Speaker #0Salut ! Bienvenue sur le podcast de Anneau 2. On va parler d'un sujet qui fait du bien, rien qu'en l'évoquant, l'âme d'enfant. Vous savez, cette petite ou grande partie de nous qui fait que l'on s'émerveille devant des lumières de Noël, celles qui rêvent parfois trop fort, celles qui sont un peu vulnérables aussi. Je pense que chaque adulte a en lui sa part d'enfant, parfois cachée, parfois assumée à petite dose ou alors omniprésente dans sa personnalité. Aujourd'hui, on va parler de ça, de comment on tente de la conserver, de la nourrir et surtout de rendre heureux cet enfant intérieur. Et on en parle avec Marie. Salut à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast. Aujourd'hui, je suis très contente d'accueillir Marie, qui m'a contactée il y a quelques mois maintenant sur Insta, en me proposant de faire cet épisode autour de l'âme d'enfant, de ce que c'est que de garder son esprit enfantin quand on est un adulte. Et j'ai adoré ce sujet, donc je lui ai dit bienvenue. Salut Marie ! Salut ! J'adore l'entreprise ! Merci beaucoup d'être là. On va rentrer dans le vif du sujet. Pour soi, ça veut dire quoi de garder son âme d'enfant ? Est-ce que c'est plutôt une émotion, une attitude, un état d'esprit, une leçon de vie ? Que m'importe ! Une leçon de vie ! Soyez un enfant toute la vie ! Très bonne question ! Je crois que le premier truc qui me vient, c'est que moi on me dit souvent que j'ai 4 ans. Alors que tu vois, je fais un métier un peu sérieux, genre je tatoue des trucs sur la peau des gens, donc quelque chose qui reste pour toute la vie et qui nécessite d'être très concentrée et très sérieuse. Assez définitif quand même. Assez définitif, ouais. On est plutôt sur quelque chose de cet ordre-là. Mais depuis quelques années, je rigole beaucoup comme une enfant et je fais un peu des bêtises des fois et beaucoup de jeux dans la vie. Et du coup, c'est un peu ça que ça m'évoque en général. J'imagine qu'il y a plein de manières de l'appeler. que ce soit âme d'enfant ou être un enfant ou enfant intérieur etc c'est un gros topique si on peut dire, je pense qu'il y a un gros spectre autour de tout ça c'est un sujet assez vaste au final mais c'est trop cool, je sais pas comment est-ce que tu le définis, comment est-ce que toi tu le vis bah pour moi garder l'âme d'enfant déjà je pense que c'est un trait de personnalité, ah ouais tu crois ? ouais je pense enfin après voilà c'est mon point de vue mais je pense que c'est un trait de personnalité j'ai l'impression que dans la vie il y a des gens qui se prennent très au sérieux et qui Oui. Du coup, on ne plus trop cet âme d'enfant, tu vois, mais je me dis, ça fait partie de leur personnalité. Ils sont comme ça. Et puis, il y a d'autres personnes qui l'ont un petit peu. Et puis d'autres, je ne sais pas dans quelle catégorie, entre guillemets, tu te places toi. Et puis d'autres où c'est vraiment, c'est eux, quoi. Genre, ouais, un tel, il a vraiment une âme d'enfant. Il est toujours en train de rigoler, de vouloir faire des trucs, des bêtises, tu vois, comme tu dis un peu. Donc, ouais, pour moi, c'est un peu un trait de personnalité. Qu'on entretient plus ou moins. Qu'on nourrit. Je trouve que c'est un trop bon verbe, nourrir l'homme d'enfant. Moi, j'aime bien parler en image des fois. Si on parle en image, moi j'imagine un peu, tu vois, toutes les personnes que tu vois en costard, tout ça, Alain, et aussi toutes les personnes que tu vois sur scène, des politiques, ton voisin, ta voisine, etc. Je les imagine vraiment avec un petit enfant à l'intérieur. Et il y en a qui l'ont un peu... qui se sont un peu reconnectées avec ou qui l'ont un peu pris par la main et d'autres qui l'ont un peu enfermée ou qui, comme tu dis, se prennent un peu beaucoup au sérieux, tu vois. Moi, tel que je le vois, c'est plus un truc que tu peux unlock. Ah ouais, ok. Mais que tout le monde peut réavoir accès à ça, plus ou moins selon les phases de vie aussi ou selon ta personnalité. Je le vois un peu comme un truc que tout le monde a, mais qui parfois, le chemin, il est rompu. Ouais, ah ouais. C'est vrai en même temps ce que tu dis parce que... Enfin, tu vois, j'ai un travail assez sérieux avec des gens un peu en costume, quoi. Et il m'est arrivé de voir certains collègues costards-cravates au boulot très sérieux et tout. Tu dis, lui, jamais de ça, il rigole, tu vois. Le truc qui fait rire, c'est une blague politique. Et j'ai vu cette personne avec son enfant. Et effectivement, là, je me suis dit, ah, tiens, son enfant peut-être réveille son enfant intérieur, ou son âme d'enfant. Donc, ouais, ce que tu dis est peut-être... pas faux. C'est vrai. Ça me fait trop penser. J'ai une de mes mamies qui, vraiment, quand tu la vois, j'ai l'impression que tu vois dans ses yeux vraiment un regard pétillant d'enfant. Et elle a des rides qui sont magnifiques. Elle a vraiment des rides de sourire. Et elle parle beaucoup de quand elle était petite, elle avait plein de frères, il était toujours plein de bêtises et tout. Et j'ai l'impression vraiment, quand tu la vois, tu vois l'enfant qu'elle est. Tu vois ? Je sais pas si toi t'as des gens autour où ça fait ça, ou... Parfois ça dépend des situations aussi, tu vois, comme tu dis, mais je trouve que c'est hyper beau quand tu rencontres quelqu'un et t'as vraiment l'impression de voir une partie d'enfant de lui. Ouais, je vois ce que tu veux dire. J'ai pas d'exemple là qui me vient. Je vois parce que, tu sais, parfois tu rencontres des personnes et tout de suite dans le regard tu sens ce truc rieur, un peu... Je trouve pas le terme, j'allais dire mesquin, mais pas du tout. C'est pas du tout le bon terme. Mais tu sais, un peu... Ah, je trouve pas le mot. Est-ce que tu veux décrire ce que le mot dit ? Un peu shippie, mais gentille shippie, tu vois. J'ai fait une bêtise, petite bêtise, mais... Oui, tu vois tellement. J'arrive pas à trouver le terme. Si vous le trouvez pour moi, dites-le moi, parce que là, je l'ai perdu. Là, je l'ai perdu. Mais ouais, tu sais... Dans le sourire, dans les mimiques du visage, tu vois, où ça fait un peu hi hi. Je l'ai fait en onomatopée, d'accord ? C'est très bien. Ça, c'est pas les onomatopées, vraiment. Mais oui, je sais pas ce que tu vas dire. Mais par contre, j'ai pas l'impression d'avoir d'exemples dans mon entourage. En tout cas, dans mon entourage proche, j'ai pas d'exemples. Mais en tout cas, j'adore que ça soit ta grand-mère pour toi. Vraiment, mais moi, j'ai toujours vraiment beaucoup vu comme ça. Je sais pas si elle l'est plus parce qu'on est ses petits-enfants ou pas. Mais j'ai l'impression qu'elle... Elle a vraiment réussi à garder ça. Je ne sais pas si elle l'a débloqué un moment dans sa vie ou si elle l'a toujours eu. Et anecdote, moi je rigole facilement aujourd'hui, je souris pas mal et tout. Mais vraiment, moi pour le coup, je l'ai beaucoup vécu comme un déblocage à un moment. Ou j'ai... peut-être que c'est une dente de question d'après, peut-être que je ne sais pas. Je ne sais pas, c'est pas grave. Mais j'ai eu une enfance très très heureuse. Pour le coup, j'ai eu énormément de chance là-dessus. Et il m'est arrivé des trucs vraiment pas drôles sur la fin d'adolescence. Et ça m'a rendue très sérieuse. Je pense très traumatisée aussi sur certains trucs. Et du coup, sur mon début de vie d'adulte, je pense que je me prenais aussi beaucoup au sérieux et que j'essayais tellement de dealer avec le poste ça, tu vois. Et ensuite, j'ai déménagé au Canada. Il y a eu vraiment un gros déclic à ce moment-là pour moi et où je me suis entendue rire avec mon rire d'enfant. Je ne sais pas si ça peut te parler ou si ça peut parler aux gens. Mais ça m'a vraiment... Je me suis vue de l'extérieur et je me suis dit « Attends, ça, ça ne m'est pas arrivé depuis vraiment très très longtemps. » Et ça a été hyper beau dans ma vie et mon rapport à moi de me dire « Ok, il y a un truc qui se passe, un truc qui se reconnecte un petit peu. » Et moi, je l'ai vraiment vécu comme ça. Et à partir de là, la vie était un peu plus rigolote. Mais c'est des étapes de vie. De toute manière, tu ne peux pas trop choisir ce par quoi tu passes. Non, ça c'est sûr. Après, tu peux choisir comment est-ce que tu appréhendes la chose, comment tu décides aussi de le soigner ou pas, de le vivre, de grandir avec, etc. Mais je trouve que c'est intéressant que tu parles de ça. Parce que quand on pense âme d'enfant, on se dit que, tu sais, les enfants, on se dit c'est pur. En gros, ils n'ont encore connu aucun malheur. Donc, tout est marrant, tu vois, tout est rigolo. C'est l'insouciance, en fait, tu vois, quand on est enfant. Et c'est vrai, la plupart des enfants, c'est vrai, tu vois. Et effectivement, quand tu grandis, bon, il t'arrive des trucs nazes, plus ou moins graves, plus ou moins nuls, qui t'impactent plus ou moins, etc. Et parfois, c'est vrai que ça peut être dur de dealer avec ce... Ah putain, c'est ça la vie d'adulte ? On est sûr que ça va être ça ? Bon, du coup, je fais quel choix ? Est-ce que je vais rester dans l'enfant et j'occulte aussi ce qui m'est arrivé ou des trucs comme ça ? Ou est-ce que je me mets dans ce truc de vie d'adulte où en fait, on rigole pas et on avance tête baissée ? Parce qu'en fait, c'est comme ça que ça marche. Mais tellement nul, la vie d'adulte, c'est jamais... tu vois, métro, boule au dodo, c'est un peu triste au final, il y a quand même d'autres trucs. Mais moi, je pense que après tous ces épisodes-là, j'ai beaucoup fait de thérapie, et je crois que ça m'a beaucoup aidée quand même à dire ok, ça s'est passé, et maintenant comment est-ce que tu vis avec toi ? Et je pense que justement, la thérapie m'a beaucoup aidée à comprendre comment je fonctionnais, et qu'il y avait un peu différentes parties de toi, dont quelque chose de très insouciant, très naïf et très... Bah un peu comme tu dis, tu vois, pur et très simple, tu vois. Mais on ne dira jamais assez. Allez voir des psys ! Oui, oui, des psys, des thérapeutes. Tu as tellement de thérapies en plus qui existent. C'est clair. Tu vois, moi je crois qu'un des trucs qui m'a beaucoup marquée, c'est l'hypnose. J'ai vu un psychiatre pendant très très longtemps. J'ai vu un hypnothérapeute aussi un moment. Et vraiment, du coup, il me faisait visualiser différentes parties de moi. Un peu, je ne sais pas si tu as regardé la saison 2 de Bref. Ouais. Ah bah tu vois, c'est une scène au départ là. Oui, bon c'est... Ah, je vais peut-être faire un spoil, vous pouvez peut-être... Oui, attention ! Enfin, moi que c'est bon, ça fait un moment que c'est sorti, mais... Ouais, mais je crois que c'est dans le premier... Peut-être le premier épisode de la saison 2 ? Ou le deuxième, je sais plus. Bon, c'est un mini-spoil. Mais à un moment, il y a plein de versions de lui à des âges différents dans une caisse. Et je trouve que c'est hyper parlant de... T'as des peurs qui vont être communes à plein d'âges de ta vie, et certaines parties de toi qui sont plus propres à un âge, etc. Et tu peux essayer de jongler là-dedans. Je trouve ça hyper intéressant comme question. Ouais, mais c'est vrai. Et il n'y a qu'en grandissant, en fait, que tu t'en comptes. Est-ce que tu ne connais pas encore ton futur toi ? Et qu'est-ce que ton toi d'aujourd'hui pourra dire à ton toi dans 30 ans, tu vois ? C'est trop intéressant, en vrai. Je peux te raconter une autre anecdote ? Oui ! Quand j'avais 18 ans, du coup, je suis partie chez mes parents. Et je suis passée par un truc qui s'appelle, je crois que c'est Futur.me. Si on prend bien la française. Et du coup, c'est un site par lequel tu peux t'envoyer une lettre au toit du futur. Et du coup, moi, j'avais fait ça quand j'avais 18 ans. Je me suis envoyé une lettre à moi quand j'avais 25. Donc l'âge que j'ai aujourd'hui. Et d'autres âges, je ne me souviens absolument pas quel âge. Je