- Speaker #0
Salut ! Bienvenue sur le podcast de à nous deux !
- Speaker #1
Durant la saison 2 du podcast, j'ai fait un épisode sur la contraception avec Khalamité. Évidemment, on a principalement parlé de ce qui nous concerne le plus, c'est-à-dire la contraception féminine. Cependant, durant l'échange, on a abordé le fait que la contraception masculine est peu développée et connue. On en parle très peu, et cela est très certainement dû à notre société patriarcale. qui ne souhaite pas partager aux hommes cette charge mentale et physique, alors que pour rappel, un homme est fécond tous les jours de sa vie,
- Speaker #0
alors qu'une femme ne l'est que quelques jours par mois durant à peu près 40 ans. Il est temps d'en parler et de casser un peu les préjugés avec Yannick.
- Speaker #1
Bonjour à tous, je suis très contente de vous retrouver aujourd'hui pour aborder le sujet de la contraception masculine. En fait, j'ai fait un premier épisode sur la contraception en général, mais plutôt la contraception féminine avec calamité dans la saison 2. Et Yannick est venu m'envoyer un message sur le compte Instagram pour me dire que si il cherchait quelqu'un pour parler contraception masculine, c'était la bonne personne. C'est pour ça que Yannick est avec nous aujourd'hui. Merci beaucoup d'être là, Yannick. On va rentrer dans le vif du sujet. Toi, quand est-ce que tu as commencé à penser à la contraception masculine ?
- Speaker #0
Bonjour à tous. Moi, j'ai commencé presque tout jeune. Moi, c'est devenu naturel de se dire qu'on commence au début avec des préservatifs, à s'intéresser à différentes choses. des solutions, voir ce qui existait. C'est vrai qu'au début, quand on est jeune, le préservatif est une bonne solution. Mais moi, ça a toujours été normal d'utiliser des préservatifs, des choses comme ça.
- Speaker #1
Ok. Donc toi, au début de ta sexualité, tu pensais déjà à la contraception qui te concernait en tant qu'homme, et pas forcément en disant, de toute façon, elle prend la pilule.
- Speaker #0
C'est des discussions à avoir à deux. et puis on est en couple, c'est à discuter ensemble, à trouver la meilleure solution pour les deux, ce qui correspond mieux aux deux. Que ce soit préservatif, que ce soit pilule, anneau, n'importe quoi. C'est naturel.
- Speaker #1
Tu as eu des informations sur les différentes contraceptions masculines qui existent ou est-ce que c'est venu plus tard ?
- Speaker #0
Alors, avec ma maman, j'ai pu toujours discuter autant ouvertement de tout sujet. Que ce soit sexualité, drogue, intimité, tout. Donc, j'ai toujours eu des réponses à mes questions. Je n'ai jamais eu trop de soucis là-dessus.
- Speaker #1
C'est cool. C'est bien que tu aies pu avoir quelqu'un avec qui en parler et qui t'explique aussi parfois comment ça marche. Et ce qui existe aussi, parce que je trouve que sur la contraception typiquement masculine... Moi, perso, j'ai 34 ans et j'en entends parler que depuis 5-6 ans où je sais qu'il y a des choses qui existent pour les hommes.
- Speaker #0
Moi, j'ai 32 ans, ça ne fait pas longtemps où ça commence. Il faut encore en même temps s'intéresser parce que c'est vrai que la plupart des sites ou des revues parlent du préservatif masculin, de la pilule, de l'implant, du stérilet. Et c'est presque tout. Puis après, tout ce qui est chirurgie, qu'on ne peut pas revenir en arrière, mais voilà, c'est tout. C'est vrai que tout est mis en avant pour la femme. J'avais regardé aussi. Après la naissance de ma fille, je m'étais intéressé aussi au slip chauffant. Je croyais qu'il y avait un anneau aussi qu'on pouvait mettre. Mais ça partait tout le temps dans l'idée non, mais ce n'est pas sûr à 100%, ce n'est pas fiable, c'est encore en test. Alors qu'il y avait tout qui prouvait. A plus B, que ce qu'utiliser correctement, ça fonctionnait.
- Speaker #1
Du coup, tu as testé ?
- Speaker #0
J'aurais adoré.
- Speaker #1
L'inception ?
- Speaker #0
J'aurais adoré tester le slip chauffant, mais quand j'ai regardé, c'était toutes des choses faites maison, pas sûres et tout. Et puis moi, j'ai besoin de quelque chose qui est au moins sûr, en soit sûr à 100%, qu'on me dise, non, non, mais là, c'est bon, t'achètes ça. Il n'y a aucun risque que de se dire, tiens, je le fais maison en mode... test, projet, que c'est mal fait. Alors, on avait déjà un enfant, donc ce n'était pas le problème d'une grossesse. On avait fait déjà nos tests de dépistage. Il n'y avait en soi aucun problème, aucun souci à se faire là-dessus. Mais c'est vrai que j'aurais voulu au moins un truc qu'on me dise. C'est sûr, le pourcentage est quand même fiable.
- Speaker #1
Mais en vrai, peut-être que... on a cette peur que ça soit pas sûr parce qu'on en parle si peu que finalement, on a très peu de retours aussi, je pense, d'hommes, peut-être, qui nous disent « Non, non, mais c'est safe, t'inquiète, tu peux y aller, tu vois. »
- Speaker #0
Ah, mais c'est ça. Puis même, on voit les médecins et tout. Il y a des techniques. Nous, on a utilisé, après le premier accouchement de ma copine, on a utilisé la technique de, je ne sais pas si tu connais ça, avec un thermomètre que tu règles, en fait, d'après l'ovulation. Je crois que c'est l'ovulation. Ça augmente, je crois, la chaleur corporelle de ce que je crée. Et alors, on a essayé ça pendant une année, ça a super bien fonctionné. Alors, c'est quelque chose que je pourrais conseiller à quelqu'un d'adulte qui connaît son corps.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Je ne le conseillerais pas à quelqu'un de mineur ou qui ne connaît pas assez bien son corps, son cycle et tout. Parce que c'est vrai qu'au début, on apprend à se connaître, ce qui est normal. Ou quelqu'un qui a un cycle irrégulier, ce n'est pas du tout ce que je conseillerais. Comme ma copine avait vraiment un cycle qui était très régulier, on a pu le faire. Ça a super bien fonctionné, c'était chouette, il n'y a jamais eu de soucis ou quoi que ce soit. Mais après, c'est vrai qu'à un moment donné, c'était à se dire, est-ce qu'il n'y a pas une autre solution ? Comme ça, c'est plus simple.
