moins 15, 20 fois les mêmes trucs. Enfin, on s'écoute vraiment beaucoup. Et justement, en général, quand je fais le montage, je fais ma vidéo. Puis au fur et à mesure, en fait, je coupe de plus en plus de choses. parce que ça me saoule j'en ai déjà marre d'y entendre je pense que ça va pas intéresser donc j'ai jamais dépassé la limite parce que je le verrais au niveau du montage et comme je fais pas de trucs en live je pense que je peux pas vraiment il y a juste une fois c'était une blague moi je trouve que j'ai pas dépassé de limite mais internet a trouvé que j'avais dépassé une limite Donc, moi, personnellement, c'était juste un humour peut-être douteux. Et j'ai fait une blague sur... Oh, bon, vas-y, je peux le dire. En vrai, c'était vraiment pas grave.

  • Speaker #1

    On va recréer un bas de buzz.

  • Speaker #0

    Ça va faire buzzer ton truc. Qu'est-ce que j'ai fait ? Oui, j'ai fait un marché qui était horriblement catastrophique. Il n'y avait pas eu de... En fait, il n'y avait personne qui était venue. Et les seules personnes qui étaient venues au marché, c'était des... des personnes âgées qui étaient là et qui vraiment avaient l'air juste perdues. Ils n'étaient pas du tout venus pour faire un marché créateur. Ils se disaient, mais qu'est-ce qui se passe ici ? Et j'ai eu l'affront de traiter les chambériens de vieux de l'EHPAD. Et en fait, il y a des gens qui ont très mal pris. Ils trouvaient ça très méchant, pas pour les chambériens, mais pour les vieux de l'EHPAD. Voilà. Et en fait, j'ai eu plein de commentaires en dessous de personnes qui se sont énervées parce que j'avais utilisé vieux de l'EHPAD comme insulte, quoi. Alors que c'était juste pour dire des personnes très, très vieux, au point de même plus être autonome, quoi.

  • Speaker #1

    T'as voulu imager ton propos.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Et ça n'a pas fait.

  • Speaker #0

    Non.

  • Speaker #1

    Mais je trouve que ça, c'est un très bon exemple des limites que Internet nous impose. Ouais. Parce que ArtWeb...

  • Speaker #0

    À l'oral,

  • Speaker #1

    ce serait passé tranquille. Dans la rue, avec une personne que tu connais, ça passe tranquille. Mais Internet est très intransigeant sur l'humour douteux. Je suis complètement d'accord avec toi. Moi, c'est pareil, je me retiens quand même. Je me retiens parce que parfois, j'en ai fait des blagues de merde. Moi,

  • Speaker #0

    il n'y a pas ça. Quand je parle toute seule, je coupe. Vraiment, je m'entends parler et je suis genre, non, ça, ça ne va pas passer. Mais ça, du coup, c'est une limite. mais pas une limite que je me suis mis à moi c'est une limite imposée est-ce que j'aurais osé dire qu'on ne peut plus rien dire ? on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui le truc c'est que c'est internet du coup tout le monde regarde donc il y a forcément quelqu'un qui va être vexé et puis tout le monde n'a pas regardé toutes tes vidéos pour savoir que c'est ton humour etc soit t'assumes soit le fait d'avoir des gens qui s'énervent sur tes vidéos soit tu fais attention et j'ai préféré faire attention

  • Speaker #1

    Tu parlais tout à l'heure que, bah, évidemment, vu que tu fais de la vidéo, il y a beaucoup de montage, donc tu te vois et tu t'entends beaucoup.

  • Speaker #0

    Ouais.

  • Speaker #1

    Et justement, ce rapport à toi et au fait de te voir tout le temps, est-ce que, bah, ça c'est dur, entre guillemets, à vivre ? Est-ce qu'au départ, parce que maintenant j'imagine que t'es habituée, mais est-ce qu'au départ c'est quelque chose de compliqué ? Je te demande, parce que moi avec le podcast, alors j'ai pas la vidéo parce que je suis pas très à l'aise en vidéo, donc c'est d'ailleurs pour ça que je fais un podcast, mais... Les premiers épisodes où je m'entendais au montage, je me disais putain mais Pauline, mais t'es un supr, mais t'as plein de tics de langage, et t'es comme ci, et t'es comme ça. Alors en plus, quand j'imagine que t'as l'image en plus, ça doit être quelque chose. Après peut-être que t'es pas aussi pointilleuse que moi sur toi-même, mais...

  • Speaker #0

    Bah après tu vois, là j'ai remarqué que quand t'as fait ton intro, tu l'as fait vraiment en souriant à fond. Et ça c'est le genre de choses déjà qu'on fait pas forcément au tout début. Et c'est parce que justement, on a eu un retour sur son image et qu'on sait, enfin toi là du coup, c'est en vidéo. Donc t'arrives déjà, avec l'expérience, à un peu te montrer un peu plus sous un jour qui te convient. En gros, à avoir l'air un peu plus dynamique, tatatatata. Et en fait, en vidéo, c'est un peu pareil. C'est qu'au début, on fait des trucs qui sont, où on se trouve abominable. Et puis après, au fur et à mesure... On arrive à comprendre les moments où on est un peu sous un angle qu'on n'aime pas et une manière de faire qu'on n'aime pas. Et déjà, on va éviter certaines positions ou certains trucs. Je dirais que ça a amélioré mon rapport à mon image. On pourrait croire que c'est le contraire. Mais en fait, au début, c'est un peu difficile. Enfin, c'est difficile, non. Mais en fait, c'est qu'on voit des angles que normalement on ne voit pas. Genre, on se voit de côté, on se voit de dos. Et t'es genre, oh mon Dieu, c'est à ça que je ressemble de dos. Mais c'est horrible. Tout le monde voit ça. Et donc ça c'est un peu chaud. Et en même temps, comme en vrai faire des vidéos ça prend un temps de fou, et que dans le vlog ce serait bizarre si je coupais ce morceau de la vidéo, je suis obligée soit de couper un gros morceau de vidéo, soit de mettre alors que je trouve ça pas ouf. Donc en fait j'ai déjà diffusé des quantités de vidéos où je suis genre vraiment pas terrible quoi. Et en fait au fur et à mesure, maintenant c'est un truc auquel je fais quasiment plus attention en vidéo. Je sais pas, il y a des trucs que j'aime pas du tout. Genre, mon profil, profil. Je suis genre, c'est une abomination. Comment les gens peuvent supporter de voir ça ? Et en vrai, je le laisse parce que, bon, ça, c'est mon profil, quoi. Et en fait, maintenant... Et bah en fait je sais exactement à quoi je ressemble sous tous les angles et du coup il n'y a plus aucun angle qui me choque. Je ne suis plus du tout perturbée quoi, je suis genre bah oui c'est ça à quoi je ressemble. Alors que quand on se voit que dans un miroir on a des angles tout le temps le même, on se voit, on peut un peu à chaque fois rentrer le ventre ou ce genre de choses. En vidéo évidemment on essaye de rentrer son bide quand on est à 30 marchés genre tatatata. Il y a des fois on oublie et on est genre ah ! Voilà, voilà.

  • Speaker #1

    Le naturel.

  • Speaker #0

    C'est ça. Donc après, il y a le fait de savoir un peu plus comment se tenir qui fait qu'on s'accepte un petit peu plus parce qu'on est un peu plus avantagé, quoi. Et il y a aussi vraiment le rapport qui s'améliore parce qu'à force de se voir, on est en mode, oui,

  • Speaker #1

    je t'accepte vachement.

  • Speaker #0

    Ouais, c'est ça.

  • Speaker #1

    Et tu sais, quand tu parlais que tu fais peut-être plus attention à ta manière de te tenir, etc., est-ce que pour toi, tu ressens une vraie différence entre quand il y a la caméra et quand elle n'y est pas ? Et du coup, est-ce que devant la caméra, t'es, je mets des guillemets, un peu moins naturelle ? Parce que tu vas faire plus attention ?

  • Speaker #0

    Bah, de toute façon, on peut pas vraiment être naturelle du moment où on allume la caméra. On est forcément un peu bizarre. Enfin, pas bizarre, mais on sait que la caméra est allumée, quoi. C'est pas... Du coup, c'est forcément pas naturel. Et puis, encore plus dans un format vlog, où on essaye un peu, des fois, de faire des plans un peu jolis, ou... où on va faire un café, patati, mousse de lait et machin truc, où on essaye d'avoir l'air naturel, mais c'est impossible de l'être, parce qu'en fait, pour un plan, ça ça va être rigolo, mais pour un plan, par exemple, les cas dans tous les vlogs, plus ou moins réussis, plus ou moins compliqués, mais des fois, je me dis, allez, je fais un joli plan boisson chaude, et du coup, je vais mettre ma caméra à un endroit, faire une partie. changer ma caméra, faire une autre partie, remettre ma caméra dans un autre sens, me filmer en train d'arriver, me filmer en train de partir, me filmer en train de mélanger, filmer ça. Et du coup, en gros, pour juste une petite séquence de 20 secondes, j'ai 6 plans différents. Donc forcément, c'est pas naturel du tout. Et puis, on essaye de bien mettre ses mains et tout.

  • Speaker #1

    Surtout, t'as passé 15 minutes à faire ça.

  • Speaker #0

    C'est vrai, 40 minutes pour un café. À la fin, le café, il est froid. Quand je me chauffe vraiment et que j'ai envie de faire mon petit plan boisson chaude, ça peut être très loin. Non, non, c'est stupide.

  • Speaker #1

    C'est pour ça que je fais pas de vidéo, je vous le dis.

  • Speaker #0

    Après, on peut faire plus simple. Donc ça, forcément, c'est pas naturel. Même si, quand on regarde la vidéo, on a l'impression que c'est naturel.

  • Speaker #1

    Mais c'est ça aussi toute la vie.

  • Speaker #0

    Si j'avais cinq caméramans, je pourrais sûrement être...

  • Speaker #1

    Ah ouais, je sais, ils sont cachés quelque part, là.

  • Speaker #0

    Et sinon, quand tu parles tout seul, déjà, c'est pas naturel non plus. Et justement, il y a des gens que je connais qui regardent mes vidéos, des copines, et qui en fait sont assez étonnées parce que dans la vraie vie, je parle beaucoup plus... En gros, je suis un peu plus expansive dans la vraie vie. Je rigole plus, je fais plus de blagues, je vais dire un peu plus n'importe quoi. Je suis beaucoup, beaucoup moins posée. Alors que dans mes vidéos, les gens en commentaire, ils sont « Oh là là, ta vidéo m'a aidée à me détendre » , alors que personne dans la vraie vie m'a dit que je détendais quoi que ce soit. Et je sais pas si c'est que c'est pas naturel ou si c'est juste un aspect de moi que j'arrive pas à voir quand je suis avec d'autres gens. Parce que dès que je suis avec d'autres gens, je suis un peu plus excitée et rarement posée. Je sais pas, est-ce que c'est... Je pense que c'est juste une autre facette.

  • Speaker #1

    Moi, c'est peut-être le fait d'avoir la caméra qui te donne un cadre plus posé d'une version de toi-même, en fait.

  • Speaker #0

    Ouais, puis je suis toute seule, donc après, c'est difficile de vraiment...

  • Speaker #1

    Mais je trouve que c'est intéressant ce que tu dis. C'est ce que j'ai souvent l'impression que justement, les personnes en vidéo vont exagérer. Un peu une seule fois, leurs réactions, tout ça. Et tu vois, ce que tu dis, c'est un petit peu l'inverse. T'exagères vachement moins, sans dire que dans le haut naturel. avec des gens,

  • Speaker #0

    tu vois.

  • Speaker #1

    Non, mais ce que je veux, tu vois, c'est que t'es moins expansive et tout. Alors qu'en vidéo, t'es plus posée. Souvent, on dit qu'en vidéo, il faut être encore plus dans la démonstration de ton émotion.

  • Speaker #0

    Ça, c'est vrai, parce qu'en gros, dans les intros, je le remarque, parce que dans les intros, j'essaye d'être un peu plus dynamique pour que les gens qui arrivent ne se disent pas « Oh mon Dieu, on va s'endormir » . Mais du coup, Si t'as envie d'avoir l'air juste un peu joyeuse et de bonne humeur, il faut donner au moins 30% de plus, sinon on dirait que t'es juste calme. Et c'est peut-être ça aussi l'effet posé. Je suis peut-être juste normale et j'ai l'air calme. Et puis après je fais de la poterie. Donc c'est difficile de...

  • Speaker #1

    Tu ne vas pas faire une macarena au centre de la structure.

  • Speaker #0

    C'est clair.

  • Speaker #1

    Il faut doser. Je trouve ça intéressant que tu fasses des vlogs en montrant aussi ton activité. Comme tu disais, tu fais aussi tout ça parce que tu aimes bien, mais aussi et surtout pour montrer ton travail, ton activité, etc. Et je trouve ça intéressant que tu aies mêlé ton travail et une partie vlog, où c'est vraiment quelque chose qui marche quand même beaucoup sur YouTube. On adore voir la vie des gens. Moi, la première, je suis une grosse consommatrice de gens qui font des vlogs. Je sais pas, j'aime bien.

  • Speaker #0

    Moi, j'adore les vlogs.

  • Speaker #1

    Ça m'inspire, ça me motive, ça me détend. En fait, ça fait du bien.

  • Speaker #0

    Chacun ses légers pas. Moi, j'aime bien connaître la vie des gens.

  • Speaker #1

    Ouais. Non, mais c'est un peu bizarre. C'est un peu du voyeurisme, tu vois. Mais c'est un voyeurisme tranquille, mais un petit peu. Après, il y a des gens, ils adorent regarder des vidéos où les gens se font éclater leurs boutons.

  • Speaker #0

    Oh, non.

  • Speaker #1

    Si, si. mais là je vais te dénoncer mon frère fait ça ah

  • Speaker #0

    J'ai cru que t'avais invité quelqu'un dans ton podcast qui disait genre moi j'adore ça les boutons.

  • Speaker #1

    D'ailleurs mon frère adorerait que je fasse un épisode géant.

  • Speaker #0

    C'est mort. L'horrible épisode quoi. Le cauchemar avec un gros trigger warning au début. Attention.

  • Speaker #1

    Attention que mes dons.

  • Speaker #0

    Oh mon dieu. Non je regarde pas ça.

  • Speaker #1

    Est-ce que d'avoir fait cette partie vlog est-ce que t'as l'impression parfois que ce soit pour toi ou pour ceux que tu regardes Que de montrer autant sa vie, même si c'est cadré, tout ce que tu veux, est-ce qu'il y a une forme de recherche de validité, de je veux montrer que je vis ci, que je vis ça, que je suis avec telle ou telle personne ? Même sans parler de vlog, en fait même sur Insta il y a des personnes qui font des stories toute la journée pour dire là je fais ci, là je fais ça, là je suis avec machin, là je suis avec un tel. Comment est-ce que toi tu le perçois déjà de façon personnelle et par rapport à ton activité ?

  • Speaker #0

    Alors moi, justement, ce que je disais, c'est que depuis le début, je publie des trucs sur les réseaux sociaux, sur les blogs, les machins, pour montrer mes créations. Donc c'est que forcément, j'ai un besoin de validation, je pense, sur ce point-là. En fait, il y a plusieurs points. C'est que déjà, alors je ne sais pas, peut-être qu'il y a des artistes qui diront qu'ils créent pour eux-mêmes et s'exprimer. C'est possible, je ne sais pas. Mais moi, pas du tout. Globalement, tout ce que je fais, je le montre. Je le fais parce que j'aime ça, mais j'aime aussi quand les gens l'aiment. Oui, c'est un besoin de validation parce que je fais des trucs qui me plaisent, mais j'espère aussi, quand je suis en train de les créer, que d'autres personnes vont les aimer. Je les montre et les gens aiment. Après, moi, je suis contente. Donc, sur ce point-là, j'ai un besoin de validation, mais pas forcément du côté lifestyle. En vrai, le truc, c'est que dans mon côté lifestyle, je ne fais rien de spécial. Je ne fais vraiment pas de trucs où j'aurais peut-être envie de faire « Oh, regardez ce que j'ai fait ! » Parce que vraiment, c'est une vie archi normale. A part si j'ai envie de faire J'ai marché dans la forêt Regardez Donc vraiment pas sur ce point là Pour montrer que ma vie est cool ou pas Enfin non Pas sur ce point là Mais par contre oui J'ai envie que les gens soient Oh tes poteries sont trop mignonnes J'adore Et ça marche Donc ça c'est clairement un des objectifs C'est que les gens valident mes créations quoi. Au-delà même de les vendre. Même si tu ne m'achètes rien, mais que tu as dit que c'était mignon, je suis quand même contente. Même si le mieux, c'est de m'acheter quelque chose un jour.

  • Speaker #1

    Mais on mettra ton compte Insta.

  • Speaker #0

    Un lien Paypal, si les gens veulent juste le faire.

  • Speaker #1

    Si vous voulez faire un don, allez-y. Mais oui, c'est vrai qu'il y a aussi un petit peu ce truc de j'ai envie de plaire.

  • Speaker #0

    Tu vois, c'est normal. Tu te montres quand même... Il y a quand même une certaine vulnérabilité quand tu te montres sur les réseaux, quand tu te montres surtout toi, physiquement. C'est-à-dire, c'est toujours aussi... Moi, en tout cas, quand je... Et j'en fais vraiment pas beaucoup. Quand je fais quelques stories où je suis en parler face-cam et tout, je suis bon. Après, ça va, ça passe vite, tu vois, mais je suis un peu en mode, ouais, pipi-culotte, j'espère qu'on va pas me faire une remarque. Je me sens très vulnérable, tu vois, à entrer sur les réseaux. Parce que, bah... Pour moi, Internet, il y a vraiment une part de méchant. Alors, j'ai... Après, j'ai mis l'abonné aujourd'hui, tout se passe très bien, j'ai que des gentils, des petits cœurs, tu vois, c'est trop cool. Mais bon, on sait jamais où ça peut dériver, et quand je vois parfois des nanas ou des mecs, mais qui se prennent des vagues de haine alors que tout va bien, hein ? C'est ça, moi, qui me fait un peu peur. Et c'est vrai que c'est aussi ça que je voulais voir avec toi. Est-ce que t'as un petit peu peur des dérives du... des méchancetés que tu peux choper sur internet ?

  • Speaker #1

    Bon, pas tant, en vrai. Après, je dis pas, si j'ai 30 000 personnes qui m'écrivent pour me dire que je suis dégueulasse, ça va peut-être... Ça va peut-être être compliqué. Mais en vrai, s'il y a quelques personnes qui m'écrivent ça, c'est vraiment pas le genre de commentaire qui va me toucher. Moi, je me suis vue sous tous les angles. Donc, il y a un... Globalement, j'ai un avis sur moi-même. Genre, je sais que je suis dans la normalité, globalement, dans le... dans la masse des gens, ni exceptionnel, ni abominable selon ce que les gens pensent. Les gens ont tendance à dire que j'ai l'air sympathique. Et voilà, je sais à peu près où je me situe. Donc ça ne me fait pas spécialement peur où je ne me situe pas, dans une échelle qui existe, dans l'échelle de la société. Je ne dis pas qu'il y a une échelle, mais globalement, c'est comme ça que tout le monde voit un peu tout le monde. Ça, ce n'est pas le genre de choses qui va me toucher. mais par contre je vais avoir des... points qui vont plus me toucher mais qui sont pas sur le physique ni sur ma personne mais ce serait plus si on critique mes intentions si on me donne des intentions que j'ai pas ou qu'on essaye de je sais pas d'interpréter des choses c'est pas vraiment ce que j'ai dit ou ce que je voulais dire et ça c'est déformé ça c'est quelque chose qui peut plus me faire peur ok ouais c'est intéressant alors moi vraiment ça je m'en fous

  • Speaker #0

    Mais je suis en mode, t'as mal interprété, ça t'appartient. Moi, je sais ce que j'ai voulu dire. Peut-être que je l'ai mal formulé. Je peux reformuler pour débonquer un truc. C'est marrant parce que moi, c'est vraiment un truc où j'ai vachement de distance. Et quoi, t'as vachement de distance sur ton image que moi, je n'ai pas du tout.

  • Speaker #1

    Après, c'est qu'en fait, mon image, je peux la contrôler jusqu'à une certaine limite. Mais il y a un moment, je ne peux plus vraiment rien y faire. Alors que si les gens soient... comprennent mal ce que mon propos ou alors ils sont mal intentionnés ils font exprès de mal comprendre ça c'est quelque chose que qui dépend un peu plus de moi parce que j'aurais pu faire autrement quoi et des fois juste juste c'est blessant enfin là je vais donner un exemple il n'y a pas longtemps bon je vais en parler dans une vidéo bon bref on sait pas on sait pas quand est ce que tout sort donc ça sert à rien de parler d'une vidéo qu'on sait pas qui va poster quoi en premier mais je pense que ce sera moi J'ai posté une vidéo il n'y a pas longtemps et en dessous dans le commentaire, il y a quelqu'un qui m'écrit sous mon vlog qui écrit vendre, vendre, le seul intérêt de cette vidéo. Et alors, j'étais déjà genre... En plus c'était affreux parce que j'avais posté ma vidéo qui a des statistiques abominables parce qu'en fait avec les réseaux sociaux il faut être assez régulier. Et j'ai eu mon congé maternité qui est tombé, donc en fait pendant genre 4 mois ou 5 peut-être, je sais plus, en gros j'ai rien posté. Et depuis que je suis revenue, c'est la catastrophe.

  • Speaker #0

    Ça va revenir.

  • Speaker #1

    Ça va revenir, en vrai c'est juste que je suis un peu dégoûtée parce que juste avant de partir en congé maternité, je commençais à avoir vraiment une petite courbe qui montait, montait et après couic ! Bref. Et donc, je poste ma vidéo. Le soir, je regarde mes statistiques, je vois que c'est vraiment pas terrible, mais je suis contente parce que je vois que j'ai un commentaire. Je clique, et le seul commentaire que j'avais, du coup, était un commentaire genre celui-là, « Vendre, vendre, le seul intérêt de cette vidéo. » Et du coup, j'étais genre « Waouh, assez rude. » Et en fait, ce commentaire m'a... Genre, il m'a travaillé pendant plusieurs jours, parce qu'en fait, c'est vraiment... C'est un des objectifs des vidéos, et en même temps... ça fait quand même des dizaines de vidéos que je poste en gros pour rien si on veut dire par là forcément c'est un travail de longue haleine tout ce que tu fais va avoir une conséquence il y a des gens qui regardent mes vidéos qui m'ont déjà commandé des choses mais je dirais qu'en tant investi contre ce que ça me fait gagner on s'y retrouve pas je gagnerais plus d'argent en faisant plus de poterie et moins de vidéos ça c'est clair parce qu'en fait la vente en ligne Merci. Pour l'instant, ce n'est pas un canal que j'ai beaucoup développé. Sur mon site, ça fait des mois que je n'ai rien mis. Et je continue pourtant à faire des vidéos. Parce qu'en fait, j'ai envie de partager mes petites poteries. Dans mes vlogs, c'est un peu un mélange où je montre des trucs qui sont finis. Il y a du lifestyle. Et puis de temps en temps, je vais parler d'un petit truc technique. Si je suis en train de faire une technique, je vais en parler. Et en fait, j'ai trouvé ça super vexant. Je me suis dit, mais c'est affreux. Genre, en fait, j'ai trouvé ça extrêmement méchant, bien plus méchant que si elle m'avait dit que, je sais pas, j'avais la tête d'une crotte de nez. J'aurais dit, bah, c'est pas grave, quoi. Mais là, genre, j'ai trouvé ça vraiment, vraiment pas gentil du tout, quoi. Et ça m'a vraiment travaillé pendant des jours.

  • Speaker #0

    C'est fou parce que, tu vois, depuis le début de l'épisode, t'es claire là-dessus en disant « Je produis sur les réseaux pour montrer mon travail. »

  • Speaker #1

    Bah oui.

  • Speaker #0

    Donc, en fait, bah oui, c'était là pour vendre. En fait, cette personne, elle a dû... Je sais pas si elle est abonnée à toi ou pas, tu vois. Non,

  • Speaker #1

    j'espère pas.

  • Speaker #0

    Peut-être qu'elle est tombée sur ta vidéo et oui, elle a juste pas compris qui t'étais et pourquoi est-ce que tu faisais ça. Tu lui as répondu ou pas, cette personne ?

  • Speaker #1

    Je lui ai demandé quel était l'intérêt de ce commentaire.

  • Speaker #0

    Moi, je ne sais pas, j'aurais dit oui, effectivement, madame, le but, c'est de vendre mes créacons.