me souviens que ça va être la surprise. Et du coup, tu le reçois par mail. et je suis passionnée par ces petites capsules temporelles de réponses à soi et je trouve ça hyper émouvant de voir à tel âge, t'as telle peur, tu t'imagines dans telle situation ressembler à ça, etc. Et quand je l'ai lu vraiment, enfin j'ai tellement pleuré après, je pleure très facilement dans la vie, mais j'avais trop envie de me faire un câlin et de me dire mais ça va tellement aller, genre t'en fais pas du tout, tu vois. Et enfin voilà, si jamais il y a des gens qui veulent faire ça, je trouve que c'est un super bon exercice de s'écrire à soi-même au soin du futur et de Merci. Je trouve que ça permet aussi tellement de bienveillance envers soi et de dire, je fais tellement mon maximum avec ce que j'ai là tout de suite. Oui, et puis aussi, ça permet un peu de prendre de la distance, de se dire, c'est vrai que là, j'en étais à ce point-là. Et peut-être que le jour où tu le lis, tu es aussi encore dans un truc merdique et tu te dis, regarde comment il y a dix ans, c'était la merde, tu t'en es sorti. Donc, je pense que grave, il faut encore t'en sortir pour en revenir sur l'âme d'enfant. Toi, tu disais que c'était quand tu as vécu des moments difficiles, traumatiques, que tu as commencé à le perdre. Et quand c'est revenu, tu l'as vécu comment ? C'était genre, wow, purée, trop bien ? Ou est-ce que tu as dû te réapproprier un peu ce toi, en fait ? C'est une super bonne question. Je crois que je le vis un peu comme s'il avait été à la cave pendant plein d'années, tu vois. Et que je n'ai pas du tout fait volontairement un chemin d'aller le chercher. Plus, un jour, je me suis rendu compte qu'il était remonté. Et vraiment, c'est dans ma tête corrélé à quand j'ai déménagé sur un autre continent, tu vois. Je crois qu'il y avait aussi quelque chose d'un peu liberté, de « vas-y, là, je peux faire ce que je veux, je connais personne » . J'ai complètement changé de coupe de cheveux à ce moment-là. Il fait très très long avant mon arrivée, il fait très très court. Et ben, vraiment, le premier souvenir que j'ai de ça, c'est vraiment de m'entendre rire avec le rire de quand j'étais petite. Et je crois que je riais à une blague de quelqu'un, tu vois. Ou peut-être que je me fais rire moi-même, je sais plus trop. Et c'est beaucoup passé par... À ce moment-là, j'ai eu la chance d'avoir un groupe d'amis qui s'est formé, qui était assez fort. On habitait tous dans le même immeuble, un peu comme à la Friends. Trop bien, j'adore. Trop cool, cette personne ferme ses portes, tout le monde passe d'appart en appart, c'est trop bien. Et du coup, ça a aidé aussi beaucoup socialement d'être avec énormément de gens qui s'entendent bien. Ça va paraître peut-être un peu bizarre dit comme ça, mais je me suis rendue compte que je pouvais être drôle. Et j'avais complètement oublié que je pouvais être drôle dans la vie, parce que je crois que je ne faisais plus de blagues, parce que je crois que je n'avais pas la joie d'en faire à ce moment-là, peut-être. Je sais pas si c'est la meilleure formulation, mais voilà. Et du coup, de me réaliser que je pouvais être drôle et qu'on pouvait faire des bêtises et qu'on pouvait courir dans le couloir pour aller plus vite, ça nous fait rire, tu vois. C'est un peu se lâcher prise pour refaire des trucs comme ça, tu vois. Et de faire des batailles de boules de neige ou de se jeter par terre, tu vois. C'est des trucs que je crois que dans mon début de vie d'adducte, je m'autorisais jamais à faire. Parce que, je sais pas, je crois que j'avais peut-être tellement peur de l'image que je renvoyais que j'avais l'impression qu'il fallait être sérieux. Enfin, tu vois. Mais après, je ne sais pas si toi, tu as déjà ressenti ça, mais quand tu es enfant, tu as souvent parfois hâte d'être adulte. Mais tellement. Et quand tu commences à grandir, souvent quand tu es à l'adolescence, si tu fais un truc désigné trop enfantin, on va parfois te le faire remarquer en disant « Non mais ça c'est bon, c'est un truc de gamin. Non mais il faut grandir. Non mais si, non mais ça. » Et du coup, quand tu es jeune adulte, tu es en mode « Ben non, c'est bon, je ne suis plus une gamine. Je ne vais plus le faire. » genre... Comme tu dis, tu vois, faire une course de chaise roulante dans le couloir, et bah apparemment quand t'es adulte t'as pas le droit de le faire. Donc moi je sais que quand j'étais jeune adulte, je pense que je me prenais grave au sérieux parce qu'en fait on m'avait matraqué pendant toute mon adolescence. Non mais ça c'est un truc de gamin Pauline, enfin, anecdote. Genre quand j'avais, je crois que j'avais une douzaine d'années, avec une copine au collège, genre je sais pas pourquoi, et d'où c'est sorti, mais on s'est remis à jouer au plus mobile. Tellement bien ! Mais genre, Playmobil de gamin, quoi. Enfin, purée. Tu vois, t'as mis comme on s'est mis dans ma tête. Mais bon, des trucs qui sont normalement... Comme si t'avais plus le droit. Ouais, qui sont réservés normalement aux enfants de 7 ans, 8 ans et tout. Alors que nous, on était au collège. On était censés être grandes, ok. Et on s'est remis à jouer au Playmobil. Et genre, c'était vraiment notre secret. En mode, on le dit à personne. Et on jouait qu'entre nous au Playmobil. Et c'était vraiment notre secret de ouf. Parce qu'on savait que si ça se savait... On allait se moquer de nous, nous traiter de bébés et tout tu vois. Et maman, je t'en veux pas de me l'avoir dit, mais je m'en souviens très bien, quand j'avais demandé à ma mère de me racheter des plombiles alors que j'avais tous 13 piges, elle m'avait dit mais c'est un truc de bébé. Tu vois ? Et moi, j'étais en mode, bah ouais, mais c'est pas grave, j'aime bien. Et puis, c'est que avec ma copine, et nana, tu vois ? Et ouais, j'ai l'impression qu'il y a un peu ce truc, quand on est jeune adulte, de se dire, bon, bah là, c'est bon, l'enfance, je la laisse de côté. Donc, tous les trucs de gamin, je les laisse de côté. Et puis, bah, comme toi, vers 24, 25 ans, pareil, bah... Bon, après, moi, j'en ai parlé très librement sur mon podcast, mais mon papa est décédé, tu vois, donc ça a été très traumatisant et tout. Et là, pareil, tu vois, je me suis dit, non, mais vas-y, on s'en fout, en fait. Enfin, tu vois... Est-ce que j'ai eu besoin de ça pour remettre les curseurs ? Je ne sais pas. Mais il n'empêche que c'est cet événement qui a fait que je me suis dit, non, en fait, la vie, venez, on rigole, quoi, tu vois. Parce qu'en vrai, bon, déjà, ça va vite. Et en plus, venez, on ne va pas se faire chier à être sérieux. Même s'il faut l'être dans certaines circonstances et tout. Je ne dis pas, je ne fais pas non plus l'apologie de on rigole de tout, tout le temps, pour rien. Parce qu'on ne peut pas. Mais ouais, je ne sais pas si toi, tu avais ressenti ça quand tu étais jeune. Mais oui, complètement. Moi, j'ai toujours voulu être plus grande. Tu vois, pareil. Et j'ai deux grandes sœurs qui sont plus grandes que moi. Et j'avais des amis plus grands en primaire, tu vois. En soi, parce qu'on était gardées à la même nounou, mais j'étais trop fière d'avoir des amis plus grands. Et on m'a beaucoup dit que j'étais mature pour mon âge. La même chose comme ça, tu vois. Pareil. Du coup, j'ai l'impression que tu veux correspondre à cette image-là aussi. Et t'as envie de rentrer dans les cas, t'as envie qu'on te fasse confiance et tout ça, tu vois. En tout cas, pour moi. Et du coup, ouais, j'ai toujours grandi en voulant être à l'étape d'après. Un peu, tu vois. Et effectivement, quand tu es à l'étape d'après, tu te dis « Ah putain, mais c'est ça ? Il faut que je paie mon loyer, il faut que je paie l'URSAF, bon, c'est pas si fun, quoi, tu vois ? » Bon, en fait, et anecdote, moi, j'ai un peu la même chose que toi pour certains trucs. Déjà, je joue avec des plumes mobiles, mais il y a un truc, j'ai hérité de tous les jouets de mes grands-sœurs. Super ! Et moi, du coup, quand je suis entrée au collège, je voulais plus dormir avec des peluches. Tu vois, je me suis vraiment dit « Ok, je suis une adulte » , enfin, début d'adulte, tellement pas en vrai, mais voilà. Et du coup, j'ai vraiment eu cette scène où je prends mes peluches, je les sors de mon lit, je les mets dans une boîte, je les mets au grenier, tu vois. Et dans Toy Story, c'est dramatique. Et au début du lycée, je crois que, je sais pas trop pourquoi, mais en fait, je fais ce que je veux. J'ai la personne qui va le voir, enfin en tout cas, clairement pas tout de suite. Et du coup, j'ai repris une peluche. Et là, alors tu vois, je dors toujours avec une peluche et je suis trop contente. Et vraiment, je l'aime trop. C'est un petit ours en peluche blanc qui s'appelle Garou, tu vois. Il est trop dur. Garou pour Garou chanteur ? Oui. Non, mais l'anecdote, elle est là. L'anecdote, elle est là. Et le pourquoi du comment, c'est parce que, pour le coup, du coup, au lycée, j'ai repris une peluche qui s'appelle Simba, qui est vraiment Simba du royaume. Et quand j'ai déménagé au Canada, je voulais une bouillotte. Et du coup, j'avais trouvé une peluche bouillotte que tu peux mettre au micro-ondes. Déjà, c'est trop bizarre de mettre un ours en peluche au micro-ondes. Mais bon, c'est pas grave. Et j'habitais à Sherbrooke, ville de laquelle vient Garou. Et du coup, je me dis, attends, c'est trop drôle. Et voilà. Et c'est trop cool de dormir avec une peluche. Et c'est trop cool de dormir avec Garou, ok ? Les mots sont dits. Et autre fun fact, j'habite dans une grosse colocation et on a un énorme ours en peluche. Et il y a un peu un truc, il y a un story de quand quelqu'un va pas bien, il prend l'énorme ours en peluche. Parce que parfois, t'as vraiment besoin d'un câlin et de dormir avec une grosse peluche. Et c'est trop bien. Et t'sais, j'ai des colocs trop chou et qui parfois peuvent être sérieux, parfois peuvent être des enfants et tout. Mais il y a vraiment tout le monde qui à un moment va pas bien et a juste besoin d'être rassurée, tu vois. Et voilà, j'aimerais bien qu'on démocratise plus d'avoir des peluches en tant qu'adultes. C'est vraiment super. Ouais, mais c'est vrai. Mais ouais. Depuis le début de l'épisode, tu dis souvent le terme « je suis une enfant, je fais des bêtises » . Et tu ramènes beaucoup ça, genre l'enfant à la bêtise. C'est pas la bêtise. Je crée une bêtise, t'es pas tant dans le sens « je vais voler à monoprix » , tu vois. Mais c'est plus un truc d'adulte. tellement c'est vérité financière non non non je pense que ça passe par plein de micro trucs mais tu vois vraiment chez moi j'ai un long couloir et j'adore courir dans ce long couloir pour aller plus vite ou glisser parce qu'on peut vraiment glisser en chaussette et j'ai un pote, un de mes collègues qui fait ça il court avec les bras en arrière des fois et c'est trop drôle de faire ça et je sais pas c'est un peu comme le truc de marcher que sur un des trucs du passage piéton Moi je fais ça des fois dans le salon, je me dis j'ai besoin d'un truc et là-bas je vais passer par tous les fauteuils plutôt que de marcher pour y aller. Avec mon amoureux et mes collègues on fait souvent des cabanes, parce que c'est vachement bien de dormir sous une cabane. Je vais te le passer un peu pour une fois mais vraiment c'est trop cool. Mais tu sais j'aime dire cette ambivalence entre la journée, il y a des trucs sérieux d'adjectifs à faire, il y a de l'administratif, il faut ramener des sous à la maison, c'est une réalité. Mais le soir t'as le droit de faire des trucs que tu veux, tu vois. Je sors des cabanes avec Garou. Non mais grave, regarder un dessin animé et boire un chocolat chaud, tu vois. Genre pourquoi pas. Au final, ouais. Et je trouve que c'était cool de s'autoriser à se dire « Ok, bah vas-y, j'étais un adulte toute la journée, j'ai fait mon taf d'adulte, maintenant