- Speaker #1
Ça s'appelle la symptothermie, ce moyen de contraception. Et tu fais vraiment bien de dire qu'effectivement, il faut... Il faut que la femme connaisse très bien son corps, connaisse très bien ses symptômes monstruels, en fait. Et qu'effectivement, si vous avez des dérèglements hormonaux type endométriose, SOPK et j'en passe, et des meilleurs, c'est un petit peu compliqué.
- Speaker #0
C'est très à éviter, voilà. Mais après, c'est vrai que ça. Alors, c'est vrai que quelqu'un de mignonne, moi, ma fille, plus jeune et tout, je lui dirais non, non, c'est préservatif obligatoire, voilà. histoire de se protéger contre les MST, toutes les maladies et tout, ce qui est important. Maintenant, quand on est adulte et qu'on a fait les tests, qu'on est en situation exclusive, qu'on sait que la personne est sûre et tout, pourquoi pas regarder d'autres solutions ? Après, nous, c'était aussi en sachant que si ça loupait une fois, ce n'était pas grave. On savait qu'on voulait un deuxième enfant.
- Speaker #1
Oui, c'est ce que j'allais dire.
- Speaker #0
Voilà, on savait qu'on voulait un deuxième enfant. On s'était dit, ouais, on attend encore une année ou deux, voilà. Quelques années. Après, s'il venait à ce moment-là, il venait à ce moment-là. Ce n'était pas un drap. C'était juste venu avant.
- Speaker #1
Ok. Oui, parce que vous, vous aviez ce projet d'avoir des enfants dans tous les cas.
- Speaker #0
Voilà, c'était ça. C'était vraiment, on essaye. Voilà, ma copine, elle ne voulait plus prendre de pilules à cause des hormones, ce que je comprends totalement. Je comprends bien aussi. Ça faisait quoi peut-être ? 9-10 ans qu'on était ensemble. Ça faisait quand même pas mal de temps. Puis on a dit, on essaie d'avoir un enfant, ça a fonctionné directement, je crois, sur le premier coup. Super !
- Speaker #1
Un combo gagnant.
- Speaker #0
C'était, j'arrête la pilule, d'un coup, ça fonctionne ! Après, on essaye ça en se disant, on teste si ça fonctionne. C'est super, mais les pourcentages sont presque autant que la pilule.
- Speaker #1
Sur la symptothermie ?
- Speaker #0
Oui, je crois.
- Speaker #1
Ok, je ne sais pas du tout, je ne me suis pas renseignée.
- Speaker #0
Je pense qu'ils sont très proches et tout. Mais c'est vrai qu'ils sont très proches si on connaît son corps, si on sait reconnaître certains symptômes. Puis de se dire, ok, là j'ai peut-être quelques symptômes, j'ai un doute. Ah bah tiens, on utilise des préservatifs au cas où, quoi qu'il arrive. Voilà, c'est aussi ça à se dire. Mais c'est vrai que c'est intéressant, mais après il faut... Il faut se connaître.
- Speaker #1
Il faut être à l'aise avec l'idée de se dire, bon, peut-être que...
- Speaker #0
Voilà, peut-être que, voilà, si maintenant, on se dit, non, je ne veux pas d'enfant, ben, on prend d'autres contraceptions.
- Speaker #1
Ça, tu vois, moi, c'est un truc que je pourrais, entre guillemets, jamais faire. Bon, de base, parce que j'ai un SOPK, donc j'ai un cycle merdique de fou.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Mais, ben, moi, tu vois, personnellement, je n'ai pas envie d'avoir d'enfant. Donc, tu vois...
- Speaker #0
De prendre le chute.
- Speaker #1
Je ne peux pas prendre ce risque. Tu vois, psychologiquement, je suis tellement bloquée à l'idée de tomber enceinte. que vraiment je suis en mode non mais moi je veux un truc safe 10 milliards de pourcents si on peut dire à 110%
- Speaker #0
c'est bon t'as pas de risque c'est bon tu le prends quoi mais non mais après c'est c'est ça moi je trouve que c'est un truc alors ça fonctionne super bien après voilà c'est c'est jamais sûr à 100% faut être ouvert à la possibilité mais comme la pilule aussi n'est pas sûre à 100% la vasectomie n'est pas sûre aussi non plus à 100%. Ça, on peut en discuter après, mais c'est quelque chose qui peut revenir naturellement.
- Speaker #1
Ok. De toute façon, je voulais effectivement venir là-dessus, parce que quand tu m'as contacté, tu m'as tout de suite parlé du fait que tu avais fait une vasectomie, et c'est d'autant plus intéressant de pouvoir en parler avec quelqu'un qui l'a vécu et qui le vit. Est-ce que déjà, tu peux nous expliquer ce que c'est qu'une vasectomie ?
- Speaker #0
On a six, je crois que c'est deux points de suture, mais c'est très petit. Ils viennent retirer les petits tuyaux qui relient les testicules à... La verge, puis qu'on les coupe, c'est une incision de 1 cm, 1,5 cm, c'est vraiment rien. Après, passer un petit truc qui brûle pour qu'il n'y ait plus de spermatozoïdes qui puissent passer dans le sperme. Donc on a des éjaculations avec aucun spermatozoïde.
- Speaker #1
Et comment ça se passe et comment t'en es venu à te dire, je vais faire une oisectomie ?
- Speaker #0
Avec ma copine, c'est toujours dit, voilà, on veut deux enfants, c'est possible. Il y en a eu une qui est arrivée, le deuxième qui est arrivé plus tard quand on voulait. Et ça a toujours été, voilà, on en veut deux, on n'en veut pas plus. Et moi, c'était, ok, on a eu des enfants, t'as accouché, c'est pas ce qui est le plus agréable, autant pour le corps et tout. Je trouve que c'est pas normal non plus que tu continues de prendre des hormones toute ta vie ou d'autres. type, c'est pas ta charge à toi non plus, enfin c'est pas que à toi. Alors moi j'ai toujours été ouvert si maintenant il y avait la pilule masculine j'ai toujours dit voilà je la prends, il n'y a aucun problème, le plus simple pour tout le monde. Malheureusement la pilule masculine n'arrive pas sur le marché.
- Speaker #1
On commence à en entendre un peu plus parler là. J'ai vu tes articles comme quoi il y avait des tests qui avaient été lancés, qui avaient pas été secondaires et tout.
- Speaker #0
Alors moi j'avais entendu un coup c'était, il y a des tests, il y a les mêmes symptômes. que pour la femme, donc on ne le fait pas.
- Speaker #1
Ah, non, alors moi, j'ai eu un truc plus optimiste, mais bon, ça ne veut pas dire qu'on va y aller, mais ce n'est pas encore sur le marché.