  • Speaker #1

    Mais en plus, c'est pas de vendre maintenant parce qu'en fait, j'ai rien à vendre. Je suis juste en train de, je ne sais pas, d'essayer de développer une petite communauté pour un jour pouvoir vendre mes trucs. Je veux dire, est-ce que c'est si mal que ça ? En fait, je pense que la personne aussi ne s'en rend pas du tout compte du temps que ça prend et de tout. parce que quand je tourne des vidéos, en fait, je... je perds du temps parce que je suis en train de faire des poteries, mais à changer la caméra de place et tout, j'avance à deux à l'heure. Et ensuite, le montage, genre une vidéo, un vlog de 30 minutes, c'est genre 16 heures de montage, parce que j'ai plein de rushs, de plans que je veux bien assembler. Après, il faut chercher les bonnes musiques, et patati, et patata. C'est très très long, beaucoup de travail. Et en vrai, c'est faux, mon objectif, c'est pas uniquement de vendre. Je le fais aussi parce que Parce que j'aime bien faire ça, parce que j'ai envie de partager tout. J'aime bien le concept de raconter sa life. Et en plus de ça, pendant très longtemps, je n'avais pas d'amis avec qui parler de création ou de choses comme ça, parce que personne ne fait ça, en tout cas de manière aussi intensive. Donc du coup, le fait de partager sur des vidéos, des vlogs et des machins comme ça, j'ai un peu plus l'impression qu'il y a des gens qui s'intéressent aux mêmes choses que moi. Et du coup, j'ai trouvé ça super vexant. Vraiment, c'était le pire commentaire que j'ai reçu, je crois. En vrai, je m'en suis remis. Et ça m'a donné de quoi parler sur une vidéo.

  • Speaker #0

    Ça m'a fait l'une de rien aussi. C'est ça qui crée des idées de sujets et tout.

  • Speaker #1

    Ouais, ça m'a permis de réfléchir à pourquoi ça m'avait autant impacté. Et puis, je vais peut-être pouvoir choisir un titre un peu putaclic. Genre, je vais répondre à un hater.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu avais envie d'ajouter des choses à ce sujet ?

  • Speaker #1

    Oui, peut-être en se plaçant d'un point de vue de consommateur. Je ne vais pas dire ça en mode lâcher des comms, je rends comme à l'époque des skyblanks. Mais moi, en tant que consommateur, sur Instagram ou sur YouTube, c'est vrai que j'ai tendance un peu à être la masse silencieuse. Je regarde, je mets quand même des petits pouces en l'air sur YouTube. Mais c'est vrai que sur Insta, j'ai plus le réflexe de liker ou de commenter, ni de répondre aux stories, de mettre des commentaires sous les vidéos YouTube. Et en vrai, je pense que c'est pas mal de temps en temps à se dire consciemment, genre aujourd'hui, je vais sur Instagram et je vais laisser deux petits commentaires sous un truc que j'aime bien. Parce qu'en vrai, ça fait grave la diff, même pas pour l'algorithme, mais juste pour...

  • Speaker #0

    Pour la semaine dernière, en fait.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est ça. Parce qu'on le fait pour nous, on le fait pour développer notre activité, etc. Mais on a quand même besoin que les gens soutiennent. C'est de l'interagir, c'est ça.

  • Speaker #0

    Parce que moi, j'ai un petit compte. Moi aussi. Et c'est ça, tu vois. Et parfois, j'ai l'impression de créer du contenu, mettre des choses et tout. Et je vois les écoutes sur les plateformes. Ça, je le vois. Mais sur Insta, j'ai très peu de commentaires, j'ai très peu de likes. un peu de DM, donc ça c'est cool parce que ça me permet de parler personnellement en DM,

  • Speaker #1

    on n'a pas envie de mettre des trucs publics.

  • Speaker #0

    Oui, il y a ça aussi, je peux comprendre, tu vois, mais c'est vrai que quand j'ai des commentaires sous les vidéos ou sous les photos, je suis en mode, ah yes, c'est bien, tu vois, ça me fait plaisir. Et effectivement, moi, il y a quelques années, comme toi, j'étais vraiment le viewer fantôme. Insta, Youtube, tout, fantôme. Alors que pourtant, j'adorais, j'adore ce que je suis en train de voir et tout. Et oui, là, depuis 2-3 ans, en fait, depuis que j'ai le projet du podcast, où je m'intéresse un peu plus à la chose, des contenus où vraiment j'ai un petit coup de cœur, où ça me fait une émotion ou quoi au caisse, je vais mettre un like, je vais mettre un commentaire, je vais partager. Parce que, bah oui, quand t'es créateur de contenu, tu te rends compte que c'est ça qui fait du bien, tu vois.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est ça qui...

  • Speaker #0

    Qui fait du bien à l'humain.

  • Speaker #1

    Qui fait du bien à l'humain. Et en vrai, quand t'as juste un nombre de vues, top Je sais pas, enfin moi j'ai vraiment l'impression que personne ne regarde, tu vois, alors que tu peux avoir, je sais pas, à l'époque où j'étais sur la courbe montante avant de redescendre. Des fois il y a... Il y avait des vidéos qui avaient genre 2000 vues, enfin c'est beaucoup mais après il faut comprendre que sur 2000 vues en vrai il y en a à peu près genre 30% qu'on regardait en entier, c'est les statistiques normales quoi, mais c'est beaucoup déjà, même s'il y avait ne serait-ce que 100 personnes qui ont regardé le truc c'est énorme, mais je sais pas s'il n'y a pas d'interaction vraiment d'échange écrit quoi, enfin vraiment d'un échange. T'as vraiment l'impression juste que personne ne regarde jusqu'au bout de son nez. Et du coup, on aime bien le faire, mais en même temps, on n'a pas envie de créer du contenu que personne ne le fait.

  • Speaker #0

    En fait, c'est ça, c'est que t'as l'impression de le créer dans le vent. Pour moi, c'est pareil, j'ai à peu près 800 écoutes par mois sur le podcast, donc ça, je le vois, je le vois le chiffre. Et tous les mois, pourtant, je suis contente. Je me dis, c'est cool et tout. Puis ça fait que d'augmenter et tout, petit à petit. Donc je suis en mode, c'est cool, trop bien. Et puis le lendemain, je redescends un peu comme un soufflé parce que je me dis, j'ai l'impression de faire ça pour rien, les gens ne commandent pas, ils ne reviennent pas forcément vers moi. En plus, un des trucs, je me plains gentiment, ce n'est pas non plus le drame de ma vie, mais en plus, souvent, après la sortie d'un nouvel épisode, ceux qui écoutent vont vers mon invité pour lui faire les retours, mais pas à moi. Donc c'est souvent mes invités en plus qui ont les retours sur les épisodes. Donc à chaque fois, je revois un petit message à mon invité la veille ou le jour même, N'hésite pas à me dire quand tu as des retours.

  • Speaker #1

    C'est vrai ?

  • Speaker #0

    Oui, parce que souvent, parce qu'aussi, mon invité va partager de son côté. Donc, ça va aussi être des nouveaux auditeurs qui vont être plus à l'aise de parler avec la personne qu'ils connaissent de près ou de loin. Je pense qu'il y a un petit peu de ça.

  • Speaker #1

    Oui, c'est des gens qui suivaient l'invité et qui, du coup, font un retour dessus. Mais toi, tu as...

  • Speaker #0

    Et moi, du coup ? Alors si, il y a ma maman. Ma maman, qui reçoit, est souvent là.

  • Speaker #1

    Moi, elle est un louvreur silencieux. Un viewer fantôme, elle like sur Insta, mais... Moi,

  • Speaker #0

    elle m'implore Insta juste à l'écoute. Et après, on s'appelle, elle me dit, oui, j'ai écouté.

  • Speaker #1

    Non, elle me dit juste quand je raconte ma vie au téléphone, elle me dit, oui, j'ai vu dans ton vlog. Ben voilà, pourquoi tu me dis que je ne donne pas de nouvelles, le bio est simple. Du coup, c'est pas mal si les gens, quand ils ont un truc qu'ils aiment bien, qu'ils pensent à mettre un commentaire. de temps en temps sans se prendre la tête. Ouais, même si tu sais pas quoi mettre, tu es juste un truc sympa. Je te fais bien faire, ça passe bien. Mais toi, j'avais écouté un de tes podcasts, mais je sais plus lequel c'était, où tu disais que si tu pouvais vivre du podcast, tu le ferais. Mais juste du podcast, du coup. Ce serait pas comme moi, où du coup, j'essaye d'utiliser YouTube comme une sorte de petit tremplin pour mes céramiques.

  • Speaker #0

    après comment est-ce que ça pourrait évoluer tu vois je ne sais pas ouais en fait c'est que ça t'ouvre à plein d'autres possibilités parce que là tu vois déjà pour la saison 3 qui arrive au mois de septembre vous êtes en train d'écouter mais bon vous avez compris on enregistre avant tu vois je suis en train de me dire j'aimerais bien quand même que d'évoluer un petit peu plus et tu vois je te disais tout à l'heure me filmer peut-être un peu même sans parler faire des vlogs faire des petits vlogs de Tu vois, m'enregistrer quand je suis en enregistrement avec quelqu'un en physique ou en visio, pendant que je fais le montage et tout, tu vois, que ce soit un petit peu plus interactif en fait aussi, parce que je pense que ça manque sur mon compte. Qu'est-ce que j'en sais si ça aurait pu évoluer en mode vlog ? Mais en même temps, bah ma vie, moi j'ai un boulot en 35 heures à côté, je suis salariée dans une boîte, je suis devant mon bureau, devant mon PC toute la journée, le soir je fais un petit peu de montage et des trucs pour le podcast, le week-end aussi, tu vois, enfin... Et à côté de ça, bah je vais me promener avec mon chien, je pars en vacances avec... j'ai une aile banale mais oui je reviens à ça si un jour je peux vivre du podcast bien sûr je le fais je sais qu'à partir d'un minimum et je mets des guillemets parce que je crois que c'est à partir de 5000 écoutes par mois que je peux débloquer un financement sur mes écoutes. C'est que dans les écoutes,

  • Speaker #1

    il faut le même principe, il faut 4000 heures d'écoute par mois.

  • Speaker #0

    C'est un peu le même principe, tu vois. Donc déjà, il y a ça. Après, il y a plein de podcasts qui ont aussi des sponsors. Je pourrais être opérationnelle. Une petite pub en intro, donnez-moi un petit chèque, je suis contente, tu vois. Bien sûr, franchement. Et ça,

  • Speaker #1

    tu n'as pas un peu des réticences pour ça ?

  • Speaker #0

    Je ne dirais pas oui à tout.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Je pense que je serai un petit peu sélective quand même. Mais non, ça va, je pense que j'aurais pas trop de réticences. En fait, j'ai l'impression que c'est tellement rentré dans la norme, tu vois. Je me dis un petit truc en début d'épisode. Ça va, j'écoute beaucoup, je sais pas si tu connais Juliette Katz, qui a un podcast qui s'appelle Katz. Oui, parfait. Et elle a fait beaucoup de sponsors avec Airbnb, par exemple. Et en tout début d'épisode, tu vois, elle a trois minutes où elle fait une petite pub pour Airbnb. Je trouve que c'est très bien fait, que ce n'est pas dérangeant. Et puis, elles touchent son chèque et c'est cool et elles peuvent avancer. Et c'est aussi parce que l'argent, aujourd'hui, le monde capitaliste fait que c'est l'argent. Ah oui, et le monde. Donc, voilà. Aujourd'hui, c'est mon argent perso, tu vois, que j'ai investi dans le podcast. Alors, bon,

  • Speaker #1

    ça va non plus démunir d'or. En parlant d'investissement, en vrai, au-delà du temps, juste le logiciel de montage, du coup, c'est un abonnement qui est mensuel, donc tu payes tous les mois pour ça. Plus ton matos où tu as besoin de micros, ton appareil photo, ton machin, ton bigule. En vrai, ça aussi, c'est vrai que c'est pas mal si tu peux ne serait-ce qu'amortir.

  • Speaker #0

    C'est ça. Vaguement. Après, c'est normal quand tu commences de mettre tes sous-persos. Moi, c'est pour ça, tu vois, j'ai un tout petit setup. Je me débrouille avec ça aujourd'hui. Et oui, un jour, si je peux investir pour avoir deux micros avec une perte ou quoi, carrément, je le fais.

  • Speaker #1

    Il y a un search fan qui tient la perte.

  • Speaker #0

    À côté, tu sais. Oui, parce que je sais que ça va aussi augmenter la qualité du podcast, la qualité d'écoute, etc. Mais bon, voilà, je me dis, on verra. J'ai envie de m'investir, mais en même temps, je ne peux pas. Je passe déjà beaucoup de temps dessus. Je travaille 35 heures à côté. Clairement, ce qui me rapporte de l'argent, c'est mon travail de salariée. Donc, ça, c'est clair qu'il vaut mieux ne pas être épuisé au bout du rouleau. J'essaie quand même de me préserver un maximum là-dessus, même si oui, le podcast, c'est beaucoup de boulot aussi, moins que la vidéo. Parce que moi, tu vois, j'ai fait un petit peu le ratio pour un épisode de podcast qui dure une heure, un enregistrement d'une heure. En tout, je vais bosser six heures dessus, à peu près.

  • Speaker #1

    Ouais.

  • Speaker #0

    Donc c'est déjà pas mal, mais c'est vachement moins aussi que sur la vidéo. Je pense que c'est pour ça que je ne fais pas trop de vidéos non plus.

  • Speaker #1

    Mais après, en vrai, ça dépend. Par exemple, admettons, tu filmerais tes podcasts, ça ne te prendrait pas plus de temps de montage que de faire que l'audio.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Après, si tu fais des vidéos où tu as plein de plans, plein de prises, etc., c'est là où ça devient très long. Mais si c'est pour faire du podcast ou du fast-cam, je ne pense pas que ça prenne beaucoup plus de temps. Mais oui, tout est très long. C'est un délire, le montage.

  • Speaker #0

    On adore.

  • Speaker #1

    Moi, j'adore.

  • Speaker #0

    C'est juste que parfois, je suis en mode « Putain, c'est long, mais c'est long. » C'est combien de temps que j'y suis ? Ça fait deux heures. Super, on vient retourner.

  • Speaker #1

    Et en plus, moi, c'est 15 heures que je mets pour une vidéo de 30 minutes, mais c'est 15 heures maintenant que j'ai quand même plusieurs dizaines d'heures d'expérience de montage. Genre maintenant, quand je cherche des musiques, j'ai globalement quelques petits endroits où je sais que je vais aller voir s'il y a des nouveaux trucs. J'ai quand même pas mal d'automatismes qui me font gagner du temps. Au début, il faut s'accrocher à son slip quand même, parce que c'est très... Très très long. Très long et vraiment au début en plus c'est vraiment le moment où c'est du coup long parce que t'es en train d'apprendre. C'est difficile parce que tu trouves que t'as une sale gueule et que tu sais pas parler et en plus personne te regarde. Donc c'est vraiment le début où c'est vraiment difficile de s'accrocher quoi. Après je pense que si t'arrives à passer je sais pas les 5-6 premières vidéos après c'est bon. Sauf si personne regarde tout le temps genre ça augmente pas.

  • Speaker #0

    Je pense qu'elle est assez raide quand même.

  • Speaker #1

    Il faut quand même une toute petite... Oui,

  • Speaker #0

    un petit peu, mais... Venez, s'il vous plaît.

  • Speaker #1

    Ah oui, j'avais aussi une idée. C'est ça que je me disais. Tu m'avais demandé si j'avais un autre sujet. Je ne sais pas si toi, tu as ce problème-là en tant que créateur de contenu. En fait, c'est un peu fatigant parce qu'en gros, ton cerveau passe 100% de son temps quasiment à avoir comme une sorte de tâche de fond qui fonctionne en continu et qui regarde avec un oeil différent et qui va essayer de catcher des choses qui peuvent être utiles dans la création de contenu. Alors, toi, c'est un des mots de casse, mais du coup, j'imagine que des fois, je ne sais pas, il y a quelqu'un qui te parle de quelque chose et tu es en mode genre, c'est un sujet de podcast.

  • Speaker #0

    J'ai une note dans mon téléphone avec toutes mes idées de sujets. C'est comme ça quand je le regarde.

  • Speaker #1

    Ah oui, c'est très bon. Tu peux dérouler, dérouler, dérouler.

  • Speaker #0

    Donc voilà, ma vie.

  • Speaker #1

    Oui,

  • Speaker #0

    mais c'est ça. Alors, il y a deux tâches de fond. Il y a la tâche de fond de... Je ne sais pas que je suis aux aguets, mais dès que j'entends un sujet, tu vois quelqu'un parler d'un truc, mais même dans la vraie vie, que ce soit sur Internet ou dans la vraie vie, parfois mon cerveau d'un seul coup, il fait... Ça, c'est bien, ça.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Ça, c'est cool.

  • Speaker #1

    Je vais l'inviter dans mon podcast.

  • Speaker #0

    Tu sais, je vais chercher quelqu'un pour en parler, tu vois. Et le truc de tâche de fond, de... Ouais, il faut que je fasse ci, je vais faire ça, je vais essayer de faire ça. Ah ouais, tiens, je regarde cette vidéo, j'aime bien comment elle l'a fait. Tiens, il faudrait que j'essaye de voir si je peux faire un truc dans le même style et tout, tu vois. Ça, mais c'est en permanence. Genre, même quand je suis à mon boulot salarié, j'espère que le patron ne viendra jamais écouter ça. et même parfois, tu sais, je suis devant mon PC On n'est pas à l'abri que de temps en temps, j'aille sur Caneba en me disant « Attends, je vais préparer un truc. » Parce que là, c'est maintenant. J'ai l'idée là tout de suite. Donc, je l'efface. Au moins que je commence les prémices pour ne pas oublier. Ça, par contre, c'est une tâche de fond en arrière-plan, mais constante.

  • Speaker #1

    Oui, et moi, je trouve ça...

  • Speaker #0

    C'est fatigant.

  • Speaker #1

    C'est ça, c'est fatigant. Ce n'est pas non plus en mono. Non, pas du tout.

  • Speaker #0

    Mais c'est là.

  • Speaker #1

    Oui, c'est là.

  • Speaker #0

    C'est une charge mentale qui est là sur la création de contenu. Oui,

  • Speaker #1

    c'est ça.

  • Speaker #0

    Tout le temps. Et je sais pas toi comment est-ce que tu t'organises, mais bon, moi aussi il y a des périodes, mais il y a des moments où je vais me dire, bon bah je vais préparer plein de posts, plein de reels et tout, des extraits, des machins. Comme ça je suis tranquille pendant deux semaines, je programme tout sur Insta et c'est bon pendant deux semaines, j'ai pas besoin de recréer des trucs, tu vois. Et il y a d'autres moments où je suis en rush total et où je fais le truc pour le poster deux secondes après, parce que c'est pas prêt et que j'essaye quand même, tu vois, d'être régulière.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est le seul moyen d'être régulier. Moi, qu'est-ce que je fais ? Alors Instagram, moi, j'ai complètement lâché l'idée de faire grossir mon compte ou quoi que ce soit sur Instagram. Juste, je le maintiens vite fait en vie. Il est sur son lit d'hôpital et je change sa poche de temps en temps à mon compte Instagram. Donc en gros, quand je fais des trucs, je les prends en photo. Je vais aussi enlever des petits extraits de vidéos YouTube, mais je remonte pas. Vraiment, juste, je prends ma vidéo YouTube, je la mets au bon format et je coupe des bouts qui peuvent aller sur Insta. Je mets tel quel, alors que je sais que si je refaisais un montage un peu plus dynamique, qui correspond un peu plus à Insta, et que je faisais une voix off, et tatati, et tatata, ça fonctionnerait mieux, mais en vrai, vraiment, je suis... Stop. Mais sur YouTube, je suis tout le temps en train de réfléchir à ce que je pourrais faire de nouveau. Pareil, maintenant, moi, je peux le dire, je ne bosse plus. Au travail, moi, j'avais tout le temps un... De toute façon, ils me voyaient, ils se demandaient, mais pourquoi est-ce qu'elle travaille tout le temps avec un carnet en style... à côté d'elle, alors que j'étais soudeuse ? Donc vraiment, on n'a rien à faire avec un carnet en style. Et en fait, j'avais toujours un carnet et un stylo à côté de moi. Et en fait, je bossais. Ça change en soudure, c'est pas pour être méchant avec les soudeurs, mais t'as vraiment pas besoin de ton cerveau. Et donc du coup, j'avais vraiment... Je bossais avec mes mains et j'avais 100% mon cerveau qui réfléchissait à des sujets de vidéos, des trucs que j'aimerais bien filmer. Et encore maintenant, en fait, je n'ai pas assez de temps pour faire tout ce que j'aurais envie de faire.

  • Speaker #0

    C'est vrai ?

  • Speaker #1

    Ah ouais, c'est impossible.

  • Speaker #0

    Incroyable.

  • Speaker #1

    En fait, ça ne fait pas gagner d'argent. Et puis, j'aime bien faire de la poterie aussi, quand même.

  • Speaker #0

    Au passage.

  • Speaker #1

    Au passage. Du coup, je ne peux pas investir autant de temps que je voudrais dans les vidéos. Mais ouais, tout le temps, cette tâche de fond abominable. Et fatigante, en vrai. Moi, des fois, je suis... Oh, j'en ai marre.

  • Speaker #0

    Réfléchir... Je voudrais juste mettre le bouton off. Ouais. Et en même temps... Et en même temps, ça plaît. Non, mais je dirais...

  • Speaker #1

    Il y a des gens qui réfléchissent à rien. Je pense pas. C'est juste que...

  • Speaker #0

    Oui, mais là, c'est réfléchir parce qu'il y a une petite pression quand même, tu vois, à se dire... Il faut que je le fasse. Moi, c'est ça.

  • Speaker #1

    C'est plus clairement un faux que je...

  • Speaker #0

    C'est vraiment ça, la diff. C'est que, non, je pense que tout le monde pense toujours à un truc tu vois mais Et moi, personnellement, je pense à tout ça en me disant « Ah ouais, il faut que je fasse ça, il faut que je fasse ça, ça ne faut pas que j'oublie de le faire. » Alors attends, là, sur cet épisode, là, au moment où on enregistre, je suis sur la fin de la saison 2. Il y a trois épisodes qui sortent là sur le mois de juillet, donc c'est le dernier mois pour la saison. J'en ai préparé deux, le troisième est en cours, mais tu vois, je suis en mode « Alors, il faut que je finisse ça. » Après, là,

  • Speaker #1

    j'ai sur le jeu de leçon, mais tu me demandais si je m'y prenais en avance, si je préparais des choses oh là là on revient J'ai retrouvé la question ! Ok, j'ai pas du tout répondu. Donc sur Instagram, je prévois rien. Je prends des bouts de choses déjà faites, tac, que je recrache sur Insta. Et sur YouTube, comme je fais des vlogs, en fait, je peux pas vraiment faire d'avance. Moi aussi, tu pourrais. Je pourrais, oui, ça serait en décalé. Mais je sais pas, je... Ouais, je pense que c'est bizarre si j'étais un peu trop décalé, si je parlais de trucs du mois de mai, alors que... qu'on est en juillet. Et puis, il y a aussi le fait que je m'ennuie très très vite des trucs que je fais. Par exemple, que ce soit les dessins, les illustrations et les céramiques. En fait, je renouvelle tout le temps mes trucs. Je fais rarement plein de fois la même chose parce qu'en fait, très très vite, j'en ai marre de ce que j'ai fait. Et du coup, si j'avais des vlogs qui se postaient de trucs que j'ai fait il y a deux mois, Au moment où il sortirait, je serais genre « Oh zut, je parle de ça » , alors que vraiment, maintenant, c'est bon, je suis passé. Et du coup, je suis vraiment... Faut que ça soit sur le moment. Moi, je termine le montage. Je suis trop impatiente. Je suis genre « Blah, j'ai trop travaillé ! » C'est ça, je poste instantanément. Une fois que j'ai fini le montage, c'était pas genre « Je vais publier les dimanches matin, blablabla » . Non, j'ai fini le montage, je poste. J'arrive pas à attendre. Je suis trop pressée que ça parte, quoi.

  • Speaker #0

    Tenez, c'est bon, je m'en donne. C'est fini.

  • Speaker #1

    Mais du coup, je n'arrive pas à voir de l'avance.

  • Speaker #0

    Est-ce un problème si ce n'est pas un pour toi ?