je vais l'astérix et obélix et personne n'a d'archi, en fait. » Qu'est-ce que tu vas faire ? Mais rien du tout ! En plus, aussi, si jamais, aux bibliothèques municipales, vous pouvez emprunter des bandes dessinées gratuitement, comme tous les livres. Et c'est trop bien, il y a vraiment plein de BD d'enfants, où franchement, après ta journée de taf, moi je trouve ça génial de se dire, vas-y, là je vais lire une histoire simple avant de dormir, plutôt qu'être sur Insta ou des trucs comme ça, tu vois. Enfin moi je sais que ça me met dans la vie, tu vois. Et c'est vraiment gratuit grâce aux bibliothèques, donc incroyable. Allez aux bibliothèques, c'est marocain ! Allez, sponsor par la municipalité, ok, franchement ! Musou, c'est un service génial de la vie. en vrai. Mais c'est vrai, et on n'y pense pas assez. Alors que franchement, tu y vas, tu te dis bon, j'aimerais emprunter un livre, et voilà. Quand t'es pas un psychopathe du livre comme moi, où tu veux que ton livre soit à toi et tu le prêteras jamais à personne, ça marche bien, mais ça dépend des livres. Les BD, franchement, ça coûte cher. Et du coup, pouvoir les emprunter, parce que ça se lit vite, mais c'est trop bien à lire. Mais du coup, il y a certains livres où je suis vraiment comme toi, et je veux que ça reste à moi, et que personne ne me corne mes pales. Et d'autres où j'ai l'impression que ça se prête un peu plus essentiellement. On parlait un petit peu mais d'entretenir finalement cet enfant en faisant des cabanes, en faisant des glissades, en faisant du roller dans les couloirs. Oui, j'ai fait ça hier. Je me l'ai raconté avant l'épisode jeune. Est-ce que pour toi, ça te semble ou ça t'a semblé être un besoin et ou un effort d'entretenir un peu cette âme d'enfant ? Très bonne question. Je crois pas du tout. Je crois que c'est plus un... Je sais pas si c'est un refuge ou une récompense un peu. Mais je crois que je le vis vraiment, tu vois, le matin je suis une adulte, le soir je suis une enfant, un peu. En tout cas, la plupart du temps, quand il y a besoin de trucs sérieux, le soir je suis là. Je pense que c'est beaucoup passé par les gens que j'avais autour de moi. Une des raisons pour lesquelles je suis tombée très amoureuse de la personne qui partage ma vie en ce moment, c'est qu'il avait vraiment beaucoup ça aussi. Et du coup, j'ai l'impression qu'on se nourrit un peu l'un de l'autre dans le fait d'être des enfants. Et tous les deux, on a un peu ce côté très adulte et sérieux quand il faut, mais aussi vraiment lâcher prise sur certains autres trucs. Et c'est un truc qu'on se dit souvent de... Ensemble, la vie, elle est simple, tu vois. Et dans notre colocation, parce que du coup, j'habite avec lui et tes potes, et il y a beaucoup de gens qui ont ça. Et du coup, j'ai l'impression qu'on se sent... Ouais, je sais pas, on laisse un peu tous les portes ouvertes de temps en temps. Genre, il y a quelqu'un qui va, je sais pas, lancer un rouleau de papier toilette sur quelqu'un d'autre, et du coup, ça va partir en grosse bataille, ou des trucs comme ça, tu vois. Ou, je sais pas, le lendemain de soirée, une fois, on avait besoin de faire le ménage, et il y en a juste un qui a commencé à proposer un jeu dans le couloir, et du coup, on a fait un gros jeu dans le couloir, tu vois. J'ai l'impression que ça passe un peu par ça, et je crois que plus je grandis paradoxalement, et plus j'ai du mal avec les gens trop sérieux, qui vraiment veulent prouver des choses ou quoi que ce soit. Chacun deal avec ses choses, et c'est moins les gens qui font partie de mon quotidien, et les gens proches de moi, je crois. Je m'entoure un peu de gens qui, parfois, posent ce côté-là. Moi, j'ai l'impression que c'est un peu poser le cerveau. Tout à l'heure, tu disais un peu lâcher prise, et c'est un peu ça. Et même, à des moments... Je te pose la question parce que moi, à des moments, j'ai l'impression que j'oublie qu'il faut que je me déconnecte, du coup, et que je redevienne un peu bébé Pauline. Toi, tu le fais volontairement, du coup ? Parfois, ouais. Parfois pas du tout. Mais il y a des moments où je me rends compte. Par exemple, avec mon mec, on a une discussion hyper sérieuse, machin et tout. Tu vois, on parle d'un truc sérieux, c'est pas drôle, machin. Et après, il va se lever pour faire la vaisselle. Et là, je suis en mode, oula ! Là, c'était trop sérieux. Là, il faut que je décharge. Et genre, je sais pas, je vais lui mettre de la mousse sur le nez, tu vois, ou un truc comme ça. On a de... Viens, allez, tu vois, on dédramatise l'histoire. Et ouais, il y a des moments, tu vois, où mon cerveau se dit... Il y a une petite lumière qui s'allume en disant, il faut dédramatiser, trouve une connerie à faire, tu vois. Et toi, ça passe beaucoup par la connerie comme tu dis. Ouais. Ok. Ouais, ouais. T'es en train de manger du chocolat, genre du chocolat fondu, je vais lui en foutre sur l'aise. Ça passe donc beaucoup par lui mettre des trucs comme ça. Ouais. C'est une victime. Oh no ! C'est mon souffre-tout, là, ok ? T'es mon procédeur. Non, j'ai gagne, c'est pas vrai. Mais ouais, ça passe souvent par des trucs comme ça ou par une blague un peu potache, tu vois. Genre, je vais dire un truc rien à voir. Genre, j'ai un de mes collègues de boulot, il fait un truc que je trouve hilarant. C'est que quand il éternue, il essaie toujours de faire un bruit d'éternuement différent, tu vois. C'est hyper précis comme volonté. Hilarant. Et ça, c'est le genre de truc, ça me fait rire, tu vois. Faudrait qu'il ait une banque de tous ses éternuements, tu vois. Il faut que ça s'appelle comme ça sur son ordinateur. Mais tu vois, il y a aussi ça, trouver des termes un peu rigolos, un peu enfantins. Tout à l'heure, je ne sais plus ce que je te disais, on en parlait en off. On parlait du fait que j'avais fait du patin à roulettes dans mes couloirs et tout. Et je ne sais plus ce que je t'ai dit, mais c'était un mot enfantin, rigolo, tu vois. Approprié, mais un peu décalé. Et ça passe par ça, tu vois. Et ça, par contre, je ne le fais pas volontairement. Il y a des moments, quand je me sens à l'aise et tout, ça sort comme ça, tu vois. Et d'autres moments où je sens que quand l'ambiance est un peu trop tendaxe, je suis en mode, il faut trouver... quelque chose. Là, je vais trouver un truc et puis ça va détendre, ça va me faire du bien, ça fera du bien à tout le monde et on va rigoler et ça va passer, quoi, tu vois. Moi, je crois que ça passe aussi beaucoup par quand j'ai eu une grosse journée. Tu vois, le soir, j'ai envie de trucs réconfortants. Ouais, je pense que c'est vraiment le mot qui fonctionne pour décrire ça dans ma tête. Et tu vois, parfois, ça va être me faire un chocolat chaud, parce que c'est vraiment une boisson d'enfant, je trouve ça trop bien. C'est ouf. Et parfois, ça va être regarder un dessin animé. Je sais pas si toi, t'en as des très rassurants, que t'as vu plein de fois et tu t'en lasses pas ou des trucs. comme ça tu vois mais moi il y en a vraiment plein ça me fait toujours du bien quand je les vois il y a pas très longtemps avec un de mes colocs il y avait un soir on était un peu triste tous les deux et on voulait de base regarder un film très sérieux et finalement ça nous a pas tenté et on a regardé Réponse et on a pleuré tous les deux mais tu vois je trouve que c'est trop cool aussi de revoir des trucs de quand t'étais enfant ou relire des trucs de quand t'étais enfant et ça fait du bien carrément est-ce que t'as des enfants un peu dans ton entourage ? et bah pas tant que ça j'ai grandi avec beaucoup d'enfants puisque j'avais beaucoup de cousins oui et deux grandes soeurs mais qui sont quand même un peu plus âgées que moi mais j'en croise plus qu'autre chose je travaille dans un endroit où il y a beaucoup de mixité sociale du coup il y a beaucoup d'enfants dans les espaces communs mais pas tant que ça ouais t'en retois pas spécial quotidiennement parce que aussi moi j'ai deux nièces 9 ans et 4 ans et demi aujourd'hui et en fait quand la première est arrivée dans ma vie alors là laisse tomber j'ai laissé enfin j'ai ouvert mes lapins Pauline, enfant avec elle, c'est un truc de ouverte, tu vois. Ah c'est marrant, du coup tu dis tu l'as ouverte. Ah ouais, genre tu l'as ouverte, tant qu'il y avait zéro limite quoi. Genre, bien, on fait ce que tu veux. Bon, on va pas mettre les doigts dans la prise non plus, tu vois. Mais un truc de liberté du coup. Ah ouais, complet. Et genre, je sais que quand je vais les voir, parce que je les vois pas souvent, on habite un peu loin. Mais quand je les vois, comme ça me fait du bien, parce qu'en fait, alors c'est peut-être très bizarre ce que je vais dire, mais je me mets à leur niveau. Tu vois, vraiment, moi je me remets en mode Pauline enfant. C'est pas parce que tu es inférieure, c'est juste un truc de... Ouais, je veux la partie d'actif. Ouais, c'est ça. C'est vrai, c'est ça. C'est vraiment que je me remets... Bah, je me mets à leur place, en fait. Et moi, à leur place, j'ai pas envie d'avoir un repas qui dure trois heures et où on va parler et où on doit rien dire à côté. En vrai, je suis... Ah, mais c'est tellement un bon exemple. Moi, je le déteste toujours à l'heure actuelle. C'est un repas qui dure tellement longtemps où tout le monde fait genre... Il sait les trucs alors que personne ne sait ce qu'il fait dans le fond, tu vois. Genre, moi, j'ai toujours envie de dire, on fait un jeu ? Je suis toujours cette meuf dans les repas de famille à attendre le moment où je vais pouvoir caler un petit bac. On fait quoi ? Exactement pareil, parce que je suis assez angoissée socialement. Et du coup, les jeux, c'est un très bon moyen d'être avec les gens, de partager du temps de qualité, mais sans toujours être dans les discussions et les confrontations parfois de certains trucs. En tout cas, moi, je ne suis pas capable d'avoir des discussions pendant quatre heures. C'est trop demandant pour moi socialement. Alors que les jeux, je trouve, c'est vraiment un bon compromis de temps social, mais où tu fais une activité ensemble, tu vois. Et puis, je trouve que t'apprends aussi les gens dans leur manière de jouer, leur manière de réagir. Mauvais, bon perdant, stratège, enfin, tu vois, j'adore. C'est vraiment un truc que j'aime trop. Et tu vois, quand je suis avec mes nièces, bah ouais, je me mets la capette sur le carrelage et elles montent sur moi comme si j'étais un poney, quoi. Bah oui, mais pourquoi pas ? Et oui, ma famille me regarde en mode, elle est tarée, cette meuf. Et vraiment, je... Peut-être qu'ils se disent pas ça, mais leur regard, en tout ce cas, parfois, c'est un peu en mode... Mais comme ça, t'avais pas le droit. Alors que les enfants, en vrai, c'est trop intéressant. Pourquoi est-ce que quand tu vois un enfant jouer à quatre pattes, ça ne choque personne ? Alors qu'un adulte, t'es genre, mais attends, mais pourquoi ? Mais au final, c'est juste une différence de taille et de nombre d'années sur sa carte d'identité. Exactement. Et j'aime trop, tu vois, faire ça. Bon, évidemment, je pratique beaucoup plus vite que quand j'avais 10 push pour faire autre poignée. Mais j'en ressors... trop contente. Et puis, les petites sont trop contentes aussi, tu vois. Et du coup, on a un lien, même si on se voit pas souvent, encore une fois, on a un lien hyper fort, mais parce que je pense qu'elles se disent « Pauline, elle est comme nous, quoi. » Elle sait être comme maman, en mode plus sérieuse, et il y a les règles, il faut respecter certaines choses et tout. Mais j'ai aussi ce truc de se dire « Vas-y, on est hors de la colline, vas-y, cours, cours de la boîte, c'est le type arrivé la première fois. » Mais tu vois, il y a un truc hyper spontané parfois, de se dire, hé là, je peux faire ça. Ouais, ok, je vais faire ça. Mais c'est trop ça. Il n'y a pas