- Speaker #0
Voilà, malheureusement. Non, mais c'était quelque chose, j'ai dit, on a eu des enfants, c'est toi qui les as portés et tout. Donc pour moi, c'était normal qu'à un moment donné, je prenne aussi ma responsabilité, surtout de plus que pour la femme, c'est quand même une opération Elle n'est pas compliquée et tout, mais ce n'est pas non plus la plus... Ce n'est pas autant simple qu'une vasectomie. Voilà. Une vasectomie...
- Speaker #1
Ça se passe sur combien de temps, une vasectomie ?
- Speaker #0
L'opération en elle-même ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
45 minutes après, j'étais sorti de l'hôpital.
- Speaker #1
Ah ouais, ok.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Rapide.
- Speaker #0
Donc, voilà. Rapide,
- Speaker #1
efficace.
- Speaker #0
45 minutes après, j'étais sorti. Voilà, c'est bon, c'est fini.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et puis le lendemain, je pouvais remarcher. Voilà, on sent une gêne. Ça fait une légère douleur, mais vraiment un petit pincement. C'est surtout la zone qui est un peu plus sensible. En fait, c'est comme si on se pinçait un petit peu le bras pour certains mouvements. Il y a eu des moments où j'étais là, ah oui, j'ai oublié. Parce qu'on se rasseille et on est là, ah ouais, j'avais oublié. Mais sinon, le reste du temps, j'ai pu aller promener le chien. J'ai eu ma fille qui me sautait dessus à jouer. Il n'y avait pas trop de soucis. Alors, on fait attention et tout. Mais c'est sur trois jours, peut-être. Deux, trois jours. Où on sent un petit peu l'éternité. Mais le lendemain, j'allais promener. Je pouvais encore marcher.
- Speaker #1
Je ne sais pas quelle activité professionnelle tu as. Mais est-ce qu'il y a...
- Speaker #0
Je suis père au foyer.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
J'allais demander,
- Speaker #1
est-ce qu'il y a un arrêt maladie, par exemple ?
- Speaker #0
Alors, chez nous, en Suisse, je crois que c'est entre un et trois jours d'arrêt maladie.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Le temps de se reposer et tout. Après, les douleurs, elles varient de chaque personne. L'opération ne fait pas mal. Et pourtant, l'anesthésie n'a même pas fonctionné sur moi.
- Speaker #1
Ah, ok. D'accord, il y a une anesthésie locale, du coup ?
- Speaker #0
Il y a une anesthésie locale qui... Et moi, il m'avait expliqué que comme on devait sentir un peu légèrement, pas un léger pincement et tout, voilà, légèrement que ça se passait quelque chose. Puis après, le chirurgien me dit, mais vous sentez quand je fais ça ? J'étais, ah ben oui. Il me dit, mais vous ne devriez pas sentir. J'étais là, ah d'accord. Oups. Il ne m'avait pas dit, j'étais là, vous m'avez dit que je devais sentir un léger pincement. Oui, mais là, vous n'avez même plus l'intestin. J'étais là, ah bon, ben d'accord. Ben, ah bon. Après, je suis quelqu'un qui ne ressent pas beaucoup la douleur. Ok,
- Speaker #1
tu as une tolérance à la douleur.
- Speaker #0
J'ai une bonne tolérance à la douleur. Donc, c'est vrai que sur ce sujet, je dis, bon, si c'est que ça, en fait, ce n'est pas dramatique.
- Speaker #1
Ce n'est pas sik. Et il y a des soins particuliers, quelques jours après l'opération ?
- Speaker #0
Abstinence pendant, je crois, une semaine.
- Speaker #1
Masturbation comprise ?
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Pendant, je crois, une semaine, c'est abstinence, déjaculation, enfin voilà. De toute façon, avec la douleur, c'est parce qu'on a trop envie et tout.
- Speaker #1
Tu ne penses pas trop là ?
- Speaker #0
À part, si on a peut-être des tendances maso, voilà, ça c'est autre chose.
- Speaker #1
C'est vrai, on ne sait pas.
- Speaker #0
Mais c'est... pas le truc où on a le plus envie d'essayer à ce moment-là. Par ça, je crois. Faire attention à la même chose qu'une petite plaie qu'on a ou quelques points de suture, donc faire attention relativement attention. Mais c'est tout, quoi.
- Speaker #1
Et genre, t'as un pansement ? Il y a quelque chose ?
- Speaker #0
Ouais, il y a le pansement pour protéger la plaie, mais c'est en mode un petit sparadrap. un plus grand sparadrap, mais un truc qui protège du chenille, de la saleté, la même chose que si on allait se faire... C'est vraiment en soi la même chose que si on allait se faire un point de souture, voilà, c'est ça.
- Speaker #1
Et tu t'es fait opérer en Suisse ou en France ?
- Speaker #0
En Suisse.
- Speaker #1
Et tu sais si en France c'est la même pratique ou est-ce qu'il y a une différence ?
- Speaker #0
Alors, ce que j'ai vu sur Internet, c'était un peu la même chose et tout, après c'est vrai que c'est quelque chose... Alors moi j'ai pu la faire à 30 ans, Ce qui m'a aidé surtout, c'est que j'ai deux enfants. Puisque j'en ai déjà discuté avec mon médecin de famille une année avant, en disant, voilà, ma copine enceinte, j'aimerais faire une vasectomie. Elle m'a dit, vous êtes sûr ? J'ai dit, ouais, ouais, non, mais ça fait au moins deux ans que je sais qu'à ce moment-là, je veux la faire. Et je n'ai pas envie d'attendre 35, 40 ans, parce que c'est souvent le cas. Ah, mais si vous changez d'avis, s'il y a ça et tout. J'ai deux enfants, je ne veux pas plus. Je suis très heureux comme ça. Moi, c'est bon, on y va. Et avec ce message, ça a pu passer plus facilement dû au fait que j'avais 30 ans.
- Speaker #1
Et tu as un délai de réflexion ? J'ai une connaissance qui s'était fait stériliser, une femme qui avait fait l'opération de stérilisation. Elle a eu plusieurs rendez-vous avec le chirurgien. il y a eu un délai de... Deux ou trois mois de réflexion ?
- Speaker #0
Oui, c'est possible. Il me semble que j'avais pris rendez-vous avec le chirurgien. Après, ma copine était enceinte à ce moment-là. Donc, en fait, ça tombait super bien. C'était qu'on avait convenu qu'elle accouche. Puis, je crois, dans les 15 jours où elle avait accouché, je faisais ma vasectomie. Comme ça, on avait les deux mal, mais au moins, c'était réglé.
- Speaker #1
Pas de questions sur le retour de couche.
- Speaker #0
Voilà, aussi. Mais en soi, ça, c'est... Ouais, je suis allé. Ils contrôlent un peu si c'est faisable, comment ça se passe un peu. Tripatouiller un peu tout. Puis après, c'était bon. J'avais mon rendez-vous pour mon opération.