  • Speaker #1

    Disons que je n'ai pas le rythme de vidéo que j'aimerais avoir pour que mon compte grossisse un peu plus vite. C'est juste ça. Et après, si je voulais faire des vidéos un peu plus régulières, il faudrait que je fasse, je ne sais pas, j'imagine d'autres types de vidéos, genre des face cam où juste je parle. Ouais,

  • Speaker #0

    des trucs où t'as moins de travail.

  • Speaker #1

    Mon montage dure pas longtemps, quoi. Surtout que maintenant que j'ai un peu plus l'habitude de faire de la vidéo, avant, je pouvais refaire plein de fois la même prise. C'était affreux. Enfin, vraiment, dix fois la même phrase que je refais et que je refais encore et encore parce que j'ai bafouillé à la première et que je veux absolument la dire, cette phrase. Alors que maintenant, j'ai plus ce genre de problème. Donc, le montage va assez vite. Je peux garder vraiment des gros morceaux de vidéos sans recouper dedans.

  • Speaker #0

    Mais c'est l'expérience.

  • Speaker #1

    Oui, mais voilà. Tout fait qu'il faudrait que je trouve des trucs à faire, encore des trucs à réfléchir. C'est trop. Parce qu'en fait, le temps que je gagnerais en montage, si c'est une vidéo face cam où tu parles, en fait, tu dois le prendre en préparation de la vidéo. Parce qu'il faut que tu aies quelque chose à raconter. Alors que dans un vlog, vu que c'est un peu du fur et à mesure, tu trouves l'idée en travaillant, tu parles de ce que tu es en train de faire. Tu n'as pas besoin de réfléchir à ton contenu. Donc, tu n'as zéro travail en dehors de filmer et monter.

  • Speaker #0

    Oui, tu n'as pas de préparation.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Alors que si tu fais une vidéo où tu parles, ça veut dire qu'il faut que tu prépares la vidéo. Donc, c'est encore un autre délire, je pense. Comme toi, elle a peut-être préparé.

  • Speaker #0

    Oui, moi, je prépare un petit peu. Même si c'est franchement une préparation minime. C'est juste... histoire d'avoir des idées, tu vois.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Il y a quelqu'un en face qui oublie toutes les questions.

  • Speaker #0

    Non, ça va, ça va. Mais je veux dire, je n'écris pas. Tu vois, je n'écris aucun épisode à l'avance. J'écris juste des idées. Et puis après, on y va. Mais aussi parce que c'est le principe du podcast. Si j'avais un podcast, je te dis une bêtise, genre un truc historique et je vous racontais des vrais faits avec des dates, des trucs très faciles, là, je pense que je devrais l'écrire et j'y passerais peut-être 4 heures en amont avant d'enregistrer, tu vois. Ah oui, il y aurait peut-être moins de montage aussi, parce qu'il y aurait peut-être moins de « e » , de machin, de trucs à couper. Bon, je pense que les deux se jouent au final.

  • Speaker #1

    Encore, est-ce qu'on est obligé de couper les « e » ?

  • Speaker #0

    Parfois, j'en coupe. Quand même. Il y en a un, j'en laisse, parce que je trouve que ça fait quand même naturel. Oui, c'est vrai,

  • Speaker #1

    c'est un peu plus naturel.

  • Speaker #0

    Mais parfois, il y en a beaucoup. On a tous des tics de langage différents.

  • Speaker #1

    J'ai tendance à les laisser... Si je bafouille vraiment, j'enlève. Mais j'ai tendance à faire des... réfléchissons. Et c'est difficile à couper parce qu'en fait, je pars...

  • Speaker #0

    J'ai le même problème.

  • Speaker #1

    Et après, c'est au milieu de ma phrase et c'est un mot que j'ai dit très en longueur. Donc, je ne peux pas le couper. Donc, j'ai accepté que des fois, il y avait vraiment des longueurs bizarres.

  • Speaker #0

    J'ai le même souci. Il y a des mots que je fais durer très longtemps. Genre, mais... Vas-y, Pauline, c'est bien. Continue. Pas grave, pas grave.

  • Speaker #1

    J'ai tendance à enlever les petits tics comme les donks au début des phrases. Si je peux, j'en enlève quelques-uns. Mais c'est tout, par contre. Je laisse un maximum de trucs un peu longs comme ça.

  • Speaker #0

    Ouais, qui sont restés naturels.

  • Speaker #1

    Ouais. Sinon, ça fait très... On a l'impression que la personne,

  • Speaker #0

    c'est un robot. C'est un débit,

  • Speaker #1

    quoi.

  • Speaker #0

    T'es une IA, c'est bon, arrête de mentir.

  • Speaker #1

    C'est vrai. C'est vrai, mon copain m'a demandé pourquoi je ne faisais pas faire mon montage par une IA. J'ai dit, je n'approuve pas.

  • Speaker #0

    C'est non. Bon, je pense qu'on a fait le tour sur le voyage. Vraiment, on a même un peu dévié. mais bon à un moment on a dévié moi je trouve que je suis restée quand même relativement dans le thème non non ça va c'était super bien je te remercie beaucoup d'avoir participé et bah de rien et puis à bientôt à bientôt merci d'avoir partagé ce moment avec nous si cet épisode vous a plu n'hésitez pas à en parler autour de vous et sur les réseaux sociaux et pour rappel le podcast à nous deux c'est un mardi sur deux

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Description

Dans cet épisode, je discute avec Cendre, créatrice de contenu (dans le but de vendre ses poterie), des enjeux et des limites de la création sur les réseaux sociaux.

Nous parlons de ce qu’un créateur.ice peut ou veut montrer en ligne, de la gestion de sa vie privée, et de la manière dont on construit son image publique quand on partage régulièrement du contenu.


Nous abordons aussi des questions essentielles pour tous les créateurs :

  • comment trouver son équilibre entre vie personnelle et présence en ligne,

  • comment s’organiser

  • quel rapport développer avec son image et ses audiences,

  • et comment rester authentique tout en naviguant dans les tendances et les attentes des réseaux sociaux.

Un épisode utile pour les créateurs, influenceurs, freelancers et toute personne qui s’intéresse à la création de contenu, à la gestion de sa visibilité en ligne, et à la stratégie sur les réseaux sociaux.


Tu peux retrouver les création de Cendre sur son compta instagram : @cendre.c


Un mardi sur deux, on papote ensemble autour d’un sujet de vie, sans pression, juste entre nous.

Pauline ✨


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Salut ! Bienvenue sur le podcast de à nous deux !

  • Speaker #1

    Il n'y a pas si longtemps de cela, nos vies privées l'étaient. Mis à part si tu étais une célébrité pointée par des paparazzis, tu ne retrouvais pas ta vie sur les médias. Maintenant si. Avec l'arrivée d'internet et des réseaux, nous avons pris l'habitude pour beaucoup de partager nos passions, nos pensées, revendications, voire même nos enfants. Où est la limite de tout ça ?

  • Speaker #0

    Comment savoir jusqu'où on peut dévoiler notre vie privée sur les réseaux publics ? Et être sur les réseaux, créer du contenu, ça implique beaucoup de choses, de temps et d'énergie. On discute de tout ça avec Sandrina.

  • Speaker #1

    Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast. Aujourd'hui, je suis très contente d'accueillir Sandrina, qui a levé la main quand j'ai fait des petites annonces sur le compte Instagram du podcast, et qui, en plus de ça, a levé la main en me proposant un sujet d'épisode. Donc merci beaucoup Sandrina d'être avec nous aujourd'hui.

  • Speaker #0

    De rien.

  • Speaker #1

    Du coup, comme vous avez... que comprendre dans le titre et dans l'introduction. Aujourd'hui, on va faire un épisode autour des réseaux sociaux. Alors, il y a déjà un épisode qui est sorti sur le podcast que j'ai fait avec Célia, où on aborde plutôt notre rapport aux réseaux sociaux en tant que consommatrice. Mais Sandrina crée du contenu sur Internet, que ça soit sur Instagram, sur YouTube, parce qu'elle est créatrice, elle est céramiste. Donc d'ailleurs, je vous inviterai à aller voir son travail parce que c'est très poupi, très mignon. Et du coup, elle m'a proposé de faire un épisode sur la limite entre ce qu'on peut montrer de la vie privée sur les réseaux sociaux. Du coup, Sandrina, on l'a dit, t'es présente sur les réseaux.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Depuis quand maintenant ?

  • Speaker #0

    En fait, je suis présente sur les réseaux depuis que j'ai un ordinateur. Au tout début, il y avait les Skyblog. Évidemment, j'ai eu un Skyblog. Après, c'est passé sur une autre plateforme de blog où c'était la mode des blogs BD à l'époque. Du coup, j'ai eu un blog BD. Ensuite, quand il y a eu Facebook, j'étais sur Facebook. J'ai tout le temps été sur les réseaux sociaux. Mais je ne les ai jamais utilisées comme plateforme pour partager des trucs privés. En fait, j'ai toujours soit dessiné, fait du modelage, des choses comme ça. Et en fait, j'ai toujours utilisé les réseaux sociaux pour montrer ce que je faisais globalement.

  • Speaker #1

    Ok, c'était de la création que tu voulais présenter au final. Ce n'était pas pour raconter ta vie à toi.

  • Speaker #0

    Si, j'aime bien raconter ma vie, mais je la raconte et je montre ce que je peux créer de manière artistique.

  • Speaker #1

    Ok. Bon, on est de la même génération. T'as 33 ans aujourd'hui. Donc oui, comme moi et comme beaucoup de générations années 90, t'as grandi aussi avec la naissance des blogs, des réseaux sociaux, etc. De quelle manière aujourd'hui t'es présente sur les réseaux ? Comment est-ce que ça s'articule ? Comment est-ce que tu le gères ? Jusqu'où tu vas ?

  • Speaker #0

    Alors, j'étais sur Instagram et sur YouTube. Et encore, YouTube, c'est à débattre. Est-ce que c'est un réseau social ou pas ? Mais en tout cas, c'est les deux seules plateformes où je suis. Je ne me suis pas mise sur TikTok.

  • Speaker #1

    Je n'ai pas le goût pro de TikTok. Oui, oui.

  • Speaker #0

    Je n'ai même pas... Enfin, j'ai un compte pour que personne ne vole mon pseudo au cas où, mais c'est tout, quoi.

  • Speaker #1

    À la base, du coup, tout de suite, tu t'es donné une limite en te disant « Moi, je veux partager ce que je fais en racontant un petit peu ma vie. » Mais tu t'es donné quand même des limites de ton « racontage de vie » , entre guillemets ?

  • Speaker #0

    Je ne me suis pas dit comme ça. je vais pas montrer tel truc ou pas montrer tel truc, mais d'instinct, il y a des choses que je sais que je ne montrerai pas.

  • Speaker #1

    Comme j'ai par exemple ?

  • Speaker #0

    Forcément, il y a les enfants. Moi, j'ai deux enfants. Et vu que je fais des vlogs sur YouTube, c'est difficile de ne pas les inclure parce qu'ils font partie quand même d'un gros pourcentage de ma vie. Donc quand on fait un peu des trucs lifestyle, c'est compliqué de ne pas les mettre dedans. Et puis, ils sont super mignons. Mais du coup, je me suis limitée en termes de temps. Ça prend... En gros, ce n'est pas le sujet de la vidéo. Et je ne montre jamais leur visage. Et je ne les montrerai pas dans des situations qui peuvent être gênantes, comme des moments où ils seraient en train de pleurer, des moments où ils seraient tout nus ou en maillot de bain, ou ce genre de choses. Donc, c'est tout le temps juste des petits instants mignons de quelques secondes que je partage par-ci, par-là. Mais ce n'est jamais le sujet et on ne peut pas les identifier.

  • Speaker #1

    Et tu disais que c'était ton instinct ? qui naturellement t'avait dit voilà ça c'est ma limite mais pourquoi est-ce que tu te dis je veux pas les montrer ?

  • Speaker #0

    Parce qu'ils ont pas choisi d'être montrés C'est une très bonne raison et que même un peu plus tard, je veux dire même s'ils ont 7-8 ans et qu'ils disent qu'ils sont d'accord de mon avis on n'est pas vraiment en âge de comprendre en fait ce que c'est internet qui voit quoi donc je pense que je les montrerai pas tout cas. court, quoi.

  • Speaker #1

    C'est vrai qu'on sait jamais... Enfin, Internet, c'est super, mais ça peut aussi être méga dangereux. Et que je comprends, toi, c'est ton choix et ton initiative de te montrer, en fait. Et sur les réseaux, sur Internet, sur YouTube et tout. Mais eux, effectivement, vont peut-être te dire oui, je suis d'accord, parce qu'ils te voient le faire, donc ça a l'air complètement bavé. Mais oui, c'est des enfants qui n'ont pas à avoir la conscience de se dire oui, mais peut-être que derrière, il y a...

  • Speaker #0

    Je vais finir sur un truc qui va naître.

  • Speaker #1

    Il n'y a pas Toch qui est en train de regarder une vidéo pas dans le bon sens. Donc oui, je comprends carrément ton point de vue. Et est-ce que tu montres un peu ton environnement de vie, ta maison, ton compagnon, des choses comme ça ?

  • Speaker #0

    Oui, c'est possible que mon copain soit apparu de temps en temps, parce qu'en vrai, il s'en fiche d'y être ou pas, tant qu'il n'est pas le sujet de la vidéo. Que je ne lui demande pas de faire des trucs spécifiques. Et mon lieu de vie, on le voit. Je pense que si un fou voulait identifier là où j'habite, il y arriverait facilement. Et en même temps, je me dis, ça va, je ne suis pas squeezie. Non,

  • Speaker #1

    mais il faut recentrer.

  • Speaker #0

    Je suis dans mon atelier, je fais de la poterie. C'est peu probable qu'un jour, je sois diffusée à super grande échelle.

  • Speaker #1

    Attends, c'est jamais ?

  • Speaker #0

    Je me le souhaite, je ne sais pas.

  • Speaker #1

    Ah si, si, c'est dur.

  • Speaker #0

    Si je suis diffusée à grande échelle et qu'après j'ai les moyens, je changerais de maison. C'est QMD. Et on ne me retrouvera plus jamais. Voilà.

  • Speaker #1

    T'aimerais avoir cette notoriété-là ?

  • Speaker #0

    Non, pas Squeezie non plus, mais...

  • Speaker #1

    C'est chou, en fait. Non,

  • Speaker #0

    je m'en dis, tu ne peux pas sortir dans la rue.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est ça. Grâce à ça, il peut faire plein de choses, il a plein de projets, vivre des trucs de ouf. Mais en même temps, comme tu dis, il peut plus sortir dans la rue Il part en vacances. Bon, c'est pas méchant, mais oui, il y a plein de gens qui vont faire les offres. Sauf que, oh purée, il y a Squeezie, quoi.

  • Speaker #0

    Ouais, et puis ça... Je pourrais pas être influenceuse, je pense. Ou en tout cas, parce que ça correspond pas du tout à mes valeurs, même là, dans mes vlogs. Par exemple, je sais pas, si je m'achète quelque chose que je trouve trop cool, je vais pas le montrer ou en parler spécifiquement dans mon vlog en disant, je me suis acheté ce truc et c'est trop cool. Parce que j'ai pas envie de donner envie aux gens d'acheter mes trucs, en fait. Les seuls trucs que je montre, mais que ça pourrait donner envie aux gens d'en acheter, en vrai, c'est les BD. Mais bon, vu que c'est de l'art, je partage plein d'autres artistes, et la BD en fait partie, donc ça, je peux le partager. Mais sinon, je sais pas, si je m'achète une cafetière, je sais pas quoi, c'est possible qu'elle apparaisse dans les vlogs, mais je vais jamais faire...

  • Speaker #1

    On va pas le mettre en avant, justement. Regardez, je vais rendre des... C'est ça,

  • Speaker #0

    c'est comme... tous les sponsors que je vois, même chez les plus petits, qui vont avoir, par exemple, des trucs de crème et tout, je veux dire, moi, j'en consomme pas, j'en parlerai pas, et enfin, je sais pas, en fait, qui voudrait me donner de l'argent, quoi.

  • Speaker #1

    Dénoncez-vous !

  • Speaker #0

    C'est ça, et j'ai l'impression que pour faire des vidéos à grande échelle, il faut quand même être un peu dans un système de, je sais pas, d'incitation à la consommation et de... Je sais pas, j'ai plein l'impression qu'il y a de très gros youtubeurs qui Déjà pas de sponsor et qui dans ses vidéos fasse pas des trucs d'hyper consommation comme utiliser je sais pas des véhicules motorisés voyager enfin tout ce genre de choses quoi et j'ai vraiment pas envie de faire ça mais j'aimerais bien que par contre comme objectif d'avoir quand même plus

  • Speaker #1

    d'abonnés pour pouvoir juste vendre mes poteries on est d'accord plus facilement c'est ça toi en fait tu vas plus l'utiliser comme une vitrine aussi pour montrer ce que tu fais, ce que tu veux vendre aussi pour ton entreprise, en fait.

  • Speaker #0

    Et c'est exactement ça. Moi, j'ai juste envie que mes vidéos me fassent suffisamment connaître pour avoir des gens qui prennent des cours de poterie et puis juste vendre mes poteries, quoi.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. J'ai un peu le même truc avec Instagram, tu vois, sur le podcast. Pour moi, mon but, du coup, j'ai envie de créer aussi différemment, tu vois, peut-être de plus me filmer, parce que, bah... L'algorithme adore aussi voir des vrais humains en train de faire des trucs sur Instagram. Donc tu vois, je suis un peu dans cette démarche en ce moment de me dire, peut-être qu'il faudrait que j'essaye un peu plus de montrer, de faire plus de reels où on voit, faire du montage, machin et tout. Je ne sais même pas si ça intéressera les gens, mais je sais que ça va intéresser l'algorithme. Et du coup, potentiellement me ramener du monde. Et qui dit me ramener du monde, on ramène des écoutes, des abonnés, etc. Et donc le podcast peut grandir. Donc j'imagine que c'est exactement la même chose pour toi dans ton métier de céramiste.

  • Speaker #0

    Oui Et après, c'est aussi parce que j'aime bien faire des vidéos YouTube. Autant Instagram, j'avoue que vraiment, ça me saoule. Autant au tout début d'Instagram, c'était trop bien parce que je découvrais plein de nouveaux comptes. Il y avait pas mal d'échanges où tu découvrais des nouveaux gens, des gens te découvraient toi. Il y avait plus tendance à mettre des likes, des commentaires, des choses comme ça. Et c'est vrai que maintenant, sur Insta, moi, je découvre quasiment plus personne. Sauf des fois des gens qui partagent vite fait une story. Enfin en fait je sais pas. L'algorithme me propose des trucs que j'ai vraiment pas envie de voir. Mais qui m'accrochent. Je dirais pas quoi parce que c'est affreux. Mais c'est déprimant de ouf. Et en fait il a compris que quand il me mettait ses vidéos hyper déprimantes. En fait je les regardais parce que ça m'accrochait. Et que j'étais en mode genre oh mon dieu. Et après, en fait, ils ne me proposent plus que ça. Je ne peux plus rester sur Instagram parce que vraiment, au bout de deux vidéos, c'est la dépression. Et le manque d'interaction fait que maintenant, j'y suis parce qu'il y a encore quelques gens là-bas et je poste. Mais je consomme justement quasiment plus Insta. Alors que YouTube, j'y passe des heures.

  • Speaker #1

    C'était marrant parce que c'est une impression personnelle. Moi, je sais qu'il y a quelques années, je passais des heures sur YouTube aussi. Toute la journée, j'avais des vidéos qui tournaient et tout. J'étais très consommatrice. Aujourd'hui, beaucoup moins. Et par contre, je suis vachement plus sur Insta. Ah ouais ? Ma conso sur Insta, c'est abusé. Ah ouais ?

  • Speaker #0

    Et ton con sur Insta, est-ce que l'algorithme est bien foutu pour toi ? Genre, il te montre des trucs que t'as envie de voir ?

  • Speaker #1

    Ouais, parce que par contre, et c'est ce que j'expliquais dans l'épisode sur la consommation de réseaux sociaux, c'est que je crois que j'ai vraiment réussi à faire d'Instagram un espace où je ne vois qu'à peu près, bien sûr, c'est pas 100%, mais... Des choses qui me font plaisir ou qui me font du bien. Parce qu'en fait, dès que je vois un truc qui me déplaît, je vais tout de suite swiper. Même si, tu vois, comme toi, ça peut m'accrocher, il y a beaucoup de choses que je n'ai pas envie de voir. Par exemple, tout ce qui est protection animale, c'est super, mais ils mettent des images méga chaudantes. Et je ne supporte pas, en fait. Je suis beaucoup trop sensible pour ça. Et ça ne veut pas dire que je ne sais pas ce qui se passe. Mais c'est juste que je n'ai pas besoin de voir ça. Donc du coup, tu vois, tout de suite, ça dégage. je suis en mode hop Il ne faut surtout pas que l'algorithme se dise « Tiens, ça, ça peut l'intéresser. »

  • Speaker #0

    Je n'ai pas ce réflexe. Du coup, je vais regarder. Je vais être genre... Et après, ça ne me remet que des trucs de ce genre-là. C'est affreux.

  • Speaker #1

    Du coup, grosse consommatrice de YouTube.

  • Speaker #0

    En fait, vu que je bosse toute seule dans mon atelier, je consomme beaucoup de podcasts et beaucoup de YouTube. Et de séries. En fait, j'ai tout le temps un fond sonore.

  • Speaker #1

    Du coup, on disait que naturellement, tu avais des limites dans ce que tu voulais montrer, proposer sur les réseaux. Est-ce qu'il y a déjà eu des fois où t'as dépassé ces limites et où t'as pu te sentir mal à l'aise ? Ou te dire, ah mince, je ne me suis pas écoutée, j'ai montré ça alors que je n'aurais pas voulu.

  • Speaker #0

    En vrai, c'est très difficile de dépasser les limites parce que c'est moi qui fais le montage. Et quand on fait le montage, on regarde au moins 15, 20 fois les mêmes trucs. Enfin, on s'écoute vraiment beaucoup. Et justement, en général, quand je fais le montage, je fais ma vidéo. Puis au fur et à mesure, en fait, je coupe de plus en plus de choses. parce que ça me saoule j'en ai déjà marre d'y entendre je pense que ça va pas intéresser donc j'ai jamais dépassé la limite parce que je le verrais au niveau du montage et comme je fais pas de trucs en live je pense que je peux pas vraiment il y a juste une fois c'était une blague moi je trouve que j'ai pas dépassé de limite mais internet a trouvé que j'avais dépassé une limite Donc, moi, personnellement, c'était juste un humour peut-être douteux. Et j'ai fait une blague sur... Oh, bon, vas-y, je peux le dire. En vrai, c'était vraiment pas grave.

  • Speaker #1

    On va recréer un bas de buzz.

  • Speaker #0

    Ça va faire buzzer ton truc. Qu'est-ce que j'ai fait ? Oui, j'ai fait un marché qui était horriblement catastrophique. Il n'y avait pas eu de... En fait, il n'y avait personne qui était venue. Et les seules personnes qui étaient venues au marché, c'était des... des personnes âgées qui étaient là et qui vraiment avaient l'air juste perdues. Ils n'étaient pas du tout venus pour faire un marché créateur. Ils se disaient, mais qu'est-ce qui se passe ici ? Et j'ai eu l'affront de traiter les chambériens de vieux de l'EHPAD. Et en fait, il y a des gens qui ont très mal pris. Ils trouvaient ça très méchant, pas pour les chambériens, mais pour les vieux de l'EHPAD. Voilà. Et en fait, j'ai eu plein de commentaires en dessous de personnes qui se sont énervées parce que j'avais utilisé vieux de l'EHPAD comme insulte, quoi. Alors que c'était juste pour dire des personnes très, très vieux, au point de même plus être autonome, quoi.

  • Speaker #1

    T'as voulu imager ton propos.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Et ça n'a pas fait.

  • Speaker #0

    Non.

  • Speaker #1

    Mais je trouve que ça, c'est un très bon exemple des limites que Internet nous impose. Ouais. Parce que ArtWeb...