très longtemps, avec mes colocs, et c'était l'anniversaire de mes colocs, et du coup, on s'est dit, je vais venir, on va faire un déjeuner. Du coup, on a pris la voiture comme des adultes, puis on a sorti nos luches comme des enfants, et on a fait la luche pendant genre 4 heures. Et puis après, on a fait un igloo, et on était trop contents. Mais tu sais, c'est genre, mais pourquoi pas ? Bah oui, pourquoi pas ? En fait, le privilège d'être adulte, quand même, c'est d'avoir une certaine liberté d'action dans ta life. Tu ne l'avais pas quand t'étais enfant, purée, si on ne peut pas l'avoir quand on est adulte, t'es quoi, tu vois ? En vrai, c'est dur, et j'ai l'impression aussi, ça va peut-être un peu corréler parfois à quel point tu vas bien, tu vois, ta capacité à le faire. Genre, si jamais t'as vraiment énormément de charges mentales, énormément de trucs à penser, peut-être des problèmes d'argent aussi, des trucs comme ça, je comprends que ce soit vraiment hyper dur, en vrai. Oui. Pour avoir eu pas mal de soucis de thunes, là, c'est vrai que quand t'es pris par ça, psychologiquement, c'est dur de plus rigoler, d'être plus léger, en fait. Après, Je trouve que c'est bien que t'amènes là. Est-ce qu'il n'y a pas besoin aussi que ça aille à peu près dans ta vie pour avoir cette légèreté d'âme d'enfant ? Je ne sais pas. Je ne sais pas du tout. Je pose la question. Peut-être que ça dépend des gens. En vrai, je ne sais pas du tout. Moi, je pense qu'il y a vraiment des phases dans la vie où je ne pouvais pas le faire. Ou si jamais quelqu'un était trop enfantant, je dirais que c'est bon. Mais j'ai l'impression que ça dépend de plein de choses. Il y a certaines manières de prendre soin de soi. J'ai l'impression que ça peut passer par ça pour certaines personnes. Et parfois où c'est juste... Je ne sais pas trop où je vais avec ma phrase, en fait. Il me perd nettement. Je crois que ce que tu voulais dire, je pense, c'est que il y a des personnes, pour prendre soin d'elles, elles vont avoir besoin de ça, de cette légèreté, de cette âme d'enfant. Et pour d'autres, prendre soin d'eux, ça va justement d'avoir un truc peut-être hyper cadré où on ne rigole pas, justement, parce qu'en fait, on va être sûr de là où on va, de mon point A à mon point B. Je vais passer par là, le bis, le tiers, le machin. Peut-être besoin de moins de légèreté, justement. Mais oui, effectivement, chacun est différent. Ouais, et je crois vraiment au fait que la vie, ça a beaucoup d'effaces. Tu vois ? Ouais, c'est vrai. Et qu'il y a certains moments où c'est pas là-dedans que tu vas mettre ton énergie, c'est OK. Et certains moments où tu peux plus te le permettre aussi, quoi. Est-ce que, toi, il y a des moments dans ta vie où être une grande enfant, ça a pu te poser des problèmes, te mettre des barrières, pas être prise au sérieux ? Tu vois, des trucs comme ça ? Je crois pas du tout. Ok, je suis très honnête avec toi. Bah c'est cool, tant mieux. Tu peux être toi-même, tu vois, c'est ok. Mais je pense que c'est vraiment un vrai truc de... Pour le coup, quand... Quand il faut travailler, je suis là. Quand il faut avoir une discussion sérieuse, je suis là. Et j'essaye de ne pas esquiver les trucs par l'humour. Et vraiment, quand il y a un truc à gérer, j'essaie vraiment de le faire. Je pense que c'est plus au contraire. Parfois, ça m'aide pour plein de choses. Comme tu dis, de désamorcer certains trucs qui, parfois, après avoir le truc sérieux, juste pour faire l'étape d'après et dire « Bon, on a eu ce truc sérieux, ok, on peut briser un peu la tension » , un truc comme ça. Notamment dans les pratiques. artistique que j'ai, je crois que ça m'a énormément énormément aidée parce que du coup avoir parfois de l'humour qui vient ou quelque chose de plus léger, parfois sert le propos qui est sérieux derrière ou aide à gérer la situation ou des choses comme ça tu vois. Genre moi je tatoue et j'écris et dans l'un comme dans l'autre, parfois avoir vraiment un côté enfantin ou naïf sur certains trucs entre guillemets, j'ai fait des guillemets mais vous pouvez pas le faire. Parfois ça aide vraiment. Je le vois plus comme... Dans la vie, j'ai une petite mallette d'outils et de trucs que je sais faire ou qui, comme le nom d'outil l'indique, sont utiles parfois. Et je crois qu'avoir un côté enfantin, c'est vraiment un de mes outils. Je crois que je le vis vraiment comme ça. Je le sors ou je l'autorise quand il y a besoin, quand j'ai l'impression que c'est cool ou quand... Peu importe. Mais parfois, il n'est pas là et c'est OK. Attends, moi, il y a des moments, il est là et il devrait pas. C'est vrai. Des exemples, des exemples. Bah, ça va surtout des exemples pros. Je pense, même si là, j'ai pas un exemple précis, tu vois. Mais je crois que ça m'est déjà arrivé, genre, d'être avec le patron. Et il me parle d'un truc sérieux et tout. Et moi aussi, je suis sérieuse, tu vois. Mais je vais sortir une petite blagounette, tu vois. Et il me regarde en mode... Et là, je fais là, pardon. Excusez-moi. C'était apparemment pas le lieu ni le moment, tu vois. Et moi, ça m'arrive d'être un peu indélique. Je sais pas si on peut parler ça d'indélicatesse, tu vois, mais parfois de tomber un peu comme un cheveu dans la soupe, en mode oupsie. Et est-ce que c'est que dans des contextes professionnels ? Ouais. Non, je crois que ça m'est déjà arrivé aussi dans le perso. Je réfléchis. En fait, il y a un truc qui m'est venu, mais je peux pas le recompréter. Mais non, je pense que dans le perso aussi, ça m'est déjà arrivé, genre... Je sais qu'à l'enterrement de mon père, tu vois, j'ai été chelou. Je le sais, tu vois. Est-ce que c'était ta manière de gérer le truc ? Oui. Ouais, ouais. Clairement. Mais euh... Je peux te poser une question à laquelle t'es pas obligée de répondre ? Oui. J'ai l'impression que pour toi, ça a l'air de beaucoup passer par l'humour et les blagues. Est-ce que tu crois que c'est une sorte de fuite ? Ou est-ce que tu crois que c'est parce que toi, c'est comme ça que tu le vis sincèrement ? Je sais pas, c'est la meilleure formulation. Ah, est-ce que... Pour moi, c'est vraiment une blague ou est-ce que c'est un moyen d'autodéfense, en gros ? Ouais, un peu, ouais. Non, c'est un moyen d'autodéfense. OK. Ouais, clairement. Je sais que quand je suis pas à l'aise ou un truc comme ça... Ça passe par ça. Rien, viens, on tricole. Allez, c'est mon truc. Donc ouais, parfois... Tu vois, tout à l'heure, t'as dit une phrase qui m'a... Je me suis dit, ah waouh, elle est trop forte, tu vois. T'as dit... Je sais plus comment tu l'as formulée, mais en gros... Quand j'ai un truc à dire, je vais pas y aller par quatre chemins, je vais le dire, je vais pas passer par l'humour alors que je pourrais, tu vois. Et je suis là genre, ah waouh, madame, d'accord, parce que moi... Ah pardon, je voulais te faire un petit tour. Parce que moi, au contraire, je serais plus en mode, comment je vais le tourner pour pas que ça soit trop dur, donc du coup, je vais faire une petite blagounette pour adoucir la chose, tu vois. Moi, parfois, c'est hyper nécessaire de faire des blagues pour... Ouais, mais parfois, c'est hyper nécessaire d'aller droit au but aussi. Mais pour le coup, c'est des questions de personnalité aussi. Oui, tout ça. On est tous communiquant différemment, tu vois. Donc, c'est pas dire toi, tu fais mieux, moi, je fais moins bien ou inversement. Mais tu vois, quand tu l'as dit, ça m'a percuté en me disant « Ah ouais, moi, pas du tout. » Bon. Mais en fait, tu vois, j'ai l'impression dans des contextes comme des enterrements, par exemple. Ouais. Moi, j'en ai pas fait 10 milliards dans ma vie. Mais je sais qu'à chaque fois, il y a quand même plein de manières différentes de vivre. Mais je suis très contente qu'il y ait des gens qui fassent des blagues, parce que pour le coup, moi, c'est des contextes où je n'arrive pas à le faire et où je suis contente que ce ne soit pas que des gens qui pleurent ou qui sont tristes, parce que c'est quand même pas forcément... Enfin, oui, c'est triste, mais ça fait aussi partie de la vie. Est-ce qu'on ne peut pas trouver un truc joli là-dedans ? Oui, c'est très grossier dit comme ça, tu vois, mais... Non, mais de toute façon, c'est sûr que c'est spécial. Et puis, chacun vit aussi le moment différemment, tu vois. Moi, je sais, je crois, je ne m'en souviens plus forcément hyper bien, parce que c'était il y a 11 ans, tu vois. Mais je crois que quand mon père est décédé, Quand on est sorti du lieu d'incinération et tout, je crois vraiment que j'étais avec mes potes et j'ai dit bon allez ça c'est fait. Oh wow ! Alors que mon père je l'aime tu vois, c'était pas du tout en mode bon allez hop on passe à quoi maintenant ? Apéro, apéro ? Non c'était en mode ok... une grosse étape quand t'es dans ton deuil, le moment de l'enterrement, tu vois. Donc c'était plus en mode, allez, ça s'est fait. Et je sais qu'il y a des gens qui étaient autour et qui ont dû se dire, faudrait laisser le titre, attention, cette blague, heurter la sensibilité des auditeurs. Mais tu vois, c'était un moyen pour moi de décompresser, en mode, cette étape nulle est faite, tu vois. Maintenant, je passe au vrai deuil, entre guillemets, de, bon, la personne est vraiment partie et tout et tout, tu vois. Donc ouais, ça je pense, c'était une blague de merde, tu vois. Mais sur le moment, elle était hyper nécessaire pour moi, pour décharger le bazar, quoi. Voilà, c'était un peu nul. Donc ouais, c'est pour ça, je te dis parfois dans certains contextes. Je sais pas si tu parais immature quand tu fais ça. Je crois que c'était le terme que tu avais employé. Ouais. J'ai l'impression que ça se voit parfois, que c'est des mécanismes de défense et que c'est pas... Enfin, que la personne voulait blesser personne. Oui, oui, oui. Je sais pas. Mais oui, je pense que oui, parfois, il y a quand même des moments où on a dû se dire Pauline, elle est immature. Après aussi, comme toi, je suis la dernière de ma fratrie. Donc je pense qu'il y a aussi beaucoup ce truc de... C'est la dernière, quoi, tu vois. Putain, ouais, il y a vraiment un running gag dans ma famille, mais on m'appelle toujours l'enfant. Genre mes soeurs m'appellent l'enfant, c'est mon surnom, tu vois. Alors que, non, je suis pas la seule chef d'entreprise en plus, mais bon. Respectez-moi, s'il vous plaît. Mais je pense que c'est plus une blague du fait que je sois la dernière, tu vois. Moi, je me suis vachement battue contre ça. Ah ouais ? Ah ouais. Auprès de ma famille, je... En fait, avec mon frère, on a 14 ans d'écart. Et avec ma sœur, on a 4 ans et demi. Ok. Donc, j'ai un gros écart avec mon frère, tu vois. Et ça me rendait ouf parce que, genre, mon frère... Enfin, je vais dire un truc à ma mère en mode, ah, mais peut-être que tu devrais faire ci, tu devrais faire ça, machin, gna gna. Moi, elle va me dire... Et mon frère, une heure plus tard, l'appelle, lui dit exactement la même chose. je la prends et là t'as ma mère qui dit bah oui mais alors ton frère il m'a dit que elle m'a frustrée et je pense que ça a vachement contribué à ce truc de Pauline c'est une enfant elle est immature et on ne le prend pas au sérieux là-dedans et en plus tu es tellement inspirée t'as pas choisi de naître la dernière mais je pense que c'est un travail à faire de l'entourage aussi parfois pour les petits derniers comme peut-être pour les aînés tu vois de dire tu vois il y a grave ce terme c'est le plus grand mon grand l'adressabilité alors que tout le monde a 12 ans à un moment et il y a les mêmes infos moi dans ma... je crois qu'on dit surowé quand il n'y a que des soeurs je sais même pas c'est encore un truc de la société patriarcale les voies termités c'est vrai que c'est ça le terme moi ça passait pas par la même chose que toi mais je pense que c'est le même mécanisme un peu mes