- Speaker #1
Est-ce que c'est irrémédiable ?
- Speaker #0
Alors, on peut apparemment revenir en arrière, mais c'est pas garanti, en fait.
- Speaker #1
Moi, c'est ce que j'entends un peu tous les sons de cloche, donc je ne sais pas trop ce qu'il veut dire.
- Speaker #0
Moi, ce que mon chirurgien m'a dit, alors, il m'a dit, il faut partir dans l'idée que c'est irréversible. Oui, chez certaines personnes, c'est faisable de revenir et tout, c'est possible, mais ce n'est pas quelque chose à compter là-dessus. Ce n'est pas en mode, je crois qu'il y avait une tige qu'on se mettait dans le bras ou d'autres conceptions féminines où on peut dire, ah bah tiens, je veux arrêter. On y va, une incision, on retire l'objet et quelques mois plus tard, c'est bon, on n'a plus d'hormones.
- Speaker #1
Oui, c'est fait d'un plan.
- Speaker #0
Oui, d'un plan. Vraiment, là, c'est faisable, mais ce n'est pas quelque chose à imaginer quand on va le faire. Il faut partir de l'idée où on le fait, c'est pour la vie.
- Speaker #1
En off, tu m'as dit que tu étais très ouvert aux questions, donc je me permets de te la poser. Au niveau sexualité, est-ce que ça a changé quelque chose pour toi ? Est-ce que tu as eu des sensations différentes ? Est-ce qu'aussi ton premier rapport post-opération, tu as eu des sensations différentes ? Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ça ?
- Speaker #0
Alors, aucune. Les premières masturbations, c'est spécial parce que c'est vrai qu'on ressent encore un petit peu l'inflammation. Et puis un peu le souci aussi de se dire, tiens, est-ce qu'on va aller fort ? Est-ce que ça va faire mal ? Vraiment, je pense que c'est beaucoup psychologique. Je pense sincèrement, niveau douleur et tout. En fait, ce n'est même pas une douleur, c'est vraiment juste là. La légère gêne, mais je pense beaucoup psychologique à se dire, il faut faire attention. Mais la même chose que quand on se blesse au pied, qu'on a une entorse. Par exemple, une à deux semaines après, on est guéri, on enlève soit la tête et tout, on ne marche plus en béquille. Mais il y a toujours cette petite douleur qu'on est là, au secours, au secours, il faut que je fasse attention. Alors qu'en soi, je suis sûr que si on analyse, on est guéri, on pourrait courir. Mais c'est très psychologique. Mais en soi, il n'y a rien qu'à changer.
- Speaker #1
Et puis cette sensation, on est d'accord, tu l'as eue après l'opération, mais une fois que tu t'es remis en selle et que tu as vu que tout allait bien... Ah oui,
- Speaker #0
non mais... Bah en fait, on fait l'opération, il me semble que c'est une semaine d'abstinence, et après on peut recommencer la masturbation et il faut avoir je crois 30 éjaculations sur... je crois 3 mois. Minimum 30 éjaculations.
- Speaker #1
Pourquoi ?
- Speaker #0
Je crois pour vider tout ce qui pourrait rester...
- Speaker #1
Ah, ok.
- Speaker #0
Voilà. C'est en soi pour enlever tout ce qui est spermatozoïde, qu'il n'y ait plus de spermatozoïde. Donc, il faut faire minimum un temps de temps. Et après ces trois mois, on fait une semaine d'abstinence. Et après, on va faire...
- Speaker #1
Un spermographe ?
- Speaker #0
Un spermographe, oui. J'accueille dans un flacon, on amène le flacon. Et puis, je ne sais même plus si la journée même ou le lendemain, j'avais déjà la réponse que c'était tout bon, qu'il n'y avait plus de traces de sperme.
- Speaker #1
Et après, tu dois en refaire, je ne sais pas, je te dis une bêtise, genre tous les six mois, un spermographe pour vérifier que... Non, non. Une fois, enfin trois mois après l'opération, une fois, il s'est continué.
- Speaker #0
Trois mois après, on le fait. Dès qu'il nous appelle, il nous dit, voilà, il y a encore des spermatozoïdes ou il n'y en a plus. Il y a des gens, en trois mois, comme moi, que c'est réglé. Il y a des gens, ça a duré six mois. Il y a des gens, ça a duré une année. Mais au bout d'un moment, c'est stop, c'est fini. Et puis voilà. Je mets en soi en général trois mois après on est bon.
- Speaker #1
Stérilisé.
- Speaker #0
Voilà. Et dès qu'on a le message de voilà c'est bon il n'y a plus de risque, là c'est bon on peut se lâcher. Voilà il n'y a plus de risque de mettre enceinte la personne. Voilà il n'y a plus de risque de grossesse.
- Speaker #1
Et quelles ont été les appréhensions ou même les remarques que ton entourage a pu avoir si tu en as parlé bien sûr ? du fait que tu voulais te stériliser. Parce que, en moi, avec mon regard de femme et qui n'est pas concernée par ça, parfois, je me dis... Tu vois, quand je peux en discuter avec des hommes de la vasectomie, on va dire que souvent, j'ai des hommes qui vont me dire « Ah bah non, mais attends, mais tu rigoles, je vais être impuissant. »
- Speaker #0
« Ouais, elle veut me castrer. » je vais plus être assez viril où est ma puissance sexuelle tu vois mais même que ce soit sexualité ou n'importe quoi on leur enlève limite leur virilité est-ce que t'as eu ces remarques là toi quand t'as pu en parler alors moi j'ai toujours été très rigolé de ça et tout donc j'arrivais je disais directement ah bah tiens je vais aller faire une vasectomie ah c'est cool machin tout je vais aller me faire castrer euh où je rigolais en disant « Ah, c'est pas grave, après je tire à blanc, il n'y a pas de souci. » Je le prenais tellement à la rigolade. Après, tous mes amis savent que je le prends à la rigolade. Donc, il n'y a jamais eu ce souci-là. Peut-être que j'ai aussi des amis assez sympas dans cette idée-là. Mais je voyais que ce n'était pas... Il ne fallait pas tellement leur demander. Ce n'est pas eux qui seraient venus sur le sujet à se dire « Ah, je vais quand même le faire. »
- Speaker #1
C'est bien que ça te concerne toi, pas eux.
- Speaker #0
Voilà. Après, je suis dans les seuls amis aussi à avoir des enfants, avoir une vie de famille et tout. Donc, c'est peut-être aussi différemment vu. Eux, ils n'ont pas d'enfants. Ils sont encore sortis, à s'amuser et tout. Donc, ça change aussi.