  • Speaker #0

    À l'oral,

  • Speaker #1

    ce serait passé tranquille. Dans la rue, avec une personne que tu connais, ça passe tranquille. Mais Internet est très intransigeant sur l'humour douteux. Je suis complètement d'accord avec toi. Moi, c'est pareil, je me retiens quand même. Je me retiens parce que parfois, j'en ai fait des blagues de merde. Moi,

  • Speaker #0

    il n'y a pas ça. Quand je parle toute seule, je coupe. Vraiment, je m'entends parler et je suis genre, non, ça, ça ne va pas passer. Mais ça, du coup, c'est une limite. mais pas une limite que je me suis mis à moi c'est une limite imposée est-ce que j'aurais osé dire qu'on ne peut plus rien dire ? on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui le truc c'est que c'est internet du coup tout le monde regarde donc il y a forcément quelqu'un qui va être vexé et puis tout le monde n'a pas regardé toutes tes vidéos pour savoir que c'est ton humour etc soit t'assumes soit le fait d'avoir des gens qui s'énervent sur tes vidéos soit tu fais attention et j'ai préféré faire attention

  • Speaker #1

    Tu parlais tout à l'heure que, bah, évidemment, vu que tu fais de la vidéo, il y a beaucoup de montage, donc tu te vois et tu t'entends beaucoup.

  • Speaker #0

    Ouais.

  • Speaker #1

    Et justement, ce rapport à toi et au fait de te voir tout le temps, est-ce que, bah, ça c'est dur, entre guillemets, à vivre ? Est-ce qu'au départ, parce que maintenant j'imagine que t'es habituée, mais est-ce qu'au départ c'est quelque chose de compliqué ? Je te demande, parce que moi avec le podcast, alors j'ai pas la vidéo parce que je suis pas très à l'aise en vidéo, donc c'est d'ailleurs pour ça que je fais un podcast, mais... Les premiers épisodes où je m'entendais au montage, je me disais putain mais Pauline, mais t'es un supr, mais t'as plein de tics de langage, et t'es comme ci, et t'es comme ça. Alors en plus, quand j'imagine que t'as l'image en plus, ça doit être quelque chose. Après peut-être que t'es pas aussi pointilleuse que moi sur toi-même, mais...

  • Speaker #0

    Bah après tu vois, là j'ai remarqué que quand t'as fait ton intro, tu l'as fait vraiment en souriant à fond. Et ça c'est le genre de choses déjà qu'on fait pas forcément au tout début. Et c'est parce que justement, on a eu un retour sur son image et qu'on sait, enfin toi là du coup, c'est en vidéo. Donc t'arrives déjà, avec l'expérience, à un peu te montrer un peu plus sous un jour qui te convient. En gros, à avoir l'air un peu plus dynamique, tatatatata. Et en fait, en vidéo, c'est un peu pareil. C'est qu'au début, on fait des trucs qui sont, où on se trouve abominable. Et puis après, au fur et à mesure... On arrive à comprendre les moments où on est un peu sous un angle qu'on n'aime pas et une manière de faire qu'on n'aime pas. Et déjà, on va éviter certaines positions ou certains trucs. Je dirais que ça a amélioré mon rapport à mon image. On pourrait croire que c'est le contraire. Mais en fait, au début, c'est un peu difficile. Enfin, c'est difficile, non. Mais en fait, c'est qu'on voit des angles que normalement on ne voit pas. Genre, on se voit de côté, on se voit de dos. Et t'es genre, oh mon Dieu, c'est à ça que je ressemble de dos. Mais c'est horrible. Tout le monde voit ça. Et donc ça c'est un peu chaud. Et en même temps, comme en vrai faire des vidéos ça prend un temps de fou, et que dans le vlog ce serait bizarre si je coupais ce morceau de la vidéo, je suis obligée soit de couper un gros morceau de vidéo, soit de mettre alors que je trouve ça pas ouf. Donc en fait j'ai déjà diffusé des quantités de vidéos où je suis genre vraiment pas terrible quoi. Et en fait au fur et à mesure, maintenant c'est un truc auquel je fais quasiment plus attention en vidéo. Je sais pas, il y a des trucs que j'aime pas du tout. Genre, mon profil, profil. Je suis genre, c'est une abomination. Comment les gens peuvent supporter de voir ça ? Et en vrai, je le laisse parce que, bon, ça, c'est mon profil, quoi. Et en fait, maintenant... Et bah en fait je sais exactement à quoi je ressemble sous tous les angles et du coup il n'y a plus aucun angle qui me choque. Je ne suis plus du tout perturbée quoi, je suis genre bah oui c'est ça à quoi je ressemble. Alors que quand on se voit que dans un miroir on a des angles tout le temps le même, on se voit, on peut un peu à chaque fois rentrer le ventre ou ce genre de choses. En vidéo évidemment on essaye de rentrer son bide quand on est à 30 marchés genre tatatata. Il y a des fois on oublie et on est genre ah ! Voilà, voilà.

  • Speaker #1

    Le naturel.

  • Speaker #0

    C'est ça. Donc après, il y a le fait de savoir un peu plus comment se tenir qui fait qu'on s'accepte un petit peu plus parce qu'on est un peu plus avantagé, quoi. Et il y a aussi vraiment le rapport qui s'améliore parce qu'à force de se voir, on est en mode, oui,

  • Speaker #1

    je t'accepte vachement.

  • Speaker #0

    Ouais, c'est ça.

  • Speaker #1

    Et tu sais, quand tu parlais que tu fais peut-être plus attention à ta manière de te tenir, etc., est-ce que pour toi, tu ressens une vraie différence entre quand il y a la caméra et quand elle n'y est pas ? Et du coup, est-ce que devant la caméra, t'es, je mets des guillemets, un peu moins naturelle ? Parce que tu vas faire plus attention ?

  • Speaker #0

    Bah, de toute façon, on peut pas vraiment être naturelle du moment où on allume la caméra. On est forcément un peu bizarre. Enfin, pas bizarre, mais on sait que la caméra est allumée, quoi. C'est pas... Du coup, c'est forcément pas naturel. Et puis, encore plus dans un format vlog, où on essaye un peu, des fois, de faire des plans un peu jolis, ou... où on va faire un café, patati, mousse de lait et machin truc, où on essaye d'avoir l'air naturel, mais c'est impossible de l'être, parce qu'en fait, pour un plan, ça ça va être rigolo, mais pour un plan, par exemple, les cas dans tous les vlogs, plus ou moins réussis, plus ou moins compliqués, mais des fois, je me dis, allez, je fais un joli plan boisson chaude, et du coup, je vais mettre ma caméra à un endroit, faire une partie. changer ma caméra, faire une autre partie, remettre ma caméra dans un autre sens, me filmer en train d'arriver, me filmer en train de partir, me filmer en train de mélanger, filmer ça. Et du coup, en gros, pour juste une petite séquence de 20 secondes, j'ai 6 plans différents. Donc forcément, c'est pas naturel du tout. Et puis, on essaye de bien mettre ses mains et tout.

  • Speaker #1

    Surtout, t'as passé 15 minutes à faire ça.

  • Speaker #0

    C'est vrai, 40 minutes pour un café. À la fin, le café, il est froid. Quand je me chauffe vraiment et que j'ai envie de faire mon petit plan boisson chaude, ça peut être très loin. Non, non, c'est stupide.

  • Speaker #1

    C'est pour ça que je fais pas de vidéo, je vous le dis.

  • Speaker #0

    Après, on peut faire plus simple. Donc ça, forcément, c'est pas naturel. Même si, quand on regarde la vidéo, on a l'impression que c'est naturel.

  • Speaker #1

    Mais c'est ça aussi toute la vie.

  • Speaker #0

    Si j'avais cinq caméramans, je pourrais sûrement être...

  • Speaker #1

    Ah ouais, je sais, ils sont cachés quelque part, là.

  • Speaker #0

    Et sinon, quand tu parles tout seul, déjà, c'est pas naturel non plus. Et justement, il y a des gens que je connais qui regardent mes vidéos, des copines, et qui en fait sont assez étonnées parce que dans la vraie vie, je parle beaucoup plus... En gros, je suis un peu plus expansive dans la vraie vie. Je rigole plus, je fais plus de blagues, je vais dire un peu plus n'importe quoi. Je suis beaucoup, beaucoup moins posée. Alors que dans mes vidéos, les gens en commentaire, ils sont « Oh là là, ta vidéo m'a aidée à me détendre » , alors que personne dans la vraie vie m'a dit que je détendais quoi que ce soit. Et je sais pas si c'est que c'est pas naturel ou si c'est juste un aspect de moi que j'arrive pas à voir quand je suis avec d'autres gens. Parce que dès que je suis avec d'autres gens, je suis un peu plus excitée et rarement posée. Je sais pas, est-ce que c'est... Je pense que c'est juste une autre facette.

  • Speaker #1

    Moi, c'est peut-être le fait d'avoir la caméra qui te donne un cadre plus posé d'une version de toi-même, en fait.

  • Speaker #0

    Ouais, puis je suis toute seule, donc après, c'est difficile de vraiment...

  • Speaker #1

    Mais je trouve que c'est intéressant ce que tu dis. C'est ce que j'ai souvent l'impression que justement, les personnes en vidéo vont exagérer. Un peu une seule fois, leurs réactions, tout ça. Et tu vois, ce que tu dis, c'est un petit peu l'inverse. T'exagères vachement moins, sans dire que dans le haut naturel. avec des gens,

  • Speaker #0

    tu vois.

  • Speaker #1

    Non, mais ce que je veux, tu vois, c'est que t'es moins expansive et tout. Alors qu'en vidéo, t'es plus posée. Souvent, on dit qu'en vidéo, il faut être encore plus dans la démonstration de ton émotion.

  • Speaker #0

    Ça, c'est vrai, parce qu'en gros, dans les intros, je le remarque, parce que dans les intros, j'essaye d'être un peu plus dynamique pour que les gens qui arrivent ne se disent pas « Oh mon Dieu, on va s'endormir » . Mais du coup, Si t'as envie d'avoir l'air juste un peu joyeuse et de bonne humeur, il faut donner au moins 30% de plus, sinon on dirait que t'es juste calme. Et c'est peut-être ça aussi l'effet posé. Je suis peut-être juste normale et j'ai l'air calme. Et puis après je fais de la poterie. Donc c'est difficile de...

  • Speaker #1

    Tu ne vas pas faire une macarena au centre de la structure.

  • Speaker #0

    C'est clair.

  • Speaker #1

    Il faut doser. Je trouve ça intéressant que tu fasses des vlogs en montrant aussi ton activité. Comme tu disais, tu fais aussi tout ça parce que tu aimes bien, mais aussi et surtout pour montrer ton travail, ton activité, etc. Et je trouve ça intéressant que tu aies mêlé ton travail et une partie vlog, où c'est vraiment quelque chose qui marche quand même beaucoup sur YouTube. On adore voir la vie des gens. Moi, la première, je suis une grosse consommatrice de gens qui font des vlogs. Je sais pas, j'aime bien.

  • Speaker #0

    Moi, j'adore les vlogs.

  • Speaker #1

    Ça m'inspire, ça me motive, ça me détend. En fait, ça fait du bien.

  • Speaker #0

    Chacun ses légers pas. Moi, j'aime bien connaître la vie des gens.

  • Speaker #1

    Ouais. Non, mais c'est un peu bizarre. C'est un peu du voyeurisme, tu vois. Mais c'est un voyeurisme tranquille, mais un petit peu. Après, il y a des gens, ils adorent regarder des vidéos où les gens se font éclater leurs boutons.

  • Speaker #0

    Oh, non.

  • Speaker #1

    Si, si. mais là je vais te dénoncer mon frère fait ça ah

  • Speaker #0

    J'ai cru que t'avais invité quelqu'un dans ton podcast qui disait genre moi j'adore ça les boutons.

  • Speaker #1

    D'ailleurs mon frère adorerait que je fasse un épisode géant.

  • Speaker #0

    C'est mort. L'horrible épisode quoi. Le cauchemar avec un gros trigger warning au début. Attention.

  • Speaker #1

    Attention que mes dons.

  • Speaker #0

    Oh mon dieu. Non je regarde pas ça.

  • Speaker #1

    Est-ce que d'avoir fait cette partie vlog est-ce que t'as l'impression parfois que ce soit pour toi ou pour ceux que tu regardes Que de montrer autant sa vie, même si c'est cadré, tout ce que tu veux, est-ce qu'il y a une forme de recherche de validité, de je veux montrer que je vis ci, que je vis ça, que je suis avec telle ou telle personne ? Même sans parler de vlog, en fait même sur Insta il y a des personnes qui font des stories toute la journée pour dire là je fais ci, là je fais ça, là je suis avec machin, là je suis avec un tel. Comment est-ce que toi tu le perçois déjà de façon personnelle et par rapport à ton activité ?

  • Speaker #0

    Alors moi, justement, ce que je disais, c'est que depuis le début, je publie des trucs sur les réseaux sociaux, sur les blogs, les machins, pour montrer mes créations. Donc c'est que forcément, j'ai un besoin de validation, je pense, sur ce point-là. En fait, il y a plusieurs points. C'est que déjà, alors je ne sais pas, peut-être qu'il y a des artistes qui diront qu'ils créent pour eux-mêmes et s'exprimer. C'est possible, je ne sais pas. Mais moi, pas du tout. Globalement, tout ce que je fais, je le montre. Je le fais parce que j'aime ça, mais j'aime aussi quand les gens l'aiment. Oui, c'est un besoin de validation parce que je fais des trucs qui me plaisent, mais j'espère aussi, quand je suis en train de les créer, que d'autres personnes vont les aimer. Je les montre et les gens aiment. Après, moi, je suis contente. Donc, sur ce point-là, j'ai un besoin de validation, mais pas forcément du côté lifestyle. En vrai, le truc, c'est que dans mon côté lifestyle, je ne fais rien de spécial. Je ne fais vraiment pas de trucs où j'aurais peut-être envie de faire « Oh, regardez ce que j'ai fait ! » Parce que vraiment, c'est une vie archi normale. A part si j'ai envie de faire J'ai marché dans la forêt Regardez Donc vraiment pas sur ce point là Pour montrer que ma vie est cool ou pas Enfin non Pas sur ce point là Mais par contre oui J'ai envie que les gens soient Oh tes poteries sont trop mignonnes J'adore Et ça marche Donc ça c'est clairement un des objectifs C'est que les gens valident mes créations quoi. Au-delà même de les vendre. Même si tu ne m'achètes rien, mais que tu as dit que c'était mignon, je suis quand même contente. Même si le mieux, c'est de m'acheter quelque chose un jour.

  • Speaker #1

    Mais on mettra ton compte Insta.

  • Speaker #0

    Un lien Paypal, si les gens veulent juste le faire.

  • Speaker #1

    Si vous voulez faire un don, allez-y. Mais oui, c'est vrai qu'il y a aussi un petit peu ce truc de j'ai envie de plaire.

  • Speaker #0

    Tu vois, c'est normal. Tu te montres quand même... Il y a quand même une certaine vulnérabilité quand tu te montres sur les réseaux, quand tu te montres surtout toi, physiquement. C'est-à-dire, c'est toujours aussi... Moi, en tout cas, quand je... Et j'en fais vraiment pas beaucoup. Quand je fais quelques stories où je suis en parler face-cam et tout, je suis bon. Après, ça va, ça passe vite, tu vois, mais je suis un peu en mode, ouais, pipi-culotte, j'espère qu'on va pas me faire une remarque. Je me sens très vulnérable, tu vois, à entrer sur les réseaux. Parce que, bah... Pour moi, Internet, il y a vraiment une part de méchant. Alors, j'ai... Après, j'ai mis l'abonné aujourd'hui, tout se passe très bien, j'ai que des gentils, des petits cœurs, tu vois, c'est trop cool. Mais bon, on sait jamais où ça peut dériver, et quand je vois parfois des nanas ou des mecs, mais qui se prennent des vagues de haine alors que tout va bien, hein ? C'est ça, moi, qui me fait un peu peur. Et c'est vrai que c'est aussi ça que je voulais voir avec toi. Est-ce que t'as un petit peu peur des dérives du... des méchancetés que tu peux choper sur internet ?

  • Speaker #1

    Bon, pas tant, en vrai. Après, je dis pas, si j'ai 30 000 personnes qui m'écrivent pour me dire que je suis dégueulasse, ça va peut-être... Ça va peut-être être compliqué. Mais en vrai, s'il y a quelques personnes qui m'écrivent ça, c'est vraiment pas le genre de commentaire qui va me toucher. Moi, je me suis vue sous tous les angles. Donc, il y a un... Globalement, j'ai un avis sur moi-même. Genre, je sais que je suis dans la normalité, globalement, dans le... dans la masse des gens, ni exceptionnel, ni abominable selon ce que les gens pensent. Les gens ont tendance à dire que j'ai l'air sympathique. Et voilà, je sais à peu près où je me situe. Donc ça ne me fait pas spécialement peur où je ne me situe pas, dans une échelle qui existe, dans l'échelle de la société. Je ne dis pas qu'il y a une échelle, mais globalement, c'est comme ça que tout le monde voit un peu tout le monde. Ça, ce n'est pas le genre de choses qui va me toucher. mais par contre je vais avoir des... points qui vont plus me toucher mais qui sont pas sur le physique ni sur ma personne mais ce serait plus si on critique mes intentions si on me donne des intentions que j'ai pas ou qu'on essaye de je sais pas d'interpréter des choses c'est pas vraiment ce que j'ai dit ou ce que je voulais dire et ça c'est déformé ça c'est quelque chose qui peut plus me faire peur ok ouais c'est intéressant alors moi vraiment ça je m'en fous

  • Speaker #0

    Mais je suis en mode, t'as mal interprété, ça t'appartient. Moi, je sais ce que j'ai voulu dire. Peut-être que je l'ai mal formulé. Je peux reformuler pour débonquer un truc. C'est marrant parce que moi, c'est vraiment un truc où j'ai vachement de distance. Et quoi, t'as vachement de distance sur ton image que moi, je n'ai pas du tout.

  • Speaker #1

    Après, c'est qu'en fait, mon image, je peux la contrôler jusqu'à une certaine limite. Mais il y a un moment, je ne peux plus vraiment rien y faire. Alors que si les gens soient... comprennent mal ce que mon propos ou alors ils sont mal intentionnés ils font exprès de mal comprendre ça c'est quelque chose que qui dépend un peu plus de moi parce que j'aurais pu faire autrement quoi et des fois juste juste c'est blessant enfin là je vais donner un exemple il n'y a pas longtemps bon je vais en parler dans une vidéo bon bref on sait pas on sait pas quand est ce que tout sort donc ça sert à rien de parler d'une vidéo qu'on sait pas qui va poster quoi en premier mais je pense que ce sera moi J'ai posté une vidéo il n'y a pas longtemps et en dessous dans le commentaire, il y a quelqu'un qui m'écrit sous mon vlog qui écrit vendre, vendre, le seul intérêt de cette vidéo. Et alors, j'étais déjà genre... En plus c'était affreux parce que j'avais posté ma vidéo qui a des statistiques abominables parce qu'en fait avec les réseaux sociaux il faut être assez régulier. Et j'ai eu mon congé maternité qui est tombé, donc en fait pendant genre 4 mois ou 5 peut-être, je sais plus, en gros j'ai rien posté. Et depuis que je suis revenue, c'est la catastrophe.

  • Speaker #0

    Ça va revenir.

  • Speaker #1

    Ça va revenir, en vrai c'est juste que je suis un peu dégoûtée parce que juste avant de partir en congé maternité, je commençais à avoir vraiment une petite courbe qui montait, montait et après couic ! Bref. Et donc, je poste ma vidéo. Le soir, je regarde mes statistiques, je vois que c'est vraiment pas terrible, mais je suis contente parce que je vois que j'ai un commentaire. Je clique, et le seul commentaire que j'avais, du coup, était un commentaire genre celui-là, « Vendre, vendre, le seul intérêt de cette vidéo. » Et du coup, j'étais genre « Waouh, assez rude. » Et en fait, ce commentaire m'a... Genre, il m'a travaillé pendant plusieurs jours, parce qu'en fait, c'est vraiment... C'est un des objectifs des vidéos, et en même temps... ça fait quand même des dizaines de vidéos que je poste en gros pour rien si on veut dire par là forcément c'est un travail de longue haleine tout ce que tu fais va avoir une conséquence il y a des gens qui regardent mes vidéos qui m'ont déjà commandé des choses mais je dirais qu'en tant investi contre ce que ça me fait gagner on s'y retrouve pas je gagnerais plus d'argent en faisant plus de poterie et moins de vidéos ça c'est clair parce qu'en fait la vente en ligne Merci. Pour l'instant, ce n'est pas un canal que j'ai beaucoup développé. Sur mon site, ça fait des mois que je n'ai rien mis. Et je continue pourtant à faire des vidéos. Parce qu'en fait, j'ai envie de partager mes petites poteries. Dans mes vlogs, c'est un peu un mélange où je montre des trucs qui sont finis. Il y a du lifestyle. Et puis de temps en temps, je vais parler d'un petit truc technique. Si je suis en train de faire une technique, je vais en parler. Et en fait, j'ai trouvé ça super vexant. Je me suis dit, mais c'est affreux. Genre, en fait, j'ai trouvé ça extrêmement méchant, bien plus méchant que si elle m'avait dit que, je sais pas, j'avais la tête d'une crotte de nez. J'aurais dit, bah, c'est pas grave, quoi. Mais là, genre, j'ai trouvé ça vraiment, vraiment pas gentil du tout, quoi. Et ça m'a vraiment travaillé pendant des jours.

  • Speaker #0

    C'est fou parce que, tu vois, depuis le début de l'épisode, t'es claire là-dessus en disant « Je produis sur les réseaux pour montrer mon travail. »

  • Speaker #1

    Bah oui.

  • Speaker #0

    Donc, en fait, bah oui, c'était là pour vendre. En fait, cette personne, elle a dû... Je sais pas si elle est abonnée à toi ou pas, tu vois. Non,

  • Speaker #1

    j'espère pas.

  • Speaker #0

    Peut-être qu'elle est tombée sur ta vidéo et oui, elle a juste pas compris qui t'étais et pourquoi est-ce que tu faisais ça. Tu lui as répondu ou pas, cette personne ?

  • Speaker #1

    Je lui ai demandé quel était l'intérêt de ce commentaire.

  • Speaker #0

    Moi, je ne sais pas, j'aurais dit oui, effectivement, madame, le but, c'est de vendre mes créacons.

  • Speaker #1

    Mais en plus, c'est pas de vendre maintenant parce qu'en fait, j'ai rien à vendre. Je suis juste en train de, je ne sais pas, d'essayer de développer une petite communauté pour un jour pouvoir vendre mes trucs. Je veux dire, est-ce que c'est si mal que ça ? En fait, je pense que la personne aussi ne s'en rend pas du tout compte du temps que ça prend et de tout. parce que quand je tourne des vidéos, en fait, je... je perds du temps parce que je suis en train de faire des poteries, mais à changer la caméra de place et tout, j'avance à deux à l'heure. Et ensuite, le montage, genre une vidéo, un vlog de 30 minutes, c'est genre 16 heures de montage, parce que j'ai plein de rushs, de plans que je veux bien assembler. Après, il faut chercher les bonnes musiques, et patati, et patata. C'est très très long, beaucoup de travail. Et en vrai, c'est faux, mon objectif, c'est pas uniquement de vendre. Je le fais aussi parce que Parce que j'aime bien faire ça, parce que j'ai envie de partager tout. J'aime bien le concept de raconter sa life. Et en plus de ça, pendant très longtemps, je n'avais pas d'amis avec qui parler de création ou de choses comme ça, parce que personne ne fait ça, en tout cas de manière aussi intensive. Donc du coup, le fait de partager sur des vidéos, des vlogs et des machins comme ça, j'ai un peu plus l'impression qu'il y a des gens qui s'intéressent aux mêmes choses que moi. Et du coup, j'ai trouvé ça super vexant. Vraiment, c'était le pire commentaire que j'ai reçu, je crois. En vrai, je m'en suis remis. Et ça m'a donné de quoi parler sur une vidéo.

  • Speaker #0

    Ça m'a fait l'une de rien aussi. C'est ça qui crée des idées de sujets et tout.

  • Speaker #1

    Ouais, ça m'a permis de réfléchir à pourquoi ça m'avait autant impacté. Et puis, je vais peut-être pouvoir choisir un titre un peu putaclic. Genre, je vais répondre à un hater.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu avais envie d'ajouter des choses à ce sujet ?

  • Speaker #1

    Oui, peut-être en se plaçant d'un point de vue de consommateur. Je ne vais pas dire ça en mode lâcher des comms, je rends comme à l'époque des skyblanks. Mais moi, en tant que consommateur, sur Instagram ou sur YouTube, c'est vrai que j'ai tendance un peu à être la masse silencieuse. Je regarde, je mets quand même des petits pouces en l'air sur YouTube. Mais c'est vrai que sur Insta, j'ai plus le réflexe de liker ou de commenter, ni de répondre aux stories, de mettre des commentaires sous les vidéos YouTube. Et en vrai, je pense que c'est pas mal de temps en temps à se dire consciemment, genre aujourd'hui, je vais sur Instagram et je vais laisser deux petits commentaires sous un truc que j'aime bien. Parce qu'en vrai, ça fait grave la diff, même pas pour l'algorithme, mais juste pour...