soeurs et en particulier une avaient beaucoup de mal à quand je racontais quelque chose Ne pas me donner de conseils, ne pas me dire « Ah mais tu devrais faire ça, ah mais pourquoi, ah mais du coup je peux t'aider sur tel truc, tu vois. » Et je pense qu'il y avait vraiment ce regard, dont l'intention est hyper bienveillante, de volonté d'aider un enfant, tu vois. Mais aujourd'hui on est tout adulte, et du coup je sais qu'elle travaille là-dessus et que c'est un chemin et il n'y a aucun souci. Mais j'ai l'impression que c'est parfois dur pour elle de me considérer d'un point de vue d'égalité, vu que pour le coup on a aussi beaucoup d'écarts. et c'est des... Des choses qui, je pense, sont vraiment dures à faire. Oui, quand je raconte un truc, parfois, j'ai pas envie de conseils. Et genre, oui, t'es plus âgée, du coup, t'es passée par plus de trucs, etc. Mais c'est pas pour ça que moi, j'ai besoin que tu me dises, je dois faire ça, etc. Et j'ai l'impression que c'est vraiment parce que je suis leur petite sœur que du coup, elles ont l'impression de devoir me protéger, de devoir me dire un peu quoi faire. Ouais, je vois. Et en plus, là où je voulais en venir, c'est qu'il y a un peu ce combo de c'est la dernière, et en plus, elle a une âme d'enfant plus plus, tu vois. Donc en plus, elle fait des trucs d'enfant. Et parfois, j'ai l'impression, là, ça va mieux, parce que si j'ai 35 ans, tu vois, le temps a fait son travail. Mais ouais, quand j'avais 25 ans, j'ai vraiment l'impression qu'ils me voyaient comme la gamine du quartier, quoi. Ah ouais ? Après, c'est mon image, tu vois, je pense. Là, quand ils vont entendre ça, ils vont dire, mais pas du tout. Aïzen, voilà précisément. Mon frère va dire, ça m'est pas du tout. C'est pas vrai. Tu dis n'importe quoi, Popo. J'aimerais tellement qu'il trouve vraiment ça s'il écoute ce podcast. Et du coup, moi, j'avais vachement ce truc, tu vois, où je me disais, le combo âme d'enfant plus la petite dernière, plus ci, plus ça. Purée, mais considérez-moi comme une adulte, quoi, tu vois. Tu sais que tu me fais réaliser un truc que j'avais jamais conscientisé. Je crois que je suis très sérieuse dans le contexte familial, pour le coup. OK. Et je crois que vraiment, genre les repas de famille. Je pense que ça a changé un petit peu ces dernières années, mais vraiment, quand même, je conscientise la différence quand j'y pense là. Je crois que dans mon cas familial, pour le coup, j'ai encore beaucoup de volontairement de volonté de prouver que je suis au même stade que tout le monde. Vu que tout le monde est plus grand que moi, quasiment, sauf mes cousins et cousines. Je crois que je suis vraiment... Je suis pas sûre qu'on me considère trop comme quelqu'un qui fait des blagues ou qui est jovial en famille, tu vois. Alors que dans mon quotidien, avec mon amoureux, au travail de temps en temps, ou avec mes amis, vraiment de fou. Mais ouais, ça fera 80 euros. Bienvenue dans cette séance de psychéalise. Non mais, tu sais, je l'ai vraiment vécu comme ça. Genre, je l'ai vécu comme, tu sais, la réalisation de Quand t'es chez Oc, tu fais... C'était la bonne question. Je l'adduce ça par moi-même. Non mais c'est vrai. Et moi, je crois que... C'est l'arrivée de mes nièces qui a vachement aidé. Parce que du coup, je n'étais plus la dernière. Ah oui, je comprends ta langue. Tu vois ? Et ouais, vu que j'étais... Enfin, j'ai tout de suite été très proche de ma première nièce quand elle est arrivée et tout. Alors pourtant, je n'aime pas les enfants. Enfin, c'est mon somme. C'est vrai ? Ouais, c'est pas mon kiff. Mais attends, c'est si paradoxal. Enfin, je n'aime que mes nièces, quoi. Et encore, et ce n'est pas du tout contre elles quand je le dis, et je ne les ai jamais cachées à ma famille, mais je les aime, mais à petite dose. T'aimes bien que ce soit tes niens, c'est pas tes enfants. Ah ouais, Bah de toute façon, je veux pas d'enfants. Enfin, tu vois, pour moi, c'est acté, quoi. Je ne désire pas avoir d'enfants. C'est... C'est moi l'enfant. Non, mais vraiment, tu vois. Genre, après, c'est moi l'enfant. Mais c'est une citation, cette phrase. Je ne désire pas avoir d'enfants. C'est moi l'enfant. C'est à toi. Ouais, non, j'ai vachement ce truc de... Bon, y a plein de raisons, hein. On va pas les lister ici, mais... Mais ça fait aussi partie du truc de me dire... Je pense aussi que... Enfin, c'est l'impression que j'ai, hein. que quand tu deviens parent, tu délaisses encore un petit peu plus cette âme d'enfant parce que tu te prends une responsabilité à perpète, la responsabilité d'une vie, voire plusieurs si tu en as plusieurs, et puis d'une éducation. Il y a tout un truc et là je me dis waouh, waouh, waouh. C'est ce que je dis toujours, je tire mon chapeau à tous les parents, à toutes les mamans, surtout, désolé messieurs, mais clairement les mamans. Je m'en prouve. Donc ouais, non, je me dis wow. No. Ça fait partie, moi je suis encore vraiment... On fait une aparté, avoir des enfants ou pas ? Moi ça fait partie des trucs pour lesquels je sais pas si je veux des enfants ou pas dans la vie. Mes deux grandes sœurs ont fait le choix de ne pas en avoir. Donc j'ai pas de neveu ou de nez. Ok, restez. Mais c'est complètement ok. Mais ouais, j'ai grave peur de ça. D'être prise dans les tâches du quotidien, prise dans le travail, prise dans les réalités, tu vois, et de plus avoir de temps ni de disponibilité mentale pour... Je sais pas, ne rien faire par exemple, tu vois. Ou prendre le temps pour regarder un truc parce qu'il est joli et ça sert à rien, mais c'est cool, tu vois. Et je crois que c'est vraiment une très grosse peur et une volonté aussi de ne pas perdre ça. Et j'ai l'impression qu'il y a plein de gens qui racontent que quand ils ont des enfants, effectivement, ils rejouent à Névo, des trucs comme ça. C'est un vrai truc, c'est ce que je disais avec mes nièces. Moi, du coup, j'ai l'occasion de refaire des jeux que je faisais pas avant. Mon copain a aussi des neveux et une nièce. Et je sais pas si c'était il y a un été, il y a deux ans, on a enseveli mon copain dans le sable. C'était trop bien, tu vois. Et genre, mais ça, c'est un truc que j'avais pas fait depuis que j'avais cinq ans. Et quand on s'est regardé avec ses neveux, enfin avec son neveu et sa nièce, j'ai dit, on enterre tonton. Ou à la phrase à ne pas sortir de son contexte. Dans le sable, vivant avec la tête dehors, ok ? Il peut encore respirer, ok ? C'est bon. Mais c'était trop bien, franchement c'était un trop bon moment, on a trop rigolé. Les gamins m'ont regardé avec des cœurs dans les yeux, j'étais genre « oui, on va le faire ! » Tu sais que ça me fait trop penser au tout début où je commençais à fréquenter mon copain actuel. Comme je te disais, moi j'ai pas mal d'anxiété sociale, et notamment il y a plein de moments où j'ai l'impression qu'on est censé parler, et du coup ça me stresse parce que j'ai l'impression que c'est une obligation sociale. Un trajet en voiture, attendre le bus ensemble, des trucs comme ça. Et un truc qui m'a encore plus fait me dire, ok, je me sens hyper bien avec cette personne, c'est que, je sais pas, je sais plus trop où on allait, mais on avait un trajet à faire. Et du coup, on était assis dans le bus comme ça. Et du coup, moi, je suis hyper stressée. Je suis en plus qu'il y ait dans ma tête tous les sujets potentiels. Et en fait, il m'a dit, ok, on fait un jeu. Et du coup, en fait, depuis, à chaque fois qu'on fait des trajets ou qu'il y a des moments un peu de blanc comme ça ou quoi que ce soit, en fait, on fait plein de jeux à l'oral. de je sais pas deviner à quoi je pense on se fait des charades des trucs comme ça et c'est trop cool et ça m'a vraiment fait me dire ok je crois que je peux passer beaucoup de temps avec cette personne parce que c'est pas obligé d'être sérieux ou adulte tout le temps et ça ça fait partie de l'anxiété sociale d'avoir la peur des blancs dans les conversations et tout tu vois genre on rentre dans des trucs un peu on fait une aparté par exemple moi les repas ça m'angoisse énormément parce que j'ai beaucoup beaucoup vécu de repas où du coup j'étais une des seules enfants ou la seule enfant Et je crois que j'ai beaucoup de mal avec ça. J'ai l'impression qu'on est obligé de parler dans un repas. C'est des trucs auxquels je suis chaussée, qu'il faut encore que je travaille dessus, mais je me sens complètement obligée de faire des discussions pendant les repas. Alors que c'est vrai qu'il y a plein de monde où on pourrait manger en silence parfois quand on n'a rien à dire, et ça pourrait être OK, et ce serait cool. Mais c'est vrai que pour le coup, dès qu'il n'y a personne qui parle, alors qu'on est... C'est censé bien s'entendre, ça m'angoisse. Je te pose la question parce que je me reconnais énormément dans ce que tu dis. Tiens, on est au club ! Et que moi, quand on fait un repas avec mon copain et qu'on se parle pas, au bout de cinq minutes, je vais lui dire ça va pas. Il y a un problème, il y a quelque chose qui va pas. Parce que pour moi, un repas, on doit parler. Et si on se parle pas, c'est qu'il y a un souci, tu vois. Et en même temps, parfois, moi non plus, j'ai pas envie de parler. Et puis, il n'y a pas toujours de truc. Et puis, il n'y a pas toujours de truc. On est ensemble, on se parle pas. Et du coup, on a instauré le truc où c'est OK qu'on ne mange pas en même temps. Ou qu'on mange en même temps, mais chacun dans sa pièce. C'est bien, on va faire un moment avec les réalités de vie. En fait, t'as pas toujours envie, c'est pas grave. Et pareil, pendant les trajets et tout, je trouve que c'est également... Parce que ça fait un moment qu'on en sent, mais je crois qu'un jour, je lui ai dit... C'est pas grave si on ne parle pas pendant le trajet. C'est trop bien. On met la musique et puis voilà. Tu vois, on n'est pas obligé de tous ces trucs-là. Mais du coup, je me reconnais grave dans ce que tu dis. C'est pour ça que j'ai osé poser la question de ces salles d'anxiété sociale, parce que je crois que j'en fais. Mais bon, j'en ai. Tu sais, les blancs où tu es gênée, pareil, dans ma tête, je suis en mode, qu'est-ce que je vais dire ? Alors, je vais pas m'éveiller ça, donc ça va bien. Ah, t'as vu ? Il y a un arbre. Waouh ! Mais tu sais quoi ? Moi, j'ai l'impression d'avoir passé un stade, quand je suis à l'aise qu'il y ait un silence avec les gens, enfin, de passer un stade avec cette personne, je veux dire. Genre, il y a plein d'amis. où c'est hyper acté que c'est ok que parfois on est en Nigeria, on est dans la même pièce, on marche et tout va bien. Avec un copain pareil, avec ma famille, je pense que pour plein de personnes, c'est hyper ok qu'il y ait des silences, en tout cas pour nous. Mais c'est vrai que les repas, c'est le seul truc où vraiment je n'y arrive pas encore. Et je peux te raconter une autre anecdote ? Oui, bien sûr. On parle beaucoup, mais à la fois, c'est trop intéressant. Mais j'espère en tout cas. C'est vite fait dans le sujet, mais quand je suis partie chez mes parents, après, j'avais vraiment besoin de faire... de prendre sur moi si on peut dire ça comme ça, je suis partie faire une retraite bouddhiste, en gros. Et il y en a en France, et c'est très très cool pour ça. Et du coup, je suis partie méditer un mois, tu vois. Et du coup, c'était du bouddhisme zen, donc assez sobre et énormément de silence. Et ça m'a fait beaucoup de bien. Et notamment, tu ne parles pas pendant les repas. Et pour le coup, ça m'avait fait un gros soulagement, parce qu'on était beaucoup là-dedans. Et du coup, quand tu parlais aux gens, c'était toujours par choix. Et toujours quand tu avais un truc à partager, tu vois. Et ça m'a beaucoup, beaucoup marquée dans la vie après, de dire, on parle... Bah à la fois c'est hyper paradoxal parce que là on parle de plus en plus genre une arénite, tu