- Speaker #1
Tu avais des personnes dans ton entourage qui avaient déjà fait cette opération ? Proches ou lointaines ? Non, personne ? Tu ne connais personne qui a déjà fait ça ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Et comment est-ce que tu as pu... Enfin, après, peut-être que tu n'en avais pas besoin. Mais comment est-ce que tu t'es renseigné ? Comment tu as appris que ça existait ? Est-ce que c'est ton médecin qui t'a tout dit de A à Z ?
- Speaker #0
Après, je pense que c'est plutôt dans les films quand on les voit avec leur paquet de glace et tout en train de marcher bizarrement. Alors, ce n'est pas le cas. Dans les films, c'est très surjoué. Je n'ai jamais eu une poche de glace dessus. Avec la « aïe, aïe, aïe, je souffre, le marxisme » . Moi, j'étais là « bon, d'accord, oui, alors on sent que ça gêne, mais… » Ouais, après, j'ai repris la voiture, ça allait.
- Speaker #1
Ouais, donc on en rajoute dans les films et tout et tout.
- Speaker #0
Ah oui, non, mais c'est, je trouve, moi, alors pour ma part, c'était assez, j'étais là. C'est un peu surjoué dans les films. C'est comme pour tout. Après, il y a peut-être quelqu'un qui va plus sentir la douleur, qui aura plus cette sensation de douleur. On est chacun différent aussi avec la douleur. Il y a des gens qui se tapent le petit doigt de pied. C'est le drame. Et puis, il y en a des qui sont avec limite l'os qui ressort. Et puis, ils sont là, OK, je vais encore aller me balader un moment. Puis, on reverra ça plus tard.
- Speaker #1
Les extrêmes.
- Speaker #0
Je fais plus partie des extrêmes des fois. c'est non c'est La zone qu'on sent que ce n'est pas l'habitude qu'on a d'avoir des douleurs à ces endroits-là.
- Speaker #1
Et comment est-ce que tu t'es informé sur la vasectomie ?
- Speaker #0
Sur Internet, j'ai ma copine qui est assistante en pharmacie, donc elle peut aussi m'expliquer deux, trois choses. Surtout, elle peut voir sur Internet comment ça se passait. Après, c'est vrai que chaque pays a sa manière de faire. C'est pas la même chose partout, que ce soit dans le congé, que ce soit dans le déroulement et tout. En soi, l'opération est la même chose partout, mais c'est juste voir un peu à quoi s'attendre. Mais je dis, c'est un peu ce que j'imaginais. Ils arrivent, ils enlèvent le canal, c'est réglé, hop, ils refairent. Au revoir, merci.
- Speaker #1
À bientôt. Enfin, non, pas à bientôt du coup. Non,
- Speaker #0
ouais. On espère pas pouvoir, mais ouais,
- Speaker #1
c'est bon. Et c'est un petit peu ce qu'on disait au début de l'épisode, c'est vrai que la contraception masculine n'est pas forcément très mise en avant dans notre société patriarcale. Toi, t'aurais des idées ou des envies de comment justement la mettre plus en avant ?
- Speaker #0
Je dirais déjà, si on en parlait dans les cours d'éducation sexuelle, à l'école, pendant la contraception, on aborde tout. Pourtant, le sujet de la femme prend la pilule, alors il y a la pilule, il y a le préservatif et tout, voilà, ce sont des bonnes choses et tout. Mais on n'aborde pas plus loin que le moment où on veut faire, il existe aussi des contraceptions définitives, telles que je crois la ligature des trompes et d'autres choses, la vasectomie, il y a toutes les choses comme ça. Et je trouve que c'est aussi important de dire qu'il y a un moment donné dans la vie ou Ça serait peut-être bien d'y penser pour chaque personne. Est-ce que c'est quelque chose qui me correspond ? Est-ce que c'est quelque chose qui ne me correspond pas en fonction de notre situation de vie ?
- Speaker #1
Mais c'est vrai, tu as raison. Moi, je me souviens très bien que quand tu es au collège ou au lycée, alors je ne sais pas si ça se fait en Suisse, mais nous, souvent, il y a les cours de SVT, donc de sciences et vies de la Terre, où on nous explique effectivement les menstruations. les contraceptions et la seule contraception masculine et féminine entre guillemets c'est le pré-innovatif genre à chaque fois on ne parle jamais de contraception masculine que ce soit le slip chauffant, l'anneau etc et même au lycée, je ne sais pas si vous l'avez en Suisse mais nous on avait le planning familial ouais on a aussi ok et du coup souvent ils interviennent quand t'es au lycée parce que c'est là où les premières relations sexuelles peuvent avoir lieu et quand ils viennent c'est pareil En fait, on va te parler des risques de tomber enceinte, mais en te parlant à toi, à la femme, pas à l'homme.
- Speaker #0
Alors nous, l'éducation, le planning familial, il va à peu près vers la fin de la... Moi, je l'avais en fin de scolarité obligatoire, donc autour des 14-15 ans par autour, entre 13 et 15 ans, il me semble. Mais c'est vrai que je trouvais que ça restait vraiment... Moi, c'est un truc que je retrouvais dommage. après je pouvais de toute façon discuter autant avec ma maman, des gens, voilà, j'ai jamais eu de soucis là-dessus, j'avais tout le temps les explications pour tout, il n'y avait pas de tabou, voilà, il y avait, voilà, j'avais une question, je la posais, on cherchait la réponse, mais il n'y avait pas de sujet, entre guillemets, tabou, je pouvais vraiment discuter de, autant, sa part de stupéfiants, drogue, alcool, il n'y avait pas un moment, ah non, mais t'es trop jeune pour ça, voilà. Mais on cherchait la solution. À chaque âge, j'avais mon explication. Plus ça avançait, plus elle évoluait différemment et tout. Mais j'avais en soi une réponse à ma question.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Après, il faut adapter suivant l'âge. Mais je trouve que... Et voilà. Il faut avoir une réponse. Même si tu as un enfant de 4 ans qui te pose des questions là-dessus, tu adaptes tes réponses. Tu ne dis pas tout, tout, tout, évidemment. Voilà, non. Mais au moins, donner des réponses.
- Speaker #0
Tu ne vas pas dire, voilà, ça se passe comme ça, comme ça, ben regarde une photo, non. Mais de dire, ah ben tiens, c'est, je ne sais pas comment on fait, mais là, c'est deux parents qui se font un câlin, et puis après, il y a un câlin spécial, ben voilà. Parce qu'eux, dans leur tête, c'est un câlin tout. Mais après, on peut avancer plus loin. Il y a d'autres manières de le dire, mais après, moi, je n'ai jamais eu de soucis à discuter. J'ai une fille de 4 ans et demi, je n'ai jamais eu de soucis que ce soit de discuter, si elle me pose des questions, qu'elle pose ses questions, il n'y a aucun souci. On trouve la solution d'expliquer pour son âge comment ça se passe, que ce soit le consentement, que ce soit les parties intimes que ça lui appartiennent, qu'elle a le droit de découvrir aussi son corps, et puis voilà, mais que ça se fait. en privé, pas devant des gens, qu'il fallait lui expliquer toutes ces choses-là sans rentrer dans tous les détails, mais que c'est des choses. Ça lui appartient.