  • Speaker #0

    Pour la semaine dernière, en fait.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est ça. Parce qu'on le fait pour nous, on le fait pour développer notre activité, etc. Mais on a quand même besoin que les gens soutiennent. C'est de l'interagir, c'est ça.

  • Speaker #0

    Parce que moi, j'ai un petit compte. Moi aussi. Et c'est ça, tu vois. Et parfois, j'ai l'impression de créer du contenu, mettre des choses et tout. Et je vois les écoutes sur les plateformes. Ça, je le vois. Mais sur Insta, j'ai très peu de commentaires, j'ai très peu de likes. un peu de DM, donc ça c'est cool parce que ça me permet de parler personnellement en DM,

  • Speaker #1

    on n'a pas envie de mettre des trucs publics.

  • Speaker #0

    Oui, il y a ça aussi, je peux comprendre, tu vois, mais c'est vrai que quand j'ai des commentaires sous les vidéos ou sous les photos, je suis en mode, ah yes, c'est bien, tu vois, ça me fait plaisir. Et effectivement, moi, il y a quelques années, comme toi, j'étais vraiment le viewer fantôme. Insta, Youtube, tout, fantôme. Alors que pourtant, j'adorais, j'adore ce que je suis en train de voir et tout. Et oui, là, depuis 2-3 ans, en fait, depuis que j'ai le projet du podcast, où je m'intéresse un peu plus à la chose, des contenus où vraiment j'ai un petit coup de cœur, où ça me fait une émotion ou quoi au caisse, je vais mettre un like, je vais mettre un commentaire, je vais partager. Parce que, bah oui, quand t'es créateur de contenu, tu te rends compte que c'est ça qui fait du bien, tu vois.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est ça qui...

  • Speaker #0

    Qui fait du bien à l'humain.

  • Speaker #1

    Qui fait du bien à l'humain. Et en vrai, quand t'as juste un nombre de vues, top Je sais pas, enfin moi j'ai vraiment l'impression que personne ne regarde, tu vois, alors que tu peux avoir, je sais pas, à l'époque où j'étais sur la courbe montante avant de redescendre. Des fois il y a... Il y avait des vidéos qui avaient genre 2000 vues, enfin c'est beaucoup mais après il faut comprendre que sur 2000 vues en vrai il y en a à peu près genre 30% qu'on regardait en entier, c'est les statistiques normales quoi, mais c'est beaucoup déjà, même s'il y avait ne serait-ce que 100 personnes qui ont regardé le truc c'est énorme, mais je sais pas s'il n'y a pas d'interaction vraiment d'échange écrit quoi, enfin vraiment d'un échange. T'as vraiment l'impression juste que personne ne regarde jusqu'au bout de son nez. Et du coup, on aime bien le faire, mais en même temps, on n'a pas envie de créer du contenu que personne ne le fait.

  • Speaker #0

    En fait, c'est ça, c'est que t'as l'impression de le créer dans le vent. Pour moi, c'est pareil, j'ai à peu près 800 écoutes par mois sur le podcast, donc ça, je le vois, je le vois le chiffre. Et tous les mois, pourtant, je suis contente. Je me dis, c'est cool et tout. Puis ça fait que d'augmenter et tout, petit à petit. Donc je suis en mode, c'est cool, trop bien. Et puis le lendemain, je redescends un peu comme un soufflé parce que je me dis, j'ai l'impression de faire ça pour rien, les gens ne commandent pas, ils ne reviennent pas forcément vers moi. En plus, un des trucs, je me plains gentiment, ce n'est pas non plus le drame de ma vie, mais en plus, souvent, après la sortie d'un nouvel épisode, ceux qui écoutent vont vers mon invité pour lui faire les retours, mais pas à moi. Donc c'est souvent mes invités en plus qui ont les retours sur les épisodes. Donc à chaque fois, je revois un petit message à mon invité la veille ou le jour même, N'hésite pas à me dire quand tu as des retours.

  • Speaker #1

    C'est vrai ?

  • Speaker #0

    Oui, parce que souvent, parce qu'aussi, mon invité va partager de son côté. Donc, ça va aussi être des nouveaux auditeurs qui vont être plus à l'aise de parler avec la personne qu'ils connaissent de près ou de loin. Je pense qu'il y a un petit peu de ça.

  • Speaker #1

    Oui, c'est des gens qui suivaient l'invité et qui, du coup, font un retour dessus. Mais toi, tu as...

  • Speaker #0

    Et moi, du coup ? Alors si, il y a ma maman. Ma maman, qui reçoit, est souvent là.

  • Speaker #1

    Moi, elle est un louvreur silencieux. Un viewer fantôme, elle like sur Insta, mais... Moi,

  • Speaker #0

    elle m'implore Insta juste à l'écoute. Et après, on s'appelle, elle me dit, oui, j'ai écouté.

  • Speaker #1

    Non, elle me dit juste quand je raconte ma vie au téléphone, elle me dit, oui, j'ai vu dans ton vlog. Ben voilà, pourquoi tu me dis que je ne donne pas de nouvelles, le bio est simple. Du coup, c'est pas mal si les gens, quand ils ont un truc qu'ils aiment bien, qu'ils pensent à mettre un commentaire. de temps en temps sans se prendre la tête. Ouais, même si tu sais pas quoi mettre, tu es juste un truc sympa. Je te fais bien faire, ça passe bien. Mais toi, j'avais écouté un de tes podcasts, mais je sais plus lequel c'était, où tu disais que si tu pouvais vivre du podcast, tu le ferais. Mais juste du podcast, du coup. Ce serait pas comme moi, où du coup, j'essaye d'utiliser YouTube comme une sorte de petit tremplin pour mes céramiques.

  • Speaker #0

    après comment est-ce que ça pourrait évoluer tu vois je ne sais pas ouais en fait c'est que ça t'ouvre à plein d'autres possibilités parce que là tu vois déjà pour la saison 3 qui arrive au mois de septembre vous êtes en train d'écouter mais bon vous avez compris on enregistre avant tu vois je suis en train de me dire j'aimerais bien quand même que d'évoluer un petit peu plus et tu vois je te disais tout à l'heure me filmer peut-être un peu même sans parler faire des vlogs faire des petits vlogs de Tu vois, m'enregistrer quand je suis en enregistrement avec quelqu'un en physique ou en visio, pendant que je fais le montage et tout, tu vois, que ce soit un petit peu plus interactif en fait aussi, parce que je pense que ça manque sur mon compte. Qu'est-ce que j'en sais si ça aurait pu évoluer en mode vlog ? Mais en même temps, bah ma vie, moi j'ai un boulot en 35 heures à côté, je suis salariée dans une boîte, je suis devant mon bureau, devant mon PC toute la journée, le soir je fais un petit peu de montage et des trucs pour le podcast, le week-end aussi, tu vois, enfin... Et à côté de ça, bah je vais me promener avec mon chien, je pars en vacances avec... j'ai une aile banale mais oui je reviens à ça si un jour je peux vivre du podcast bien sûr je le fais je sais qu'à partir d'un minimum et je mets des guillemets parce que je crois que c'est à partir de 5000 écoutes par mois que je peux débloquer un financement sur mes écoutes. C'est que dans les écoutes,

  • Speaker #1

    il faut le même principe, il faut 4000 heures d'écoute par mois.

  • Speaker #0

    C'est un peu le même principe, tu vois. Donc déjà, il y a ça. Après, il y a plein de podcasts qui ont aussi des sponsors. Je pourrais être opérationnelle. Une petite pub en intro, donnez-moi un petit chèque, je suis contente, tu vois. Bien sûr, franchement. Et ça,

  • Speaker #1

    tu n'as pas un peu des réticences pour ça ?

  • Speaker #0

    Je ne dirais pas oui à tout.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Je pense que je serai un petit peu sélective quand même. Mais non, ça va, je pense que j'aurais pas trop de réticences. En fait, j'ai l'impression que c'est tellement rentré dans la norme, tu vois. Je me dis un petit truc en début d'épisode. Ça va, j'écoute beaucoup, je sais pas si tu connais Juliette Katz, qui a un podcast qui s'appelle Katz. Oui, parfait. Et elle a fait beaucoup de sponsors avec Airbnb, par exemple. Et en tout début d'épisode, tu vois, elle a trois minutes où elle fait une petite pub pour Airbnb. Je trouve que c'est très bien fait, que ce n'est pas dérangeant. Et puis, elles touchent son chèque et c'est cool et elles peuvent avancer. Et c'est aussi parce que l'argent, aujourd'hui, le monde capitaliste fait que c'est l'argent. Ah oui, et le monde. Donc, voilà. Aujourd'hui, c'est mon argent perso, tu vois, que j'ai investi dans le podcast. Alors, bon,

  • Speaker #1

    ça va non plus démunir d'or. En parlant d'investissement, en vrai, au-delà du temps, juste le logiciel de montage, du coup, c'est un abonnement qui est mensuel, donc tu payes tous les mois pour ça. Plus ton matos où tu as besoin de micros, ton appareil photo, ton machin, ton bigule. En vrai, ça aussi, c'est vrai que c'est pas mal si tu peux ne serait-ce qu'amortir.

  • Speaker #0

    C'est ça. Vaguement. Après, c'est normal quand tu commences de mettre tes sous-persos. Moi, c'est pour ça, tu vois, j'ai un tout petit setup. Je me débrouille avec ça aujourd'hui. Et oui, un jour, si je peux investir pour avoir deux micros avec une perte ou quoi, carrément, je le fais.

  • Speaker #1

    Il y a un search fan qui tient la perte.

  • Speaker #0

    À côté, tu sais. Oui, parce que je sais que ça va aussi augmenter la qualité du podcast, la qualité d'écoute, etc. Mais bon, voilà, je me dis, on verra. J'ai envie de m'investir, mais en même temps, je ne peux pas. Je passe déjà beaucoup de temps dessus. Je travaille 35 heures à côté. Clairement, ce qui me rapporte de l'argent, c'est mon travail de salariée. Donc, ça, c'est clair qu'il vaut mieux ne pas être épuisé au bout du rouleau. J'essaie quand même de me préserver un maximum là-dessus, même si oui, le podcast, c'est beaucoup de boulot aussi, moins que la vidéo. Parce que moi, tu vois, j'ai fait un petit peu le ratio pour un épisode de podcast qui dure une heure, un enregistrement d'une heure. En tout, je vais bosser six heures dessus, à peu près.

  • Speaker #1

    Ouais.

  • Speaker #0

    Donc c'est déjà pas mal, mais c'est vachement moins aussi que sur la vidéo. Je pense que c'est pour ça que je ne fais pas trop de vidéos non plus.

  • Speaker #1

    Mais après, en vrai, ça dépend. Par exemple, admettons, tu filmerais tes podcasts, ça ne te prendrait pas plus de temps de montage que de faire que l'audio.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Après, si tu fais des vidéos où tu as plein de plans, plein de prises, etc., c'est là où ça devient très long. Mais si c'est pour faire du podcast ou du fast-cam, je ne pense pas que ça prenne beaucoup plus de temps. Mais oui, tout est très long. C'est un délire, le montage.

  • Speaker #0

    On adore.

  • Speaker #1

    Moi, j'adore.

  • Speaker #0

    C'est juste que parfois, je suis en mode « Putain, c'est long, mais c'est long. » C'est combien de temps que j'y suis ? Ça fait deux heures. Super, on vient retourner.

  • Speaker #1

    Et en plus, moi, c'est 15 heures que je mets pour une vidéo de 30 minutes, mais c'est 15 heures maintenant que j'ai quand même plusieurs dizaines d'heures d'expérience de montage. Genre maintenant, quand je cherche des musiques, j'ai globalement quelques petits endroits où je sais que je vais aller voir s'il y a des nouveaux trucs. J'ai quand même pas mal d'automatismes qui me font gagner du temps. Au début, il faut s'accrocher à son slip quand même, parce que c'est très... Très très long. Très long et vraiment au début en plus c'est vraiment le moment où c'est du coup long parce que t'es en train d'apprendre. C'est difficile parce que tu trouves que t'as une sale gueule et que tu sais pas parler et en plus personne te regarde. Donc c'est vraiment le début où c'est vraiment difficile de s'accrocher quoi. Après je pense que si t'arrives à passer je sais pas les 5-6 premières vidéos après c'est bon. Sauf si personne regarde tout le temps genre ça augmente pas.

  • Speaker #0

    Je pense qu'elle est assez raide quand même.

  • Speaker #1

    Il faut quand même une toute petite... Oui,

  • Speaker #0

    un petit peu, mais... Venez, s'il vous plaît.

  • Speaker #1

    Ah oui, j'avais aussi une idée. C'est ça que je me disais. Tu m'avais demandé si j'avais un autre sujet. Je ne sais pas si toi, tu as ce problème-là en tant que créateur de contenu. En fait, c'est un peu fatigant parce qu'en gros, ton cerveau passe 100% de son temps quasiment à avoir comme une sorte de tâche de fond qui fonctionne en continu et qui regarde avec un oeil différent et qui va essayer de catcher des choses qui peuvent être utiles dans la création de contenu. Alors, toi, c'est un des mots de casse, mais du coup, j'imagine que des fois, je ne sais pas, il y a quelqu'un qui te parle de quelque chose et tu es en mode genre, c'est un sujet de podcast.

  • Speaker #0

    J'ai une note dans mon téléphone avec toutes mes idées de sujets. C'est comme ça quand je le regarde.

  • Speaker #1

    Ah oui, c'est très bon. Tu peux dérouler, dérouler, dérouler.

  • Speaker #0

    Donc voilà, ma vie.

  • Speaker #1

    Oui,

  • Speaker #0

    mais c'est ça. Alors, il y a deux tâches de fond. Il y a la tâche de fond de... Je ne sais pas que je suis aux aguets, mais dès que j'entends un sujet, tu vois quelqu'un parler d'un truc, mais même dans la vraie vie, que ce soit sur Internet ou dans la vraie vie, parfois mon cerveau d'un seul coup, il fait... Ça, c'est bien, ça.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Ça, c'est cool.

  • Speaker #1

    Je vais l'inviter dans mon podcast.

  • Speaker #0

    Tu sais, je vais chercher quelqu'un pour en parler, tu vois. Et le truc de tâche de fond, de... Ouais, il faut que je fasse ci, je vais faire ça, je vais essayer de faire ça. Ah ouais, tiens, je regarde cette vidéo, j'aime bien comment elle l'a fait. Tiens, il faudrait que j'essaye de voir si je peux faire un truc dans le même style et tout, tu vois. Ça, mais c'est en permanence. Genre, même quand je suis à mon boulot salarié, j'espère que le patron ne viendra jamais écouter ça. et même parfois, tu sais, je suis devant mon PC On n'est pas à l'abri que de temps en temps, j'aille sur Caneba en me disant « Attends, je vais préparer un truc. » Parce que là, c'est maintenant. J'ai l'idée là tout de suite. Donc, je l'efface. Au moins que je commence les prémices pour ne pas oublier. Ça, par contre, c'est une tâche de fond en arrière-plan, mais constante.

  • Speaker #1

    Oui, et moi, je trouve ça...

  • Speaker #0

    C'est fatigant.

  • Speaker #1

    C'est ça, c'est fatigant. Ce n'est pas non plus en mono. Non, pas du tout.

  • Speaker #0

    Mais c'est là.

  • Speaker #1

    Oui, c'est là.

  • Speaker #0

    C'est une charge mentale qui est là sur la création de contenu. Oui,

  • Speaker #1

    c'est ça.

  • Speaker #0

    Tout le temps. Et je sais pas toi comment est-ce que tu t'organises, mais bon, moi aussi il y a des périodes, mais il y a des moments où je vais me dire, bon bah je vais préparer plein de posts, plein de reels et tout, des extraits, des machins. Comme ça je suis tranquille pendant deux semaines, je programme tout sur Insta et c'est bon pendant deux semaines, j'ai pas besoin de recréer des trucs, tu vois. Et il y a d'autres moments où je suis en rush total et où je fais le truc pour le poster deux secondes après, parce que c'est pas prêt et que j'essaye quand même, tu vois, d'être régulière.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est le seul moyen d'être régulier. Moi, qu'est-ce que je fais ? Alors Instagram, moi, j'ai complètement lâché l'idée de faire grossir mon compte ou quoi que ce soit sur Instagram. Juste, je le maintiens vite fait en vie. Il est sur son lit d'hôpital et je change sa poche de temps en temps à mon compte Instagram. Donc en gros, quand je fais des trucs, je les prends en photo. Je vais aussi enlever des petits extraits de vidéos YouTube, mais je remonte pas. Vraiment, juste, je prends ma vidéo YouTube, je la mets au bon format et je coupe des bouts qui peuvent aller sur Insta. Je mets tel quel, alors que je sais que si je refaisais un montage un peu plus dynamique, qui correspond un peu plus à Insta, et que je faisais une voix off, et tatati, et tatata, ça fonctionnerait mieux, mais en vrai, vraiment, je suis... Stop. Mais sur YouTube, je suis tout le temps en train de réfléchir à ce que je pourrais faire de nouveau. Pareil, maintenant, moi, je peux le dire, je ne bosse plus. Au travail, moi, j'avais tout le temps un... De toute façon, ils me voyaient, ils se demandaient, mais pourquoi est-ce qu'elle travaille tout le temps avec un carnet en style... à côté d'elle, alors que j'étais soudeuse ? Donc vraiment, on n'a rien à faire avec un carnet en style. Et en fait, j'avais toujours un carnet et un stylo à côté de moi. Et en fait, je bossais. Ça change en soudure, c'est pas pour être méchant avec les soudeurs, mais t'as vraiment pas besoin de ton cerveau. Et donc du coup, j'avais vraiment... Je bossais avec mes mains et j'avais 100% mon cerveau qui réfléchissait à des sujets de vidéos, des trucs que j'aimerais bien filmer. Et encore maintenant, en fait, je n'ai pas assez de temps pour faire tout ce que j'aurais envie de faire.

  • Speaker #0

    C'est vrai ?

  • Speaker #1

    Ah ouais, c'est impossible.

  • Speaker #0

    Incroyable.

  • Speaker #1

    En fait, ça ne fait pas gagner d'argent. Et puis, j'aime bien faire de la poterie aussi, quand même.

  • Speaker #0

    Au passage.

  • Speaker #1

    Au passage. Du coup, je ne peux pas investir autant de temps que je voudrais dans les vidéos. Mais ouais, tout le temps, cette tâche de fond abominable. Et fatigante, en vrai. Moi, des fois, je suis... Oh, j'en ai marre.

  • Speaker #0

    Réfléchir... Je voudrais juste mettre le bouton off. Ouais. Et en même temps... Et en même temps, ça plaît. Non, mais je dirais...

  • Speaker #1

    Il y a des gens qui réfléchissent à rien. Je pense pas. C'est juste que...

  • Speaker #0

    Oui, mais là, c'est réfléchir parce qu'il y a une petite pression quand même, tu vois, à se dire... Il faut que je le fasse. Moi, c'est ça.

  • Speaker #1

    C'est plus clairement un faux que je...

  • Speaker #0

    C'est vraiment ça, la diff. C'est que, non, je pense que tout le monde pense toujours à un truc tu vois mais Et moi, personnellement, je pense à tout ça en me disant « Ah ouais, il faut que je fasse ça, il faut que je fasse ça, ça ne faut pas que j'oublie de le faire. » Alors attends, là, sur cet épisode, là, au moment où on enregistre, je suis sur la fin de la saison 2. Il y a trois épisodes qui sortent là sur le mois de juillet, donc c'est le dernier mois pour la saison. J'en ai préparé deux, le troisième est en cours, mais tu vois, je suis en mode « Alors, il faut que je finisse ça. » Après, là,

  • Speaker #1

    j'ai sur le jeu de leçon, mais tu me demandais si je m'y prenais en avance, si je préparais des choses oh là là on revient J'ai retrouvé la question ! Ok, j'ai pas du tout répondu. Donc sur Instagram, je prévois rien. Je prends des bouts de choses déjà faites, tac, que je recrache sur Insta. Et sur YouTube, comme je fais des vlogs, en fait, je peux pas vraiment faire d'avance. Moi aussi, tu pourrais. Je pourrais, oui, ça serait en décalé. Mais je sais pas, je... Ouais, je pense que c'est bizarre si j'étais un peu trop décalé, si je parlais de trucs du mois de mai, alors que... qu'on est en juillet. Et puis, il y a aussi le fait que je m'ennuie très très vite des trucs que je fais. Par exemple, que ce soit les dessins, les illustrations et les céramiques. En fait, je renouvelle tout le temps mes trucs. Je fais rarement plein de fois la même chose parce qu'en fait, très très vite, j'en ai marre de ce que j'ai fait. Et du coup, si j'avais des vlogs qui se postaient de trucs que j'ai fait il y a deux mois, Au moment où il sortirait, je serais genre « Oh zut, je parle de ça » , alors que vraiment, maintenant, c'est bon, je suis passé. Et du coup, je suis vraiment... Faut que ça soit sur le moment. Moi, je termine le montage. Je suis trop impatiente. Je suis genre « Blah, j'ai trop travaillé ! » C'est ça, je poste instantanément. Une fois que j'ai fini le montage, c'était pas genre « Je vais publier les dimanches matin, blablabla » . Non, j'ai fini le montage, je poste. J'arrive pas à attendre. Je suis trop pressée que ça parte, quoi.

  • Speaker #0

    Tenez, c'est bon, je m'en donne. C'est fini.

  • Speaker #1

    Mais du coup, je n'arrive pas à voir de l'avance.

  • Speaker #0

    Est-ce un problème si ce n'est pas un pour toi ?

  • Speaker #1

    Disons que je n'ai pas le rythme de vidéo que j'aimerais avoir pour que mon compte grossisse un peu plus vite. C'est juste ça. Et après, si je voulais faire des vidéos un peu plus régulières, il faudrait que je fasse, je ne sais pas, j'imagine d'autres types de vidéos, genre des face cam où juste je parle. Ouais,

  • Speaker #0

    des trucs où t'as moins de travail.

  • Speaker #1

    Mon montage dure pas longtemps, quoi. Surtout que maintenant que j'ai un peu plus l'habitude de faire de la vidéo, avant, je pouvais refaire plein de fois la même prise. C'était affreux. Enfin, vraiment, dix fois la même phrase que je refais et que je refais encore et encore parce que j'ai bafouillé à la première et que je veux absolument la dire, cette phrase. Alors que maintenant, j'ai plus ce genre de problème. Donc, le montage va assez vite. Je peux garder vraiment des gros morceaux de vidéos sans recouper dedans.

  • Speaker #0

    Mais c'est l'expérience.

  • Speaker #1

    Oui, mais voilà. Tout fait qu'il faudrait que je trouve des trucs à faire, encore des trucs à réfléchir. C'est trop. Parce qu'en fait, le temps que je gagnerais en montage, si c'est une vidéo face cam où tu parles, en fait, tu dois le prendre en préparation de la vidéo. Parce qu'il faut que tu aies quelque chose à raconter. Alors que dans un vlog, vu que c'est un peu du fur et à mesure, tu trouves l'idée en travaillant, tu parles de ce que tu es en train de faire. Tu n'as pas besoin de réfléchir à ton contenu. Donc, tu n'as zéro travail en dehors de filmer et monter.

  • Speaker #0

    Oui, tu n'as pas de préparation.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Alors que si tu fais une vidéo où tu parles, ça veut dire qu'il faut que tu prépares la vidéo. Donc, c'est encore un autre délire, je pense. Comme toi, elle a peut-être préparé.

  • Speaker #0

    Oui, moi, je prépare un petit peu. Même si c'est franchement une préparation minime. C'est juste... histoire d'avoir des idées, tu vois.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Il y a quelqu'un en face qui oublie toutes les questions.

  • Speaker #0

    Non, ça va, ça va. Mais je veux dire, je n'écris pas. Tu vois, je n'écris aucun épisode à l'avance. J'écris juste des idées. Et puis après, on y va. Mais aussi parce que c'est le principe du podcast. Si j'avais un podcast, je te dis une bêtise, genre un truc historique et je vous racontais des vrais faits avec des dates, des trucs très faciles, là, je pense que je devrais l'écrire et j'y passerais peut-être 4 heures en amont avant d'enregistrer, tu vois. Ah oui, il y aurait peut-être moins de montage aussi, parce qu'il y aurait peut-être moins de « e » , de machin, de trucs à couper. Bon, je pense que les deux se jouent au final.