vois ! Mais il y a plein de moments où on parle pour combler. Et pour le coup, je pense que c'est aussi grave un truc d'adulte de... Combler les vides. Ouais, et de faire semblant de connaître un sujet, de dire, ah mais tel truc, t'as vu tel truc, enfin tu vois. Et qui est parfois un peu vide dans le fond derrière, quoi. Et je trouve ça cool quand les discussions, c'est des vraies discussions, tu vois. Je suis d'accord. Il y a des vraies discussions, tu vois, moi quand tu dis les vraies discussions, j'ai l'impression que ça doit toujours être un peu deep. Ah non, pas toujours. Alors que pas du tout. Et ouais, moi aussi je trouve ça cool. Après, le podcast est là aussi parce que j'avais justement envie d'ouvrir un espace de parole pour discuter de plein de sujets différents avec des gens. Donc, effectivement, on parle depuis bientôt une heure. Mais c'est voulu, tu vois, c'est invité, c'est souhaité. Je vais pas finir cette phrase parce que je sais pas où je vais. Mais tu vois, moi j'ai proposé de faire ce podcast parce que j'aime trop comment tu le fais et j'ai l'impression que c'est vraiment... Moi j'ai vraiment, quand j'écoute ton podcast, j'ai l'impression d'être à la table d'un côté, comme si on était dans un café, je suis toute seule et j'écoute la discussion d'un côté et pour le coup, moi qui fais de l'anxiété sociale, j'adore ça parce que du coup, j'ai l'impression que j'ai pas d'obligation sociale mais je peux quand même écouter le truc. Tu participes à ta manière. Ouais ! C'est drôle, c'est comme ça. Pour en revenir sur le sujet de l'âme d'enfant, est-ce que tu sens que toi, ta manière d'être comme ça, a une influence sur ton entourage ? Ouais, plutôt positive, je pense. Mais ça rejoint un peu ce que je te disais tout à l'heure, vu que je vis avec des gens qui l'ont aussi beaucoup pour plein de moments, cette histoire de jeu et d'insouciance sur certains trucs. Enfin, d'insouciance un peu choisie sur certains trucs. Je ne sais pas si c'est la meilleure formulation, mais voilà. Bref. J'ai l'impression que du coup, on s'arrose un peu tous là-dedans. Tu vois ce que je veux dire ? Mais dans un sens hyper positif. On s'entraîne un peu dans des jeux, tu vois. Et je pense que ça va pas mal. Et après, je pense que c'est pas une influence radicale sur qui que ce soit. Mais plus, ça participe à égayer un peu certains moments, peut-être. Après, je m'entends vraiment de gens qui sont assez chouettes. Donc je pense que les trucs s'appellent en trucs, c'est une manière d'une autre. Je sais pas comment tu le dis. En tout cas, si c'est le cas, je m'en suis pas rendue compte. Après, je pense que, tu sais, comme on disait tout à l'heure, le moment où j'essaye de détendre un peu l'atmosphère ou des trucs comme ça, là oui, je le ressens, mais je peux pas dire que c'est une influence. où la personne va avoir un déclic en se disant « Ah ouais, vas-y, faut que je me détende le cul, quoi. » « Faut que je me détende le slip. » J'irais pas à dire ça, tu vois. Mais ponctuellement, on va dire que oui, je pense. Mais plus dans l'idée de détendre l'atmosphère. Après, je sais pas si il y a rapport avec l'âme d'enfant et tout, mais en tout cas, moi, c'est ça que je ramène sur la table et ça détend le truc, quoi. Je crois que ça me surprend parfois, je ne sais pas si ça t'arrive, parfois il y a quelqu'un qui va dire une de tes qualités ou des choses comme ça. Et moi c'est un truc où ça va me surprendre qu'on dise ça parfois, ou qu'on dise que je suis solaire ou des trucs comme ça, parce que moi j'ai juste l'impression de faire ma petite vie, je cours dans un champ, je ne fais pas les choses pour l'impact que ça a, en tout cas pas pour tout. Et du coup parfois ça me surprend que ce soit ça qui revienne. Et vraiment, je ne sais plus si jamais c'était en off ou au début du podcast, mais moi on me dit vraiment beaucoup que j'ai 4 ans. où je suis une enfant pour certains trucs. Et moi, en réalité, je pense que j'ossie entre avoir 4 ans et 96. Juste selon les besoins. On est là ou on est là. Mais du coup, je suis souvent très surprise que ce soit ça qui revienne quand on parle de moi ou quoi que ce soit, parce que c'est pas volontaire. Tu vois carrément. Moi, c'est pareil. On me dit souvent, t'es hyper solaire, t'es hyper sociable, hyper avenante avec les gens. Alors que, d'une part... Pareil comme toi, je suis un peu en mode je sais pas, je suis juste moi. Et avenante, j'ai pas peur d'aller parler aux gens mais souvent on me dit ça et je suis en mode je mens bien. Syndrome de l'imposteur là-dessus. Je sais pas si c'est ça. C'est marrant. Souvent on me dit que je suis solaire mais parce que je suis quelqu'un de souriant. Je rigole très facilement, je suis tout le temps en train de rigoler. Je pense que c'est un peu ce truc-là, sur la solarité. Ouais, nickel. Bon, on va dire que c'est ce qu'on a. On l'a, on brille. Ouais, on me dit souvent ça, que je suis sociable, alors que vraiment, moi j'ai quatre copines. À la fois, c'est très bien. Ouais, c'est très suffisant. Je pense que dans l'imaginaire des gens, ils se disent, j'ai plein de potes de partout, quand je sors dans la rue, c'est « ah, salut, ça va » , pas du tout. Genre, laissez-moi, tu vois. Non, mais c'est hyper intéressant comme question. Moi, je pense que j'ai plus conscience des gens que j'ai vus être enfant en tant qu'adulte et où je me suis dit, oh, c'est trop bien, que de ce que... Moi, si c'est ça que je renvoie, l'impact que ça peut avoir, tu vois. Genre, vraiment, ma grand-mère, ça m'a toujours beaucoup marquée. Et je pense que ça m'a aussi aidée à me dire, c'est possible d'être un enfant en tant qu'adulte, tu vois. Et d'être comme tu es, aujourd'hui, est-ce que ça nourrit cet enfant intérieur ? On en parle beaucoup, mais je trouve qu'on en parle de plus en plus de cet enfant intérieur. Aujourd'hui, en tant qu'adulte, tu fais des choses pour rassurer, combler, réparer cet enfant intérieur. Toi, tu le ressens comme ça ou pas forcément ? C'est marrant, il y a plein d'appellations pour ça. Je pense que tout a une signification très précise. Je ne connais pas exactement les différences entre enfant intérieur, âme d'enfant, être un enfant. J'imagine qu'il y a plein de manières de le vivre différentes. Moi je crois que je le vis vraiment un peu, honnêtement, un peu comme dans l'épisode de Bref, où il y a plein de parties de moi qui vivent un peu tout en colocation. C'est très imagé comme sensation, mais c'est un peu ça que j'ai l'impression de vivre. Et du coup c'est plus, il y a certaines qui vont prendre plus de place à certains moments que d'autres. Et je crois que je le vis moins comme le nourrir que comme juste le laisser de la place, tu vois. ou bon bah... Genre je suis un tout avec plein de besoins et plein de petites parties. Et à un moment, pour que j'aille bien, il faut laisser de la place à tel, à tel, etc. Et du coup, c'est vraiment ça. Pareil, je ne sais plus si c'était en off ou au début du podcast que je te le disais, mais j'ai désinstallé Instagram de mon téléphone parce que ça m'angoisse en fait. Et vu que c'est aussi en partie mon travail sur Instagram, je n'avais même jamais déconnecté avec cette partie-là de moi qui tatoue et qui fait de la com sur Insta. Et de du coup faire ça. a permis de laisser plus de place à mon enfant qui veut lire Astérix et Obélix le soir. Et ça, ça m'a fait vraiment trop du bien. Et du coup, je crois que ça a un peu capté quand, ok, tel moment, en fait, c'est telle partie de moi qui prend la place, est-ce que je veux que ça reste comme ça, ou est-ce que je veux plutôt laisser la place à une autre partie ? Je ne sais pas si ça fait sens, si c'est compris. Ouais, ouais, je ne sais pas. Moi, j'ai l'image des tiroirs, tu vois. Ouais, non, mais c'est exactement ça. C'est exactement ça. Du coup, j'imagine que c'est beaucoup avec tes nièces que ça... Ouais, il y a beaucoup de ça. Mais moi, j'ai un peu ce truc de rassurer mon enfant intérieur. Ouais. Tu vois, de lui dire, ouais, il y a eu des trucs pas cools, de petits traumas d'enfant, quoi, tu vois. Bref, des petits traumas d'enfants. Et tu vois, en tant qu'adulte aujourd'hui, qui a fait du travail, qui en fait encore et qui en fera toute sa vie, je l'espère. Ouais, j'essaye de me dire, c'est pour toi que je le fais, c'est pour la petite Pauline. Parfois, tu vois, je me le dis, c'est marrant, c'est la première fois que je le verbalise. C'est vrai, ça me fait bizarre. Souvent, je me le dis dans ma tête, c'est pour la petite Pauline que je le fais. J'en sais rien, mais ouais, refaire du patin, refaire du patinage et tout, c'est pour la petite Pauline. parce que petite elle a pas trop eu l'occasion ou alors elle adorait en faire et si plein de petits trucs comme ça là j'ai commencé à faire du Lego j'en avais jamais fait de ma vie j'avais jamais touché ce Lego de ma vie c'est vrai, c'est un jeu d'adulte en vrai pour le coup mais qui est grave plus accepté j'ai l'impression bah oui maintenant vu qu'ils font des trucs de ouf ils font des trucs que les enfants pourront pas faire on va pas se mentir tous les jours que je fais des Lego c'est juste pour avoir 4 ans aussi tu fais de la technologie ok mais bon et tu vois tous ces petits trucs là il y a plein de petites choses dans ma vie pareil je me suis tatouée Sailor Moon parce que Sailor Moon c'est mon héroïne d'enfance et je l'ai fait pour la petite Pauline parce que c'est pour elle qu'on fait ça et il y a plein de petits trucs comme ça où je sais que je le fais pour elle on dirait que je parle d'une autre personne ça aide à visualiser les trucs est-ce que tu crois qu'elle serait fière de toi ? ouais je pense En tout cas, j'essaye. Je fais en sorte que... Est-ce que t'avais... Je sais pas si t'avais des projections de comment est-ce que tu serais en tant qu'adulte quand t'étais enfant ? Tu voulais faire quoi ? Genre comme métier ou comme aventure ? Je suis passée par beaucoup de choses. Alors, je voulais être rockstar, déjà. Rockstar, t'as dit ? Rockstar. Ah ! Bon, un peu pareil. Trop bien. Mais dans la chanson, quoi. Ok. Je voulais être vétérinaire, parce que les animaux... Je voulais ensuite... Parce que j'ai compris que les vétérinaires... devait parfois faire du mal aux animaux, genre les euthanasies et tout. Donc après, je me suis dit, bah non, je ne vais pas faire ça. Après, je voulais être zoologue, travailler dans un zoo et tout, animaux. Vulcanologue aussi, on arrête les animaux, on passe aux volcans, d'accord ? Et là, j'ai compris qu'il fallait faire des études scientifiques. Et non. Donc, après, j'ai voulu faire quoi quand j'étais petite ? Franchement, je ne me souviens pas. Je crois qu'à partir du moment où j'ai compris que tout ce que je voulais faire, c'était très scientifique, ça m'a ruiné mon avenir. Ça ne tentait pas de faire les études qu'elle avait. Non, non, Rockstar, j'ai vite compris que... Manquer un peu de talent, peut-être ? À la fois. Tellement dur de percer là-dedans. Après, s'il y a eu les livres, genre, moi, mon truc de rêve... Je ne sais pas si tu connais le café OJJ à Grenoble. C'est mon rêve. Ok. De tenir un café comme ça ? Ouais, un café-librairie. Où tu fais tes pâtisseries maison et tout. Et quand je les ai découvertes, je leur ai dit, vous avez ouvert mon rêve. Un peu comme le librairie Luna aussi. Ah, je connais pas. C'est vrai ? Je pense que tu vas bien kiffer. C'est à Alsace-Lorraine. C'est une librairie féministe. Et en gros, ils ont une partie café et une partie librairie. Et du coup, ils ont une sélection de livres qui est soit globalement sur l'écologie, soit sur l'identité de genre, soit sur le féminisme, soit sur des choses de bien. Déconstruire un peu la masculinité toxique. Et c'est vraiment rangé par catégories comme ça. Et t'es genre, ok, qu'est-ce qu'on va déconstruire aujourd'hui ? Alors, mais à