- Speaker #1
Mais c'est vrai que je pense que c'est bien, et tu as raison de le dire, qu'il faut parler de plus en plus de toutes les contraceptions et que la contraception, en fait, ne tient pas qu'à la femme. Ce n'est pas que la charge de la femme de gérer la contraception dans un couple hétéro.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Parce qu'en fait, ce n'est pas juste.
- Speaker #0
Ce n'est pas juste. Et puis, c'est un truc, ça date de je ne sais pas combien d'années où c'est en mode, c'est la femme qui tombe enceinte. Oui, c'est normal. C'est sans problème.
- Speaker #1
alors que en soi pendant l'acte on est quand même deux c'est pas son problème et puis je trouve que ça véhicule encore plus cette image de l'homme il tire son coup il s'en va et puis après la femme elle se démerde avec des problèmes je mets des guillemets qui peuvent lui arriver derrière il
- Speaker #0
faut responsabiliser les hommes en fait je sais pas moi je sais que il y a eu des fois où il y a eu un préservatif qui a craqué voilà je sais pas moi je suis allé avec ma copine ne... Alors, il faut aller prendre la pilule du lendemain. Je suis allé avec elle. Elle coûte combien ? Elle coûte tant. OK, il n'y a pas de souci. Je mets la moitié. Enfin, on a toujours trouvé. Quand elle prenait, par exemple, la pilule, pendant un moment, on avait fait moitié-moitié, que ce soit autant pour les préservatifs. Après, on avait des salaires d'apprenti. Donc, c'est clair que c'est vite une somme pour nous. Quand on est apprenti, il faut mettre... Allez, 10 grandes euros, voilà, c'est vite une grande somme.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Mais c'est des sommes qui sont quand même importantes. Et c'était vraiment, voilà, se dire, OK, on est à deux, on partage ça à deux.
- Speaker #1
C'est quand même aussi pas normal, entre guillemets, qu'on doive payer parce qu'on ne peut pas tomber enceinte, tu vois.
- Speaker #0
Ah, c'est ça, c'est ça. Mais moi, ce serait plus à dire, voilà, il y a tout cas en soi, en libre accès ou très, très abordable. En tout cas, moi, je serais plus à vie à dire, en tout cas pour les mineurs, il faut trouver une solution que les mineurs puissent avoir. Quand on est adulte, quand on travaille, s'il faut acheter, j'ai envie de dire, je ne sais pas vous, à combien ils reviennent les préservatifs, mais ce n'est pas…
- Speaker #1
Mais il y a tous les prix en France.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est incroyable.
- Speaker #0
Ce que je dis, si on se base vraiment sur le basique, normal, pas trop de marques, mais qui est sûr, mais normal. agréable et tout, mais sans avoir de marque et tout. Je ne sais pas, nous, ils sont peut-être... Ça fait longtemps que je n'en ai plus réutilisé, vraiment, mais nous, on est en France-Suisse, donc c'est entre 6 et 9 francs, 9 euros, quoi.
- Speaker #1
Oui, mais je pense que nous, c'est à peu près pareil. Une boîte doit être dans les...
- Speaker #0
Pour 10, 20, il y en a un peu tous les... Et en soi, j'ai envie de dire, même si on le fait beaucoup, ce n'est pas excessivement cher, surtout quand on... calcul. Moi, je suis toujours resté un peu dans l'idée à se dire, est-ce que c'est cher ? Après aussi, le risque de ce qu'il peut y avoir derrière, si on le fait sans, en soi, c'est pas énorme. 12 francs quand comparé à une MST ou... C'est de la rigolade, surtout qu'il y en a pour plusieurs. En soi, une boîte fait, j'ai envie de dire qu'elle fait au moins une semaine. Je pense que ça aborde pour tout le monde qui travaille, de se dire, tiens, toutes les semaines, je mets s'il faut francs ou 6 euros, pour me faire plaisir. Et surtout qu'après, on peut en avoir des... Il y en a, je crois, des gratuits aussi en France. Nous, je pense qu'on va à la pharmacie, on peut en avoir des gratuits au planning familial aussi.
- Speaker #1
Après, effectivement, en France, on peut en avoir des gratuits sous ordre de ton médecin, mais tu ne choisis pas trop. Tu ne peux pas choisir une marque que tu aimes, bien que tu connais. Mais au moins...
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Le public,
- Speaker #1
c'est ça le plus important.
- Speaker #0
C'est ça, au moins j'ai envie de dire que maintenant on dit qu'il y a une marque, il y a toutes les tailles, différentes matières et tout, si on est allergique au latex, si on est allergique à ça, voilà, ok, il n'y a pas de soucis. Après, on n'est pas obligé d'avoir, si vous voulez, une marque précise et tout, parce qu'elle a un truc en plus, voilà, tu mets le prix, j'ai envie de dire. Pour moi, ça fait partie de la santé, ça fait partie du plaisir, c'est une chose importante.
- Speaker #1
C'est un investissement qui vaut le coup. Et tu t'amuses de façon responsable.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça.
- Speaker #1
Qui se peut en vouloir ?
- Speaker #0
Personne. Je m'amuse, je profite de ma sexualité. Je ne vois pas pourquoi je devrais m'en gêner. Tout le monde le fait. En fait, en soi, c'est un truc que j'ai toujours trouvé bizarre. C'est un truc que tout le monde fait. Mais autant que ce soit de la masturbation, que ce soit de tout. Tout le monde le fait et personne ne veut en parler.
- Speaker #1
Mais c'est vrai. C'est la même chose.
- Speaker #0
Là, je voyais il y a quelques semaines, je ne sais plus quoi, en France, ils avaient bloqué les sites pornos. Je voyais. Tout le monde, ouais, c'est n'importe quoi et tout, j'étais là, mais il y a tout le monde qui critique. En fait, il y a tout le monde qui va, mais il n'y a personne qui ose l'admettre que, bah oui. J'y vais, c'est dommage, mais c'est une bonne chose. Il faut pouvoir protéger les mineurs et tout, mais il faut trouver une bonne solution.