  • Speaker #1

    Encore, est-ce qu'on est obligé de couper les « e » ?

  • Speaker #0

    Parfois, j'en coupe. Quand même. Il y en a un, j'en laisse, parce que je trouve que ça fait quand même naturel. Oui, c'est vrai,

  • Speaker #1

    c'est un peu plus naturel.

  • Speaker #0

    Mais parfois, il y en a beaucoup. On a tous des tics de langage différents.

  • Speaker #1

    J'ai tendance à les laisser... Si je bafouille vraiment, j'enlève. Mais j'ai tendance à faire des... réfléchissons. Et c'est difficile à couper parce qu'en fait, je pars...

  • Speaker #0

    J'ai le même problème.

  • Speaker #1

    Et après, c'est au milieu de ma phrase et c'est un mot que j'ai dit très en longueur. Donc, je ne peux pas le couper. Donc, j'ai accepté que des fois, il y avait vraiment des longueurs bizarres.

  • Speaker #0

    J'ai le même souci. Il y a des mots que je fais durer très longtemps. Genre, mais... Vas-y, Pauline, c'est bien. Continue. Pas grave, pas grave.

  • Speaker #1

    J'ai tendance à enlever les petits tics comme les donks au début des phrases. Si je peux, j'en enlève quelques-uns. Mais c'est tout, par contre. Je laisse un maximum de trucs un peu longs comme ça.

  • Speaker #0

    Ouais, qui sont restés naturels.

  • Speaker #1

    Ouais. Sinon, ça fait très... On a l'impression que la personne,

  • Speaker #0

    c'est un robot. C'est un débit,

  • Speaker #1

    quoi.

  • Speaker #0

    T'es une IA, c'est bon, arrête de mentir.

  • Speaker #1

    C'est vrai. C'est vrai, mon copain m'a demandé pourquoi je ne faisais pas faire mon montage par une IA. J'ai dit, je n'approuve pas.

  • Speaker #0

    C'est non. Bon, je pense qu'on a fait le tour sur le voyage. Vraiment, on a même un peu dévié. mais bon à un moment on a dévié moi je trouve que je suis restée quand même relativement dans le thème non non ça va c'était super bien je te remercie beaucoup d'avoir participé et bah de rien et puis à bientôt à bientôt merci d'avoir partagé ce moment avec nous si cet épisode vous a plu n'hésitez pas à en parler autour de vous et sur les réseaux sociaux et pour rappel le podcast à nous deux c'est un mardi sur deux

Description

Dans cet épisode, je discute avec Cendre, créatrice de contenu (dans le but de vendre ses poterie), des enjeux et des limites de la création sur les réseaux sociaux.

Nous parlons de ce qu’un créateur.ice peut ou veut montrer en ligne, de la gestion de sa vie privée, et de la manière dont on construit son image publique quand on partage régulièrement du contenu.


Nous abordons aussi des questions essentielles pour tous les créateurs :

  • comment trouver son équilibre entre vie personnelle et présence en ligne,

  • comment s’organiser

  • quel rapport développer avec son image et ses audiences,

  • et comment rester authentique tout en naviguant dans les tendances et les attentes des réseaux sociaux.

Un épisode utile pour les créateurs, influenceurs, freelancers et toute personne qui s’intéresse à la création de contenu, à la gestion de sa visibilité en ligne, et à la stratégie sur les réseaux sociaux.


Tu peux retrouver les création de Cendre sur son compta instagram : @cendre.c


Un mardi sur deux, on papote ensemble autour d’un sujet de vie, sans pression, juste entre nous.

Pauline ✨


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Salut ! Bienvenue sur le podcast de à nous deux !

  • Speaker #1

    Il n'y a pas si longtemps de cela, nos vies privées l'étaient. Mis à part si tu étais une célébrité pointée par des paparazzis, tu ne retrouvais pas ta vie sur les médias. Maintenant si. Avec l'arrivée d'internet et des réseaux, nous avons pris l'habitude pour beaucoup de partager nos passions, nos pensées, revendications, voire même nos enfants. Où est la limite de tout ça ?

  • Speaker #0

    Comment savoir jusqu'où on peut dévoiler notre vie privée sur les réseaux publics ? Et être sur les réseaux, créer du contenu, ça implique beaucoup de choses, de temps et d'énergie. On discute de tout ça avec Sandrina.

  • Speaker #1

    Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast. Aujourd'hui, je suis très contente d'accueillir Sandrina, qui a levé la main quand j'ai fait des petites annonces sur le compte Instagram du podcast, et qui, en plus de ça, a levé la main en me proposant un sujet d'épisode. Donc merci beaucoup Sandrina d'être avec nous aujourd'hui.

  • Speaker #0

    De rien.

  • Speaker #1

    Du coup, comme vous avez... que comprendre dans le titre et dans l'introduction. Aujourd'hui, on va faire un épisode autour des réseaux sociaux. Alors, il y a déjà un épisode qui est sorti sur le podcast que j'ai fait avec Célia, où on aborde plutôt notre rapport aux réseaux sociaux en tant que consommatrice. Mais Sandrina crée du contenu sur Internet, que ça soit sur Instagram, sur YouTube, parce qu'elle est créatrice, elle est céramiste. Donc d'ailleurs, je vous inviterai à aller voir son travail parce que c'est très poupi, très mignon. Et du coup, elle m'a proposé de faire un épisode sur la limite entre ce qu'on peut montrer de la vie privée sur les réseaux sociaux. Du coup, Sandrina, on l'a dit, t'es présente sur les réseaux.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Depuis quand maintenant ?

  • Speaker #0

    En fait, je suis présente sur les réseaux depuis que j'ai un ordinateur. Au tout début, il y avait les Skyblog. Évidemment, j'ai eu un Skyblog. Après, c'est passé sur une autre plateforme de blog où c'était la mode des blogs BD à l'époque. Du coup, j'ai eu un blog BD. Ensuite, quand il y a eu Facebook, j'étais sur Facebook. J'ai tout le temps été sur les réseaux sociaux. Mais je ne les ai jamais utilisées comme plateforme pour partager des trucs privés. En fait, j'ai toujours soit dessiné, fait du modelage, des choses comme ça. Et en fait, j'ai toujours utilisé les réseaux sociaux pour montrer ce que je faisais globalement.

  • Speaker #1

    Ok, c'était de la création que tu voulais présenter au final. Ce n'était pas pour raconter ta vie à toi.

  • Speaker #0

    Si, j'aime bien raconter ma vie, mais je la raconte et je montre ce que je peux créer de manière artistique.

  • Speaker #1

    Ok. Bon, on est de la même génération. T'as 33 ans aujourd'hui. Donc oui, comme moi et comme beaucoup de générations années 90, t'as grandi aussi avec la naissance des blogs, des réseaux sociaux, etc. De quelle manière aujourd'hui t'es présente sur les réseaux ? Comment est-ce que ça s'articule ? Comment est-ce que tu le gères ? Jusqu'où tu vas ?

  • Speaker #0

    Alors, j'étais sur Instagram et sur YouTube. Et encore, YouTube, c'est à débattre. Est-ce que c'est un réseau social ou pas ? Mais en tout cas, c'est les deux seules plateformes où je suis. Je ne me suis pas mise sur TikTok.

  • Speaker #1

    Je n'ai pas le goût pro de TikTok. Oui, oui.

  • Speaker #0

    Je n'ai même pas... Enfin, j'ai un compte pour que personne ne vole mon pseudo au cas où, mais c'est tout, quoi.

  • Speaker #1

    À la base, du coup, tout de suite, tu t'es donné une limite en te disant « Moi, je veux partager ce que je fais en racontant un petit peu ma vie. » Mais tu t'es donné quand même des limites de ton « racontage de vie » , entre guillemets ?

  • Speaker #0

    Je ne me suis pas dit comme ça. je vais pas montrer tel truc ou pas montrer tel truc, mais d'instinct, il y a des choses que je sais que je ne montrerai pas.

  • Speaker #1

    Comme j'ai par exemple ?

  • Speaker #0

    Forcément, il y a les enfants. Moi, j'ai deux enfants. Et vu que je fais des vlogs sur YouTube, c'est difficile de ne pas les inclure parce qu'ils font partie quand même d'un gros pourcentage de ma vie. Donc quand on fait un peu des trucs lifestyle, c'est compliqué de ne pas les mettre dedans. Et puis, ils sont super mignons. Mais du coup, je me suis limitée en termes de temps. Ça prend... En gros, ce n'est pas le sujet de la vidéo. Et je ne montre jamais leur visage. Et je ne les montrerai pas dans des situations qui peuvent être gênantes, comme des moments où ils seraient en train de pleurer, des moments où ils seraient tout nus ou en maillot de bain, ou ce genre de choses. Donc, c'est tout le temps juste des petits instants mignons de quelques secondes que je partage par-ci, par-là. Mais ce n'est jamais le sujet et on ne peut pas les identifier.

  • Speaker #1

    Et tu disais que c'était ton instinct ? qui naturellement t'avait dit voilà ça c'est ma limite mais pourquoi est-ce que tu te dis je veux pas les montrer ?

  • Speaker #0

    Parce qu'ils ont pas choisi d'être montrés C'est une très bonne raison et que même un peu plus tard, je veux dire même s'ils ont 7-8 ans et qu'ils disent qu'ils sont d'accord de mon avis on n'est pas vraiment en âge de comprendre en fait ce que c'est internet qui voit quoi donc je pense que je les montrerai pas tout cas. court, quoi.

  • Speaker #1

    C'est vrai qu'on sait jamais... Enfin, Internet, c'est super, mais ça peut aussi être méga dangereux. Et que je comprends, toi, c'est ton choix et ton initiative de te montrer, en fait. Et sur les réseaux, sur Internet, sur YouTube et tout. Mais eux, effectivement, vont peut-être te dire oui, je suis d'accord, parce qu'ils te voient le faire, donc ça a l'air complètement bavé. Mais oui, c'est des enfants qui n'ont pas à avoir la conscience de se dire oui, mais peut-être que derrière, il y a...

  • Speaker #0

    Je vais finir sur un truc qui va naître.

  • Speaker #1

    Il n'y a pas Toch qui est en train de regarder une vidéo pas dans le bon sens. Donc oui, je comprends carrément ton point de vue. Et est-ce que tu montres un peu ton environnement de vie, ta maison, ton compagnon, des choses comme ça ?

  • Speaker #0

    Oui, c'est possible que mon copain soit apparu de temps en temps, parce qu'en vrai, il s'en fiche d'y être ou pas, tant qu'il n'est pas le sujet de la vidéo. Que je ne lui demande pas de faire des trucs spécifiques. Et mon lieu de vie, on le voit. Je pense que si un fou voulait identifier là où j'habite, il y arriverait facilement. Et en même temps, je me dis, ça va, je ne suis pas squeezie. Non,

  • Speaker #1

    mais il faut recentrer.

  • Speaker #0

    Je suis dans mon atelier, je fais de la poterie. C'est peu probable qu'un jour, je sois diffusée à super grande échelle.

  • Speaker #1

    Attends, c'est jamais ?

  • Speaker #0

    Je me le souhaite, je ne sais pas.

  • Speaker #1

    Ah si, si, c'est dur.

  • Speaker #0

    Si je suis diffusée à grande échelle et qu'après j'ai les moyens, je changerais de maison. C'est QMD. Et on ne me retrouvera plus jamais. Voilà.

  • Speaker #1

    T'aimerais avoir cette notoriété-là ?

  • Speaker #0

    Non, pas Squeezie non plus, mais...

  • Speaker #1

    C'est chou, en fait. Non,

  • Speaker #0

    je m'en dis, tu ne peux pas sortir dans la rue.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est ça. Grâce à ça, il peut faire plein de choses, il a plein de projets, vivre des trucs de ouf. Mais en même temps, comme tu dis, il peut plus sortir dans la rue Il part en vacances. Bon, c'est pas méchant, mais oui, il y a plein de gens qui vont faire les offres. Sauf que, oh purée, il y a Squeezie, quoi.

  • Speaker #0

    Ouais, et puis ça... Je pourrais pas être influenceuse, je pense. Ou en tout cas, parce que ça correspond pas du tout à mes valeurs, même là, dans mes vlogs. Par exemple, je sais pas, si je m'achète quelque chose que je trouve trop cool, je vais pas le montrer ou en parler spécifiquement dans mon vlog en disant, je me suis acheté ce truc et c'est trop cool. Parce que j'ai pas envie de donner envie aux gens d'acheter mes trucs, en fait. Les seuls trucs que je montre, mais que ça pourrait donner envie aux gens d'en acheter, en vrai, c'est les BD. Mais bon, vu que c'est de l'art, je partage plein d'autres artistes, et la BD en fait partie, donc ça, je peux le partager. Mais sinon, je sais pas, si je m'achète une cafetière, je sais pas quoi, c'est possible qu'elle apparaisse dans les vlogs, mais je vais jamais faire...

  • Speaker #1

    On va pas le mettre en avant, justement. Regardez, je vais rendre des... C'est ça,

  • Speaker #0

    c'est comme... tous les sponsors que je vois, même chez les plus petits, qui vont avoir, par exemple, des trucs de crème et tout, je veux dire, moi, j'en consomme pas, j'en parlerai pas, et enfin, je sais pas, en fait, qui voudrait me donner de l'argent, quoi.

  • Speaker #1

    Dénoncez-vous !

  • Speaker #0

    C'est ça, et j'ai l'impression que pour faire des vidéos à grande échelle, il faut quand même être un peu dans un système de, je sais pas, d'incitation à la consommation et de... Je sais pas, j'ai plein l'impression qu'il y a de très gros youtubeurs qui Déjà pas de sponsor et qui dans ses vidéos fasse pas des trucs d'hyper consommation comme utiliser je sais pas des véhicules motorisés voyager enfin tout ce genre de choses quoi et j'ai vraiment pas envie de faire ça mais j'aimerais bien que par contre comme objectif d'avoir quand même plus

  • Speaker #1

    d'abonnés pour pouvoir juste vendre mes poteries on est d'accord plus facilement c'est ça toi en fait tu vas plus l'utiliser comme une vitrine aussi pour montrer ce que tu fais, ce que tu veux vendre aussi pour ton entreprise, en fait.

  • Speaker #0

    Et c'est exactement ça. Moi, j'ai juste envie que mes vidéos me fassent suffisamment connaître pour avoir des gens qui prennent des cours de poterie et puis juste vendre mes poteries, quoi.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. J'ai un peu le même truc avec Instagram, tu vois, sur le podcast. Pour moi, mon but, du coup, j'ai envie de créer aussi différemment, tu vois, peut-être de plus me filmer, parce que, bah... L'algorithme adore aussi voir des vrais humains en train de faire des trucs sur Instagram. Donc tu vois, je suis un peu dans cette démarche en ce moment de me dire, peut-être qu'il faudrait que j'essaye un peu plus de montrer, de faire plus de reels où on voit, faire du montage, machin et tout. Je ne sais même pas si ça intéressera les gens, mais je sais que ça va intéresser l'algorithme. Et du coup, potentiellement me ramener du monde. Et qui dit me ramener du monde, on ramène des écoutes, des abonnés, etc. Et donc le podcast peut grandir. Donc j'imagine que c'est exactement la même chose pour toi dans ton métier de céramiste.

  • Speaker #0

    Oui Et après, c'est aussi parce que j'aime bien faire des vidéos YouTube. Autant Instagram, j'avoue que vraiment, ça me saoule. Autant au tout début d'Instagram, c'était trop bien parce que je découvrais plein de nouveaux comptes. Il y avait pas mal d'échanges où tu découvrais des nouveaux gens, des gens te découvraient toi. Il y avait plus tendance à mettre des likes, des commentaires, des choses comme ça. Et c'est vrai que maintenant, sur Insta, moi, je découvre quasiment plus personne. Sauf des fois des gens qui partagent vite fait une story. Enfin en fait je sais pas. L'algorithme me propose des trucs que j'ai vraiment pas envie de voir. Mais qui m'accrochent. Je dirais pas quoi parce que c'est affreux. Mais c'est déprimant de ouf. Et en fait il a compris que quand il me mettait ses vidéos hyper déprimantes. En fait je les regardais parce que ça m'accrochait. Et que j'étais en mode genre oh mon dieu. Et après, en fait, ils ne me proposent plus que ça. Je ne peux plus rester sur Instagram parce que vraiment, au bout de deux vidéos, c'est la dépression. Et le manque d'interaction fait que maintenant, j'y suis parce qu'il y a encore quelques gens là-bas et je poste. Mais je consomme justement quasiment plus Insta. Alors que YouTube, j'y passe des heures.

  • Speaker #1

    C'était marrant parce que c'est une impression personnelle. Moi, je sais qu'il y a quelques années, je passais des heures sur YouTube aussi. Toute la journée, j'avais des vidéos qui tournaient et tout. J'étais très consommatrice. Aujourd'hui, beaucoup moins. Et par contre, je suis vachement plus sur Insta. Ah ouais ? Ma conso sur Insta, c'est abusé. Ah ouais ?

  • Speaker #0

    Et ton con sur Insta, est-ce que l'algorithme est bien foutu pour toi ? Genre, il te montre des trucs que t'as envie de voir ?

  • Speaker #1

    Ouais, parce que par contre, et c'est ce que j'expliquais dans l'épisode sur la consommation de réseaux sociaux, c'est que je crois que j'ai vraiment réussi à faire d'Instagram un espace où je ne vois qu'à peu près, bien sûr, c'est pas 100%, mais... Des choses qui me font plaisir ou qui me font du bien. Parce qu'en fait, dès que je vois un truc qui me déplaît, je vais tout de suite swiper. Même si, tu vois, comme toi, ça peut m'accrocher, il y a beaucoup de choses que je n'ai pas envie de voir. Par exemple, tout ce qui est protection animale, c'est super, mais ils mettent des images méga chaudantes. Et je ne supporte pas, en fait. Je suis beaucoup trop sensible pour ça. Et ça ne veut pas dire que je ne sais pas ce qui se passe. Mais c'est juste que je n'ai pas besoin de voir ça. Donc du coup, tu vois, tout de suite, ça dégage. je suis en mode hop Il ne faut surtout pas que l'algorithme se dise « Tiens, ça, ça peut l'intéresser. »

  • Speaker #0

    Je n'ai pas ce réflexe. Du coup, je vais regarder. Je vais être genre... Et après, ça ne me remet que des trucs de ce genre-là. C'est affreux.

  • Speaker #1

    Du coup, grosse consommatrice de YouTube.

  • Speaker #0

    En fait, vu que je bosse toute seule dans mon atelier, je consomme beaucoup de podcasts et beaucoup de YouTube. Et de séries. En fait, j'ai tout le temps un fond sonore.

  • Speaker #1

    Du coup, on disait que naturellement, tu avais des limites dans ce que tu voulais montrer, proposer sur les réseaux. Est-ce qu'il y a déjà eu des fois où t'as dépassé ces limites et où t'as pu te sentir mal à l'aise ? Ou te dire, ah mince, je ne me suis pas écoutée, j'ai montré ça alors que je n'aurais pas voulu.

  • Speaker #0

    En vrai, c'est très difficile de dépasser les limites parce que c'est moi qui fais le montage. Et quand on fait le montage, on regarde au moins 15, 20 fois les mêmes trucs. Enfin, on s'écoute vraiment beaucoup. Et justement, en général, quand je fais le montage, je fais ma vidéo. Puis au fur et à mesure, en fait, je coupe de plus en plus de choses. parce que ça me saoule j'en ai déjà marre d'y entendre je pense que ça va pas intéresser donc j'ai jamais dépassé la limite parce que je le verrais au niveau du montage et comme je fais pas de trucs en live je pense que je peux pas vraiment il y a juste une fois c'était une blague moi je trouve que j'ai pas dépassé de limite mais internet a trouvé que j'avais dépassé une limite Donc, moi, personnellement, c'était juste un humour peut-être douteux. Et j'ai fait une blague sur... Oh, bon, vas-y, je peux le dire. En vrai, c'était vraiment pas grave.

  • Speaker #1

    On va recréer un bas de buzz.

  • Speaker #0

    Ça va faire buzzer ton truc. Qu'est-ce que j'ai fait ? Oui, j'ai fait un marché qui était horriblement catastrophique. Il n'y avait pas eu de... En fait, il n'y avait personne qui était venue. Et les seules personnes qui étaient venues au marché, c'était des... des personnes âgées qui étaient là et qui vraiment avaient l'air juste perdues. Ils n'étaient pas du tout venus pour faire un marché créateur. Ils se disaient, mais qu'est-ce qui se passe ici ? Et j'ai eu l'affront de traiter les chambériens de vieux de l'EHPAD. Et en fait, il y a des gens qui ont très mal pris. Ils trouvaient ça très méchant, pas pour les chambériens, mais pour les vieux de l'EHPAD. Voilà. Et en fait, j'ai eu plein de commentaires en dessous de personnes qui se sont énervées parce que j'avais utilisé vieux de l'EHPAD comme insulte, quoi. Alors que c'était juste pour dire des personnes très, très vieux, au point de même plus être autonome, quoi.

  • Speaker #1

    T'as voulu imager ton propos.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Et ça n'a pas fait.

  • Speaker #0

    Non.

  • Speaker #1

    Mais je trouve que ça, c'est un très bon exemple des limites que Internet nous impose. Ouais. Parce que ArtWeb...

  • Speaker #0

    À l'oral,

  • Speaker #1

    ce serait passé tranquille. Dans la rue, avec une personne que tu connais, ça passe tranquille. Mais Internet est très intransigeant sur l'humour douteux. Je suis complètement d'accord avec toi. Moi, c'est pareil, je me retiens quand même. Je me retiens parce que parfois, j'en ai fait des blagues de merde. Moi,

  • Speaker #0

    il n'y a pas ça. Quand je parle toute seule, je coupe. Vraiment, je m'entends parler et je suis genre, non, ça, ça ne va pas passer. Mais ça, du coup, c'est une limite. mais pas une limite que je me suis mis à moi c'est une limite imposée est-ce que j'aurais osé dire qu'on ne peut plus rien dire ? on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui le truc c'est que c'est internet du coup tout le monde regarde donc il y a forcément quelqu'un qui va être vexé et puis tout le monde n'a pas regardé toutes tes vidéos pour savoir que c'est ton humour etc soit t'assumes soit le fait d'avoir des gens qui s'énervent sur tes vidéos soit tu fais attention et j'ai préféré faire attention

  • Speaker #1

    Tu parlais tout à l'heure que, bah, évidemment, vu que tu fais de la vidéo, il y a beaucoup de montage, donc tu te vois et tu t'entends beaucoup.

  • Speaker #0

    Ouais.

  • Speaker #1

    Et justement, ce rapport à toi et au fait de te voir tout le temps, est-ce que, bah, ça c'est dur, entre guillemets, à vivre ? Est-ce qu'au départ, parce que maintenant j'imagine que t'es habituée, mais est-ce qu'au départ c'est quelque chose de compliqué ? Je te demande, parce que moi avec le podcast, alors j'ai pas la vidéo parce que je suis pas très à l'aise en vidéo, donc c'est d'ailleurs pour ça que je fais un podcast, mais... Les premiers épisodes où je m'entendais au montage, je me disais putain mais Pauline, mais t'es un supr, mais t'as plein de tics de langage, et t'es comme ci, et t'es comme ça. Alors en plus, quand j'imagine que t'as l'image en plus, ça doit être quelque chose. Après peut-être que t'es pas aussi pointilleuse que moi sur toi-même, mais...