la fois, tu vois, ils ont quand même une diversité de catalogues qui est cool. C'est pas tout très sérieux aussi, tu vois. Je trouve que c'est vraiment assez large comme... Trop bien. Voilà, si jamais, vraiment, petite reco gratuite, mais c'est vraiment cool aussi comme café à Bernays. Ok, trop cool. Et tu peux y aller aussi, juste pour boire un café. Trop bien, j'adore. Donc ouais. Moi, c'était ça, mes rêves. Trop bien. Pas du tout fait ça. Très, très. Mais bon, la vie, c'est pas grave. Après, j'ai des animaux chez moi. Il y a plus d'animaux que d'humains dans mon appartement. C'est vrai. J'ai deux Ausha et un chien. On est deux humains. C'est pas un rassure-nous-fus. Non, c'est pas abusé. Mais c'est quand même marrant. Mais ouais, non, si. De toute façon... Je sais que plus tard, tu vois, si je peux avoir une maison avec des animaux et tout, les animaux, c'est ma vie. Donc un jour, à mon avis, il y aura quelque chose par rapport à ça. Est-ce que ça sera mon métier ? Je ne sais pas. Mais ça, ça nourrit bien la petite Pauline, ça. D'avoir son chien et ses Ausha à soi, c'est important. J'avais tellement de trucs à dire et j'ai tellement oublié. J'ai essayé de me faire des notes mentales pour revendiquer à tout ce que tu as dit. C'était trop intéressant. J'ai dit au moins ça. Je peux te dire, moi, les métiers que je voulais faire quand j'étais petite. Ouais, carrément. Moi, quand j'étais toute petite, je voulais être avocate pour défendre le droit des enfants. C'est hyper précis. Je voulais faire ça pendant très longtemps. Et après, j'ai voulu être pilote de mini. Oh, waouh ! Et je crois que c'était pas mon rêve, c'était celui de mon papa, en vrai. Mais je crois que je voulais vraiment faire ça pour correspondre à ce que j'avais l'impression qu'il faisait avec Jules. Ouais, ce qu'il attendait. Et voilà, et au final, j'ai fait des études. de littérature et de philosophie et après je tatoue sur des gens. Mais tu vois, notamment, anecdote, c'est-à-dire que j'ai tatoué un petit JPEG, tu sais, comme sur les Windows des années 2010, quoi. Trop beau. Et moi, je les dessine parce qu'ils me rappellent quand j'étais petite et que je jouais au Sims sur l'ordi de la famine, tu vois. Et la personne à qui je les tatouais me disait que ça lui rappelait aussi ça. Et je trouvais ça trop cool, tu vois, qu'ils en se couronnent en ir commun. Ouais, c'est ça. Ils s'adressaient pas ensemble, quoi. Et vraiment, il l'a vu, il me dit, t'as, c'est trop drôle, ça me rappelle quand j'étais petite et tout. C'est trop marrant. C'est trop bien. Est-ce que je peux te poser une question aussi ? J'ai l'impression que ça touche un peu à toutes les différentes versions de nous. T'es pas obligée de répondre à ma question si jamais. Est-ce que, je sais pas, t'aurais des trucs que la petite Pauline, elle aimerait dire à toi maintenant ou à toi quand t'auras, je sais pas, genre 60 ans ou quelque chose comme ça ? Ouais, ça touche un truc là. Encore une fois, t'es pas du tout obligée de répondre, tu peux le couper 100% si jamais. Non, non, ça va, c'est juste que ouais, ça touche un truc. Je pense qu'aujourd'hui, elle dirait que je me prends quand même trop la tête. C'est vrai ? Ouais. Tranquille, tu vois, va jeter des cailloux dans le lac, tu vois. Ouais, je pense qu'elle me dirait, oh, bien, c'est chiant, tu vois. C'est la vie d'adulte aussi. Enfin, tu vois, il y a des moments où t'as pas le choix, quoi. Donc ouais, je pense qu'elle me dirait de plus m'écouter. Parce qu'aussi, il y a un trait de caractère que j'avais fort quand j'étais petite qui s'est vachement estompé depuis que je suis adulte. C'est que, vraiment, j'avais un carafon. Mais Ausha, quoi. Quoi, car en quoi ? Un gros caractère très... Tu m'emmerdes, tu m'emmerdes. Genre, tu dégages, quoi. Et j'y allais vraiment pas par quelques chemins. Vraiment, quand j'étais petite... Alors, moi, j'ai des souvenirs, mais surtout, mes proches me le rappellent bien, que... Ouais. Un bon sagittaire, quoi. Tu vois ? En bon sagittaire que je suis. Donc, ça, ça s'est vachement estompé en grandissant. Donc il y a aussi un peu ce truc de, je pense, la petite Pauline me dirait, vas-y, on va les tous chier, tu vois, on s'en fout, que la Pauline adulte est en mode, il va mettre les viandes, on va mettre un peu d'eau dans son vin, mes petites ! Oui, des fois, est-ce que tu visualises l'enfant derrière toi qui est genre, allez, dis-leur qu'ils sont courus par toi ! Oui, mais je pense que c'est aussi pour ça que je n'ai pas beaucoup d'amis, parce que souvent, ça m'arrive de dire, ou de ne pas le dire, de juste disparaître aussi, ce n'est pas super, ne faites pas toujours ça, mais donnez genre quelques mots et après c'est fini. donc ça c'est un truc de la petite Pauline de dire là c'est trop donc pars et quand je serai plus vieille j'espère qu'elle ne sera pas déçue de la vie qu'on a essayé d'avoir après comme tu disais tout à l'heure on fait avec ce qu'on a et on fait ce qu'on peut avec les moyens qu'on nous donne et les moyens qu'on se donne aussi donc j'espère qu'elle ne sera pas trop déçue déjà on a dépassé les 30 ans petite Pauline et ça même elle je ne sais pas si tu as déjà eu ce truc toi Moi, depuis que je suis petite, mais vraiment, et ça m'a tenue pendant hyper longtemps, jusqu'à mes 31 ans en fait, où j'étais persuadée que ma vie, que j'allais mourir à 30 ans. Ah ouais ? Ouais. Et pas 27 ? Non. 30 pile ? Non, j'aurais bien aimé donc le plus ! On se serait dit en barraie. C'est marrant, pourquoi 30 ? Eh ben je sais pas, j'avais vraiment ce truc... Je m'en souviens d'un truc qui t'a causé un moment. Peut-être, ouais. Et vraiment, j'étais en mode, je vais fêter mes 30 ans et entre mes 30 et mes 31 ans, je vais claquer. Ouais, mais du coup, j'ai grandi avec ça. Bah non, moi j'ai toujours été très tranquille avec la mort. Mais du coup, quand t'as... Je sais pas si c'est ça ou pas, mais... Parce que là t'as 35 ? Ouais. Mais du coup, entre le moment où t'as eu 30 ans et 31, tu te disais pas que c'était la fin ? Enfin genre, à tout moment ça me tourne tout de suite, tu vois ? Vraiment, j'attendais. C'est un peu chelou je crois. Est-ce que... Je peux te poser des questions ? Oui, oui. Est-ce que t'as été déçue que ça s'arrête pas à 31 ? Ou pas ? Ou t'as été soulagée ? Est-ce que ça t'a provoqué quelque chose ? Ah non, j'ai rencontré mon mec. Ah ! Ouais. mais attends c'est fou ce que tu me dis là bienvenue dans une séance de trappi attends mais incroyable je ouais assez incroyable déçu bah je sais pas mais en tout cas moi je m'y attendais tu vois je me disais bah on va me diagnostiquer une maladie je me rassurais hyper réussie depuis toute petite tu vois je mais même quand j'avais 20 ans 25 ans genre je crois que je me souviens qu'à mes 25 ans j'avais dit à une copine bah de toute façon aux 5 ans c'est fini genre c'est bon on en parle plus quoi tu vois alors que j'ai pas envie ça va, j'ai pas envie de mourir tout va bien mais juste, je me disais on va pas aller bien loin mais ouais, l'année de mes 30 ans j'étais en mode, il va m'arriver une maladie et tout, bah non, j'ai rencontré mon mec est-ce que ça te le fait pour d'autres âges ? pas du tout Est-ce que t'as l'impression que du coup c'est un bonus ? Ouais c'est ouf, c'est ce que j'allais dire, c'est du bonus quoi. Presque un peu comme si t'avais eu un accident ou un truc et tu te dis « putain j'étais censée mourir là » . Peut-être que dans une vie antérieure, je suis morte à 30 ans. De toute façon il y a forcément un truc qui arrive à un moment qui t'a donné cette impression-là tu vois. Peut-être que tu saurais jamais quoi mais... Non, je pense que je saurais jamais quoi. Ouais moi j'ai pas du tout ça. Moi je crois que j'ai réalisé il y a quelques temps que je crois que j'ai toujours eu grave confiance dans le fait que j'étais quelqu'un de bien. Et que j'essayais de faire les choses bien. Et un peu un auto-calin. Tu vois ? Et du coup, je crois que c'est plus comme ça que moi je le vis. J'ai l'impression que j'ai toujours beaucoup de bienveillance envers moi. Tu vois ? C'est cool. Et que du coup, j'ai l'impression que dans tous les cas, ça va aller. Tu vois ? Un peu quelque chose comme ça. Je sais pas si c'est la meilleure manière de l'expliquer, mais un peu un truc de j'ai confiance dans le fait que je vais toujours faire de mon mieux, tu vois. Est-ce que ça veut dire que t'as de l'estime de toi ? Ouais, peut-être. Mais pas dans un sens narcissique, tu vois. Non, de auto-respect, peut-être un truc, tu vois. C'est-à-dire que t'es quand même sûre de toi en te disant, ça va aller, tu vas savoir faire, quoi. Ouais. Et tu vois, genre la lettre que j'avais écrite quand j'avais 18 ans, elle s'est terminée là-dessus. Où je disais, genre, je suis sûre que t'es quelqu'un de trop bien à 25. Tu vois. Et je le pensais vraiment sincèrement. Mais c'est pas dans un truc pour me jeter des fleurs ou quoi. C'est vraiment un auto-amour qui est très relié à quand j'étais petite, je crois. Je sais pas si c'est parce que j'ai eu une enfance heureuse qu'il y a eu ça. Mais peut-être, je sais pas. On a trop mis les entouillants. Est-ce que quand tu l'as lu, tu t'es dit « ouais, c'est vrai » . En vrai, je crois que ça m'a... Je pleurais déjà quand même. J'ai pas eu besoin d'attendre la fin de la lettre pour pleurer. Mais je crois que ça m'a fait du bien de me dire, je sais que j'ai foi un peu en moi quand il va. Et c'est un peu presque comme si, tu vois, la vie c'est un peu un champ de bataille, tu vois. Et j'ai l'impression presque d'avoir mon enfant de quand j'étais petite qui est avec moi. Je sais pas si tu vois ce qu'elle me dit ou moi, je sais pas, c'est trop abdoulah. Elle te donne des armes un peu. Mais un peu, tu vois. Dire, je sais que ça va le faire, quoi. Mais ouais. On va finir là-dessus, je pense. Est-ce que t'avais des choses à rajouter ou que t'aimerais rajouter ? J'avais pris des petites petites. On n'a pas trop suivi la table que j'avais préparée, bien sûr. Je crois qu'un truc aussi que je trouve assez intéressant, c'est que tu vois, j'étais déjà assez passionnée de philo quand j'étais adolescente et je suivais beaucoup le contenu de Sirius North, notamment, je ne sais pas si tu vois, qui faisait les coups de fil, vulgarisation de philosophie. En terminale, mon premier cours de terminale, en gros, l'enseignante l'a ouvert en nous mettant tous en cercle à super terre et en nous demandant, genre, bonjour, qui es-tu, pourquoi t'es là ? Et en gros, juste à chaque fois qu'on répondait, et c'était une prof incroyable, à chaque fois qu'on répondait, elle me disait, et pourquoi ? Et je trouvais ça hyper intéressant et elle a fait ça pour plusieurs personnes et vraiment, elle va chercher le et pourquoi ? Et pourquoi tu fais tel truc ? Et pourquoi ça ? Vraiment, c'était un truc de film. Elle a fait un drop de mic après où elle a dit, c'est ça la philosophie. C'est s'étonner de tout. Et vraiment, on était tous là genre... Incroyable ! Et tu vois, on a trop l'image de la philosophie comme c'est écrit par des vieux hommes dans des bibliothèques hyper déconniqués de la réalité. Et quand tu lis des livres de philosophie, souvent ça peut donner cette image-là. Et je trouve ça trop intéressant de voir que c'est tellement pas le cas, c'est tellement concret pour plein de trucs. Et je trouve que Cyrus Nair, c'est hyper fort pour faire comprendre ça pour plein de choses. C'est que c'est vraiment juste de la théorisation de pourquoi les choses sont comme ça. Et j'aime trop ce truc-là de philosophie, mais vraiment d'enfant, de regarder un truc et de dire « Mais pourquoi tel choix ? Qu'est-ce qu'il y a derrière ce truc-là ? Pourquoi tel truc, ça fonctionne comme ça ? » Et voilà, je trouve ça hyper intéressant, cette ambivalence entre le fait que ce soit à la fois hyper sérieux et hyper enfantin. Tu