- Speaker #1
Mais c'est bien que tu en parles, parce qu'effectivement, il y a eu tout un truc avec les sites porno en France. Parce qu'effectivement, on veut restreindre l'accès aux mineurs, donc aux personnes de moins de 18 ans. Et maintenant, si tu veux aller sur un site porno, alors il y a différents trucs, mais il faut entre guillemets t'inscrire et donner pas de blanche comme quoi. tu n'es pas mineur, quoi. Et, bah oui, moi, je trouve ça bien. Et tout le monde est en mode, bah non, mais moi, je veux pas mettre mes coordonnées sur un site porno, machin, et tout, ils vont savoir que j'y vais. Mais on s'en souvient. C'est pas grave,
- Speaker #0
tu vois. Tout le monde le fait, donc vas-y, en fait. Alors, je dirais, il faut trouver la solution que ça respecte aussi un peu la vie privée et tout. Après, moi, c'est un truc que tout le monde est là, oui, je veux pas donner ma vie privée, jamais. En attendant, vous donnez 30 000 photos de vous, de tout ce que vous faites le week-end, on peut Celui qui a envie de faire, il sait exactement où vous habitez, il sait tout sur tout parce que vous avez tout rentré dans les ordis. Celui qui veut savoir votre compte bancaire et tout, en soi, il peut. Qui est doué en informatique, il peut. Donc au final, je ne vois pas ce qui va poser plus de problèmes de dire, tiens, je vais sur tel site trois fois par semaine. C'est une bonne chose de pouvoir en soi protéger les mineurs. Après, moi, j'ai toujours dit, je n'ai pas de souci à dire, tiens, on a tous été mineurs. On est. tout ça, les surdécides porno, en étant ado. Après, moi, je trouve que c'est plus le truc à dire, ok, tu as le droit, mais certaines catégories, certains sites, qui ne seront pas les mêmes à 13 ans qu'à 15 ans, qu'à 15 ans, qu'à 18 ans, je ne vais pas dire à mon enfant, que ce soit garçon ou fille, à dire à 12 ans ou 11-12 ans, écoute, vas-y là-bas, tu peux aller sur n'importe quelle catégorie, que ce soit hardcore, n'importe quoi. aucun problème. Moi, je serais plus à dire qu'il y a des sites pour adultes, c'est des gens qui sont professionnels là-dedans, qui sont payés. Ce n'est pas la vraie vie. Ce n'est pas comme ça que se passe une relation intime. Là, c'est des acteurs. C'est du faux. C'est des gens aussi à respecter parce que c'est leur profession. Ils font quelque chose de bien pour aider les gens dans leur sexualité. Alors, il faut les respecter. Je veux toujours pouvoir laisser cette porte de sortie à dire, ok, je suis tombé sur quelque chose, il y avait 45 personnes et tout, ça m'a choqué. Ah bah écoute, papa, maman, je suis tombé là-dessus, j'ai laissé la page ouverte, vous pouvez regarder, j'ai besoin d'en parler. Ok, ah bah tiens, il s'est passé ça, ça, ça, voilà, c'est pas grave, mais je comprends qu'à ce moment-là, c'est normal, c'est aller plus loin que ce que tu aurais dû. Ok, tu en es conscient, oui, ben voilà. Mais... Autant pouvoir en discuter pour ne pas que ça reste un chômage ou un trauma. Parce que c'est vrai qu'en tant qu'adulte, on va voir ça, on sera là. Mais ce n'est pas si dramatique en fait. On a déjà vu pire et puis eux, ils seront là. Ah, c'est au secours, au secours, elle se fait. J'ai envie de dire que dans la catégorie hard, on va se dire elle se fait maltraiter la fille, elle se fait battre et tout. Alors qu'on sera là, mais non, en fait, c'est une mise en scène. Voilà, il y a du respect entre les deux. Mais nous, on va le voir avec des yeux d'adultes, comparé à eux, on va le voir avec des yeux de mineurs. Et puis, je trouve que c'est important de pouvoir laisser dire « Ok, j'ai fait ça, j'ai fait une erreur. » Mais la même chose que « Ah ben tiens, j'ai testé du cannabis. Ah ben tiens, ça m'a fait ça. » Moi, avant de tester une fois une nature à un joint, 20 minutes avant, je téléphonais à ma mère pour savoir tous les effets que ça pouvait me faire. Comme j'ai un TDAH, je savais qu'il y avait ce risque. d'effets secondaires et tout, qui peuvent avoir plus que d'autres personnes. Donc, on a discuté au temps de, ah tiens, ça peut avoir ça. Qu'est-ce que je fais dans telle situation et tout ? OK, il n'y a pas de souci. Je l'ai expliqué à des potes qui étaient clean à ce moment-là, qui n'avaient pas bu, qui pouvaient gérer cette situation. Puis, ils m'ont tous dit, mais tu as appelé ta mère pour ça ? Je dis, ben ouais, je ne sais pas. Et puis, je trouve que c'est important de… Moi, c'est un peu une relation que j'aime avoir avec mes enfants où ils peuvent m'appeler à 2h du matin. j'ai trop bu, j'ai picolé, j'ai fait cette erreur. Ah bah tiens, j'ai eu une relation sexuelle, il y a la capote cassée, il faut aller prendre la pilule dans la main. Pas de souci, on va aller regarder, on va faire le nécessaire. Et t'as le droit de faire des erreurs.
- Speaker #1
Ouais, il faut libérer la parole en fait.
- Speaker #0
Maintenant, est-ce que les erreurs, elles se font tous les week-ends ? Là, c'est un problème. Aussi, on discutait. Mais voilà, il y a le droit aussi des fois de faire des... C'est en faisant des erreurs qu'on apprend. Et c'est, je trouve, dans notre société, c'est quelque chose que les gens oublient. ou ne veulent pas le voir, ou oublient qu'ils étaient comme ça quand ils étaient jeunes. Mais c'est vrai que niveau contraception masculine, c'est vrai que... Oui, on est moins à le...
- Speaker #1
C'est moins mis en avant. J'espère que ça va évoluer dans les années à venir.
- Speaker #0
Malheureusement, des fois, j'ai des doutes quand j'entends certaines personnes, mais...
- Speaker #1
Moi aussi, mais je suis optimiste. Je me dis que plus on va en parler, et plus on aura aussi des...
- Speaker #0
C'est pour ça que quand tu avais fait le truc, tu t'avais dit avec calamité, ouais, mais je ne pense pas qu'il y a beaucoup de personnes... En gros, ça te disait, je ne pense pas qu'il y ait beaucoup d'hommes qui se mettraient en avant pour en parler. Et puis moi, j'étais en voiture, j'étais là, « Ah non, non, mais moi, je suis partant, allez, il faut arrêter ! » Ils commencent à sourire, ces mecs-là, à tout le temps dire, « Non, non, mais je veux pas, faut pas en parler ! » Non, non, vas-y, à un moment donné, on va casser un peu les trucs. C'est le rôle de la femme, c'est ci, c'est ça. Non, t'es responsable. Un enfant, ça se fait à deux. La vie sexuelle, ça se fait à deux. Si maintenant, tu veux pas prendre tes responsabilités, tu restes seul.