  • Speaker #0

    Bah après tu vois, là j'ai remarqué que quand t'as fait ton intro, tu l'as fait vraiment en souriant à fond. Et ça c'est le genre de choses déjà qu'on fait pas forcément au tout début. Et c'est parce que justement, on a eu un retour sur son image et qu'on sait, enfin toi là du coup, c'est en vidéo. Donc t'arrives déjà, avec l'expérience, à un peu te montrer un peu plus sous un jour qui te convient. En gros, à avoir l'air un peu plus dynamique, tatatatata. Et en fait, en vidéo, c'est un peu pareil. C'est qu'au début, on fait des trucs qui sont, où on se trouve abominable. Et puis après, au fur et à mesure... On arrive à comprendre les moments où on est un peu sous un angle qu'on n'aime pas et une manière de faire qu'on n'aime pas. Et déjà, on va éviter certaines positions ou certains trucs. Je dirais que ça a amélioré mon rapport à mon image. On pourrait croire que c'est le contraire. Mais en fait, au début, c'est un peu difficile. Enfin, c'est difficile, non. Mais en fait, c'est qu'on voit des angles que normalement on ne voit pas. Genre, on se voit de côté, on se voit de dos. Et t'es genre, oh mon Dieu, c'est à ça que je ressemble de dos. Mais c'est horrible. Tout le monde voit ça. Et donc ça c'est un peu chaud. Et en même temps, comme en vrai faire des vidéos ça prend un temps de fou, et que dans le vlog ce serait bizarre si je coupais ce morceau de la vidéo, je suis obligée soit de couper un gros morceau de vidéo, soit de mettre alors que je trouve ça pas ouf. Donc en fait j'ai déjà diffusé des quantités de vidéos où je suis genre vraiment pas terrible quoi. Et en fait au fur et à mesure, maintenant c'est un truc auquel je fais quasiment plus attention en vidéo. Je sais pas, il y a des trucs que j'aime pas du tout. Genre, mon profil, profil. Je suis genre, c'est une abomination. Comment les gens peuvent supporter de voir ça ? Et en vrai, je le laisse parce que, bon, ça, c'est mon profil, quoi. Et en fait, maintenant... Et bah en fait je sais exactement à quoi je ressemble sous tous les angles et du coup il n'y a plus aucun angle qui me choque. Je ne suis plus du tout perturbée quoi, je suis genre bah oui c'est ça à quoi je ressemble. Alors que quand on se voit que dans un miroir on a des angles tout le temps le même, on se voit, on peut un peu à chaque fois rentrer le ventre ou ce genre de choses. En vidéo évidemment on essaye de rentrer son bide quand on est à 30 marchés genre tatatata. Il y a des fois on oublie et on est genre ah ! Voilà, voilà.

  • Speaker #1

    Le naturel.

  • Speaker #0

    C'est ça. Donc après, il y a le fait de savoir un peu plus comment se tenir qui fait qu'on s'accepte un petit peu plus parce qu'on est un peu plus avantagé, quoi. Et il y a aussi vraiment le rapport qui s'améliore parce qu'à force de se voir, on est en mode, oui,

  • Speaker #1

    je t'accepte vachement.

  • Speaker #0

    Ouais, c'est ça.

  • Speaker #1

    Et tu sais, quand tu parlais que tu fais peut-être plus attention à ta manière de te tenir, etc., est-ce que pour toi, tu ressens une vraie différence entre quand il y a la caméra et quand elle n'y est pas ? Et du coup, est-ce que devant la caméra, t'es, je mets des guillemets, un peu moins naturelle ? Parce que tu vas faire plus attention ?

  • Speaker #0

    Bah, de toute façon, on peut pas vraiment être naturelle du moment où on allume la caméra. On est forcément un peu bizarre. Enfin, pas bizarre, mais on sait que la caméra est allumée, quoi. C'est pas... Du coup, c'est forcément pas naturel. Et puis, encore plus dans un format vlog, où on essaye un peu, des fois, de faire des plans un peu jolis, ou... où on va faire un café, patati, mousse de lait et machin truc, où on essaye d'avoir l'air naturel, mais c'est impossible de l'être, parce qu'en fait, pour un plan, ça ça va être rigolo, mais pour un plan, par exemple, les cas dans tous les vlogs, plus ou moins réussis, plus ou moins compliqués, mais des fois, je me dis, allez, je fais un joli plan boisson chaude, et du coup, je vais mettre ma caméra à un endroit, faire une partie. changer ma caméra, faire une autre partie, remettre ma caméra dans un autre sens, me filmer en train d'arriver, me filmer en train de partir, me filmer en train de mélanger, filmer ça. Et du coup, en gros, pour juste une petite séquence de 20 secondes, j'ai 6 plans différents. Donc forcément, c'est pas naturel du tout. Et puis, on essaye de bien mettre ses mains et tout.

  • Speaker #1

    Surtout, t'as passé 15 minutes à faire ça.

  • Speaker #0

    C'est vrai, 40 minutes pour un café. À la fin, le café, il est froid. Quand je me chauffe vraiment et que j'ai envie de faire mon petit plan boisson chaude, ça peut être très loin. Non, non, c'est stupide.

  • Speaker #1

    C'est pour ça que je fais pas de vidéo, je vous le dis.

  • Speaker #0

    Après, on peut faire plus simple. Donc ça, forcément, c'est pas naturel. Même si, quand on regarde la vidéo, on a l'impression que c'est naturel.

  • Speaker #1

    Mais c'est ça aussi toute la vie.

  • Speaker #0

    Si j'avais cinq caméramans, je pourrais sûrement être...

  • Speaker #1

    Ah ouais, je sais, ils sont cachés quelque part, là.

  • Speaker #0

    Et sinon, quand tu parles tout seul, déjà, c'est pas naturel non plus. Et justement, il y a des gens que je connais qui regardent mes vidéos, des copines, et qui en fait sont assez étonnées parce que dans la vraie vie, je parle beaucoup plus... En gros, je suis un peu plus expansive dans la vraie vie. Je rigole plus, je fais plus de blagues, je vais dire un peu plus n'importe quoi. Je suis beaucoup, beaucoup moins posée. Alors que dans mes vidéos, les gens en commentaire, ils sont « Oh là là, ta vidéo m'a aidée à me détendre » , alors que personne dans la vraie vie m'a dit que je détendais quoi que ce soit. Et je sais pas si c'est que c'est pas naturel ou si c'est juste un aspect de moi que j'arrive pas à voir quand je suis avec d'autres gens. Parce que dès que je suis avec d'autres gens, je suis un peu plus excitée et rarement posée. Je sais pas, est-ce que c'est... Je pense que c'est juste une autre facette.

  • Speaker #1

    Moi, c'est peut-être le fait d'avoir la caméra qui te donne un cadre plus posé d'une version de toi-même, en fait.

  • Speaker #0

    Ouais, puis je suis toute seule, donc après, c'est difficile de vraiment...

  • Speaker #1

    Mais je trouve que c'est intéressant ce que tu dis. C'est ce que j'ai souvent l'impression que justement, les personnes en vidéo vont exagérer. Un peu une seule fois, leurs réactions, tout ça. Et tu vois, ce que tu dis, c'est un petit peu l'inverse. T'exagères vachement moins, sans dire que dans le haut naturel. avec des gens,

  • Speaker #0

    tu vois.

  • Speaker #1

    Non, mais ce que je veux, tu vois, c'est que t'es moins expansive et tout. Alors qu'en vidéo, t'es plus posée. Souvent, on dit qu'en vidéo, il faut être encore plus dans la démonstration de ton émotion.

  • Speaker #0

    Ça, c'est vrai, parce qu'en gros, dans les intros, je le remarque, parce que dans les intros, j'essaye d'être un peu plus dynamique pour que les gens qui arrivent ne se disent pas « Oh mon Dieu, on va s'endormir » . Mais du coup, Si t'as envie d'avoir l'air juste un peu joyeuse et de bonne humeur, il faut donner au moins 30% de plus, sinon on dirait que t'es juste calme. Et c'est peut-être ça aussi l'effet posé. Je suis peut-être juste normale et j'ai l'air calme. Et puis après je fais de la poterie. Donc c'est difficile de...

  • Speaker #1

    Tu ne vas pas faire une macarena au centre de la structure.

  • Speaker #0

    C'est clair.

  • Speaker #1

    Il faut doser. Je trouve ça intéressant que tu fasses des vlogs en montrant aussi ton activité. Comme tu disais, tu fais aussi tout ça parce que tu aimes bien, mais aussi et surtout pour montrer ton travail, ton activité, etc. Et je trouve ça intéressant que tu aies mêlé ton travail et une partie vlog, où c'est vraiment quelque chose qui marche quand même beaucoup sur YouTube. On adore voir la vie des gens. Moi, la première, je suis une grosse consommatrice de gens qui font des vlogs. Je sais pas, j'aime bien.

  • Speaker #0

    Moi, j'adore les vlogs.

  • Speaker #1

    Ça m'inspire, ça me motive, ça me détend. En fait, ça fait du bien.

  • Speaker #0

    Chacun ses légers pas. Moi, j'aime bien connaître la vie des gens.

  • Speaker #1

    Ouais. Non, mais c'est un peu bizarre. C'est un peu du voyeurisme, tu vois. Mais c'est un voyeurisme tranquille, mais un petit peu. Après, il y a des gens, ils adorent regarder des vidéos où les gens se font éclater leurs boutons.

  • Speaker #0

    Oh, non.

  • Speaker #1

    Si, si. mais là je vais te dénoncer mon frère fait ça ah

  • Speaker #0

    J'ai cru que t'avais invité quelqu'un dans ton podcast qui disait genre moi j'adore ça les boutons.

  • Speaker #1

    D'ailleurs mon frère adorerait que je fasse un épisode géant.

  • Speaker #0

    C'est mort. L'horrible épisode quoi. Le cauchemar avec un gros trigger warning au début. Attention.

  • Speaker #1

    Attention que mes dons.

  • Speaker #0

    Oh mon dieu. Non je regarde pas ça.

  • Speaker #1

    Est-ce que d'avoir fait cette partie vlog est-ce que t'as l'impression parfois que ce soit pour toi ou pour ceux que tu regardes Que de montrer autant sa vie, même si c'est cadré, tout ce que tu veux, est-ce qu'il y a une forme de recherche de validité, de je veux montrer que je vis ci, que je vis ça, que je suis avec telle ou telle personne ? Même sans parler de vlog, en fait même sur Insta il y a des personnes qui font des stories toute la journée pour dire là je fais ci, là je fais ça, là je suis avec machin, là je suis avec un tel. Comment est-ce que toi tu le perçois déjà de façon personnelle et par rapport à ton activité ?

  • Speaker #0

    Alors moi, justement, ce que je disais, c'est que depuis le début, je publie des trucs sur les réseaux sociaux, sur les blogs, les machins, pour montrer mes créations. Donc c'est que forcément, j'ai un besoin de validation, je pense, sur ce point-là. En fait, il y a plusieurs points. C'est que déjà, alors je ne sais pas, peut-être qu'il y a des artistes qui diront qu'ils créent pour eux-mêmes et s'exprimer. C'est possible, je ne sais pas. Mais moi, pas du tout. Globalement, tout ce que je fais, je le montre. Je le fais parce que j'aime ça, mais j'aime aussi quand les gens l'aiment. Oui, c'est un besoin de validation parce que je fais des trucs qui me plaisent, mais j'espère aussi, quand je suis en train de les créer, que d'autres personnes vont les aimer. Je les montre et les gens aiment. Après, moi, je suis contente. Donc, sur ce point-là, j'ai un besoin de validation, mais pas forcément du côté lifestyle. En vrai, le truc, c'est que dans mon côté lifestyle, je ne fais rien de spécial. Je ne fais vraiment pas de trucs où j'aurais peut-être envie de faire « Oh, regardez ce que j'ai fait ! » Parce que vraiment, c'est une vie archi normale. A part si j'ai envie de faire J'ai marché dans la forêt Regardez Donc vraiment pas sur ce point là Pour montrer que ma vie est cool ou pas Enfin non Pas sur ce point là Mais par contre oui J'ai envie que les gens soient Oh tes poteries sont trop mignonnes J'adore Et ça marche Donc ça c'est clairement un des objectifs C'est que les gens valident mes créations quoi. Au-delà même de les vendre. Même si tu ne m'achètes rien, mais que tu as dit que c'était mignon, je suis quand même contente. Même si le mieux, c'est de m'acheter quelque chose un jour.

  • Speaker #1

    Mais on mettra ton compte Insta.

  • Speaker #0

    Un lien Paypal, si les gens veulent juste le faire.

  • Speaker #1

    Si vous voulez faire un don, allez-y. Mais oui, c'est vrai qu'il y a aussi un petit peu ce truc de j'ai envie de plaire.

  • Speaker #0

    Tu vois, c'est normal. Tu te montres quand même... Il y a quand même une certaine vulnérabilité quand tu te montres sur les réseaux, quand tu te montres surtout toi, physiquement. C'est-à-dire, c'est toujours aussi... Moi, en tout cas, quand je... Et j'en fais vraiment pas beaucoup. Quand je fais quelques stories où je suis en parler face-cam et tout, je suis bon. Après, ça va, ça passe vite, tu vois, mais je suis un peu en mode, ouais, pipi-culotte, j'espère qu'on va pas me faire une remarque. Je me sens très vulnérable, tu vois, à entrer sur les réseaux. Parce que, bah... Pour moi, Internet, il y a vraiment une part de méchant. Alors, j'ai... Après, j'ai mis l'abonné aujourd'hui, tout se passe très bien, j'ai que des gentils, des petits cœurs, tu vois, c'est trop cool. Mais bon, on sait jamais où ça peut dériver, et quand je vois parfois des nanas ou des mecs, mais qui se prennent des vagues de haine alors que tout va bien, hein ? C'est ça, moi, qui me fait un peu peur. Et c'est vrai que c'est aussi ça que je voulais voir avec toi. Est-ce que t'as un petit peu peur des dérives du... des méchancetés que tu peux choper sur internet ?

  • Speaker #1

    Bon, pas tant, en vrai. Après, je dis pas, si j'ai 30 000 personnes qui m'écrivent pour me dire que je suis dégueulasse, ça va peut-être... Ça va peut-être être compliqué. Mais en vrai, s'il y a quelques personnes qui m'écrivent ça, c'est vraiment pas le genre de commentaire qui va me toucher. Moi, je me suis vue sous tous les angles. Donc, il y a un... Globalement, j'ai un avis sur moi-même. Genre, je sais que je suis dans la normalité, globalement, dans le... dans la masse des gens, ni exceptionnel, ni abominable selon ce que les gens pensent. Les gens ont tendance à dire que j'ai l'air sympathique. Et voilà, je sais à peu près où je me situe. Donc ça ne me fait pas spécialement peur où je ne me situe pas, dans une échelle qui existe, dans l'échelle de la société. Je ne dis pas qu'il y a une échelle, mais globalement, c'est comme ça que tout le monde voit un peu tout le monde. Ça, ce n'est pas le genre de choses qui va me toucher. mais par contre je vais avoir des... points qui vont plus me toucher mais qui sont pas sur le physique ni sur ma personne mais ce serait plus si on critique mes intentions si on me donne des intentions que j'ai pas ou qu'on essaye de je sais pas d'interpréter des choses c'est pas vraiment ce que j'ai dit ou ce que je voulais dire et ça c'est déformé ça c'est quelque chose qui peut plus me faire peur ok ouais c'est intéressant alors moi vraiment ça je m'en fous

  • Speaker #0

    Mais je suis en mode, t'as mal interprété, ça t'appartient. Moi, je sais ce que j'ai voulu dire. Peut-être que je l'ai mal formulé. Je peux reformuler pour débonquer un truc. C'est marrant parce que moi, c'est vraiment un truc où j'ai vachement de distance. Et quoi, t'as vachement de distance sur ton image que moi, je n'ai pas du tout.

  • Speaker #1

    Après, c'est qu'en fait, mon image, je peux la contrôler jusqu'à une certaine limite. Mais il y a un moment, je ne peux plus vraiment rien y faire. Alors que si les gens soient... comprennent mal ce que mon propos ou alors ils sont mal intentionnés ils font exprès de mal comprendre ça c'est quelque chose que qui dépend un peu plus de moi parce que j'aurais pu faire autrement quoi et des fois juste juste c'est blessant enfin là je vais donner un exemple il n'y a pas longtemps bon je vais en parler dans une vidéo bon bref on sait pas on sait pas quand est ce que tout sort donc ça sert à rien de parler d'une vidéo qu'on sait pas qui va poster quoi en premier mais je pense que ce sera moi J'ai posté une vidéo il n'y a pas longtemps et en dessous dans le commentaire, il y a quelqu'un qui m'écrit sous mon vlog qui écrit vendre, vendre, le seul intérêt de cette vidéo. Et alors, j'étais déjà genre... En plus c'était affreux parce que j'avais posté ma vidéo qui a des statistiques abominables parce qu'en fait avec les réseaux sociaux il faut être assez régulier. Et j'ai eu mon congé maternité qui est tombé, donc en fait pendant genre 4 mois ou 5 peut-être, je sais plus, en gros j'ai rien posté. Et depuis que je suis revenue, c'est la catastrophe.

  • Speaker #0

    Ça va revenir.

  • Speaker #1

    Ça va revenir, en vrai c'est juste que je suis un peu dégoûtée parce que juste avant de partir en congé maternité, je commençais à avoir vraiment une petite courbe qui montait, montait et après couic ! Bref. Et donc, je poste ma vidéo. Le soir, je regarde mes statistiques, je vois que c'est vraiment pas terrible, mais je suis contente parce que je vois que j'ai un commentaire. Je clique, et le seul commentaire que j'avais, du coup, était un commentaire genre celui-là, « Vendre, vendre, le seul intérêt de cette vidéo. » Et du coup, j'étais genre « Waouh, assez rude. » Et en fait, ce commentaire m'a... Genre, il m'a travaillé pendant plusieurs jours, parce qu'en fait, c'est vraiment... C'est un des objectifs des vidéos, et en même temps... ça fait quand même des dizaines de vidéos que je poste en gros pour rien si on veut dire par là forcément c'est un travail de longue haleine tout ce que tu fais va avoir une conséquence il y a des gens qui regardent mes vidéos qui m'ont déjà commandé des choses mais je dirais qu'en tant investi contre ce que ça me fait gagner on s'y retrouve pas je gagnerais plus d'argent en faisant plus de poterie et moins de vidéos ça c'est clair parce qu'en fait la vente en ligne Merci. Pour l'instant, ce n'est pas un canal que j'ai beaucoup développé. Sur mon site, ça fait des mois que je n'ai rien mis. Et je continue pourtant à faire des vidéos. Parce qu'en fait, j'ai envie de partager mes petites poteries. Dans mes vlogs, c'est un peu un mélange où je montre des trucs qui sont finis. Il y a du lifestyle. Et puis de temps en temps, je vais parler d'un petit truc technique. Si je suis en train de faire une technique, je vais en parler. Et en fait, j'ai trouvé ça super vexant. Je me suis dit, mais c'est affreux. Genre, en fait, j'ai trouvé ça extrêmement méchant, bien plus méchant que si elle m'avait dit que, je sais pas, j'avais la tête d'une crotte de nez. J'aurais dit, bah, c'est pas grave, quoi. Mais là, genre, j'ai trouvé ça vraiment, vraiment pas gentil du tout, quoi. Et ça m'a vraiment travaillé pendant des jours.

  • Speaker #0

    C'est fou parce que, tu vois, depuis le début de l'épisode, t'es claire là-dessus en disant « Je produis sur les réseaux pour montrer mon travail. »

  • Speaker #1

    Bah oui.

  • Speaker #0

    Donc, en fait, bah oui, c'était là pour vendre. En fait, cette personne, elle a dû... Je sais pas si elle est abonnée à toi ou pas, tu vois. Non,

  • Speaker #1

    j'espère pas.

  • Speaker #0

    Peut-être qu'elle est tombée sur ta vidéo et oui, elle a juste pas compris qui t'étais et pourquoi est-ce que tu faisais ça. Tu lui as répondu ou pas, cette personne ?

  • Speaker #1

    Je lui ai demandé quel était l'intérêt de ce commentaire.

  • Speaker #0

    Moi, je ne sais pas, j'aurais dit oui, effectivement, madame, le but, c'est de vendre mes créacons.

  • Speaker #1

    Mais en plus, c'est pas de vendre maintenant parce qu'en fait, j'ai rien à vendre. Je suis juste en train de, je ne sais pas, d'essayer de développer une petite communauté pour un jour pouvoir vendre mes trucs. Je veux dire, est-ce que c'est si mal que ça ? En fait, je pense que la personne aussi ne s'en rend pas du tout compte du temps que ça prend et de tout. parce que quand je tourne des vidéos, en fait, je... je perds du temps parce que je suis en train de faire des poteries, mais à changer la caméra de place et tout, j'avance à deux à l'heure. Et ensuite, le montage, genre une vidéo, un vlog de 30 minutes, c'est genre 16 heures de montage, parce que j'ai plein de rushs, de plans que je veux bien assembler. Après, il faut chercher les bonnes musiques, et patati, et patata. C'est très très long, beaucoup de travail. Et en vrai, c'est faux, mon objectif, c'est pas uniquement de vendre. Je le fais aussi parce que Parce que j'aime bien faire ça, parce que j'ai envie de partager tout. J'aime bien le concept de raconter sa life. Et en plus de ça, pendant très longtemps, je n'avais pas d'amis avec qui parler de création ou de choses comme ça, parce que personne ne fait ça, en tout cas de manière aussi intensive. Donc du coup, le fait de partager sur des vidéos, des vlogs et des machins comme ça, j'ai un peu plus l'impression qu'il y a des gens qui s'intéressent aux mêmes choses que moi. Et du coup, j'ai trouvé ça super vexant. Vraiment, c'était le pire commentaire que j'ai reçu, je crois. En vrai, je m'en suis remis. Et ça m'a donné de quoi parler sur une vidéo.

  • Speaker #0

    Ça m'a fait l'une de rien aussi. C'est ça qui crée des idées de sujets et tout.

  • Speaker #1

    Ouais, ça m'a permis de réfléchir à pourquoi ça m'avait autant impacté. Et puis, je vais peut-être pouvoir choisir un titre un peu putaclic. Genre, je vais répondre à un hater.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu avais envie d'ajouter des choses à ce sujet ?

  • Speaker #1

    Oui, peut-être en se plaçant d'un point de vue de consommateur. Je ne vais pas dire ça en mode lâcher des comms, je rends comme à l'époque des skyblanks. Mais moi, en tant que consommateur, sur Instagram ou sur YouTube, c'est vrai que j'ai tendance un peu à être la masse silencieuse. Je regarde, je mets quand même des petits pouces en l'air sur YouTube. Mais c'est vrai que sur Insta, j'ai plus le réflexe de liker ou de commenter, ni de répondre aux stories, de mettre des commentaires sous les vidéos YouTube. Et en vrai, je pense que c'est pas mal de temps en temps à se dire consciemment, genre aujourd'hui, je vais sur Instagram et je vais laisser deux petits commentaires sous un truc que j'aime bien. Parce qu'en vrai, ça fait grave la diff, même pas pour l'algorithme, mais juste pour...

  • Speaker #0

    Pour la semaine dernière, en fait.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est ça. Parce qu'on le fait pour nous, on le fait pour développer notre activité, etc. Mais on a quand même besoin que les gens soutiennent. C'est de l'interagir, c'est ça.

  • Speaker #0

    Parce que moi, j'ai un petit compte. Moi aussi. Et c'est ça, tu vois. Et parfois, j'ai l'impression de créer du contenu, mettre des choses et tout. Et je vois les écoutes sur les plateformes. Ça, je le vois. Mais sur Insta, j'ai très peu de commentaires, j'ai très peu de likes. un peu de DM, donc ça c'est cool parce que ça me permet de parler personnellement en DM,

  • Speaker #1

    on n'a pas envie de mettre des trucs publics.

  • Speaker #0

    Oui, il y a ça aussi, je peux comprendre, tu vois, mais c'est vrai que quand j'ai des commentaires sous les vidéos ou sous les photos, je suis en mode, ah yes, c'est bien, tu vois, ça me fait plaisir. Et effectivement, moi, il y a quelques années, comme toi, j'étais vraiment le viewer fantôme. Insta, Youtube, tout, fantôme. Alors que pourtant, j'adorais, j'adore ce que je suis en train de voir et tout. Et oui, là, depuis 2-3 ans, en fait, depuis que j'ai le projet du podcast, où je m'intéresse un peu plus à la chose, des contenus où vraiment j'ai un petit coup de cœur, où ça me fait une émotion ou quoi au caisse, je vais mettre un like, je vais mettre un commentaire, je vais partager. Parce que, bah oui, quand t'es créateur de contenu, tu te rends compte que c'est ça qui fait du bien, tu vois.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est ça qui...

  • Speaker #0

    Qui fait du bien à l'humain.