vois, la philo en général. Et ouais, mini-reco, mais je crois que Serious Nerves, vraiment, son contenu est incroyable. et il fait en ce moment des asseyez-vous je ne suis pas psy je sais pas si t'as regardé ça il fait un peu cet exercice là il met vraiment deux fauteuils sur une place d'une ville genre Paris, Lyon etc et il a du coup une personne qui passait et qui a dit ok vas-y je suis chaud de participer et juste il discute et il fait beaucoup sous cette démarche de dire et du coup pourquoi tel choix pourquoi t'as fait ça et c'est trop trop intéressant je trouve et ça crée des discussions hyper deep et à la fois pas lourdes quoi tu vois Pardon, c'est la même phrase, mais ouais. Mais voilà, je trouve ça vraiment trop intéressant aussi, parce que c'est très lié à l'enfantant aussi, en tout cas dans ma tête aussi. Non, mais c'est vrai que quand t'es enfant, tu découvres le monde, alors tu poses des questions sur tout et n'importe quoi, que ça soit palpable ou non. Et c'est vrai que c'est un truc très enfant. Ouais, et tu vois, parce que nous, on a déjà la réponse, en fait. Enfin, on a appris la réponse. Bah ouais, et tu vois, à la fois, moi, je crois que quand j'étais ado, ça m'a fait trop du bien de suivre son contenu, parce que du coup, on m'avait toujours dit qu'il y avait certaines choses qui étaient comme ça. et que c'est tout, c'est comme ça et tu comprendras quand tu seras adulte et tout ça et je te dis ah mais en fait c'est pas du tout obligé que ce soit comme ça c'est vraiment ça, on peut le remettre en question si on veut et je trouvais ça trop intéressant j'ai un peu des enfants en vrac mais je trouve un peu important de te dire si c'est ok j'aime énormément le travail de Ken qu'aujourd'hui et je trouve qu'il est très fort pour rendre des choses assez tristes très belles et c'est un mouvement artistique que je trouve qui moi me parle vraiment énormément Merci. Et il y a un épisode dans la saison 1 où tu sais, je crois c'est... Attends, bref, on était des enfants ou un truc comme ça. Et où tu sais, ils rencontrent quelqu'un et t'as leurs deux enfants qui jouent ensemble. Et moi, il y a vraiment plein de trucs que je vis comme ça. En tout cas, avec mon amoureux et plein d'amis, tu vois. Deux, tu vois vraiment l'enfant, quoi, tu vois. Et je trouve qu'il est très très fort pour ça. Et si vous n'avez pas regardé la saison 2 de Bref, allez-y. Ouais, vous jouez au pire truc. C'est vraiment très cool. Je termine là-dessus. Toutes les emplois supplémentaires. Mais j'ai découvert que, en tout cas, dans les activités artistiques que je fais, quand je m'amuse, ça marche beaucoup mieux. Notamment quand j'écrivais au départ, je crois que je voulais trop être sérieuse, je voulais trop parler de trucs importants, je voulais trop montrer que j'avais des choses, etc. J'ai vraiment eu un déclic dans un atelier d'écriture. Je me suis rendue compte que quand j'écrivais quelque chose qui me faisait rire, ou qui me faisait du bien à écrire, ou quoi que ce soit, ça marchait tellement mieux. Quand tu dis que ça marchait mieux, c'est que ça avait plus d'impact pour les lecteurs ? Ça avait plus d'impact pour les lecteurs, je pense. Et je pense que c'était de meilleure qualité. Et que moi, j'étais plus fière de ce que j'avais fait. Et en tout cas, que ça me ressemblait plus de le faire comme ça, peut-être. Et ouais, l'écriture, ça marchait beaucoup. Et vraiment, si tout est tragique, ça devient presque indigeste, dans un truc littéraire en tout cas. mais aussi cinématographique ou quoi, je trouve. Et du coup, quand t'arrives à trouver un peu une balance entre ces deux tensions, je trouve ça trop intéressant, tu vois. Je veux dire, ça peut être vraiment très enfantin. Et à la fois, du coup, le fait que ce soit léger, ça agrippe le public. Et ça fait que quand ensuite tu casses le rythme et que tu amènes quelque chose qui est vraiment sérieux derrière, je trouve que ça résonne plus. Bah, ça correspond carrément à ce que fait Kayenko aujourd'hui. Bah ouais. C'est exactement ça, c'est que ça a l'air très léger, et puis t'arrives à la fin de l'épisode, il y a une boîte de mouchoirs qui est éliminée. Justement, pleuré quand j'ai regardé. Mais bah, et tu vois, là dans le Tatouille, on a enregistré cette... Je sais pas si en fait tu veux trop qu'on me dise quand est-ce que c'est enregistré. Ah si, bah on enregistre au mois de décembre. Voilà. Mais tu vois, au mois de décembre, là je fais une chasse au trésor du coup tous les jours. Je cache des petites fioles dans le grenoble. Et moi je les fais juste parce que ça me faisait rire. Mais en fait ça a trop fait rire des gens aussi. Et du coup il y a plein de gens qui se sont prêtés au jeu et tout. Mais je ne l'ai pas fait parce que je trouvais ça dans un but de communication. Moi, je l'ai fait puisque j'aime bien faire des chasses au trésor. Et je trouve que ça marche mieux. Quand on s'en est dit tout à l'heure, quand je te disais, est-ce que tu penses que ça a un impact ? Oui, c'est vrai, je ne t'ai pas même tout répondu. Cette chasse au trésor, je trouve que c'est un super bon exemple parce que tu as plein de clients ou non clients à toi qui, en fait, se sont pris au jeu et qui sont en train de chercher des petites fioles dans Grenoble. Ouais. Ça a quand même un impact, tu vois, ce côté enfantin que t'as de dire « Ah bah venez, on fait une chasse au trésor ! » Et en fait, t'as plein de gens qui sont en mode « Vas-y, elle va le mettre aujourd'hui ! » « Ouais, elle grave là ! » « Venez, ça sort, on joue à la chasse au trésor ! » C'est trop bien, tu sais, c'est comme quand il y a l'appli Pokémon Go qui est sortie. On a tous recommencé à sortir de chez nous. Ou tu sais, c'est comme, je sais pas si, moi j'en fais plus trop, mais tu sais, les laser games, c'est un peu ça aussi, des fois tu vas venir jouer à des trucs. Ouais, c'est vrai. Mais ouais, je trouve ça trop intéressant de se dire que même professionnellement parlant, ça peut être vraiment... Mieux, juste parce que tu t'amuses dans ce qu'on a fait. Mais je trouve que d'apporter du ludique dans tout, ça crée du lien, ça apaise les choses. Comme on disait tout à l'heure, un repas de famille où tu fais des jeux, c'est ludique, donc c'est marrant. Moi, je sais que le jour où je me paxe, où je me marie, à mon avis, il y aura du karaoké, il y aura du blind test, il y aura un espace jeu, parce que je n'ai pas envie que ça soit en mode c'est guindé et on discute toute la soirée. Non, venez, on s'amuse en fait. On crée cette émulsion de... On rigole, quoi. On peut terminer. Attends, j'ai une dernière question si tu veux pour terminer. Est-ce que là, aujourd'hui, tu devais dire un truc à la Pauline de quand t'étais petite ? Est-ce qu'il y a quelque chose que tu voudrais lui dire ? Apaisse-toi. Apaisse-toi ? Ah ouais ? C'est marrant parce que j'ai l'impression que c'est ça. Ah non, toi... Si, elle te disait un peu ça aussi dans ce que tu m'as dit. Vous vous donnez le même conseil en fait. Non mais j'étais un démon, personne ne me croit, mais j'étais un démon. Un démon ? Avec ma famille. Parce qu'à l'extérieur j'étais un ange bien sûr. Enfin quoi que en même temps non, elle a raison de dire ce qu'elle veut. C'est dur hein ? Ouais c'est hyper dur comme question. Je la pose des fois en tattoo. Une existence aussi aussi des fois. Ça je demande souvent, est-ce que tu as un très bon souvenir de ton enfance à raconter ? J'ai un truc mais il est tellement matérialiste. C'est ouf. Est-ce que tu veux le raconter ? Eh ben j'avais 10 ou 11 ans, c'était avant qu'on déménage encore d'une maison. Et c'était un samedi où j'allais au cinéma avec mon premier amoureux, Etienne si tu passes par là. Et sa mère nous a emmené au cinéma, on était allé voir L'Âge de Glace. Et quand je suis rentrée, donc déjà j'étais trop contente d'avoir fait ça, on avait mangé au Buffalo, c'était super. Et quand je suis rentrée, mon père m'avait acheté la Game Boy. Oh waouh, c'était vraiment une très bonne journée finalement. Ouais, c'était une trop bonne journée. Et évidemment... T'es genre la déesse ? Non mais non, mais meuf, je suis vieille. Putain mais pardon, excuse. La déesse elle est sortie, j'avais 16 ans s'il te plaît ! Désolée, mais moi c'est mon ultimat non. Non, je crois que c'était la Game Boy Color. Gah. Si j'ai pas de bêtises. Soit c'était la première... Non c'est la première. C'était la Game Boy Pocket. Ouais. Et voilà. C'était la première fois que t'avais une Game Boy ? Ouais. C'était ma première Game Boy. Incroyable. Voilà, des grignasses. Quand on me demande un souvenir de mon enfance, j'ai vraiment ce bon souvenir-là. Trop. Je ne sais pas savoir pourquoi, je ne sais pas. Mais ça, c'est vachement resté. Ouais, ouais. Et toi, c'est quoi ? À chaque fois, je pense à un souvenir. Enfin, le premier qui me vient, c'est souvent le même. C'est... Je pense que je n'étais vraiment pas grand, je devais avoir 5 ans. Un truc comme ça. Il neigeait. En tout cas, il avait neigé dans la nuit. Et du coup, je mets mes petites bottes, je mets mon manteau et on avait la chance d'avoir un jardin. Et vraiment, mes parents me voient autonome qui dit « je vais jouer dans la neige » . Et du coup, ils me laissent aller jouer dans le jardin toute seule. Et ça m'a trop marquée parce que je revois la scène avant que je sorte, le jardin est recouvert de neige. Genre tout blanc, le toboggan tout blanc, les balans sur toute blanche, le sol tout blanc et tout. Et quand je re-rentre, j'ai tellement marché partout qu'il n'y a plus de neige. Tellement j'ai juste... arpenter le sol, tu vois, en mode là, là, là, je vais là. Et je pense que j'avais pas grand-chose à faire, juste je marchais dans la neige, j'étais contente. Et je sais pas combien de temps j'ai joué, mais je me souviens que je me sentais très, très libre. Tu vois. Et voilà, j'ai toujours adoré la neige depuis ce moment-là. Non, je comprends. Mais il y a un truc avec la neige. Mais c'est marrant, j'ai l'impression que ça revient beaucoup de gens. Ouais. Il y a la mer et la neige. Moi, quand je vois la mer, mais encore aujourd'hui, ça c'est un exemple typique de mon âme d'enfant. Quand on approche de la mer, mais je suis intenable. C'est vrai, je te jure. En plus, c'est moi qui conduis. Et vraiment, je vois la neige et je suis au volant comme ça. Et je regarde dans la neige, je fais « Y'a la mer ! Y'a la mer ! Y'a la mer ! Y'a la mer ! » Là, tu sais, j'ouvre la neige, je fais « Ça sent le sel ! » Ah mais je comprends. Moi, je suis comme une dinde, quoi. Et quand on va à la mer, c'est compliqué pour lui. Mais tu sais, mon mère-sœur, elle faisait ça. Elle passait beaucoup de vacances en Bretagne quand elle était plus jeune. Et du coup... Moi, un peu moins qu'elle, mais toutes les trois, quand même, dès qu'il y a ce truc d'odeur, notamment iodé, ça me fait vraiment un truc de... Ça éveille un peu comme dans Ratatouille, un souvenir d'enfant. Genre, flashback ! Non, mais oui, je pense qu'il y a un peu de ça. En plus, moi, je suis née en Normandie, donc on allait à la mer un peu quand j'étais petite, tu vois. Et c'était... Déjà, j'étais comme une dingue. Et je pense que ça me ramène vachement à ça. Genre, je me dis, à la mer, tu vas nager, tu vas voir des poissons et puis tu vas faire des chattes. plateau et tout. Je suis vraiment une enfant, quoi. Trop bien. Et la neige, ça me fait un peu ça aussi, mais un peu moins agréable parce que t'as froid. Mais j'adore ça. Donc je comprends. On termine là-dessus ? Allez ! Très bien. Après plusieurs discussions. Une heure 35, ça va. Merci beaucoup Marie-Antoine. Merci à toi, c'est un plaisir. Merci d'avoir partagé ce moment avec nous. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à en parler autour de vous et sur les réseaux sociaux. Et pour rappel, le podcast à nous deux, c'est un mardi sur deux.