- Speaker #1
Mais merci, parce qu'effectivement, je pense qu'il y a plein d'hommes qui ne se... enfin tu vois c'est ce que je disais tout à l'heure qu'ils ne se sentent pas concernés par la fin de la réception et je pense que plus on va en parler plus d'hommes aussi en parleront et donneront leur expérience et plus ça pourra avancer parce qu'aujourd'hui bah mine de rien il y a peu d'hommes et d'hommes jeunes aussi tu vois comme toi qui sont dans la trentaine qui en parlent alors
- Speaker #0
c'est un truc que moi je comprends pas parce que bah moi pour moi on est égaux voilà en soi tu vois tout le monde est à égalité et tout mais c'est Merci. Un truc que je peux comprendre quand je vois les réactions de beaucoup d'hommes quand tu discutes et tout, c'est en mode encore, oui, vraiment un peu, l'homme est supérieur et tout. Même si on ne veut pas dire qu'il est supérieur, il y a toujours cette notion de, ah, je parle fort, je si, je ça. Oui, tu vois, c'est…
- Speaker #1
Oui, les hommes prennent de la place dans l'espèce publique.
- Speaker #0
Voilà, les hommes prennent de la place publique. Dès qu'il y a ça, voilà. alors que ben non en fait on est égaux ah faut porter du lourd c'est les hommes qui doivent aller porter du lourd ah il y a ça alors que je suis sûr qu'il y a des alors en soi il y a des femmes qui sont bien plus fortes que certains hommes que moi personnellement même si je suis sportif et tout il y en a des qui sont bien plus fortes bien plus endurantes que moi et tout ce qui est normal parce qu'elles ont un meilleur physique parce qu'elles s'entraînent différemment et voilà
- Speaker #1
Je pense que c'est un bon mot de la fin. Oui. Est-ce que tu avais envie de rajouter quelque chose sur le sujet de la contraception masculine ?
- Speaker #0
Il faut mettre plus en avant que ce soit en éducation sexuelle, que ce soit en discuter entre amis, que ce soit en discuter dans le couple. En soi, il faut arrêter de se dire « on va me couper ma virilité » . Ma sexualité est... pareil qu'avant, je me masturbe toujours autant, j'ai toujours des éjaculations qui peuvent ne pas m'être enceinte, mais les éjaculations sont les mêmes. Et je dirais que même le plaisir est mieux parce qu'en soi, il n'y a plus ce risque à se dire, il y a peut-être une grossesse, est-ce que tu es dans ta zone de, je ne sais pas, j'ai un doute, ou le léger doute de retard de règles, quand il y a un léger retard, on est là, est-ce que c'est des Merci. est-ce que faut aussi là c'est vraiment en mode il y a un retard bon ben soit ça va passer c'est peut-être les hormones qui embêtent et puis voilà mais il n'y a pas de risque ou vraiment très faible parce qu'il y a alors il y a comme le médecin m'a expliqué il y a un léger risque que ça se remette ensemble mais il m'a dit j'ai connu une personne j'ai entendu parler de une personne où ça s'est passé et puis je crois que c'était dans un autre pays encore Donc, le pourcentage est très faible. Après, il m'a dit, vous inquiétez pas, si une fois votre copine tombe, votre femme tombe enceinte, venez pas la quitter en disant tu m'as trompé et tout. Venez, on refait un contrôle-ci, ça s'est remis, parce qu'il m'a dit qu'il y a déjà eu des couples, des fois, où ça s'est remis, il y a eu encore un petit reste qui n'était pas... Et il y a eu juste ce petit truc qui est venu et puis c'était juste à refaire l'intervention et puis c'est réglé. mais Maddy c'est vraiment très très faible sur le nombre d'opérations qu'on fait. C'est vraiment, je crois, un très très léger pourcent. Je ne sais même plus si c'est 1% ou même encore moins. Donc, en soi, c'est très sûr.
- Speaker #1
Et puis, ça reste un risque effectivement d'une éventuelle grossesse non désirée, mais cette intervention n'a aucune incidence sur vous, sur vos hormones, sur vos meurs, sur quoi que ce soit. comparé à ce que la femme vit avec les contrasex hormonaux.
- Speaker #0
Ah ouais, non, mais moi, je maintiens, il y aurait eu la pilule masculine, j'aurais pris. Les slips chauffants, j'aurais adoré les tester, mais j'étais encore dans la tranche où c'était un peu expérimental. Je regrette de ne pas pouvoir essayer. Ça, c'est un truc que j'ai toujours regretté. De me dire, j'aurais trop voulu essayer. Comparé à la femme, c'est... C'est moins contraignant. C'est plus difficile. Et malheureusement, la femme, ils vont toujours garder cet état de... C'est une femme, il faut qu'elle ait des enfants. Elle ne sait pas. J'avais vu une qui avait fait une contraception définitive, je crois, dans les 20 ans. En France, elle expliquait, mais tout le monde l'a forcé à lui dire, non, non, mais vous allez voir, un jour, vous voudrez des enfants. Ben non, et à un moment donné, si tu ne veux pas d'enfants, et que tu es sûr, j'ai envie de dire, tu le sais, tu te connais. Il n'y a personne qui te connaît mieux que toi. Appeler les médecins, bouger les codes, puis leur dire, mais maintenant, c'est bon, c'est mon choix, c'est mon corps. Je suis conscient de ce que je fais, que c'est définitif. Je ne veux pas revenir en arrière, point barre. Après, si on a un doute, même avant l'opération, parce que c'est vrai que ça reste quand même une opération, ça reste un choix, c'est aussi à se dire, peut-être que j'ai un doute, je ne le fais pas ou je réfléchis encore une année. Parce qu'on a aussi le droit de se dire maintenant, 48 heures après, j'ai un léger doute, je ne veux pas le faire maintenant, je veux encore réfléchir une année. Donc, faites-le, faites cool. arrêtez de penser que la femme est bonne en tout cas s'occuper de la contraception puis prenez votre chose au sérieux merci beaucoup Yannick pour ton témoignage je t'en prie et puis bah je vous dis à bientôt et on se retrouve bientôt pour un nouvel épisode au revoir merci
- Speaker #1
d'avoir partagé ce moment avec nous si cet épisode vous a plu n'hésitez pas à en parler autour de vous et sur les réseaux sociaux et pour rappel le podcast à nous deux c'est un mardi sur deux