  • Speaker #1

    Qui fait du bien à l'humain. Et en vrai, quand t'as juste un nombre de vues, top Je sais pas, enfin moi j'ai vraiment l'impression que personne ne regarde, tu vois, alors que tu peux avoir, je sais pas, à l'époque où j'étais sur la courbe montante avant de redescendre. Des fois il y a... Il y avait des vidéos qui avaient genre 2000 vues, enfin c'est beaucoup mais après il faut comprendre que sur 2000 vues en vrai il y en a à peu près genre 30% qu'on regardait en entier, c'est les statistiques normales quoi, mais c'est beaucoup déjà, même s'il y avait ne serait-ce que 100 personnes qui ont regardé le truc c'est énorme, mais je sais pas s'il n'y a pas d'interaction vraiment d'échange écrit quoi, enfin vraiment d'un échange. T'as vraiment l'impression juste que personne ne regarde jusqu'au bout de son nez. Et du coup, on aime bien le faire, mais en même temps, on n'a pas envie de créer du contenu que personne ne le fait.

  • Speaker #0

    En fait, c'est ça, c'est que t'as l'impression de le créer dans le vent. Pour moi, c'est pareil, j'ai à peu près 800 écoutes par mois sur le podcast, donc ça, je le vois, je le vois le chiffre. Et tous les mois, pourtant, je suis contente. Je me dis, c'est cool et tout. Puis ça fait que d'augmenter et tout, petit à petit. Donc je suis en mode, c'est cool, trop bien. Et puis le lendemain, je redescends un peu comme un soufflé parce que je me dis, j'ai l'impression de faire ça pour rien, les gens ne commandent pas, ils ne reviennent pas forcément vers moi. En plus, un des trucs, je me plains gentiment, ce n'est pas non plus le drame de ma vie, mais en plus, souvent, après la sortie d'un nouvel épisode, ceux qui écoutent vont vers mon invité pour lui faire les retours, mais pas à moi. Donc c'est souvent mes invités en plus qui ont les retours sur les épisodes. Donc à chaque fois, je revois un petit message à mon invité la veille ou le jour même, N'hésite pas à me dire quand tu as des retours.

  • Speaker #1

    C'est vrai ?

  • Speaker #0

    Oui, parce que souvent, parce qu'aussi, mon invité va partager de son côté. Donc, ça va aussi être des nouveaux auditeurs qui vont être plus à l'aise de parler avec la personne qu'ils connaissent de près ou de loin. Je pense qu'il y a un petit peu de ça.

  • Speaker #1

    Oui, c'est des gens qui suivaient l'invité et qui, du coup, font un retour dessus. Mais toi, tu as...

  • Speaker #0

    Et moi, du coup ? Alors si, il y a ma maman. Ma maman, qui reçoit, est souvent là.

  • Speaker #1

    Moi, elle est un louvreur silencieux. Un viewer fantôme, elle like sur Insta, mais... Moi,

  • Speaker #0

    elle m'implore Insta juste à l'écoute. Et après, on s'appelle, elle me dit, oui, j'ai écouté.

  • Speaker #1

    Non, elle me dit juste quand je raconte ma vie au téléphone, elle me dit, oui, j'ai vu dans ton vlog. Ben voilà, pourquoi tu me dis que je ne donne pas de nouvelles, le bio est simple. Du coup, c'est pas mal si les gens, quand ils ont un truc qu'ils aiment bien, qu'ils pensent à mettre un commentaire. de temps en temps sans se prendre la tête. Ouais, même si tu sais pas quoi mettre, tu es juste un truc sympa. Je te fais bien faire, ça passe bien. Mais toi, j'avais écouté un de tes podcasts, mais je sais plus lequel c'était, où tu disais que si tu pouvais vivre du podcast, tu le ferais. Mais juste du podcast, du coup. Ce serait pas comme moi, où du coup, j'essaye d'utiliser YouTube comme une sorte de petit tremplin pour mes céramiques.

  • Speaker #0

    après comment est-ce que ça pourrait évoluer tu vois je ne sais pas ouais en fait c'est que ça t'ouvre à plein d'autres possibilités parce que là tu vois déjà pour la saison 3 qui arrive au mois de septembre vous êtes en train d'écouter mais bon vous avez compris on enregistre avant tu vois je suis en train de me dire j'aimerais bien quand même que d'évoluer un petit peu plus et tu vois je te disais tout à l'heure me filmer peut-être un peu même sans parler faire des vlogs faire des petits vlogs de Tu vois, m'enregistrer quand je suis en enregistrement avec quelqu'un en physique ou en visio, pendant que je fais le montage et tout, tu vois, que ce soit un petit peu plus interactif en fait aussi, parce que je pense que ça manque sur mon compte. Qu'est-ce que j'en sais si ça aurait pu évoluer en mode vlog ? Mais en même temps, bah ma vie, moi j'ai un boulot en 35 heures à côté, je suis salariée dans une boîte, je suis devant mon bureau, devant mon PC toute la journée, le soir je fais un petit peu de montage et des trucs pour le podcast, le week-end aussi, tu vois, enfin... Et à côté de ça, bah je vais me promener avec mon chien, je pars en vacances avec... j'ai une aile banale mais oui je reviens à ça si un jour je peux vivre du podcast bien sûr je le fais je sais qu'à partir d'un minimum et je mets des guillemets parce que je crois que c'est à partir de 5000 écoutes par mois que je peux débloquer un financement sur mes écoutes. C'est que dans les écoutes,

  • Speaker #1

    il faut le même principe, il faut 4000 heures d'écoute par mois.

  • Speaker #0

    C'est un peu le même principe, tu vois. Donc déjà, il y a ça. Après, il y a plein de podcasts qui ont aussi des sponsors. Je pourrais être opérationnelle. Une petite pub en intro, donnez-moi un petit chèque, je suis contente, tu vois. Bien sûr, franchement. Et ça,

  • Speaker #1

    tu n'as pas un peu des réticences pour ça ?

  • Speaker #0

    Je ne dirais pas oui à tout.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Je pense que je serai un petit peu sélective quand même. Mais non, ça va, je pense que j'aurais pas trop de réticences. En fait, j'ai l'impression que c'est tellement rentré dans la norme, tu vois. Je me dis un petit truc en début d'épisode. Ça va, j'écoute beaucoup, je sais pas si tu connais Juliette Katz, qui a un podcast qui s'appelle Katz. Oui, parfait. Et elle a fait beaucoup de sponsors avec Airbnb, par exemple. Et en tout début d'épisode, tu vois, elle a trois minutes où elle fait une petite pub pour Airbnb. Je trouve que c'est très bien fait, que ce n'est pas dérangeant. Et puis, elles touchent son chèque et c'est cool et elles peuvent avancer. Et c'est aussi parce que l'argent, aujourd'hui, le monde capitaliste fait que c'est l'argent. Ah oui, et le monde. Donc, voilà. Aujourd'hui, c'est mon argent perso, tu vois, que j'ai investi dans le podcast. Alors, bon,

  • Speaker #1

    ça va non plus démunir d'or. En parlant d'investissement, en vrai, au-delà du temps, juste le logiciel de montage, du coup, c'est un abonnement qui est mensuel, donc tu payes tous les mois pour ça. Plus ton matos où tu as besoin de micros, ton appareil photo, ton machin, ton bigule. En vrai, ça aussi, c'est vrai que c'est pas mal si tu peux ne serait-ce qu'amortir.

  • Speaker #0

    C'est ça. Vaguement. Après, c'est normal quand tu commences de mettre tes sous-persos. Moi, c'est pour ça, tu vois, j'ai un tout petit setup. Je me débrouille avec ça aujourd'hui. Et oui, un jour, si je peux investir pour avoir deux micros avec une perte ou quoi, carrément, je le fais.

  • Speaker #1

    Il y a un search fan qui tient la perte.

  • Speaker #0

    À côté, tu sais. Oui, parce que je sais que ça va aussi augmenter la qualité du podcast, la qualité d'écoute, etc. Mais bon, voilà, je me dis, on verra. J'ai envie de m'investir, mais en même temps, je ne peux pas. Je passe déjà beaucoup de temps dessus. Je travaille 35 heures à côté. Clairement, ce qui me rapporte de l'argent, c'est mon travail de salariée. Donc, ça, c'est clair qu'il vaut mieux ne pas être épuisé au bout du rouleau. J'essaie quand même de me préserver un maximum là-dessus, même si oui, le podcast, c'est beaucoup de boulot aussi, moins que la vidéo. Parce que moi, tu vois, j'ai fait un petit peu le ratio pour un épisode de podcast qui dure une heure, un enregistrement d'une heure. En tout, je vais bosser six heures dessus, à peu près.

  • Speaker #1

    Ouais.

  • Speaker #0

    Donc c'est déjà pas mal, mais c'est vachement moins aussi que sur la vidéo. Je pense que c'est pour ça que je ne fais pas trop de vidéos non plus.

  • Speaker #1

    Mais après, en vrai, ça dépend. Par exemple, admettons, tu filmerais tes podcasts, ça ne te prendrait pas plus de temps de montage que de faire que l'audio.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Après, si tu fais des vidéos où tu as plein de plans, plein de prises, etc., c'est là où ça devient très long. Mais si c'est pour faire du podcast ou du fast-cam, je ne pense pas que ça prenne beaucoup plus de temps. Mais oui, tout est très long. C'est un délire, le montage.

  • Speaker #0

    On adore.

  • Speaker #1

    Moi, j'adore.

  • Speaker #0

    C'est juste que parfois, je suis en mode « Putain, c'est long, mais c'est long. » C'est combien de temps que j'y suis ? Ça fait deux heures. Super, on vient retourner.

  • Speaker #1

    Et en plus, moi, c'est 15 heures que je mets pour une vidéo de 30 minutes, mais c'est 15 heures maintenant que j'ai quand même plusieurs dizaines d'heures d'expérience de montage. Genre maintenant, quand je cherche des musiques, j'ai globalement quelques petits endroits où je sais que je vais aller voir s'il y a des nouveaux trucs. J'ai quand même pas mal d'automatismes qui me font gagner du temps. Au début, il faut s'accrocher à son slip quand même, parce que c'est très... Très très long. Très long et vraiment au début en plus c'est vraiment le moment où c'est du coup long parce que t'es en train d'apprendre. C'est difficile parce que tu trouves que t'as une sale gueule et que tu sais pas parler et en plus personne te regarde. Donc c'est vraiment le début où c'est vraiment difficile de s'accrocher quoi. Après je pense que si t'arrives à passer je sais pas les 5-6 premières vidéos après c'est bon. Sauf si personne regarde tout le temps genre ça augmente pas.

  • Speaker #0

    Je pense qu'elle est assez raide quand même.

  • Speaker #1

    Il faut quand même une toute petite... Oui,

  • Speaker #0

    un petit peu, mais... Venez, s'il vous plaît.

  • Speaker #1

    Ah oui, j'avais aussi une idée. C'est ça que je me disais. Tu m'avais demandé si j'avais un autre sujet. Je ne sais pas si toi, tu as ce problème-là en tant que créateur de contenu. En fait, c'est un peu fatigant parce qu'en gros, ton cerveau passe 100% de son temps quasiment à avoir comme une sorte de tâche de fond qui fonctionne en continu et qui regarde avec un oeil différent et qui va essayer de catcher des choses qui peuvent être utiles dans la création de contenu. Alors, toi, c'est un des mots de casse, mais du coup, j'imagine que des fois, je ne sais pas, il y a quelqu'un qui te parle de quelque chose et tu es en mode genre, c'est un sujet de podcast.

  • Speaker #0

    J'ai une note dans mon téléphone avec toutes mes idées de sujets. C'est comme ça quand je le regarde.

  • Speaker #1

    Ah oui, c'est très bon. Tu peux dérouler, dérouler, dérouler.

  • Speaker #0

    Donc voilà, ma vie.

  • Speaker #1

    Oui,

  • Speaker #0

    mais c'est ça. Alors, il y a deux tâches de fond. Il y a la tâche de fond de... Je ne sais pas que je suis aux aguets, mais dès que j'entends un sujet, tu vois quelqu'un parler d'un truc, mais même dans la vraie vie, que ce soit sur Internet ou dans la vraie vie, parfois mon cerveau d'un seul coup, il fait... Ça, c'est bien, ça.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Ça, c'est cool.

  • Speaker #1

    Je vais l'inviter dans mon podcast.

  • Speaker #0

    Tu sais, je vais chercher quelqu'un pour en parler, tu vois. Et le truc de tâche de fond, de... Ouais, il faut que je fasse ci, je vais faire ça, je vais essayer de faire ça. Ah ouais, tiens, je regarde cette vidéo, j'aime bien comment elle l'a fait. Tiens, il faudrait que j'essaye de voir si je peux faire un truc dans le même style et tout, tu vois. Ça, mais c'est en permanence. Genre, même quand je suis à mon boulot salarié, j'espère que le patron ne viendra jamais écouter ça. et même parfois, tu sais, je suis devant mon PC On n'est pas à l'abri que de temps en temps, j'aille sur Caneba en me disant « Attends, je vais préparer un truc. » Parce que là, c'est maintenant. J'ai l'idée là tout de suite. Donc, je l'efface. Au moins que je commence les prémices pour ne pas oublier. Ça, par contre, c'est une tâche de fond en arrière-plan, mais constante.

  • Speaker #1

    Oui, et moi, je trouve ça...

  • Speaker #0

    C'est fatigant.

  • Speaker #1

    C'est ça, c'est fatigant. Ce n'est pas non plus en mono. Non, pas du tout.

  • Speaker #0

    Mais c'est là.

  • Speaker #1

    Oui, c'est là.

  • Speaker #0

    C'est une charge mentale qui est là sur la création de contenu. Oui,

  • Speaker #1

    c'est ça.

  • Speaker #0

    Tout le temps. Et je sais pas toi comment est-ce que tu t'organises, mais bon, moi aussi il y a des périodes, mais il y a des moments où je vais me dire, bon bah je vais préparer plein de posts, plein de reels et tout, des extraits, des machins. Comme ça je suis tranquille pendant deux semaines, je programme tout sur Insta et c'est bon pendant deux semaines, j'ai pas besoin de recréer des trucs, tu vois. Et il y a d'autres moments où je suis en rush total et où je fais le truc pour le poster deux secondes après, parce que c'est pas prêt et que j'essaye quand même, tu vois, d'être régulière.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est le seul moyen d'être régulier. Moi, qu'est-ce que je fais ? Alors Instagram, moi, j'ai complètement lâché l'idée de faire grossir mon compte ou quoi que ce soit sur Instagram. Juste, je le maintiens vite fait en vie. Il est sur son lit d'hôpital et je change sa poche de temps en temps à mon compte Instagram. Donc en gros, quand je fais des trucs, je les prends en photo. Je vais aussi enlever des petits extraits de vidéos YouTube, mais je remonte pas. Vraiment, juste, je prends ma vidéo YouTube, je la mets au bon format et je coupe des bouts qui peuvent aller sur Insta. Je mets tel quel, alors que je sais que si je refaisais un montage un peu plus dynamique, qui correspond un peu plus à Insta, et que je faisais une voix off, et tatati, et tatata, ça fonctionnerait mieux, mais en vrai, vraiment, je suis... Stop. Mais sur YouTube, je suis tout le temps en train de réfléchir à ce que je pourrais faire de nouveau. Pareil, maintenant, moi, je peux le dire, je ne bosse plus. Au travail, moi, j'avais tout le temps un... De toute façon, ils me voyaient, ils se demandaient, mais pourquoi est-ce qu'elle travaille tout le temps avec un carnet en style... à côté d'elle, alors que j'étais soudeuse ? Donc vraiment, on n'a rien à faire avec un carnet en style. Et en fait, j'avais toujours un carnet et un stylo à côté de moi. Et en fait, je bossais. Ça change en soudure, c'est pas pour être méchant avec les soudeurs, mais t'as vraiment pas besoin de ton cerveau. Et donc du coup, j'avais vraiment... Je bossais avec mes mains et j'avais 100% mon cerveau qui réfléchissait à des sujets de vidéos, des trucs que j'aimerais bien filmer. Et encore maintenant, en fait, je n'ai pas assez de temps pour faire tout ce que j'aurais envie de faire.

  • Speaker #0

    C'est vrai ?

  • Speaker #1

    Ah ouais, c'est impossible.

  • Speaker #0

    Incroyable.

  • Speaker #1

    En fait, ça ne fait pas gagner d'argent. Et puis, j'aime bien faire de la poterie aussi, quand même.

  • Speaker #0

    Au passage.

  • Speaker #1

    Au passage. Du coup, je ne peux pas investir autant de temps que je voudrais dans les vidéos. Mais ouais, tout le temps, cette tâche de fond abominable. Et fatigante, en vrai. Moi, des fois, je suis... Oh, j'en ai marre.

  • Speaker #0

    Réfléchir... Je voudrais juste mettre le bouton off. Ouais. Et en même temps... Et en même temps, ça plaît. Non, mais je dirais...

  • Speaker #1

    Il y a des gens qui réfléchissent à rien. Je pense pas. C'est juste que...

  • Speaker #0

    Oui, mais là, c'est réfléchir parce qu'il y a une petite pression quand même, tu vois, à se dire... Il faut que je le fasse. Moi, c'est ça.

  • Speaker #1

    C'est plus clairement un faux que je...

  • Speaker #0

    C'est vraiment ça, la diff. C'est que, non, je pense que tout le monde pense toujours à un truc tu vois mais Et moi, personnellement, je pense à tout ça en me disant « Ah ouais, il faut que je fasse ça, il faut que je fasse ça, ça ne faut pas que j'oublie de le faire. » Alors attends, là, sur cet épisode, là, au moment où on enregistre, je suis sur la fin de la saison 2. Il y a trois épisodes qui sortent là sur le mois de juillet, donc c'est le dernier mois pour la saison. J'en ai préparé deux, le troisième est en cours, mais tu vois, je suis en mode « Alors, il faut que je finisse ça. » Après, là,

  • Speaker #1

    j'ai sur le jeu de leçon, mais tu me demandais si je m'y prenais en avance, si je préparais des choses oh là là on revient J'ai retrouvé la question ! Ok, j'ai pas du tout répondu. Donc sur Instagram, je prévois rien. Je prends des bouts de choses déjà faites, tac, que je recrache sur Insta. Et sur YouTube, comme je fais des vlogs, en fait, je peux pas vraiment faire d'avance. Moi aussi, tu pourrais. Je pourrais, oui, ça serait en décalé. Mais je sais pas, je... Ouais, je pense que c'est bizarre si j'étais un peu trop décalé, si je parlais de trucs du mois de mai, alors que... qu'on est en juillet. Et puis, il y a aussi le fait que je m'ennuie très très vite des trucs que je fais. Par exemple, que ce soit les dessins, les illustrations et les céramiques. En fait, je renouvelle tout le temps mes trucs. Je fais rarement plein de fois la même chose parce qu'en fait, très très vite, j'en ai marre de ce que j'ai fait. Et du coup, si j'avais des vlogs qui se postaient de trucs que j'ai fait il y a deux mois, Au moment où il sortirait, je serais genre « Oh zut, je parle de ça » , alors que vraiment, maintenant, c'est bon, je suis passé. Et du coup, je suis vraiment... Faut que ça soit sur le moment. Moi, je termine le montage. Je suis trop impatiente. Je suis genre « Blah, j'ai trop travaillé ! » C'est ça, je poste instantanément. Une fois que j'ai fini le montage, c'était pas genre « Je vais publier les dimanches matin, blablabla » . Non, j'ai fini le montage, je poste. J'arrive pas à attendre. Je suis trop pressée que ça parte, quoi.

  • Speaker #0

    Tenez, c'est bon, je m'en donne. C'est fini.

  • Speaker #1

    Mais du coup, je n'arrive pas à voir de l'avance.

  • Speaker #0

    Est-ce un problème si ce n'est pas un pour toi ?

  • Speaker #1

    Disons que je n'ai pas le rythme de vidéo que j'aimerais avoir pour que mon compte grossisse un peu plus vite. C'est juste ça. Et après, si je voulais faire des vidéos un peu plus régulières, il faudrait que je fasse, je ne sais pas, j'imagine d'autres types de vidéos, genre des face cam où juste je parle. Ouais,

  • Speaker #0

    des trucs où t'as moins de travail.

  • Speaker #1

    Mon montage dure pas longtemps, quoi. Surtout que maintenant que j'ai un peu plus l'habitude de faire de la vidéo, avant, je pouvais refaire plein de fois la même prise. C'était affreux. Enfin, vraiment, dix fois la même phrase que je refais et que je refais encore et encore parce que j'ai bafouillé à la première et que je veux absolument la dire, cette phrase. Alors que maintenant, j'ai plus ce genre de problème. Donc, le montage va assez vite. Je peux garder vraiment des gros morceaux de vidéos sans recouper dedans.

  • Speaker #0

    Mais c'est l'expérience.

  • Speaker #1

    Oui, mais voilà. Tout fait qu'il faudrait que je trouve des trucs à faire, encore des trucs à réfléchir. C'est trop. Parce qu'en fait, le temps que je gagnerais en montage, si c'est une vidéo face cam où tu parles, en fait, tu dois le prendre en préparation de la vidéo. Parce qu'il faut que tu aies quelque chose à raconter. Alors que dans un vlog, vu que c'est un peu du fur et à mesure, tu trouves l'idée en travaillant, tu parles de ce que tu es en train de faire. Tu n'as pas besoin de réfléchir à ton contenu. Donc, tu n'as zéro travail en dehors de filmer et monter.

  • Speaker #0

    Oui, tu n'as pas de préparation.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Alors que si tu fais une vidéo où tu parles, ça veut dire qu'il faut que tu prépares la vidéo. Donc, c'est encore un autre délire, je pense. Comme toi, elle a peut-être préparé.

  • Speaker #0

    Oui, moi, je prépare un petit peu. Même si c'est franchement une préparation minime. C'est juste... histoire d'avoir des idées, tu vois.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Il y a quelqu'un en face qui oublie toutes les questions.

  • Speaker #0

    Non, ça va, ça va. Mais je veux dire, je n'écris pas. Tu vois, je n'écris aucun épisode à l'avance. J'écris juste des idées. Et puis après, on y va. Mais aussi parce que c'est le principe du podcast. Si j'avais un podcast, je te dis une bêtise, genre un truc historique et je vous racontais des vrais faits avec des dates, des trucs très faciles, là, je pense que je devrais l'écrire et j'y passerais peut-être 4 heures en amont avant d'enregistrer, tu vois. Ah oui, il y aurait peut-être moins de montage aussi, parce qu'il y aurait peut-être moins de « e » , de machin, de trucs à couper. Bon, je pense que les deux se jouent au final.

  • Speaker #1

    Encore, est-ce qu'on est obligé de couper les « e » ?

  • Speaker #0

    Parfois, j'en coupe. Quand même. Il y en a un, j'en laisse, parce que je trouve que ça fait quand même naturel. Oui, c'est vrai,

  • Speaker #1

    c'est un peu plus naturel.

  • Speaker #0

    Mais parfois, il y en a beaucoup. On a tous des tics de langage différents.

  • Speaker #1

    J'ai tendance à les laisser... Si je bafouille vraiment, j'enlève. Mais j'ai tendance à faire des... réfléchissons. Et c'est difficile à couper parce qu'en fait, je pars...

  • Speaker #0

    J'ai le même problème.

  • Speaker #1

    Et après, c'est au milieu de ma phrase et c'est un mot que j'ai dit très en longueur. Donc, je ne peux pas le couper. Donc, j'ai accepté que des fois, il y avait vraiment des longueurs bizarres.

  • Speaker #0

    J'ai le même souci. Il y a des mots que je fais durer très longtemps. Genre, mais... Vas-y, Pauline, c'est bien. Continue. Pas grave, pas grave.

  • Speaker #1

    J'ai tendance à enlever les petits tics comme les donks au début des phrases. Si je peux, j'en enlève quelques-uns. Mais c'est tout, par contre. Je laisse un maximum de trucs un peu longs comme ça.

  • Speaker #0

    Ouais, qui sont restés naturels.

  • Speaker #1

    Ouais. Sinon, ça fait très... On a l'impression que la personne,

  • Speaker #0

    c'est un robot. C'est un débit,

  • Speaker #1

    quoi.

  • Speaker #0

    T'es une IA, c'est bon, arrête de mentir.

  • Speaker #1

    C'est vrai. C'est vrai, mon copain m'a demandé pourquoi je ne faisais pas faire mon montage par une IA. J'ai dit, je n'approuve pas.

  • Speaker #0

    C'est non. Bon, je pense qu'on a fait le tour sur le voyage. Vraiment, on a même un peu dévié. mais bon à un moment on a dévié moi je trouve que je suis restée quand même relativement dans le thème non non ça va c'était super bien je te remercie beaucoup d'avoir participé et bah de rien et puis à bientôt à bientôt merci d'avoir partagé ce moment avec nous si cet épisode vous a plu n'hésitez pas à en parler autour de vous et sur les réseaux sociaux et pour rappel le podcast à nous deux c'est un mardi sur deux

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